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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand ... à Montréal !
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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Intro

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit Toulousain gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 02:23

J’ai une mémoire assez étonnante.

Si je suis capable de me souvenir au débotté, là comme ça à brule-pourpoint, du temps qu’il faisait le 4 Aout 2002 lorsque je suis sorti de la gare routière de Playa d’Aro en Espagne à 16h18, ou de la prédiction de Pierre Moscovici pendant les primaires démocrates de 2007 (de mémoire : « Obama fait une belle campagne mais Clinton va gagner, et elle sera elle-même battue par McCain ». Un visionnaire, assurément), ou encore de l’étonnant drapeau rouge agité au grand prix de Monaco en 2000 10 secondes avant que se produise l’incident qui allait le justifier, bref, si ma mémoire est capable de classer des informations vieilles comme Drucker et de les ressortir instantanément avec la suffisance d’un Christophe Barbier, j’avoue que j’ai beaucoup plus de mal avec la mémoire de l’instantané.

Pour illustrer, il m’arrive fréquemment en bas d’un escalator de me dire qu’il faudra que je m’arrête au magasin qui se situe juste à la sortie de l’escalator, 60 marches plus haut.

Et arrivé en haut, j’ai bien évidemment tout oublié.

Autant vous dire que quand je pars pour ramener de quoi faire un petit déjeuner dominical, je reviens avec de quoi faire un soufflé au crabe.

Indubitablement, ça passe mal, comme ça, un dimanche matin.

(…)

Aujourd’hui.

J’ai rendez-vous à 18h avec l’un de mes nombreux partenaires de sport que je me suis fait à Montréal. Parce que oui en un an à Montréal, je suis passé du rang que j’avais depuis le collège de « le type qui vient en jean pour agacer le prof et se faire renvoyer de cour exprès » (variante de l’astuce féminine consistant à s’inventer des règles forcément louches quand elles tombent toutes les semaines) à « le type auquel on pense juste quand on a envie d’aller faire du sport ».

Je dois être enregistré dans nombre de cellulai… portables à Montréal sous le nom « Relou Sport ».

Un an, largement suffisant pour se faire une réputation de relou dans une nouvelle ville.

Je descends de chez moi avec mon vélo, et habitué à mes péripéties mémorielles, me répète très vite et à voix basse « pense à prendre ton antivol actuellement accroché sur le vélo de Brune – pense à prendre ton antivol actuellement accroché sur le vélo de Brune – pense à », de quoi passer auprès de mes charmants voisins pour Jack Nicholson en train de se demander si un tien vaut mieux que deux tu l’auras.
 
J’ose même pas imaginer ce que mes voisins ont joint au terme « Relou » pour m’enregistrer dans leur portable.

Ayant détaché l’antivol et enfourché mon vélo, je me lance en direction de la salle de sport, située sur le petit Manhattan de Montréal. Enfin, si on peut désigner ainsi les 10 gratte-ciels qui se battent en duel pour obtenir le titre de gratte-ciel le moins risible du continent Nord-Américain.

J’ai pas fait 10 mètres que des éclairs déchirent le ciel, et que les premières gouttes de ce qui s’annonce comme une réplique de l’évènement qui fit construire un bateau en moins de 2 à un vieux zoophile nommé Noé viennent m’asperger les cheveux le front.

Putain de chute de cheveux, quand même.

Je dois décider. La prudence m’imposerait de laisser sagement mon vélo à la station de métro la plus proche, soit à 10 mètres de moi, plutôt que tenter le diable et avoir la vanité de franchir les 5km de vélo qui me séparent de la salle de sport avant que Noé soit enfin tranquille pour faire un sort à la girafe.

Si j’étais prudent, je serais encore standardiste à Contactel.

J’ai donc franchi les 5km à une vitesse démente qui vont conduire mon adorable Brune à évoquer à nouveau et benoitement la question de « au fait, tu ne veux pas t’acheter un casque pour vélo ? Y’a des gens très bien qui en mettent », ce à quoi je réponds inexorablement « non, t’as l’air d’un con avec un casque », ce que les traumatisés crâniens de la morgue de Montréal n’iront pas me contester.

