Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 12:23


Avec la vitesse d’un Tgv survolté pour un record de vitesse , une rumeur outrageusement vexante se propagea assez rapidement dans mon cercle d’intimes , alors que les cartons à peine posés en vrac n’avaient pas encore eu le temps de refroidir , rue Palaprat .

Mon lit serait inconfortable .
Les gens sont d’un médisant , c’en est triste .

Déjà et premièrement , ce lit n’en était pas vraiment un , appartenant plutôt et de loin (un peu comme le Néanderthalien l’est à l’homme moderne) à la filiation des canapés , pour peu que l’on passe sous silence sa barre du milieu qui en faisait un endroit aussi agréable ou dormir qu’un matelas pneumatique dérivant au milieu d’un banc de requins blancs nourris à la crème vanille depuis un mois .

Par ailleurs , les couvertures , que je l’avoue je ne rangeais pas scrupuleusement tous les matins , s’imbibèrent assez rapidement au fil des soirées qui émaillèrent la vie de mon appartement d’un délicat fumet , sorte de mélange de fumée de cigarette , de whisky et de chips écrasées , ce qui ne contribua pas à faire taire les méchantes langues sur mon sens pourtant légendaire du confort .

Des images circulent de moi marchant sur une plage en mocassins .

Etrangement , j’ai ressenti l’impérieuse nécessité lors de mon emménagement Place Esquirol de faire l’acquisition d’un nouveau lit , ou plutôt au vu de mon modeste budget massacré par des frais d’agence plus sûrement qu’un Tutsi rentré par erreur dans une conférence Hutu , d’un matelas ultra méga confortable , ainsi que de tout un panel de draps , dessus de lit , oreillers et couvertures neuves qui me réapprirent ce sentiment étrange et mystérieux consistant à ne pas avoir peur de se coucher .

Le grand luxe , donc .

(…)

C’est sa faute .

Je vivais heureux , dormais paisiblement et (presque) sans angoisse . Sans doute pour cette raison qu’il a fallu que cette petite andouille que mes parents appèlent pour lui faire plaisir « ma sœur » , ne vienne mettre les pieds dans le plat .

Je vivais si heureux fils unique , il y’a 19 ans de cela .

« Nico , tu peux me prêter tes draps de rechange ? »

Tsss . Petite effrontée , non mais je vous jure .

« Désolé Marine , j’en ai que deux sets de draps , et d’ailleurs … tiens , ça doit commencer à faire un certain temps que je n’ai pas fait la rotation semes… trimestrielle . »

Il faut savoir pour ma défense que je passe de longues minutes à pleurer tout seul dans ma chambre au moment de changer mes draps , cherchant désespérément un moyen de le faire facilement , sans passer une heure à insulter mes couvertures parce qu’elles ne coopèrent pas , et une bonne heure de plus à m’insulter parce que j’ai remis les anciens draps en croyant mettre les nouveaux .

Du Nico , en somme .

Alors que j’avais encore le soupir de déception de ma sœur qui raisonnait désagréablement dans mon oreille , les premières sueurs froides commençaient à rendre mon front aussi humide qu’un hammam , et les questions existentielles allaient porter le coup de grâce lorsqu’elles allaient agresser mon pauvre petit cerveau sans défense .

« Tiens , d’ailleurs , qu’est ce que j’ai fait de ces draps ? » .

… Inutile de dire que cela fait donc 2 semaines que j’écume tout les pressings de Toulouse -vainement- à la recherche de mes draps .

Alzheimer , c’est à partir de quel age déjà ?

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 14:39
Ne croyez pas que je fais ma diva sur le thème "retenez moi ou je fais un malheur" , mais je songe de plus en plus souvent à arreter le blog ...

Arreter avant de me répéter et de devenir (totalement) ininterressant ?
Ou continuer au risque de devenir plus chiant qu'un Théma sur la sexualité des pucerons ?

Aucune idée .

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 02:06


Il est à priori recommandé à l’autorité parentale , aux âmes sensibles et aux personnes anti-titres racoleurs de s’abstenir de lire ce qui suit .

Aie , mon ulcère . Bon , c’est parti .

(…)

Une nuit brûlante et de remue draps délicieusement acharnée .

