Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 01:14
Cela devient particulièrement difficile . J’ai commencé ce blog sans penser ne serait ce le temps d’un futile moment que je le ferais ainsi durer , mais particulièrement sans penser qu’il rencontrerait un certain succès qui non seulement me flatte dans mon narcissisme ô combien démesuré (j’ai hésité a acheter une bouteille de « Taytinjeure » pour fêter les 10000 visites atteintes il y’a quelques jours de cela) mais plus gravement me porte un préjudice aussi démesuré que mon ego .
 
Autant dire que je m’enterre plus efficacement qu’une pelleteuse nouvelle génération .
 
Lorsque j’ai commencé mon blog , j’étais avec Fanny , qui par ses « remarques » de plus en plus régulières me faisait comprendre qu’elle n’approuvait pas totalement le bien fondé de ma démarche (autrement dit , j’ai été menacé de rupture plus que de raison une bonne demi centaine de fois) , mais bien que je sois profondément amoureux d’elle (il m’arrive d’être moins cynique que je ne le laisse entendre , bien que ce soit aussi rare que de tomber sur des trèfles a 4 feuilles , dont je persiste a croire que l’existence est purement imaginaire) , j’avais rapidement pris goût a ce déballage de ma courte et médiocre vie , pour la simple et pitoyable raison que pour la première fois depuis longtemps , je n’avais plus honte de me présenter tel que je suis .
 
Pour la première fois depuis 22 ans , donc .
 
Le fait est que tout cela devient particulièrement difficile . Après avoir harcelé une bonne tripotée d’amis pour qu’ils daignent jeter un fut il furtif coup d’œil a mon blog , j’ai aujourd’hui une tendance a ne plus l’assumer , voir même a minimiser mes écrits qui au delà de leur aspect particulièrement dérisoire ne contiennent , ô combien hélas , que des vérités .
 
Non Eve . Ce n’est pas un « petit personnage inventé » . Mais Aie quand même .
 
Je n’ai pas encore fait le tour de mon « passé » , qui bien que court n’en est pas moins nourrit . Et mon présent est toujours aussi alimenté d’aventures aussi diverses que navrantes , mais du fait que les protagonistes de ces dernières n’ont pas encore un recul qui me permettrait d’espérer une chance de ne pas finir dans la Garonne avec quelques kilos de plombs au pieds , je n’ose narrer ces points récents qui bien que susceptibles de déclencher de franches poussées d’hilarités mal contenues chez mes lecteurs , sauraient surtout m’attirer des emmerdes dont la portée n’aurait d’égale l’affaire des faux électeur du 5eme arrondissement de Paris .
 
Ok , mauvais exemple .
 
En attendant qu’une prescription bienveillante tombe sur mes agissement récents , il ne me reste plus qu’a espérer que mon célibat ne soit pas d’une longévité au delà de raisonnable (en somme , encore un mois et c’est moi qui chercherait les plombs qui me rendront la Garonne moins désagréable) , espérer que les victimes de mes navrants écrits veuillent bien m’excuser de ma consternante tendance a faire des phrases on ne peut plus stériles , et espérer enfin arriver a me supporter plus de quelques rares secondes .
 
Quelqu’un saurait me rappeler ou se trouve la Garonne ?

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 01:13
Un grand avantage du télémarketing était que le boulot , insupportable au possible (j’aurais préféré écouter l’intégrale des vœux de Chirac , c’est dire) générait un turn-over absolument impressionnant , ce qui avait pour conséquence absolument magique de voir arriver chaque semaines de nouvelles filles (le télémarketing est très féminin) et surtout de voir disparaître aussi vite les ex haineuses ou trop attachées .
 
… Voir même les ex haineuses ET trop attachées .
 
C’est ainsi qu’alors qu’il ne me restait qu’un mois a tirer , ayant posé avec fracas ma lettre de démission après qu’il soit apparu au grand jour que les rendez vous que je prenais étaient bidons (je rappelais des anciens clients en leur racontant un bobard hallucinant) , débarquait une Virginie pour laquelle sans doute en raison de son prénom j’avais un a priori plus que favorable .
 
Croyez le , les Virginie ont souvent une tendance a faire mentir plus que de raison ce que pourrait laisser entendre leur angélique prénom .
 
J’invitais rapidement ma nouvelle téléopératrice préférée a venir prendre un verre chez moi (l’essoufflant appartement sur 3 étages déjà évoqué) , invitation qu’elle releva sans trop de difficulté mais elle me compliqua la tache en venant avec une amie , qui en outre d’être particulièrement moins intéressante que la Virginie , risquait d’être la paire de yeux qui me couperait tout élan , aussi prompt soit il .
 
Alors que la soirée avançait , j’avais réussi de toute évidence a faire comprendre a Virginie que je mourrais d’envie de sortir avec elle (en abusant des yeux de Merlan frit , entre autre méthode d’une banalité affligeante)  , mais je n’avais pas franchement trouvé de moyen de passer de la théorie a la pratique .
 