Et puis, on a vraiment l’air d’un con avec un casque, à vélo.

J’arrive enfin à ma salle de sport, dont j’éviterais à l’avenir de sortir la carte en France, parce que si au Canada on sait qu’il s’agit d’une salle de sport très sérieuse et avec des actions caritatives vachement chouettes, en France on glousse de manière vexante quand même en disant que « Ah ! Ah ! YMCA, comme les Village People, ca te va bien tiens ! ».

Les gens sont parfois si inutilement vexants.

Je m’abrite sous le porche du YM … de la salle de sport au moment même où la pluie se transforme en un des lacs de la région des grands lacs (niveau originalité, les Français qui ont conquis le Canada étaient moyens quand même) qui survolant Montréal, se serait soudain rappelé Newton, la gravité et tout ça.

Bref, je suis bien content d’être arrivé à temps.

Ma main cherche machinalement l'antivol de mon vélo du coté du guidon.

 

Mais ma main ne rencontre rien d'autre qu'un vide intersidéral.

… Après avoir retiré l’antivol de Carole, je l’ai ... raccroché au vélo de Carole.
Et suis parti ainsi, frais comme un gardon. Sans mon antivol.

Un grand, grand moment de solitude. Sous la pluie, évidemment.

(…)

Sms de mon partenaire de squash du jour 10 minutes après que j'ai commencé à fulminer gentiment sous la pluie, mon encombrant vélo à la main :
« je suis coincé au boulot, ca va être dur d’être à l’heure et avec ce temps, je préfère annuler … »


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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 00:23

C’est un gag qui me faisait tellement soulever les cotes de rire que je m’étais inscrit en liste d’attente pour une demande d’organes de rechange par anticipation.

Dans un Agent 212, BD qui était réputée pour les gens comme moi nés en 83 et qui se croient encore vainement jeune quand les vrais vingtenaires n’osent pas les contredire même s’ils n’en pensent pas moins, ce dernier se rendait en stage linguistique en Angleterre et n’y rencontrait que des Espagnols, Italiens, Suédois, mais des Anglais, point de cela. Résultat, au retour il parlait aussi bien Anglais que moi l’Occitan.

Pathétiques que les vains soubresauts de crétins en manque de culturette pour essayer de maintenir le vague souvenir de cette langue à la noix et qui disons-le, ne sert à rien, même pas à en rire.

A propos de rire, l’agent 212 me fait plus tellement glousser.

(…)

Cela fait 6 mois, presque 7, que nous avons posé nos valises à Montréal.

Etant de nature passablement anxieuse, angoissée et pathétiquement (pathologiquement ?) en besoin d’affection, la poussière soulevée par le dépôt légèrement hâtif de la demi tonnes d’affaires que ma Brune avait ramené de Toulouse (j’ai pu ramener une brosse à dent, en ce qui me concerne. De poche.) pas encore retombée que j’étais déjà en train de me chercher des nouveaux amis.

J’ai joué au tennis tout l’été avec le premier type que j’ai rencontré dans la rue qui portait une raquette.

J’ai changé de technique depuis, le racolage sur voie publique est interdit ici aussi en fait.

En 3 mois, nous avions réussis (j’inclus Brune histoire qu’elle ne se sente pas totalement étrangère au fait que j’ai fait tout le boulot, j’aime à me dire que je ménage sa susceptibilité) à nous faire assez d’amis pour sortir tous les soirs sans jamais revoir les mêmes personnes.

Et parce que je n’ai pas de raison de ménager ma susceptibilité personnelle : certaines personnes ont même été assez bonnes pour ne jamais avoir à nous revoir une fois.

