Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
12 janvier 2026 1 12 /01 /janvier /2026 03:05

Mercredi.

Je venais de me faire une pause au restau du chalet après quelques descentes des pistes de Bromont où j’ai mes quartiers et mes habitudes, c’est-à-dire que je suis le dernier cintré que vous pouvez apercevoir de temps à autre en solitaire sur les pistes sans casque autre qu’audio, diffusant le pire de mes playlists les plus obscures et en rythme avec mes descentes qui n’en ont aucun.

Disons que je fais peu de virages.

En même temps, qui fait des courbes au rythme de Alfonse Brown ?

Oui, c’est le niveau de mes playlists les plus dark. Je m’attends tous les jours à recevoir la lettre d’excommunication de Spotify, de ce fait.

Bref, je me faisais plus ou moins la chronologie de la suite des évènements, à savoir faire quelques descentes de plus avant l’inévitable mcdo du retour, tout en cherchant nonchalamment (non mais il est compliqué ce mot, allez-y, dites-le à voix haute pour voir ? Non-cha-la-ment ? Non arrêtez, vous avez l’air ridicule) mes skis.

Nonchalance qui allait se transformer en net désappointement quand il s’avère que skis, il n’y avait plus.

J’étais très désappointé.

Essayez-juste de me faire croire que vous ne l’avez pas lu dans votre tête avec l’intonation de Zorg dans le 5ème élément.

Après avoir promené mon désarroi le long des racks et pas raté une occasion supplémentaire de passer pour un fou en maugréant à voix haute, j’arrivais à la fatale conclusion : j’avais bel été bien volé.

Et j’en étais bien mari.

Non mais on parle soutenu ici ou bien ?

Alors que je marchais avec dépit vers ma voiture, je passais devant le service à la clientèle et … j’avisais posé sur un rack une paire de skis semblable à la mienne, mais comme je pouvais aisément le constater en regardant immédiatement mes photos prises sur le télésiège 2h plus tôt (d’où mon intérêt pour les photographies de pieds, comme je le disais au juge d’instruction pas plus tard que cette semaine), que hélas non, il ne s’agissait définitivement et sans le moindre doute pas de la même paire qui m’avait été volée et avec laquelle j’avais skié toute la soirée.

Un moment d’égarement ?

Une colère sourde contre l’injustice dont je m’estimais la victime ?

Avisant les lieux, et après avoir lancé quelques regards à la dérobée, je commettais peu fier je l’avoue le scandale : je m’emparais prestement des skis et traversais la tête basse le parking plus vite qu’il n’en faut pour un dictateur Vénézuélien et moustachu pour se faire tirer du lit.

Aussi, quelle idée, cette moustache.

Ah, mes aïeux. Je suis rentré vraiment pas fier à Montréal, appelant du Mcdo la station pour demander si par hasard, quelqu’un avait perdu et/ou retrouvé des skis, et croyez moi que c’est pas une question facile à poser, surtout en insistant lourdement sur le et/ou.

J’ai fini par m’habituer à ma schizophrénie latente, mais je ne m’attends jamais à ce que les autres en fassent de même.
S’entendre, s’habituer à ma schizophrénie latente.

Il ne fallut pas 24h de bouderie de ma brune qui est l’honnêteté même et la bouderie aussi pour que je ne jure de ramener les skis à leur vrai propriétaire, ce dimanche même.

 (…)

N’ayant pas reçu de réponse du service client de Bromont et mes messages publiés sur la page Facebook de la station étant restées lettres aussi mortes que la mer du même nom, je décidais de skier au moins aujourd’hui avec ces skis, avant de les ramener aux objets trouvés de Bromont après la dernière descente.

Je m’arrêtais à un atelier un peu avant la station, toujours peu fier à l’idée de la scène qui m’attendrait si mon larcin avait été signalé à la boutique locale.

Fier, mais pas téméraire, donc.

Je payais les 25,55$ réclamés pour l’ajustement demandé, me répétant dans ma tête ce que je dirais si on m’interrogeait sur la provenance de ces skis.

Chatgpt est un amateur en scénarios à coté de mon cerveau dérangé, disons.

