Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
  • Contact

On Air

Visiteurs Uniques depuis Octobre 2005

Think Different

Imprimez vous les deux premières saisons du Petit Nicolas mais en plus Grand :

Cliquez ici pour télécharger
 la saison 1 
la saison 2

C'est gratuit et ca ne pique pas les yeux ...
___l__aide....jpg

Me suivre sur Facebook/Twitter



Requêtes Insolites

Présentation du Blog

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 16:31
Je suis en train d'écrire le post du jour , mais en attendant , je signale aux interressé(e)s que je serais ce soir vers 21h au Classico , près de la place Esquirol , à la soirée Blog sur Garonne .

Et je serais très très très curieux de rencontrer quelques de mes petit(e)s lecteurs .

Bon , je retourne à mon post .



Partager cet article

2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 12:29
Recherche Portefeuille noir , répondant aux appellations "gouffre sans fond" , "découvert & cie" , "porte Carte à bleus" ou encore "désespoir de la BNP" , disparu sans laisser d'adresse entre samedi et dimanche quelque part dans cette sinistre contrée que l'on nomme Paris .

Egalement disparus , ma première carte bleue de l'année , ma carte d'identité , ma déclaration de perte de mon permis de conduire , ainsi que ma toute neuve nouvelle carte Fnac .

Ah , et mon lecteur MP3 , aussi .

Forte récompense en kinders .

Nico

Partager cet article

2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 12:03


Il est un phénomène bien connu des pauvres ères qui , un jour d’inconscience inconsidérée (d’où pléonasme ?) , arrivent , sans trop savoir comment d’ailleurs , a passer de la dimension « désespérément seul » à celle beaucoup plus prisée de « infortunément maqué » .

Un instant , je vais faire un bisou anticipatoire à ma brune et je reviens .

Tout le monde est toujours la ? Ok , je reprends .

C’est ainsi , qu’alors que le célibataire endurci a passé un nombre irraisonnable de soirées , mois et parfois années a dénicher enfin quelqu’un(e) qui daignerait le supporter -en attendant toutefois de trouver mieux ou qu’il meurt , Starship Troopers a fait beaucoup de dégâts dans les mentalités- , il lui semble , du jour ou il a fait l’acquisition d’un conjoint , que le monde entier lui tomberait dans les bras s’il en avait l’envie , rencontrant tout a coup des filles (ou mecs , selon ses aspirations sexuelles ou son degré d’alcoolémie disons) comme s’il en pleuvait .

Et d’un coup , j’en viens à me demander si Moise n’aurait pas plus sûrement été d’un coup maqué , et contrairement à la légende , écarté de ses bras non pas une bête mer , mais plutôt le flot de ses nouvelles fans en furie .

Ce phénomène étrange est à l’origine de bien des dépressions ou de dimanches , ou , tétanisés , l’on reste collé dans son canapé la bière a la main et sans la force de lever l’autre vers la télécommande pour zapper l’inaudible Sevran -ce qui n’est pas peu dire- , car ce phénomène est un mirage aussi ostentatoire que celui qui inspira l’envie au Capitaine Haddock de décapsuler ce pauvre tintin , qui ne méritait pas ça bien que sa crête soit , ayons le courage de le dire , grotesque .

Mirage ? Diantre oui . Comme le faisait remarquer le désormais insoutenable Houellebecq , il est possible d’une certaine manière de comparer vie sentimentale et vie professionnelle , au sens que si l’on peut intéresser un futur employeur lorsque l’on peut lui apporter les secrets d’entreprise de son actuel boss , le même futur employeur ne tarde pas à vous rire au nez lorsque vous avez eu la bêtise de quitter votre job , votre cv ne représentant des lors guère plus a ses yeux que le mouchoir qu’il a jeté négligemment à la corbeille après l’avoir inondé de sa morve . Selon Houellebecq , il en irait de même dans le domaine sentimental : le mec célibataire est une proie trop sensible pour représenter un quelconque intérêt , quand l’homme en couple représente un challenge que la voluptueuse poitrine d’une prédatrice doit conquérir .

