Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 10:24


« J’aimerais trop te présenter Sabine , tu vas voir , vous êtes trop pareils , ca devrait trop coller entre vous ! »

A l’évidence , aucune fille n’a jamais eu à subir l’affront d’entendre de la bouche d’un mec une telle tirade hors sujet , alors qu’elle-même avait des visées plus que ostentatoires sur le mec auteur d’une si navrante réplique .

Sinon , les filles sauraient à quel point sitôt le premier moment de solitude venu , un mec ayant eu a entendre de telles inepties -sans sourciller pour ne pas trahir son désarroi interne , évidemment- ne peut que se frapper la tête -violemment- contre l’innocent mur ayant eut le malheur de se trouver là , tout en hurlant « bon dieu , c’est pas Sabine que je veux , c’est toi !  Bordel ! »

La drague est faite de ces longs moments de rumination solitaire .

C’est ainsi qu’en ce mois de Juin 2006 , je me retrouvais à draguer par défaut l’amie de celle qui me plaisait réellement , ce qui pourrait apparaitre pathétique , enfin encore plus disons , si je ne précisais tout de même que pour une « par défaut » , Sabine était vraiment bien .

Et puis de toute façon , j’ai horreur d’endosser le brassard de loseur , et à l’évidence , sortir avec Sab était bel et bien un défi que m’avait lancé Elga , doutant de façon délibérément blessante de mes prétendues vertus de séducteur .

A moins qu’il ne s’agisse d’un moyen de se débarrasser d’un boulet de moi pour avoir moins d’état d’âme à sortir avec mon voisin de pallier , hypothèse également envisageable .

Hautement .

Cependant , un célibat persistant et quelques râteaux cumulés ici ou là faisaient que j’avais alors un moral de vainqueur proche de celui que l’on pourrait légitimement attendre d’un Michel Blanc concourant à un concours de coiffure Free Style , et très rapidement , j’allais moi-même asphyxier toutes mes hypothétiques chances de sortir avec Sab en lui déclarant sur un ton anodin devant un verre , Place du Capitole , que « elle me plaisait beaucoup » .

Sic.

… Encore une fin de soirée que j’allais passer à me fracasser la tête contre les murs de chez moi tout en me hurlant «Pauvre type ! Pauvre naze ! On ne drague plus comme ca depuis la maternelle !»

C’est ce qui est marrant avec le célibat , on a vite l’impression de redevenir puceau .
C’en est touchant , tiens .

Navrant ? Aussi , oui .

(Be Continued)

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 01:19


Il y’a quelques semaines de cela .

Je devais aller retrouver une brunette du coté d’un obscur trou perdu village appelé St Pons , perdu quelque part dans ces zones ou règnent les forces du mal , j’ai nommé oiseaux gazouillants et vaches en liberté conditionnelle , zones que l’on nomme communément campagne , dans un soucis très propre à notre époque d’utiliser des euphémismes pour éviter d’appeler un chat un chat et un champs de betteraves un champs de betteraves .

Qui ne sait pas ce qu’est le stress de ce silence oppressant de la nuit sur cette foutue nature hostile a habité comme moi les 9/10 de sa vie dans un centre ville .

Je lui garde le téléphone de mon psy , d’ailleurs .

Ayant rendez vous à 18h , et ayant 2 petites heures de route devant moi , j’étais parti logiquement à 16h 17h , du moins si l’on évite de prendre en considération que j’ai perdu un temps somme toute pas forcément négligeable en prenant la direction d’Albi quand celle de Castres semblait beaucoup plus indiquée .

Le sens de la ponctualité me laisse autant de marbre que la campagne , de toute façon .

J’arrivais , après quelques péripéties et invectives à des conducteurs effroyablement lents , dans le village , et ratant fort logiquement mon point de rendez vous (« le premier tabac , tu peux pas le rater ! ») sous prétexte que le deuxième que j’apercevais me semblait beaucoup plus au centre de la bourgade -ce qui était un égarement indéniable de ma part : penser qu’il y’ait un centre sur 100 m² est une étourderie très nicolienne- , j’étais confronté à la réalité du terroir Français .

Massacre à la tronçonneuse , c’est presque gentillet comme film , en fait .

Le vieux édenté fixé à sa porte , que l’on se demande s’il ne s’y ait pas accroché avec la même super glue que j’avais utilisé a 6 ans pour fixer un poster au mur de ma chambre (les coûts de décollage et de tapisserie à refaire avaient été d’ailleurs mal vécus par l’autorité parentale) ; le groupe de jeunes réfléchissant visiblement à ce qu’il pourrait bien faire pour paraître plus oisif , ou afficher une tête plus patibulaire envers l’étranger conquistador que je paraissais être ; les vieilles dames impotentes qui me rendent d’habitude fou à un guichet de la poste , et qui auraient par leur age pas dépareillé en chœur de Jeanne Calment …

Décidemment , la bouffée de gasoil du 61 au démarrage et de bon matin place Jeanne d’Arc me réussit mieux .

Cette bouffée d’horreur d’air frais honorée , j’embarquais la brune et une sienne amie , et nous prenions joyeusement la direction d’une bourgade à peine plus peuplée quelque peu plus loin , peuplée au point que quelques équipements modernes y avaient été implantés pour dissiper l’impression première de campagne profonde , que le citadin ne pouvait qu’en avoir au premier abord et ce pour des raisons bien légitimes , j’insiste .

J’étouffais même un juron et promettait d’arrêter de boire lorsque je croyais voir un TER desservir le coin .

Trop d’anachronismes en peu de temps , il faut comprendre .

Nous arrivions enfin chez un couple de jeunes du coin , et avec qui nous avions projeté de dîner . Lorsque la porte de leur appartement s’ouvrait , j’étais confronté alors à la pire vision d’effroi qui puisse être offerte au regard sensible et insouciant d’un petit Nico dans la jeunesse de l’age , si si j’insiste .

Une petite fille .

Certes , vraiment petite , mais une petite fille bon dieu ! Ces jeunes , qui avaient mon age , tout à coup me jetaient sans état d’âme à la tête le témoin de mon age galopant , sous la forme d’une petite blonde courrant et sautant dans tous les sens , qui aurait elle arborer un t-shirt « toi aussi si tu étais moins con tu pourrais avoir actuellement ta propre petite tête brune » , n’aurait pas été une insulte plus violente à l’insouciance qui fait ma fierté .