L’employé, revenu après moins d’une minute dans son atelier :

« …Excusez-moi, mais vos skis étaient déjà ajustés à vos chaussures ? »

« Je. Glubs. Pardon. Quoi ? »

(…)

Ces skis étaient MES skis.


J’ai donc skié toute la soirée de mercredi avec des skis qui n’étaient pas les miens, et quand je prenais en photo les skis à mes pieds sur le télésiège mercredi, je prenais en photo les skis qui avaient été intervertis plus tôt dans la soirée dans un sempiternel moment d’inattention, avant qu’une main innocente ne remette la main pendant ma pause bière sur SES skis et ne laisse sans doute les miens devant le service client.

...Je songe à consulter, oui.

Des fois.

11 Janvier 2026 - Un Ski vaut mieux que Deux tu l'auras.

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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 23:50

Mes cheveux et moi, cela a toujours été une haine réciproque digne de faire passer la plus classique bataille Marvelesque pour un simple pugilat.

Cela a commencé très tôt.

Au Collège, j’ai commencé à être pris d’une frénésie pour le shampoing lorsque je me rendais compte que cela donnait du volume à mes cheveux, ce qui m’amena à me livrer à un rythme frénétique de 2 shampoings par jour pour le piteux résultat d’une coiffure que Eddie Mitchell n’aurait pas renié dans sa jeune cinquantaine.

Rendu au Lycée, ma nouvelle lubie devint de me mouiller les cheveux.

Je ne me souviens plus exactement comment cela a commencé, mais comme souvent, mes pires incongruités prennent un envol stratosphérique du jour au lendemain, sans que personne ne soit capable de donner le pourquoi du comment.

Moi le premier.

Ainsi, chaque matin alors que j’arrivais au Lycée Fermat déjà non sans une forme d’absence de discrétion (je chevauchais un Piaggio Ciao, qui déjà en 2002 paraissait plus que l’âge de la relique qu’il était, et émettait le bruit d’un V12 du haut de ses misérables 41km heure max), mon premier geste consistait à me ruer dans la salle de bain du rez de chaussée, et de m’y asperger copieusement les cheveux pour leur donner le plus bel effet mouillé.

Et ridicule, évidemment aussi.

Surtout un 14 Janvier, mais ca l’était tout autant tous les autres jours de l’année, en fait.

L’étape suivante fut logique dans l’escalade du grand n’importe quoi. Après avoir expérimenté les 67 différents types de gels moisis Dop à fixation béton armé de Roumanie Australe, je décidais de tenter d’être pour une fois à la mode, et de m’inspirer de mes contemporains.

C’est ainsi que je sortais un beau mois de Juin 2002 de chez le coiffeur avec les cheveux décolorés à la Steevy, oui-le-boulet-de-Loft-Story.

Il fallut toute la capacité de persuasion portée à son paroxysme de mon paternel pour freiner la colère Jupitérienne de ma mère en route pour défenestrer la coiffeuse auteure de la monstruosité ci-dessous.

(…)

Le match retour commença hélas à mon insu et bien trop vite à mon gout, un soir de Juillet 2015 alors que je errais avec mes amis Toulousains au sortir d’une soirée arrosée comme point trop n’en faut, mais ca passe toujours bien quand même alors hein.

« Mais … Nico, dis donc, c’est quoi ce qu’on voit derrière ta tête ? Tu perdrais pas tes cheveux, toi ? »

Alors que ma Brune tentait d’assommer discrètement l’irrévérencieux qui venait de faire le constat que mon déni cosmique n’avait pas encore permis de filtrer à ce jour jusqu’à mon cerveau (elle est bien placée pour savoir que mes pires délires commencent le plus souvent sur une étincelle moins prononcée que le constat innocent lancé par un pote un peu trop alcoolisé), je prenais conscience de la trop cruelle réalité.

Mes cheveux commençaient discrètement à prendre la tangente, et dans mon dos.

Et je me trouvais aussi dépourvu qu’un Cambronne en présence de Prussiens, tiens.

