Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 18:07

Dessins Animés - La Bande à Picsou



Croyez le , il fut une douce époque et lointaine -évidemment- , ou j’étais une petite tête blonde terriblement économe , ayant des rêves de spéculations boursières a faire trembler le groupe EADS (pardon , mauvais exemple) , réfléchissant a l’envie aux médisances que provoquerait mon excentricité lorsque j’aurais fait construire l’exacte réplique du coffre fort de Picsou .


Qui n’a pas rêvé de se baigner dans une piscine de pièces , l’imagination également bien aidée il est vrai pour cela par les piscines de boules d’Ikea ?

Cette boulimie économe , tare dans mon CV de flambeur invétéré , a commencé un beau jour a Juan les Pins , alors que je passais devant un agent de change . L’œil intrigué par un panneau indiquant les différentes monnaies , mon cerveau associait , en moins de temps qu’il n’en faut pour une châtaigne de tomber d’un tabouret , le cours dérisoirement bas affiché et le souvenir d’un graphique lu dans un vieux bouquin crasseux d’histoire / géo , ou les cours du dollars étaient indiqués pour illustrer a quel point l’instabilité chronique de cette monnaie était due aux menus accidents que pouvait rencontrer la politique étrangère des USA .

J’avais 12 ans , j’ai oublié de préciser .

C’est ainsi , bref , que j’achetais mes premiers dollars . Une longue période allait s’en suivre , ou j’écumais avec plus de vélocité que la grande armée le fit avec un certain succès l’Europe jusqu'à ce qu’elle ne disparaisse étrangement après un petit détour par la Russie , les bureaux de change de Toulouse pour y convertir systématiquement les quelques francs qui traînaient dans ma poche en dollars , comptant frénétiquement mes billets a en faire passer Harpagon pour un homme foncièrement désintéressé , rendant folles les préposés des guichets en revenant les voir lorsque je trouvais les billets usés et demandais a les échanger .

Je poussais le vice jusqu'à économiser l’argent que mes parents me donnaient pour manger a midi , prenant des cette époque une habitude disons déconcertante pour les non initiés au Nico , consistant a ne pas manger a midi , arrivant a m’en passer sans trop hurler de faim , pour dévorer le soir de quoi nourrir un régiment nourri au yaourt pendant un mois ET rentrant de mission .

Certains y voient de façon méchante l’hypothétique raison pour laquelle j’aurais été d’une maigreur scandaleuse des années durant .

J’arrivais ainsi , au fait de cette douce et révolue période , a économiser 250 Dollars , somme réunie en une petite centaine de billets rigoureusement neufs (les nerfs des agents de change pouvant en attester) qui faisait ma fierté et celle de mon portefeuille .

… Tout cela ne pouvait pas durer , sinon je n’aurais jamais pu écrire un blog ressassant dans sa grande part mes infernales dépenses pharaoniques , ainsi que les dépressions nerveuses a répétition d’une banque bien patiente avec mes découverts répétés .

J’ai cru a une blague lorsque ma banquière m’a proposé la semaine dernière de monter mon droit de retrait a 300 euros par semaines .

(…)

Un sombre dimanche .

Mes parents et moi avions la passion des brocantes et vide grenier , et il advint que ce jour la , je me baladais avec une pièce d’argent , correspondant dans ma tête a l’équivalent du sous fétiche de l’oncle Picsou . Cependant , la pièce étant d’une rareté aussi conséquente que des cours rangés dans la chambre d’un Nico , je la cédais avec un enthousiasme criminel lorsque un marchand m’en proposait le double de la valeur a laquelle je l’avais acquise .

Mon cerveau déraisonnable cru y voir la possibilité d’augmenter mes économies facilement , et je me jetais le lundi matin des l’ouverture du commerce ou j’avais acquis la pièce pour y convertir tout mes petits dollars en autres pièces d’argent , songeant a la fortune que j’allais tirer du commerçant idiot qui me les rachèterait naïvement le double .

J’étais encore dans ma période les gens sont cons et je suis le plus intelligent .
J’en suis revenu .

