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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand ... à Montréal !
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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Intro

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 18:50

Hop, et voici quelques photos prises sous la neige à Montréal. Pour les découvrir, cliquez ici !

Voici également quelques vidéos prises à la volée. Attention, elles ont une sérieuse tendance à ressembler aux pires effets IRL de Blair Witch et Cloverfield réunis.
Ça picote les yeux, et c'est pas Dop, autrement dit, donc.


 


 

 


 
 

 

 

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 15:19

L'opérateur Free a donc annoncé ce matin le prix de son forfait, à 20€ pour ceux qui ne sont pas déjà abonnés internet, à 15€ pour ceux qui le sont (oui, on va pas chipoter pour quelques cents).
Mais alors, vous qui vous êtes laissé refourguer un nouvel Iphone flambant neuf par votre opérateur il y'a seulement 6 mois contre un engagement à vie signé de votre sang (ou un réengagement de 24 mois, c'est pareil), êtes-vous condamnés à regarder le train passer sans vous et à rester chez votre opérateur vampire ?

Eh bien non.
Parce que la beauté de la chose, c'est que avec un forfait à 20 ou 15€ (selon que vous êtes abonnés internet Free ou non, donc, il faut suivre là-bas au fond !), avec un engagement chez votre opérateur actuel de 24 mois et un forfait qui vous coute en moyenne 50€ par mois, vous êtes immédiatement bénéficiaire, et de façon claire, nette et sans bavure.
On va envoyer le projo pour expliquer tout ça. Projo, Robert !




Donc, comme vous pouvez le voir dans ce tableau excel que je n'ai même pas pris la peine de mettre en forme, avec un engagement de 24 mois chez votre opérateur actuel, un forfait qui fait en moyenne 50 euros par mois (je vous laisse imaginer si vous payez plus) et si vous êtes pas abonné chez Free pour internet (personne n'est parfait), alors, si vous passez chez Free alors que vous avez encore 18 mois d'engagement chez votre opérateur actuel, vous économisez 90 euros cumulés jusqu'à la date où vous n'auriez plus eu d'engagement chez votre opérateur actuel. Si par ailleurs vous êtiez tout le temps hors forfait, que vous explosiez les 50€ par mois, etc, le problème ne se posera plus ici puisque votre nouveau forfait est illimité, donc vos ex futurs dépassements onéreux sont également autant d'économisé.

Et on peut commencer à se dire qu'on s'est allègrement fait enfler depuis 2000 par les Orange Bouygues SFR.
D'ailleurs, on est pas les seuls à le penser : la Cour de Cassation, la Cour d'Appel de Paris et le Conseil de la Concurrence le pensent aussi très fortement :
http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20070629.OBS4345/la-justice-confirme-l-entente-illiciteentre-orange-sfr-et-bouygues.html

La formule magique pour savoir si vous devez changer d'opérateur :
- calculez combien va vous couter votre opérateur actuel jusqu'à la fin de votre engagement (votre forfait x nb de mois restants de la 1ère année + votre forfait divisé par 4 x nb de mois restants de la 2ème année)
- calculez combien va vous couter Free pour cette même période (nb de mois restants chez votre ancien opérateur x 20 ou x15 si vous avez internet via Free)
- soustrayez le total du 2ème alinéa au total du 1er.

Selon les dispositions de la loi Chatel adoptée le 3 Janvier 2008 (à une époque où l'arrivée de Free était bloquée en bonne et due forme et ne représentait pas un risque, donc), au bout de votre 13ème mois d'engagement sur une période de 24, vous ne devez plus que le quart de ce que vous aurait couté votre forfait pour les 12 mois restant d'engagement en cas de résiliation anticipée.

