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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 04:33

Lorsque j’ai écrit mon premier article de blog, ce soir de 31 Octobre 2005, j’ignorais que je lançais une machine à changer le cours de ma vie plus puissante que l’accélérateur de particules du CERN, enfin pas non plus assez puissant pour me permettre de prétendre d’accoler mon nom au boson de Higgs non plus quand même (pourtant, boson de HiggsPoirier, ça rend quand même pas mal, quoi. Je dis pas cela du tout dès fois qu’un scientifique du CERN atterrissait sur ce blog, c’est pas mon genre en plus).

… Cherchez-pas, en plus je suis simplement en train de boire un verre de Coca Zéro.
Je vous dis, ça a bien changé depuis le 31 Octobre 2005.

Mon foie, notamment. Mais bref.

Ainsi, ce 31 Octobre 2005, alors que j’étais encore jusque-là sur les rails d’un avenir brillant en tant que célibataire standardiste téléphonique payé royalement plus que le SMIC (genre, 10€ de plus, et j’avais des tickets restaux, enfin le grand luxe quoi), j’ai commencé à narrer par le début les navrantes inepties de ma vie quotidienne, qui par son aspect professionnel s’apparentait à un programme d’ARTE aux alentours de 3h du mat, mais par son aspect plus personnel, avait une certaine similarité avec une sorte de best-of de VidéoGag enrichi d’un Making-Of de « tout ce qu’il ne faut pas faire avec les filles ».

Ces articles sont consciencieusement rangés dans la catégorie histoires d’ex.
Et non, la catégorie parlons cul, ce n’est pas un sous-chapitre, tas de médisants.

Alors que mes histoires toujours plus personnelles, au point que mon père faisait semblant de ne pas me reconnaitre dans la rue quand il me croisait après avoir lu un post plus trash qu’un autre (en même temps, je veux bien croire que ce n’est pas facile de lire sur le net l’usage que faisait ton prépubère de fils de l’innocente huile Isio 4 qui racole honteusement dans la cuisine), se retrouvaient ainsi publiées sur le net, il se passa un phénomène que je qualifierais volontiers d’activité Paranormale si j’avais pas peur de me prendre une assignation pour violation de marque déposée.

La fin du paragraphe précédent était très différente de celle que vous venez de lire avant que je raccroche il y’a quelques secondes de mon appel avec l’avocat de la Paramount.

Que disais-je. Ah, oui.

La première fois que cela s’est manifesté, c’est une fille que j’avais rencontré dans un bar et qui sans doute sous le contrecoup de la frayeur de m’avoir vu courir après elle comme un dératé, c’était laissé embrasser ensuite sans trop protester, pour ensuite me repousser en m’indiquant que je ne répondais pas exactement à ces standards (en gros, son ex. Comme une fille sur une, en gros, hein), avait fini par accepter de me revoir, après avoir lu mon blog.

Un mec célibataire, c’est quand même cette serpillère qui a toujours envie de coucher avec toi après que tu lui ai dit « je ne sors pas avec toi pour ce que tu écris mais parce que tu écris ».

J’avais vraiment pas d’égo, quand même.

Bref, d’une situation désespérée, mon blog avait retourné la chose (la situation, pas la fille. Quoique, attendez ?) en moins de temps qu’il n’en faut à une tortue amputée de ses pattes avant pour courir un Marathon. Mais trop occupé à ramasser mes dents quelques semaines plus tard, alors que fille était revenu à ses sentiments initiaux et préférait pleurer son ex en s’en offrant un nouveau, je ne vis pas clairement le signal dès ce moment-là.

J’avais à l’époque la digestion de rupture difficile.

Notez, je dis à l’époque, mais je google encore cette année le sapin que j’ai largué en bas de chez moi l’année dernière, voir s’il refait sa vie, s’il s’est marié, s’il a des gamins, enfin bref, c’est compliqué.

D’improbable, la situation devint presque étrange le jour où mon blog me procura la Brune de ma vie. Cette dernière ayant lu la chronique d’une fille elle-même blogueuse qui narrait par le début comment je l’avais prise par le fondement (sic, mais je suis très fier de la manière dont je l’ai amené, celle-là), elle s’enquit assez bizarrement auprès de cette dernière en commentant sa chronique comment pareille aventure pouvait lui arriver à elle-même.

Ce à quoi je lui répondis très naturellement : c’est simple, t’as qu’à venir me voir poulette.

Je subodore que la Brune va encore désapprouver très bruyamment ce raccourci assez sauvage sur le romantisme de notre première rencontre.

A ce stade, mon blog m’avait donc après avoir apporté quelques histoires foireuses, une histoire beaucoup plus sérieuse, à tout le moins, une Brune qui accepterait de me supporter au moins jusqu’à ce jour sans trop s’offusquer de mon étonnante propension à ronronner dès lors que l’on me caresse fut-ce par inadvertance la sommet de mon cuir chevelu.

Mais ce n’était alors encore qu’un début.

Suite à ce qui a dû être un probable malentendu, ou une erreur de transfert de mail, le CV du docteur en maitrises de droit avec pour épater la galerie une spécialité incongrue genre droit comparé du Népal du XVIIème siècle a atterri dans la corbeille de la boite de réception des dirigeants d’Overblog, et c’est mon CV qui se retrouva ouvert sous leurs yeux ébahis (du froid antarctical qui envahi instantanément leur bureau à la simple ouverture du .doc).

J’ai dû être embauché à la suite d’une petite demi-centaine de malentendus supplémentaires.
… Attendez, je suis en train de me demander si j’ai bien signé un contrat de travail le jour où mon boss m’a raccompagné à la porte du bureau en me serrant la main et en me disant « bonne chance pour la suite, mais arrêtez de nous harceler ».

Bref, à ce stade là j’avais obtenu une copine de rêve (et je crois, pas rêvée), et un job qui l’était pas moins.

Que pouvait alors me rapporter mon blog de plus ?

L’héritage de ma grand-mère maternelle ? Je sais d’ores et déjà que le notaire à reçu pour instruction après avoir prononcé mon nom de me regarder froidement, et de ne rien dire d’autre que « lol ».
Une voiture géniale ? Ferrari a répondu presque courtoisement à mon dernier mail par lequel je leur proposais un article sponsorisé en échange de l’une ou l’autre (je ne suis pas difficile) de leurs dernières créations.