Une fois donc tout mes petits dollars convertis , ne m’alarmant pas du fou rire difficilement réprimé par le préposé du commerce éberlué par la transaction crétine que je venais de faire , et après avoir vidé le « mirror » de mon pauvre père pour faire briller de tout leur éclat mes petites pièces , je prenais la direction de la boutique du « naïf marchand ignorant encore combien j’allais le ruiner » .

A raison , je dois bien le reconnaître .

Après une moue dubitative qui me glaçait déjà pas mal le sang , le marchand laissa tomber avec dédain la proposition de me racheter mes pièces au poids .

« Au … au poids ? Mais … vous m’en donneriez combien , alors ? » articula le Nico soudain pas a l’aise dans ses chaussures de villes bien cirées baskets .

« Mmm … bon , je vous en propose 250 Francs » .

Nul besoin de sortir la calculette pour comprendre que la conversion 250 Dollars > Pièces en Argent > 250 Francs n’était pas la meilleure affaire de ma vie .

Je retournais précipitamment au commerce ou j’avais acquis mes pièces , espérant qu’il me reprenne toute cette stupide ferraille et me rende mes petits dollars qui me manquaient tant , maudissant l’emportement qui avait causé , de toute évidence , une ruine qui s’eut t’elle produite en 1929 , aurait fait passer le Krach de la même année pour anodin .

Je perdais 1 mètre derrière mon comptoir lorsque le commerçant ricanant m’en proposait 600 francs , me mains moites se raccrochant difficilement au bureau pour ne pas m’effondrer a la manière de mes économies .

J’ai le jour même liquidé les dits derniers 600 francs en achetant des jeux vidéos super nintendo .
Et juré de ne plus jamais , jamais économiser un centime .

On peut dire que j’ai tenu parole .


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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 16:11

No One Is Innocent


Mai 2004 .


J’avais connu quelques mois plus tôt une fille de l’unef , Céline , qui lors d’un colloque animé sur les retraites , m’avait particulièrement crispé par ses accents guerriers outrageusement revendicatifs , particulièrement au moment de me rabrouer lorsque je lui faisais remarquer gentiment qu’a mon sens , réformer les retraites était une nécessité pour que lorsque notre génération dans un temps très , très , très lointain soit vielle (mais alors vraiment très très lointain) , nous puissions espérer ne pas avoir a demander l’aumône devant la Fnac des le 3 du mois , 2 jours après avoir touché notre pension de retraite .

J’ai une vision du futur toujours un peu noire , je le concède .
L’idée d’être vieux , sans doute .

J’avais compris a mon grand étonnement , quelques jours plus tard après qu’elle m’ait gratifié d’un pourtant désagréable « sale capitaliste » , plus odieux a mon oreille qu’un banal « j’ordonne , il exécute » lâché par un président sans doute levé de mauvais poil , que malgré notre différent d’ordre politique , la demoiselle avait un faible pour moi qu’il ne serait sans doute pas trop difficile de transformer , en dehors toutefois de la manifestation ou nous nous trouvions , d’autant que nous étions tout deux dans des camps opposés , et visiblement pas loin de rallumer le concept de guerre civile sanguinolente si le temps se maintenait .

De toute façon , je la perdais de vue lorsque la place du Capitole se vidait en moins de 15 secondes , après qu’une bombe lacrymogène intelligemment lancée par un intelligent CRS (virez le intelligent de trop , plusieurs solutions envisageables) avait fait disparaître veaux vaches et manifestants .

Sauf votre humble serviteur , évidemment , jamais en retard pour prouver que telle la garde , le Nico ne se rend pas .
… même si ses yeux transformés en bouillie canine par les gaz ne peuvent en dire autant .

(…)

En ce mois de Mai 2004 , ma relation avec Mariana , la première des deux mexicaines que j’ai connu (j’ai toujours eu un penchant pour l’ibérique , allez savoir pourquoi) était de façon assez notable sur le déclin , ce qui pouvait selon toute vraisemblance s’expliquer par le fait que en 3 mois , je n’avais pu espérer l’ombre d’une fois coucher avec elle .

Pas que ça ait son importance , mais quand même .

