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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !

Vendredi 23 janvier 2009


Depuis quelques temps, lorsque je croise dans la rue ces espèces d'êtres bizarres à la coupe militaire sur le coté et chevaline sur le dessus, je ne peux pas m'empêcher de réprimer un violent haut le cœur, rien qu'à l'idée qu'ils doivent selon toute probabilité graviter autour des 16 ans, et que ma foi, c'est l'âge à partir duquel j'ai connu une bonne partie de mes amis d'aujourd'hui.

Et quand rentré à la maison, je regarde une photo de cette époque, je me dis que la vache, on revient de loin, tout de même.

Le lycée, plus je m'en éloigne (notez bien que je ne dis pas encore la même chose de la fac, alors qu'il s'agit là encore bel et bien d'une période honteusement révolue), plus j'y repense non sans une certaine tendresse, ce qui peut sembler paradoxal de la part de quelqu'un ne manquant jamais une occasion d'aller s'y « soulager » en revenant de la Place St Pierre, rite immuable auquel nous sacrifions d'ailleurs régulièrement avec mes amis.

C'est dit le plus innocemment possible, mais petits lycéens de Fermat : ne vous appuyez jamais au grand portail vert.

... Ou l'on pourrait voir réapparaître des épidémies de type Peste noire dans la ville rose incessement sous peu, disons.

« Tuer le lycée », expression qui mériterait d'être aussi largement consacrée que celle visant le père, j'avais commencé à le faire dès ma dernière année dans ses locaux. Je pourrais même remonter plus loin, c'est à dire au jour où une CPE qui m'avait pris en affection m'avait donné le plus singulier conseil que puisse asséner une CPE à un lycéen s'angoissant à la vue de ses notes dépassant que très rarement la température de l'eau sous la banquise : « Nico, après tout, tu t'en fiches de tes notes, il n'y a plus de barrages qui puissent te contraindre de redoubler (j'étais en première), il te faudra juste avoir le Bac dans 2 ans, point barre ! ».

... Ma vie ne serait plus jamais la même.
Sans parler de mes résultats à venir, qui virèrent d'indécents de médiocrité à consternant de nullité en moins de deux.

Ceci étant, je n'ai jamais aussi bien « tué » le lycée que lorsque j'ai mêlé cette antre du non-dit bien pensant, où l'on pouvait se ramasser une heure de colle pour un bisou de couloir avec un peu trop de langue, bref, cette maison n'illustrant que trop bien le foyer du bon petit diable (ce nul bouquin que l'on s'est tous tapés en primaire, rah !) et dirigée par la main de fer d'une femme aussi glamour et joyeuse qu'une mère Térésa engagée dans les Marines.

Je suis devenu terriblement nuancé, décidément.

C'est ainsi que au cours de l'année 2002, j'allais passer les quelques jours qui servent théoriquement à réviser le Bac (tout au long de mes études, ma notion de révision s'est le plus apparentée à la notion de « première lecture découverte, la veille de l'épreuve aux alentours de 3h du mat ... ») à trainer au lycée avec ma blonde d'alors, qui en plus d'être ma « première », avait l'exquise qualité d'être l'illustration parfaite de la personne n'ayant pas froid aux yeux.

J'ai ... beaucoup appris à son contact, pour rester toujours en termes courtois.

En salles d'études, au rez de chaussée, j'allais particulièrement réviser les sciences physiques, lorsque j'allais découvrir les joies de, hum, les révisions « survolées » à deux de la mécanique des fluides.

Ce qui amena la (jolie) blonde a ce sobre constat qui restera gravé à vie dans ma mémoire :
« C'est que c'est puissant, ces trucs là ! »

Vu que nous ne sommes plus à proprement parler en très bons termes, elle ne pourra contester cette affirmation particulièrement flatteuse à mon endroit.

Le mur, lui, serait un témoin beaucoup plus loquace.