Je vaquais à mes occupations en compagnie de ma brune d’alors . Tout allait bien . Je me dirigeais joyeusement vers un orgasme mérité et jouissif . Je pouvais espérer dormir paisiblement dans moins d’un quart d’heure , pour peu que la fréquence de nos vas et viens ne faiblisse pas , et que les massages post coït au programme ne suffisent à avoir raison des dernières velléités sexuelles de la demoiselle se frottant pour mon plus grand plaisir contre moi .

Le pied , le vrai , donc .

Le problème , c’est que c’était mal prendre en compte l’inénarrable capacité à me gâcher la vie du truc tordu et casse pied qui me sert de cerveau . Et , c’est ainsi que cette fichue masse grise se vengea atrocement , analysant tout à coup un point évident et qui pourtant m’avait échappé jusque là .

Dire que je vivrais si joyeusement sans ce foutu cervelet .

Alors que j’observais fort naïvement l’activité entre autre « manuelle » de mon fantasme du moment , une réflexion me vint à l’esprit , cruelle par sa simplicité , et par le constat qu’elle faisait , perturbant au possible pour un Nico même transcendé par son actuelle frénésie d’ordre sexuelle .

« Si les femmes sont majoritairement clitoridiennes , est ce que cela ne signifie pas que ce qui me sert d’attribut masculin serait ridiculement inutile ? »

La poisse . Des mois à passer le syndrome d’éjaculateur précoce , des années à comprendre que l’inverse (l’éjaculation à retardement) n’est pas mieux , tout cela pour se ruiner une nuit de débauche sexuelle en tout à coup , me faisant la réflexion qu’une fille peut très bien se passer d’un des arguments majeurs constituant ma virilité .

Notez bien qu’il me reste les poils , mais quand même .

L’enfer . Depuis , je passe mon temps à réfléchir sur cette question , me traumatisant comme je sais si bien le faire , ne sachant trop que penser , ma masculinité mise en doute , les poils hérissés et les doutes existentiels peuplant ma tête avec plus de facilité qu’il n’en faut à TF1 pour vendre du temps de cerveau humain disponible à coca-cola .

Ce qui insinuerait que Patrick Le Lay ne se pose pas , lui , la question du concept clitoridien tous les jours .
Le veinard .

C’est pourquoi je vous le demande , gentiment et à genoux sur des tessons de verre si vous insistez , mais par pitié : qui diantre saurait m’expliquer comment une femme clitoridienne peut voir le moindre intérêt au pénis d’un homme ?

Pas sérieux et Patrick Le Lay s’abstenir .

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 15:56


Toi !

Oui , toi , petit lecteur de mon blog qui te dis "ce naze écrit super mal et se répète plus qu'un Sarkozy sur des questions sécuritaires , je vais moi même faire un blog et on va voir ce qu'on va voir" .

Sache que c'est tout vu .

Non , petit lecteur , oublie vite cette idée , qui , si elle est fondée sur une vérité intrinsèquement cruelle mais réaliste (mes phrases longues sont insupportables et je me répète , soit) , n'en est pas moins faussée , pour la simple et bonne raison que tu ne sais pas à quel point tenir un blog est une prise de tête sans nom .

Si , si .

Vois-tu , au commencement , j'ai commencé à écrire mes inepties à l'attention des quelques personnes qui peuplent ma liste msn messenger , dans l'espoir que mes navrantes élucubrations les ferait de temps à autre sourire , et au mieux , les inciterait potentiellement à garder le contact avec moi , toujours obsédé que je suis par ma phobie de me retrouver un jour seul dans un HLM du Val d'Oise en tête à tête avec mon poisson rouge Blub .

Je concède avoir une vision de l'avenir potentiellement déprimante .

Seulement , mon blog rencontra assez rapidement un succès foudroyant , une foules de groupies en délire faisant le siège de ma boite mail pour s'arracher ma vertu , et très rapidement , j'étais contraint de subir une opération de chirurgie esthétique pour pouvoir acquérir à nouveau un anonymat qui me faisait décidément cruellement défaut dans les rues Toulousaines .

Autant pour moi , je crois que j'ai un peu laissé délirer mon cerveau , là .
Revenons à des plus réalistes considérations .

Disons que j'arrivais à réunir assez rapidement un public à peu près aussi fidèle qu'un candidat de l'ile de la tentation contraint au nudisme par un producteur retors , et que ce public , loin de me conforter dans mon envie d'exposer un peu plus mes navrantes considérations , me contraint , au fur et à mesure qu'il croît , à , paradoxalement , me taire toujours un peu plus .

