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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 20:25
Ma première année a la fac me fut assez difficile a vivre en raison du relatif anonymat dans lequel je retombais ...
 
Il est vrai qu'après avoir été :
- rédacteur en chef du journal au collège (deux scissions dans l'équipe de rédaction pour un seul numéro sorti ...)
- acteur permanent du club théâtre au collège et au lycée (des pièces miteuses ou je m'humiliais devant un nombre respectable d'élèves)
- président de la maison des lycéens (3 CPE au bord de la crise de nerfs après que j'ai regardé d'un peu trop près leur gestion crapuleuse des clubs)
- rédacteur en chef du journal du lycée (1 numéro diffusé a 100 exemplaires avant que sa diffusion ne soit interdite par le proviseur appréciant modérément l'humour plutôt déjanté des articles)
- maître de la Cd Thèque (une génération de lycéens au tympans harcelés par du "Over My Shoulder")
bref , après avoir été plutôt actif durant toutes ces années , l'absence de tout titre honorifique a juxtaposer a mon haïssable nom fut difficile a accepter en cette année fin d'année 2002 .
 
Aussi , lorsqu'un jour en parcourant l'épouvantable site internet de ma Fac a la vaine recherche d'une improbable information , l'idée me traversait la tête (je n'ose dire l'esprit) qu'il y'avait peut-être la le créneau que je recherchais pour me faire un brin connaître a la fac , je me lançais a corps perdu dans la création d'un site internet qui soit en quelque sorte un portail permettant de se retrouver dans le bordel du site officiel ... vaste programme (j'adore cette citation de De Gaulle , qui avait ainsi répondu a un de ses nombreux détracteurs qui lui avait assené un tonitruant "mort aux cons") .
 





Une fois le site achevé , il me fallait le faire connaître ... Je commençais par coller des affiches dans toute la fac (ce qui était une performance avec un bras en écharpe - je venais de me faire triturer l'épaule) , qui non seulement m'attirèrent nombre d'étudiants croyant que le site était un officiel (c'est ainsi que l'administration reçu un nombre non négligeable d'appels incendiaires qui m'étaient destinés) mais provoquèrent également chez le vrai webmaster une colère aussi noire que spontanée (je recevais le jour même un appel furibond sur mon portable, mon portable grésillant de par la véhémence des propos tenus par mon -énervé- interlocuteur) .
 
En plus des affiches , je faisais une annonce au micro d'un amphi , annonce qui fut assez mémorable -sinon pathétique- du fait que croyant que la prof avait fini de parler , je m'étais levé un peu précipitamment et que j'attendais alors pendant une minute interminable assis sur ma table devant un amphi médusé qu'elle daigne enfin cesser de parler ...
 
Histoire de faire bon poids bonne mesure , j'arrivais a obtenir de "La Dépêche" un article sur mon site , article qui provoqua un peu plus l'ire du webmaster d'UT1 (dans la mesure ou c'était possible , bien évidemment) , et qui permit a l'administration de m'identifier , ce qui me valais une convocation au secrétariat général de la fac , entretien dont l'ambiance était aussi enjouée que celle régnant a Yalta entre Churchill et Staline .
 
Le site a rencontré un succès relatif , succès surtout du au fait que je mette a disposition les cours ... La fréquentation du site a périclitée du jour au lendemain lorsque j'ai du précipitamment battre en retraite sur ce dernier point ...
 
Un vendredi matin ou j'avais réussi a me faire violence en étant présent des le cour de 8h , je vis avec effroi une étudiante assise quelques rangs devant moi prendre une photo du maître de conférence , de façon aussi discrète que des Russes installant des rampes de lancement d'ogives nucléaires sol-sol a Cuba . Et ce qui devait arriver arriva ... le maître de conférence commença un monologue dont je connaissais la fin avant même qu'il n'ait commencé a s'exprimer :
"Mademoiselle , effacez de suite cette photo , j'ai un droit a l'image que je tiens a garder exclusif ... a propos de droits ... il paraîtrait qu'un étudiant visiblement dans cet amphi mette des cours sur internet , je tiens a l'informer qu'il devrait vite arrêter car il existe un droit d'auteur sur les cours ..."
 