Ah si, j’ai trouvé. Grâce à mon blog, j’ai donc eu mon job de rêve, mais aussi et surtout, ce dernier en  mutant en version 2.0, est devenu le job de rêve qui m’envoie dans mon pays de rêve, soit le Canada, où je vis depuis 1 an et demi.

Donc si je résume, grâce à mon blog, j’ai trouvé une copine de rêve, un job rêvé, et je vis dans le pays qui hantait mon inconscient depuis ma naissance. Et j’en oublie, sans le moindre doute.

… Me reste plus qu’à ne pas me réveiller.

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 16:36


Que vais-je faire de mes 30 prochaines années, donc, m'interrogeais-je gravement dans mon dernier post, question que je laissais en suspens bien que des mauvaises langues prétendent que après 3 mois, c'est plus en suspens mais en lévitation qu'il faudrait dire.

Les gens sont des impatients notoires, c'est bien connu.

Donc, et avec les mêmes précautions d'usage que prenait Desproges, si je ne meurs pas d'une crise cardiaque d'ici là, que vais-je bien pouvoir faire des quelques années de vie qu'il me reste, maintenant qu'il est clair que la vie étudiante c'est terminé ou ça se termine, parce que des mauvais coucheurs de mes amis gâchent tout à se marier ou faire des gamins, après parfois de moins de 8 ans de vie commune à peine ?

Eh bien c'est simple : je m'en vais tout plaquer, veaux, vaches, lardons et œufs, et je m'en vais planquer à Montréal, et on prend les mêmes et on recommence, mais en moins crispé.

Le premier qui me traite de vache qui rit s'en prend une.

Eh oui, après seulement 17 petites années passées à Toulouse, à tel point que dès la 10ème année, j'étais capable de rentrer de la Place des Carmes aux allées Jean Jaurès en fermant les yeux et rien qu'en palpant les murs (le fait que je sois alors à 3grammes 6 n'ayant évidemment aucun rapport), je m'en vais tater le cul de caribou, histoire de voir si y'aurait pas à Montréal des faux jeunes de mon acabit qui n'auraient pas oublié de vieillir.

Pinocchio et Peter Pan ont eut une influence terrible sur ma culture personnelle.

« Pourquoi Montréal », s'enquièrent en chœur amis et parents, les parents rajoutant à la parole  l'humidification d'un mouchoir à la Roger Rabbit ? Ma foi, c'est un choix très franchouillard.
Et pour être honnête, aussi aventureux que traverser sans regarder une ligne de chemin de fer désaffectée du Languedoc-Roussillon un jour de grève générale portant sur les salaires, les retraites et la pénibilité de la vie des conducteurs de locomotives à vapeur.

Un risque mesuré, donc.

Montréal, retenons d'abord les cotés positifs, parce que les gens y sont méga chouette. Étant pour raisons professionnelles habitué à me rendre à Paris, j'avoue que je me suis habitué aux garçons de café qui vous balancent un jus de chaussette ayant quelques années plus tôt probablement eut le goût d'un grain de café périmé en vous lançant un regard haineux, genre « t'as pas honte de venir me faire chier en plein tirage de Quinté + ? ».

On va encore dire que j'exagère.

Pourtant, quelle ne fut pas ma surprise, réelle, lorsque venant de m'assoir et déjà en position de défense (fœtale, donc), je voyais arriver la serveuse, et que celle-ci, au lieu de chercher à m'essuyer le visage avec un torchon ayant connu la guerre (de 14-18), me lança un sourire radieux, en me demandant « salut, ca va ? » .

Ma Brune n'aurait été assise à coté de moi, je l'eusse demandé en mariage pour avoir ainsi réhabilité d'une phrase une génération de serveurs lamentables et parisiens.

Note pour moi-même : songer à venir déguisé lors de mon prochain passage à Paris.

Et tout le Québec est ainsi : imaginez, des Charlotte Le Bon partout ! Et des mecs vachement sympas dont tu ne perçois pas dans le regard la mise en balance de la question « si je fous ce con dans un puit avec un boulet au pied, ça copine m'en voudra t-elle et refusera de coucher avec moi ? ».

Attendez, je crois à me relire que j'ai du oublier de prendre mes pilules anti-paranoïa.
Enfin, bref.

Les mauvaises raisons ? Mon anglais est clairement perfectible, et si comme tout bon Français, j'affiche sur mon CV un « anglais : lu, parlé », la vérité aussi reluisante qu'une Ferrari ayant servi de pataugeoire à une armée de gorets incontinents est que mon Anglais, toujours comme tout bon Français, est aussi scandaleux qu'un Bernard Tapie à un bal de charité.

Autrement dit, pas crédible pour un poil.

Pour moi, Montréal est une envie, profonde, de changer de vie, pour une durée à ce jour indéterminée mais que l'hiver pourrait raccourcir (le prochain qui me dit alors que je sirote un café en terrasse la température qu'il fait actuellement à Montréal prend un glaçon dans son fondement. Histoire qu'il comprenne ce que j'éprouve en entendant un truc aussi cruel que « il fait -3° à Montréal, la ... »), et de rallonger encore mon insouciante vie de jeune adulte, dont la dernière publicité du Crédit Agricole démontre encore une fois l'incroyable précarité (c'est quoi cette manie de vouloir nous conduire à nous endetter sur 65 ans?).

Alors je m'en vais chasser le Caribou. Enfin, m'installer à Montréal, vous m'aurez compris.

Et comme je garde mon job actuel, soit pour ceux qui l'ignoreraient encore alors que je m'en gargarise avec une suffisance à faire passer Michelle Alliot Marie pour une personne humble, « Responsable Juridique Wikio Group » (j'adore. Non mais j'arrête, je vais redevenir insupportable), je garde malgré tout une attache avec la vieille Europe, comme disait un vieux schnock, Cheney, ou un truc dans ce genre.

Et donc, je m'en vais vous raconter par le menu l'histoire de ce déménagement planifié, et de l'installation qui s'en suivra. Ça promet d'être épique dès que la barre des -10° sera franchie, croyez-moi.

Mise à feu pour le 5 Juin, les aminche.

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 12:24

(Dommage que cet excellent jeu de mot ait déjà été inventé par une armée de copieurs en avance, sinon je déposais un dossier pour le Goncourt).