Mais lorsque le boulet eut l’envie de tenter l’ascension des 3 étages pour faire passer une envie pressante particulièrement bien tombée , je faisais vite le calcul dans ma tête qu’il s’agissait de l’unique moment que je passerais seul avec Virginie . Aussi , alors que l’autre en était encore a reprendre un semblant de souffle après avoir passé l’étape du premier étage , je prenais le verre des mains de la belle et l’embrassais , espérant que si une claque suive ce moment délicat , que le son ne raisonnerait pas dans la cour en témoin gênant au possible …
 
… J’ai par la suite eut l’occasion de vérifier que se sont bien en général les Virginie qui sont des copines de lit particulièrement enthousiasmantes . Le fait est que j’ai commencé avec elle ce drôle de concours qui s’instaura entre étudiants de l’immeuble , celui des cris raisonnant le plus longuement dans la cour selon toute probabilité conçue par un ingénieur en son a mon avis particulièrement pervers .
 
J’ai adoré ce jeu .
 
(…)
 
Virginie devait partir quelques jours chez ses parents a la campagne , et moi je devais partir incessamment sous peu pour les Ferias de Bayonne . Aussi avait on convenu de se retrouver aux alentours du 15 Août .
 
C’était 24h avant que je ne rencontre Erika , et que je n’oublie tout aussi rapidement mon potentiel statut de non célibataire .
 
Après quelques jours a ne pas répondre a ses sms dans lesquels Virginie m’informait que je lui manquais , ce qui en soit est une notion que j’ai toujours eut du mal a appréhender car je suis persuadé que les gens ont le sentiment de pouvoir enfin respirer des lors que je suis (très) loin , elle eut l’idée particulièrement saugrenue de m’appeler en numéro caché , et moi , j’ai eut l’idée extraordinairement incongrue de ne pas me méfier .
 
Le sms que j’ai reçu quelques minutes après cet appel disait « Je ne me suis pas trompée , ce n’est pas un problème de portable et c’est bien un salop » .
 
Constat commun , tout de même .

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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 01:12
Après être reparti de la Tour Montparnasse avec la désagréable impression de m’être fait volé au coin du bois (je pratique dans ce cas et dans ma tête la méthode Coué «Allons , 6€ ce n’est pas totalement une heure de travail … et puis la vue n’était pas totalement gâchée par les vociférations du Russe … et puis ça m’a rappelé de bons souvenirs a peine entachés d’une prescription trentenaire .. ect ») , je prenais donc la direction de l’école de Diane , ayant la forte peu louable intention de me saouler sans limite le soir même dans une soirée open bar du coté du Moulin Rouge .
 
J’avais la prétention de croire que je pourrais faire oublier la décadence passée liée a ce lieux pittoresque par mes propres exploits . Rien de bien inaccessible , en somme .
 
Après m’être méchamment rincé l’œil a observer un défilé improvisé de Pom Pom Girls aussi crédibles que Mauresmo en gagnante de Rolland Garros , et avoir avalé des crêpes dont la facturation fut particulièrement mal aisée par celle qui me l’avait servi (on peut donc être dans une grande école et avoir du mal a compter en centimes , ça arrive …) , nous partions avec Diane et Mathilde pour Pigalle .
 
De toute façon , ma déprimante réputation n’est plus a faire .
 
Après 5h a se saouler méchamment , au point que je n’ai pas forcement été très correct avec Diane que je présentais quand même quelques heures plus tôt comme « Diane ? Je pourrais rien faire avec elle , elle est comme ma sœur ! » , ce qui reste inquiétant quand même sur ma conception de la famille , nous repartions en taxi .
 
Et la commence l’histoire du Nicolas de Mr Seguin (et non , ce n’est pas une chèvre , ignares) .
 
J’avais innocemment prévu de me faire loger par Diane , mais il s’est avéré que celle ci devant se lever a 8h du matin pour aller en cours , et j’ai du revoir mes plans en catastrophe … a 4h du matin , perdu et quelque peu imbibé en plein milieu d’un Paris aussi désert que le Sahara occidental au mois d’Août .
 
Mon premier réflexe une fois descendu du taxi fut de constater que étrangement le Louvre n’est pas aussi pris d’assaut par les touristes bedonnant et autres Japonais désopilants en pleine nuit qu’il n’est assailli le jour , puis mon second fut de me dire que j’en avais pas grand chose a faire du Louvre mais qu’il me fallait plutôt prendre en considération les remarques du taximen («  La Bastille ? vous en avez pour des heures ! ») et de Diane (« Je t’appelle demain pour vérifier que tu es toujours vivant»).
 
Je dois bien concéder après coup  la totale pertinence de ces deux désobligeantes remarques …
 
J’ai marché , avec l’idée en tête que quand la vague couleur claire naissante dans le ciel aussi obscur que ma situation (ou celle des soldats coincés il fut un temps a Dien Bien Phu , au choix) serait devenue la norme , j’aurais moins honte de frapper a la porte de mes grands parents pour leur demander l’asile .
 
La vache , j’ai connu des nuits blanches moins douloureuses …
… Je ne devais pas avoir quelques grammes dans le sang et avoir a traverser Paris dans sa largeur ces nuits la .
 