Ce soir la , j’avais eu une explication assez orageuse au téléphone avec elle , m’emportant au point de l’accuser de ne savoir faire appel a moi que lorsqu’elle en avait besoin , ce qui d’une certaine manière avait le don de m’exaspérer au plus haut point .

D’autant qu’un Nico contraint a l’abstinence , ça s’irrite vite .

Nouvellement célibataire donc , j’allais retrouver Clément , qui ignorais encore dans sa joyeuse innocence de l’époque qu’il aurait a me subir en colloc , puis nous nous dirigions vers l’université , ou devait être projeté le « baron de Munchausen » , dans un cadre d’une soirée étudiante allumée et alcoolique , ce qui n’est pas forcément un pléonasme .

D’autant que le terme d’allumer s’appliquait en l’occurrence a la bobine du film , qui dans un sinistre grondement prit feu avec plus d’enthousiasme que les lèvres de Mariana au bout de quelques secondes de projection .

Mon lyrisme devient cruel , par moments .

Cependant , j’avais le plaisir a cette soirée de retomber sur la fameuse Céline , et l’absence a priori (on est jamais sur dans une soirée pareille , d’autant que j’y étais présent , ce qui n’est jamais rassurant) de fumigènes pouvait me permettre d’espérer de ne pas finir seul la soirée .

Et lorsqu’elle m’a proposé de la raccompagner chez elle , je me suis permis d’espérer que mes 3 mois d’abstinence touchaient a leur fin …

(…)

« Tu sais quoi ? » , demanda t’elle d’une petite voix caline .
« Groumph ? » , articula le Nico , encore un peu dans les vaps post-coït .
« La première fois que l’on s’est vu , c’était il y’a 6 mois non ? Et bien tu m’as tout de suite séduite » , lâcha t’elle un peu naïvement .


Je n’ai jamais répondu a son sms du lendemain , dans lequel elle me disait «  un petit bisou juste pour le plaisir , a ce soir ! » …

J’avais entre-temps rencontré Jess .
Qui m’a , elle , tout de suite séduit , pour le coup …

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 23:02
J'ai saoulé la terre entière avec cette chanson , pas de raison que vous y échappiez ...

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 03:08
« Au fait Nico , les freins de la voiture ne font plus de bruit ? »

Aie . La tuile . De toute façon , je déteste les questions qui commencent par « au fait » .
« Au fait » , c’est toujours une sombre emmerde qui s’annonce , tiens .

Disons que j’ai prévu d’aller jeter un petit coup d’œil du coté de Barcelone , mais si j’avoue au daron que la voiture fait un bruit de batterie de casserole jetées avec la force du service de Federrer contre un mur en acier a chaque freinage , je pourrais faire une croix sur Barcelone aussi sûrement qu’un miteux poète et 1er ministre sur l’Elysée après avoir défendu un vague projet nommé CPE .

Il me fallait improviser . Et vite .
« Non non , le bruit est très léger et elle freine remarquablement bien …
- tu peux me le jurer ? »

… Et voila comment je me suis retrouvé penaud a jurer de ne pas utiliser la voiture avant de l’avoir fait réparer .

C’est parfois chiant quand même qu’un papou s’angoisse pour un banal problème de freins lorsque l’on a juste prévu de faire un banal aller retour dans les Pyrénées …

(…)

Mardi Soir .

J’avais prévu d’aller dîner avec mes parents , ce qui me posais un problème autrement plus délicat que celui consistant pour un ex ministre de la culture de développer le mignon mais déconcertant concept de « bravitude » , puisque devant réussir l’incroyable tour de force de ne pas gaffer de la soirée , a savoir ne pas avouer que je comptais partir de (très) bonne heure le mercredi matin pour Barcelone .

Armé de boules quiès pour ne pas être trop perturbé du bruit de casseroles émis par la 306 , évidemment .

« Au fait Nico , tout va bien avec ta Barcelonaise ? » .

Si c’est pas une vacherie des questions pareilles …
Respire . Parle posément . Modère un enthousiasme qui te trahirait . « Oui , oui , tout va bien » , arriva a articuler le Nico déjà durement malmené .