Ça a été le cas par exemple du premier Québécois que j’ai rencontré à une soirée. Vachement sympa et rigolo, je me demande s’il n’a pas pris peur pour une raison que je ne m’explique toujours pas. Ou alors, c’est quand même fou qu’un Québécois n’apprécie pas de se faire coller toute la soirée par un Français mielleux d’affection à son égard.

Oh, wait.
Bref, passons.

Si j’insiste sur le fait qu’il s’agissait du premier Québécois, c’est surtout que depuis, nous avons été confronté à un phénomène assez étrange. Si nous nous sommes fait des amis à un rythme à obtenir que l’on rebaptise la pyramide de Ponzi en pyramide de Nicopoi (& Carole. Ménager blabla susceptibilité blabla, etc.), il est un fait que ces amis ont la fâcheuse habitude d’être des Français.

Ou autrement dit : on a autant rencontré de Québécois à Montréal que de centimètres carrés de mon cul sans poil.

Si vous saviez ce que ca m’a manqué de ne pas écrire de conneries pendant 6 mois.

(…)

Cet état de fait un tantinet soit peu contrariant à une tendance certaine à me frustrer.
Aussi, quand Carole nous faisait inviter à une soirée d’une Toulousaine avec qui elle (oh, wait !) a sympathisé, j’étais ravi quand en arrivant, je découvrais des accents qui me laissaient supposer sans le moindre doute que enfin, nous avions mis la main sur autre chose qu'un nouveau gisement de Français.

Chose dont je ne pouvais que m’extasier dans un élan de franchise dont j’ai le secret et que je devrais garder tel quel. Secret.

« Ah putain, ça fait plaisir d’être enfin à une soirée où les Québécois sont majoritaires ! ».

(…)

En fait, il y’avait un bolivien, un espagnol, un italien, un suédois, un tyrolien suédois, et évidemment des Français.
Et un Québécois quand même, il faut bien le dire.

… Encore un long silence gêné après une réplique débile de ma part de ce type et je pense que je me défenestre.

Silencieusement.

 

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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 04:01

Aujourd’hui, cela fait 15 jours pile que j’ai quitté la France pour m’installer au Canada, et plus précisément à Montréal. L’occasion de faire un bilan sur cette quinzaine.

Le premier : j’ai l’impression de vivre içi depuis un an. Cela peut paraitre exagéré, et il est clair que le Nicolas à qui on amputera le 3ème doigt de pied à succomber aux températures hivernales me traitera avec le recul d’inconscient (et de connard, aussi), mais en attendant, le sentiment que me donne cette nouvelle vie qui commence à Montréal, c’est que je suis chez moi.

Et que damned, je m’y sens sacrément bien.

Pour pouvoir venir travailler au Canada, ma Brune et moi-même avons guetté en Novembre 2010 l’ouverture des candidatures pour un PVT, abréviation désignant « Permis Vacances Travail » (c’est pas un bel oxymore, ça ?), qui est donc un Visa d’un an pour le Canada (ou un autre pays, comme l’Australie par exemple) et qui permet surtout d’y travailler, chose que l’on a pas le droit de faire avec un Visa touriste et qui est de toute façon de 4 mois (de mémoire).

L’année dernière, nous avons donc été parmi les 7000 premières personnes à renvoyer complet le formulaire, le plus incroyablement simple que j’ai jamais vu de ma vie au demeurant.

L’administration Française nous a remarquablement mal habitués, il est vrai.


2 mois plus tard, nous recevions l’accord définitif du Canada pour ce PVT, document qui nous permettait à tout moment de venir s’installer ici au cours des 12 mois suivant, le passage de la frontière ouvrant ensuite la période concrète de 12 mois du PVT.

(…)

Ce qui frappe le plus avec le Canada ?

A l’inverse des prix indiqués sans Taxe et sans pourboire, ce qui donne au Touriste Français le sentiment indélébile de s’être fait avoir alors que en laissant un pourboire monstrueusement chiche, c’est lui qui coute de l’argent au serveur taxé sur ces hypothétiques pourboires, c’est que au contraire cet imbroglio systématique au moment de l’addition : tout est incroyablement simple.