Les années qui ont suivi n’ont été qu’une longue agonie de mes cheveux, qui sachant que je ne leur ferais que payer cher leur trahison, me quittaient surtout de là ou je ne pouvais les voir.

« Voulais » ? Vous êtes vraiment des raclures.

Fin de l’aparté-explosion-du-4eme-mur.

Lassé de voir mes coiffeurs devenir de plus en plus angoissés lorsque à la question « eeeeet, ce sera quelle coupe aujourd’hui ? », je leur répondais « entretenir l’illusion », et de crainte de devoir défrayer plus de remboursements de frais de psys à la malheureuse profession de ces tondeurs de tifs que je ne puisse le soutenir, je me suis donc résolu à prendre le taureau par les cornes, et c’est ainsi que je me suis mis en tête de m’offrir une transplantation de ces saloperies qui m’ont toujours gaché la vie.

Un certain gout pour le masochisme, disons-le.

 

(Suite en 2026, les aminches !)

31 Décembre 2025 - Capilairement Hilarant

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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 23:08

Y’a des matins comme ça, à Montréal.
 
Le réveil sonne à 6h30, mais en réalité c’est le plus jeune des Poiriers qui décide de l’heure. Un hurlement strident qui traverse les murs comme si on avait oublié d’isoler la maison (spoiler : on n’a pas oublié, c’est juste que les enfants québécois naissent avec des poumons de chanteur d’opéra). Je me lève en mode zombie, enjambant le chat qui, lui, a décidé que le couloir était le parfait endroit pour une sieste stratégique, histoire de maximiser les risques de Poirier facial (vous savez, cette chute spectaculaire où on vole littéralement par-dessus l’animal avant d’atterrir en étoile de mer sur le plancher).
 
Brune (oui, toujours la même, miracle de la persévérance amoureuse malgré mes talents légendaires en galères domestiques) est déjà dans la cuisine, en train de préparer le déjeuner des mouflets. L’aîné, qui a hérité de mon génie pour les pertes d’objets, hurle parce qu’il ne trouve plus sa tuque préférée. Celle avec le logo des Canadiens, évidemment. Je la retrouve cinq minutes plus tard… dans le frigo, à côté du lait. Ne me demandez pas comment elle y est arrivée.
 
Mystère génétique, sans doute.
 
Devenu papa au début de la trentaine – par surprise, disons-le franchement, parce que rien ne vous prépare vraiment à ça, même pas les nuits blanches étudiantes à Toulouse – j’ai découvert que la paternité, c’est un peu comme immigrer au Québec : tu crois que tu vas gérer, tu as lu les guides, tu parles un peu la langue, et puis bam, premier hiver à -30°C et tu te demandes pourquoi tu n’es pas resté sous le soleil du Capitole.Prenez l’hiver, par exemple. À Toulouse, la neige, c’était un événement rare qui paralysait la ville pendant trois jours. Ici, c’est six mois de l’année. Et avec des enfants, ça devient une épopée. L’habillage pour sortir : tu commences à 8h pour un départ à 8h30. Botte de neige droite, botte gauche, tuque, cache-cou, mitaines (pas les gants, les mitaines, parce que sinon ils ne peuvent pas faire des boules de neige… interdites à l’école, d’ailleurs, sécurité oblige). L’aîné refuse la combinaison parce que « ça fait bébé », le cadet hurle parce que la fermeture éclair lui pince le menton.
Et moi, en bon père français expatrié, je transpire déjà comme si j’étais en train de courir un marathon sous les tropiques.
 
Une fois dehors, c’est le festival. La pelle à neige qui pèse trois tonnes, la voiture à déglacer (et oui, j’ai encore oublié de la brancher la veille, donc la batterie fait la grève), et les enfants qui courent partout en criant « Papa, regarde, je fais un ange ! ». Sauf que l’ange finit toujours par un Poirier classique : visage dans la neige, larmes, et retour forcé à la maison pour changer les vêtements mouillés. Résultat : on arrive à la garderie avec vingt minutes de retard, et je fais mon plus beau sourire d’excuse à l’éducatrice qui, elle, est zen comme un moine bouddhiste sous sirop d’érable.
 