J'ai un gros défaut. Bon, disons, parmi le milliard d'autres qui émergent à la surface, parce que tel un iceberg, j'essaye d'en planquer une partie tout de même.

Donc, ce défaut disais-je, avant de me lancer dans une litanie sans fond mais je m'égare à nouveau, est que je n'ai pas de « but » dans ma vie. Ou pour être exact, ceux que je m'étais royalement assigné, eh ben ils sont déjà atteints depuis 3 ans. Soit quand j'avais 24 ans, et que j'étais encore loin de ces putains de 30 ans qui se rapprochent et qui picotent un peu, quand même.

Quand j'étais un joyeux gamin insouciant se demandant comment finir ce putain de donjon de la tortue dans a Link to the Past, mon adorable padre se faisait un plaisir de me faire redescendre de mon insouciance en éteignant la console au moment pile où je venais enfin de trouver le marteau tadadadam!, et en me lancant devant l'éternel une malédiction que la féé carabosse elle même eut trouvé un peu corcée, tout de même :
« à force de glander, tu finiras célibataire pousseur de caddies sur un parking de Super U de Roubaix ».

Faut avouer que le daron avait la formule qui fait réfléchir, tout de même.

C'est ainsi qu'à défaut d'avoir un objectif de vie, j'avais dès mon plus jeune age un objectif de vie à éviter à tout prix, et je m'employais au plus tôt à combattre point par point les éléments de la malédiction paternelle.

Célibataire ? Tel Napoléon débarquant de l'ile d'Elbe pour 100 jours de rappel, une tournée triomphale sponsorisée par Universal et Coca-Cola et évidemment Havas Voyages qui ne savait plus comment convaincre le touriste du 19ème de visiter l'ile de St Hélène, j'ai volé de clocher en clocher, ce qui par une jolie métaphore signifie de filles en filles entre mes 18 et 23 ans jusqu'à atteindre un nombre de conquêtes pas toutes si anavouables clairement indécent, et que seul un curé Irlandais pourrait prétendre pulvériser mais le terme est mal choisi.

Ce qui fait donc que à 23 ans, j'avais trouvé la Brune de ma vie, et que cet objectif là était donc atteint. Et comme l'aurait si joliment dit Link, Tadadadam.

Roubaix ? Déraciné (sic) de Paris à l'age de mes 10 ans au motif d'une mutation professionnelle de mon Padre à Toulouse, j'ai mis 6 ans à me faire accepter par les petits Toulousains, peu amènes à l'endroit de mon accent « qui ne chante pas » (prononcer : qui neuchâneuteupâs » et de mes habits disons très Sergent Major, particulièrement adaptés dans la banlieue riche juste snob de Paris d'où je venais mais qui détonnait un peu avec le look particulièrement décontracté des Toulousain(e)s (j'ai vu mon premier nombril d'une fille dès mon arrivée à Toulouse. En classe de Cm2).

Séquence révélation : non, les acteurs de Hélène et les garçons ne sont pas "mal fringués mais ouf c'est parce que c'était les années 90". On trouve encore ce look coincé, coloré et ridicule dans le 9-2, comme on le désigne, la haut, dans le Nord.

Par conséquent, et étant donné le temps d'adaptation qu'il m'a fallu pour abandonner les pantalons en velour marrons et sweets rouges et jaunes, je n'étais pas prêt d'aller chercher fortune dans le Nord. Exit Roubaix, et dura lex sed lex, donc.

Pousseur de Caddies ? Si mes études n'ont pas été aussi brillantes qu'une tache de mazzout sur un morceau de ballast, c'est aussi que je me suis appliqué très tôt à accumuler les petits boulots qui me surqualifieraient pour pousser des caddies, et qu'un patron de Leclerc recevant mon CV par l'intermédiaire d'un cabinet de recrutement ne se dise pas instantanément « lui ! C'est l'homme qu'il me faut pour pousser mes caddies ! ».

Bac+9, il ne vous reste plus qu'à faire les caissiers dans un Tabac, livrer des pizzas, vendre de la défiscalisation pourrie et répondre à des appels sur un standard pour éviter ce sombre destin.

Bref, louant aujourd'hui donc un appartement plutôt sympa de 60m² pour 600 €uros (Parisiens, haissez-moi) en plein centre-ville de Toulouse où il ne pleut pas trop (Parisiens, re.), avec un très, très bon boulot de responsable juridique d'une société qui ne l'est pas moins (bonne), et une petite amie vraiment, vraiment très jolie (et intelligente, il paraît qu'il faut le préciser pour ne pas faire sexiste), j'ai pulvérisé à ce jour les médisantes incantations paternelles de ma jeunesse, et à priori, j'ai tout pour être heureux.

Problème : au fait, ca veut dire quoi « être heureux ? »
Question Subsidiaire : on fait quoi quand on a atteint les objectifs primaires, chef ?

Ben ouais. Franchement, j'ai beau chercher, je ne sais absolument pas de quoi je pourrais faire les disons 50 prochaines années, si le café/la cloppe/mes nuits raccourcies/mon alimentation à base de sucre plus que douteuse/ma consommation effrenée d'alcool les soirs de cuite, il y'en a/ma tendance à prendre mon petit dej seulement à partir de 19h30 n'ont pas ma peau avant.

Ok, ce post est peut-être mon testament, si je me relis bien.

Bref, en partant du principe que j'ai 50 ans devant moi, mais bordel de dieu, que vais-je bien pouvoir faire ? D'aucun semblent avoir trouvé la solution : on se marie (5 ans de gagnés au passage, 1 pour la préparation et le jour du mariage, 4 pour -tenter de- s'en remettre), on fait des gamins (25 ans de perdus. Une astuce un peu déloyale, tout de même), on achète une voiture scénic MAIS toute équipée (un endettement conséquent et un amour propre meurtri pour plusieurs années pour le mari qui s'est vu imposer un scénic au lieu de la BMW sport qu'il convoitait naivement, le naif), ou enfin, et là on parle du graal du bon Français parce que ce sont le Président et le Premier ministre qui le disent, on achète une maison.

