Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
  • Contact

On Air

Visiteurs Uniques depuis Octobre 2005

Think Different

Imprimez vous les deux premières saisons du Petit Nicolas mais en plus Grand :

Cliquez ici pour télécharger
 la saison 1 
la saison 2

C'est gratuit et ca ne pique pas les yeux ...
___l__aide....jpg

Me suivre sur Facebook/Twitter



Requêtes Insolites

Présentation du Blog

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
16 avril 2006 7 16 /04 /avril /2006 00:54
Pendant une semaine , je faisais cohabiter mes relations avec Julie et Virginie , voyant le jour l'une , dormant avec l'autre le soir venu . N'étant pas a l'époque habitué a me conduire comme la pire des raclures (ce que je fais avec une certaine aisance aujourd'hui) , j'avais un rythme cardiaque aligné sur un rythme de musique techno virulente chaque fois que je me déplaçais en compagnie de l'une dans un lieu un temps soit peu fréquenté , de peur de tomber sur l'autre .
 
Il faut savoir que Julie avait un oncle particulièrement intimidant (et au casier judiciaire aussi chargé qu'un ancien ministre de l'intérieur comme Pasqua , par exemple), qui certes jovial par moments m'avait néanmoins menacé d'un couteau lorsqu'il m'avait recommandé de ne pas la tromper .
 
On réfléchit des lors toujours a 2 fois avant de contrarier sa belle famille .
 
Au bout d'une semaine , je décidais que Julie était devenue de trop -c’est sans le moindre doute de cette époque qu'est née ma préférence pour la nuit- et décidais de l'aider a me quitter , n'ayant pas la force de caractère pour le faire moi même .
Je ne dispose toujours pas a ce jour de cette remarquable faculté .
 
Me souvenant que seule une effroyable goujaterie (j'en avais fait l'amère expérience avec ma première petite amie) permettait d'obtenir un résultat convaincant , je cherchais différentes phrases susceptibles de faire sortir de ces gonds Julie , et arrêtais après moult réflexions mon choix sur «Si tu n'as pas ton bac , je te quitte».

Je persiste a dire qu'elle avait a ces mots claqué ma porte avec plus de puissance que l'explosion d'AZF .
 
Une semaine après , c'était Virginie qui me quittait , m'amenant a faire l'amère mais réaliste constat que je m'étais peut-être un brin emballé , et que je gagnerais a l'avenir a ne pas m'emballer plus vite qu'un maire de Paris persuadé d'obtenir des JO .

 
… Et merde . Il ne me restait plus qu'a trouver un moyen de rattraper ma goujaterie .
 
Je revoyais Julie quelques jours avant la fête de la musique . Bien qu’elle fut (a prononcer a la Woody Allen , caillou …) particulièrement imbibée d’alcool -elle fêtait la fin des épreuves du Bac , qui peut prétendre rester sobre un soir comme ca ?- , deux ou trois bisous furent échangés et me laissèrent penser que mes turbulentes gesticulations étaient définitivement derrière moi .
 
Autant espérer voir George Bush faire un câlin a Saddam .
 
(…)
 
Fête de la Musique , 2003 .
 
N’ayant pas été rappelé par Julie , j’avais décidé de passer la soirée en compagnie de mes amis et de Caroline , une copine d’amphi que pour reprendre mes termes de l’époque « je gardais au chaud » depuis quelques temps afin de ne pas rester célibataire trop longtemps si d’aventure cela venait a redéconner avec Ju .
 
Je pourrais cyniquement appeler ca un placement . Ce serait vulgaire ...
 
En cours de soirée , je recevais un appel de Julie , qui me proposait de la retrouver au port de la Daurade . J’hésitais a la rejoindre de peur de me brûler au 3eme degré avec Caroline jusqu'à ce que cette dernière me propose de m’accompagner puis que se soit mon tour de la suivre voir son ex . Un tel échange de bon procédés ne pouvait que faire l’affaire , me disais je en espérant tout de même que Caro ne passe pas un trop bon moment avec son ex .
… On a déjà vu des rechutes dans de moins propices contextes .
 
Je retrouvais donc mon ex , ou ma copine , ou ma presque ex , enfin je ne savais pas trop quel était notre statut , la seule chose me venant a l’esprit en la voyant étant que j’avais été le dernier des imbéciles de la quitter pour deux mots qui faisaient défaut a mon orgueil , ma conscience en partant du principe que j’en avais encore une a l’époque , mon idéal de couple , enfin bref , toutes ses conneries …
 
De ma vie , je n’ai plus jamais ressenti autant de passion , douceur et d’amour que dans le bisou du Port de la Daurade , ce 21 Juin 2003 aux alentours de 22h et quelques .
A coté , les 2 cons sur leur paquebot sont de minables imbéciles qui méritaient bien de barboter dans une eau aussi glacée qu’inhospitalière .

Fin de la phase douce , retour des emmerdes .
 
Julie devant retrouver ses amies , j’allais chercher Caroline pour exécuter ma part du contrat (l’emmener a son tour voir son ex , il y’en a qui ne suivent pas …) . Ayant été témoin de la scène , elle me disait alors « vous étiez trop mignons tous les deux ! Pourquoi ne restes tu pas avec elle ? » .

Déduisant dans un premier temps que j’avais réussi a me brûler définitivement avec Caroline , j’en déduisais quasi aussi instantanément que de toute façon , je n’en avais plus rien faire , que j’étais amoureux de Julie et qu’il n’était que temps d’arrêter les bêtises . Définitivement .
 