Le travail ? Ah oui, j’en ai un. Expert en pubs payantes maintenant, fini le droit inachevé et les prud’hommes gagnés de justesse. Je bosse de la maison trois jours par semaine, ce qui est génial… jusqu’à ce que les mouflets soient malades. Là, c’est réunion Zoom avec un enfant sur les genoux qui te demande toutes les cinq minutes « Papa, c’est quand qu’on mange des poutines ? ».
Et l’autre qui décide que le meilleur moment pour apprendre la batterie, c’est pile quand le boss parle budget.
 
Mais bon, il y a les moments magiques aussi. Ceux qui te font oublier les galères. Comme quand on va patiner sur le lac aux Castors, et que l’aîné fait ses premiers pas sur la glace sans tomber (miracle, vu l’héritage familial). Ou les matins de tempête où l’école est fermée, et qu’on passe la journée en pyjama à faire des crêpes (parce que papa refuse d’abandonner complètement ses racines françaises).
Brune me regarde avec son air de « t’es un grand enfant », et je sais qu’elle a raison.
 
Être papa à Montréal, c’est un peu comme avoir gagné à la loterie génétique : tu hérites d’enfants bilingues qui te corrigent sur ton accent quand tu dis « tabarnak » de travers, qui grandissent entre poutine et baguette, entre hockey et foot. Et toi, tu te dis que malgré les Poiriers quotidiens, les hivers interminables et les factures de déneigement qui te font regretter Toulouse, ben… tu ne changerais pour rien au monde.
 
Parce que quand le plus petit te dit « Je t’aime papa » avec son accent québécois adorable, tout le reste devient secondaire.
 
Même la tuque dans le frigo.
 
(Un article 100% inventé par chatgpt, j'étais curieux de voir s'il saurait recopier mon style. Je dois concéder qu'il y'a de l'idée)
30 Décembre 2025 - Matrixienne Imposture

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25 octobre 2024 5 25 /10 /octobre /2024 19:45

Ce matin, j'ai vrillé comme Walter dans l'épisode de la mouche.

Depuis 2 ans que nous avons acheté notre charmante maison à un prix qui ne ferait pas mourir d'une irrépressible crise d'hilarité plus de la moitié des courtiers immobilier qui l'apprendraient, nous enchainons les travaux par sessions pour rendre cette réplique de Versailles (en prix, pas en standing) plus douillette à nos yeux.

Et comme je suis aussi bricoleur qu'un énarque manchot, c'est le plus souvent à grand frais de prestataires externes.

Mais ce matin, j'ai craqué sur un détail que je tolérais mais qui m'agacait tous les jours un peu plus : le siège de la cuvette se dévissait/désaxait de plus en plus, jusqu'à ce que ce matin, il ne tienne tout simplement plus du tout.

Déjà hier soir, j'avais lancé un raid éclair sur le Canadian Tire du coin pour trouver un siège de remplacement, mais le fait est que nous avions identifié depuis un certain temps que ce modèle de cuvette avait ceci d'exceptionnel qu'il ne correspondait à aucune norme.

C'est d'ailleurs la seule chose en laquelle il était exceptionnel.
M'enfin on parle d'un siège de cuvette, alors passons.

Donc rentré déconfit de mon expédition hier soir, je me jurais de retenter ce matin d'identifier la perle rare. Et comme de juste, je rentrais avec un modèle flambant neuf sous le bras, fier comme un poux.

Et évidemment, un modèle absolument pas du tout compatible avec la cuvette.

...

J'ai appelé la moitié des plombiers de la ville et payé en tarif d'urgence une compagnie de plomberie pour venir et faire dégager dans l'heure la cuvette et la remplacer par une qui se la jouerait moins excentrique.

Le type en rigolait encore au moment d'établir son astronomique facture, tiens.

#Poirier

25 Octobre 2024 - Attaque en Piqué

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1 octobre 2024 2 01 /10 /octobre /2024 00:45

Prologue.

Toulouse, un soir de Novembre 2005 sur le Boulevard Carnot 

« Mais dis moi Nico, c’est moi ou tu aurais pris un peu de ventre ? », me fit remarquer avec autant d’ingénuité que de cruauté mon amie Caroline.