Et tout le monde le sait : les filles sont des prédatrices .
Si , si .

C’est donc la raison pour laquelle , l’orgueil gonflé à bloc plus sûrement qu’un fumeur déclarant sans rire pouvoir se passer de la cigarette « du jour au lendemain » (sic.) , l’homme moderne se doit d’éviter les pièges qu’un dieu , pas si coopératif avec lui qu’avec les nonnes faussement miraculées , lui tend depuis le jour de délire manifeste , ou , le malheureux , qu’il s’appelle Nico ou pas bien que Nico soit un plus , a juré sur la place du capitole et au mépris des passants médusés par cette silhouette parlant seule à voix basse , qu’il ne verrait plus que comme des « potes » toutes les autres filles que la sienne .

Mais bon dieu . Ce que les potes aux cheveux longs sont séduisants .



Nota Bene - Petit extrait de la discussion qui suivi la rédaction de ce post :

« Pourquoi tu dis ça dans ta conclusion » , me dit-elle soudain inquiète .
« Parce que ! C’est vrai que les filles séduisantes ne laissent pas indifférent ! » répondit la voix tremblante et les jambes mal assurées le Nico .
« Faut voir ! Moi j’ai des potes filles , et je ne les embrasse pas ! » , intervint inconsciemment le colloc .
« Ah ? Et ta meilleure amie , tu l’as jamais embrassé alors ? » insinua pernicieusement le Nico …

Clem perd soudainement la parole ; reste encore une contradictrice .

« Mais quelle sensation te procure une jolie fille alors ? » , s’enquit la brune .

Ouille . Vite , botter en touche .

« Eh bien je sais pas , que t’inspire ton prof de sport ? » , répondit le Nico un brin machiavélique .
« Putain ! Il vaut mieux que tes amies ne t’inspirent pas les mêmes fant… impressions ! » , se rattrapa t’elle . Trop tardivement pour éviter toutefois un regard noir du Nico , évidemment .

Plus de contradicteurs ? Le débat était clos .
Ouf .

Partager cet article

29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 12:58


Sérieusement , disons le : Sempé et Goscinny ont bâclé leur boulot .

Le grand père du Petit Nicolas , c’est un type dont j’aurais bien aimé hériter au moins l’une de ces qualités : il n’a pas besoin d’avoir la pilosité de King Kong -mais en plus drue- pour faire viril .

Je suis indéniablement jaloux , donc .

Comme dans toutes les familles , il a été affublé de « pseudos » au gré des humeurs de ses petits enfants , qui dans leur jeune age n’avaient pas peur de le contrarier avec des sobriquets aussi insolites que Yaya , Tralala (sans doute le plus osé, il n’est vraiment pas du genre à faire tralala) ou encore Palais , quoique ce dernier -émanant de moi- soit un dérivatif gentillet du premier , beaucoup moins cool et franchement péjoratif dont je l’avais affublé .

D’autant que vu son crâne chauve , l’appeler Balais était particulièrement malvenu .

Palais ? Il a terrorisé tout ceux qui l’ont connu . Né à l’école de « je frappe d’abord , on réfléchira après » , ses histoires de poursuite dans les jardins de la petite maison de campagne de mon père , qui avait eut la maladresse de rouler avec la tondeuse sur le câble d’alimentation de la dite tondeuse , me font doucement sourire , encore aujourd’hui .

L’histoire de la fois ou , rêveur (com d’hab) , je lui étais rentré dedans alors que nous étions à vélo , et qu’il n’avait que modérément apprécié que je lui fausse sa roue de ce fait , me faisant elle beaucoup moins sourire .

Bien qu’elle soit devenue une légende urbaine au sein de ma famille , évidemment .

Lorsque j’étais un petit gamin en culottes courtes , et déjà passionné d’histoire , j’aimais à accompagner Palais (pas à vélo) dans de longues ballades , ou il me racontait sur une voix à faire passer celle de Jean Reno pour une de Soprano sa vision de l’histoire , qui , quoique singulièrement viciée par le fait qu’il voue une passion pour le communisme qui me laisse particulièrement critique (voir narquois) , me donnait envie d’en savoir toujours un peu plus , ce qui revenait tout simplement à rallonger notre ballade de 5 à 6 km , au bas mot .