Arrivé a la Bastille ou je me souvenais d’avoir connu un bar ouvert 24h sur 24 (mon idéal …) , je constatais que le bar avait changé de politique et avait décidé que 6h du matin serait une heure de fermeture plus honorable .
Ce qui me laissait donc 10 minutes pour boire un café accueilli par mes yeux éplorés comme le messie , bien que mon estomac fut moins d’accord lui qui me tiraillait depuis quelques heures pour une repas , fut il frugal .
 
J’ai ensuite risqué de m’endormir une demi centaine de fois , et dans l’ordre :
- dans la rame de métro me ramenant de Bastille a Trocadero , heureusement que j’avais ma veste sinon je passais pour un clochard , un vrai .
- dans un bar de la muette pratiquant un tarif moins déraisonnable que la tour Montparnasse , mais malgré tout  suffisant pour me réveiller quelques minutes de plus (soit 3€ le café , joli quand même)
- sur le pallier de chez mes grands parents , les quelques minutes qui leur furent nécessaires pour émerger mais qui faillirent m’êtres fatales , au point que je m’endormais sitôt leur porte ouverte …
 
Paris , c’est sympa . Ah , pardon : quand on sait ou dormir …

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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 01:11
Lundi .
 
Sans doute la première fois de ma vie ou je me serais battu pour passer dans les premiers un oral , qui en soit n’avait rien de plus enthousiasmant qu’une séance de torture homologuée par Beria ou Pol Pot eux mêmes , mais qui marquait surtout plus agréablement la fin d’une session d’examen particulièrement peu enthousiasmante , ponctuée de nuits de sommeil aussi courtes que douloureuses .
 
Je persiste a dire que l’on peut être efficace en ayant dormi 1h découpée en tranches de 10 minutes . Si , si !
 
Bref , après être ressorti de mon oral non sans manifester peut être un petit peu bruyamment ma joie de m’en être sorti plutôt honorablement (j’ai crié « wouhouhou !» en levant un bras vengeur devant une assistance médusée , comme bien souvent du reste) , je fonçais comme un dératé chez moi pour y récupérer mon sac que j’avais eu , une fois n’est pas coutume , la bonne idée de préparer .
 
Dommage que ce beau tableau ait été gâché le soir même par l’amère constat que je faisais une fois dans le train d’avoir oublié ma trousse de toilette , mais je ne désespère pas un jour d’arriver a ne rien oublier .
 
D’ici quelques dizaines d’années , probablement .
 
Je réussis a roupiller dans le train , une fois la batterie de mon ordinateur vidée (soit au bout de 30 minutes de Lost , série dont les épisodes ont la désagréable tendance a devenir haletants a la 32eme minute …) et une fois que j’arrivais a évacuer de ma tête la discussion de petites vieilles derrière moi pérorant sur une jeunesse décadente ne respectant plus rien .
 
J’ai regretté de m’endormir avant de les expédier manu militari hors de mon train , histoire de leur donner raison …
 
Arrivé a Paris , je retrouvais Diane qui , comme elle me l’avait dit une dizaine de dois et demandé a une douzaine d’autres personnes chargées de me le rappeler , devait venir me chercher a la gare .
 
Cet excès de prudence eut pu me vexer s’il n’était totalement justifié , eut égard a mes récurrentes étourderies …
 

Cette première soirée se passa sans fait autrement notable que je débarquais un brin éméché aux alentours de minuit chez ma grand mère qui ne m’avait pas vu depuis 3 ans , et qui se demanda si dans le fond il n’aurait pas mieux valu rajouter une année de plus a cette séparation forcée …
Après une bonne nuit de sommeil , les choses sérieuses (si j’ose ainsi m’exprimer) allaient enfin commencer …
 
(…)
 
Mardi .
 
Je faisais un détour par chez ma tante pour faire une vingtaine de photos de la fameuse chambre de bonne qui avait failli être responsable de la crise cardiaque de son mari quand il avait vu les draps qu’il m’avait prêté pourrir au sol dans la salle de bain pour éponger les quelques centaines litres de d’eau que la pompe en panne n’avait pu évacuer …
 
Un tel souvenir méritait d’être immortalisé …
 
Alors que je me baladais avec ma tante se produisait une scène tout droit sortie de Tintin . Je parlais de mon cousin Xav qui lui aussi avait disparu de la circulation depuis quelques années , bien que résident Parisien , et ce fut quasi le moment qu’il choisit pour nous dépasser …
 
J’ai cherché Alcazar du regard au cas ou , mais c’était beaucoup demander .
Plus tard dans l’après midi , en attendant d’aller retrouver Diane et sa pote Mathilde , je prenais un verre en haut de la Tour Montparnasse , verre qui aurait pu être hautement agréable si un Russe n’était venu me hurler dans l’oreille a m’en crever ce qui me reste de tympans un charabia ressemblant vaguement a de l’Anglais .
Ca a donné vaguement ceci :
« Heuloy !
- Euh , oui ?
- You … tell me , look , what ?
- Oui , je regarde la ville , et non , je ne regarde pas votre copine ?
- Can ? Seat ? Today ?
- Euh .. I do not understand , is there anything i can do for you ?
- Invalides ! Is not Soldiers ? »
 
J’ai respiré plus facilement quand lassé que je ne sache répondre a ses demandes , il partit torturer les préposés du bar qui eux n’avaient pas d’excuses pour lui échapper … Je les ai sentis déprimer au ton de leur voix …
 