Qui l’est restée, amie, mais c’est à ce genre de petites choses que naguère, la France et l’Angleterre entretinrent des relations fraiches une centaine d’années que même un barbecue à Rouen ne sut réchauffer.

- Non mais quelle remarque perfide. Comme si le fait que je pouvais m’enfiler un sandwich américain 3 nuits par semaines pouvait avoir la moindre conséquence. Perfide que tu es… »

 

Fin du Prologue.

Début du drame.

(…)

Devenu papa au début de ma trentaine par la force des choses et notamment mais pas que un appétit jamais rassasié pour la brouette javanaise (plus que quelques années à profiter avant que le plus âgé de mes mouflets n’en vienne à tomber par hasard un jour sur mon passif, autrement appelé mon blog), il s’avéra qu’une surprise ne venant jamais seule, ce fut le moment ou ma génétique, que je n’avais jamais soupçonné jusque-là de m’être particulièrement hostile, se rappela à mon bon souvenir en m’affublant, en plus de mon premier petit Poirier, d’un utile pour joindre à l’agréable.

En gros, j’ai pris du bide.

Une certaine littérature appelle cela le Dad Bod, pour le rendre sympathique.

Comme si l’irrésistible envie de se défenestrer lorsque l’on s’aperçoit dans un miroir pouvait être sympathique, tiens.

Mais doté d’un tempérament belliqueux à l’endroit de ce qui me contrarie, c’est-à-dire pratiquement tout en fait ce qui ne va pas dans mon sens à l’exception de ma brune qui a toujours le droit de me prendre à rebrousse-poil et pas que (coucou Raphael), je décidai de lutter contre cette infamie que la nature m’infligeait et me lançais à corps perdu dans une activité que je honnissais particulièrement jusqu’alors, à savoir le sport.

 Je m’en faisais dispenser au Lycée en venant intentionnellement en jean en cours de sport, c’est dire si je n’avais pas spécialement de prédispositions.

Alors j’ai commencé à faire comme tout jeune daron qui prend du ventre et perds du cheveu, j’ai commencé à courir des semi-marathons, faire du squash, du vélo, du porno en vr, bref, n’importe quoi de bon pour le cardiaque, quoi.

Rien de très original, me direz-vous.
Si vous n’êtes pas un faux-cul de trentenaire, s’entend.

Sauf que.

La pause imposée du Covid et l’ajout d’un deuxième mouflet eurent tot fait de ma tentative de résistance contre la nature et du temps qui passe contre duquel on ne peut rien (qui a la ref ?), tant et si bien que en 2022, les plus aimables de mes amis me qualifièrent d’Obelix lorsque je m’amusais à jeter leurs gamins dans la piscine du gite ou nous festoyons, ce qui me vexa pas du tout, mais alors vraiment pas.

Je. Vous. Hais.

Fin de l’aparté, retour au récit collectif.

(…)

Bien qu’ayant du coup et depuis repris le sport avec encore plus d’assiduité après avoir subi cet outrage suprême qui ne m’a même pas fait mal et dont mon psy me suggère qu’il ne justifie pas que j’ébouillante une demi-douzaine de chatons par semaine pour m’en faire atténuer la douleur, il s’avère que au cours de 3 dernières années, à part ressembler de plus en plus à hamster courant dans une cage, je n’arrivais pas à grand-chose et que les résultats ne pouvaient êtres qualifiés d’autre que « encourageant », comme on dit aux loseurs pour éviter qu’ils se défenestrent de plus haut que du rez de chaussée.

Bref, je stagnais.

Alors il y’a 6 semaines de cela, et dans le dos de ma gentille brune qui m’avait pourtant fait jurer la veille de ne pas tenter ce genre de conneries, j’atterrissais sur un site complaisant permettant de commander de l’Ozempic, un médicament particulièrement à la mode de ce coté ci de l’Atlantique, en ce qu’il est aussi réputé que le Médiator MAIS sans avoir pour autant son soi-disant controversé bilan qui aurait rempli en France parait-il quelques cimetières de naïfs bernés par un Laboratoire dont la seule qualité reconnue était pourtant d’être premier donateur de l’une ou l’autre des campagnes de Nicolas Sarkozy.

