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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 01:03
N’étant pas particulièrement rassuré sur mes prétendues qualités de juriste (sans doute le souvenir désagréable de nombreux chargés de td me demandant « pensez vous vraiment être fait pour le droit , Mr Poirier ? ») , il m’arrive de me reposer souvent la question « ais je validé ma première année » ? Certes , c’est une question qui se mêle aux innombrables qui se bousculent toutes les 30 secondes dans ma tête , comme « ais je éteins la plaque électrique avant de partir de chez moi » , ou « est il normal que je perde des cheveux » , ou « Comment vais-je faire pour devenir Président de la République » , etc …
 
J’omets volontairement de citer la question qui me revient le plus fréquemment en tête .
 
J’ai entamé des ma première année cette joyeuse habitude de me retrouver a la session de Septembre , non pas que je trouve particulièrement agréable l’ambiance chaleureuse qui y règne -pour ceux qui ne connaissent pas , c’est un mélange d’assemblée générale des actionnaires d’Eurotunnel après une chute plus brutale que d’ordinaire du cours de l’action , et de ce qu’a du être la réunion d’état major Français après la découverte de la certes étonnante stratégie Allemande dite « Blitzkrieg »- mais que je considère de façon assez préjudicielle pour mes regrettées vacances les premières cessions comme autant d’entraînements somme toute peu passionnants …
 
De toute façon , ce n’est pas si désagréable de bronzer le 15 Septembre sur une plage .
 
(…)
 
J’avais déjà posé la dizaine de stylos nécessaires pour me faire oublier cette inoubliable session ou l’unique que j’avais ramené avait rendu l’âme au dernier « r » de l’expression « pour commencer » quand mon téléphone sonnait .
 
« Nico ? C’est … c’est Caroline … je me sens pas bien du tout , la .
- Caro ? Mais ou es tu ?
- Je suis place du Capitole , je me suis effondrée d’un coup et je ne tiens pas debout .
- Ok , ne bouge pas , j’arrive » .
 
Ce n’est qu’au moment ou j’ai raccroché que je me suis rappelé mon certes accessoire mais néanmoins impératif de présence a mon exam …
 
Après avoir brièvement briefé les examinateurs sur ma source d’embêtements de dernière minute (« J’ai une amie en pleine crise d’hypoglycémie a 10 minutes d’ici , j’y fonce . Ah , au fait , j’ai combien de temps pour revenir ? 
- l’épreuve commence , Monsieur . - Ok , a tout a l’heure ! ») , je courrais comme un dératé jusqu'au Capitole ou je trouvais la Caro plus pale qu’une de mes plus mauvaises copies scolaire .
 
Elle était , très , très , très , très blanche . Caroline .
 
La ramener a la fac -ou elle devait aussi théoriquement passer la même épreuve que moi- fut épique . Par un temps a faire regretter les plages les plus froides de la Baltique , je l’ai porté comme j’ai pu , travail compliqué par le fait que j’ai perdu quelques secondes a hurler après m’être déboîté l’épaule …
 
Sans doute une des seules fois de ma vie ou j’ai ardemment regretté de ne pas être devant une copie .
 
(…)
 
Après avoir laissé Caro aux bonnes mains de l’infirmière de la Fac -certes plus habituée a gérer les dépressions nerveuses , il est vrai- , je fonçais vers mon amphi et arrivais plus dégoulinant de sueur qu’un métallurgiste faisant des heures sup au fourneaux , et l'épaule … disons douloureuse , pour faire court .
J'ai entendu parler d'un concept pour passer dans des conditions idéales une épreuve , un truc nommé la sérénité . Jamais appliqué a ce jour ...

J’en profitais pour inscrire a l’épreuve Caro avec sa carte d’étudiant , que j’eus une grande difficulté a décoller de mes mains moites .
 
Ok , j’ai un faible pour les voyantes exagérations …
 
Quelques minutes plus tard , Caroline arrivait . Alors que j’en étais encore a chercher une formule qui remplacerait agréablement « pour commencer » (je suis peut-être superstitieux , réflexions faites) , j’entendais Bastier , le maître de conférence de la matière que je (re)passais , demander « quel est le jeune homme qui a la carte d’étudiant de cette demoiselle » ?
 

Je suis certain qu’en récupérant la carte , il jetait un coup d’œil a ma copie . C’est simple , mon instinct déclenche toujours un frisson de terreur me remontant le dos dans ce cas , mon pire cauchemar qui arrive a me faire tomber de mon lit (ma voisine se plaint souvent de ce « Boum » aussi retentissant que noctambule . Surtout noctambule) étant qu’un jour une de mes copies soit lue a haute voix en amphi devant une assemblée hilare …
 
Les 2 notes que m’a attribué le vénérable Bastier cette année la ont compensé au quart de point prêt matières , semestres et année , ce qui du coup me fait douter de l’objectivité de ces notes …
 
Je garde depuis , systématiquement , mon téléphone allumé pendant les épreuves …
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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 01:02
J’ai toujours eu un faible pour les bigorneaux , qui étaient ma consolation d’avoir été réveillé un dimanche matin par un violent et insupportable George Harrison passé sadiquement par mon père a un volume défiant toute concurrence .
 
Comprenons nous bien : Harrison n’a pas chanté que d’insupportables airs aussi harmonieux qu’une batterie de casseroles tombant sur un carrelage mal accordé , mais être réveillé en sursaut par ses vocalises disgracieuses n’est pas un sort que je souhaiterais a Saddam , Kim Jong Il , voir éventuellement les copains de mes ex .
 
J’ai bien dit éventuellement .
 
Mes parents désespérant de ne pas me voir aussi souvent chez eux que l’on ne voit d’espaces d’immaculés sur ma pauvre moquette , ils réussirent a m’attirer un dimanche midi chez eux sur la promesse hypothétique de bigorneaux , ruse aussi déloyale qu’appétissante .
 