Sans doute la raison pour laquelle ils se sont remontés le moral en me facturant le café a 6€ …
 
(Be Continued)

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 01:09
Alors que j’étais encore habillé chez Sergent Major et que ma voix ne se distinguait que très difficilement de celles des Snorkis (bebetes dont j’ai très mal supporté la disparition de France 3) , j’avais eu un moment de gloire lorsque accompagnant une amie de ma grand mère , ou pour être précis une personne que ma grand mère espérait voir coucher son nom sur son testament , j’avais été chargé de choisir le vin qui serait englouti le soir même et que j’avais manifesté une tendance précoce a un avoir un sérieuse appréciation sur la qualité de tel ou tel vin .
 
Mon grand père aurait confié un jour que nous avions d’évidentes prédispositions a l’alcoolémie dans la famille …
 
(…)
 
J’avais organisé pour ma petite amie d’alors un réveillon a St Larry , qui en plus de menacer de devenir plus coûteux que la réalisation d’un barrage sur le Mékong , promettait d’être particulièrement épique , le Nico nourrissant sans l’avouer l’objectif d’avoir a nouveau des relations sexuelles avec sa petite amie , relations qui avaient été plus nombreuses en 2 mois de couple que sur les 8 mois qui avaient suivis après .
 
Ne me demandez pas comment il est possible de ne faire l’amour qu’une fois en 8 mois , je serais incapable de revivre une chose aussi ignoble .
 
Me doutant que les dépenses pharaoniques engendrées par la location a la dernière minute d’une chambre d’hôtel en pleine saison touristique ne suffiraient a attendrir ma copine , ou tout du moins me donner l’autorisation d’espérer en un heureux dénouement d’ordre sexuel , je décidais de rajouter l’aléa « alcool » dans le théorème et d’acheter une bouteille de champagne , ce qui en soit peut être considéré comme une marque de faiblesse .
 
Je le concède , j’étais désespéré .
 
Quelques jours avant de partir , je prenais donc la direction d’une boutique Nicolas , boutiques qui n’ont pas contribué a me donner une réputation de sérieux , a juste titre , il est vrai . Je commençais a promener un œil expert sur les bouteilles , essayant de ne pas des lors attarder trop mon regard sur le prix qui menaçait de porter le coup de grâce a un compte en banque qui n’en menait pas large , déjà .
 
Après maintes hésitations , je me dirigeais vers le vendeur .
 
« Bonjour , je souhaitais acheter du champagne , et je pense que je vais prendre du … « Taytinejeure » .
- Euh ? Pardon ?
- Eh bien oui , j’ai vu que vous en aviez , vous ne connaissez pas le Taytinejeure ? (Dit le Nico , un brin moqueur devant l’ignorance du vendeur face a lui)
- Je suis désolé , mais je ne vois pas . Vous pouvez me montrer la bouteille que vous avez vu ?
- Gnnn … (le Nico , un brin exaspéré par tant d’incurie)
 
Je montre la bouteille au vendeur . Et la , c’est le drame … ce qui ne l’empêche d’ailleurs d’exploser d’un rire aussi tonitruant qu’humiliant . Surtout humiliant d’ailleurs .

« Ah ! Mais c’est une bouteille de Taittinger que vous voulez ! »
 
Tout a mes réflexions intérieures , j’avais prononcé le nom de la marque a l’anglaise , oubliant que le champagne venait généralement de contrées plus francophones …
 
Je n’ai plus refoutu les pieds dans cette boutique en 3 ans .

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 01:08
Dimanche Soir .
 
A peine rentré du boulot , il a bien fallu que je me décide a entamer ce que j’avais repoussé toute l’après midi , a savoir jeter un coup d’œil au dossier le moins consulté de mon ordinateur , un truc que je crois avoir nommé « cours » .
 
J’ai du retenir plusieurs fois les velléités de mon ordi de l’effacer lors de purges quasi Pol Potiennes …
 
Il faut savoir que entre stress pré examens et le stress d’être contraint par un devoir moral de ne pas faire l’andouille comme a l’accoutumée , je passe mes veilles d’examens a bûcher toute la nuit , m’accordant moins de temps de sommeil que d’ordinaire , c’est a dire le minimum du minimum syndical d’un pays du tiers monde surexploité par une multinationale particulièrement vénale .
 
On peut raisonnablement appeler ca une nuit blanche .
 
J’en étais encore a tirer au sort la matière sur laquelle j’allais plancher en premier (cette démarche me prend généralement plus de temps que la révision en elle même , ndrl) quand mes oreilles entendirent un son aussi familier que sonore .
 
… Il m’a fallu une dizaine de cigarettes -au bas mot- pour arriver a tenter de lire un mot sur deux sans prêter une attention disproportionnée aux gémissements de mon voisin , qui n’est donc et hélas plus célibataire .
(…)
 
Arrive Mercredi . Heures dormies depuis le début de la semaine , 6 . En comptant très très large …
 
Décidé a m’accorder un soir de repos , non pas au sens « repos de révision » mais a celui moins blâmable de «  y’en a marre de mon voisin qui a trouvé la femme la plus bruyante de France et sans doute d’Europe » (je songe a les enregistrer pour obtenir votre appréciation sur la question) , j’appelais un ami pour lui proposer une nuit de révision en coopération étroite , ce qu’il acceptait assez volontiers , étant aussi efficace que moi en mode révision individuelle .
 