Et c’est ainsi que l’œil ému et la main tremblante, ou l’inverse je ne sais plus, je m’auto-administrais ma première injection d’Ozempic quelques jours plus tard.

Et comme de juste, me faisait évidemment griller par ma brune environs 63 minutes et secondes plus tard.

(…)

6 semaines plus tard.

Beh j’ai perdu 7kg, l’air de rien ma petite dame. Et je dirais avec une facilité assez déconcertante, le médicament ayant pour principale conséquence de donner le sentiment plus rapidement qu’à l’accoutumée que son estomac est plein, et que du coup, ce resservir de cette nouvelle part de clafoutis serait définitivement inutile et redondant.

Sauf que après 6 semaines, j’avais épuisé la première boite du medoc et qu’il était temps d’aller me réapprovisionner à la pharmacie, histoire d’avoir une chance que l’été prochain, obélix ne soit plus qu’un vilain souvenir sur mon compte en banque et un bon pour celui de mon psy.

Qui est totalement imaginaire, mais qu’importe.

Au moment de payer, je m’apprêtais à partir quand me vint soudain une question qui me turlupinait déjà depuis 4 semaines et pour laquelle je n’avais pas trouvé le temps de m’interroger plus que nécessaire, c’est-à dire pas du tout.

Heureux soient les simples d’esprits, c’est une doctrine avec laquelle je vis TRÈS bien.

Tel un Columbo hypocondriaque, je revenais donc à charge de la pharmacienne.

« Excusez-moi, j’aurais juste une dernière petite question, j’aimerais juste savoir si quand je choisis le dosage, je dois ensuite après l’injection le réinitialiser et le remettre à zéro pour l’injection de la semaine suivante, ou si je peux le laisser calé au niveau en permanence ? »

Elle me regarde, les yeux globuleux s’agitant dans beaucoup de sens derrière ses lunettes, trahissant ainsi un début de confusion interne.

« Pardon ? », dit-elle

« Oui, quand je prépare l’injection, j’ai un petit doute sur l’ordre dans lequel je fais les choses. »

« Mais quand vous appuyez sur le bouton, cela ne revient pas à zéro ? »

« Un Bouton ? Que quoi mais je … »

(…)

Bref, cela fait donc 6 semaines que je ne m’injecte absolument rien du tout à un prix totalement prohibitivement délirant.

Sur ce je vous laisse, j’ai un rendez-vous à prendre avec mon psy imaginaire.

Non mais quel con, j’vous jure.