Bien que me planquant derrière mon ordi et qu'ayant perdu quelques dizaines de centimètres sur ma chaise , ce ne fut pas suffisant pour ne pas éprouver , au vu des 300 têtes qui se tournèrent bêtement dans ma direction , le désagréable sentiment que l'anonymat peut parfois avoir ses avantages ...
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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 20:23
Au début de l’été 2005 , je me suis rendu compte que j’étais devenu un brin preservatophobe . Pas grand chose de méchant , en tous cas certainement pas une allergie qui aurait eu le mérite de donner une petite couleur rouge sympa  ou de grossir la chose ... non , non , rien de cela . Je suis simplement débecté par ce court instant ou l’on interrompt des manœuvres plutôt bien engagées pour enfiler ce détestable attirail .
 
Il existe plusieurs formules pour se dégager d’une étreinte un brin poussée , elles doivent êtres sans conteste a l’origine de mon rejet catégorique … C’est vrai ! Que dire d’autre que :
- Oups ! Je viens subitement de me rappeler qu’il manquait quelque chose …
- Pourrais tu avoir l’amabilité de fermer les yeux pendant une minute ?
- Tu vas rigoler mais je les ai oublié … (formule non seulement hors sujet mais permettant divers résultats , sauf de faire rire la concernée)
 
Bref … vu que je développais une légère résistance au préser … au petit capuchon de caoutchouc , il me fallait des lors envisager de faire un léger dépistage , juste comme ça , pour voir . Après tout , ce n’était qu’un contrôle de routine pour moi qui suis plus que sage (j’ai envisagé de m’attribuer le terme de « modèle ») et aussi raisonnable qu’un lapin plus ou moins nymphomane …
... Euh … l’allusion au lapin , ce n’est que pour la quantité , pas la qualité . Non , je précise au cas ou , les gens se font tellement vite des idées aussi disproportionnées que méchantes …
 
Bref . Un beau matin , je me levais le cœur plein de bonnes intentions et l’esprit léger , prêt a passer ce test comme un examen de Janvier : de façon purement formelle …
 
Alors que je me dirigeais gaillardement vers l’hôpital de la Grave , je me posais gentiment la question « comment pourrait il y’avoir le moindre problème ? » . Aussi entreprenais je un devoir de mémoire afin de tenter de comptabiliser les pauvres jouvencelles qui avaient eut a subir les assauts frénétiques de mes reins , entre autre .

… Je recensais un peu plus d’une dizaine de victimes , hélas pour elles consentantes , parfois de façon récurrente ce qui est une circonstance aggravante s’il en est .
 
J’arrivais ainsi perdu dans mes réflexions au centre de dépistage , toujours guilleret bien que songeur (ce qui signifie que j’aurais pu passer devant un T-Rex nourri au Yaourt depuis des semaines sans m’en rendre compte) .
Je sortais de ma torpeur lorsqu’une secrétaire plus convaincante que Rex m’aboyait un son ressemblant vaguement a  « Que voulez  vous ? Groumph ! » . Essayant d’amadouer la terreur, je lui murmurais timidement la raison de mon aventure en cet espace hostile , et après avoir attrapé par un geste furtif le numéro d’appel qu’elle m’envoya valser dans le nez , j’allais me planquer dans un recoin de la lugubre pièce .
 
Je regardais alors d’un œil désappointé les autres ombres gisant dans la salle d’attente . Que des têtes de personnes plus blanches que les murs de la pièce (il est vrai peu reluisante) , dont les gestes nerveux trahissaient une anxiété plus élevée que celle rencontrée par exemple un soir d’Avril vers 19h50 dans un QG Parisien et Socialiste (ça existe , si ! si !) .
Atterré par ce spectacle crispant au possible (même pour un vieux retraité de la garde Royale Anglaise)  , je commençais a céder sous ces coups de boutoirs plus déstabilisant qu’un maître de conférence de droit lors d’un oral , ce qui n’est pas peu dire .
 
Et la , vinrent les premiers doutes . « Et si ? » . Et si Julie avait été sérieuse lorsqu’elle m’avait dit que je devrais faire un test en raison de ses infidélités régulières  (ce qui n’était en fait qu’une vacherie pour m’angoisser , mais j’étais naïf a l’époque) ? Et si Erika avait été opérée par un boucher n’opérant qu’au moyen de seringues d’occasions achetées a un dealer Colombien ? Et si un moustique ayant subi une mutation génétique après des essais nucléaires Polynésiens m’avait piqué de son dard mutant de fer , après avoir remonté l’Asie en ayant fait un détour par l’Afrique du Sud ?
 