Attention : Orange, SFR et Bouygues ont tendance à "oublier" cette règle lorsque vous voulez résilier votre forfait par anticipation, et à vous proposer une facture totale pour les mois restants faisant comme si de rien n'était, c'est à dire comme si vous deviez la totalité à ces opérateurs. La première chose à faire si vous souhaitez quitter ces opérateurs :
- écrivez votre courrier de résiliation, en faisant le calcul vous même de la somme que vous devez à ces opérateurs pour la période restante. Pensez avant de l'envoyer à récupérer votre numéro RIO pour pouvoir conserver ensuite votre numéro actuel chez Free, ainsi qu'à faire désimlocker votre mobile actuel afin de pouvoir y insérer votre future carte sim Free
- faites immédiatement opposition à votre banque contre tout prélèvement par votre nouvel ex opérateur
- armez vous de patience et de courage, vous allez recevoir pendant x mois des courriers de relance, de mises en demeure, de menaces d'assignations, de saisies de vos meubles et de votre grand mère, de la part de votre opérateur puis d'organismes de recouvrement (le plus connu étant Intrum Justitia), puis d'huissiers. Sachez-le, gardez votre calme : sans jugement, aucun huissier sur terre ne peut vous saisir. Pour obtenir ce jugement, il faut qu'il soit contradictoire, donc que vous soyez convoqué au tribunal (ce sera le plus proche de chez vous, pas d'inquiétude). Au tribunal, vous n'aurez pas d'avocat à payer, juste expliquer que vous avez résilié, et que vous contestez la facture de votre ex opérateur qui ne tient pas compte de la loi Chatel : cerise sur le gateau, c'est votre ex opérateur qui sera alors condamné à vous payer des dommages intérêts pour procédure abusive. Raison aussi pour laquelle jamais votre ex opérateur, ou l'organisme de recouvrement, ne va presque jamais jusqu'au tribunal : soit vous craquez avant face à ces courriers, soit il s'arrête, car il sait qu'il sera condamné s'il va au bout.

Et voilà, vous avez toutes les cartes en main !

 

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 00:23

C’est un gag qui me faisait tellement soulever les cotes de rire que je m’étais inscrit en liste d’attente pour une demande d’organes de rechange par anticipation.

Dans un Agent 212, BD qui était réputée pour les gens comme moi nés en 83 et qui se croient encore vainement jeune quand les vrais vingtenaires n’osent pas les contredire même s’ils n’en pensent pas moins, ce dernier se rendait en stage linguistique en Angleterre et n’y rencontrait que des Espagnols, Italiens, Suédois, mais des Anglais, point de cela. Résultat, au retour il parlait aussi bien Anglais que moi l’Occitan.

Pathétiques que les vains soubresauts de crétins en manque de culturette pour essayer de maintenir le vague souvenir de cette langue à la noix et qui disons-le, ne sert à rien, même pas à en rire.

A propos de rire, l’agent 212 me fait plus tellement glousser.

(…)

Cela fait 6 mois, presque 7, que nous avons posé nos valises à Montréal.

Etant de nature passablement anxieuse, angoissée et pathétiquement (pathologiquement ?) en besoin d’affection, la poussière soulevée par le dépôt légèrement hâtif de la demi tonnes d’affaires que ma Brune avait ramené de Toulouse (j’ai pu ramener une brosse à dent, en ce qui me concerne. De poche.) pas encore retombée que j’étais déjà en train de me chercher des nouveaux amis.

J’ai joué au tennis tout l’été avec le premier type que j’ai rencontré dans la rue qui portait une raquette.

J’ai changé de technique depuis, le racolage sur voie publique est interdit ici aussi en fait.

En 3 mois, nous avions réussis (j’inclus Brune histoire qu’elle ne se sente pas totalement étrangère au fait que j’ai fait tout le boulot, j’aime à me dire que je ménage sa susceptibilité) à nous faire assez d’amis pour sortir tous les soirs sans jamais revoir les mêmes personnes.

Et parce que je n’ai pas de raison de ménager ma susceptibilité personnelle : certaines personnes ont même été assez bonnes pour ne jamais avoir à nous revoir une fois.

Ça a été le cas par exemple du premier Québécois que j’ai rencontré à une soirée. Vachement sympa et rigolo, je me demande s’il n’a pas pris peur pour une raison que je ne m’explique toujours pas. Ou alors, c’est quand même fou qu’un Québécois n’apprécie pas de se faire coller toute la soirée par un Français mielleux d’affection à son égard.

Oh, wait.
Bref, passons.

Si j’insiste sur le fait qu’il s’agissait du premier Québécois, c’est surtout que depuis, nous avons été confronté à un phénomène assez étrange. Si nous nous sommes fait des amis à un rythme à obtenir que l’on rebaptise la pyramide de Ponzi en pyramide de Nicopoi (& Carole. Ménager blabla susceptibilité blabla, etc.), il est un fait que ces amis ont la fâcheuse habitude d’être des Français.

Ou autrement dit : on a autant rencontré de Québécois à Montréal que de centimètres carrés de mon cul sans poil.

Si vous saviez ce que ca m’a manqué de ne pas écrire de conneries pendant 6 mois.

(…)

Cet état de fait un tantinet soit peu contrariant à une tendance certaine à me frustrer.
Aussi, quand Carole nous faisait inviter à une soirée d’une Toulousaine avec qui elle (oh, wait !) a sympathisé, j’étais ravi quand en arrivant, je découvrais des accents qui me laissaient supposer sans le moindre doute que enfin, nous avions mis la main sur autre chose qu'un nouveau gisement de Français.