J’ai au moins eu le loisir de me réveiller sur ma musique a moi , la vie est faite de petites victoires …
 
(…)
 
A l’époque des faits , mon portefeuille hurlait plus de douleur que d’accoutumée , les vacances d’été venant de s’achever et les premières assassines factures liées au coût de mon appartement tombant aussi durement dans ma boite aux lettres que le World Trade Center après le passage malheureux d’un avion égaré .
 
C’est de cette période que date ma phobie des boites aux lettres …
 
Contraint a réduire drastiquement mes dépenses , je me devais de rivaliser d’imagination en recettes de coquillettes , a ne plus commander que des demi au lieu de pintes et a me coller des patchs au lieu de fumer des cigarettes .
D’y repenser , un frisson me parcourre .
 
Cette diète budgétaire me poussa également a patienter plus que de raison pour prendre une mutuelle , ce qui en soit ne m’apparaissait pas comme la pire des mesures , a comparer de l’obligation de ne boire que des demi .
 
(…)
 
J’en étais encore a jeter un coup d’œil affamé sur les bigorneaux responsables de l’écourtement de ma matinée de sommeil , quand je m’apercevais qu’il me manquait cruellement une aiguille pour pouvoir faire subir un sort a ces mollusques invertébrés (je suis fan du Capitaine Haddock) .

Après un vif détour par la boite a couture de ma pauvre maman et donc après avoir mis sans dessus dessous la chambre de mes parents pour retrouver la dite boite , je mettais a exécution mes menaces mollusquicides .
 
… « Gloups » .
 
Une improbable malchance et un bigorneaux a la consistance sans doute trop caoutchouteuse ont voulu que l’aiguille reste figée dans le bigorneau au moment ou je l’avalais sans doute trop goulûment , trop heureux de mettre fin a mon régime coquillettes …
 
J’ai passé 10 minutes le nez collé au sol a fouiller chaque millimètre carré du salon a la recherche de l’aiguille , espérant qu’une illusion d’optique m’ait fait perdre de vue la chute au sol de la cause de mon désarroi en lieu et place d’une chute dans mon estomac qui n’en demandait pas tant .
 
J’ai stoppé les recherches lorsque ce dernier a commencé a me piquer plus que la fois ou j’ai mangé un piment rouge aussi inconsciemment que douloureusement …
 
(…)
 
J’ai passé quelques jours , que je vis défiler en heures , a sentir cette fichue aiguille faire la visite du proprio , angoissé et inquiet mais refusant les propositions de mes parents de m’amener faire un contrôle a Rangueil , préférant prendre le risque d’une digestion difficile a avouer que j’avais dans un but d’économie peu louable préféré économiser sur le budget mutuelle …
 
Harrison n’était pas si indigeste , réflexions faites .
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Published by Kane - dans Nico Lagaffe
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4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 01:01
J’ai réussi dimanche soir et dans l’idée de palier a quelques récentes déficiences de ma pauvre mémoire rudement mise a l’épreuve par quelques épiques soirées , a m’envoyer un mail non pas pour me donner l’impression que l’on m’écrit comme l’ont sous entendues quelques mauvaises langues , mais pour me noter en pense bête les 3 urgences que j’avais a régler depuis quelques semaines déjà (je ne vous dit pas le temps que prennent les non urgences) ...
 
Je cite mon mail :
- Aller chercher le cadenas de mon défunt vélo . Je dois bien concéder que l’escalade de l’Ensica lui a été fatale , 2 roues voilées étant venues parachever sa longue agonie entamée des son irréfléchi achat (80€ pour un vélo neuf n’avait pas paru suspect a mon portefeuille défaillant) . Mais le cadenas peut toujours servir a la vaine protection de celui que m’a donné mon père en remplacement de ma regrettée ruine …
- Faire un détour par la poste pour savoir si le recommandé AR qui m’y attend depuis 2 semaines est un message d’insulte de mon ancien employeur , de son avocate , des Prud’hommes de Carcassonne ou des 3 a la fois .
- Passer a ma banque déposer un chèque aux ¾ décomposés a force d’avoir jauni dans mon portefeuille , et y récupérer ma nouvelle CB puisque j’ai perdu ma dernière qui datait de Février (la précédente m’ayant également fait une durée remarquablement réduite , démagnétisée a force de "rangements" a l’arrache dans mes jeans) .
 
La théorie a de magique qu’elle apparaît toujours pure et parfaite . Restent les faits …
 
(…)
 
Ayant laissé bien évidemment passé la journée de lundi sans vaquer a mes obligations , c’est mardi que j’ai réussi a me décider a enfourcher mon (nouveau) vélo pour me lancer a l’ascension non pas de la clôture de l’Ensica (médisants !) mais de la cote de Jolimont .
 
Aussi loin que je me souvienne , la dernière fois que j’avais vu autant de vent , c’était en Ciao sur la route de Blagnac , pendant la tempête de fin 1999 …
 
« Bon dieu , c’est pas vrai , j’ai fait cette cote une demi centaine de fois l’été dernier , il n’y a aucune raison que je ne puisse la refaire ! Quoi , j’aurais trop fumé ? Vieilli ? Non Nico , tu feras cette côte jusqu’au bout . »
 
… J’ai quand même passé 10 minutes a agoniser une fois arrivé en haut , me demandant si je pourrais trouver un cœur d’occasion au discount du coin …
 
Je sais que je manque d’originalité , mais j’avoue que j’ai cherché un nouveau moyen de mettre fin a mon effroyable existence quand je me suis rendu compte arrivé a mon défunt vélo que j’avais oublié la clé du cadenas …
 
(…)
 
Nullement découragé , je prenais la direction de la poste , encouragé par le fait que je m’y prenais assez tôt pour éviter les infernales et affolantes files d’attentes des heures de pointe .
 