Cependant, l'apogée de mes révisions et de la destruction du mythe du lycée à inciter Michael Scofield de laisser son frère faire joujou avec la prise électrique plutôt que d'y mettre les pieds, reste le jour où nous nous rendîmes à la salle 301, le numéro d'une salle désignant fort ironiquement comme dans un hôtel l'étage à laquelle elle se trouve.


... Je ne me suis jamais, jamais, jamais remis (totalement) de la crise de fou rire qui m'a pris lorsque je recevais, quelques jours plus tard, le SMS suivant :
« Je suis en philo, salle 301. Cela fait tout de même bizarre de voir ma prof poser sa main là où j'ai posé mon cul ... »

... Hum, euh. Je suis confus.


Par Nicopoi
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Lundi 25 août 2008

Lorsque en 1999, je suis rentré au Lycée Fermat à la suite d'un malentendu (j'avais fait une troisième potable qui avait fait oublier les 4 années précédentes aussi imbuvables que la Seinoise), les portables, les sms, internet, tout cela n'existait pas et on faisait avec les moyens du bord pour communiquer entre co-détenus (Prison Break s'inspire énormément de l'univers joyeusement charmant du Lycée Fermat) : des bouts de papier circulant de tables en tables, papiers se noircissant au fur et à mesure des remarques de ceux qui avaient dans le fond rien à dire.

Le niveau intellectuel de ces discussions ne dépassait que très rarement le QI nécessaire pour suivre de bout en bout une émission de Stéphane Bern, par exemple fortuit.

Étant de nature un brin fétichiste, j'ai conservé beaucoup de ces petits papiers, et je m'amuse à les relire de temps à autre, étonné de voir comme les quelques petites années me séparant de cette époque très récente (Mmm ? 1999, c'était il y'a 10 ans ? Argh gasp glubs !) ont suffi à altérer certains souvenirs que je me suis fait de mes aventures sentimentales d'alors, au point d'en être parfois en plus totale contradiction avec les faits qu'un non lieu sanctionnant l'affaire des frégates de Taïwan.

Non, parce qu'il est tout de même bizarre que j'ai pu tenir, avec la niaise de service prête à déblatérer toutes les crétineries du monde sur une simple feuille A4, et 3 semaines avant de pleurer « l'ingrate qui m'avait largué mais je l'aime bouhouhou », la conversation suivante :
- Non mais t'imagine cette salope ce qu'elle m'a fait ?
- Ouais t'as trop raison les autres filles savent pas ce qu'elles veulent .
- Elle refuse de sortir un samedi ! Je rêve !
- T'as trop raison, c'est dégueu ce qu'elle te fait !
- De toute façon j'en ai marre, moi je vais prendre les devants et en trouver une autre, et puis si elle me rase trop je la largue, hein, parce que bon !
- Moi les mecs je les capte pas trop, mais faut dire le mien en a 42 ...

A la réflexion, je ne suis même pas sur que nous lisions nos réponses respectives.

(...)

Les bouts de papiers furent l'occasion d'un mini drame dont j'allais être l'heureux protagoniste, déjà habitué à 16 ans à cumuler les bourdes aux conséquences aussi néfastes qu'une brune au volant de la 306 rouge de son brun.

Je ne saurais jamais si mon assurance aurait couvert l'emboutissement d'une paire de cyclistes roulant bêtement sur la piste cyclable.

C'est ainsi que je nourrissais, en ce mois de Octobre 1999, un début d'idylle avec une certaine Anne-Laure, qu'il m'arrivait de plus en plus régulièrement de raccompagner jusqu'à son domicile en gloussant bêtement sur des lourderies pleines de sous entendus pas discret du tout comme savent si bien en dire des lycéens à peine boutonneux mais très puceaux.

C'était il y'a 10 ans, hein.
Putain, quand même, 10 ans.

Le drame se produisit lors d'un cour d'Espagnol, durant lequel la prof respectait parfaitement le programme de l'éducation nationale en nous faisant lire un texte sur un poulet qui refusait de se faire manger avec du Guacamol ou une sauce burger king (tout anachronisme mis à part, l'action étant censée se produire au XVIème siècle).