Chose dont je ne pouvais que m’extasier dans un élan de franchise dont j’ai le secret et que je devrais garder tel quel. Secret.

« Ah putain, ça fait plaisir d’être enfin à une soirée où les Québécois sont majoritaires ! ».

(…)

En fait, il y’avait un bolivien, un espagnol, un italien, un suédois, un tyrolien suédois, et évidemment des Français.
Et un Québécois quand même, il faut bien le dire.

… Encore un long silence gêné après une réplique débile de ma part de ce type et je pense que je me défenestre.

Silencieusement.

 

Agent-212.jpg

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 04:01

Aujourd’hui, cela fait 15 jours pile que j’ai quitté la France pour m’installer au Canada, et plus précisément à Montréal. L’occasion de faire un bilan sur cette quinzaine.

Le premier : j’ai l’impression de vivre içi depuis un an. Cela peut paraitre exagéré, et il est clair que le Nicolas à qui on amputera le 3ème doigt de pied à succomber aux températures hivernales me traitera avec le recul d’inconscient (et de connard, aussi), mais en attendant, le sentiment que me donne cette nouvelle vie qui commence à Montréal, c’est que je suis chez moi.

Et que damned, je m’y sens sacrément bien.

Pour pouvoir venir travailler au Canada, ma Brune et moi-même avons guetté en Novembre 2010 l’ouverture des candidatures pour un PVT, abréviation désignant « Permis Vacances Travail » (c’est pas un bel oxymore, ça ?), qui est donc un Visa d’un an pour le Canada (ou un autre pays, comme l’Australie par exemple) et qui permet surtout d’y travailler, chose que l’on a pas le droit de faire avec un Visa touriste et qui est de toute façon de 4 mois (de mémoire).

L’année dernière, nous avons donc été parmi les 7000 premières personnes à renvoyer complet le formulaire, le plus incroyablement simple que j’ai jamais vu de ma vie au demeurant.

L’administration Française nous a remarquablement mal habitués, il est vrai.


2 mois plus tard, nous recevions l’accord définitif du Canada pour ce PVT, document qui nous permettait à tout moment de venir s’installer ici au cours des 12 mois suivant, le passage de la frontière ouvrant ensuite la période concrète de 12 mois du PVT.

(…)

Ce qui frappe le plus avec le Canada ?

A l’inverse des prix indiqués sans Taxe et sans pourboire, ce qui donne au Touriste Français le sentiment indélébile de s’être fait avoir alors que en laissant un pourboire monstrueusement chiche, c’est lui qui coute de l’argent au serveur taxé sur ces hypothétiques pourboires, c’est que au contraire cet imbroglio systématique au moment de l’addition : tout est incroyablement simple.

Pour notre arrivée, nous avons trouvé à distance un appartement en sous-location, grand, meublé et bien situé, pour un loyer très correct (720€, dont un tiers est payé par une amie qui a fait le grand saut avec nous) et dans un quartier classieux de Montréal, Outremont. Tout s’est fait simplement, par mail, avec les locataires actuels, et leur proprio n’a rien à y redire, la sous location étant parfaitement légale au Canada.

Locataires parisiens, ne vous pendez pas tout de suite.
Le meilleur arrive.

Après quelques jours, nous nous sommes mis à la recherche d’un appartement. Bien que nos recherches sur le net n’aient pas été infructueuses, nous nous sommes mis à parcourir les rues qui nous plaisaient, à la recherche des très, très nombreuses plaques « à louer » qui parsèment les façades à raison d’une tous les 300 mètres.

Et c’est ainsi que nous avons repéré l’appartement que nous allons emménager dans 10 jours pour l’année, un appartement tout neuf, rénové, meublé et équipé (lave-linge / sèche-linge / lave-vaisselle, utile pour la paix des ménages), avec un magnifique balcon et situé en plein cœur de Montréal dans le quartier du plateau … tout cela pour 650€ par mois.

Locataires parisiens, essuyez cette bave à vos lèvres.
Le finish-him arrive, ce serait con de mourir en bavant.

J’aurais pu donner un faux prénom et un faux nom pour louer cet appart : je n’ai pas eu à produire le moindre document. Normalement, il n’y aurait pas eu de caution, mais j’ai dû en proposer spontanément une pour faire accepter mes chats. Après une brève négociation, son montant est passé de 900$ à 500.

Et c’est tout. Pas à me justifier sur mon travail, mes salaires, la santé de mes garants et mes prédispositions à un cancer de la prostate : le bail a été signé dans la foulée de cet accord sur le montant de la caution, 20 minutes après la visite de l’appartement. C’était notre 4ème visite en 48h, le début de nos recherches, et les autres appartement que nous avions vus était pas mal non plus, clairement envisageables.