Et ma décadence , aussi .

Jamais de ma vie , je n’ai autant vieilli qu’en une soirée comme celle la . Le dîner , extrêmement sympa et qui fut à peine gâché par le fait que lorsque je croyais faire un bon mot , je traitais de grosse l’une des meilleures amies des 7 personnes réunies autour de la table , ne fut pour moi qu’un long monologue interne , dans lequel je me faisais l’effroyable constat que les dîners de ce type n’avaient plus le goût de luxe de ma regrettée et fauchée jeunesse , mais plus celui beaucoup plus épouvantable de « mondain » , et dans lequel , Nico ne se voyait plus en Nico , mais en Monsieur Nico …

Plus jamais je ne fous les pieds à la campagne .


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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 17:31

Depuis que j’écris mes inepties , il m’est arrivé un certain nombre de fois de recevoir des mails de personnes avec qui je n’avais plus le moindre contact , avec qui je n’en avais jamais eu , ou encore -plus gratifiant- de personnes avec qui mes relations jusque là étaient à la courtoisie aussi étrangère que les relations entre Protestants et Catholiques un jour lointain de St Barthélemy .

 

En peut-être moins courtois , d’ailleurs .

 

J’ai commenté quelques uns de ces mails en rouge .

 

Je remercie au passage toutes ces personnes qui prennent le temps de commenter les posts , ou envoyer des mails comme ceux ci dessous , c’est un peu ma drogue à moi , en tout cas , c’est ce qui fait que je continue le blog .

 

Vous savez maintenant comment mettre fin à mes délirantes élucubrations … ou les maintenir sous perfusion encore quelques temps .

Hop !

 

Je viens de parcourir pendant quelques minutes ton blog et j'y ai trouvé un billet où tu fais allusion à moi ... alors avec retard je me dois de faire un petit commentaire. Et oui respectons les droits de la défense tout de même!! (Remarque que je ne fais ce commentaire qu'à toi car je ne suis pas si méchante en fait :) ). Cela concerne le billet intitulé "Rock, Ma planet'..."

Pour ton information Nico , tu n'as pas eu besoin de me convaincre de faire semblant de n'être que de simples amis, la situation ainsi présentée me convenait parfaitement pour cette soirée!! Et pour ce qui est du CDD dont tu parles avec tant de gentillesse à mon égard, je tiens à te signaler que je ne me considérais absolument pas lier par un quelconque contrat avec toi, ce qui, de ce fait, ne m'a donner aucun scrupule à aller papillonner ailleurs pendant la durée de ce fameux "CDD".... D'où le qualificatif de "petite amie" me semble un peu exagérer dans la mesure où pour moi il ne s'agissait pas d'une relation exclusive...

Et je crois même avoir fait plus fort que toi que de me convaincre de faire semblant d'être amis.... Même sous ton nez tu n'as visiblement rien vu, ou ton orgueil t'empêche peut être d'en parler.... ;-)

Toutefois je suis ravie de voir que l'histoire avec Fanny dure.... et c'est très sincère!!

Bises, bon courage pour le reste des épreuves!!!

Marie

 

> Mon père et moi adorons une réplique d’un film , les dames du bois de boulogne : " Vous ne savez donc pas ce qu’est une femme qui se venge " .

Maintenant , je sais .

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Mon petit Nico ,

Je tenais à te signaler que je me marre bien avec ton blog , quelle invention formidable internet ! Je ne me remets toujours pas de ton époustouflant récit sur tes poils : comment peut on en arriver là ? Quelle mouche avait bien pu te piquer pour oser faire un truc pareil ... Certes tu n'es pas imberbe mais c'est ce qui fait la virilité de l'homme non ? Ce qui me tracasse le plus c'est que tu ne donne aucune info sur la fin de ta soirée avec Fanny alors que c'était ça le plus croustillant !!!!!

J'exige donc de plus amples explications sur le dénouement de cette histoire !

 

En plus pourquoi les jambes ! a la limite le "maillot" pourquoi pas mais les jambes , quelle idée !!!

 

Bref tes idées toujours aussi farfelues me régalent bien !

A part ça j'espère que tout va bien dans la ville rose et que Fanny est toujours d'actualité ... Je ne sais pas quand je rentre exactement encore mais " soyez sur que lorsque nous aurons de plus amples informations vous serez les premiers informés "

Je sais en ce moment je rentre pas souvent mais je suis en vacances je crois vers le 28 pendant une semaine donc je reprendrais ma voiture et viendrais te voir pour rattraper ce trop long temps perdu ! Pour tout t'avouer tu commence a me manquer plutôt sérieusement et il me tarde qu'on se fasse une petite soirée...

 

En tout cas bisous mon poulet et ne t'arrête pas d'écrire parce que c'est que du bonheur !!!!!!!!!!!!!

Titi

 

> Non mais vous vous rendez compte du conseil ? Faire le maillot mais pas le reste ? Je précise : faire l’entre-jambes mais pas le torse , les jambes et les fesses ?

Plus besoin d’avoir des idées nicoliennes , les autres trouvent pire pour moi .

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Alors tu arrêtes vraiment ton blog ?

Tu t'es rendu compte que j'avais raison … ton petit personnage inventé … ou exagéré si tu préfères !

une chose est sure , Julie t'a marqué !

Eve

> " petit personnage " …

J’ai eu du mal à m’en remettre .

Pardon , je rectifie : mon psy à eu du mal à m’en remettre .

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Je me suis demandé qui pouvait bien être ce mystérieux " Kiforever " ????

 

Un type qui ne donne pas son nom et qui me parle de Fermat (pas les meilleures années de ma vie en plus) !

J’ai pensé à certaines personnes mais franchement pas à toi. Il faut dire que tu étais (au passé car n’a plus l’air d’être le cas) un " gentil garçon ".

 

J’ai lu les quelques passages qui me concernaient. J’ai été (très) surprise d’apprendre que je t’avais quitté pour une remarque sur une place de cinéma (lol). J’en rigole encore car ce n’est pas pour cette raison. Enfin, c’est vieux cette histoire et plus personne n’a envie d’en parler.

Au fait, j’ai " surfé" sur ton blog et j’ai remarqué que tu avais toujours (pour le peu que j’en ai vu il y a 7 ans) autant d’humour.

Salut et bonne " continuation "

Lauriane S.