Et là , tu me prends encore plus pour un taré .
Et pourtant !

Figure toi , ô cher petit lecteur (disons que j'aime à t'imaginer petit . Genre moins d'un mètre 74 , un truc du style) , que parmi tes compatriotes , je compte pas moins que :

- mes parents : je te laisse imaginer la tête de tes propres parents apprenant enfin pourquoi le niveau d'isio 4 baissait si rapidement . Mieux , je te laisse imaginer également ton propre désarroi en apprenant que tes parents ont appris pour l'histoire de l'isio 4 ...

- mon boss : après qu'une sombre buse ait eut l'intelligence d'aller me dénoncer auprès de ce dernier , mon boss m'a confié désapprouver un certain nombre de mes écrits , ce que je comprenais plus que vivement , bien que comme je lui dise en argumentant avec force et conviction alors qu'il me poussait gentiment vers la porte , "tout cela n'est que du second degré , qui peut croire que je touche un jour une quinte flush ?"

Je vous remercierais dans vos commentaires de confirmer qu'effectivement , c'est peu crédible .

- ma petite amie : dois-je réellement te dire qu'aucune petite amie n'apprécie franchement de voir son intimité livrée brut sur internet à des inconnus , mais , encore plus , déteste farouchement que son copain raconte ses histoires de cul passées , sous le prétexte pas forcément indéfendable qu'il lui est désagréable de savoir que tu repenses a de vieilles histoire alors que tu es avec elle ?

J'envoie quelques bisous du coté de Barcelone , sait-on jamais .

- mes collocs : ainsi , tu crois que tu pourrais raconter toutes les anecdotes les plus marrantes sur ta collocation , au mépris des risques de guerre civile que la narration de ces histoires pourrait entraîner du coté de la Place Esquirol ? Serais tu inconscient , bon dieu ?

Moi oui . Mais raisonnablement , quand même .
Tout un concept , diras tu .

- mes amis : inutile de dire que à chaque nouveau post sur l'un d'eux , tu en perds au minimum deux ou trois (qui a dit que la solidarité avait disparu dans ce pays ?) . Aussi incroyable que cela soit , dire de bonnes copines que tu appréciais bien qu'elles aient de gros seins n'entraîne pas de leur part la folle euphorie que tu étais en droit d'attendre d'elles , c'en est incroyable .


Maintenant , cher petit lecteur , si tu persistes dans ton envie de tenir un blog bien que tu saches les risques et périls par lesquels tu risques fortement de passer , sache qu'il serait beaucoup plus intelligent de le faire anonyme . Certes , il prendrait sans doute plus de temps à "démarrer" , mais tu pourrais réellement confier tes états d'âmes , sans pour autant à chaque fois te créer un nouvel ulcère en imaginant les répercutions que pourraient avoir tel ou tel post . C'est pas sympa ça ?

... Bon dieu , ou ais je foutu mes medics ?

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 15:53


« Nico , que fais tu le dernier week-end de Mars ? »

Je ne sais pas vous , mais contrairement à un certain nombre d’imbéciles qui , lorsque l’on leur pose cette question , se retrouvent à devoir aller bronzer à Marrakech contraints et forcés , moi , je me vois généralement proposer des choses hautement plus marrantes et infiniment plus ludiques .

C’est ainsi qu’il y’a quelques jours de cela , j’acceptais joyeusement d’aider une amie à déménager de Toulouse à Paris , m’enthousiasmant dans la joie et la bonne humeur sur sa proposition de faire 1400 km en 48h et en camion , non sans avoir aussi -youkaidi youkaida- au préalable contribué à charger le dit camion à Toulouse et à le décharger à Paris .

C’est décidé : mon hypothétique fils ne portera pas mon nom .

Ce qui est marrant lorsqu’une fille déménage , c’est qu’elle se sent un devoir de répartir les rôles et les cartons à porter , cartons qu’elle a évidemment rempli non pas dans un esprit de commodité pour ses crétins d’amis , mais plutôt dans l’espoir qu’il lui sera moins chiant une fois installée à Paris de les déballer .

Un instant , la poche de glace n’est plus bien mise sur mes reins .
Aie .

(…)

Un Samedi Matin .

Après avoir laissé ma brune prendre la direction de la gare , j’attends sagement dans un froid -qui parait-il fait défaut aux ours blancs d’Arctique- que JB , l’ami d’Alexiane , ne se décide à venir enfin me chercher .