J’ai passé une semaine a m’angoisser inutilement . J’adore tellement ça …
 
Amis masochistes , bonsoir .
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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 20:22
Il y’a un an de cela , nous avions été Ben et moi prendre un verre au Café Popu , que je considère comme un des derniers bastions de la décadence bohème , et accessoirement l'endroit idéal pour ne pas culpabiliser d'avoir bu un verre de trop en voyant d'autres mecs parfois plus pleins que le compte de Bill Gates . Tout ce que j’aime donc .

Après avoir descendu le premier verre , nous avions fort logiquement commandé une petite quinzaine d’autres (je ne sais toujours pas qui a eu le 15ème , question existentielle s’il en est) et étions donc dans un état d’ébriété assez avancé . Je serais tenté de dire "la routine en somme" , mais j'aurais peur de baisser dans l'estime des lecteurs qui ne me connaissent pas personnellement , sachant que c'est déjà fichu pour les autres .
 
C’est en tout cas peut être pour cette raison que j’ai jugé opportun de me relasser mes chaussures en plein bar surpeuplé , et que j’ai ainsi bousculé ma voisine … qui … ouah ! Avait eut décidément le tord de se mettre a l’abris de mon regard jusqu'à ce moment la .
 
J’ai bien évidement immédiatement cherché quelque chose d’intelligent a lui dire pour m’excuser de l’avoir légèrement bousculé avec mon relaçage intempestif et quelle se soit ainsi renversé un demi verre de bière sur son haut .

Ça a du donner quelque chose comme ceci :
« Je suis désolé , mais pour me faire pardonner j’éviterais de te proposer de lécher ton haut jusqu'à ce qu’il soit sec » …
 
J’ai alors fort logiquement oublié le Ben qui s’effondrait de l’autre coté de ma table , et commencé a parler avec la jolie blonde , une dénommée Eli n'ayant jamais été poursuivie par un Vélociraptor , elle .
 
Comme elle était accompagnée de 2 types , je m’assurais rapidement par de subtiles manœuvres (« j’espère que tes potes ne vont pas se vexer que je te réquisitionne ainsi ! ») qu’aucun d’eux ne soit un obstacle , comprenez par la que je ne risque pas de me retrouver avec le nez fracassé a la sortie du bar en ruminant amèrement s'il avait été intelligent de draguer sous le nez du copain .
 
Ceci étant , je ne sais pas si je me serais arrêté pour autant (Audiard avait remarqué a juste titre que les cons osent tout , c'est même a cela qu'on les reconnaît) . Elle avait un petit dos-nus rouge , qui ne tenait visiblement que grâce a une ficelle si fine que je pensais pouvoir en venir a bout assez facilement , ce qui n’est pas peu dire (je ferais bien du hors sujet en parlant de ces foutus soutiens-gorge que nous sommes censés enlever d’une main sans sombrer dans le ridicule …) .
 
Vint la fermeture du bar , moment apocalyptique s’il en est car généralement , je me retrouve dans ce cas a dire « bonsoir » et le fantasme de ma nuit disparaît sans laisser d’adresse , ou un faux numéro si j’ai de la chance .
 
J’ai réussi a l’entraîner chez moi , ou devrais je dire chez mes parents , en compagnie de ces 2 amis . J’ai passé une difficile demi heure a me demander comment me débarrasser d’eux , tout en me rapprochant de Eli , qui , par des regards appuyés et des frôlements de main aussi démonstratifs qu’un Colin Powell au Conseil de l’ONU , me faisait comprendre que je ne lui étais pas indifférent .
 
Je continuais a chercher dans ma tête une méthode pour délasser son haut , au cas ou …
 
Le miracle se produisit . Lassés de parasiter ma soirée , les deux indésirables décidèrent de rentrer chez eux et la belle me proposa de dormir chez elle . Si toutes les décisions que l’on doive prendre pouvaient êtres au facile que d’accepter d’accompagner une jolie blonde chez elle , j’aurais moins souvent les jambes aussi flageolantes qu’une gelée anglaise . Périmée .
 
Je l’ai raccompagnée , et j’ai fini rapidement dans son lit . Alors qu’une séance improvisée de massages dans son dos se transformait en bisous appuyés , dans ma tête , je hurlais « Rah ah ah , je suis le maître du monde ! Qui veut me défier ? Rah ah ah !!! » ...
 
(...)
 
Son téléphone a vibré . Un sms assassin et vengeur d’un des 2 potes d’Eli , dont le contenu était le suivant : « ça y’est , ta niqué ? » .
 