Sans doute la raison pour laquelle je refais l’histoire dans ma tête lorsque je déambule seul dans les rues de Toulouse .

Et la raison pour laquelle j’ai un air hébété lorsque l’on m’accoste sans prévenir en pleine rue . Si , si .

La dernière fois que je l’ai vu , je me suis dit au vu de son air diminué et de sa fatigue visible que c’était probablement la dernière fois que je le voyais , les ressources semblant de toute évidence lui manquer …

(…)

« Tiens au fait , tu ne connais pas la dernière de ton grand père ? » , me demanda mon père alors que je tentais de ne pas totalement renverser le contenu de ma tasse de café sur ma chemise .
« Les médecins lui ont pronostiqué un truc à la tête , quand même pas anodin . Emmanuel l’a fait accepter rapidement à un hôpital réputé auquel il n’aurait pas eut droit , bref . La nuit précédent l’opération , Palais a décidé qu’il ne voulait plus rester, et à 2h du mat , il se rhabille , commence à partir , se fait arrêter par l’infirmière hallucinée par l’énergumène . Il aura fallu 3 infirmiers pour qu’il soit maîtrisé , et attaché a son lit . L’opération a été annulée , et l’infirmier à qui il a cassé le doigt ne devrait à priori pas porter plainte … »

Chouette . Je vais pouvoir me balader avec mon grand père dimanche , moi .

Partager cet article

28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 19:41


Il y’a beaucoup de choses qui m’énervent .

Je sais : je vais encore passer pour un irascible . D’accord , je râle sur tout . Sur les vieux d’abord , ces espèces de raseurs sans nom qui semblent nés (bien avant moi , soit) pour me nuire .

Ou plus précisément , pour avoir l’envie forcément crispante de payer en vieux francs à la seule caisse ouverte de Monoprix .

Sérieusement , il y’a des maisons de retraite qui se perdent .

Ensuite , je peste et tempête contre les petits tracas quotidiens , vous savez ? Lorsque l’on est normal , ou oublie facilement ces petites choses contrariantes qui ponctuent les journées ! Mais sachez le : porter un nom d’arbre fruitier ridicule et tourné en dérision par des expressions populaires crispantes (« bonne poire » … vous le vivriez bien vous ? Moi pas .) n’aide pas à garder la maîtrise de ses nerfs . Voir pas du tout , du tout , du tout .
Du tout .

Au passage … Vous ais je déjà dit que le nom de jeune fille de ma mère est Petit ?
J’aurais voulu lui « emprunter » à mes 18 ans mais je me suis rendu compte que Nicolas Petit , ça risquait de m’assurer des moments douloureux au moindre appel à la fac , lorsque le prof ricanant aurait fait exprès de commencer par les noms .

C’est vicieux un prof de fac . Fin de la parenthèse .

Nous disions ? C’est un peu mon problème , à force de laisser mon cerveau délirer se la jouer trisomie 21 libre , je m’y perds un peu dans mes raisonnements délires trisomiques 21 tout court . Ah oui . On parlait de ces fichues malédictions qui pourrissent la vie d’un Nico dans la force de l’age .

Situons .
Cela s’impose , je crois .

Je déteste les dîners . C’est bien simple , je prends autant de plaisir à manger en compagnie d’autres personnes que à m’ouvrir a moitié le doigt en coupant une tomate traître et pas si ferme que je l’avais supposée .

Et pourtant , j’avais mis 3 semaines à planquer une larme discrète lorsque la blessure me lançait joyeusement à chaque plongée dans la mer . C’est dire si je hais les dîners .

Pourquoi ? Mais diantre ! Un dîner mondain , c’est un parcours du combattant de tous les instants , une lutte sans merci pour éviter un ridicule qui frappe pernicieusement au moment où on ne l’attend pas .