C’était oublier qu’un nombre incommensurablement décadent de vieux semblent pratiquer avec un art subtil un petit jeu qui se nommerait « pourquoi croupir dans ma maison de retraite quand je pourrais bloquer avec mes petits ridés de camarades toutes les files d’attente d’une obscure poste pour y rendre dingue un jeune étudiant il est vrai un peu nerveux ? » .
 
Après avoir passé un long moment de solitude a regretter d’avoir embarqué mon lecteur mp3 sans pile et a prier pour une canicule précoce , arrive mon tour . Après tout , 45 minutes d’attente , ce n’était pas si cher payé .
 
Enfin ça ne l’aurais pas été si je n’avais oublié ma carte d’identité , « indispensable » , dixit le misérable fonctionnaire qui ne saura jamais a quel point il n’est pas passé loin de faire corps avec son agrafeuse traînant a portée de mes mains crispées et hélas hésitantes …
 
Je passe volontairement sous silence le passage de la banque , j’aurais peur d’être trop prévisible a dire qu’ayant oublié ma carte d’identité , j’avais oublié le portefeuille censé la contenir et donc par conséquent le chèque qui aura encore la possibilité de jaunir quelques heures de plus …
 
(…)
 
Mercredi .
 
Je me suis réveillé avec la volonté de tout détruire , ou plutôt de pallier a mes notables insuffisances de la veille .
 
Bien que n’ayant réussi a parvenir au sommet de Jolimont sans me poser la question si un hôpital accepterait mes organes en cas de décès prématuré , j’arrivais clés en mains jusqu'à la ruine qui fut mon vélo .
 
J’ai passé quelques minutes , après l’avoir détaché , a le regarder un pincement au cœur , comme s’il me hurlait «salop ! Après tout ce que j’ai fait pour toi , tu m’abandonnes lâchement !» . J’ai commencé a lui tourner le dos , les jambes flageolantes , puis a me retourner , prêt a l’embarquer contre vents et marée et lui offrir une retraite dorée dans ma cour .
 
Se profila alors dans ma tête ce que donnerait la descente de Jolimont , le cul non pas entre 2 chaises mais entre 2 vélos , des bourrasques d’enfer dans le dos et des roues voilées traîtres prêtes a m’offrir une mort aussi violente que pathétique . Pensant que j’allais rendre dingue le policier qui chercherait la trace d’un deuxième cycliste a coté de ma dépouille , j’ai préféré lui faciliter le travail et sans un dernier regard , abandonner la chose …
 
Je récupérais et déposais dare-dare recommandé AR et chèque , nonobstant toute volonté revancharde envers les employés responsables de mes affres de la veille .
 
Et la , devant l’absence de toute difficulté notoire , j’en déduisais que j’étais dans une de ces journées ou j’avais une chance d’être moins ridiculement inefficace que dans ma routine plus cauchemardesque .
 
J’empoignais mon téléphone , qui en quelques minutes a plus chauffé que le type qui a 8h15 le 6 Aout 1945 a dit «c’est quoi cet objet qui tombe , la haut ?» (c’était a Hiroshima , j’allais oublier de le préciser) :
- Appel a Orange , résolution vieille de quelques mois , pour mettre fin a la razzia que ces rascals opèrent chaque mois sur mon pauvre compte .
- Appel a l’organisme qui m’a prêté de quoi régler ma déjà regrettée caution (ça coûte combien une moquette a refaire ?) pour anticiper le remboursement de ma dette .
- Appel a Club-internet , pour exiger avec succès 3 mois gratuits de forfait , un nouveau  modem , une connexion plus rapide , la suppression totale et définitive de tout rapport sous quelque forme que se soit avec France Telecom et soyons fou la télévision numérique .
 
J’étais tellement bien lancé que je me voyais bien négocier la paix au Moyen Orient , le retour a la TIPP , l’anticipation de présidentielles ou encore le rachat de Microsoft , par exemples fortuits …
 
Ces quelques moments de rare efficacité ne justifient en rien que je sois un boulet les 364 autres jours de l’année , mais dieu qu’ils font du bien au moral …
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Published by Kane - dans Nick Attitude
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 00:59

Collège Pierre de Fermat , 1995 .
 
Je n’avais toujours pas compris du haut de mes 12 ans que ma mièvrerie risquait de me porter un préjudice aussi éclatant qu’une victoire de chef d’état Africain ayant au préalable de l’élection fait tâter la vase d’un profond fleuve local a ses sympathiques mais ô combien encombrants opposants …
 
Tout cela pour dire que j’avais quelques années de retard mental sur mes petits camarades . Déjà …
 
Pour rajouter a mon navrant manque de maturité , mon collège avait jugé utile de faire l’expérience l’année précédente d’une classe uniquement masculine (le directeur devait probablement être nostalgique de son bon vieux temps , une raison de plus pour moi de haïr les vieux) , qui aurait pu avoir une touche féminine grâce a une erreur de l’administration si « l’erreur » n’avait pris ses jambes a son coup des la 1ère heure de classe .
 
Il m’arrive aujourd’hui de rêver d’avoir été une « erreur » dans une classe uniquement féminine .
 
Bien qu’effroyablement peu préparé donc a fréquenter a nouveau le sexe opposé , je tombais rapidement sous le charme de Marjorie , ce qui en cette tendre et lointaine époque signifiait que j’envisageais au mieux de lui faire un bisou sur la joue , en priant de pas me faire traiter de vicieux congénital pour cet acte on ne peut plus osé .
 
Bien qu’ayant viré au rouge plus qu’un alcoolique mal repenti pour se faire , je lui avais proposé de se joindre a moi dans la rédaction de mon journal , ce qu’elle acceptait avec un enthousiasme tel que je me permis de réviser mon objectif et envisageais carrément de l’embrasser sur le front .
 