« Le chèque ! J’ai oublié de prendre le chèque de l’autre ! »

Normal , je n’y avais pensé que 399 fois la veille et pendant mon petit déjeuner , nettement insuffisant pour m’en rappeler au moment de partir de chez moi .
Je courrais donc comme un dératé jusqu'à la porte de chez moi , montais les escaliers avec la célérité d’un oiseau migrateur ayant reniflé l’odeur d’un chasseur sortant d’un apéro , et redescendais tout en évitant soigneusement de me tordre la cheville , décidemment pas sympa d’avoir mal pris que je ne porte l’atèle au sortir de mon entorse que 3 jours .

Les poumons en vrac , je tentais de ne pas agoniser trop bruyamment sur le trottoir , lorsque je voyais enfin JB arriver . Une fois la ceinture bouclée , j’avais à peine le temps de prendre la jolie couleur pourpre d’une dinde de noël cuisant au barbecue (JB est frileux , mais la clim poussée à ce point , c’est un crime contre l’humanité) , que mon téléphone sonnait .

« Nico … j’ai oublié ma carte 12-25 … » , me lâcha ma brune sur un air contrit …

Les 7h de route pour Paris furent à peine suffisantes pour que je ne retrouve un semblant de respiration proche de celle d’un type amputé d’un poumon sur deux , après ma nouvelle montée de l’escalier de chez moi et ma course frénétique au sein de la gare Matabiau , à une vitesse proche du record enregistré par Carl Lewis aux 100 mètres de 1991 .

Une expression d’effroi figea mon visage lorsque le copain d’Alexiane , sitôt le camion immobilisé , ne trouva rien d’autre à dire de plus apaisant que « Bon , on décharge ? » .

Réflexions faites , Je ne veux meme pas de gamins .

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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 16:38


En 1860 , les Etats-Unis n’avaient pas encore pris l’habitude d’enquiquiner le monde entier , même si les Mexicains qui se les étaient déjà pris dans la tronche vingt ans plus tôt avaient précocement acquis le rang de souffre douleur , qu’ils n’ont d’ailleurs à ce jour à ma connaissance toujours pas lâché .

Je viens de comprendre pourquoi j’ai longtemps adoré les Etats-Unis .

Des lors , et comme il faut bien tuer le temps histoire de pas s’emmerder ou regarder Pascal Sevran , ils ne trouvèrent pas d’autre solution que de s’offrir une petite guerre civile , déclenchée sur des motifs dont la pâleur prouve bien que déjà à l’époque , il ne faisait pas bon de regarder la télévision un dimanche midi .

Relever les anachronismes serait particulièrement cruel de votre part .

C’est ainsi que 5 années durant , les Américains s’écharpèrent joyeusement à coup de sabres et mitrailles chatouillantes au possible , trop heureux d’avoir enfin l’occasion de faire application de leur droit constitutionnel de posséder des armes , mais surtout , de s’en servir et si possible légalement .

Pour tout dire , en 1863 , le Nord était plutôt mal barré , ayant enquillé un certain nombre de roustes mémorables dues à des généraux soit trop timorés , soit un brin optimiste , comme ce bon vieux Burnside , qui en 1862 avait considéré comme déstabilisant pour l’ennemi que de l’attaquer là ou cet ennemi était le plus fort , sur une colline planqué derrière un muret de briques .

Les quelques dizaines de milliers de pauvres types trucidés à bout portant en raison de son ordre délirant n’ont jamais eu franchement l’occasion de désapprouver sa notion de « déstabilisant » .

Il est à noter que bon nombre de généraux Français de 14-18 semblent avoir étudiés les mêmes bouquins que Burnside , également .

En 1863 , donc , les Etats-Unis en tant que tels semblaient condamnés , la séparation en deux petits états médiocres et insignifiants à priori assurée , le grand père de Saddam Hussein dormait sur ses deux oreilles et Staline réfléchissait déjà à la façon dont il renommerait Paris et Londres à la mode soviétique .

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes , donc .

Et la , l’accident . Les Sudistes , désignés depuis comme les méchants mais n’oublions pas que les perdants sont souvent accablés à tord et à travers , dans un trop plein d’optimisme assez blâmable , décidèrent d’aller faire un peu de tourisme militaire dans les Etats du Nord encore assommés par l’une ou l’autre de leurs précédentes défaites , et c’est ainsi que leur armée alla chasser la bourgeoise Nordiste , en ce beau mois de Juin de cette année là .