 

PS :

1- Tu as dû le remarquer et je te le confirme: ce n'est pas mon mail mais celui d'une amie de confiance.

2- Je pense que jamais plus tu ne parleras de moi dans ton blog. Néanmoins, si cette idée t’effleure l’esprit, serait-il possible que tu me donnes un pseudo ou que tu mettes juste mes initiales ??? Merci beaucoup ! (je compte sur le " gentil " Nicolas que j’ai connu, c’est à dire bien sous tous rapports).

 

> Eternel nostalgique , J’ai toujours rêvé de reparler un jour à Lauriane , ma première petite amie .

Sans doute parce que c’est la seule ex qui pouvait hypothétiquement avoir un pas trop mauvais souvenir de moi …

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Lut!

Y’a quelques jours, j'ai fait une recherche pour trouver la portée d'un arrêt de droit administratif et je suis tombée sur ton blog (et le pire c'est vrai!). Depuis, je l'ai lu en entier et au vu de ton dernier article je m'alarme, il faut absolument que tu continues, il est drôle, attachant et surtout très très bien écrit, et c'est peu de le dire. Et pour continuer dans les compliments, tu as énormément de talent dans l'écriture ( "M.Poirier, êtes vous sûr d'être fait pour le droit et non pas pour être écrivain plutôt?" ). Par ailleurs, je suis heureuse que la fac de droit de Toulouse soit comme celle d'Aix, essentiellement composée de gens infréquentables...

Bref sur ce bonne continuation et à bientôt.

 

> Horreur , des férus de droit administratif peuvent débarquer chez moi .

Je n’en dors plus la nuit .

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Coucou mon Nico Poi

 

Alors, ça te manquait d'entendre une puce un pou du haut des télésièges? Sans rire, ça me fait plaisir d'avoir de tes nouvelles! Et puis, t'inquiète pas, je ne t'oublie pas non plus . Je ne suis pas souvent à Toulouse, mais... si tu viens à Paris, on se voit, OK? A part ça, tu racontes quoi? Perso, ça va. je suis en pleine forme et j'ai plein de projets. Je suis à la fac de russe en plus d'HEC et je pense m'expatrier là-bas un de ces jours... (ça tombe bien, c'est pas loin du Japon :-) ) Ecris moi pour me donner des nouvelles . Bisous

 

May-Aurore

 

> Elle m’a encore plus récemment envoyé un touchant message se limitant à ces quelques lignes :

" désolé pour le 1er Janvier … "

Bisous May !

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Bonjour, je m'appelle Julie et je t'écris pour te dire que je suis virtuellement tombée amoureuse de toi en tombant tout à fait par hasard sur ton blog samedi (j'en cherchais un autre, toujours pas trouvé d'ailleurs). Je précise aussi que je n'ai pas l'habitude d'écrire ce genre de message. J'aime beaucoup ta manière d'écrire et ton humour, et tu me rappelles ma propre maladresse, mes déboires avec les mecs, mes galères à la fac, etc. bref la vie banale d'un étudiant rendue trépidante par ta plume !

 

Je ne te propose pas de boire un verre puisqu'en ce moment tu es avec Clem, bonne continuation pour ton blog et rappelle-toi que "les filles c'est comme des poupées russes..." (je n'ai visiblement pas les mêmes références que toi),

 

bises,

Julie

 

> Sauf que : je ne sortais plus avec Clem quand j’ai reçu ce mail , et j’ai donc pris un verre avec Julie .

Moment " privilégié " qui a dès lors fait l’objet d’un post gratiné , évidemment .

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Pour vendredi, on peut se retrouver à la maison vers 21h30-22h, devant la fnac, ça te va? En fait, moi, je viens de **** en voiture donc faut pas trop que je boive sinon, faudra que tu m'héberges (oui, je conduis pas saoule, moi!) ;) Par contre, j'ai pas de "couvre-feu" donc rassure-toi, je prendrai pas la poudre d'escampette à 23h.

 

Je te file mon num (gros privilège au cas où ) et je te donne même mon vrai prénom (top secret de la mort qui tue) : **** .

 

Vala ! Des objections?

 

Bisous

Nina

 

> Aucune objection . Et merci de ne pas avoir pris la poudre d’escampette …

... L'histoire est racontée à partir d'ici

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Bonjour,

 

Je suis journaliste à la Dépêche du Midi. Je suis chargé de faire un article sur

les blogs toulousains et votre blog a attiré mon attention.

Serait-il possible de vous contacter par téléphone?

Je vous laisse mes numéros de téléphone.

 

Merci de me contacter le plus rapidement possible.

Mathieu L.

 

> L’article fut donc fait , et je passais une journée entière à actualiser mon blog toutes les 5 secondes pour m’émerveiller du nombre pharaonique de lecteurs de La Dépêche débarquant chez moi après avoir lu l’article .

J’en ai dénombré 3 , je crois .

 

 

Salut c'est moi, après t'avoir posté un com sur ton Blog, voici mon mail, mon MSN si tu veux discuter, des problèmes hommes femmes, en toute sincérité et sans ambiguïté … Bye .

 

Muriel

 

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Salut mec, Je te raconte une petite histoire.

 

Il y a 10 jours je tombe sur ton blog en cherchant le mot "vicié" sur internet ... accompagné de "wikipédia", pour le cas où tu voudrais vérifier. Je cherche toujours une définition de cette façon. C'est débile mais pas plus que les conneries que tu fais apparemment lol. Donc je tombe sur ton article Vicieux ou vicié. Je trouve ça génial !

 

Bien que papotant avec une copine (connaissance msn plutôt) je commence à lire tes autres articles. Et là j'accroche carrément en me demandant si c'est vraiment possible d'être comme ça ... et surtout de le raconter ! :P

 

Quel taré-inconscient ! (si je peux me permettre lol) Donc, à cause de toi, ça fait presque tous les soirs que je me couche trop tard (1h30 ou 2h c'est très tard pour moi, désolé !) parce que je lis tes conneries (que le soir). Et encore au début, je lisais dans le désordre .... avant de tomber sur le fichier word !

 

La classe ! J'ai la chance de lire super vite parce que là je viens de finir de lire tous tes posts

 

(240 pages Word! putain c énorme quand j'y pense !). Ce soir j'ai regardé vite fait les blogs de tes liens. Bof, j'ai pas trop accroché. Sauf peut-être Nina. Mais pas envie de lire plus.