Le Nico se dévergondait plus vite qu’un fonctionnaire enfilant ses pantoufles devant le maillon faible …
 
Nous prenions l’habitude de manger ensemble le mardi midi –jour de rédaction- , j’avais le chic pour nous dégotter de charmants coins qui la ravissaient . Et puis après tout , pour nous a l’époque , manger en terrasse de Mc Donald , c’était l’aventure …
 
Hélas , mon meilleur ami de l’époque , Benoît, me saborda avec autant d’efficacité qu’un ministre candidat au sein d’un gouvernement bicéphale …
 
Bon dieu . Je me souviendrais toujours de ce sentiment d’injustice que j’ai éprouvé en voyant Marjorie me faire des signes marquant un tantinet soit peu sa légère contrariété (elle menaçait de me trancher la gorge , pour résumer) après que Benoît ait fait circuler un papier en Cour de Technologie de l’insoutenable Mme Ribes sur lequel était marqué « Nicolas veut coucher avec Marjorie » …
 
Le plus drôle reste que j'ignorais sombrement ce que pouvait vouloir dire ces quelques mots , c'était me preter plus de maturité que je n'en avais effectivement ...
 
J’ai pris la seule et unique claque de toute ma vie de la part d’une fille a la sortie de ce cour , pleurant de quoi remplir l’Océan Pacifique si besoin était …
 
Que de chemin parcouru depuis …

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 00:58
J’ai en ce moment une théorie qui me trotte inlassablement en tête , une sorte d’idée fixe qui me torture avec au moins autant de succès qu’un GI américain désœuvré affecté a la surveillance d’une prison Irakienne .

Une manière comme une autre de dire que cette foutue théorie m’angoisse outrageusement .

Je suis toujours parti du principe que j’allais passer mes tendres et innocentes jeunes années a connaître un maximum de copines , considérant que pour être sur qu’une fille soit « la bonne » , il me faille avoir connu un nombre assez retentissant d’échecs sans noms pour en avoir une certitude inébranlable .

Pour l’instant , mon plan de route reste incontestablement respecté a la perfection sur le point « échecs sans noms » . Le point « trouver la bonne » reste beaucoup plus hautement discutable .

Le problème est que cette idyllique philosophie me conviendrait a la perfection si je n’avais du pour d’obscures raisons me rendre compte que pour jouer a ce jeu , il ne faut pas être trop seul . J’ai ainsi depuis quelques jours (bon , ok , quelques semaines) nourris l’image d’une partie de chaise musicale ou je verrais tout le monde s’asseoir au fur et a mesure , et moi de continuer a courir comme un dératé , ou un crétin , au choix .

Oui , ca me perturbe d’entendre parler de mariage ou marmots autour de moi . Mat , tu n’es qu’un traître …
 
(…)
 
Jeudi Soir .

J’en étais encore a me jurer que cette fois j’arrêtais définitivement de boire , qu’il m’allait falloir trouver au fond de moi même une force de persuasion hors du commun pour convaincre Cécilia que je ne pensais pas vraiment ce que j’avais dit la veille , cad que son mec est un « plouc sans culture , sans cervelle et dont la connerie n’a d’égale que le manque d’intérêt suintant de lui » , je cite et sic , et que les traces de marqueur que j’avais un petit peu partout dans le dos disparaîtraient probablement avant que j’ai fait couler en douche de quoi faire pâlir d’envie les Niagara Falls .

… C’est sans doute pour ca que je n’aime pas trop réfléchir , je ne passe ce type de moment qu’a broyer du noir en pensant aux moments ou justement j’ai agi un peu trop instinctivement …

Toutes ces sombres réflexions m’amenaient a penser que je devais passer la soirée seul chez moi , après tout une petite soirée de pause ne me ferait pas de m… tiens ? Un message de Manon ? Ca-te-ten-te un-pot av-ant-21h ?

Ben tiens . Evidement oui , cette question …

(…)
Bar « La Maison » .
 
Mat a tenté de résumer en faisant court mes pitreries de la veille , mais 45 minutes ne pouvaient qu’êtres difficilement suffisantes pour mentionner le fait que :

- par sadisme pur , j’avais attribué un plein verre a Tom de rhum pur bien qu’il ait régurgité le précédent en moins de temps qu’il n’en faut a un Douste-Blazy pour confondre le Népal et le napalm ;
- j’avais pris en représailles un tir groupé de verres de rhum pur qui avaient réussi a m’assommer plus qu’une matraque de CRS fan de Chuck Morris ;
- je m’etais réveillé comme de juste avec la marque de l’infamie , c’est a dire des traces de feutre indélébile partout dans le dos , et un peu dans le coup , aussi (je songe a lancer une nouvelle mode) ;
- j’avais alors entamé un strip-tease qui aurait fait passer l’équipe de Full Monty pour d’authentiques professionnels chevronnés , sous les yeux d’une Cécilia édifiée et dont je me suis demandé plusieurs jours si elle me rappellerait
- pour me venger d’un coup de feutre assassin de Thomas , je lui avait pouillé son Serge Blanco , ce qui eut pour conséquence immédiate de voir mon short partir en fumée en raison d’un déclenchement d’incendie criminel et vengeur …
- que j’avais joué au billard d’une manière assez personnelle , la touche Nicolienne consistant a avoir le jean glissant de façon régulièrement effrénée ;
- que sur le chemin du retour , j’avais donné bien malgré moi une interprétation assez intéressante au fait que l’on nomme la place a droite du conducteur « la place du mort » .
 
Dans le fond et pour bien faire , il faudrait que les Black out touchent aussi les témoins de votre ivrognerie manifeste …
 
(…)
 
Après que Mat et Manon soient partis , j’ai éprouvé bizarrement le besoin de ne pas rentrer de suite chez moi , ayant peur qu’un moment de solitude fut il bref ne m’amène a faire l’amère constat de mon inutilité et décadence , et m’entraîne a un acte qui puisse au delà de son aspect définitif avoir de conséquences aussi sombre que les plages du pays basque après le passage de l’Erika …
 
Pas toujours facile a assumer les lendemain de cuite …
 
Aussi sommes nous restés pour un second verre , moi et mon voisin qui lui non plus ne semblait être pressé de rentrer chez lui , et qui en étant presque au même niveau que moi en termes d’insuccès sans équivoques féminins , est des lors le pote idéal pour cafarder sur un présent par forcément toujours réjouissant .
 