« Tu la revois quand ? »

Ouille ouille ouille . Zut , je n’ai pas le téléphone de Condoleezza Rice pour lui proposer d’échanger nos rôles et de répondre au congrès sur la désastreuse gestion de l’Irak contre sa gestion bienveillante de ce qui tourne a un odieux interrogatoire chez mes parents .

« Je ne sais pas , je suis un peu débordé en ce moment » , articulais je presque sans gène trop honteusement visible .
« N’oublie pas , je ne veux pas que tu prennes la voiture avant de l’avoir fait réparer ! » articula sentencieusement le daron , en levant les sourcils .
C’est impressionnant un daron qui lève les sourcils .

« Papou , comme si c’était mon genre … »

J’étais déstabilisé , mais mes réponses évasives suffirent a décourager mes parents , qui enfin lâchèrent prise . J’étais sauvé . Eprouvé , mais sauvé .

La soirée passa .

Tout a coup , le souvenir d’une promesse faite a ma brune assaillais mon cerveau endolori , et consultant ma montre , je me rendais compte qu’il me fallait prendre congé de mes doux parents pour avoir l’espoir de la tenir , cette promesse .

Histoire que mon séjour ne tourne pas a la soupe a la grimace , les filles sont parfois si susceptibles …

« Désolé , mais je vais devoir y aller »
« Déjà ? » , articula ma petite maman , sans doute vexée que ma présence puisse paraître aussi furtive que celle d’un remord dans la tête d’un juge d’instruction .
« Oui , j’ai promis a la Barcelonaise de lui ramener du Taboulé , il ne me reste que quelques minutes pour aller lui en acheter… »

… Taboulé m’a tuer .



























ACDC - highway to Hell

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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 15:08

Jeudi , a une heure indécemment matinale .

(10h du matin , donc)

Le Nico émerge de son lit douillet , s’étire , jette au Tigrou qui lui fait face son quotidien « ouais , on va essayer » (le dit Tigrou est un présentoir en carton géant , sur lequel le bestiau fait un clin d’œil en levant le pouce , une manière comme une autre de se motiver le matin) , puis après s’être gratté le menton afin de se rassurer sur le besoin existentiel s’il en est d’affronter Dark Mach 3 en cette douce matinée , jette un regard a l’ordinateur posé a quelques centimètres du lit .

Il a l’air d’avoir bien dormi .
Brave petite bête .

Je relève l’écran , et alors que Firefox s’ouvre en quelques secondes qui me rendent hystériques parce que je sais qu’il faudrait que je formate mon ordi depuis des mois mais que j’en ai la flemme et que de toute façon mon lecteur Cd a rendu l’âme alors bon , je me mets a réfléchir aux petits commentaires qui doivent m’attendre bien sagement sur mon blog . Auront-ils aimé ? La tonalité un peu moins pathétique de l’article par rapport a ce que je les ai habitué n’aura-t-elle pas entraîné une chute drastique de mes stats au moins aussi éloquente que celle du cours d’Eurotunnel ? Me suis-je fait larguer comme une chaussette pendant mon sommeil ?

Les matinées sont pleines de douloureuses questions .
… Ce qu’on ne ferait pas pour justifier les grasses , matinées .

« nicopoi » .

Uh ? Tiens , over-blog doit ramer ou préparer une énième fois la transition qu’ils promettent depuis je ne sais pas combien de temps avec au moins au temps de conviction - ou mauvaise foi , c’est pareil - que moi promettant de surveiller , a l’avenir mes comptes . Bon , je réessaye …

« nicopoi » .

« Oui , ça j’ai bien compris , mais a part ça , tu me l’affiches mon blog , bête bécasse de bécane ? » s’emporta le Nico soudain plus réveillé qu’un Maya dans un chant de tir (Gibson , c’est un tordu celui la …) . Les gestes se font tremblotant . La respiration se fait difficile , et la déglutition , pour peu que je n’ai pas la gorge sèche d’un fumeur atteint d’un cancer au dernier degré , le serait de même .

« nicopoi » .