J'ai essayé parce que je voulais voir si tous les blogs m'intéressait. Apparemment non.

C'est la 1ere fois que j'accroche à un blog en fait.

 

Bon tu t'en branles sûrement vu le nombre de personnes qui doivent t'écrire :

Et franchement, à ta place, je ne lirai/répondrai qu'aux mails des filles en plus :)

Bon en tout cas, ton blog c'est énorme ! Bravo pour ton courage (heu non ta folie !)

Je suis encore pas très convaincu qu'il soit possible d'avoir la manie de perdre autant de chose

(clés, CB, ....) ou d'avoir une vie aussi bordélique mais j'adore tes histoires !

 

Par contre, j'aime pas comment tu te fous de la gueule des filles mais bon ... ça c'est un pt de vue perso (je suis pas normal comme mec non plus, mais j'ai mes spécialités aussi)

 

Maintenant je vais suivre ton blog un peu en live ... et je vais pouvoir me coucher pas trop tard ce soir.

 

Cool ! :) Bon courage pour la suite.

 

++ Mad

 

Ps : je te met pas mon mail perso parce que (oui c'est parce que je suis parano), détraqué comme tu es : je me méfie de ce que tu en ferais. Mais ce mail hotmail je le lis aussi si jamais tu réponds :p

 

> Me foutre de la gueule des filles ? Je suis leur plus grand fan !

Ok , j’exagère souvent dans mes thèses foireuses et machistes au premier regard (quoi ? même au second ?) , mais si l’on y regarde de plus près , on voit bien qu’elles ne collent pas avec le personnage , non ?

Non ?

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Salut Nicolas,

 

Bon je viens de tomber sur ton blog enfin pas vraiment de tomber parce que ce sont des potes qui m'en ont parlé. Inutile de dire que j'ai pas été vraiment ravie d'apprendre que j'étais déjà énumérée parmi d'autres sur le blog d'un mec avec qui je suis sortie 2 jours il y a très longtemps mais alors quand j'ai lu ce que t'avais écris la c'était le paroxysme de mon bonheur. Les termes que tu emploies sont limites insultants même si tu te rattrapes à un moment en disant que c'est pas forcément moi qui suis géante mais plutôt toi petit.

Donc l'idée c'est que j'aimerais que tu me vires de ton blog.

Je suis désolée, c'est juste que j'aime pas du tout l'idée que tu parles de moi alors que tu ne me connais pas.

Merci.

Alice

 

> Le procès a à priori été évité .

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Juste pour te dire que j’étais allée voir ton blog (et oui je m'emmerde au taf) et que j’étais tombée sur l'article sur ta sœur (que j’ai eu le temps de lire en entier) et qu’il est trop marrant, et plein de mauvaise foi (revendiquée on dirait....) bien sûr !

(oui c un compliment venant de ma part tu ne rêves pas, tu peux ranger ce mail dans la catégorie "n'arrive jamais dans la vraie vie")

Romy

 

> Qui lit mon blog depuis le début sait qu’il s’agit la de mon ex meilleure ennemie (provisoirement ?) qui me félicite là .

… J’en ricane encore , sur les toits de Toulouse et tard dans la nuit , au son des mes hurlements " je suis le maître du monde ! "

__________________________________________

 

Pour une fois que je voulais te parler t'es au lit!! Mais qu'est ce que tu glandes??

Enfin, c'est pas grave...

 

Je voulais juste te dire que ça faisait un petit moment que j'étais pas allée sur ton blog...et la, ne sachant pas quoi faire, mes doigts ont tape tout seul ton adresse...

 

Et la, assis toi et prépares toi a ce que je vais te dire!

 

Ca déchire!! et ça m'a même fait rire!!! En particulier le 17 février... Bon d'accord tu vas dire que j'ai apprécie parce que les références pour ton blog ne sont pas très flatteuses (avoue que ce sont des recherches de merde qui mènent a ton blog!!) Mais je te fais un compliment!!! Oui c'est bien ça je crois, c'est bien un compliment... A ma manière certes, mais c'en est un!! J'etais presque prête a le laisser directement sur ton blog, te laisser un commentaire... mais j'étais pas sure que tu le verrais de suite … et puis mon opinion sur les blogs, et donc les blogeurs (c'est bien comme ça que l'on dit dans votre langage?!), elle reste inchangée! quand même, je garde mes principes!!

 

Enfin voila, j'ai pense que pour une fois que je n'étais ni sarcastique ni ironique il fallait que je te le dise!!

 

J'espère au moins que tu vas apprécier le geste!!

 

Allez dors bien. A plus tard!

Eve .

 

> Je me suis bien réveillé , en tout cas .

" Le petit personnage " avait vécu …

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 17:23


Au registre des questions parfois saugrenues pouvant de temps à autre écorcher les oreilles d’un mec avec plus de succès qu’un album de Michel Sardou , il en est une qui me semble terriblement injuste , parce que du fait qu’elle soit posée , elle suppose que votre moitié semble fortement douter de votre sincérité amoureuse , ce qui est un manque de reconnaissance indigne dès lors que vous , vous venez dans un incroyable élan de gentillesse daigner d’aller lui chercher ce verre d’eau qu’elle vous a demandé tout de même un peu tardivement .

Surtout lorsque l’on sait que de par la physionomie de votre collocation (si vous vivez en colloc , c’est un exemple…)  , cela implique se peller le cul à 3h du mat , les 45 longues secondes de traversée de la frigorifique cage d’escalier qui sépare votre chambre du reste de l’appartement .

Une sorte de mise en quarantaine , en somme .

« Tu es content d’être avec moi , ou d’avoir une petite amie ? »

Je me le mets en Nota Bene : je viens de trouver un stock inépuisable de posts à faire pour les prochaines semaines années.

(…)

Mai 2006 .

Cela faisait maintenant quelques mois que je me complaisais dans le célibat , savourant tous les jours un petit peu plus les plaisirs que procure un mode de vie ne reposant pas sur un rapport typé commission parlementaire rendu quotidiennement à heures fixes le parfois crispant appel du soir de 2h minimum (bon dieu , si quelqu’un avait l’idée de lancer un site internet : 1001 idées de choses à dire au téléphone pour ne pas se faire braire , il ferait fortune) et sur les engueulades à répétition … bref , que du bon .

Bien que ce mode de vie me soit effroyablement préjudiciable pour l’harmonie de ma musculature bicepciale (sic.) , soit .