J’admire sincèrement les gens qui arrivent a se mettre devant leurs cours et a ne plus en bouger . C’est fou le nombre de trucs divers et urgents que je trouve a faire a peine assis derrière mon bureau …
 
Après avoir dîné gargantuesquement bien chez mon ami (manger un gratin m’est aujourd’hui un luxe autrement estimable que de pouvoir narguer mes petits fonctionnaires de la poste en face de chez moi , et pourtant je me prive pas de cette royale possibilité …) , je me mettais en devoir d’entamer le chapitre révisions , qui promettait de durer une fois encore jusqu'à l’aube .
 
Il m’arrive de me comparer a la chèvre de Mr Seguin , ce qui n’est pas forcément fait pour apaiser mon égo angoissé au possible …
 
J’arrivais a peine a ma vitesse de croisière de révision (1 Min = 1 page , un record … En Septembre , je suis moins efficace et retombe a 2minutes . Peut être pour ca que ca marche mieux aussi , y réfléchir) quand dans un petit « clac » retentissant , je me retrouvais dans une pièce devenue aussi sombre que mes plus noires pensées .
 
Bon dieu , quelle était la probabilité que l’électricité saute dans tout un bâtiment a 1h du matin dans Toulouse , et que se soit celui dans lequel je sois venu me réfugier ? Je suis maudit …
 
(…)
 
J’ai du rentrer réviser chez moi , et ai passé une nouvelle nuit a chercher vainement a ignorer les sons me parvenant d’a coté .
 
Tout crime ne reste jamais longtemps impuni . J’ai reçu une trentaine de personnes le jeudi soir chez moi , faisant une soirée vengeresse et du genre plutôt bruyante , mon pote voisin (donc il y’en a , si si !) entendant la musique des le début de la rue quand il rentrait a 2h du mat …

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 01:07
Dimanche Soir .
 
Nerveusement dans un état a faire passer Speedy Gonzales pour une souris complètement amorphe a l’idée de la semaine d’exams qui s’annonce particulièrement chargée , je suis rentré chez moi perdu dans de sombres , obscures et terribles pensées .
 
« Je fais d’abord la vaisselle ou je range ma salle de bains ? »
 
Alors que je passais le portail de l’immeuble , 2 pauvres neurones , survivants de l’hécatombe ayant eu raison des autres lors de mémorables ivrogneries précédentes , eurent le malheur de véhiculer dans ma tête l’information qu’il y’avait longtemps que je ne m’étais pas servi de mon vélo .
 
… Ce ne serait pas du tout mon genre de compenser un célibat se prolongeant indéfiniment par une affection hors du commun pour les vélos , j’ai juste eu envie de vérifier que le mien ne manquait de rien et qu’il allait passer une bonne nuit .
 
Ok , le célibat commence a me peser lourdement .
 
Des mon premier regard dans la cour , j’ai senti que j’allais avoir le plaisir de piquer une de mes gueulantes dont j’ai hélas le secret , et qui finiront par m’attirer définitivement l’hostilité de mes voisins .
 
Il est somme toute peut être présomptueux de croire qu’il n’est pas déjà trop tard .
 
J’ai commencé a m’exciter comme une brute a chercher partout dans la cour si un pauvre inconscient n’avait pas commis l’insoupçonnable erreur de signer l’arrêt de mort de sa porte qui risquerait incessamment sous peu de prendre feu comme un maquis corse en ayant pris la malheureuse initiative de déplacer mon vélo .
 
Damned . Rien en vue , mille sabords .
J’en aurais laissé tomber un Gerycan plein , tiens ...
 
Je suis remonté chez moi dépité , abattu au point de me demander si mon père me croirait si je lui servais un « le vélo que tu m’as donné ? Je suis en train de le faire customiser aux USA , ils me le renvoient sous 10 ans » , improbable mensonge pour ne pas avoir a justifier une insoutenable malchance persécutant mes infortunés vélos .
 
Je persiste a penser que le précédent aurait du résister a sa chute d’une grille de 3m .
 
Je dois concéder que je passe de façon assez ahurissante d’un état a un autre . Après 5 minutes de lamentations , je recommençais a hurler dans mon appartement « mais quel con ! On ne te l’a pas volé ton vélo , tu as du le laisser a la fac ! Abruti ! Idiot ! Crétin ! » .
 
Après avoir hurlé de quoi déclencher le plan Orsec rue Palaprat , je revenais sur ma conviction que la chose se trouve quelque part du coté de Pingouins Land (la fac , pour les non intimes) , et me demandais des lors si je ne l’avais pas laissé chez Ben .
(...)
 
Après avoir explosé mon téléphone contre un mur qui n’avait peut être pas mérité d’être victime de ma sainte colère -ne m’ayant somme toute , lui , pas mis en relation avec un irritant au possible répondeur- , je me reperdais en théories sur d’éventuels points de chute ou j’aurais pu dans ma distraction perdre un vélo , mes souvenirs confus et embrouillés avançant un nombre d’hypothèses indécemment scandaleux .
 