Alors que nous réfléchissions fort constructivement sur la manière la plus habile de se viander avec une fille , je considérais alors 3 filles qui faute de place avait pris place debout au bar .
 
Histoire de faire oublier le récit de mon Waterloo de la veille , je décidais de remonter ma cote en les invitant a s’asseoir a notre table . J’ai pour ce faire une formule infaillible qui évite de prendre un sombre râteau qui laisserait goguenard l’assistance voisine : « Bonsoir ! J’ai vu que vous étiez debout et il se trouve que nous sommes 2 a une table pour 5 . Nous allons de toute façon pas tarder a partir donc pourquoi ne pas venir s’asseoir a notre table ? »
 
Elles se sont installées .
 
Après quelques minutes de discussion , Flo me demande discrètement ce que je compte faire avec nos 3 invitées .
Et la , le Nico qui a sobrement -pour une fois- jugé la situation dépeint le tableau : «elles sont trois , mais il n’y en a qu’une qui est franchement intéressante , et celle la ne nous répondant que poliment quand nous lui parlons , tu peux être sur que nous ne l’intéressons pas du tout , d’ailleurs elle doit avoir un copain . Les 2 autres sont intéressées , mais … franchement , sans façon» .

Quelques minutes -ou secondes- après , « l’intéressante » recevait un appel de son copain …
 
Le problème avec la théorie des chaises musicales , c’est que comme l’aurait dit Orwell , toutes les chaises sont égales mais certaines sont plus égales que d’autres …
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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 00:57
J’ai toujours eu une vocation de meneur , étant a l’origine dès la seconde de nombreuses après-midi cinéma ayant émaillé l’année et qui ont cimenté mon groupe d’amis , bien que je le concède Mariane n’ait pas survécu a la certes difficilement soutenable séance « le dentiste ».

Personne ne peut m’en vouloir d’avoir fermé les portes a clés pour éviter qu’elle ne s’échappe , je savais qu’elle risquait d’appréhender ce type de film puisque devant ce faire opérer des dents de sagesse le lendemain …
 
Ma vocation a rencontré une petite contrariété lorsque Thomas est rentré dans « le groupe » , l’année suivante .
 
Un film a fait une brève apparition il y’a quelques temps de cela dans lequel Villeret était « l’antidote » , le type qui permettait a une autre de ne plus bafouiller , dire de bêtises et agir inconsidérément .
Thomas est l’inverse pour moi .
 
J’ai en tête l’image du héros des dieux sont tombés sur la tête , les connaisseurs sauront apprécier l’idée que je me fais de l’effroyable caricature que je suis en présence de Thomas (et en règle générale aussi , accessoirement) .
 
Je me souviendrais toujours de cette petite envie de me pendre discrètement lorsque après m’être senti effroyablement humilié quand Thomas m’avait dit « Nico , tu es un boulet , fais gaffe en ouvrant la portière » , j’avais effectivement dans un geste rageur censé marqué ma contrariété ouvert la dite portière un brin brusquement , enfin suffisamment pour teindre de la couleur de sa voiture le mur de granit voisin , a moins que ce ne soit l’inverse .
 
Après être sorti avec mon fantasme de seconde , Thomas a fait une sortie discrète du groupe , ayant intégré une école aussi militaire que prolifique en soirées d’ivrognes …
 
(…)
 
Mardi soir .
 
Je pensais avoir esquivé avec un réel succès toute probabilité de devoir me rendre a la soirée de Thomas , qui ne pouvait selon toute éventualité bien mesurée que mal finir pour ma pomme .
Accepter de me faire détrousser comme un pigeon par Alexandra au Poker m’apparaissait a coté comme un plan de soirée idyllique , au bas mot .
 
Benoît n’a rien trouvé de mieux que convier Thomas a se joindre a la partie de Poker .
 
Je jure sur ma vie que j’aime bien ce type , mais j’ai passé une soirée entière a serrer les dents , quand après m’avoir plié au bout d’un nombre effroyablement réduit de tours , déjouant au passage les lois de la probabilité en abattant une paire de deux se mariant avec bonheur avec le deux déjà présent sur le tapis -faisant de ce fait terriblement ombrage a ma pourtant jolie paire de 8 servie d’une main- , j’ai du écouter toute la soirée sans broncher plus qu’une mule particulièrement docile Alexandra s’extasier devant le Tom sur des « toi , tu en as » , « lui , c’est un bon joueur » , etc et autres amabilités .
 
Ces derniers jours sont particulièrement éprouvant pour mes nerfs terriblement mis a l’épreuve …
 
(…)
 
Après cette débâcle quasi aussi désastreuse qu’une dissolution manquée , je me retrouvais embarqué pour la soirée chez Tom que je pensais quelques regrettées heures plus tôt avoir esquivé avec succès .
 
Je me suis fait comme de juste massacrer a la tranchette , un jeu dont nous avons malheureusement fait une regrettable habitude , consistant a boire chaque fois qu’un idiot plus habile a mis une pièce dans un verre , n’étant pas bien évidement personnellement a proprement parler quelqu’un de particulièrement habile .
 
Alors que j’étais gentiment aussi imbibé qu’une éponge oubliée sur une plage après un ras de marrée typé Asiatique , j’ai décidé de m’en aller , bien que Ben ne semble selon toute évidence pas disposé a me suivre .
 