Très sérieusement : vous m’imaginez manger du crabe devant témoins ? Ne seriez vous pas non plus pris d’une convulsion nerveusement ironique en m’imaginant manger des pâtes au ketchup le jour ou j’ai décidé de porter une chemise blanche ? Ne croyez vous pas non plus que le serveur a fait exprès de faire déborder la tasse de café pour qu’une goutte , une seule , mais fourbe , vous ruine votre pantalon en toile pile à la fin du dîner ?

Mais surtout .

Bon dieu , mais pourquoi diable , suis-je toujours le seul à laisser plus de traces de lèvre , de main , de gras (en ayant mangé que du pain tout le dîner , toutefois) qu’un travelo maquillé pour participer à un clip de Michael Jackson ?

En plus , y’a plus d’embauches à la Michael Jackson‘s corp .

A chaque nouveau repas , j’observe avec l’œil du condamné le verre qui va causer la ruine de ma réputation (enfin un peu plus , disons) , recherchant désespérément un moyen d’éviter de salir mon verre , ne touchant pas le verre de mes lèvres (désastre garanti : ma chemise blanche rose peut en témoigner .) , recherchant ensuite une position de lèvres qui frôle , contourne , esquive les rebords du verre , dans un numéro de contorsion à rendre celles de Mick Jagger aussi dérisoirement anodines que celles de Pierre Palmade .

Ca ne rate jamais : je me retrouve toujours , en dépit de mes efforts désespérants et désespérés , avec une véritable imitation de verre bosniaque période Sarajevo à la fin du repas .

Quand je ne le casse pas en entraînant la nappe au moment de partir , évidemment .     

Partager cet article

25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 14:46


J’ai toujours aimé les gares .

Il y’a dans une gare , une ambiance toujours assez particulière , une impression d’anachronisme constant auquel se mélange avec une certaine facilité mon éternelle nostalgie pour les ambiances rétro . Lorsque je flâne sur le quai , j’imagine , rêve debout en évitant toutefois de heurter plus d’un passager à la seconde (vaste utopie) , à ces millions de personnes qui ont débarqué de leur train , à leur histoire , aux soulagements qu’ils allaient éprouver , aux ennuis sans fond qu’ils allaient tenter de résoudre dans une folle course contre la montre …

J’avoue extrapoler : tout le monde n’accumule pas les emmerdes comme je le fais avec bonheur .

Lorsque ce matin là , je passais quelques minutes à observer son train partir , train qui quoique arborant une apparente forme de modernité , ne sut s’empêcher dans son accélération de provoquer sur un aiguillage le même grincement hideux qui m’aurait rendu coupable d’assassinat de prof ne sachant pas manipuler une bête craie , j’étais pris d’un lourd sentiment de solitude , et , quoiqu’ils puissent légitimement douter , au vu de l’heure effroyablement matinale qu’il ne s’agisse pas d’un martien vêtu de ma peau qui débarque et non leur affectueux Nico , je décidais de rendre visite à mes petits parents .

Lorsque l’on prête une oreille discrète aux actualités , et que l’on a passé les informations routinières du type 100 irakiens en moins par ici , une compagnie pétrolière a (sur)multiplié ses bénéfices par là , on peut se rendre compte dans des petits reportages tout ce qu’il y’a de plus anodins qu’une foule de chercheurs désœuvrés est payée à expérimenter , analyser les données les plus crétines (« c’est une information qui vise le prix Nobel : se frotter avec sa serviette trop fort à la sortie de la douche peut déclencher un cancer . Un reportage de … ») lorsque personne n’a encore aujourd’hui songer à élucider cette question éprouvante :
Pourquoi le simple fait de passer la porte de chez ses parents suffit a vous faire perdre instantanément 15 ans ?

… Freud ? Qui est-ce ?

C’est un fait . Je peux avoir du prendre des décisions terribles durant les deux dernières semaines . J’ai pu me comporter en adulte (si si !) , subir des dîners mondains , faire l’amour et pas forcément que dans un lit , envisager de me passer sous un bus histoire de voir si mon cerveau tourmenté arrêterait au moins 5 secondes de me traumatiser , bref , je peux avoir une vie solide et bien construite , mais , que je passe la porte de chez mes parents , et je redeviens instantanément le Petit Nico qui suscite l’hilarité de tous lorsqu’il déblatère innocemment sur un film de caméscope que j’ai omis de brûler , malencontreusement .