Comprenez maintenant que je perde ma carte bleue tous les 2 mois …
 
Sans doute le sursaut d’un 3eme neurone que je croyais pourtant décédé depuis des lustres , tout a coup me vint en tête la question « pourquoi as-tu un dimanche soir a 22h pensé a un vélo dont tu ne t’étais pas servi depuis 2 semaines ? » .
La question était si limpide que j’eus un doute sur ma paternité envers cette dernière .
 
Je n’ai pas encore totalement perdu l’habitude d’être le cocu de l’histoire …
 
Déconcerté par cette troublante interrogation , l’image furtive d’un vélo posé devant l’entrée de l’immeuble m’agressa alors plus violemment que la musique de cette vielle poivrote de Marianne Faithful , ce qui en soit reste un record édifiant , de mémoire .
 
(…)
 
Soit . Il faut croire que j’avais besoin de me vider les nerfs ce soir la …

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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 01:06
Particulièrement flatté de constater de par ma place sur Google a la recherche « crise de la vingtaine » que je suis détenteur du concept même , mais pour autant particulièrement vexé que la première place revienne a une bloggeuse qui a elle même développé le concept plus que je ne l’ai fait , je m’en vais me réattribuer ma découverte en l’explicitant un peu plus .
 
Je suis pas quelqu’un de super intéressant , alors si en plus on me pique mes rares idées …
 
De la même manière qu’une génération de parents a été traumatisée par le film Tanguy et depuis ne montre que difficilement a quel point elle aime sa douce progéniture , a moins qu’elle ne soit loin , nombre de mes semblables ont étés brutalisés par l’entrée en matière de « Confessions d’un homme dangereux » .
 
Que ceux qui n’ont pas la glaçante phrase « a 20 ans , le monde s’ouvre a vous , a 30 vous n’êtes rien » qui rebondirait d’une paroi a l’autre de leur désemparé cerveau lèvent la main .
 
… Merci .
 
Un changement insidieux se produit avec le passage de 19 a 20 ans . Dans l’inconsciente joie du moment , on ne se rend pas compte de l’ignominie sous jacente a cet évènement ô combien hélas fatidique , mais très vite , on se rend compte que 20 ans , ce n’est pas « l’indépendance » (sic) , « la liberté » (resic) et «la vie qui s’offre a vous» (personnellement , j’enverrais se coucher sans dessert le morveux qui m’assénerait de telles idioties juvéniles) .
 
Le fait est que des 20 ans , on paye d’avoir écrit sur une copie de physique quelques années plus tôt que le cheval blanc d’Henry IV éclairé par une lampe rouge serait vu rouge , ou vert par un daltonien (j’avais un prof qui me notait symboliquement par des 0.5 , jusqu’au jour ou il me mit un 1.5 commenté par un « en fortes progression ») ; on paye de ne pas avoir compris que les années 70 sont passées et que plus personne dans les années 2000 ne cherche a multiplier les relations mais plutôt a faire durer des relations , aussi foireuses soient elles (je dirais même que plus c’est foireux , mieux c’est . Contemporains , je ne vous ai pas compris) .
 
Moi , j'aurais plutot tendance a multiplier les relations foireuses , saisissez la nuance ...
 
Tout semble fait aujourd’hui pour me rappeler qu’il ne me reste que 6 ans pour avoir une situation professionnelle me permettant d’espérer que mes amis qui auront plus réussi me parleront toujours autrement qu’en cachette de leur futures femmes ; qu’il est probable que d’ici 8 ans et en partant du principe que je trouve d’ici 7ans une fille qui arrive a me supporter , j’aurais peut être un Nico Junior qui me réveillera en pleine nuit pour me dire « papa , lames de rasoir , pas bon » ; qu’il est , horreur , concevable que d’ici 5 ans je serais peut être lassé d’une vie dissolue et noctambule , et me coucherait a 22h30 après avoir regardé « La Grande Vadrouille » sur TF1 .
 
Grand dieux , ou est la corde ?
 
Tout cela peut sembler aussi exagéré que mes élucubrations devenues quasi quotidiennes .
Mais pourtant , je pense avoir ainsi désigné ce que je nomme la crise de la vingtaine . Alors que les années s’accélèrent a une vitesse au delà de démentiellement paniquante , je vois autour de moi des amis faire des projets dont j’espérais bien qu’il ne serait nullement question avant disons 20 ans , je vois le nombre de filles délurées chuter aussi rapidement que ne monte celui de filles sérieuses (un lien de cause a effet ? Je n’ose le croire) , et je sais aujourd’hui que contrairement a il y’a encore 2 ans , je n’ai plus un droit a l’erreur dont j’ai hélas et il est vrai plus que méchamment abusé .
 
Pourquoi tant de haine ? Pourquoi a 22 ans , bientôt 23 (Argh !) ais je une permanente impression d’être un lapin qui s’est aventuré au milieu d’un rassemblement de chasseurs en mal de sanguinolente partie de tirs improvisée ? Parce que je pensais jusqu'à très récemment que je pouvais m’en foutre royalement (sans doute une des rares fois ou j’utilise un mot cru dans ce blog) de ce que faisaient les autres autour de moi et vivre ma vie comme je l’entendais , cad en courrant dans tous les sens sans la moindre cohérence .
 