Et là, c'est le ponpon, entre paiements de taxes foncières, refaire la toiture car le précédent propriétaire y a laissé une colonnie de rongeurs s'y installer, abattre cette cloison car tu comprends ca fait plus d'espace et t'as vu la luminosité gagnée (non les amis, abattre une cloison ne fait pas gagner de l'espace : agrandir la maison ou en changer, oui. Ndlrnicolesque), s'angoisser sur le remboursement de mensualités variables mais c'était une bonne idée au départ car les taux étaient faibles sauf que la, bref, la maison, c'est le joujou de l'adulte qui ne savait plus quoi faire. Le tadadadam du Link qu'il a en lui, quoi.

Je sens que je vais me faire des amis avec mes contacts sur Facebook, moi. Notamment.

Et donc vous l'aurez bien compris, tous ces objectifs me barbent au possible. Mais alors diantre et damned, que faire ?

Je m'en vais de ce pas combler mon absence de repas avec quelques (quintaux de) litres d'alcool et j'y réfléchis.


NB : pour rappel, parce que mes fidèles lecteurs ne seront plus là pour me défendre vu qu'après 6 mois d'absence blogique, ils ont du finir par se lasser : ce blog est humoristique. Et je ne pense que très peu ce que je dis, hein.


Pensez-vous.

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 15:32

C'est fou comme les choses peuvent changer en quelques années. Lorsque j'étais un brillant étudiant en droit (brillant, par ma capacité à me faire remarquer par les profs. En mal), j'avais cette faculté à sortir 5 soirs par semaine, malgré des études qui me prenaient 5h 30h par semaines et des jobs alimentaires qui m'en prenaient 25 de plus. En gros, j'estimais que vu le temps que je passais à faire des trucs barbants (grosso modo, travailler), je méritais bien de sortir un peu pour me détendre et justifier ce labeur acharné.

Le fait que je recherchais également la fille qui supporterait mon tempérament de gaffeur invétéré/tête en l'air y étant aussi pour un peu. Beaucoup.

A cette époque pas si lointaine et celui qui dit le contraire se prend mon poing dans la tronche, j'affichais sans aide aucune de café et autre guronzan qui me font faire des bonds de lapin dès potron-minet (miaow) et tenir une forme éblouissante, et bien que couché la veille avec 3g d'alcool par demi-litre de sang à 6h du matin, j'étais debout comme de juste dès 8h 9h30 pour le premier (ou presque) cour du matin.

Et comme de juste, dès 9h35, j'émettais un ronflement particulièrement sonore en plein amphi.
C'est vachement mal isolé, ces endroits là.

(…)

Entouré d'amis ayant la vexante habitude de prolonger leurs études au delà de toute décence, je me suis vite retrouvé en « décalage » (pour la lisibilité de cette phrase, j'ai du opter pour ce mot pour résumer la notion plus compliquée de bordel de merde je tiens plus la route passé 2h du mat) avec les dits-amis, capables enfin d'aligner des soirées ralongées quand après des années à les supplier tous les soirs à sortir avec moi, j'ai décidé de me ranger enfin un peu, surtout après que mon médecin m'ait indiqué que la crise cardiaque arrivait aussi au moins de 30 ans.

Probablement la seule profession dont on aimerait parfois un peu plus de langue de bois.

Effectivement, et les jeunes actifs vantés par les publicités pour Banques vous le confirmeront quand ils auront fini de sourire niaisement sur une affiche alors qu'ils viennent de s'endetter pour 25 ans pour un taudis à La Garenne sous bosquet sur Isère et y'a pas de quoi rire, dès lors que l'on commence à travailler sérieusement (sous entendu, sans ronfler dès 9h35 sur son clavier), on se retrouve assez rapidement pris d'une étrange panique quand sonnent les 1h du mat pétantes : oui, après des années à crier à tue tête en boite « ah ah ah, on aura qu'une heure pour dormir avant d'aller en cours ! Quoi ? Dormir ? Je rigole, on dormira pas ah ah ah », eh ben, on devient ses mornes et sinistres personnages qui calculent le temps de sommeil restant pour décuver chaque gramme d'alcool ingurgité et pouvoir prendre la douche réparatrice du matin, le jet d'eau dans la tronche pour se déciller les yeux.

Riez, étudiants qui lirez cette sombre prose : vous y viendrez vous aussi. Ah ah ah.

Ainsi, quand vos amis qui se la jouent Tanguy et qui continuent à étudier le moyen de retarder le plus moment d'arriver sur le marché du chomage en ingurgitant du Red-Bull light pour pas grossir mais noyé dans de la vodka frelatée vendue 180€ la bouteille dans une boite sans intérêt de Chatelet-Les Halles, vous êtes vite rattrapé par un Théorème que Pythagore me jalouserait s'il en avait la possibilité : distance de votre domicile – temps de sommeil théorique restant + fréquence des soupirs lassés de ma copine = je rentre chez moi, de toute façon la soirée n'a pas l'air d'être si drôle.

Et pour le lendemain, pas besoin de théorème, y'a une formule unique qui veut que 1° tu apprends que les autres ont passés une soirée folle dès que tu es parti 2° tu lances un regard noir de l'autre coté du lit d'ou surgit de temps à autre un ronflement sonore.

Quand ce n'est pas un pet.

Ce n'est pas pour rien que les histoires pour enfant s'arrêtent à « ils vécurent heureux » sans plus de détail.

(…)

Cependant, et si vous avez bien lu mon théorème foireux ci-dessus, il est une circonstance dans le monde où la complicité d'un crime est préférable à la vertue, et autrement dit quand j'arrête de caser du Sade pour faire cultivé -vainement-, il existe un cas où la vigueur de la jeunesse ne conduit pas à se coucher péniblement à 1h du matin quand les autres tombent sur le sosie de Bernard Minet dans la soirée : quand t'es loin de chez toi.

Loin des bases, loin du sommeil ! La difficulté pour atteindre son petit lit douillet quand il n'est pas envahi par 2 chats qui jouent à s'y positionner comme sur une grille de Morpion (je viens de comprendre l'origine de mes mals de dos : on dort très mal en Z) fait que l'on oublie ce lancinant besoin de sommeil que procure la vie active, et qu'on en redevient l'ado attardé qui se couchait à des heures au delà du raisonnable.

Et qui font qu'à un rendez-vous important le lendemain, on descendra coup sur coup 3 bouteilles d'Evian en 3 secondes devant son sérieux et médusé interlocuteur.