Je finirais bien par tous les avoir .

Ce phénomène s’est d’autant plus amplifié que depuis que je suis parti de chez mes parents , je ne m’y pointe plus que très rarement , ce qui contrairement à ce que les mauvaises langues veulent bien dire , n’a rien à voir au fait qu’il me suffise d’un voyage par semaine pour pouvoir utiliser à bon escient la bonne volonté de ma douce petite maman et de sa machine à laver (sic) , mais tout simplement que cette cure de jouvence que j’y fais , si elle est atrocement agréable , ne rend que plus désagréable le retour à la réalité , à savoir le moment ou je repasse la porte de chez eux dans l’autre sens , et que je redeviens « grand » Nico (si mon mètre 74 ose ainsi s’exprimer) , confronté à sa vie et ses angoisses .

Tandis que si je reste dans le monde hostile tout le temps , je n’ai pas à accuser ce type de contrecoup .
CQFD .

Quand j’arrive à la porte du bas , je glisse une première clé tout en me remémorant toutes les fois ou je le faisais avec une certaine appréhension . Le carnet de notes est il arrivé ? Et pourrais l’intercepter , ou papa a t’il déjà mis la main dessus et s’apprête a faire de même sur moi sitôt que j’aurais passé la porte ? Vais je coucher avec la fille qui m’accompagne , et surtout , comment éviter demain que Marine n’ouvre la porte de ma chambre un peu trop brusquement pour l’empêcher de tomber nez à nez (enfin question de point de vue) avec les fesses de ma copine ?

Quand je vous dit que je me pose toujours plein de questions saugrenues .

La montée de l’escalier ? Le temps pour moi de me souvenir en souriant des folles courses dont il a été le témoin , lorsque celle qui m’accompagnait , tout à coup enjambait les marches avec une célérité démente , et que je faisais exprès de ne pas la rattraper et donc perdre , car dans les cas inverse , une soupe à la grimace de l’autre allait me gâcher au moins le début de la soirée …

J’ai aujourd’hui , à force de perpétuer ce souvenir , acquis une réputation démente de type montant un escalier plus vite que l’éclair .

Ca y’est Alexandra , tu sais maintenant pourquoi je montais ton escalier en moins de 19 secondes .

Il y’a quelques semaines de cela , j’avais passé vaillamment ses deux étapes Flashback obligatoires , et j’arrivais enfin à l’appartement de mes parents . Je poussais doucement la porte , me doutant que l’heure très matinale de ma visite pouvait faire que je sois le premier de la famille à être debout .

Une fois n’est pas coutume .

Pas un bruit . Une obscurité totale dans l’appartement , la même impression qu’éprouvait l’équipe de secours accourant à l’aide de tintin et de ses joyeux potes dans « on a marché sur la lune » , celle d’un palais du sommeil ou le temps s’est figé juste comme ca , pour voir .

Comme 3 ans plus tôt , je marchais sur la pointe des pieds , sélectionnant minutieusement les lattes de plancher grinçant le moins , exercice que je constatais beaucoup plus facile à faire sobre comme à l’instant présent , plutôt que légèrement éméché , vers 3h du matin les années précédentes .

Cet exercice périlleux allait me prendre tout de même 2 minutes pour faire 3 mètres , tout en ayant doucement refermé la porte d’entrée , une abomination sans nom grinçant sur le dernier millimètre de fermeture , inexorablement .

J’ouvrais enfin doucement la porte de ma chambre .

Le noir total baigne la pièce . J’en connais le moindre recoin , cette chambre que j’ai aimé et honnis à la fois , ou j’ai aimé , pleuré , rêvé , gaffé , bref , ou le Nico a poussé , sans doute dans un confort trop cotonneux pour que je puisse un jour appréhender réellement ce qu’est la vie en dehors du cocon familial .