Et comme le font tous les lycéens qui ont bien compris qu'il y'a très peu de chances qu'ils soient confrontés à un poulet difficile lorsqu'ils feront du tourisme en Espagne : je n'écoutais pas un traitre mot de ces pitoyables élucubrations linguistiques.

C'est ainsi que très rapidement, ma voisine de bureau se mit à entamer une conversation « écrite », conversation au demeurant très suivie par Anne-Laure, elle même voisine de ma voisine.

Je viens de comprendre que ma voisine était en mission commandée.
C'est fou ce que l'on peut apprendre en à peine 10 ans.

Après avoir médit sur des histoires de Mac Chicken où de ce genre, la conversation s'orientait très vite sur les vues que pouvait avoir votre modeste serviteur sur « l'une ou l'autre des filles de la classe, t'es pas obligé de répondre hein hi hi ! »

Moi : Oui, y'en a une qui me plait beaucoup.

Anne Laure rougit tout en louchant de plus en plus difficilement entre le tableau et le papelard qui circule à moins d'un mètre d'elle.

Ma voisine : Elle est comment ?

Moi : Brune, elle est très jolie et j'adore parler avec elle, je passe de plus en plus de temps avec elle.

C'est sur : la ventilation commençait à devenir nettement insuffisante pour certaines brunes présentes dans la pièce.

Ma voisine : C'est qui ?

Moi : ... Titi.

(...)

Sur qu'à l'époque et si les portables avaient existé, celui d'Anne Laure m'aurait servi à remplacer mon nez trop encastré dans mon crane suite à la collision intervenue lors d'un vif accès de mauvaise humeur de la part de la brune.

Convenons donc que les bouts de papier, c'était tout de même autrement moins dangereux.
... Que mon manque de cohérence persistant depuis 10 ans ? Entre autre.

























Nota Bene : Tiens, puisque l'on est dans le scolaire ... Si toi aussi tu as passé 3 mois de Mai et autant de Septembre à t'arracher les cheveux sur le droit Administratif, ou pire, si tu bosses actuellement ce droit Administratif parce qu'un malheureux concours de circonstances (par exemple : tu t'es retourné un ongle au moment de réviser pour la première session, ce qui t'as causé une douleur physique et morale insurmontable) fait que tu te retrouves à la repêche de Septembre (ne crois pas que je compatis : j'en ai bavé, y'a pas de raison que se soit pas ton tour, ordure. Et non, je n'excelle pas dans le soutien moral), alors cette vidéo est pour toi :


Par Nicopoi
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Mercredi 2 juillet 2008
C'était l'été 2003.
A Platja d'Aro, le genre de ville estivale dont on ne sait jamais si elle appartient au registre de la « ville de plage » ou à celui moins rose de « Centre commercial géant cauchemardesque ».

L'été 2003, c'est le genre d'été dont je gardes à tord 5 ans plus tard un souvenir paradisiaque, alors que quand j'y repenses, comme ça à brule pourpoint, il ne m'en revient que des souvenirs cuisants.

Elle s'appelait Marine. Une blonde jolie et dont la simple vue donnait des envies d'exil en sa compagnie sur une ile déserte du Pacifique, en priant pour qu'un avion remplit de crétins au passé chargé ne vienne pas s'y planter bêtement.

J'ai toujours eu un faible pour les blondes.
... Et fatalement : les blondes ont toujours exploité mon faible pour elles.

Je l'avais vu pour la première fois alors qu'un petit « eh oh ! » , prononcé d'une voix cajoleuse, m'avait incité à jeter un coup d'œil par dessus la rambarde du balcon où je cramais au 3ème degré paisiblement, balcon d'un appartement de vacances (comprenez : une horreur sans nom) de 40m² ou mes amis et moi nous étions joyeusement entassés pour la première quinzaine d'Août.

Elle m'avait jeté un sourire qui avait instantanément achevé de me faire fondre.

Il me la fallait. Coute que coute.