Pour notre arrivée, nous avons trouvé à distance un appartement en sous-location, grand, meublé et bien situé, pour un loyer très correct (720€, dont un tiers est payé par une amie qui a fait le grand saut avec nous) et dans un quartier classieux de Montréal, Outremont. Tout s’est fait simplement, par mail, avec les locataires actuels, et leur proprio n’a rien à y redire, la sous location étant parfaitement légale au Canada.

Locataires parisiens, ne vous pendez pas tout de suite.
Le meilleur arrive.

Après quelques jours, nous nous sommes mis à la recherche d’un appartement. Bien que nos recherches sur le net n’aient pas été infructueuses, nous nous sommes mis à parcourir les rues qui nous plaisaient, à la recherche des très, très nombreuses plaques « à louer » qui parsèment les façades à raison d’une tous les 300 mètres.

Et c’est ainsi que nous avons repéré l’appartement que nous allons emménager dans 10 jours pour l’année, un appartement tout neuf, rénové, meublé et équipé (lave-linge / sèche-linge / lave-vaisselle, utile pour la paix des ménages), avec un magnifique balcon et situé en plein cœur de Montréal dans le quartier du plateau … tout cela pour 650€ par mois.

Locataires parisiens, essuyez cette bave à vos lèvres.
Le finish-him arrive, ce serait con de mourir en bavant.

J’aurais pu donner un faux prénom et un faux nom pour louer cet appart : je n’ai pas eu à produire le moindre document. Normalement, il n’y aurait pas eu de caution, mais j’ai dû en proposer spontanément une pour faire accepter mes chats. Après une brève négociation, son montant est passé de 900$ à 500.

Et c’est tout. Pas à me justifier sur mon travail, mes salaires, la santé de mes garants et mes prédispositions à un cancer de la prostate : le bail a été signé dans la foulée de cet accord sur le montant de la caution, 20 minutes après la visite de l’appartement. C’était notre 4ème visite en 48h, le début de nos recherches, et les autres appartement que nous avions vus était pas mal non plus, clairement envisageables.

C’est bon les Parisiens, vous pouvez finir de couper cette veine qui dépasse, là.

Pour le reste, ca a été pareil. La seule formalité administrative que nous avons du faire a consisté à obtenir un numéro de « Nas », l’équivalent de notre numéro de sécu, sauf qu’il est plus important içi car il est un véritable historique de vie des Canadiens et est consultable à tout moment par un éventuel vendeur qui aurait besoin de savoir si on acheteur est fiable.

Vaguement intrusif, mais en même temps, si cela peut éviter à des gens de se voir refourguer un énième crédit Cofidis à 17% qu’ils ne pourront de toute façon pas rembourser ?

Bref, quoiqu’il en soit, cette formalité, accomplie à « l’heure de pointe » entre midi et deux, a été expédiée en 30 minutes, grâce au zèle et à l’efficacité des employés de l’administration Canadienne, le mien allant jusqu’à me rassurer sur le fait que s’il se levait de son bureau, c’était juste pour retirer le document qui venait de sortir de l’imprimante un mètre derrière lui.

A comparer avec la pétasse de la Sécu qui nous a retenu 1H30 avant notre départ pour nous traiter comme du bétail, parler avec ces incompétentes collègues blasées de devoir travailler, tout cela pour au final nous livrer un erzatz d’information incomplète et inexploitable en réponse à la question simple et légitime que nous lui avions posé.

L’administration Française va probablement moins me manquer que le gruyère rappé dans mes pates.

Clairement hors de prix, le fromage dans ce pays, tiens.

 

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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 20:01

Place Jacques Cartier, Montréal.

Cela fait déjà une bonne demi-heure qu’un chanteur des rues égaille la place en chantant, avec une installation sonore de bric et de broc digne de celle accompagnant la tournée triomphale d’un Frédéric François, des titres populaires et connus qui font monter la petite larme au touriste français lambda qui se sent loin de chez lui dans ce pays dur et sauvage.