… C’était jusqu'à ce que je me rappelle que plus que de devoir épouser une femme qui cherchera la meilleure manière d’obtenir un divorce a mes tords exclusifs , que de devoir me lever en pleine nuit pour emmener Nico junior aux urgences de l’hôpital Pompidou pour avoir une chance de sauver mes lames de rasoir toutes neuves (ça coûte cher ces saloperies) , que de cotiser pour une tombe pas trop moche du coté d’une plage d’Etretat , ce que je ne supporterais vraiment pas serait de me retrouver un beau jour seul plus de , disons en voyant largement , 48h .
 
J’ai une sainte horreur de la solitude , qui lorsqu’elle intervient -a mon grand dam- , me laisse seul avec mes angoisses et mes doutes , aussi nombreux que les revirements d’un politique sur l’ensemble de sa carrière .
Etant donné que la probabilité que je convertisse le monde a ma conception de vie dissolue soit aussi réduite que celle que j’embrasse dans les 10 prochaines années Heather Graham , je n’ai d’autre choix a moyen terme que de me convertir a un modèle que j’abhorre .
 
Diantre , je n’avais pas le sentiment de demander tant que ça , pourtant …

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 01:04
Je le concède , j’ai un problème avec les copains de mes ex . Je me rassure en constatant que généralement , tout mec normalement constitué éprouve une violente envie de dézinguer la sombre raclure qui a osé passer après lui , mais j’avoue avoir lamentablement exacerbé cette manie idiote que de vouloir me comparer aux types qui sortent avec celles que j’ai aimé , ou pire , qui m’ont aimé .
 
Je dois bien reconnaître que ces dernières se comptent sur les doigts de la main d’un bûcheron s’étant particulièrement trompé de vocation professionnelle , au grand regret des quelques doigts ayant infortunément sautés sur un coup de hache malheureux …
 
(…)
 
J’ai rencontré le nouveau copain de Mélanie K , celle dont je m’en voudrais a vie de ne pas avoir su justement interpréter ses propos quand elle m’avait dit « sort la » , a l’Aposia . Enfin pour être exact , c’est plutôt Mélanie qui m’a repéré , ce qui en soit n’était pas difficile étant donné que j’étais la seule andouille a arborer fièrement un col roulé en pleine boite de nuit surchauffée …
 
La présentation de Nico a Nico fut brève , l’échange de salutations courtoises masquant une hostilité difficilement voilée …
 
Quelques temps plus tard , j’apprenais les velléités du Nico ayant appris ma passion pour le Karting de me défier sur mon circuit de prédilection . S’ensuivait une semaine de roulements de mécaniques (sans doute l’origine de l’expression) , ou pendant que je m’assurais auprès de Mélanie qu’elle ne m’en veuille pas si j’humilie son copain en lui prenant plus de 3 tours , lui prévoyait les trajectoires par lesquelles il s’amuserait a me doubler plusieurs fois …
 
C’est un fait que nous autres les Nico nous nous valons dans la fanfaronnade … la course aboutit sur un parfait match nul .
 
(…)
 
Jeudi .
 
Je devais retrouver Nico , que je n’avais pas vu depuis un an , Mélanie étant partie depuis partie étudier -ou bronzer , au choix- sous d’autres cieux . Nous avions décidé de retourner faire un peu de karting , voir ou nous en étions a nos niveaux réciproques . Et bien que cela ne soit pas avoué , nous avions mal supporté l’un et l’autre de ne pas arriver a nous départager 2 ans auparavant .
 
Le Nico est une espèce de male fier et ombrageux . Surtout ombrageux .
 
Je l’appelais pour lui demander de quelle couleur , déjà , était sa 206 . Il me répondit par une de ses phrases qui provoquent un étouffement passager ainsi qu’une naissance de mal être profond , sinon des envies d’adhérer a la ligue communiste révolutionnaire . « La 206 ? Ah non , je l’ai revendue , maintenant je roule en Porsche » .
 
Le match retour était disons plutôt mal engagé .
 
Arrivé sur la piste , je sentais dans l’hésitation du Nico devant les tarifs démentiels affichés , prêts a faire hésiter le premier Bill Gates venu , que j’avais la possibilité de reprendre l’ascendant psychologique .
« VRAIMENT ? Tu préfères vraiment ne faire que 2 sessions sachant que la 3eme est moins chère (sous entendu : tu frimes en Porsche mais tu veux pas aligner 10€ de plus ?) » .
 
Ma banque n’aurait jamais du m’informer de mon droit a un découvert de 800€ …
 
Je concède qu’il avait plus d’essence que moi , mais je n’ai pu m’empêcher de lui tourner autour , juste parce que je savais que ca devait effroyablement le vexer .
 
Et j’ai du me retenir pour ne pas exploser de rire lorsque après m’avoir affirmé que Mélanie avait fait une excellente affaire en lui rachetant son ancienne voiture , cette dernière furibarde lui explosa l’oreille au téléphone , la 206 refusant méchamment de démarrer …

Je ne roule pas en Porsche , certes .
Mais quand même , Nico Poirier 2 , Nico Porsche 1 .
 