C’est bon les Parisiens, vous pouvez finir de couper cette veine qui dépasse, là.

Pour le reste, ca a été pareil. La seule formalité administrative que nous avons du faire a consisté à obtenir un numéro de « Nas », l’équivalent de notre numéro de sécu, sauf qu’il est plus important içi car il est un véritable historique de vie des Canadiens et est consultable à tout moment par un éventuel vendeur qui aurait besoin de savoir si on acheteur est fiable.

Vaguement intrusif, mais en même temps, si cela peut éviter à des gens de se voir refourguer un énième crédit Cofidis à 17% qu’ils ne pourront de toute façon pas rembourser ?

Bref, quoiqu’il en soit, cette formalité, accomplie à « l’heure de pointe » entre midi et deux, a été expédiée en 30 minutes, grâce au zèle et à l’efficacité des employés de l’administration Canadienne, le mien allant jusqu’à me rassurer sur le fait que s’il se levait de son bureau, c’était juste pour retirer le document qui venait de sortir de l’imprimante un mètre derrière lui.

A comparer avec la pétasse de la Sécu qui nous a retenu 1H30 avant notre départ pour nous traiter comme du bétail, parler avec ces incompétentes collègues blasées de devoir travailler, tout cela pour au final nous livrer un erzatz d’information incomplète et inexploitable en réponse à la question simple et légitime que nous lui avions posé.

L’administration Française va probablement moins me manquer que le gruyère rappé dans mes pates.

Clairement hors de prix, le fromage dans ce pays, tiens.

 

04 0b

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 20:01

Place Jacques Cartier, Montréal.

Cela fait déjà une bonne demi-heure qu’un chanteur des rues égaille la place en chantant, avec une installation sonore de bric et de broc digne de celle accompagnant la tournée triomphale d’un Frédéric François, des titres populaires et connus qui font monter la petite larme au touriste français lambda qui se sent loin de chez lui dans ce pays dur et sauvage.

Oui, un pays ou le verre de vin est facturé 8€ est un pays dur et sauvage, excusez-moi de vous le dire.

Affairé à faire pleurer le touriste sirotant à coup des petites lapées à 50cents pendant qu’un Caméraman de télé locale immortalise le moment, le chanteur ne voit pas le danger approcher. Celui-ci prend la forme d’une tête hirsute et d’une silhouette nonchalante, et vice et versa, qui s’approche discrètement dans son dos pour gratifier l’artiste d’une petite pièce d’un dollar pour lui avoir mis dans la tête Wonderwall et toute la nostalgie qui va avec, même si spécialiste du yaourt, il lui est difficile de comprendre pourquoi cette chanson lui arrache de la nostalgie quand il en connait pas un traitre mot des paroles. A part Wonderwaaaall, évidemment.

Faudrait qu’un jour je songe à apprendre d’autres paroles que celles de Over My Shoulder et Losing My Religion. Et encore, je dis ca, je connais même pas les paroles de Over My Shoulder.

Je contourne enfin le personnage, jauge la distance qui me sépare de son étui à guitare destiné à recueillir les pièces du badaud, et avec une grâce infinie, je lance ma pièce avec le même doigté qu’un Tsonga aussi bien capable de faire rentrer une pièce à coup de raquette de tennis pour arracher le dernier Kinder Bueno du distributeur que de faire déprimer l’éditorialiste qui titrait la veille « Pourquoi Tsonga peut gagner » en perdant en 64ème de Tournoi.

La pièce vole, comme au ralenti, dans une trajectoire arc-en-ciel d’une beauté infinie.

Avant de s’exploser littéralement au milieu des pièces stockées au fond de l’étui, faisant voler à leur tour à plusieurs mètres et dans toutes les directions certaines d’entre elles, au moins une dizaine.

Le chanteur s’étouffe dans son micro sur le « Police » de Karma Police qu’il était en train d’entonner gaiement. Genre « Kaaar-ma Po-lizfiengfeihgihrgih-ce teu euh euh !!! ».

Les personnes en terrasse du bar environnant ne songent plus du tout au prix de leur verre de vin.

Le caméraman songe déjà aux voix rajoutées qui illustreront la bande qu’il va enfin pouvoir envoyer à l’émission de Vidéo Gag.

J’ai vécu un long et terriblement douloureux moment lorsque je me suis en devoir de ramasser avec l’attitude du type qui fait comme si de rien n’était les pièces qui c’étaient égarées un peu partout, dont une sous la roue d’une chaise d’handycapé, tout de même.

C’est que ca roule vachement bien, les pièces au Québec.

 

09 0a

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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