Il y’avait une fille avec qui j’avais pris l’habitude de minauder à la fac , qui sans pour autant valoir mon véritable fantasme d’amphi , m’offrait la possibilité de façon assez récurrente de la draguer sans que j’ai pour autant l’impression de me métamorphoser aussi instantanément en trisomique tendance 21 ayant une certaine indisposition pour l’élocution nette et sans bavure .

A la différence donc du comportement que j’avais à mon grand regret adopté ,  la fois ou je m’étais enfin décidé à aller parler à mon « fantasme d’amphi » .

La seule . Fois .

C’est ainsi qu’un beau soir , je parvenais à attirer en mon antre la demoiselle avec qui j’avais pris l’habitude de minauder , lui proposant une soirée divx (légaux , évidemment) qu’elle accepta avec un enthousiasme somme toute honorable , bien qu’a mon humble avis , elle en avait peut être fait un peu trop pour une telle soirée en dégainant le débardeur ET la jupe .

Et on accuse les mecs de faire trop de rentre dedans , tiens .

Et c’est là que l’absurde se passa . Nous étions l’un à coté de l’autre , à une distance qui ne demandait visiblement qu’à être raccourcie , et nos sujets de discutions étaient si équivoques que cités une fois à la télévision , ils auraient suffit à faire classer la chaîne en X jusqu'à la nuit du jugement dernier , et pourtant , un cataclysme dans mon cv de séducteur à la noix , une tache indélébile dans mon CV de miteux casanova se produisit .

Ou plutôt ne se produisit pas : je ne fis strictement rien .

Drame . Je sentais bien que je risquais de m’en vouloir les soirs de solitude à venir , sans parler de mon bras droit qui risquait de faire grève devant un tel manque de coopération de ma part pour lui alléger son lourd fardeau (sic) , mais rien à faire , je n’arrivais pas à me décider à lancer les effusions baveuses et braderies de fringues en tous genres , parce que comme le crétin que j’étais (comment ça « suis » ?) , je venais tout à coup de me dire que j’étais quand même vraiment pas si mal seul .

… Inutile de dire que l’histoire se termina en cunnilingus et autres affinités dès lors que, sans que je demande rien à personne , elle avait soudain prononcé la formule magique « moi en ce moment , je ne recherche que des aventures , j’ai tout sauf envie d’un copain … »

 

 

 

Moralité : lorsque l'on a décidé d'avoir une petite amie à long terme , c'est que l'on en a , vraiment , vraiment , envie . 


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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 18:11
Ca donnera ca comme post pour aujourd'hui ...

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 13:14


Les filles sont drôles parfois .


Alors que j’en suis encore à reprendre mes esprits , toujours sous le coup de la séance de remue oreillers qui vient de s’achever , il est certain que l’objectivité qui sera la mienne lorsque l’on me pose une question disons personnelle ne sera pas , pour être franc , rigoureusement fiable , d’autant plus lorsque le sujet pourrait prêter à une dispute de couple pour peu que ma réponse n’ait pas satisfait les exigences de son implacable émettrice .

Ce qui pourrait en plus compromettre une hypothétique réplique de remue oreillers .
Faut pas déconner , non plus .

« As-tu été comme ca avec tes ex ? »

Bon dieu , la question piège par excellence . Que voulez vous répondre à une vacherie pareille ? Déjà , analysons la question en elle même . Dès lors qu’une petite amie parle à son copain de ses ex , oula , faut faire gaffe : même Talleyrand y réfléchissait
à deux fois avant de bredouiller une esquisse de réponse à sa maitresse du moment .

C’est dire .

Les ex , c’est le sujet qui vous fout une petite amie en rogne en moins de deux , si votre réponse ne comporte pas les formules apaisantes (et encore) du style « c’était moins bien parce que … » , « j’étais pas amoureux d’elle en fait » ou encore , très efficace : « tu sais , j’ai l’impression de jamais avoir eu réellement de copine avant toi » .

Ce blog sera bientôt rebaptisé « Le Petit Judas mais en Plus Grand » ou je ne m’y trompe pas .

Continuons l’analyse de la question . D’ailleurs , peut-on réellement parler de question ? Il apparait plus que évident qu’il serait plus suicidaire de répondre « oui , j’étais mielleux et intentionné , et je me souviens même qu’avec Gertrude (c’est un exemple) , on faisait plus souvent l’amour qu’avec toi » , que et par exemple , Taiwan déclare la guerre à la Chine .

N’empêche que ca aurait de la gueule .
Pas la guerre nucléaire , hein . L’autre .

Puisqu’il apparait évident , donc , que cette question est une question fermée , à laquelle toute autre réponse que « bien évidemment que non , tu penses ! » aurait des conséquences aussi fâcheuses que regrettable , ce qui serait bête à un moment pareil , pourquoi nos dulcinées s’entêtent-elles ?

Je vous le demande , tiens . Hop .

Voilà , j’avais donc envie de faire remarquer l’absurdité de cette question , et faire aussi observer -avec bienveillance- que nous autres mecs (ca y’est , je vais encore me faire taper dessus) , nous avons la délicatesse d’omettre de la poser , vous évitant ainsi de vous étrangler d’angoisse en l’entendant alors que savouriez quelques secondes plus tôt un massage des pieds qui vous aurait presque fait ronronner .

Et sinon , pour répondre à une question personnelle qui m’a été posée :
« Bien évidement que non , tu penses … »

Sic.

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 23:00
Une causerie de Mandy

Je suis plongée dans un bouquin de merde en ce moment. Fallait trouver à occuper les 3 heures de vol Manchester-Marseille, sans compter l’attente interminable à l’aéroport, et le retard de l’avion. Direction donc le WHSmith où je pioche au hasard dans la pile « £5 and less », remplie de littérature profonde, le magnifique, « original and moving » Smashed – Growing Up A Drunk Girl. Banale auto-briographie d’une adolescente qui tombe dans l’alcoolisme. N’empêche, en étant une fille, et en étant un tout p’tit peu (un tout p’tit peu) habituée à la boisson, on est bien forcée d’admettre qu’on s’y reconnaît dans ce personnage.