C’est arrivé en bas de l’immeuble que j’ai compris que les choses risquaient de ne pas êtres aussi simple que je ne l’avais au préalable et naïvement envisagé …
 
Je suis tombé nez a nez avec une barrière particulièrement décourageante , assez en tout cas pour me faire passer pour un nain n’ayant pas fini sa croissance .
Disons 2m73,5 , soit un mètre de plus que moi , et mon vélo , accessoirement …
 
A ce moment la , me sont revenues en tête toutes les brimades , remarques gentiment méchantes mais hautement vexatoires du Tom , et j’ai commencé a frissonner en pensant a celles dont j’allais être gratifié si j’entamais une piteuse retraite .

Aussi ais-je agis le plus logiquement du monde : j’ai entrepris d’escalader la barrière , mon vélo sous le bras …
Je vous l’accorde : ma logique n’est pas toujours raisonnable . Et cohérente , aussi …
 
Commence alors l’aventure d’un Nico perché a 2m de haut , qui après avoir réussi a hisser son vélo a une hauteur somme toute assez décourageante pour une personne douée de raison , se retrouve attaché a , dans l’ordre : une grille , un câble de frein de vélo bien évidemment complètement enroulé a une pointe , et a un baladeur mp3 faisant certes beaucoup de bruit mais étant beaucoup moins coopératif pour se détacher de mon vélo …
 
J’ai vu le moment ou j’allais laisser accroché mon vélo en haut et changer d’identité , de ville et de vie , pour faire court .
 
Bien que je n’ai retenu cette hypothèse au souvenir de l’heure de gloire que m’avait fourni mon vélo sur la route de Bayonne , il me faudra peut être reconsidérer l’option changer de ville , Thomas m’ayant promis de faire ma légende a son école .
 
Le sobriquet de « l’alpiniste » a été retenu me semble t’il .
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Published by Kane - dans Nico Lagaffe
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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 00:56
J'ai pris un certain plaisir a faire ce blog . Si , si .
 
J'ai passé des années a faire en sorte que personne ne puisse dire quel genre de type je suis - a raison , ce n'est pas toujours facile de réprimer l'envie de sauter par la fenetre après m'etre regardé dans un miroir , heureusement qu'elle était fermée la dernière fois - , mais après quelques mois de blog , j'ai de nouveau envie de redevenir quelqu'un de "bien" , c'est a dire autre chose que la caricature que j'ai pu ici narrer .
 
Pour reprendre une de mes expressions favorites ...
 
"Ce fut un plaisir" .
 
NicK
 
Ps : de toute facon , j'ai cassé le dernier de mes verres ...
 
Nota Bene : Toute ressemblance avec des personnages réellement existant n'est que le fruit d'un déconcertant hasard , la direction se réserve le droit d'entrée , aucun Nico n'a été blessé pendant le tournage , ect ...
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16 avril 2006 7 16 /04 /avril /2006 00:54
Pendant une semaine , je faisais cohabiter mes relations avec Julie et Virginie , voyant le jour l'une , dormant avec l'autre le soir venu . N'étant pas a l'époque habitué a me conduire comme la pire des raclures (ce que je fais avec une certaine aisance aujourd'hui) , j'avais un rythme cardiaque aligné sur un rythme de musique techno virulente chaque fois que je me déplaçais en compagnie de l'une dans un lieu un temps soit peu fréquenté , de peur de tomber sur l'autre .
 
Il faut savoir que Julie avait un oncle particulièrement intimidant (et au casier judiciaire aussi chargé qu'un ancien ministre de l'intérieur comme Pasqua , par exemple), qui certes jovial par moments m'avait néanmoins menacé d'un couteau lorsqu'il m'avait recommandé de ne pas la tromper .
 
On réfléchit des lors toujours a 2 fois avant de contrarier sa belle famille .
 
Au bout d'une semaine , je décidais que Julie était devenue de trop -c’est sans le moindre doute de cette époque qu'est née ma préférence pour la nuit- et décidais de l'aider a me quitter , n'ayant pas la force de caractère pour le faire moi même .
Je ne dispose toujours pas a ce jour de cette remarquable faculté .
 
Me souvenant que seule une effroyable goujaterie (j'en avais fait l'amère expérience avec ma première petite amie) permettait d'obtenir un résultat convaincant , je cherchais différentes phrases susceptibles de faire sortir de ces gonds Julie , et arrêtais après moult réflexions mon choix sur «Si tu n'as pas ton bac , je te quitte».

Je persiste a dire qu'elle avait a ces mots claqué ma porte avec plus de puissance que l'explosion d'AZF .
 
Une semaine après , c'était Virginie qui me quittait , m'amenant a faire l'amère mais réaliste constat que je m'étais peut-être un brin emballé , et que je gagnerais a l'avenir a ne pas m'emballer plus vite qu'un maire de Paris persuadé d'obtenir des JO .

 
… Et merde . Il ne me restait plus qu'a trouver un moyen de rattraper ma goujaterie .
 
Je revoyais Julie quelques jours avant la fête de la musique . Bien qu’elle fut (a prononcer a la Woody Allen , caillou …) particulièrement imbibée d’alcool -elle fêtait la fin des épreuves du Bac , qui peut prétendre rester sobre un soir comme ca ?- , deux ou trois bisous furent échangés et me laissèrent penser que mes turbulentes gesticulations étaient définitivement derrière moi .
 
Autant espérer voir George Bush faire un câlin a Saddam .
 
(…)
 
Fête de la Musique , 2003 .
 
N’ayant pas été rappelé par Julie , j’avais décidé de passer la soirée en compagnie de mes amis et de Caroline , une copine d’amphi que pour reprendre mes termes de l’époque « je gardais au chaud » depuis quelques temps afin de ne pas rester célibataire trop longtemps si d’aventure cela venait a redéconner avec Ju .
 
Je pourrais cyniquement appeler ca un placement . Ce serait vulgaire ...
 