J’ai essayé de reproduire cette chambre dans mes nouveaux appartements .
Vainement .

Quelqu’un respire . Je ne le vois pas : je sais qu’il est la . Dans ce qui était mon lit , un intrus à oser y prendre place , et me remplace , moi , occupe mon rôle d’éternel dormeur , sitôt que j’ai le dos tourné et que je tente de faire face à ma vie et au monde extérieur .

C’est insupportable .

Mesquin , je songe à réveiller ce qui doit être un ami de ma sœur , décidé à lui montrer qu’il est chez moi , que personne ne me remplacera jamais , que j’ai beau payer des factures Edf , j’en reste pas moins l’éternel adolescent qui vit dans cet espace , présent ou pas , peu importe .

Je fais craquer une latte de plancher . Intentionnellement , évidemment .

« Nico ? C’est toi ? »

Horreur . L’inconnu . Celui qui me remplace . Celui qui me réveillait . Celui qui s’indignait de mes siestes à rallonge (2h de l’après midi , indécent c’était , selon lui) . Celui que , chaque fois que je l’observe à la dérobée , me renvoie par notre troublante ressemblance le reflet de ce que je serais dans 30 ans , au moins physiquement .

Mon père .

(…)

J’ai mis plusieurs mois à me remettre de cet étrange scène ou , dans un concours de circonstance matinal , le fils allait se retrouver dans le rôle du père , ce dernier réduit au rôle du Petit Nico que je fus et qui s’éveillait en sursaut comme s’il s’excusait d’avoir dormi , il y’a de cela 3 ans , déjà . 

Et tout a commencé sur le quai d’une gare …

Partager cet article

23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 18:28
Au vu du succès du générique de "il était une fois la vie" , j'ai perdu inutilement ma journée constitué un nouveau tout petit blog , sur lequel j'ai rassemblé tout les génériques de ses dessins animés qui ont bercé notre tendre jeunesse pas si éloignée que ça d'ailleurs ...

Voici le lien : Génération Années 80

Bonne nostalgie !

Nico

Partager cet article

22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 22:45

Perso , cette série m'a traumatisé . J'ai mis des années à :
- comprendre que les parents ne mouraient pas en se transformant en une petite boule créant un bébé .
- comprendre que l'on a pas des petites capsules motorisées qui circulent dans le corps .
- me sortir de la tête ce putain de "la vie , la vie , la vie , la vie ..."

Partager cet article

22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 16:57
Je fais un petit hors sujet rapide pour faire un peu de pub à une amie Toulousaine , Johanna Luz , passée sur TLT récemment et dont la voix laisse … pantois .

Elle passe les 29 et 30 Mars prochain à la salle bleue Croix Baragnon , les fans de Jazz ou de belle voix devraient vraiment y passer .

Pour se donner une idée , cliquez sur l’image ci-dessous :









Maj > Il semblerait que TLT n'ait rien trouvé de plus intelligent que casser le lien quelques minutes après mon post .

Quand je vous dit qu'on me persécute .

Voici un lien vers le site de la demoiselle : http://www.johannaluz.com

Partager cet article

22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 07:54


Quelques semaines passèrent .
 
Quoique somme toute assez passablement dépité , je gardais un plutôt correct contact avec Sabine , qui , sans que ceci explique cela , avait en sus de ses qualités premières vraiment pas négligeables (intelligente et jolie . Et une paire de seins comme j’en ai rarement vu , aussi) , celle certes secondaire de faire une collocation en compagnie de deux autres filles possédant au bas mot les mêmes qualités premières déjà évoquées .
 
Anachronisme mis à part , le concepteur de l’A380 avait sûrement du rencontrer ces 3 filles le jour ou il a commencé à dessiner sa machine .
 
C’est ainsi que j’allais changer mon fusil d’épaule (j’adore cette expression , si imagée) avec la célérité d’un député UDF aguiché par un portefeuille ministériel , et que j’allais très rapidement m’intéresser aux cas de Mélanie et de Martine , les colloques donc de Sabine .
 
Faut suivre un peu , là-bas au fond .
 