Il faut savoir que les charters pour la Thaïlande n’existaient pas encore à cette époque .

Alors que les ripailles et viols atteignaient leur plein , nombre de soldats sudistes se rendirent compte que tout à leurs banales occupations , ils avaient oubliés d’embarquer avec eux un nombre respectable de chaussures , ce qui faisait qu’après 200 km de marche forcée , une masse pléthorique d’entre eux se retrouvait nu pieds , ce qui fait toujours mauvais genre au moment de mettre à sac une petite villa de Pennsylvanie .

Allons , allons .

C’est la raison pour laquelle les braves sudistes prirent la direction d’une bourgade du coin , un lieu hautement pittoresque nommé Gettysburg , village paumé auquel une fabrique de chaussures était l’équivalent d’Airbus pour Toulouse en matière d’emploi .

Je vous l’ai déjà dit : pour les anachronismes , vaut mieux oublier .

Patatras . Lorsque les sudistes arrivèrent sur place , au matin du 1er Juillet 1863 , ils tombèrent non pas nez à nez avec des Nike ou autres Adidas , mais plutôt et plus dangereusement avec des fusils rayés à répétition portés à bout de bras par des Nordistes revanchards et franchement mauvais joueurs .

Tirer sur des nus pieds . Tsss .

Il s’ensuivit une bataille de 3 jours , qui se solda par l’écrasante défaite des Sudistes , assez inconscients ou sans doute trop lassés des mycoses aux orteils pour se lancer à l’assaut d’une colline nus pieds , en coupant à travers des champs de blé , ce qui n’arrange rien quand on sait comme un Nico comme il est douloureux de poser un pied nu sur un pied de blé coupé à la base .

Enfin , toujours moins quand même qu’une balle perdue tirée par un Nordiste revanchard .


Tout ceci pour dire que j’ai non pas la flemme de faire les boutiques et de remplacer enfin mes chaussures -je le concède- magnifiquement usées et aussi douloureuses qu’un tapis de Fakir indien portable , mais que je ne fais que soutenir moralement ces pauvres Sudistes qui , en ce 3 Juillet 1863 , sont morts pour une bête histoire de godasses .

Evidemment .

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 18:16


Il est un fait que je n’ai pas toujours un respect , à proprement parler , scrupuleusement rigoureux de certaines convenances sociales , comme par exemple le respect des vieux , lançant des regards de haine féroce à l’intrus grisonnant qui oserait dans un bus me faire remarquer que je suis assis quand il est debout (« bon dieu vieille carne , je vais passer ma vie à financer ta retraite moisie , ça mérite bien le droit que je reste assis , non ? ») , ayant la sans doute déplorable habitude de fumer outrageusement même en présence de criards mômes puants (« leurs parents avaient qu’a pas les concevoir . Na . ») , ou … en ayant une conception assez déroutante de la légitime reconnaissance due à quelqu’un qui m’héberge .

Mais j’ai des circonstances atténuantes .

(…)

Août 2004 .

Tom , l’un de mes trois meilleurs amis , organisait une soirée chez lui , à savoir chez ses parents , une mignonnette petite maison perdue dans un bled pommé dans la campagne Toulousaine , un endroit oppressant ou il était même , comble de l’horreur , possible d’entendre l’insoutenable grigri de ces raclures de grillons .

J’ai passé une bonne partie de la soirée à m’inquiéter que l’on ne soit pas perturbés par l’arrivée d’un type bizarre armé d’une tronçonneuse .
J’avoue avoir une vision de la campagne légèrement influencée par mes glauques goûts cinématographiques .

Il se trouve qu’a cette soirée , j’étais accompagné de Erika , ma seconde petite amie Mexicaine , qui avant de devenir la truie qui me largua pour un type « légèrement plus mature que toi » (garce !) , fut surtout et essentiellement celle qui m’enseigna enfin (sic) que l’envie de baiser existe aussi chez les filles .

Croyez le : jusque la , j’avais toujours eu le sentiment d’être demandeur en la matière , et que dans un grand élan de sacrifice , mes amantes d’alors s’étaient exécutées en priant que cela ne dure pas trop longtemps .

Je dois bien concéder que je décevais pas trop sur ce dernier point .