En cours de soirée , je recevais un appel de Julie , qui me proposait de la retrouver au port de la Daurade . J’hésitais a la rejoindre de peur de me brûler au 3eme degré avec Caroline jusqu'à ce que cette dernière me propose de m’accompagner puis que se soit mon tour de la suivre voir son ex . Un tel échange de bon procédés ne pouvait que faire l’affaire , me disais je en espérant tout de même que Caro ne passe pas un trop bon moment avec son ex .
… On a déjà vu des rechutes dans de moins propices contextes .
 
Je retrouvais donc mon ex , ou ma copine , ou ma presque ex , enfin je ne savais pas trop quel était notre statut , la seule chose me venant a l’esprit en la voyant étant que j’avais été le dernier des imbéciles de la quitter pour deux mots qui faisaient défaut a mon orgueil , ma conscience en partant du principe que j’en avais encore une a l’époque , mon idéal de couple , enfin bref , toutes ses conneries …
 
De ma vie , je n’ai plus jamais ressenti autant de passion , douceur et d’amour que dans le bisou du Port de la Daurade , ce 21 Juin 2003 aux alentours de 22h et quelques .
A coté , les 2 cons sur leur paquebot sont de minables imbéciles qui méritaient bien de barboter dans une eau aussi glacée qu’inhospitalière .

Fin de la phase douce , retour des emmerdes .
 
Julie devant retrouver ses amies , j’allais chercher Caroline pour exécuter ma part du contrat (l’emmener a son tour voir son ex , il y’en a qui ne suivent pas …) . Ayant été témoin de la scène , elle me disait alors « vous étiez trop mignons tous les deux ! Pourquoi ne restes tu pas avec elle ? » .

Déduisant dans un premier temps que j’avais réussi a me brûler définitivement avec Caroline , j’en déduisais quasi aussi instantanément que de toute façon , je n’en avais plus rien faire , que j’étais amoureux de Julie et qu’il n’était que temps d’arrêter les bêtises . Définitivement .
 
Sur ces sages paroles , j’entreprenais de retrouver Julie dans une masse grouillante de fêtards imbibés, sur fond de musique bal musette dont les auteurs eurent la chance que je sois dans les meilleures disposition du monde pour ne pas avoir a craindre que j’exécute sans sommation les auteurs de ce vacarme sans nom .
 
Je tombais nez a nez avec Johanna , une de ses meilleures amies , qui par un bref dialogue réussit a me faire passer de l’état de la plus complète jovialité a l’état de terroriste aigri susceptible de nourrir les inquiétudes légitime d’un minable groupe jouant sur le port de la Daurade .
Voici la formule magique de cet étonnant revirement jurisprudentiel :
« Ah Nico , tu tombes bien , Julie est sortie avec un type hier soir et il nous colle comme ce n’est pas possible , tu peux nous aider a nous en débarrasser ? » .
 
Elle n’avait pas fini sa phrase que j’étais parti dans la foule a le recherche des futures victimes de ma colère démesurée .
 
Je suis resté la , quelques instant , a les foudroyer d’un regard noir , les muscles tendus prêt a sauter a la gorge du sale type qui venait de par sa simple existence de donner une saveur nauséabonde au meilleur moment de ma vie .

C’est a ce moment la que Julie m’a vu , et cessant instantanément toute minauderie avec l’autre , pris le risque de s’approcher a moins de 5 mètres de moi .
 
… Au vu de ma tête de fou/maniaque/tueur récidiviste/évadé de prison quand je suis réellement en colère , c’était courageux de sa part .
 
« Ecoute Nico , c’est ta faute aussi , tu m’as pas donné de nouvelles et je croyais qu’on était plus ensemble … Nico ? Tu m’écoutes ? Pardonne moi , tu sais , je t’aime…
- Non . C’est toi qui va m’écouter . J’ai moi aussi rencontré une fille , Virginie , j’ai couché avec elle , et c’est aussi pour ca que je t’ai quitté . Maintenant je ne veux plus jamais entendre parler de toi , jamais ! »
 
Mes jamais ne durent incontestablement jamais longtemps .
 
3 jours après , je la regardais a distance place Jeanne d’arc , planqué derrière le bâtiment en triangle qui parce qu’en travaux offrait une vue imprenable tout en m’offrant une planque inespérée , quitter l’autre (j’avais prétendu avoir inventé Virginie sous le coup de la colère …) , me justifiant auprès d’une passante édifiée par mes petits cris de joie et mes sautillements dans tous les coins par une phrase dont j’ai le monopole de conception :
« Je saute partout parce que je suis en train de regarder celle que j’aime quitter un autre parce qu’elle m’aime » .
 
Encore une fois ou j’ai du éviter l’asile de peu …
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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 00:53
Il fut un temps ou je m'attachais a des symboles dérisoires , dont j'ai appris par la suite a quel point il pouvait être dangereux de s'attacher a leur exécution .
 
En 9 mois avec Julie , j'avais du lui dire environ 947,5 fois que je l'aimais , mais n'avait eut droit en retour qu'a de vagues formes de sentimentalisme exprimées avec moins de conviction qu'un prêtre réticent a donner sa bénédiction a un avortement .
 
Churchill n'était pas plus démonstratif envers Staline , et pourtant dieu sait si je méritais plus de retour d'affection que le moustachu ...
 
(...)
 
Obtenir de Julie qu'elle me dise qu'elle m'aime devint mon obsession , fixant a répétition des ultimatums que même Daladier aurait trouvé insultant .
Au bout d'un certain temps et d'un nombre incalculable de tentatives aussi désespérées qu'inefficaces , mes demandes s'espacèrent , et je ne tentais plus que sporadiquement d'obtenir une victoire aussi improbable que futile .

Surtout futile , en fait .
 
C'est dans ce contexte de misère sentimentale que je revoyais Virginie .
Virginie m'avait été présentée par Livia , une collègue de l'OFUP . Plus qu'intéressé par Livia , je changeais plus vite mon fusil d'épaule qu'un fonctionnaire gouvernemental en période d'occupation lorsque quand nous allions chercher Virginie a son domicile , elle m'en faisait un bref descriptif qui aurait suffit de par son contenu a rallumer la libido d'un comateux déclaré mort cliniquement .
 