Sur ces sages paroles , j’entreprenais de retrouver Julie dans une masse grouillante de fêtards imbibés, sur fond de musique bal musette dont les auteurs eurent la chance que je sois dans les meilleures disposition du monde pour ne pas avoir a craindre que j’exécute sans sommation les auteurs de ce vacarme sans nom .
 
Je tombais nez a nez avec Johanna , une de ses meilleures amies , qui par un bref dialogue réussit a me faire passer de l’état de la plus complète jovialité a l’état de terroriste aigri susceptible de nourrir les inquiétudes légitime d’un minable groupe jouant sur le port de la Daurade .
Voici la formule magique de cet étonnant revirement jurisprudentiel :
« Ah Nico , tu tombes bien , Julie est sortie avec un type hier soir et il nous colle comme ce n’est pas possible , tu peux nous aider a nous en débarrasser ? » .
 
Elle n’avait pas fini sa phrase que j’étais parti dans la foule a le recherche des futures victimes de ma colère démesurée .
 
Je suis resté la , quelques instant , a les foudroyer d’un regard noir , les muscles tendus prêt a sauter a la gorge du sale type qui venait de par sa simple existence de donner une saveur nauséabonde au meilleur moment de ma vie .

C’est a ce moment la que Julie m’a vu , et cessant instantanément toute minauderie avec l’autre , pris le risque de s’approcher a moins de 5 mètres de moi .
 
… Au vu de ma tête de fou/maniaque/tueur récidiviste/évadé de prison quand je suis réellement en colère , c’était courageux de sa part .
 
« Ecoute Nico , c’est ta faute aussi , tu m’as pas donné de nouvelles et je croyais qu’on était plus ensemble … Nico ? Tu m’écoutes ? Pardonne moi , tu sais , je t’aime…
- Non . C’est toi qui va m’écouter . J’ai moi aussi rencontré une fille , Virginie , j’ai couché avec elle , et c’est aussi pour ca que je t’ai quitté . Maintenant je ne veux plus jamais entendre parler de toi , jamais ! »
 
Mes jamais ne durent incontestablement jamais longtemps .
 
3 jours après , je la regardais a distance place Jeanne d’arc , planqué derrière le bâtiment en triangle qui parce qu’en travaux offrait une vue imprenable tout en m’offrant une planque inespérée , quitter l’autre (j’avais prétendu avoir inventé Virginie sous le coup de la colère …) , me justifiant auprès d’une passante édifiée par mes petits cris de joie et mes sautillements dans tous les coins par une phrase dont j’ai le monopole de conception :
« Je saute partout parce que je suis en train de regarder celle que j’aime quitter un autre parce qu’elle m’aime » .
 
Encore une fois ou j’ai du éviter l’asile de peu …

Partager cet article

15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 00:53
Il fut un temps ou je m'attachais a des symboles dérisoires , dont j'ai appris par la suite a quel point il pouvait être dangereux de s'attacher a leur exécution .
 
En 9 mois avec Julie , j'avais du lui dire environ 947,5 fois que je l'aimais , mais n'avait eut droit en retour qu'a de vagues formes de sentimentalisme exprimées avec moins de conviction qu'un prêtre réticent a donner sa bénédiction a un avortement .
 
Churchill n'était pas plus démonstratif envers Staline , et pourtant dieu sait si je méritais plus de retour d'affection que le moustachu ...
 
(...)
 
Obtenir de Julie qu'elle me dise qu'elle m'aime devint mon obsession , fixant a répétition des ultimatums que même Daladier aurait trouvé insultant .
Au bout d'un certain temps et d'un nombre incalculable de tentatives aussi désespérées qu'inefficaces , mes demandes s'espacèrent , et je ne tentais plus que sporadiquement d'obtenir une victoire aussi improbable que futile .

Surtout futile , en fait .
 
C'est dans ce contexte de misère sentimentale que je revoyais Virginie .
Virginie m'avait été présentée par Livia , une collègue de l'OFUP . Plus qu'intéressé par Livia , je changeais plus vite mon fusil d'épaule qu'un fonctionnaire gouvernemental en période d'occupation lorsque quand nous allions chercher Virginie a son domicile , elle m'en faisait un bref descriptif qui aurait suffit de par son contenu a rallumer la libido d'un comateux déclaré mort cliniquement .
 
... Je n'ai plus jamais été intéressé par Livia des mon premier regard décoché a cette créature blonde qui a depuis enchanté nombre de mes nuits . Et jours , plus rarement cependant .
 
Il m'a fallu cependant faire mes preuves avec Virginie , qui pouvant tourner la tête du premier Brad Pitt venu n'allait pas se jeter a la mienne .
C'est un fait : je ne suis pas aussi bien que Brad Pitt .
 
Ayant été plus que dédaigné par Virginie ce premier soir , j'attendais 6 mois pour la rappeler , et j'eus la surprise qu'elle accepte mon invitation a prendre un verre .
 
Voilà pour le contexte . Venons-en aux faits ...
 
(...)
 
Vendredi , une fin d'après-midi ensoleillée place St Sernin .
 
J'avais la veille le visage qui c'était décomposé plus vite qu'un cadavre de gazelle en pleine savane lorsque j'avais lu le sms que m'avait envoyé Virginie , sms qui m'annonçait dans des termes plus qu'explicites que le bon moment de la veille m'avait offert le droit de visiter son lit , entre autre .
... déjà a l'époque je faisais tout pour obtenir une chose que je regrettais une fois obtenue .
 