C'est un plaisir quasi jouissif, cela d'autant que l'on a coeur de prouver à ses potes qui vous ont trop vu rentrer lors de leurs visites dans votre ville à des heures ridicules que l'on a pas tant perdu de sa superbe.

Ce sont des moments glorieux, de hauts faits d'arme, mais il est important de ne jamais oublier de la part de ceux qui subissent ces invasions d'amis exubérants qu'il ne s'agit ni moins qu'une offensive des Ardennes, soit pas mal d'esbrouffe mais pas grand chose derrière pour assurer le roll back : l'arrivée des potes qu'on a envahis dans sa propre ville.

Ceci pour dire à mes amis qui croiraient (encore) que s'ils descendent de Paris en pensant que à 2h du matin, je serais encore à crier sur les ponts de la Garonne « non mais sérieux, vous voulez vraiment rentrer ? P'tites bites ! » que je risque de ne pas être aussi fringuant que j'ai pu potentiellement le paraître lors de nos dernières virées Parisiennes.

Sur ce je vous laisse, j'ai une partie de morpion sur le feu avec mes chats.

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 07:39

Je n'ai jamais prétendu ne pas être aussi influençable qu'un moulin à vent en zone de cataclysmes météorologiques récurrents.

En l'occurrence, lorsque je me suis rendu naïvement et les doigts de pieds en trèfle au cinéma pour voir un film récemment sorti, « d'amour et d'eau fraiche », je pensais que j'en sortirais simplement ulcéré contre le monde actuel, la boule au ventre contre les stages et la grenade dégoupillée en main contre les jobs à 3 sous.

Sauf que. La réalisatrice ayant du considérer qu'après tout, c'eut été con de pas profiter des moyens de la prod pour s'offrir des vacances avant l'heure au soleil, une partie du film est tournée dans le Languedoc-Roussilon, où les acteurs principaux du film copulent allègrement dans des petites rivières ensoleillées et perdues.

Je ne me souviens même plus si j'ai attendu que le générique de fin soit terminé pour appeler les offices de tourisme de la région et leur demander où le film avait été joué précisément, s'il vous plait.

… Ce qui était d'autant plus con qu'à 23H et des poussières, y'a que dans Zelda que tu tombes sur des indics qui se souviennent subitement que les palmes sont paumées entre les mains d'un poisson hideux au fin fond du Nord-Est de la carte.

Mes références commencent à dater, oui.

(…)

1 jour et demi plus tard.

Ma Brune et moi roulons allègrement (ce qui ne veut rien dire, c'est bien évidemment ma 306 qui roule. Enfin, qui essaye de rouler, vous avez compris l'idée) vers le Languedoc-Roussillon, bien décidé(e)s :
-    elle, à bronzer au soleil pour une petite après-midi romantique et tout et tout;
-    moi, à prouver que y'a pas besoin de s'appeler Pio Marmai et d'avoir les cheveux faussement rebelles pour s'envoyer en l'air dans une rivière au soleil, ah mais.

Passés les 30 premiers kilomètres roulés à 30 km/heure, ce qui n'est pas pour me mettre de meilleure humeur qu'un présidentiable faisant la une du Canard Enchainé, nous arrivons à Carcassonne, où nous quittons l'autoroute pour une jolie petite route de campagne à peine vallonnée. A tel point que dans un moment d'incons... de bonne humeur retrouvée, je propose à ma brune de reconduire, ce qu'elle dédaigne faire non sans avoir le visage qui se teinte d'une jolie petite couleur type Casper, le gentil fantôme.

Ce en quoi je ne manquerais pas de l'imiter, lorsque glosant sur la facilité avec laquelle ma brune aurait pu s'acquitter de cette tache, je devais monter sur les freins au détour d'un virage à 360° en descente hardcore longeant un abime aussi sans fin que l'affaire Woerth.

On se fait des frayeurs, parfois, comme ca.

Nous arrivons donc soulagés au village de Lagrasse, que ma douce môman nous avait chaudement recommandé, bien que la perspective même d'un « village » ne m'enthousiasmait moyen, parce que dans le film, ils étaient au bord d'une rivière mais pas dans un village, eux.

Très influençable, vous dis-je.

Nous garons la voiture, et entamons la recherche de la petite rivière, en parcourant des rues désertes, en nonobstant bien sur la myriades de touristes dont la tenue vestimentaire aurait été plus adéquate au milieu d'EuroDisney ou du Parc Astérix. Au choix.
Sinon, la rivière, nous la trouvons, vachement jolie, et tout et tout. Mais étant donné la présence d'une marmaille de marmots (le pléonasme, c'est pour faire bien imagé. Ce serait con que vous situez pas le décor), nous décidons de suivre un chemin qui longe la rivière, jusqu'à arriver 3km plus loin à un endroit drôlement isolé, et qui aurait pu être le comble du romantisme.

Oui, très clairement, ca aurait pu être chouette si ca n'avait pas été méchamment à l'ombre, et si la tempête de 99 n'y avait élu domicile.

Lorsqu'il commença à menacer de neiger, nous émigrions au soleil. Donc avec les marmots, les chiens qui font wouf, les mamans qui braillent, le bonheur, quoi.

Adieu veaux, vaches, couvées et rapports sexuels au milieu d'une rivière du Languedoc, pour résumer.

(…)

J'en étais encore à réfléchir à la lettre d'insulte que j'allais écrire à la réalisatrice pour mettre comme ca sous le nez des gens des fantas... rêves inaccessibles sans donner le lien sur Google Map, lorsque à la sortie d'un virage, un excès de soleil couchant dans mon pare-insectes (oui, un pare-brise aussi couvert d'insectes écrasés, je vois pas d'autre appellation possible) nous envoyait tout droit, où plutôt la 306, dans un fossé dont un viticulteur hilare allait nous sortir au tracteur, pendant que je maugréais sur cette chienne de vie, et tout ca.

Le romantisme, c'est plus ce que c'était.

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 22:43
Je m'appelle Nicolas. Nicolas, c'est en fait le prénom par lequel je déteste être appelé. Quand on m'appelle Nicolas, je suis immédiatement plongé à l'époque où je vivais une presque chambre sur laquelle donnaient 5 portes chez mes parents, et que mon père venait vérifier que je faisais mes devoirs, feignant d'ignorer le tiroir dans lequel je venais de ranger précipitamment un Gaston Lagaffe que je lisais discrètement pour la 857ème fois au lieu de m'intéresser à ce con de Pythagore qui me saoulait avec son théorème à la noix.