(...)

… J’ai finalement passé une nuit de désespoir a ne rien faire , avec a coté de moi une jolie blonde …
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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 20:20
J'ai remarqué depuis quelques années que tous mes étés ont pour conséquence de laisser une trace sur mes relevés de compte aussi profonde qu'un tonneau des Danaïdes rentré en collision avec un Iceberg . Géant .
 
Aussi , lassé de raser les murs afin de fuir mes créanciers excédés en ce sombre mois d'Octobre 2003 , me décidais-je a taper a la porte d'une des nombreuses sociétés dont l'activité est de harceler au téléphone les bons travailleurs , qui avant de recevoir un appel ridicule ("Bravo ! Vous avez gagné un portable Bouygues Telecom avec un forfait de 99€ au lieu de 100 sur un engagement de seulement d’une vingtaine d'années ! Vous êtes contents ?") étaient heureux d'êtres enfin rentrés chez eux après une dure journée de labeur (je la joue un peu Germinal , la ...) .
 
J'avais trouvé le numéro de cette boite (IFT) sur un distributeur de billet , aussi avais je peut être dans un raisonnement un brin étriqué pensé que c'était un message subliminal destiné a faire comprendre que j'allais gagner beaucoup de sous .

... On devrait toujours se méfier des raccourcis proposés par une imagination débordante .
 
J'ai donc appelé IFT . S'ensuit le dialogue suivant :
"- Bonjour , j'ai vu votre annonce et souhaiterais postuler pour le poste ...
- Bien , vous n'avez qu'a venir demain après midi a 14h . C'est avenue Dassault , vous connaissez ?
- Euh ... Dassault , comme le constructeur d'avion ?
- ... Si en plus vous avez de la culture ..."

Je ne saurais jamais apprécier toute la portée ironique de cette dernière phrase ...
 
Le lendemain , j'ai emprunté le Ciao d'une amie en lui promettant de lui ramener dans les 2h (elle n'en a attendue que 5 , elle peut dire que me connaissant , elle s'en est tire a bon compte) et j'ai atterri tout frétillant a IFB , avec seulement 20 minutes de retard . Je me dirige alors d'un pas assuré vers une secrétaire :
" - Bonjour ! J'ai un entretien d'embauche qui devait commencer il y'a 20 minutes ...
- Ah oui . Allez rejoindre les autres dans la salle a coté ."
Dans ma tête : "Gulps ! Les autres ?" . Elle aurait pu mieux le formuler , par exemple en évoquant la cinquantaine de personnes qui attendaient déjà dans cette fichue salle mal climatisée de 5m sur 5 ...
 



Dans un film qui me fascine autant que Lise Charmel quand elle y met du sien , j'ai nommé "le salaire de la peur" , une dizaine de types se battaient pour avoir 4 jobs consistant a se faire trouer la peau quasi a coup sur , lorsque l'un d'eux disaient : "vous ne vous battez plus que pour 3 postes , un des postes est pour moi" . Mis a part que le truand qui énonçait ô combien joliment cette règle était plus crédible que moi arrivant en retard un casque de mobylette a la main , je suis rentré dans cet hammam surchauffé plus décidé que jamais ...
 
... J'ai passé 2 bonnes heures a me croire dans un asile d'aliénés , ou tout au moins dans la file d'attente d'une assistance sociale placée dans un secteur défavorisé . Chaque candidat devait a tour de rôle se présenter brièvement , délicat exercice s'il en est pour au moins une quarantaine des andouilles qui grillaient sur leur siège . Une vingtaine n’arriva a articuler plus de 3 mots sans bafouiller vaguement un terme qui n'ait un vague relent lointain de Français séculaire , l'autre vingtaine se perdant en explications mièvres sur leur vie prive (tout juste ne savait on pas si la levrette n'était pas leur position préférée , ce qui en soit n'est pas forcément une idiotie bien que totalement hors sujet) .

La deuxième épreuve en fit trembler quelques uns , puisque consistant a tenter de tenir un stylo entre 2 doigts (j'aurais pu dire pattes) afin de tenter de griffonner quelque chose qui ressemble plus ou moins a des réponses a un questionnaire , il est vrai tellement vicieux que j'aurais pu en être l'auteur . Sans prétention , bien sur ...
 