Oui, un pays ou le verre de vin est facturé 8€ est un pays dur et sauvage, excusez-moi de vous le dire.

Affairé à faire pleurer le touriste sirotant à coup des petites lapées à 50cents pendant qu’un Caméraman de télé locale immortalise le moment, le chanteur ne voit pas le danger approcher. Celui-ci prend la forme d’une tête hirsute et d’une silhouette nonchalante, et vice et versa, qui s’approche discrètement dans son dos pour gratifier l’artiste d’une petite pièce d’un dollar pour lui avoir mis dans la tête Wonderwall et toute la nostalgie qui va avec, même si spécialiste du yaourt, il lui est difficile de comprendre pourquoi cette chanson lui arrache de la nostalgie quand il en connait pas un traitre mot des paroles. A part Wonderwaaaall, évidemment.

Faudrait qu’un jour je songe à apprendre d’autres paroles que celles de Over My Shoulder et Losing My Religion. Et encore, je dis ca, je connais même pas les paroles de Over My Shoulder.

Je contourne enfin le personnage, jauge la distance qui me sépare de son étui à guitare destiné à recueillir les pièces du badaud, et avec une grâce infinie, je lance ma pièce avec le même doigté qu’un Tsonga aussi bien capable de faire rentrer une pièce à coup de raquette de tennis pour arracher le dernier Kinder Bueno du distributeur que de faire déprimer l’éditorialiste qui titrait la veille « Pourquoi Tsonga peut gagner » en perdant en 64ème de Tournoi.

La pièce vole, comme au ralenti, dans une trajectoire arc-en-ciel d’une beauté infinie.

Avant de s’exploser littéralement au milieu des pièces stockées au fond de l’étui, faisant voler à leur tour à plusieurs mètres et dans toutes les directions certaines d’entre elles, au moins une dizaine.

Le chanteur s’étouffe dans son micro sur le « Police » de Karma Police qu’il était en train d’entonner gaiement. Genre « Kaaar-ma Po-lizfiengfeihgihrgih-ce teu euh euh !!! ».

Les personnes en terrasse du bar environnant ne songent plus du tout au prix de leur verre de vin.

Le caméraman songe déjà aux voix rajoutées qui illustreront la bande qu’il va enfin pouvoir envoyer à l’émission de Vidéo Gag.

J’ai vécu un long et terriblement douloureux moment lorsque je me suis en devoir de ramasser avec l’attitude du type qui fait comme si de rien n’était les pièces qui c’étaient égarées un peu partout, dont une sous la roue d’une chaise d’handycapé, tout de même.

C’est que ca roule vachement bien, les pièces au Québec.

 

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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 00:12

La diatribe ci-dessous est de la plume de ma douce et tendre soeur, qui semble avoir enfin découvert que non, ca marche pas à tout les coups de grogner d'une falaise et d'avoir sitôt en dessous des éléphants / girafes / autruches qui font la révérence direct, comme ca pour faire plaisir.

Aussi, fallait-il qu'elle soit naïve.



Depuis tout petit on nous mens ! On nous raconte des histoires grotesques et on nous vends du rêve !

Peter Pan le premier : On ne reste jamais petit éternellement c'est pas humainement possible; sinon bien sur que je préfererais payer mon loyer en fraises tagada !

C'est pas vrai non plus que le monde des enfants entre eux est mieux qu'avec des adultes. Parce que bon les batailles de sable et les tirages de cheveux ou encore être mordu parce qu'on a pas voulu prêter sa pelle et son seau peuvent être évités quand il y a un adulte. Et puis boire de la grenadine ça va bien 2 minutes...