Avouez que à 26 ans, si vous vous êtes déjà servi à votre travail du théorème de cet empaffé de Grec, vous êtes tout de même un cas à part.

Et qui mérite de l'être.

Je vis à Toulouse, depuis 16 ans. Lorsque j'avais déménagé de Paris pour Toulouse, Toulouse me semblait la ville parfaite où vivre, je me suis même gobergé pendant mes années étudiantes de ce luxe de vivre dans une ville à taille humaine.

Et qui aujourd'hui, me semble insoutenable par sa taille ridiculement mesquine.

Alors que je me désespérais dans un boulot alimentaire qui menaçait de devenir un boulot tout court, j'ai eu la chance de tomber sur la carte Monopoly « Chance » qui m'amenait tout droit sur la case départ, ou plutôt au poste de responsable juridique d'un média qui en audience vérifiée par jour n'a rien à envier au talk show surévalué d'une vedette pâlissante de type Ruquier.

Ruquier ! Ah ah. Non mais sérieux, quoi.

J'ai eu tellement peur de finir comme un personnage de Houellebecq, genre le héros du domaine d'extension de la lutte, sinistre anonyme célibataire et déprimé ! J'ai aujourd'hui un appartement qui sans défriser un péteux de Neuilly, reste d'une taille confortable pour un Parisien habitué à ce que l'on appelle là bas une grande surface (20m²), mon appartement émargeant royalement à 60m², une adorable et jolie copine intelligente et qui ne le doit qu'à elle, et 2 chats roux mignons comme pas deux (enfin, si) mais tout de même un peu crétins, mais après tout, si on demandait à un chat de philosopher, Bernard Henri Levy serait académicien.
J'ai même un salaire honorable, pour une époque où la moitié de mes contemporains, soit une population née à l'époque où Ray Parker Jr beuglait qu'il faut faire appel à des chasseurs de fantôme quand tout va mal, nage entre stages pour la plus navrante des émissions de M6, genre 100% mag, et au mieux entre un CDD marketing à Rouen dans une brillante PME en cessation de paiement.

Quand tu es né dans les années 80, si t'es pas fils de, rentier ou PDG d'une startup qui se nomme Facebook, faut pas espérer faire tes courses ailleurs qu'à Lidl.

Je vis ma vie sans trop savoir où elle me mène, à savoir que la vie se joue comme aux échecs, cela dès le plus jeune age : dès 16 ans, tu dois savoir si tu te vois maitre du monde, dès 25 ans, tu dois savoir si tu seras dans une charrette lors du plan social qu'annoncera ta boite lorsque tu en auras 50.

J'ai vu mes parents divorcer l'année dernière, et je regarde mon adorable petite amie depuis en me demandant « quand, quand je ferais l'erreur fatale qui amène un couple sur deux au divorce ? », croyant naïvement que me réfugier dans un déni de mariage à la façon de Hugh Grant dans 4 mariages et 1 enterrement, un de mes films cultes, m'épargnera de connaître la désillusion de ses couples mariés si vite, endettés en un temps record pour l'achat d'une improbable maison dans la banlieue de Sarcelles, et enterrés sous les couches de leur progéniture beuglant un dimanche matin à 6h du mat que le « DVD du Roi Lion est rayé, papa. »

Effectivement, je ne songe pas pour l'instant à avoir des mouflets.

Mes amis m'appellent Nico, c'est la manière dont m'appellent les gens qui me montrent soit de la sympathie, soit que je suis dans le fond plutôt cool, en y regardant de pas trop près.

Et les aminches, je m'en vais reprendre ce blog là où je l'ai laissé.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 11:59
Bon, ok, cela devient n'importe quoi sur ce blog, n'empêche que probablement que dans mon délire schizophrène dans lequel je m'identifie à Gaston Lagaffe, j'ai coché la case "moi aussi, je suis un ami des bêtes".

Le premier qui m'inscrit à Confessions Intimes prend une baffe.

Bref, non content d'être déjà doté de 2 chats roux ronronnants (prononcez très rapidement), un adorable petit chat gris-blanc vient d'élire domicile dans la cour de mon immeuble, il est très affectueux et semble visiblement perdu, sinon abandonné.

Voilà à quoi ressemble le fauve :


Cliquez ici pour voir d'autres photos


Si l'un de mes petits lecteurs Toulousains voulait adopter le bestiau, il éviterait à un Nico stressé de la vie d'avoir le coeur fendu en 2 chaque fois qu'en rentrant chez lui, il retrouve cette petite boule de poils ronronnante collée aux jambes comme un vieux malabar mal machouillé (re-prononcez très rapidement).

Et si c'était le propriétaire de la bestiole qui tombé sur cet article m'écrivait, ce serait encore mieux, mais je fais partie des gens qui considèrent que à Lourdes, pour 10 pseudos miracles validés, il y'a eut 967 accidents de la route mortels.

Après ok, c'était du public de Pascal Sevran, mais tout de même.

Mon mail : Kiforever@hotmail.com
Si vous avez juste une idée de personne susceptible d'accueillir le bestiau, n'hésitez pas plus à lui transmettre mon mail.
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 21:23

Le lundi matin, c'est toujours aussi douloureux de se lever que de marcher pieds nus sur un tapis de fakir rouillé (et plus sous garantie constructeur, tiens).

 

Ca, c'est ce qui n'a pas changé depuis mes années fac.

Et qui ne changera pas le prochain quart de siècle, évidemment.

 

 Je me lève tous les matins de la semaine à 8h55, c'est à dire 10 minutes après que mon réveil ait sonné, donc 10 minutes en retard sur le temps minimal et incompressible qu'il me faudrait pour prendre ma douche, nourrir mon chat qui tente de me tuer en se foutant dans mes jambes quand je lui verse son miaoumiam qui sent mon arrière grand-mère, et parcourir sur mon vélo les 800 mètres qui me séparent de mon boulot.

 

Sans parler du fait que mon vélo ne trouve rien de mieux à faire pour me retarder un peu plus que de dérailler lorsque le feu vient de passer au vert et qu'un bus au format char Leclerc vient de prendre juste derrière moi une accélération de formule 1.