J'ai alors fait ce que fait tout mâle de 19 ans révolus pour séduire une fille qui lui plait : rien.
Ou plutôt si. Une accumulation de bourdes me conduisant dans les situations les plus grotesques, des rires crétins à ce que je prenais pour ses plaisanteries et qui n'en étaient pas, et fausses bouderies afin de susciter sa curiosité, mais qui dans les faits, se traduisaient par un total désintérêt de sa part.

Les lapins eussent-ils été inspirés par mes méthodes de drague, qu'ils ne feraient pas l'objet de railleries comme c'est actuellement le cas sur leurs méthodes de reproduction.

D'ailleurs, ils feraient tout simplement partie de la liste des espèces en voie de disparition.

A court d'arguments, j'allais improviser une stratégie n'ayant rien à envier à celle qui conduisit Napoléon III tout droit à Sedan. Dans un bouquin que je lui avais prêté, « American Psycho », j'allais écrire à une page à laquelle elle arriverait, tôt ou tard, ces quelques mots d'une poésie rare et dont j'ai l'usage facile :

« Je te veux ».

(...)

J'avais écrit cela à 150 pages de celle où elle se situait.
Elle ne l'a vu que 2 ans plus tard, alors que pendant que je lui faisais l'exposé « qu'elle n'arrivait pas à faire et tu es décidément trop gentil » (sic.), je lui avais montré timidement ce qu'elle avait raté.

150 pages, cela faisait un peu beaucoup tout de même.

D'autant qu'après qu'elle se soit mise à sortir avec un crétin à collier dent de requin garantie en acier inox, elle n'avait plus beaucoup de temps pour lire, forcément ...


Nota Bene :
Aucun égo n'a été sauvagement piétiné durant la réalisation de ce post.
... Je n'ai plus d'égo depuis belle lurette.



Par Nicopoi
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Dimanche 17 février 2008
Au lycée , il y'en a une par classe .

La fille avec laquelle tout le monde aimerait sortir . Un peu décalée , un peu plus rigolote , un peu plus énigmatique ... et toujours , de loin la plus jolie . 
Dans ma classe de première , elle s'appelait Camille .

... Et j'ai passé l'année à lui courir après . Enfin , si on peut appeler ça comme ça . Car il y'a une règle de base qui prévaut en matière de drague , pour tout bon lycéen timide qui se respecte : on ne drague pas . On fait des sous-entendus tellement vagues que le père Fourras passerait en comparaison pour quelqu'un de franchement direct ; on organise des soirées où bien évidemment vient la terre entière , et parfois plus , sauf celle que l'on espérait y voir . On tente de paraître un peu plus sûr de soit et séduisant qu'on ne l'a laissé paraître jusque là , et paf .
On sort (presque) sans faire exprès avec une amies de la Camille .

Et on se retient de s'auto-étriper quand on l'entend après vous dire « c'est trop bien , je suis trop contente pour toi ! » 

Avec difficulté , il va de soit .

(...)

Fan d'Eric Clapton au point que ma soeur devient limite épileptique lorsque raisonnent les premières notes de My Father's Eyes , j'avais sautillé un petit peu partout de facon pas forcément cohérente lorsque j'avais appris , ce mois de Novembre 2000 , que ce dernier allait faire un concert à Toulouse .

Probable que son producteur était bourré lorsqu'il avait réalisé l'agenda de la tournée .

Ni une ni deux , j'avais acheté 2 places , comptant attribuer l'une d'elle à mon père de manière à ce que nous vivions ce concert historique (moi ? M'emporter ? Comme si c'était mon genre) ensemble .

... Mais forcément , mon sang n'a fait qu'un tour lorsqu'ayant évoqué ingénument avec Camille le fait que j'aille voir le Dieu de la guitare , cette dernière me regardait avec des grands yeux brillants comme m'en fait Léo quand je me dirige vers le paquet de croquettes Whiskas , et me répondait , d'une petite voix toute douce :
« Oh , c'est génial , j'aurais bien aimé y aller moi aussi ! »


... Honnêtement , qui n'aurait pas répondu instantanément et d'une voix balbutiante « Glubs ! Ca tombe bien , j'ai une place en trop ! » ???