Mais bordel de merde , que se passe t’il ? Un bref coup d’œil sur d’autres blogs hébergés par over-blog me jette au visage l’évidence détestable que le problème provient bien de mon blog . Oula , ça se complique .

Qu’a cela ne tienne . Un bref coup d’œil sur l’interface d’administration devrait me permettre de reprendre le contrôle de la situation avec plus de maestria que quand j’avais du juger en quelques secondes de la meilleure attitude a suivre lorsque les freins de mon mini scooter avaient lâché , et que j’étais lancé a pleine vitesse dans la fin de la ligne droite précédent le mur de mon lycée .

J’avais sauté du mini scooter , le laissant poursuivre sa route et pulvériser un vélo idiotement posé dans sa trajectoire …

« il n’y a pas de compte associé a cette adresse mail . Veuillez réessayer » .

Il me fallait faire appel a toute ma dernière bonne volonté pour ne pas balancer ce qui me sert d’ordi , ou d’éponge pour les mauvaises langues , par la fenêtre , ouverte ou pas .
Une bordée d’injures allait raisonner longuement dans ma chambre , accompagné de menaces vengeresses a l’encontre de la sombre raclure a l’origine de ce désagrément qui , disons le clairement , me picotait un peu .

Le blog avait été effacé par une main malhonnête .

La guerre du blog allait commencer .

(Be Continued)













Starwars - Theme

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 14:55

Hey ho les aminches !

Le blog avait été piraté , je rétabli tout le plus vite possible .

... ca fait du bien d'etre de "retour" , vous m'avez manqué .

Nico


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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 16:30
Le Petit Nicolas (mais en plus Grand) est dubitatif .

Non , non , ça ne veut pas dire que je suis devenu sérieux , ne tirons pas de conclusions hâtives . Mais , sans doute en raison de ce début d’année , je suis un brin plus songeur que je ne le suis d’habitude , ce qui concrètement se traduit plus que d’ordinaire par le fait que je heurte accidentellement des personnes dans la rue avec plus de maestria que ma fichue boule de bowling franchement pas coopérative lorsque je l’implore de ne pas me ridiculiser .

Il faudrait mettre en place une signalétique pour certains sports , a l’attention des malchanceux congénitaux , maladroits , ou tout simplement des Nico .

Songeur , disais je . Faut dire que la saison s’y prête , tiens . Ah , ces foutus mois de Janvier que l’on démarre sur les chapeaux de roue , le front haut et la mine résolue , avec la ferme intention de démolir le monde a coup de genoux s’il le faut , mais d’arriver a atteindre des objectifs aussi nombreux que totalement illusoires …

Il parait qu’il y’a une recrudescence de suicides a la fin du mois de Janvier .
Sans doute que certains supportent plus mal que d’autres de constater que changer d’année , foncièrement , ne leur sera d’une utilité que somme toute relative pour conquérir le monde .

Tas de défaitistes , tiens .

Au delà des sombres élucubrations dont je vous fait part ici bas , sans parler de mes vantardises dont je suis le premier a rougir (je vous ai déjà parlé de ma schizophrénie ?) , j’aimerais réussir . C’est un objectif que je me suis toujours donné , jurant précocement a mes parents que je ne serais pas « con a l’age bête » (parole tenue , j’ai attendu de passer cet age la pour devenir réellement con) , promesse qui allait par la suite laisser la place a « je réussirais ma vie » , ce qui ne lassais pas de ravir mes doux parents , pas toujours aussi naïfs toutefois .

Ils n’ont par exemple jamais cru a la thèse comme quoi l’aspirateur avait cessé de marcher du jour au lendemain sans que j’y touche .

Ceci étant , le problème étant pausé , reste a définir la notion de réussite . Et la , forcément , tout se complique : je ne saurais pas définir la notion de « réussir » , ce malgré le bouquin que ma douce maman m’offrit dans l’espoir de me faire passer probablement un message subliminal mais pas trop .

Il s’appelait « comment rater complètement sa vie » .
Pour le subliminal , a la réflexion on repassera .