Moi je m’y suis reconnue surtout au moment où l’auteur écrit : « Birth-control pills have always had an adverse affect on me. I will always try them in what the doctor assures me is the lowest possible dosage, and they will bring me to depths of anxiety, nerves and depression that I have never known. »

Je me sens tout de suite moins seule. Il y en a d’autres qui ne contrôlent plus leurs nerfs à cause de la pilule. Saleté de pilule. Je suis énervée, énervante, incontrôlable. Rien à faire. Et quand je suis comme ça tout le monde, TOUT LE MONDE m’énerve, moi en premier. Je préfère donc éviter ce supplice aux autres dans la mesure du possible et ruminer toute seule dans mon coin, à maudire les gens, n’importe quels gens, les premiers qui me viennent à l’esprit, les premiers qui osent m’adresser la parole pour, forcément, dire quelque chose d’irritant.

Il se trouve que pour mon premier jour de mauvaise humeur un ami a eu une envie subite de me parler de mon copain en termes pas forcément flatteurs. Il n’en fallait pas plus pour me remonter contre lui.

J’ai l’impression qu’il a pas envie de me voir, que je le force à dormir chez moi, à coucher avec moi, à m’inviter à des soirées où, en temps normal je n’aurais pas eu besoin de permission. Je le trouve inintéressant, je n’ai jamais réussi à avoir une conversation avec lui. Je le trouve distant, il ne m’a jamais fait un compliment (je demande pas grand-chose, mais au moins il pourrait éviter le « mais c’est pas grave, on s’en fout » quand je fais la moue en regardant mes bourrelets). Je le trouve irrespectueux, il ne s’est jamais excusé et pourtant il aurait du le faire un bon nombre de fois… Bref, qu’est-ce que je fous avec lui ? Ah oui, c’est vrai, j’ai des sentiments pour lui.

Le temps de me faire cracher tout ça, mon pote et moi avons vicieusement descendu la bouteille de vin. Et c’est le moment qu’il choisit pour m’avouer ses sentiments pour moi et essayer de m’embrasser.

MAIS NON ! Mais qu’est-ce qu’ils veulent tous ? Entre mon ex qui insiste pour venir prendre un verre chez moi depuis le début de la semaine (je le connais, après une gorgée il ne contrôle plus ses pulsions, me demande lamentablement pourquoi est-ce qu’on est plus ensemble et insiste pour qu’on se donne une seconde… ah non, troisième chance), mon briton (surnom original d’un anglais qui a duré 2-3 semaines au début de l’année) qui me harcèle sur MSN pour savoir ce que je fais et quand est-ce qu’on se fait une soirée et quand est-ce qu’il peut venir récupérer son écharpe chez moi (oubliée volontairement, au bout de la 3ème fois c’est plutôt flagrant), un anglais de l’an dernier qui veut venir me voir en France, et maintenant un bon pote (OK ça a commencé dans un lit, mais c’était y a longtemps tout ça) qui me saute dessus…

Je comprends pas ce qu’ils veulent tous, ils m’énervent. Alors que moi tout ce que je veux c’est un petit mot gentil, même un texto de mon copain. Mais non, je vais devoir me contenter des miettes. Après tout, j’ai toujours détesté les mecs collants, sur-attentionnés et mièvres. Alors de quoi je me plains.

Voilà, mon énervement s’est transformé en réflexions houleuses et vraiment pas idéales pour me remonter le moral. Du coup je suis encore plus énervée, et je ne veux plus voir un seul mec autour de moi.

Ca ne pouvait pas mieux tomber, le week-end s’annonce beau et chaud, alors je décide d’emmener mes deux meilleures amies avec moi à la mer, dans la maison de vacances familiale. L’endroit rêver pour se débarrasser des angoisses passagères.

C’était sans compter sur le soleil qui ne s’est pas montré et le vent qui a soufflé en tempête. C’était aussi sans compter sur mes copines. Putain qu’est-ce qu’elles sont chiantes quand je suis sous pilule, j’avais jamais remarqué.

D’abord j’avais bien précisé « week-end entre filles, on ne parle pas de mecs, on ne pense pas aux mecs, on se relaxe ». Je sais pas comment elles ont interprété le thème du week-end mais j’ai eu droit aux 3-4 coup de fil par jour à chéri, entrecoupés de « vi mon amoureux, je t’aime », « oh mais je t’aime toi tu le sais », « tu me manques tu me manques tu me manques » et terminés par des « ooooooh, il m’aime, je suis son ange ». Tout ça qui lance forcément des discussions sur les chéris en question et combien ils sont beaux et combien ils sont gentils et combien la bague offerte la veille est merveilleuse et comment on va élever nos enfants ensemble… STOOOOOOOP.

Je rage. Pas de jalousie (non, vraiment, ce genre de comportement m’horripile) mais de mécontentement : elles ont violé les règles.

C’est là que j’ai droit au joliment lancé « oh toi la frustrée émotionnelle de service, tu vas pas nous faire chier ».

J’en ai marre. Je sais pas ce que je veux. Je dis ne rien vouloir de tout ça, mais je me plains de ne pas l’avoir. Pression sociale.

Et pour terminer le week-end en beauté, on me demande « et toi, t’as pas eu de nouvelles de G. ? »


Merde. Je vais me faire une tisane devant Columbo ce soir.

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 13:08
Ou « Jayysus ! Never again ! »
Par Marie-Edwidge




Nicolas était occupé le week-end dernier. C’est toujours quand il est occupé que je fais les plus grosses conneries.
Nico, c’est ta faute ! Si, si. Vive la maturité.


Vendredi dernier, donc, je ne travaillais pas. J’ai décidé de faire chier tous les barmen de Toulouse. Juste retour des choses, en somme. Mais il me fallait un compagnon d’attaque. Le plan était simple : faire une grosse teuf, boire une bonne bière, rigoler, écouter de la musique décente, et rentrer chez soi, après une chouette soirée, sans penser au casque du lendemain. Mais à l’irlandaise. Ceux qui connaissent savent que le plan A ne marchera jamais dans l’action, car pour une raison éthylique, le plan B à l’air ‘achement mieux sur le coup, ben tiens.

Ben est réquisitionné. Il a passé un an à Dublin avec moi, et ça faisait longtemps qu’on s’était dit que ce serait bien de se boire une stout un de ces quatre, ou quatre un de ces stouts.
Ben a vécu avec deux irlandais. Il SAVAIT.
-Il savait que la première avant le resto ne serait qu’une mise en bouche.
-Il savait que le resto serait riche en alcool (le patron nous a fait goûter une eau-de-vie, mon vieux, je te dis que ça !).
-Il savait qu’on allait atterrir à mon pub dans un état passable mais peut mieux faire.