Et la belle au bois dormant ? Cette espèce de sale feignasse qui dors toute la journée qui attends le soit disant prince charmant.. Déjà je veux pas dire mais dans la vraie vie: une tour de 20 mètres ça s'appelle un HLM et la nana qui glande toute la journée une chômeuse... Et son "prince charmant " l'attendrait en bas de la tour dans une R5 3 portes avec les gamins qui hurlent derrière et lui enverrait un SMS style : vas y bouges ton cul et descends m'aider à porter les courses ! Parce que oui ça aussi les courses c'est pas les oiseaux ou les biches qui vont les faire..

Et l'argent c'est pas marraine la bonne fée qui le fait pousser sur un arbre ! Parce que c'est bien beau de vivre avec la nature à la Pocahontas mais s'habiller en peau de marmotte et de chevreuil, c'est pas toujours évident. D'ailleurs juste pour savoir... il y a combien de princes, de rois et de princesses au pays de Walt Disney ? Non parce que je veux bien mais à un moment donné un pays ou il y a que des princes et des princesses et genre 3 grognasses qui passent le balais et qui deviennent princesses tout les 4 matins personne trouve ça louche ??

Et on nous fait croire qu'il y a des coups de foudre tout le temps ?
Et si cendrillon elle trouve que le prince ressemble à une otarie en chaleur ? et si le prince au lieu de regarder la servante en guenilles se met à mater le frère de la servante en guenilles hein? hein ??

Pourquoi on nous mets dans le crâne que nous petites filles nous pouvons faire femmes de ménage et rencontrer l'homme de notre vie lors d'une soirée ? On nous dit pas que pour oser parler au sexe opposé il faut avoir 5 ou 6 verres de téquila dans le nez !!

Et c'est quoi ces fins pourries " ils vécurent heureux et il eurent beaucoup d'enfants " ? Mais depuis quand les gens vivent heureux de se voir tous les jours dans un château immense avec les parents du mari sur le dos et les oncles, les tantes, les soeurs, les belles mères et l'arrière grand oncle ?

Et il a vu où Walt Disney que dans la vie les gens s'aiment jusqu'à la fin des temps ? Il à pas vu qu'aujourd'hui 1 mariage sur 2 fini en divorce ? La fin de l'histoire dans la vie c'est  : il la trompa, elle lui réclama le divorce ainsi que tout son fric et disparu dans la nature avec son meilleur amis, ses gosses se mirent à boire on apprendra que plus tard l'un deux s'appellait Kurt Cobain et se sera tellement shooté qu'il se mettra une balle dans la tête cet abrutis !

Dans la réalité les princes épousent des princesses qui on des soeurs lesbiennes, les femmes de ménages ont plus de chance de se faire violer dans un hôtel à New York que de rencontrer leur sauveur , quand aux enfants ils devront subir les paparazzis à leur fenêtre dévoilant dans tout les torches C** que leur mère n'était absolument pas une sainte mais une escorte girl qui en sortant du Ritz avec son amant a terminé sa vie sous un pont.

Non la vie c'est pas le pays de Candy, il fait pas tout le temps soleil et les animaux ne passent pas leur temps à coudre nos vêtement et à chanter en faisant le dîner !

Non les gens ne sont pas toujours entrain de vous faire des grands sourires et vous aider quand vous avez un problème, non il n'y a pas de baguette magique pour que l'argent coule a flot et que vos voeux deviennent réalité. Parce que le prince charmant n'existe pas plus que la femme parfaite, parce que femme de ménage ne sera sûrement pas un métier d'avenir, parce que même si on choisi un travail qui nous plaît il y aura toujours des moments ou on aimerais sortir le fusil à pompe et tirer sur tout ce qui se trouve sur notre chemin ! Parce que pour avoir ce qu'on veut il faut peut être s'en donner les moyens et pas attendre qu'un miracle arrive ! Cendrillon est une gourde, Blanche Neige une attardée, et Pocahontas une droguée ! ( si je suis désolée mais quand on parle aux arbres on a un gros problème ! )

Rêver d'accord, mais rester lucide !



Ndlr : la, on est d'accord.

 

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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
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