En effet , j'étais toujours avec Julie et bien que celle-ci ait été d'une fidélité aussi rigoureuse que la ligne Maginot , je ne l'avais pas trompé moi même , étant particulièrement accroché en plus des symboles dérisoires a des principes moraux désuètes .
 
C'était ma tendre jeunesse , tout ca ...
 
J'ai passé 2 heures a tenter de faire dire a Julie qu'elle m'aime , la questionnant plus qu'un bourreau Nazi particulièrement zélé , tentant de lui faire formuler ses 2 putains de mots dont j'avais éperdument besoin pour pouvoir renoncer a retrouver Virginie le soir même , comme j'en avais -ô divine et vicieuse providence- la royale possibilité .
... Je n'ai pas eut droit a plus qu'un certes gentil mais si insuffisant « je suis bien avec toi » .
 
J'étais dans le métro m'emmenant a Virginie cinq minutes après avoir raccompagné Julie a son bus .
 
(Be Continued .)

Partager cet article

13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 15:58

« Idiot ! Sombre Idiot ! Mais quel con ! Mais quel impuissant ! Mais quel abruti ! Ce n’est pas possible , enfin ! Seul , chez une fille , lumière tamisée a 2h … pardon , 3h du matin ! Et rien !
Comme un con , j’ai regardé cette idiotie de série grotesque comme le niais que je suis , sans rien faire , sans rien tenter , « sans » ! Enfin je suis définitivement devenu aussi pitoyable qu’une grenouille passée par les cuisines d’un grand restaurant ou quoi ? »

 

Ça , c’est moi en train de tirer un bilan de ma soirée …

 

Bon . Reprenons . Avant d’en arriver a hésiter entre me fracasser le crâne contre un mur d’une petite ruelle sombre ou attendre que le type a la mine patibulaire venant vers moi le fasse a ma place au cas ou il apprécierait mal que je ne lui donne pas le petit euro symbolique que je trouvais la volonté de lui refuser (j’ai toujours rêvé d’avoir une mort digne de figurer en tête d’un journal , « mort pour un euro » étant tout a fait a ma convenance …) , j’avais passé la soirée avec une amie connue a la fac .

 

J’aime beaucoup cette fille comme amie (si ! si !) , je n’ai en général jamais d’idée déplacée en sa compagnie (cas de figure aussi rarissime que la modestie chez un kéké , par exemple) , bref , je suis innocent de tout crime dont on puisse vouloir m’inculper comme le disait le regretté Louis XVI , qui au passage aurait eut moins d’emmerdes s’il avait plaqué son job pour bosser chez Abatis .


C’était une remarque personnelle .

 

Simplement , sans doute l’influence des histoires des uns et des autres ou le fait que dans mon effroyable crédulité j’en vienne a croire que ce qui se passe dans les films américains soit réaliste (« tu montes prendre un verre » ne veut absolument pas dire en France -jusqu'à preuve du contraire- « j’ai envie de toi grand fou » , a mon grand regret) , je m’en suis voulu d’avoir même pas esquissé la moindre velléité , disons -par exemple bien sur- d’ordre sexuelle .

 

Après avoir racketté le boulanger de garde de la place Jeanne d’Arc d’une cigarette sur laquelle je tirais rageusement en me maudissant d’avoir offert mon avant dernière cloppe a un ami qui l’a prise quasi a contrecoeur , je tentais de trouver un moyen de me convaincre de ne pas me castrer définitivement , tentant de comprendre comment j’avais eu un certain nombre de fois le culot de oser et un incroyable certain nombre d’autres fois eut l’absence d’une once de prétention de virilité .

 

J’était ainsi perdu dans mes réflexions quand j’apercevais en bas de chez moi une camionnette rouge , mon instinct surentraîné me faisant deviner avant que se soit humainement possible de le voir qu’il s’agissait de pompiers . Sans doute un peu précipitamment , je réfléchissais déjà a la meilleure manière d’annoncer a mon père un retour honteux a Jean Jaurès (« tu vas rigoler , mon appart a brûlé ! Ça rime en plus ! ») .

 

Constatant l’absence de fumée a la hauteur de mon appartement , je déduisais dans un premier temps que ce ne serait pas pour cette fois que j’aurais l’immense plaisir de faire jouer mon assurance incendies , et dans un second temps considérait l’œil noircit de la fille qu’entouraient les types du samu et qui tentaient de lui faire comprendre « que ce n’était de toute façon pas un mec bien pour elle dans ses conditions » …

 

C’est le genre de petits trucs qui font relativiser vos propres pitoyables échecs personnels .

Partager cet article

12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 00:52
Je pense m’être assez régulièrement extasié sur le fait que ma fac soit essentiellement peuplée de filles , mais j’évoque beaucoup plus difficilement la difficulté de rencontrer ces dernières en milieu moins hostile .
Par exemple le soir devant un verre .
 
L’essentielle majorité des filles a qui j’ai eut la chance de parler a UT1 (certains attendent encore…) ne m’ont parlé qu’a la veille d’examens pour me demander si a tout hasard il ne me dérangerait pas de leur prêter mes cours , mais fuyant ensuite mes propositions de soirées aussi vite qu’un banquier monégasque a l’évocation d’un contrôle fiscal .

Je ne me connaissais pas une tête de fonctionnaire …
 
(…)
A force de me déboîter la tête a observer l’amphi , j’ai fini par « la » remarquer . Une jolie brune a l’air sympa , ne dépassant pas le 1m73,5 comme j’ai pu agréablement le constater en passant par inadvertance a proximité d’elle .
 