Une question m'a particulièrement marqué , et je la soumets a votre sagacité ... "A compétences égales , pourquoi l'entreprise devrais vous embaucher vous et pas un autre ?" . Sympa , non ? J'ai répondu modestement : " Parce que je ferais en sorte de ne pas avoir d'égal" .
 
Je n'ai pas menti : je suis le seul salarié qui ait glandé 8 mois dans cette boite en ne faisant que reprendre a mon compte des anciens rdv ...

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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 20:19
Sorti des cours a 18H30 , je n'avais pas envie de rentrer chez moi pour y faire ce que je repoussais tous les jours depuis 3 semaines : ranger . Aussi , ais je pris un pot avec Sarah , une amie depuis que nous avons eu le malheur de bosser pour l'Ofup (ceux qui bossent a l'Ofup ont une tendance étonnante de fuir les témoins de leur déchéance passée) .
 
Après avoir salué comme il se doit mon pote serveur (je sympathise très vite avec les serveurs, ou peut-être m'apprécient ils pour ma capacité a vider assez vite mon portefeuille chez eux ) , commence la discution . Croustillante , c'est le mot .
 
Je dois dire qu'il n'est que très rare qu'une fille en vienne a parler de cul en règle générale , a moins d'avoir d'inavouées idées coupables , et que je suis toujours des lors agréablement surpris lorsque cela arrive parce que justement cela change des discutions habituelles . Sur cette discution , j'ai été vraiment servi !
 
Bien que je ne sois pas spécialement a plaindre , je me suis toujours posé la question "qu'elle est la formule magique" ? Y'a t'il des occasions ou je me serais méchamment viandé la ou une formule type "Alakazam" m'aurait sorti d'une situation aussi ambiguë que délicate ?

Aussi , quand je trouve une fille qui accepte de me donner sa méthode de "shopping masculin" , je tends toujours une oreille bienveillante , ça a toujours le mérite d'être instructif...
 
Ainsi , lorsque Sarah me dit quelle ne cherche plus (nécessairement) des mecs au profil Brad Pittien , forcément je me sens concerné avec mon look plus rangé Buston Keatonnien (qui avait des mérites , il est vrai) ...
"Ah oui ? Qu'est ce qui peut bien redonner des chances au milliers de mes semblables au détriment des bellâtres hideux ?
- Disons qu'un mec trop bien sera un effroyable coup , car pourquoi ferait il le moindre effort a partir du moment ou il peut te remplacer dans la minute ? Hors , un mec qui fait pas d'effort, c'est 2 minutes douche comprise ."
 
Instructif . D'un coup , j'ai failli ne plus regretter de n'être doté que d'un physique avantageux dans une certaine obscurité .
"- Mais comment savoir en règle générale si un mec est un bon coup ?
- Sa façon de danser est généralement assez instructive . Il m'arrive encore de me tromper et de me retrouver avec des manches , mais ça devient rare tout de même .
- Alors ? (tu penses que je suis anxieux sur cette question ... j'ai une façon de danser assez ... détonante . "excentrique" est la dernière qualification que l'on n'ait gratifié a ma danse...)
- Eh bien celui qui danse a la kéké est a éviter . Ce sont généralement au pieu des caricatures . En revanche , celui qui saute dans tous les sens peut amener a d'aussi agréables surprises que désastreuses ..."
 
... j'ai décroché de la conversation a ce moment la . Certaines vérités ne sont pas toujours agréables a entendre ...
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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 20:18
Quand j’habitais a Jean Jaurès , il m’arrivait dans des moments d’espoirs fous de vouloir essayer de réparer l’ordinateur familial , c’est a dire d’en enlever toutes les pouilleries possibles et imaginables dont mes proches avaient le don de parsemer l’ordinateur .
 
C’est ainsi que je retrouvais des virus de tous les cotés , et qu’après de brèves périodes de 7 a 10 jours ou je m’étais inconsciemment absenté , l’ordinateur avait a mon retour des comportements loufoques . Genre la souris qui ne répondait plus , l’écran qui affichait une jolie petite couleur rose , le disque dur qui faisait une petite mélodie harmonieuse mais ô combien inquiétante (« Tchak … Tchak … Tchak … »)
 
Un beau jour d’Octobre , j’ai retroussé mes manches , me suis assis derrière le clavier , et j’ai décidé que cette caricature de machine allait voir ce qu’elle allait voir . Nettoyage de fond en comble , éradication des virus , suppression des photos … nom de Dieu , c’est quoi ces photos? Bon , passons , faudra que je pense de dire a Marine de trouver une meilleure planque que Mes Documents …
 
… Cela m’a pris 4h . J'en ai eu la larme a l'oeil quand j'ai pu fermer la dernière fenêtre , et contempler le travail accompli ...
 