 

Le lundi donc, arrivé cardiaque à mon poste de travail à 9H39 9H30 précises, ma première activité consiste à trouver la bouilloire dans la cuisine de mon boulot, chose particulièrement difficile lorsque l'on a les yeux d'un lapin atteint de la myxomatose un lundi matin à 9H40 9H31.

 

… Mes collègues vont enfin comprendre pourquoi la moitié de la bouilloire est répandue sur le sol chaque matin.

 

Mon café chaud, je m'installe devant mon ordinateur portable de boulot, impeccablement rangé en face de moi, ainsi que devant ce qui fut un temps un quart de la forêt Amazonienne, et qui se présente aujourd'hui sous la forme certes moins glamour de contrats, courriers d'insultes d'avocats teigneux, bref, plein de petites choses qu'on a pas envie de voir en sirotant son café brulant.

 

Raison pour laquelle je me plonge en lieu et place dans la lecture attentive de mes mails reçus le week-end.

... Mails qui contiennent des contrats, des litanies d'injures d'avocats teigneux ET numériques, etc ...

 

A midi, je sors de la lecture de toute cette prose pour constater que j'ai encore oublié d'organiser mon déjeuner, alors que la veille je m'étais invariablement juré de le rendre utile en en profitant pour entretenir mon réseau de contact.

 

En plus, je suis trop sur que Francois F. serait disponible, pris comme ca par surprise un lundi midi.

 

L'après midi, j'épluche enfin le courrier qui fait ressembler mon bureau au pont de San Francisco lors du tremblement de terre de 1906, et je commence à répondre aux plus urgents, voir même j'empoigne mon téléphone pour déminer de suite le terrain avec l'auteur de la missive incendiaire si je sens qu'il est à deux doigts d'envoyer l'armée, sinon l'Otan chez nous.

 

Y'a des nerveux, tout de même.

 

Quoique théoriquement, je pourrais me permettre de quitter le boulot à 18h sans trop m’angoisser sur une probabilité plus ou moins forte de devoir aller à court terme me faire expliquer à l’ANPE comment on rédige un CV par une andouille même pas foutue de faire la différence entre un Complément d’objet direct et indirect (et bim, j’ai insinué le doute en vous d’un coup, là !), ce n’est qu’à 19h les yeux aussi explosés sur mon écran que s’ils avaient fait un séjour au four à micro-ondes que je pars, histoire d’attraper ma brune à la sortie de son boulot.

 

Et chaque lundi à 19h, je me dis que j’aurais mieux fait de rentrer direct à la maison plutôt que passer 30 minutes à chercher l’improbable station de vélib qui ne ressemble pas au crâne de Michel Drucker.

 

C’est fou ce que c’est vide, une station de vélib un lundi à 19h.

 

Fin de journée donc pour le lundi, la brune et moi ressembleront généralement ce soir là, effondrés sur le canapé, à 2 croutes de fromage Président dans un frigo dévasté.

 

Parce que j’ai évidemment oublié toute la journée d’appeler du monde pour sortir ce soir là.

Putain de lundi.

 

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 13:00

En France, nous entretenons un rapport avec la justice proche de celui qu'entretiennent les hommes avec les sites pornographiques : on adore, mais on se damnerait bien avant de le reconnaître.

... Surtout si la petite amie tend l'oreille lorsque la conversation s'oriente sur ce délicat sujet.

Pourquoi cette comparaison si foireuse que Eolas, en eut-il vent, songerait à me bannir à vie de son inestimable blog ? Parce que la moindre discussion avec le premier quidam venu vous amènera à vous rendre compte que le droit occupe incroyablement les discussions, même les plus navrantes.

Il est particulièrement éprouvant d'avoir les oreilles qui trainent lorsque l'on prend un café en terrasse.

Dans les discussions, combien de fois avez vous pu entendre cette pitoyable affirmation assénée avec autant d'autorité qu'un uppercut décroché à un arbitre par une star du Catch, «  non mais ça on doit pas avoir le droit ... » ?

Tiens, j'en ai la bave aux lèvres et des convulsions d'épileptiques rien que de la citer, c'est dire.

Et d'ailleurs, pour répondre à cette première affirmation consternante : Il ne faut jamais se demander si « on a le droit de faire quelque chose », mais au contraire, « qu'est ce que je risque réellement si je fais cette chose, de la part de qui, dans combien de temps ? » . Ah mais.

Bien que la France consacre à sa justice un budget (35ème au niveau du Continent Européen, si si) qui ferait hurler de rire la Corée du Nord, et que ses prisons soient régulièrement dénoncées comme les pires d'Europe, les Français se passionnent donc pour le droit.

Et pourtant, ils en ont une peur bleue.
... Peut-être justement parce que bien que le chaland lambda tienne souvent le raisonnement « après tout, si un type est en prison, c'est bien qu'il l'a cherché », ce dernier chaland n'aimerait pas aller vérifier de plus près en tant qu'invité d'honneur que oui, la prison Française est une horreur sans nom qui ferait hurler d'épouvante le réalisateur de Cannibal Holocaust.

J'en ai la nausée rien que de citer le titre de cette abomination de film, tiens.

Voici quelques infos qui me semblent particulièrement utiles pour ces angoissés de l'assignation qui songent à s'ouvrir les veines dès qu'ils reçoivent un courrier de menaces de poursuites judiciaires.

Premièrement, beaucoup des personnes qui menacent de porter plainte, comme c'est par exemple fortuit le cas de Orange envers Free, ne passent en fait jamais à l'acte. Une myriade de dictateurs en herbe passent leur temps à pousser des jérémiades et menacer la terre entière de poursuites extravagantes, mais une fois les micros de journalistes pas très regardant retirés, les assignations mettent un temps étonnant à arriver (certains les attendent toujours X années après les faits ...), et quand elles arrivent, il est même courant que l'affaire n'aille pas jusqu'au procès, le demandeur ayant la faculté de retirer sa plainte sans dommage.

... C'est par exemple le cas d'un président de la République dans une histoire de Sms, qui une fois que les médias avaient relayé sa plainte pour diffamation, a pu tranquillement retirer sa plainte, le défendeur ayant fait des vagues excuses sans pour autant renier l'info passée.