Bref , j’ai longtemps considéré que réussir sa vie était réussir professionnellement . Sans doute parce que cela m’arrange aujourd’hui parce que de toute évidence la conquête du monde va devoir attendre encore un peu , j’en suis revenu , considérant que de toute façon , pour réussir professionnellement , il me faudrait trahir , être dur , impitoyable et cruel .

Sauf que se sont des choses que je serais incapable de faire .
En dehors d’un blog , cela s’entend .

Des lors , il me fallait trouver un dérivatif . Chercher une autre manière de réussir ma vie . Et la , l’évidence me sauta aux yeux : Casanova était mort en laissant le poste vacant , ce qui pouvais m’assurer la joie d’un succès aussi bien quasi professionnel que sentimental .

Sauf qu’il a fallu la encore me ranger a l’évidence : je ne suis pas Casanova .
Si , si .

Ma définition actuelle mua , a nouveau , et ma conception d’aujourd’hui en la matière serait , en tout état de cause que pour réussir ma vie , non seulement je ne finisse pas seul vieux célibataire dans un hlm de la banlieue d’Amiens a me demander si Sevran portera dans l’émission du jour une veste verte ou rose , mais que je prenne du plaisir tout les jours a faire ce que j’aime , par exemple écrire , et que j’ai un petit bout de femme a aimer et qui m’aime , autant que je le fasse , lui prodiguant massages et petits repas avec une originalité sans cesse renouvelée (bien que toujours aussi désastreuse) , l’attrapant en pleine rue tendrement par la taille pour un bisou doux (ou cochon , au choix) qui la fera rougir au moins autant qu’a nos années « jeunes » .

… Veux tu être celle la , ma Barcelonaise ?











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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 16:31

Au préalable , je me permettrais de signaler vigoureusement que certaines inepties qui pourraient apparaître dans mes élucubrations suivantes doivent nécessairement êtres attribuées a un manque de lucidité passager provoqué par des substances pas forcément licites .

Non monsieur le commissaire , j’avais dit pas forcément .

(…)

Lors d’une séparation aussi joviale que l’exécution de ce pauvre Saddam avec une ex que j’avais pourtant aimé , des mots méchants furent échangés avec une telle vigueur qu’il fut très rapidement évident que le Rubicond était définitivement franchit , et que dès lors il n’y avait plus qu’a enterrer pour de bon les derniers soubresauts affectueux qui nous animaient encore , cela par un conséquent répertoire d’aimables vacheries sans nom .

Je crois bien me souvenir que j’avais donné son téléphone a un certain nombre d’amis en leur disant , sans les prévenir qu’il s’agissait d’une ex , que c’était une fille facile et qu’ils auraient tord de ne pas l’appeler .

J’étais jeune et con , hein .

Par la suite , je forçais sa messagerie en répondant a sa question secrète , réponse sournoisement obtenue en téléphonant a son aimable beau-père qui ignorait a tord notre douce guérilla .

C’est ainsi que je me mettais aussi a dos mon ex futur beau-père .

Seulement , les filles sont d’une cruauté absolue . Pour répondre a mon indélicate -il est vrai- intrusion dans sa messagerie privée , la demoiselle attaqua odieusement sous la ceinture , en personnalisant a mon intention sa question secrète , misant de toute évidence sur un manque d’originalité de ma part lorsque je voudrais commettre une nouvelle forfaiture .

« Pourquoi Nicolas ne sera jamais un bon coup ? » .
J’en déglutis encore difficilement aujourd’hui .

Attaqué sous la ceinture . L’acte lâche , tiens . « Et comment d’abord aurais je pu être un bon coup , hein ? Je n’avais connu que toi ! Tu parles d’une référence ! » . C’est a peu près dans ces termes que je l’insultais , ou plutôt l’inconscient écran d’ordinateur qui avait délivré l’insolent message , enrageant et trépignant , atteint dans ma virile vanité outragée .

(...)

5 ans se sont écoulés depuis , je crois .
La majeur partie de mes souvenirs relatifs a cette copine ont disparu dans les tréfonds de mon affligeant cerveau …

… Mais encore aujourd’hui , aussi avancée que puisse être la nuit , il m’arrive de pianoter nerveusement , cherchant une nouvelle réponse a cette foutue question secrète , recherchant désespérément la réponse à « pourquoi Nicolas ne sera jamais un bon coup ? » , humilié a chaque essai infructueux , priant de trouver enfin cette foutue réponse , juste pour la connaître .