Des deux , j’avais eu un faible immédiat pour Martine , particulièrement depuis le soir ou alors que Elga m’avait gratifié d’une cruauté sans nom (il faut croire qu’elle aura voulu se faire la main sur mes relents de parisianisme avant d’attaquer la capitale elle même) , la seule personne qui m’avait couru après alors que j’étais parti d’un trait bouder ailleurs était cette brune là .
 
J’adore que l’on me coure après , c’est un fait .
 
Cependant , il s’avéra que la Martine avait un copain , et bien que je ne croyais moyennement que ses deux mois de couple ne survivent que très difficilement aux mois de Juillet et d’Août ou ils étaient censés ne pas se voir (sic.) , je n’avais que moyennement envie d’insister , dégoûté par des expériences précédentes ou a trop attendre , j’étais devenu le simple confident à qui celle(s) que je convoitais confiaient leurs états d’âmes , du style « non mais tu vois , hier soir je l’ai trompé (avec un autre -que moi- , ndrl) mais je crois que je l’aime quand même » .
 
Plus jamais , jamais devenir le confident .
Jamais .

Si je vous dit maintenant que je me tournais dès lors vers Mélanie , vous imaginerez dans un raccourci incroyablement hors sujet que je le fis par dépit , ou encore que je le fis parce que j’aurais vendu mon âme , un rein et ma sœur pour une nuit (inutile d’insister : c’est définitivement non) pour ne plus être célibataire , vous seriez manifestement dans l’erreur .

Au paroxysme de ma schizophrénie à laquelle je vais finir par croire à force d’évoquer ce qui n’est à priori qu’une invention de la part de Nic… broumpf , je m’égare , il m’arrive donc de regretter de ne pas pouvoir me « subdiviser » comme les petits globules rouges dans la regrettée série « il était une fois la vie » , série qui me ruina d’ailleurs en achat de bouquins pourris , tout cela à cause d’un timbré du marketing qui eut l’idée de vendre ses fascicules moisis avec des petites figurines .

Pourquoi je disais ca , moi ?
Ah oui .

Donc , il m’arrive souvent de rêver de pouvoir me subdiviser pour avoir le royal luxe de ne pas avoir a choisir entre une ou l’autre fille qui me plairait (et d’un) et avec qui je puisse espérer une issue heureuse , à savoir autre chose qu’une mise en orbite autour de Pluton après un vent légèrement désappointant .

Mmm ? Ah pardon .
Et de deux .

Jugé probablement folklo par Mélanie , mais parvenant néanmoins à l’amuser , j’arrivais je ne sais comment , probablement sur un malentendu , à l’entraîner dans une de mes soirées en compagnie d’un couple d’amis , ce qui n’était pas forcément la plus mauvaise manière d’envoyer un message subliminal si on y réfléchit bien et qu’on ne me juge pas trop sévèrement .

De préférence , disons .

Incroyable naïf , je commençais à rêvasser . A croire que j’avais peut-être une chance de sortir avec une fille bien et qui me plaisais , et qui surtout avait su oublier que je m’étais attaqué quand même et au préalable à ses deux collocs , ce qui était gage de bonne volonté de sa part , disons le .

C’était jusqu'à ce que je me rende compte que ma rêverie nous avait amené au Planet Rock .

Là ou j’avais rencontré Fanny un an auparavant . Celle qui m’avait déprimé 2 semaines plus tôt , au point que je m’étais avalé une dizaine de somnifères histoire de voir si ça faisait quelque chose . Le DJ s’empressa donc fort logiquement de placer « la » musique de Fanny , alors que je tentais encore , avec la difficulté d’un coureur de l’équipe de France non dopé de suivre une échappée dans une pente à 45% , de conserver un sourire de façade …

(…)

15 minutes .

C’est le temps que j’ai tenu , avant de partir en courant de cette boite maudite , abandonnant bien qu’ils n’en sachent rien le couple et Mélanie qui , parait-il , eut du mal à comprendre ma démarche et la cohérence de l’avoir invité pour disparaître subitement sans prévenir .

Bah .

Partager cet article