Alors que l’alcool avait coulé à flots , il fut décidé par une petite troupe d’aller mener une de ces expéditions discrètes que l’on aime à faire pour se faire peur lorsque l’on est jeune , et de mener celle-ci du coté de la piscine du voisin , histoire de voir si l’eau n’était pas trop froide .

Aaaah . Ma jeunesse perdue …

Par un hasard déconcertant et que je ne m’explique toujours pas à ce jour , l’expédition n’eut pas le succès de ce niais de Rodrigues du Cid , et loin d’arriver 500 , je ne me retrouvais en tout et pour tout assez rapidement qu’en simple tête à tête avec Miss Mexique 2004 , qui ne trouva rien de plus intelligent que de me défier -contre promesse de levrette frénétique au clair de lune- sur « tu n’es pas capable de te baigner dans cette eau à 13,5 degré pour moi » .

Grave erreur . Une levrette frénétique au clair de lune vaut toujours la peine de plagier ce naze de Jack barbotant dans l’océan Atlantique au milieu des Icebergs .

(…)

Quelques jours plus tard .

Tom nous avait tous convié à prendre un verre , ayant énoncé au téléphone avoir un gros problème à régler , mis qu’il l’était sous pression par sa douce maman qui c’était métamorphosé , à l’annonce du dit problème , en sorcière du magicien d’Oz , mais en plus redoutable .

Et sans les chaussettes a rayure , ce qui aurait au moins détendu l’atmosphère .

« J’ai un gros problème , le voisin s’est plaint de la dernière soirée , il a semble t’il pas apprécié du tout l’incursion de quelques uns dans son jardin . Je sais pas si vous vous rendez compte , il y’en aurait même qui se seraient baignés . Ma mère veut des noms , vous avez des souvenirs de cette soirée , vous ? »

C’est fou comme je peux avoir le vertige des fois en regardant mes pieds .
Toujours surprenant du haut de mon mètre 74 , si si .

« Broumph . Je … je crois me souvenir que le Camille a voulu essayer de faire des longueurs » , dénonçais je assez minablement sur des accents France 39-45 qui ne font pas franchement ma fierté .

« Et … j’ai moi-même barboté 3 secondes pour faire plaisir à Erika . Mais 3 secondes , hein ! »

Dénonciation bien ordonnée termine par soi même , c’est bien connu .

« Quoi ? C’était toi et Erika alors que le voisin a vu batifoler de sa fenêtre à 3h du mat ?
- Glubs » , ajoutais je bien malgré moi .

(…)

Il y’a quelques jours , dans un salon de thé Toulousain .

Je prenais un chocolat chaud en charmante compagnie , lorsque j’allais perdre soudainement quelques centimètres (ce dont je n’ai vraiment pas besoin) sur ma chaise à la vue des nouveaux entrants , la mère et la grand-mère de Thomas .

« Bonjour ! » , allais je timidement oser auprès des demoiselles .
« C’est Nicolas , l’ami de Tom … » allait dire assez (trop pour ne pas me mettre mal à l’aise) rapidemment la maman de Tom à sa propre mère .
« Ah … J’ai beaucoup entendu parler de vous … » , allais aussitôt répondre la gentille grand-mère de Tom , tout en me lançant un regard hautement déstabilisant …

Les levrettes au clair de lune , ça marque .

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 16:31
Je suis en train d'écrire le post du jour , mais en attendant , je signale aux interressé(e)s que je serais ce soir vers 21h au Classico , près de la place Esquirol , à la soirée Blog sur Garonne .

Et je serais très très très curieux de rencontrer quelques de mes petit(e)s lecteurs .

Bon , je retourne à mon post .



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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 12:29
Recherche Portefeuille noir , répondant aux appellations "gouffre sans fond" , "découvert & cie" , "porte Carte à bleus" ou encore "désespoir de la BNP" , disparu sans laisser d'adresse entre samedi et dimanche quelque part dans cette sinistre contrée que l'on nomme Paris .

Egalement disparus , ma première carte bleue de l'année , ma carte d'identité , ma déclaration de perte de mon permis de conduire , ainsi que ma toute neuve nouvelle carte Fnac .

Ah , et mon lecteur MP3 , aussi .

Forte récompense en kinders .

Nico

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 12:03


Il est un phénomène bien connu des pauvres ères qui , un jour d’inconscience inconsidérée (d’où pléonasme ?) , arrivent , sans trop savoir comment d’ailleurs , a passer de la dimension « désespérément seul » à celle beaucoup plus prisée de « infortunément maqué » .