Ah , mais .

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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 01:03
N’étant pas particulièrement rassuré sur mes prétendues qualités de juriste (sans doute le souvenir désagréable de nombreux chargés de td me demandant « pensez vous vraiment être fait pour le droit , Mr Poirier ? ») , il m’arrive de me reposer souvent la question « ais je validé ma première année » ? Certes , c’est une question qui se mêle aux innombrables qui se bousculent toutes les 30 secondes dans ma tête , comme « ais je éteins la plaque électrique avant de partir de chez moi » , ou « est il normal que je perde des cheveux » , ou « Comment vais-je faire pour devenir Président de la République » , etc …
 
J’omets volontairement de citer la question qui me revient le plus fréquemment en tête .
 
J’ai entamé des ma première année cette joyeuse habitude de me retrouver a la session de Septembre , non pas que je trouve particulièrement agréable l’ambiance chaleureuse qui y règne -pour ceux qui ne connaissent pas , c’est un mélange d’assemblée générale des actionnaires d’Eurotunnel après une chute plus brutale que d’ordinaire du cours de l’action , et de ce qu’a du être la réunion d’état major Français après la découverte de la certes étonnante stratégie Allemande dite « Blitzkrieg »- mais que je considère de façon assez préjudicielle pour mes regrettées vacances les premières cessions comme autant d’entraînements somme toute peu passionnants …
 
De toute façon , ce n’est pas si désagréable de bronzer le 15 Septembre sur une plage .
 
(…)
 
J’avais déjà posé la dizaine de stylos nécessaires pour me faire oublier cette inoubliable session ou l’unique que j’avais ramené avait rendu l’âme au dernier « r » de l’expression « pour commencer » quand mon téléphone sonnait .
 
« Nico ? C’est … c’est Caroline … je me sens pas bien du tout , la .
- Caro ? Mais ou es tu ?
- Je suis place du Capitole , je me suis effondrée d’un coup et je ne tiens pas debout .
- Ok , ne bouge pas , j’arrive » .
 
Ce n’est qu’au moment ou j’ai raccroché que je me suis rappelé mon certes accessoire mais néanmoins impératif de présence a mon exam …
 
Après avoir brièvement briefé les examinateurs sur ma source d’embêtements de dernière minute (« J’ai une amie en pleine crise d’hypoglycémie a 10 minutes d’ici , j’y fonce . Ah , au fait , j’ai combien de temps pour revenir ? 
- l’épreuve commence , Monsieur . - Ok , a tout a l’heure ! ») , je courrais comme un dératé jusqu'au Capitole ou je trouvais la Caro plus pale qu’une de mes plus mauvaises copies scolaire .
 
Elle était , très , très , très , très blanche . Caroline .
 
La ramener a la fac -ou elle devait aussi théoriquement passer la même épreuve que moi- fut épique . Par un temps a faire regretter les plages les plus froides de la Baltique , je l’ai porté comme j’ai pu , travail compliqué par le fait que j’ai perdu quelques secondes a hurler après m’être déboîté l’épaule …
 
Sans doute une des seules fois de ma vie ou j’ai ardemment regretté de ne pas être devant une copie .
 
(…)
 
Après avoir laissé Caro aux bonnes mains de l’infirmière de la Fac -certes plus habituée a gérer les dépressions nerveuses , il est vrai- , je fonçais vers mon amphi et arrivais plus dégoulinant de sueur qu’un métallurgiste faisant des heures sup au fourneaux , et l'épaule … disons douloureuse , pour faire court .
J'ai entendu parler d'un concept pour passer dans des conditions idéales une épreuve , un truc nommé la sérénité . Jamais appliqué a ce jour ...

J’en profitais pour inscrire a l’épreuve Caro avec sa carte d’étudiant , que j’eus une grande difficulté a décoller de mes mains moites .
 
Ok , j’ai un faible pour les voyantes exagérations …
 
Quelques minutes plus tard , Caroline arrivait . Alors que j’en étais encore a chercher une formule qui remplacerait agréablement « pour commencer » (je suis peut-être superstitieux , réflexions faites) , j’entendais Bastier , le maître de conférence de la matière que je (re)passais , demander « quel est le jeune homme qui a la carte d’étudiant de cette demoiselle » ?
 

Je suis certain qu’en récupérant la carte , il jetait un coup d’œil a ma copie . C’est simple , mon instinct déclenche toujours un frisson de terreur me remontant le dos dans ce cas , mon pire cauchemar qui arrive a me faire tomber de mon lit (ma voisine se plaint souvent de ce « Boum » aussi retentissant que noctambule . Surtout noctambule) étant qu’un jour une de mes copies soit lue a haute voix en amphi devant une assemblée hilare …
 
Les 2 notes que m’a attribué le vénérable Bastier cette année la ont compensé au quart de point prêt matières , semestres et année , ce qui du coup me fait douter de l’objectivité de ces notes …
 
Je garde depuis , systématiquement , mon téléphone allumé pendant les épreuves …

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