Je suis passé maître dans l’art de provoquer les situations inadvertantielles (terme qui vaut de loin abracadabrantesque , sans parler de pschit …)
 
Je dois dire que contrairement a certaines apparences effroyablement trompeuses , je suis resté sur certaines phases de la séduction aussi doué qu’un puceau mal dégrossi , particulièrement celle ou l’on tente de lier conversation avec celle qui vous a tapé dans l’œil .
… J’ai passé 6 mois a jeter des regards dans sa direction , qui vu qu’elle les a relevé n’ont pu qu’êtres interprétés comme un étrange strabisme ou la preuve que je suis un idiot sans cervelle .
 
J’espère on ne peut plus vainement qu’elle ait retenu la solution du strabisme .
 
(…)
 
J’ai cru devenir fou (enfin un peu plus que je puisse déjà l’être) quand j’ai vu qu’elle était dans mon td d’anglais cette année . J’ai pensé qu’en connaissant au moins son prénom , j’allais avoir une chance d’être un peu moins médiocre que Ross ne l’avait été , lui , avec sa Rachel .
 
Elle s’appelle Rachel , bonne observation de votre part .

Il y’a quelques semaines , après avoir vu les td défiler les uns derrière les autres sans que je n’ai esquissé la moindre tentative aussi désespérée qu’elle soit (après tout , Napoléon aussi a connu de pitoyables déconvenues en Russie …) , j’ai décidé de tenter le tout pour le tout en allant voir Rachel a la sortie du td .
J’ai laissé passer deux Td de plus avant de mettre en application cette décision …
 
(…)
 
« - Rachel !
- Pardon ? (dit-elle , hésitant visiblement a sortir son gaz lacrymo en me voyant courir derrière elle)
- Oui , je … broumph … voila , je ne sais pas si tu as remarqué que je te regarde depuis 1 an (dans ma tête : idiot ! Tu vas passer définitivement pour un timbré !) … pardon quelques temps … et … hum … je me demandais … si je pouvais te proposer de prendre un verre ? »
En fait , j’avais baissé les bras au moment ou j’avais articulé mon premier mot (vaste performance en soit , d’autant que mes jambes semblaient me lâcher …) et c’est a peine si je l’ai entendu me répondre poliment « oui » , de toute façon je n’ai jamais osé aller la revoir .
 
J’ai depuis un regard vitreux en amphi . Et en td d’anglais …

Partager cet article

10 avril 2006 1 10 /04 /avril /2006 00:51
On ne peut pas dire que je sois quelqu’un de foncièrement sale . Non , non , je ne le permettrais pas au nom des douches de 15 minutes qui m’ont valu un appel angoissé et soupçonneux de ma propriétaire , que j’ai su habilement calmer en lui rappelant que la petite fuite sur mes WC (que j’avais mis 2 mois a signaler , quand même) devait probablement être  la cause de ma consommation excessive , qui certes aurait pu en elle même expliquer l’assèchement de la Mer d’Aral .
 
… Quand je suis sous la douche , au bout d’un certain temps je me dis « dans 30 secondes je sors » et entame alors le sinistre compte a rebours . Sans doute un bug de ma part , arrivé a 10 j’ai une tendance récurrente a repartir de 30 …
 
Je fonctionne également sur ce système au réveil le matin …
 
(…)
 
Cela faisait plusieurs jours que je repoussais l’inévitable moment ou je rangerais mon capharnaüm d’appartement , découragé a l’avance a la vue du spectacle tchernobilien qu’il présentait depuis quelques temps , c’est a dire depuis environ 3 semaines .

Il fallait bien que je me décide , la moquette devenait douloureuse sous le pied … je dois préciser que 3 semaines correspondent vaguement a 3 verres cassés a différents endroits de la pièce , et que j’ai la flemme de dégainer l’aspirateur pour des accidents aussi anecdotiques .
 
Bref , d’humeur joyeuse et le pas ferme , j’attrapais l’aspirateur et me mettais en devoir de faire subir un sort a ma moquette .
 
(…)
 
« Tiens ? C’est quoi ce truc ? » . Une petite roue vient de décider de faire sécession avec le reste de l’aspirateur .
Je souris . Ou croit-elle aller celle la ? Sortant mon petit manuel du parfait petit Abraham Lincoln , d’une main ferme je ramène la dissidente dans le droit chemin …
 
En moins de temps qu’il n’en faut a un député pour voter la confiance sur un 49-3 , la petite roue repart a l’autre bout de la pièce , décidée a jouer sa partition qui de toute évidence est très différente de celle que je compte lui imposer .
 
Bon . Inspire . Expire . Courage Nico , tu ne pouvais pas prétendre a une victoire aussi facile , c’était tellement prévisible …
 
Après m’être rendu compte de la totale inefficacité de l’aspirateur sans cette petite roue (ne collant plus au sol , plus d’aspiration du tout) , et après avoir poussé un hurlement de colère a faire trembler l’immeuble sur ses bases , je jette un coup d’œil plus long sur le mécanisme plutôt rudimentaire servant a accrocher la petite roue , et en vient a supposer en moins de temps qu’il n’en faut a un sourd a reconnaître un La dièse d’un Si bémol qu’il me faut trouver un moyen de coller cette putain de roue .
 