30 Septembre 2024 - Qui s'y frotte s'y Ozempic.

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1 septembre 2023 5 01 /09 /septembre /2023 14:16
Hier.
Alors qu'il n'est que 8h du matin, chaque minute qui passe me fait furieusement penser au fait que quelque chose qui rythmait mes journées depuis 16 ans vient de disparaitre.
"Il y'a 24h, il était encore là. Il y'a 48h, il semblait en forme et j'étais à des années lumières d'imaginer qu'il ne serait plus là aujourd'hui".
...
"Il y'a 2 semaines, j'exposais ma verve sur internet pour noter mon envie d'en faire de la matière première pour les surgelés Picard et Findus"
Certes.
Alors que je me plais à croire qu'avec le temps, je me suis plutôt endurci, de telle manière à ce que l'on pourrait y planter Excalibur pour offrir un peu de challenge à du chevalier en mal de sensations fortes, j'ai passé la journée avec la douloureuse impression d'une chappe de plomb sur la poitrine.
Non pas que j'ai déjà essayé, fut-ce par accident, mais je projette disons.
C'est étonnant d'éprouver à presque 40 ans la même douleur interne qui m'avait fait transformer tous les oreillers du salon de chez mes darons en kleenex Roger Rabittiens, et de se dire que la dernière fois que j'avais ressenti cette douleur, j'avais 17 ans.
Et j'étais puceau, accessoirement.
C'est dire le niveau de régression.
Alors j'ai réfléchi à comment essayer de faire passer, fut-ce le temps de quelques minutes, cette sensation assez peu agréable. Et rapidement, je me suis rendu compte que après ces 16 ans de vie commune avec Léo, c'était l'idée de cette première journée sans le voir qui était insupportable.
Je me suis revu la veille, quittant cette pièce dans une semi obscurité, lui allongé définitivement sur cette table, moi pressé de partir de cet endroit comme pour conjurer un mauvais cauchemar.
Tellement pressé que j'en avais payé la crémation et la fosse commune avec la même légèreté gracieuse que je vide le lave-vaisselle à la maison.
Ma brune en a fait une attraction touristique de premier plan pour quand des amis passent à la maison.
Alors c'est devenu comme un disque rayé dans ma tête. "Il faut que je le revoie". "Il faut que j'arrête la machine". "Si ca se trouve, le vétérinaire est l'escroc qui voulait la peau de Beethoven et il est encore vivant, d'ailleurs c'était louche ces 2 expirations d'air après qu'il ait officiellement été déclaré parti".
Bref, le délire, quoi.
J'ai quand même et somme toute vaillamment résisté à cette idée d'une idiotie somme toute assez majeure, vaillamment voulant dire que j'ai tenu dans le fond environ 2h27min avant de repasser dans l'autre sens que la veille la porte de la clinique vétérinaire.
Visiblement habitués à gérer des cingl... des gens un peu tristes, je fus introduit dans une salle d'examen. Et une petite dame, après m'avoir écouté larmoyer mon besoin de le revoir, dit qu'elle comprenait, et parti le chercher.
Elle ramène ce petit sac en tissu, et très doucement, s'apprête à l'ouvrir, non sans m'avertir "attention, il a pu déjà commencé à changer".
Mon cœur se serre comme un frein à main trop serré.
(Nobel, me voilà)
Une première touffe de poils m'est apparue. Elle est étonnamment blanche, et semble comme figée comme celle d'une bête empaillée.
Mes yeux parcourent cm par cm cette petite bête que j'ai tant aimé, et qui n'ait plus objectivement qu'un gros glaçon poilu.
"C'est terrible de se dire qu'ils changent si vite après", dis-je.
L'employée fini d'ouvrir le sac.
"Mais ? Mais ? C'est un chien ça, pas mon chat ?"
(...)
(après cela, j'ai pu revoir Léo et passer quelques minutes avec lui, et faire annuler la procédure qui allait le détruire ce vendredi, pour gagner une dernière semaine pour voir si je trouve un usage à faire -qui ne relève pas de toute pratique très déviante comme la nécrophilie, s'entend- de ce petit tas de poils que j'ai tant aimé).
 
1er Septembre 2023 - Mon Glaçon

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17 août 2023 4 17 /08 /août /2023 21:03
Donc nous faisons des travaux en bas de chez nous, pour une facture totale qui frise le budget du Burkina-Fasso sur une bonne décennie.
 
Fait que nous stressons naturellement sur tout surcout qui pourrait s'y rajouter, et c'est ainsi que ce lundi, ma brune vint s'enquérir de mon témoignage visuel sur une effrayante flaque jonchant le sol du demi-sous sol objet des-dits travaux qu'elle venait d'y trouver.
 
"Tu vois, je te l'avais dit qu'il pouvait y'avoir des infiltrations, il faut qu'on mette en pause et qu'on s'occupe de cela en priorité", triompha t-elle non sans angoisse.
 
"Meuh", répondis-je dubitatif mais dans l'expectative devant ce fourbe coup du destin.
 
L'entrepreneur constatant le sinistre, nous propose de profiter des travaux pour détruire un peu plus la dalle de béton qu'il était déjà en train de briser menu, pour lui rajouter un tuyau supplémentaire en prévision de l'inévitable drain qu'il nous faudrait acheter pour fixer l'inconvénient.
 
On parlait donc d'une facture supplémentaire de 400$, +10.000 pour le futur drain. Bref, de quoi envisager un avenir radieux pour l'heureux propriétaire de la ligne low cost de Buitoni.
 
Le marteau piqueur fut donc lancé à l'assaut de la dalle, et le tuyau posé.
 