Et surtout , pouvoir -j’espère- me dire que je me suis amélioré depuis …


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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 16:32
Une histoire de fêtes racontée par Marie-Edwige pour Nicolas.

« Maieuuuuh t’es où ? »
Ca a commencé comme ça. Allons bon.

Je lui avais pourtant dit, à Nicolas : mon chéri est à la maison, on se passe le minuit entre amoureux, et, promis-juré, à une heure du matin le 1er janvier, on sonne chez toi. Et garde du Champagne ou je crie.

« Marie-Edwige ? C’est Nicolas. Bon je te laisse un message parce que je me demandais où t’étais, et qu’on se fait du souci, enfin, bref, tu arrives quand tu veux, hein ? Rappelle-moi ».
Il était 9 heures du soir. Je crois que Nicolas n’avait pas compris le sens de « Nico, je reste avec mon chéri un moment… Il peut me porter comme un fétu de paille, vois-tu. ». La naïveté, Simone…

Bref, moi et mon Irlandais, on arrive devant chez Nico. A l’heure dite. Mon pauvre chéri ne parle pas français, et il se posait des questions sur l’étiquette d’une soirée de Réveillon toulousaine. Chez Nico ! J’en ris encore : « My love, tu est le plus grand, le plus poilu et le plus méchant de la soirée. Et en plus ton père est Allemand. Tu vas beaucoup t’amuser. Sors les muscles pour moi ! Hin hin hin… » En guise de camouflage, il portait ses lunettes. Les autres n’ont rien vu venir…

J’adore jouer les pique-assiette dans une soirée, et surtout dans une soirée organisée par Nicolas : c’est devenu un passe-temps pour moi de lui pouiller le frigo puis de lui faire des remontrances sur l’état de son compte en banque. Nicolas m’attend dans l’escalier : « Ben tu faisais quoi ? ». Gros soupir : « Je m’envoyais en l’air, Nico. ». Nico décide que c’est fort bien, et me colle un gros bisou baveux sur la joue « Rhaaaaaahhhh je te reconnais bien là ! Tu sais que je t’adore ! ». Je lui assure que je l’adore aussi. Mon copain, complètement paumé, se demande s’il doit lui rouler une pelle pour faire bonne mesure. Je le dissuade, parce qu’il pique ce soir. « Dis donc, il paraîtrait que vous avez été vachement bruyants quand C… est venue dormir chez vous… »Eh meeerrde. « Tu l’as dit à combien de personnes ? » « J’ai été raisonnable ».Suivi d’une heure de remarques douteuses. Et plus de Champagne. Me dirigeant vers le buffet, je remarque une bouteille de Vodka pas encore complètement vidée. C’est parti… Je tiens à préciser que j’étais sobre en arrivant, et que tout ce que j’ai vu n’a pas été distordu par les effluves de l’alcool.

Nicolas nous passe Bohemian Rhapsody, de Queen. Je danse avec lui, évidemment, ce qui n’est pas sans danger, car Nicolas est le kamikaze du dancefloor, le fedayin des stroboscopes ; bref, si la malheureuse cavalière y survit, elle est contactée le lendemain pour un job au Mossad.
Après quelques minutes de confusion existentielle, je suis aussi témoin de la première tuile de 2007 : à juste deux mètres derrière moi, alors que je pose mon manteau, un verre se renverse sur l’ordinateur de Nico. Malheur ! Je me rue dans la cuisine : « Du Sopalin ! VITE ! » Nico, en train de reprendre sa respiration après la chorégraphie qu’on s’est offerte (car je suis moi-même l’ETA de la boule à facettes), me regarde d’un air perdu. On se serait crus dans Urgences. Non, à vrai dire, plutôt dans Scrubs. Tout le monde se précipite ; tumulte, panique, débranchements, rebranchements : l’ordi nous claque entre les doigts. Mon pronostic est un coma léger de la bécane. Mais Nicolas a déjà inscrit l’heure du décès. Très au fait des sorties lyriques, il prend une clope, et descend l’escalier. « Mais tu vas où en T-Shirt (jaune) un 1er Janvier ? » « Prendre l’air. Je te laisse mes clés. » Je fredonne un requiem au violon, pour cadrer avec l’esprit de la situation, et pars à sa suite. « Listen, darling, mon pote ne va pas bien. Je le suis. Have fun ! » « All right. Hulk ! Smash ! Grrrrr. »