(…)
 
« - Oui ? (ma voisine , celle a qui j’ai planté l’ordinateur pendant 2 mois)
- Bonjour , aurais tu du scotch a me prêter ?
- Bien sur . Dis , c’est toi que j’ai entendu hurler il y’a quelques instants ?
- Hum … oui , une petite contrariété … (il faut que je donne mon préavis avant de passer définitivement pour un fou dans cet immeuble …) »
 
(…)
 
Ok , maintenant trouver un moyen d’immobiliser cette saloperie de roue . Après une première tentative infructueuse ou en voyant la chose rouler de l’autre coté de la pièce j’ai cru que j’allais tenter de battre un record de lancer d’aspirateur par la fenêtre d’un deuxième étage ,  et une deuxième ou j’obtenais un résultat pitoyable malgré le fait que j’ai vidé le rouleau de scotch de ma voisine , je jetais l’éponge .
 
J’ai passé 45 minutes a passer l’aspirateur avec le petit embout , celui qui permettrait a peine d’aspirer le contenu d’un verre a Tequila …
 
J’attendrais 4 semaines avant de recommencer .

Partager cet article

9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 00:50
Désoriente sensation . Quelque chose ne va pas , je n’arrive pas encore a mettre des mots dessus . Quelle heure peut-il être ? 9h ? Non , même si j’avais un rdv amoureux arrangé avec Heather Graham , je ne me réveillerai pas un dimanche matin a 9h . 12h ? 16h ? Bon dieu , il faut que j’émerge , je suis déjà arrivé en retard hier au boulot et a ce rythme la je vais pointer aux Assedics tellement vite que le CPE n’aura même pas eu le temps d’être abrogé …
 
Bon . Ca va , je peux encore bouger la tête . Pour les bras , faudra repasser plus tard . Mais ? Je suis encore habillé ? Nooon ! J’ai dormi avec ma veste (Esprit , ndrl) , oula , il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond …
Procédons par déduction . Je suis dans mon appart , c’est dimanche , j’ai dormi sans me déshabiller , ouf , pas de barbu fleurant bon la récente libération de prison qui me demande « alors , heureux ? » dans mon lit …
 
Ok . Reprenons . Dimanche . Ok , la veille c’était samedi . Oula … Samedi … je commence a comprendre .
Ah oui , j’avais donné rdv a Jenny que je devais présenter a Arnaud , et c’est pourquoi je m’étais habillé en kéké non pas comme des mauvaises langues le prétendent parce que je suis un kéké refoulé mais parce que c’est passe partout pour entrer en boites , en tous cas celles qui plaisent a ces deux hurluberlus .
Après … je crois qu’en rentrant chez moi , j’ai vu de la musique , de la lumière et 2 filles chez mon voisin , et cela a suffit pour que j’éprouve l’irrémédiable besoin de toquer a sa porte .

La musique et la lumière , sans doute .
 
(Sous ma douche)
Ca me revient . J’ai eu l’œil frétillant quand j’ai aperçu la bouteille de whisky , et je me suis sévèrement dérouillé malgré le fait que je n’avais pas graillé de la journée . En même temps , il faut avoir des priorités dans la vie , et vu la tournure improbable de la soirée , j’allais pas en perdre une miette pour justement m’en remplir l’estomac . Question de cohérence . J’ai même du me resservir la veille après avoir fait ce joli raisonnement …
 
(En T-shirt , a chercher désespérément ce foutu café , vainement puisque je l’ai oublié la veille au boulot)
Y’a un blem . Je me souviens d’avoir vu Ben , Tom , les autres dont Romy (j’en suis sur , j’ai été choqué de ne rien trouver de désagréable a lui dire …) et pourtant pas de trace de soirée chez moi ? Une déduction s’impose . Je les ai fait venir chez mon voisin .
 
Il commence a le payer cher son accès « gratuit » a mon wifi … Pardon Flo , je le ferais plus .
 
(…)
 
C’est la que mes souvenirs et la dernière once de crédibilité et de sérieux qui me restaient s’arrêtent .
J’ai vaguement cru comprendre aux dires de Ben (venu s’assurer que je n’avais pas fait un coma éthylique après son départ) que j’aurais aimé être spectateur de ma propre déchéance .

Les saouls sont une source de divertissement sans commune mesure …
 
Il semblerait que nous ayons été au cardinal après avoir épuisé la patience de mon voisin , ou sur suggestion pernicieuse de Tom j’ai entrepris de compter le nombre de chaises marquées d’un nom d’acteur , sous le regard dubitatif du videur …
 
J’ai connu des moments plus glorieux , c’est un fait .
 
Quelqu’un a eut la désobligeance de me ramener en mon foyer sur son épaule (je prie pour qu’il n’y ait pas eu trop de témoins …) . Chez moi , n’étant pas encore totalement fini , ils ont eu l’idée de me provoquer au jeu du cul sec . J’ai en effet une intéressante tendance a réagir comme un Mc Fly se faisant traiter de mauviette , et des que l’on me dit , par exemple , « pfff … tu n’as bu qu’une petite gorgée la … » , je réagis , toujours par exemple , en vidant la moitié de la bouteille au goulot .
 
… J’ai dormi du sommeil des justes quelques secondes plus tard …

Partager cet article

8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 00:48
Jeudi soir .
 
Alexandra m’a invité a me joindre a ses amis pour fêter dignement ses 25 ans , anniversaire qui comme elle me l’avait rappelé gentiment quand je le lui avais souhaité datait de 2 semaines plus tôt .
 