Et puis après tout et quoiqu'il en dise , mon père n'a pas eu trop de difficulté à acheter (cher) une troisième place : pas de quoi renier notre lien filial comme il menaca de le faire un peu à la vite , donc .

Sont bien insensibles aux histoires de coeur lycéennes , ses darons .

(...)

Le soir même , Concert-2H .

Le Nico frétille d'impatience , ce qui se traduit par une tendance extrême au bond de lapin en salon (sous l'oeil médusé de l'autorité parentale) , et compte depuis déjà une bonne demi-heure les minutes qui le séparent de l'heure à laquelle il doit joindre la Camille pour lui donner un point de rendez vous avant le concert .

Pas qu'il se fasse tout un film sur le déroulement de la soirée , mais un peu tout de même , quoi .

Il empoigne le téléphone fixe . Fixe , parce que à l'époque , le téléphone portable était un luxe que l'inexistence du droit au découvert rendait fatalement impossible .

A la différence majeure d'aujourd'hui , donc .

« La ligne de votre correspondant est occupée . Veuillez renouveler votre appel ultérieurement . »

Allons bon . Pas grave , le Nico , point du tout perturbé par le contretemps , va s'allumer une cigarette sur le balcon , non sans avoir esquissé un nouveau saut de lapin se faisant .

2ème essai
« Tut , Tut , Tut , Tut , Tut , Tut ... »
Vous l'aurez compris : Tut , quoi .

C'est ce jour-ci que j'ai expérimenté le concept de 2 cigarette fumées à la fois .

Oh , et puis plein de concepts tout court , vu qu'à chaque nouvelle tentative , cette poufiasse de voix enregistrée m'enjoignait de renouveler mon appel (« mais tu crois quoi sinistre buse ? Que je comptais envoyer un télégramme ? ») , ou le téléphone sonnait dans le vide , plus sobrement .

N'empêche , cela m'a guéri du bond de lapin .
Au moins 3 semaines .

(...)

J'ai passé le concert avec un type que je ne connaissais pas , et à qui j'avais vendu la place en catastrophe à un prix grotesque , parce que la demoiselle n'a jamais répondu au téléphone lorsque je tentais de la joindre désespérement (et frénétiquement , vous l'aurez compris) pour lui donner rendez vous sur place .

J'ai beaucoup médité sur le concept de défenestration lorsqu'elle m'a dit le lendemain , des trémolos vachement émouvant dans la voix , « C'est con , j'ai raté ton appel à 10 minutes près et après j'ai cherché à te joindre mais tu n'avais pas de portable ... »

Le lycée , c'était vraiment que des années de merde , en fait .

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Par Kane
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Dimanche 13 janvier 2008

« ... Non , non , mais c'est une rupture à l'amiable , on reste bons amis ... »

Combien de crétins évoquent en ces termes , à leurs amis , la rupture survenue récemment avec celle qu'ils dépeignaient il y'a encore 2 semaines comme la muse et sirène de leur vie ?

C'est d'autant plus marrant que 3 semaines de plus , et ils n'auront plus le moindre état d'ame à la traiter de thon fini .

En effet , avez vous remarqué cette inénarrable tendance qu'ont des exs à s'envoyer , sous le couvert de leur bonne amitié , les pires vannes qui soient , avec une prédiction pour le registre vanne sadique lorsqu'elles sont émises par des filles ?

Avec leur esprit retors , faut avouer qu'elles y sont prédestinées , quoi .
Si , si , mesdemoiselles . J'insiste .

Quelles sont les vacheries que j'ai pu subir en tant qu'ex/bon ami ? J'en ai tout de même connues un certain nombre , tiens . Y'a une formule mathématique très simple qui permet de s'en souvenir : on prend le nombre d'exs-bonnes amies , on multiplie par le nombre de mois passé avec elles , et paf . On sait combien de fois on s'est pris dans la tronche des ignominies innommables .