Ensuite, assignation ne vaut pas condamnation, loin s'en faut. S'il y'a de quoi paniquer lorsque l'on lit les conclusions de la partie adverse, qui si elles étaient suivies par le juge conduirait le défendeur à devoir payer à son poursuivant de quoi financer la reconstruction du World Trade Center, dans les faits, le juge rabaisse ces demandes à des sommes infiniment plus raisonnables, en prenant en compte -en cas de condamnation- les revenus de la partie qui succombe, comprenez, qui perd le procès.

Ainsi, quand un comique qui a fait de sa profession de ridiculiser des gens sur la voie publique attaque un site comme Dailymotion, il réclame plusieurs millions d'euros, que le juge se fera un plaisir de ramener à une somme avoisinant quelques centaines d'euros, si condamnation il y'a, évidemment.

... Intéressez vous à l'actualité juridique du droit sur internet, et vous vous rendrez compte que sont les comiques les plus légers avec le droit à l'image qui sont les plus prompts à saisir tous les tribunaux de France et de Navarre.

Tiens, une autre légende probablement entretenue par les mauvaises séries, américaines ou françaises : une bonne partie de la population semble persuadée que lorsqu'une personne perd un procès, elle doit payer ce à quoi elle a été condamnée, son avocat ET l'avocat de la partie adverse triomphante.

C'est monstrueusement inexact, à tout le moins, particulièrement incomplet.

Lorsque l'on perd un procès, le juge indique les motifs de cette défaite, et chiffre les dédommagements pour chaque motifs, à condition que l'avocat adverse en ait fait la demande et surtout, il n'attribue jamais plus que ce qu'à réclamé l'avocat pour le motif : c'est aussi pour cette raison que les avocats annoncent des demandes de dédommagement astronomiques, ils laissent ainsi le choix au juge de fixer son prix à l'intérieur de la fourchette qu'ils lui ont proposé.

... Ce qui n'empêche pas des journalistes un brin niais de titrer « Société X se voit réclamer 1 trilliard en Justice par société Y ! ».

Concernant les frais d'avocat, ils sont visés par l'un de ces motifs énoncés par le juge, c'est à dire que le juge va estimer quelle somme aurait été raisonnable pour assurer sa défense, et dire que la partie triomphante ne pourra réclamer plus que cette somme à la partie adverse sur ce point (dans les décisions de justice, il s'agit le plus souvent du motif terminant par « sur le fondement de l'article 700 du (N)CPC »).

En fait, ce point est réellement important puisqu'il signifie qu'il ne sert à rien de se lancer dans une course aux armements en avocats et prendre les 25 meilleurs (j'ai failli dire les plus murs, sic) du moment pour s'assurer une victoire qui serait en plus financée par le perdant : le gagnant devra assumer les honoraires de ces 25 super-avocats, qui lui couteront beaucoup plus cher que ce qu'il aura gagné au perdant.

Une victoire à la Pyrrhus, en somme.

Tout cela pour dire donc que non, il ne faut pas songer à chercher sur Ebay des pilules de Cyanure lorsque l'on reçoit une assignation, rien n'est grave et même que si tout se passe bien, la partie adverse sera ridiculisée par la décision de justice répondant par la négative à ses demandes et la condamnant à vous verser des indemnités, décision de justice que vous pourrez même vous payer le luxe sous certaines conditions de publier sur internet histoire de bien enfoncer le couteau dans la plaie ouverte affectée de gangrène gazeuse.

... Ca y'est, je repense à Cannibal Holocaust.
Berk.

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 13:41

Hier, en fin d'après midi.

Je me dirigeais en compagnie de Mat de la première table encore disponible de la Place St George et qui n'appartienne pas à cet escroc et où l'on est servi comme un violeur multirécidiviste en prison de bar « le Braveheart » (certains noms ont été modifiés très subtilement pour protéger l'anonymat des bars qui se croient sur les Champs-Elysées, à tort), lorsque je passais devant un groupe de personnes que j'ai vaguement connu à la fac de droit, vaguement parce que je n'étais pas leur plus grand fan. La réciproque était par ailleurs tout aussi vraie.

C'est marrant de se dire des kékés qu'ils finissent tôt ou tard par devenir de la petite bourgeoisie.

Pendant que Mat se tenait raisonnablement à distance, ayant lui l'intelligence de savoir reconnaître un sourire narquois qui prépare un échange assassin « l'air de rien », je me montrais beaucoup plus téméraire, et avec l'innocence de l'agneau se dirigeant vers un plat de sushis périmé depuis un mois, je montrais patte blanche en serrant la main qui m'était hypocritement tendue.

Mon coté maso, probablement.

« Hey, Poi-rier. »

Je n'ai jamais été appelé par mon nom que par des personnes masquant très difficilement une ironie à peine masquée à mon endroit.

« ... Grand Nicolas ... », poursuivit-il.

Mon blog. Le sourire hypocrite n'était qu'un moyen de m'attirer à leur table, histoire de pouvoir me faire déblatérer sur mon blog et pouvoir se foutre de mon pif une fois que je me serais éloigné (voir même avant, en fait), un peu comme le ferait ce pâle type de Brochant un mercredi soir avec ces potes, sans se rendre compte que dans le fond, le plus grotesque reste le crétin qui s'habille comme un Mickey de parade à Eurodisney pour aller taper dans une petite balle blanche en poussant des gros rires gras sur une blague qui aurait fait frissonner d'horreur Bigard.

Le sport des truffes, tiens.

« Ouais. », j'ai conclu, avant de tourner les talons, indifférent, pour aller vérifier en compagnie de Mat si la bière n'était pas plus fraiche ailleurs.

Il m'aura fallu 10 ans pour comprendre ce qui me manquait pour me foutre royalement des remarques acrimonieuses qui ont commenté, un jour où l'autre, ma personnalité il est vrai parfois déroutante.

... Une petite amie de rêve, un boulot génial et avoir écrasé le nez de quelques avocats devant des juges du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Ça valait le coup d'attendre.


Ps : Non, je n'arrête plus ce blog. Je publierais quand je pourrais et sur des sujets moins « perso » que avant, mais dans le fond, ca reste mon « chez moi », et après tout, ce sera normal si cela ne ressemble plus au blog du début : on change tous.

Et j'aurais économisé un psy grâce à ce post pour être ainsi capable de rajouter : "heureusement".

Ps 2 : non, j'ai tout de même plus de cheveux et moins de ventre que Villeret dans le Diner de Cons.
Ah, mais.


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