C’est un fait : je ne suis pas doué pour me souvenir des anniversaires , mais il faut remettre les choses dans leur contexte : sur 10 nouvelles personnes que je rencontre par semaines , je me souviens avec énormément de bonne volonté du prénom de 3 d’entre elles . Alors pour ce qui est des anniversaires …
 
Le pire , c’est ce que même les personnes dont je me suis efforcé de retenir le prénom , en raison d’un intérêt sans équivoque que je leur portais , ne sont pas a l’abri d’une infame défaillance de ma pathétique mémoire , et je passe alors de cruelles discutions avec elles a essayer de leur faire redire leur prénom sans qu’il soit trop évident que je sois a coté de la plaque …
 
Ok Sandrine , t’appeler Sandra était bien une tragique erreur et non un diminutif sympa et affectueux …
 
Bref , ayant rdv 21h a la halle aux grains , je partais fort logiquement a 20h59 de chez moi , m’attardant quelque peu en chemin quand je percevais la discussion d’un groupe de filles derrière moi sur le fait que l’une ait organisé un sondage dans sa classe qui donnait Sarkozy haut la main président en 2007 . Sondage faussé comme je lui expliquais brièvement puisque le groupe d’ imbéciles ayant donné son opinion faisait partie d’une Prépa Fermatienne , a mon avis aussi représentative de la population nationale qu’un chasseur au milieu de lapins…

Parole d’expert .
 
Arrivé vers 21h07 a la Halle aux grains , je songe a me donner une mort longue et douloureuse pour me punir d’avoir oublié mes cigarettes sur mon bureau après m’être dit 3 fois avant de partir « Tiens , je vais  éviter le gag et penser a les prendre cette fois » . Après m’être copieusement traité de divers noms d’oiseaux , je fonce comme un dératé au tabac le plus proche , et retourne au restaurant , suant et stressé .

… Le restaurant était bien évidemment non fumeur .
 
Je fumais rageusement une dernière cigarette sur le trottoir en appelant Jeremy et Elga pour leur demander de patienter (« Le repas est presque terminé , on en est au desserts … ») tout en me demandant comment je ferais pour les faire patienter les 2h qui allaient suivre …
 
Après avoir réussi avec succès a distinguer des autres invités ceux que je connaissais déjà des têtes qui m’étaient absolument aussi inconnues que l’art de rétrograder en seconde a l’entrée d’un rond point -mais ayant été toujours aussi médiocre pour me souvenir des prénoms, faut pas trop en demander non plus- , je cherchais un moyen de passer pour un joyeux convive , rien ne m’agace plus que d’être dans la partie de la table ou les discutions sont moins nourries qu’un Coréen du Nord refusant de faire son service militaire .
 
C’est ainsi que s’engageait un débat autour d’une malencontreuse mésaventure arrivée a l’un des amis d’Alex . Le pauvre était persécuté par la Sncf , qui lui reprochait non pas d’avoir eut l’inconscience de risquer sa vie dans un de ses fichus trains délabrés , mais d’avoir acheté son billet a 25 ans et voyagé a 26 .
Question cadeau d’anniversaire , la Sncf est joviale : j’imagine trop le contrôleur sauter d’un pied sur l’autre en chantant joyeux anniversaire et tendre le PV de 75€ (devenu amende de 375€ depuis pour raisons diverses et variées, comme une contestation en bonne et due forme .) …

Personnellement , une telle tête de fonctionnaire m’aurais inspiré l’envie de passer mes 10 anniversaires suivants en tôle a Muret ou dans une maison de retraite pendant 2 semaines pour des travaux d’intérêts général (je préfère la tôle , somme toute) en raison du meurtre avec préméditation et barbarie aggravée d’un agent Sncf assermenté …
 
Après avoir répondu au téléphone a Jeremy qui se demandait comment mon dessert pouvait autant durer , et quoique tout content d’avoir l’occasion de mettre en application mes quelques connaissances juridiques pour expliquer au quidam comment se sortir de cet effroyable merdier (je lui ai proposé entre autre de se blesser dans un train pour attaquer en réparation la Sncf …) , je blêmissais quand il me proposait de prendre le dossier qu’il avait bien évidemment dans sa voiture …
 
Il m’était déjà arrivé de vouloir rendre service a un ami qui m’avait ensuite sans doute pour me remercier de mon geste harcelé 3 fois par jour pendant des semaines pour me demander si j’avais étudié son dossier sur tel ou tel point …
 
… J’ai esquivé l’offre de l’ami d’Alex -oui , je n’ai pas retenu son prénom- …

Partager cet article

7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 00:43
Beaucoup de personnes ont l’intelligence de vivre pour elles mêmes .
 
N’étant pas mon plus grand fan (et n’en ayant pas pour autant une pleine pellée) , je suis affligé d’une tare -disons une de plus- assez crispante : je ne vis que pour ce qu’en pensent les autres . La ou c’est crispant , c’est que cela me fait fonctionner par à-coups , fonçant aussi vite qu’un Jacques Mellick lorsqu’une de mes idées enthousiaste les autres , freinant des 4 fers des lors que je me retrouve confronté a un bide retentissant .
Il m’est arrivé de passer de l’un a l’autre plus rapidement qu’il n’en faut a un hyperactif doté d’une sensibilité hors du commun pour crier « aie » après s’être empalé sur un clou . Acéré .
 
C’est ainsi qu’au niveau scolaire , j’ai particulièrement baissé les bras au sortir du CM2 après m’être fait engueulé comme du poisson pourri d’avoir raté le 16 de moyenne trimestrielle .
J’ai un sens de l’injustice particulièrement aigu , et mes bouderies durent des années .
… ce que je ne ferais pas pour justifier un flegmatisme sans nul pareil …
 
Ayant des lors enchaîné des résultats scolaires susceptibles de réhabiliter dans l’opinion publique la gestion de Vivendi par Jean Marie Messier , j’ai vécu des fins de trimestres particulièrement éprouvantes pour mes nerfs , sans parler de mes pauvres jambes a qui je demandais un effort a la limite du surhumain pour tenter d’intercepter le facteur , et accessoirement le carnet qui allait avec .
 