... Je n'ai plus jamais été intéressé par Livia des mon premier regard décoché a cette créature blonde qui a depuis enchanté nombre de mes nuits . Et jours , plus rarement cependant .
 
Il m'a fallu cependant faire mes preuves avec Virginie , qui pouvant tourner la tête du premier Brad Pitt venu n'allait pas se jeter a la mienne .
C'est un fait : je ne suis pas aussi bien que Brad Pitt .
 
Ayant été plus que dédaigné par Virginie ce premier soir , j'attendais 6 mois pour la rappeler , et j'eus la surprise qu'elle accepte mon invitation a prendre un verre .
 
Voilà pour le contexte . Venons-en aux faits ...
 
(...)
 
Vendredi , une fin d'après-midi ensoleillée place St Sernin .
 
J'avais la veille le visage qui c'était décomposé plus vite qu'un cadavre de gazelle en pleine savane lorsque j'avais lu le sms que m'avait envoyé Virginie , sms qui m'annonçait dans des termes plus qu'explicites que le bon moment de la veille m'avait offert le droit de visiter son lit , entre autre .
... déjà a l'époque je faisais tout pour obtenir une chose que je regrettais une fois obtenue .
 
En effet , j'étais toujours avec Julie et bien que celle-ci ait été d'une fidélité aussi rigoureuse que la ligne Maginot , je ne l'avais pas trompé moi même , étant particulièrement accroché en plus des symboles dérisoires a des principes moraux désuètes .
 
C'était ma tendre jeunesse , tout ca ...
 
J'ai passé 2 heures a tenter de faire dire a Julie qu'elle m'aime , la questionnant plus qu'un bourreau Nazi particulièrement zélé , tentant de lui faire formuler ses 2 putains de mots dont j'avais éperdument besoin pour pouvoir renoncer a retrouver Virginie le soir même , comme j'en avais -ô divine et vicieuse providence- la royale possibilité .
... Je n'ai pas eut droit a plus qu'un certes gentil mais si insuffisant « je suis bien avec toi » .
 
J'étais dans le métro m'emmenant a Virginie cinq minutes après avoir raccompagné Julie a son bus .
 
(Be Continued .)
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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 15:58

« Idiot ! Sombre Idiot ! Mais quel con ! Mais quel impuissant ! Mais quel abruti ! Ce n’est pas possible , enfin ! Seul , chez une fille , lumière tamisée a 2h … pardon , 3h du matin ! Et rien !
Comme un con , j’ai regardé cette idiotie de série grotesque comme le niais que je suis , sans rien faire , sans rien tenter , « sans » ! Enfin je suis définitivement devenu aussi pitoyable qu’une grenouille passée par les cuisines d’un grand restaurant ou quoi ? »

 

Ça , c’est moi en train de tirer un bilan de ma soirée …

 

Bon . Reprenons . Avant d’en arriver a hésiter entre me fracasser le crâne contre un mur d’une petite ruelle sombre ou attendre que le type a la mine patibulaire venant vers moi le fasse a ma place au cas ou il apprécierait mal que je ne lui donne pas le petit euro symbolique que je trouvais la volonté de lui refuser (j’ai toujours rêvé d’avoir une mort digne de figurer en tête d’un journal , « mort pour un euro » étant tout a fait a ma convenance …) , j’avais passé la soirée avec une amie connue a la fac .

 

J’aime beaucoup cette fille comme amie (si ! si !) , je n’ai en général jamais d’idée déplacée en sa compagnie (cas de figure aussi rarissime que la modestie chez un kéké , par exemple) , bref , je suis innocent de tout crime dont on puisse vouloir m’inculper comme le disait le regretté Louis XVI , qui au passage aurait eut moins d’emmerdes s’il avait plaqué son job pour bosser chez Abatis .


C’était une remarque personnelle .

 

Simplement , sans doute l’influence des histoires des uns et des autres ou le fait que dans mon effroyable crédulité j’en vienne a croire que ce qui se passe dans les films américains soit réaliste (« tu montes prendre un verre » ne veut absolument pas dire en France -jusqu'à preuve du contraire- « j’ai envie de toi grand fou » , a mon grand regret) , je m’en suis voulu d’avoir même pas esquissé la moindre velléité , disons -par exemple bien sur- d’ordre sexuelle .

 

Après avoir racketté le boulanger de garde de la place Jeanne d’Arc d’une cigarette sur laquelle je tirais rageusement en me maudissant d’avoir offert mon avant dernière cloppe a un ami qui l’a prise quasi a contrecoeur , je tentais de trouver un moyen de me convaincre de ne pas me castrer définitivement , tentant de comprendre comment j’avais eu un certain nombre de fois le culot de oser et un incroyable certain nombre d’autres fois eut l’absence d’une once de prétention de virilité .

 

J’était ainsi perdu dans mes réflexions quand j’apercevais en bas de chez moi une camionnette rouge , mon instinct surentraîné me faisant deviner avant que se soit humainement possible de le voir qu’il s’agissait de pompiers . Sans doute un peu précipitamment , je réfléchissais déjà a la meilleure manière d’annoncer a mon père un retour honteux a Jean Jaurès (« tu vas rigoler , mon appart a brûlé ! Ça rime en plus ! ») .

 

Constatant l’absence de fumée a la hauteur de mon appartement , je déduisais dans un premier temps que ce ne serait pas pour cette fois que j’aurais l’immense plaisir de faire jouer mon assurance incendies , et dans un second temps considérait l’œil noircit de la fille qu’entouraient les types du samu et qui tentaient de lui faire comprendre « que ce n’était de toute façon pas un mec bien pour elle dans ses conditions » …

 

C’est le genre de petits trucs qui font relativiser vos propres pitoyables échecs personnels .
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Published by Kane - dans Nico Lagaffe
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