Enfin, quand je dis que je le suis, je le laisse partir se faire sa balade furibarde au bout de dix mètres, parce qu’on se les pèle, enfin, sans blague. Et puis qu’est-ce qui pourrait lui arriver un 1er Janvier au centre ville alors qu’il ne porte qu’un T-shirt (jaune) ? Je remonte, et place un pari sur le nombre de points de suture. Et sur l’endroit, aussi.

Il remonte quelques temps plus tard, indemne (damned !) mais émotionnellement meurtri. Pour lui remonter le moral, je lui raconte la dispute qu’il y a eu lieu peu de temps auparavant entre deux filles. Je lui assure que la prochaine fois, je ramène des bikinis et un bac de boue. « Snif, c’est gentil d’essayer de me remonter le moral, mais pour moi tout est fini, fini… j’ai perdu une partie de ma vie, tu comprends ??? » L’italique, c’est pour les larmes, au cas où vous vous posiez la question. Mon chéri repose le fâcheux qu’il tenait par les pieds, et vient lui parler. Je crois qu’il a réussi à le faire rire. Nerveusement, mais quand même.

A partir de là, ce fut la débandade. La fin de nuit arrivait, et nous rentrâmes tous. La morale de cette histoire est :

T’as l’air d’un crétin, bourré en t-shirt jaune dans la rue un 1er Janvier.

Bonne Année à Vous !

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 16:35
Je crois avoir déjà assez parlé de ma phobie du courrier , responsable entre autre du fait que rue Palaprat , j’avais passé 3 mois sans pouvoir ouvrir ma boite aux lettres , n’arrivant a trouver l’envie de faire l’effort de chercher la clé , que dans un probable acte manqué , j’avais inévitablement égaré .

Le proprio fit une tête pas possible quand je lui rendis en main propre , n’arrivant a concevoir que je la retrouve en moins de 24h sous peine de disparition de caution , quand j’avais supporté son absence pendant cette longue mais futile période .

Alors que je rentrais d’Espagne , je faisais le détour par la première agence Bnp venue pour comprendre pourquoi ma fichue carte bleue avait refusé de fonctionner a l’étranger , le léger découvert constaté par le préposé me provoquant ma première sueur froide de l’année 2007 , une différence de 700 Euros entre ce que ma maladive imagination calculait et la plus cruelle réalité ne pouvant qu’être a l’origine d’autre chose qu’un mal être irrésistible , évidemment .

C’est une solution comme une autre : j’ai oublié de reprendre ma carte bleue .

Chouette , je vais en avoir une toute neuve .
La première de la série annuelle . J’avais du attendre Février l’année dernière …

Rentré chez moi , j’ai entrepris de faire ce que je repoussais depuis 4 mois , a savoir rassembler mon courrier , afin d’éplucher mes comptes et comprendre comment j’avais réussi a mettre dans une mouise pas possible , et c’est ainsi que je tentais de réhabituer mes yeux a la lecture de ses sordides papelards que l’on nomme relevés de compte .

J’ai aussi une phobie des relevés de compte .

C’est ainsi qu’alors que je m’apprêtais a insulter gaiement l’opératrice de ma banque que j’avais en ligne pour la traiter de sale escroque comme il se doit , je m’étranglais en ouvrant un courrier datant d’il y’a un mois , dans lequel traînait un cheque qui eusse t’il été vert , aurait fait bonne figure au milieu de cèpes dans une poêle chauffée a feux doux .

Chouette , je suis plus (ou moins) a découvert …


Je vous laisse admirer ci-dessous la pile de courrier en retard que j’ai du affronter courageusement .
J’en suis encore fébrile .

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