C'est fou comme on se fait des idées , ayant oublié dans un moment d'égarement cette règle , j'étais persuadé qu'en ce qui me concerne , le nombre de vacheries entendu était proche de + l'infini .
Comme quoi !

Bon , histoire de pas tomber dans la narration verbeuse (comme si c'était mon genre , tiens) , on va prendre deux exemples au hasard parmi d'autres qui me reviennent comme ca d'un coup sans prévenir : disons F**** et J**** .

C'est fou le hasard , tout de même .

En terme de vacheries et concernant F**** (quel est le salaud qui a dit pléonasme ? Ah merde , c'est moi) , en dehors du fait que contraint de partir à sa recherche dans Toulouse après qu'elle ait filé sans prévenir j'ai du ne pas m'attarder devant le seul groupe de musique assez dément pour jouer du Mike and The Mechanics (véridique , si si j'vous jure !) un soir de fête de la musique , il me revient les sympathiques vacheries dont elle me gratifia post rupture , lorsqu'elle s'amusa à me comparer à son nouveau mec , sous la forme de « lui , il m'apporte les croissants au lit . Tu ne le faisais plus , toi » , ou bien de « lui , il accepte de rester 3h50 au téléphone sans broncher . Tu ne le faisais plus , toi » , et encore de « lui , cela ne le dérange pas que je fasse une tête pendant l'orgasme que l'on fait en temps normal quand on croit à tord que l'on va éternuer . Tu ne supportais plus , toi ... »

Ah non , elle a jamais dit cette dernière phrase , en y repensant .
Enfin , elle aurait pu , vous aviez compris l'idée , disons .

J**** , en dehors du fait qu'elle me montrait sur son téléphone portable les photos qu'elle avait prise des fesses de ses nouveaux amants , s'était montrée tout de même plus subtile dans la vacherie (quoi , pas convaincus ?) , m'attaquant sur le seul point qui puisse réellement et à coup sur toucher n'importe quel homme normalement constitué et lui arracher un glapissement désespéré face à une odieuse calomnie sur pareil sujet .

Elle m'a attaqué sur mes gouts musicaux .
What else , tiens .

« Au moins , je suis sur d'une chose avec toi ! A part s'il me prenait l'envie d'écouter Nostalgie ou radio bleue , je ne risque pas de tomber sur une chanson à la radio qui me fasse penser à toi ! » , qu'elle disait .

Rah , y'a de ces vilénies dites en ce bas monde , tout de même .

Bref , étant toutefois , et je le sais contrairement aux apparences mais on fait ce qu'on peut quand on s'appelle Nico , quelqu'un de franchement pas rancunier , je n'ai jamais répliqué à cette perfide attaque en dessous de la ceinture , ce qui n'est pas loin d'être une de mes plus grandes fierté , pas loin derrière celle que j'éprouve lorsque j'arrive à nouer un lacet qui tienne plus de 200 mètres .

... ce qui ne m'empêche toutefois pas de glousser doucement lorsque je pense au fait anodin que Mika , qui est encore loin de postuler pour Radio bleue , a sorti une chanson intitulée Over My Shoulder , que Colbie Caillat (si si elle est connue) chante avec sensualité une chanson où elle passe le plus clair de son temps et sans véritable raison apparente à s'inquiéter elle aussi pour le dessus de ses cheveux (mais bordel , elle veut dire quoi cette expression ?) , que Thedo a composé une chanson mondialement connue même que l'on en parle sur Mars qui s'appelle On My Shoulders , que Jean Pierre Gaillard parle de l'augmentation du cours de l'action Heald and Shoulders , que ...



... En raison d'un incident technique indépendant de notre volonté (notre rédacteur unique a été interné dans un hopital psychiatrique , ses dernières paroles ont été « Shoulders ! Encore Shoulders ! Gloups Gnap Gnap ! ») , ce blog reprendra donc dans les plus brefs délais , le temps d'une bonne douche au jet glacé selon le docteur suivant ce nouveau cas désolant de surmenage intellectuel .

Enfin , intellectuel ... de surmenage tout court , disons .


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Par Kane
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4 ans que je déblatère ...

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