5min après le départ des ouvriers, alors que la poussière retombait, je vins jeter un oeil humide sur le chantier, ainsi que sur mon portefeuille en état de coma avancé.
 
... c'est alors que je vis cet abruti de chat pisser contre le mur, à l'exact endroit incriminé.
 
Si je savais pas depuis matou reviens le jour suivant qu'il ne sert à rien de mettre un chat dans une machine à hachis parmentier, j'y aurais allègrement songé, tiens.
17 Aout 2023 - Durant les travaux, la vie de Poirier continue

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 22:10
Sempé ♥️

Sempé ♥️

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 14:13
C'était une de ses petites portions de crème, celles-là que l'on trouve en vrac dans un petit bol sur les tables du Québec et d'Amérique du Nord.
 
Attablé dans la salle du restaurant de l'hotel de Matane où je travaille pendant que la brune tente de survivre quelque part dans les environs en gérant les 2 mouflets, je travaille tranquillement à faire le tour des comptes de mes clients, quand, banalement, je me dis que je me ferais bien un petit café, tiens.
 
Les puristes disent que le bon café s'apprécie noir.
Ceux-là, je les emmerde bien fort dans ma tête, tout en évidant sauvagement 3 sachets de sucre dans ma tasse, puis, que je me mets en quête de la crême qui ne peut qu'accompagner le café d'un honnête homme, et accessoirement aussi d'un Poirier.
 
Las. La languette de gauche de la portion se déchire mal, laissant une fine demi-couche de carton qui s'obstine à obstruer la crème et l’empêcher de passer. Revenant à la charge via la languette de droite, j'arrive pas mieux à obtenir autre chose que ce résultat aussi frustrant qu'inutile, la couche de protection de la crème restant, quoique certainement fragilisée, fièrement en place.
 
Mais ! Je me rends compte qu'un certes étroit mais fin passage semble cette fois s'être ménagé, et plutôt qu'en finir au couteau avec cette portion de crème qui commence quand même à me les briser menu, je songe qu'en pressant un peu, la crème; telle la vie dans Jurassic Park, ne manquera pas de trouver son chemin.
 
... La portion de crème a littéralement explosé entre mes mains 1sec après que j'ai appliqué la pression telle la tête d'un bête Oberyn, minant la moitié de la table où je me trouve, la fenêtre adjacente et bien évidemment mon ordinateur, sous les yeux incrédules de mes voisins et du service de l’hôtel.
 
Putain de gènes moisis.
 
 
8 Juillet 2019 - La désopilante Légende du Québec

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 13:35

Tout a commencé lorsqu'elle m'a dit "tu as entendu ce bruit bizarre ?"

J'ai tendu l'oreille. Mais je n'ai pas entendu le bruit bizarre. J'en ai déduis sans doute un peu facilement que la brune, en cette heure indécemment tardive (22h, environ. Oui, mon moi étudiant a envie d'utiliser une Delorean pour venir me cracher au visage), avait les pensées confuses. Je lui pardonnais magnanimement.

5 minutes plus tard, je me retrouvais à mon tour dans la salle de bain.

C'est alors que je l'ai entendu.
Un bruit venu d'ailleurs, inquiétant.
Comme si un Alien avait élu domicile dans mon placard.
Ca a fait "pssssssshhhhh".

Prenant mon courage à 2 mains, j'ouvrais témérairement le placard, prêt à affronter la bestiole fut-ce au prix d'une bataille épique au moyen de ma brosse à dents.

C'est alors que je l'ai vu.
Le fer à repasser. Et tout à coup, cela a fait tilt dans ma tête, et riant de moi-même, j'ai compris que le pssssshhhh ne pouvait venir que du risible appareil, probablement oublié en position allumé par ma brune décidément étourdie.

C'était tellement évident, tiens.

...

... du coup, quelqu'un peut m'expliquer ce qui m'a pris de poser ma main sur le fer brulant pour me confirmer qu'il était bien, effectivement oui, abominablement chaud ??!!??

C'était la Poirier de la semaine.

17 Aout 2016 - Petites nouvelles brulantes.

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