Jusque-là, j’étais relativement sobre, et Ben aussi. Tout ce que je vais raconter par la suite ne sont que des flash-backs, d’ailleurs je pense que la suite de cet article ne sera qu’écriture automatique.

Je suis au comptoir et mon collègue Cheeky C me sert à boire. Ben doit partir. J’y crois pas, mais c’est Vendredi, tu fais rien, toi, demain ? Il me répond que oui mais non, il est crevé et de plus ce serait mieux qu’il se pose chez lui, passe que là c’est plus bon. A deux doigts du même état que lors de la soirée mémorable (quelle soirée ?) à Temple Bar. (Mais j’men souviens plus de celle-là ? Quesski me dit ?). Exit mon cher Ben.
Je remarque que la serpillère n’a pas été bien passée à la fermeture. Je tape un sketch, et la passe, et plus rapidement encore que si je bossais. Les mecs me regardent : chassez le naturel… Hé ho ! C’est pas ma faute si vous êtes pas capables de la passer, eh, debilos !
Je me sens bien, euphorique, tralala quoi.

Cheeky C sent l’état de warrior dans lequel je suis. « Allez, on continue. ».OUAIIIIIIIIIS ! On poursuit la virée chez Merciful M.
Merciful M est notre mother superior des fins de nuit. On va chez lui parce que, et d’une, il y a toujours de l’alcool, et de deux, y’a de la musique, et de trois, il est toujours réveillé à nos heures, étant barman lui aussi. C’est un peu le refuge, vous voyez.

Et là, le gros de la troupe y était. Merciful M passait des chansons sur le courage des Provos (Provisional IRA), et Tony entamait une soirée de binge bien comme il faut, sans compter le groupe de trois jeunes irlandais, Mick 1, 2 et 3.
Alors que j’étais dans la phase 1 de la soirée à l’irlandaise, loquace, avenante, de bonne humeur, Tony était dans la phase 2 : le mal du pays. C’est malin, Merciful, pourquoi tu passes Kilkelly ? Pour faire chialer un irlandais, celle-là elle est parfaire. Mais chaaange, putain ! Allez, Tony, tu la retrouveras, ta verte Roisin.
Go home, British soldiers go home, haven’t you got a fucking home of your own…Ala, bien mieux ! On parle des elections prochaines à Stormont, des quartiers de Derry et des pubs de Dublin. La Guinness a presque le même goût qu’à la maison.
Allez, une autre !

Black-out.

-But y’know, what I like ‘bout Brendan Behan, like, right, he’s true to himself. Youknowhattamean ? Eh ?
-Yeah but y’can’t just consider someone good just cuz he’s an alcoholic rebel ?
-Aye. I guess we’re not like him.
-Ah sure, we’re getting close on the plastered scale ! Throw us another one, will ya ?
-Right you are !
-Fucking Fianna Fail ruined the image of the true rebel. Fuck de Valera !
-UP THE ‘RA !

Black-out.

Mick 2 se lève et me dit qu’à son retour des chiottes, on parle politique. Allez ! Je profite de son départ pour le reposer la tête sur la table, passe que, quand même, jsuis un peut faatiguée. Voui. Tout à fait. Hips.

Black-out.

Mick 2 s’est cassé la gueule dans l’escalier des chiottes, eh ducon ! Il arbore un œuf gigantesque à l’œil. Juste le temps de voir ça, je repose la tête, parce que si je rigole je sens que je vais vomir. Cheeky C en profite pour lui dire que les irlandais ne savent plus picoler, et Mick 2 se retourne d’un coup : WE WHAT ????!!!!!???? Le poing en avant. Cheeky C lui rétorque qu’il n’a pas besoin qu’on lui arrange son deuxième œil. Exeunt Mick 1, 2 et 3. On pense depuis qu’au lieu d’aller à l’hôpital, ils ont continué chez eux. Pas ‘rave, l’alcool ça désinfecte.

Black-out.

Y’a des zombies paaaaaartouuuuuut ! Qui se sont avérés plus tard être des potes à Merciful qui s’étaient endormis avant qu’on arrive. Ca fait bizarre quand même.

Black-out.

Allez, je rentre, tu m’appelles un taxi ?!!! Un Tasssi ! Meuh non chuis bien ! Will you feck off I’m grand ! Jaysus !
Je dormais déjà quand le taxi est arrivé.

Black-out.

Je me suis réveillée à trois heures de l’après-midi, cuite. Je rentre chez moi d’un pas anormalement énergique, et je dors deux heures. Et c’est au réveil que tous les Gremlins de la gueule de bois me sont tombés dessus. Je bossais ce soir là.
J’en ai pleuré.

Cet article est dédié à L, à Co, à Mike et Roxane, et à oh-god-please-don’t-serve-him-whiskey Steven.
You would have been proud of me, lads. I’ll be over soon.

“Je me sens un peu faible, Panoramix…”
“Ah non, Obélix, non ! T’es tombé dans la marmite quand t’étais bourré !”


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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 13:30


Sans doute la raison pour laquelle je pionce joyeusement jusqu'à midi en temps normal .

Ce matin , je me suis levé avec une motivation sans faille , décidé à démontrer à une pote que l'homme moderne sait écumer les marchés , le pas assuré et l'œil expert , largement suffisant en tout cas pour dissuader l'escroc de service de lui refiler sa botte de poireaux (des légumes ! Beurk) pour une somme qui suffirait en elle même à annuler la dette du tiers monde .

C'est un exemple , hein .

Ce qui compte lorsque l'on fait des courses , c'est d'avoir un objectif , et d'avoir la volonté de fer nécessaire pour ne pas se laisser dérouter par les vils marchands qui lorgnent votre portefeuille avec une voracité non démentie . Et une fois même que l'on c'est fixé cet objectif , il faut avoir en plus l'incroyable fibre de la concurrence , c'est à dire refuser de se laisser embarquer dans l'achat d'un produit , pour se rendre compte non sans une certaine amertume que 3 mètres plus loin , le même était proposé à une somme dérisoirement faible .

C'est à ce genre de sombre découverte que je profère généralement mes plus beaux jurons .