J’ai compris les limites de cette méthode le jour ou je suis arrivé en même temps que le facteur et mon père .
 
Il m’a fallu des lors chercher une méthode plus raffinée . Le commun du mortel aurait décidé de bosser pour éviter toute contrariété . C’eut été la solution de facilité …
J’ai des lors réquisitionné les carnets d’un ami plus bûcheur que moi (ce qui en soit n’avait donc rien d’extraordinaire) , et précurseur dans le domaine du montage -j’avais des années d’avance sur photoshop- , je découpais la partie de son carnet comportant son nom , charcutait mon propre carnet pour ne garder « que » la partie avec mon nom et après photocopie , obtenait ainsi un carnet particulièrement impressionnant de réalisme . Sauf au niveau des notes , peut être …
 
J’ai agit ainsi jusqu’au bac . Au moins ais je eut une paix royale …
 
(…)
 
Inconvénient du développement des hautes technologies , les bons vieux carnets falsifiables se sont vus ô combien hélas remplacés par des pages internet authentifiées accessible de tout ordinateur a partir du site de la fac .
Et moi , idiot que je suis , j’ai eu le malheur de laisser traîner 5 minutes de trop mes identifiants sur ce foutu site , ce qui fait que ma douce maman qui aime a tord se traumatiser en suivant mes effroyables performances estudiantines a eut depuis mon entrée a UT1 la possibilité de se traumatiser plus souvent qu’a son tour .
 
Il me fallait réagir . Vite .
 
L’année dernière , après avoir longuement hésité a me jeter sous un bus afin d’abréger mes souffrances devant tant de déconvenues répétées (il m’était cruel de constater qu’en redoublant ma deuxième année j’arrivais a peine a égaler ma performance de première deuxième année …) , je décidais d’éviter le déshonneur familial , la crise cardiaque parentale ou pire , l’interdiction de sortie nocturne .
Aussi , enregistrais-je sur mon disque dur la page origine de mon trouble , corrigeais-je les notes qui m’apparaissaient un tant soit peu contrariantes sans que celui puisse apparaître éminemment suspect , puis j’ouvrais cette œuvre remaniée , je tapais l’adresse internet du site de la fac dans la barre d’adresse mais sans lancer la recherche .

L’illusion parfaite . J’en aurais presque eut la larme a l’œil .
 
Je suis parti rejoindre mes amis pour prendre un verre , laissant un post-it sur l’ordinateur qui sur un ton navré informait mes parents que « j’étais consterné d’avoir eut notes a peine suffisante pour que je valide , mais que je ferais mieux au second semestre » .
 
C’était beaucoup m’avancer . J’ai repassé 9 matières a la repêche …

Partager cet article

5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 19:51
Inutile de dire que ma première tentative fut donc un échec aussi royal que le débarquement de la baie des cochons , la médiatisation en moins toutefois .
Il me fallait rebondir après cet échec lamentable . J’ai heureusement cet été là développé mon impressionnante capacité a encaisser sans trop broncher .

… Cela m’a pris quand même plus de temps pour ensuite apprendre a rebondir .
 
Je devais encore en être a ruminer sur la colline d’en face quand est arrivée « Zeta-Jones » , jolie brune ayant une apparente ressemblance avec la créature de « My Shoes , Please » .
Je concède avoir oublié son prénom , mais j’avoue me souvenir de cette impression que j’ai éprouvé en la voyant …
Le loup de Tex Avery est un amateur a coté de ce que je fus .
 
Rebelote . Je tentais de plaire a la Zeta de mes rêves , mais cette fois je n’étais plus seul sur le coup …
 
Il y’avait 2 autres Nico salariés . Un Nico , ce n’est pas toujours supportable , mais 3 , je soupçonne un certain nombre de vacanciers d’avoir abrégés leurs vacances en raison cette inconcevable réunion (sauf peut être dans l’imaginaire d’un auteur déjanté de science fiction décidant un beau jour de trashéiser son registre) .

Le premier Nico était un paysan du coin qui eut du mal a croire quand je l’en informais qu’il y’avait une vie au delà de Pamiers , et le second était un couillon qui faisait partie de ceux qui 2 ans auparavant avaient exploré les fameux « coins pas sombres » de Montagnac .
 
Dois je préciser que je le détestais ?
 
(…)
 
Je sais manquer cruellement de crédibilité mais je pense sincèrement que j’avais une chance avec le clone particulièrement réussit de Zeta (j’ai de plus en plus souvent l’impression en me relisant de faire du « Michel Blanc » , croyant conclure plus que de nature …) . Bien que cela puisse apparaître comme difficilement concevable , j’étais le mieux des 3 (les autres avaient le désavantage sur moi d’une acné juvénile particulièrement virulente , pour ne pas dire que ça suintait tout court . Beaucoup .) et les 2 autres Nico avaient une conversation assez engagée -certes- , mais uniquement pour commenter la couleur du Muscat .
C’est a Montagnac que je m’engueulais (mais oui ! Souvenez vous …) avec un vieux débris du journal Le Monde sur Nietzsche , pour replacer dans le contexte …
 
Une fête de village approchait , et je savais que se serait l’occasion que nous attendions entre Nico pour sauter sur la belle .
… C’est bien évidemment le moment ou mes parents insistèrent méchamment pour que je les rejoigne au Cap d’Agde .
 