Un instant , je vais faire un bisou anticipatoire à ma brune et je reviens .

Tout le monde est toujours la ? Ok , je reprends .

C’est ainsi , qu’alors que le célibataire endurci a passé un nombre irraisonnable de soirées , mois et parfois années a dénicher enfin quelqu’un(e) qui daignerait le supporter -en attendant toutefois de trouver mieux ou qu’il meurt , Starship Troopers a fait beaucoup de dégâts dans les mentalités- , il lui semble , du jour ou il a fait l’acquisition d’un conjoint , que le monde entier lui tomberait dans les bras s’il en avait l’envie , rencontrant tout a coup des filles (ou mecs , selon ses aspirations sexuelles ou son degré d’alcoolémie disons) comme s’il en pleuvait .

Et d’un coup , j’en viens à me demander si Moise n’aurait pas plus sûrement été d’un coup maqué , et contrairement à la légende , écarté de ses bras non pas une bête mer , mais plutôt le flot de ses nouvelles fans en furie .

Ce phénomène étrange est à l’origine de bien des dépressions ou de dimanches , ou , tétanisés , l’on reste collé dans son canapé la bière a la main et sans la force de lever l’autre vers la télécommande pour zapper l’inaudible Sevran -ce qui n’est pas peu dire- , car ce phénomène est un mirage aussi ostentatoire que celui qui inspira l’envie au Capitaine Haddock de décapsuler ce pauvre tintin , qui ne méritait pas ça bien que sa crête soit , ayons le courage de le dire , grotesque .

Mirage ? Diantre oui . Comme le faisait remarquer le désormais insoutenable Houellebecq , il est possible d’une certaine manière de comparer vie sentimentale et vie professionnelle , au sens que si l’on peut intéresser un futur employeur lorsque l’on peut lui apporter les secrets d’entreprise de son actuel boss , le même futur employeur ne tarde pas à vous rire au nez lorsque vous avez eu la bêtise de quitter votre job , votre cv ne représentant des lors guère plus a ses yeux que le mouchoir qu’il a jeté négligemment à la corbeille après l’avoir inondé de sa morve . Selon Houellebecq , il en irait de même dans le domaine sentimental : le mec célibataire est une proie trop sensible pour représenter un quelconque intérêt , quand l’homme en couple représente un challenge que la voluptueuse poitrine d’une prédatrice doit conquérir .

Et tout le monde le sait : les filles sont des prédatrices .
Si , si .

C’est donc la raison pour laquelle , l’orgueil gonflé à bloc plus sûrement qu’un fumeur déclarant sans rire pouvoir se passer de la cigarette « du jour au lendemain » (sic.) , l’homme moderne se doit d’éviter les pièges qu’un dieu , pas si coopératif avec lui qu’avec les nonnes faussement miraculées , lui tend depuis le jour de délire manifeste , ou , le malheureux , qu’il s’appelle Nico ou pas bien que Nico soit un plus , a juré sur la place du capitole et au mépris des passants médusés par cette silhouette parlant seule à voix basse , qu’il ne verrait plus que comme des « potes » toutes les autres filles que la sienne .

Mais bon dieu . Ce que les potes aux cheveux longs sont séduisants .



Nota Bene - Petit extrait de la discussion qui suivi la rédaction de ce post :

« Pourquoi tu dis ça dans ta conclusion » , me dit-elle soudain inquiète .
« Parce que ! C’est vrai que les filles séduisantes ne laissent pas indifférent ! » répondit la voix tremblante et les jambes mal assurées le Nico .
« Faut voir ! Moi j’ai des potes filles , et je ne les embrasse pas ! » , intervint inconsciemment le colloc .
« Ah ? Et ta meilleure amie , tu l’as jamais embrassé alors ? » insinua pernicieusement le Nico …

Clem perd soudainement la parole ; reste encore une contradictrice .

« Mais quelle sensation te procure une jolie fille alors ? » , s’enquit la brune .

Ouille . Vite , botter en touche .

« Eh bien je sais pas , que t’inspire ton prof de sport ? » , répondit le Nico un brin machiavélique .
« Putain ! Il vaut mieux que tes amies ne t’inspirent pas les mêmes fant… impressions ! » , se rattrapa t’elle . Trop tardivement pour éviter toutefois un regard noir du Nico , évidemment .

Plus de contradicteurs ? Le débat était clos .
Ouf .

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