Ce matin (je sais pas ce que j'ai avec le C aujourd'hui , ca commence a faire beaucoup d'entames avec cette lettre ! ... Excusez moi , je m'égarais) , dans un moment d'illumination , ou plus sûrement lorsque mon estomac désespérément vide allait me tirailler plus violemment que les chevaux qui écartelèrent William Wallace , je me mettais , naïvement , à crier à la cantonade :
" Tiens , et si on ramenait du marché un poulet ? "

Cela (NB : bordel ! Encore !) paraissait simple , sympa , et tout , quoi .

Bref , alors que nous arrivions aux environs du marché (c'est à dire que nous n'y étions pas encore , je le précise) , mon amie , par l'odeur alléchée , sembla prête à céder aux avances de la première rôtisserie que nous rencontrions . Heureusement , le Nico avisé sut dire avec fermeté :
" Ca va pas non ? On trouvera des poulets beaucoup moins chers au sein du marché même , et puis il y'a du monde qui fait la queue , et puis après tout , on va pas se trimbaler sur le marché avec le poulet dans les bras ! "

L'homme viril et autoritaire avait parlé .
La Brune acquiesça , visiblement soumise .

Ce que c'est bon d'être -de temps en temps- l'homme viril et autoritaire ...

Nous empruntions la rue menant au marché , rue ayant l'incroyable particularité d'offrir une agression de clochard au mètre carré (" T'as pas cent euros à me dépanner ? Radin ! Tu pourrais finir à la rue toi aussi ! ") , ainsi qu'une odeur de merde tous les 10 centimètres qui assaille le museau de façon si charmante , sans parler bien évidemment de la vue des dites merdes , qui m'inspira d'ailleurs la réflexion pas forcément si saugrenue , que , si les dinosaures ont peut-être disparu de la surface de la terre , il doit bien en rester quelques spécimens en activité à Toulouse .

" C'est des gros tas de merde " , paraphrasais-je le médusé professeur Malcom .

Au sein du marché , de nouveau devais-je m'appliquer à repousser fermement les suppliques de mon obligée , me suppliant de faire la queue à une nouvelle rôtisserie , craignant naïvement que l'offre ne vienne à se tarir . Moi , purement fidèle à la théorie de ce bon vieux Alfred (Marshall) sur l'offre et la demande , je haussais les épaules , considérant qu'il ne valait pas la peine de perpétuer plus cette bonne vieille tradition française bien encrée depuis 1940 des files d'attentes , et que l'on saurait bien dénicher un poulet ailleurs , et sans attendre .

Lorsque , après 30 minutes de joyeuses déambulations au milieu des betteraves et des radis , et voyant l'heure tourner , nous nous dirigions enfin vers une rôtisserie , j'éprouvais un soudain et terrible mal être lorsque j'entendais le vendeur demander au client me précédant :

" c'est à quel nom que vous avez réservé votre poulet ? "

(...)

Pas de quoi en faire tout un plat , la saucisse de canard , seul denrée à priori comestible que j'ai finalement pu nous dénicher en catastrophe , était vraiment bonne .
Et mon invitée m'a somme toute assez vite pardonné d'avoir oublié que l'ennui , avec les hommes , c'est surtout quand ils croient avoir raison qu'ils ont tord ...

Marshall était un effroyable théoricien .


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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 13:00


Lors d’une discussion récente avec mes colocataires , j’ai appris que lorsqu’on leur demandait avec qui ils allaient emménager et qu’ils évoquaient fut ce une demi seconde mon nom , force leur était de constater que je n’étais pas inconnu à grand monde , jouissant d’une réputation incroyablement étendue au sein du monde étudiant de Toulouse .

Après , que cette réputation soit aussi ignominieuse qu’infamante , c’est un fait regrettable .

Une fille que je ne nommerais pas , ayant décidé de lui vouer un mépris aussi monstre que celui affiché par Nadine Morano envers les caissières de Mammouth ( "Son côté "je suis belle, regardez moi, j'ai quatre enfants" ça bluffe quand on est caissière à Mammouth . Mais nous on a pas le droit de jouer cette carte là." , j’aurais jamais osé faire aussi cynique . Chapeau bas …) aurait ainsi , entendant mon nom cité parmi les membres de la colloc , eut une réaction aussi instinctive que désagréable : " Nicopoi ? Mais il sent toujours l’alcool ! "

… Priscilla , ne t’avise jamais de te trouver à nouveau une seule fois sur ma route .

Il est un fait que j’ai toujours recherché à sortir de l’anonymat dans lequel l’effroyable franchouillardise de mon nom aurait du me pousser à me complaire (P-o-i-r-i-e-r ? Et pourquoi pas Dupont ?) , banalité à laquelle mon prénom , quoique je m’en accommode , n’échappe malheureusement pas non plus .

Quand à mon physique d’un commun à m’assurer un premier rôle dans la consternante série « plus belle la vie » , je n’oserais sous peine de me jeter sous un poids lourd 10 tonnes trop m’attarder dessus .

Enfin , j’ai des yeux bleus , toujours ça de pris .

C’est sans doute pour ces quelques raisons que j’ai toujours recherché à me distinguer , parfois en bien , une infinie quantité de fois plutôt en mal , dans l’espoir futile donc nicolien d’échapper à l’oubli , sinon l’indifférence , de mes contemporains , n’hésitant pas dès lors à me lancer dans toute entreprise pouvant m’assurer une quelconque notoriété , fut elle aussi pathétique que celle de Jean Edouard , quoique je concède à ce dernier que j’aurais cédé beaucoup plus tôt que lui aux ardeurs de la blonde se frottant contre lui dans une piscine .

Il y’a des choses qui ne se refusent pas .
Et tant pis si des millions de personnes sont témoins de vos frasques , s’envoyant par mail vos (ridicules) péripéties sexuelles .

Aujourd’hui donc , force m’est de constater que je n’ai que trop réussi dans ma démarche , et pour peu qu’un truffion soit passé par Lakanal , Fermat ou UT1 , et bien que ses établissements soient à moins de 100 mètres les uns des autres ce qui me déprime quand je pense que j’ai passé ma scolarité toujours avec les mêmes têtes à claques mais passons , le dit truffion , à l’évocation de mon nom , arborera le plus souvent un rictus qui ne laissera que trop sous entendre qu’il me connaît .

Le fait que le rictus soit suivi d’un fou rire défiant sans conteste celui d’un analyste politique s’interrogeant sur l’éventuelle ou non candidature de Jacques Chirac à un troisième mandat ne m’important , dans le fond , guère .

Evidemment …


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