J’ai passé sans doute une des pires après midi que l’on puisse passer sur une plage , me morfondant a contempler impuissant ces putain de minutes qui filaient a une vitesse absolument consternante , pressentant que chacune me rapprochait d’un désastre Trafalgarien que je ne pourrais éviter loin du front ...
J’arrivais sous un prétexte fallacieux a convaincre mes parents qu’un impératif hors du commun me contraignait a repartir le soir même pour Montagnac .
 
Arrivé a Toulouse , j’hésitais longuement entre convaincre l’ETA et quelques vagues Corses indépendantistes que la gare Matabiau serve d’arsenal destiné a les combattre , ou égorger moi-même uns par uns les agents SNCF pour me venger d’avoir raté ma correspondance (la dernière , bien évidement) pour Pamiers .
 
Lorsque je suis arrivé aux aurores le lendemain , j’ai faussement tenté de me convaincre qu’après tout il ne s’était peut-être rien passé en mon absence , en venant presque a me dire que je préférerais infiniment me faire virer a l’arrivée pour avoir par une manœuvre maladroite vidé la piscine qu’un autre Nico que moi ait attenté a la dignité de Zeta-Jones .
 
Qui a dit que les mecs ne savaient pas se faire des vacheries au moins aussi bien que les filles?
 
Alors que j’entamais le nettoyage de la petite centaine de couverts ayant servi au premier service du petit dej , Nico le paysan venait me trouver , le sourire « tu vas morfler raclure » irradiant son visage . Je me retenais difficilement de lui envoyer valser dans le nez une tasse , attendant d’avoir quand même au cas ou confirmation de l’inévitable …
N le P : Tu n’aurais pas vu Nico ?
N. P. tout court : Non , je devrais ?
N le P : Ah merde . Alors tu n’aurais pas vu non plus Zeta ?
N. P. tentant de poser calmement le couteau qu’il nettoyait : Non plus , je devrais ?
N le fils de P. : Fais chier . Si tu les croises , dit leur que je les cherche . Tu es au courant qu’ils sortent ensembles ?
 
… J’ai décidé d’entamé ma première grève de la faim après avoir entendu ces derniers mots .
Je n’ai pas mangé pendant 10 jours , jusqu'à ce qu’une Bertolino pas née de la dernière pluie m’en fasse passer l’envie en me ramenant environ 5kg de Kinders .
 
Il fallait au moins ça .

Partager cet article

4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 19:49
J’ai mis un certain temps a cesser ma crise d’hystérie . Le temps en fait de me rappeler pour quelles raisons j’avais voulu venir a Montagnac .
 
Je concède lorsque j’ai particulièrement le moral et que je suis absolument certain de ne pas le penser totalement que je suis quelqu’un d’effroyablement superficiel . J’ai heureusement pour moi été jusqu'à mes 19 ans quelqu’un de vraiment gentil (je lâcherais le terme de « brave » si toute tendance masochiste ne me répugnait , ô divine providence …) mais malheureusement quelques jours après j’étais déjà devenu au niveau rapport hommes/femmes le plus parfait crétin .
 
Je ne me sens pas hélas le droit de dire aujourd’hui que ma jurisprudence ait terriblement évoluée …
 
Bref , assez palabré . La seule raison aussi inavouable soit elle pour laquelle j’ai été m’enterrer dans ce trou perdu a des heures pleines de toute forme primitive de civilisation , était que je voulais finir l’été un peu moins puceau que je ne l’avais commencé .
Et mes souvenirs vieux de 2 ans de jeunes idiots baisant dans tous les recoins pas forcément sombre de la maison n’avaient pas plus d’ancienneté dans ma tête qu’une dizaine de minutes . Moins 9 minutes .
 
J’ai une mémoire affligeante de par son contenu …
 
Ceci étant , j’aurais pu ! J’y ai tellement cru que j’ai été incroyablement crédible par la suite quand j’ai raconté mes exploits sexuels et saisonniers , mon imagination débordante me servant a point nommé les détails qui malheureusement m’avaient fait défaut sur le moment .
C’est ainsi que Constance croyait encore il y’a moins de 15 jours que je m’étais fait dépuceler sur une table de ping-pong …
 
Pour être franc , je n’aurais pas été contre . J’avais fleurtouillé avec la fille de vacanciers qui semblait ne pas s’être rendu compte de mon inexpérience manifeste , du moins jusqu'à ce qu’il me faille passer de l’étape « je te séduis avec succès » a l’étape « Ça , c’est un bisou pour commencer … » .

Il m’arrive encore aujourd’hui de m’étonner d’avoir eut un certain nombre de conquêtes , d’autant que je pense encore aujourd’hui ne savoir répondre a la 1ère étape que par une étape inédite et très personnelle dite « Je me viande incroyablement alors que je n’avais plus qu’a t’embrasser » .

C’est ainsi que la partie de ping-pong achevée joyeusement aux alentours de 3h du matin n’aboutit sur rien d’autre qu’une petite balade au clair de lune ou je ne su que proférer que des banalités susceptibles de tout , sauf me permettre d’espérer le moindre bisou aussi chaste soit il , et que ma proposition de bain de minuit qui avait fait l’espace d’un instant croire a ma convoitée qu’elle n’était pas tombée forcément sur un niais fut forcément compromis quand les autres employés refusèrent de libérer la piscine pour donner une infime chance a mes improbables ébats nocturnes .
 
Probable que peu pensaient que j’arriverais a surmonter mon incroyable inexpérience , alors se priver de piscine pour un puceau en manque … c’était beaucoup demander .
 
Les gens ne sont pas coopératifs .
 
(Be Continued)

Partager cet article