Et la , Bloum . Petit coup de tonnerre bien senti , assez puissant pour m’inspirer la réflexion qu’un idiot a appuyé sur le bouton rouge quelque part dans le monde civilisé . J’ai toujours cru que c’était une légende , cette vieille histoire qui voudrait que l’on n’éteigne un PC pendant un orage …
 
Le PC ayant été absolument anéanti dans ses grandes longueurs sur ce coup la , j’ai révisé ma conception de la légende .
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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 20:16
Le chèque de solde de tout compte avait a peine refroidi dans ma poche que je fonçais aux Prud’hommes dégainer l’artillerie lourde .
 
Toutes les fois ou j’avais du serrer les dents a écouter les monceaux de reproches que me déversait JPH (l’employeur) , toutes les fois ou je déchargeais ses cartons (qui aurait cru que quelques cigarettes puissent peser autant qu’un demi régiment d’enclumes ?) en me demandant si mon épaule allait rester accrochée au carton , ou si le carton resterait accroché a mon épaule (au choix …), bref , toutes ces fois aussi horripilantes qu’un Arthur faisant mine de compassion (par exemple) ou l’envie me tiraillait de laisser libre court a ma colère et de sauter par dessus son bureau pour lui refaire le visage façon Picasso , je tenais le coup en pensant a ce jour béni ou je pourrais exprimer ma colère a travers les quelques chiffres de l’indemnité que je réclamerais aux Prud’hommes …
 
… j’ai mis beaucoup de zéros sur ma demande …
 
S’en suivait une période de préparation d’artillerie . J’envoyais des courriers dont le ton poli cachait entre les lignes des attaques aussi assassines que haineuses , et l’autre me répondait en m’accusant de tout les maux de la terre , tout juste n’étais je pas responsable selon lui de l’inefficacité de la ligne Maginot .
 
… il est vrai que je n’ai jamais été très patriote .
 
Dans un premier temps , je gagnais face a lui en procédure de référé (dite d’urgence , cad 9 mois d’attente « seulement ») sur le paiement du mois de préavis , procédure qui s’achevait sur un pourvoi en cassation dont la conclusion était vaguement «allez vous faire voir avec vos fumeuses histoires , on a plus important a juger …» . Mais c’était si joliment dit …
 
Le droit est décidément l’art de s’envoyer des horreurs en prose . Quand je vous dit que c’est une vocation …
 
Dans un second temps , je lançais une procédure de jugement (un peu moins d’urgence , oh pas grand chose , ça ne fait que 3 ans que cela dure) dans laquelle JPH préféra passer la main et confier son dossier a une avocate .
Je sais que l’on prendra cela pour du mauvais esprit , mais je vais quand même tenter de faire une petite présentation objective de cette dernière : elle a à peu près la tête de Daisy , la fiancée de Donald , avec le maquillage de la mère de Lionel dans Braindead . Elle m’inspire d’ailleurs la même sympathie que cette dernière , bien que la mère de Lionel ait au moins le mérite d’être drôle par moments …
 
Me battre contre cette espèce de radasse d’avocate , qui est accessoirement haïe par ses confrères (elle gagne quelques procès de temps a autre surtout en faisant des coups foireux sur la procédure . Manque de bol , je suis un as aussi . Ah , pardon . Du coup foireux …) et qui ne pourront que m’être reconnaissant de la rendre chèvre , cela est un pur plaisir .
 



2 spécialistes des coups sous la ceinture , cela donne un duel épique . Avant la première audience , elle m’envoya une lettre dans laquelle elle m’informait qu’elle allait demander un report de l’audience , donc que je n’avais pas a me déplacer . Le matin de l’audience , saisit d’un doute aussi sombre que le ciel de Paris un jour de grève de la RATP , je me rendais sur place « au cas ou » et constatait qu’elle avait réclamé non pas le report mais la radiation de l’affaire . Bien joué Gertrude … hop ! J’ai réinscris l’affaire …
 
Pour l’audience suivante , elle semblait vouloir chercher autant la bagarre qu’un Hooligan mal réveillé . J’obtenais un report a son grand Dam , la ridiculisant un peu au passage devant nombre de ses confrères . Elle se vengeait la fois d’après en réclamant a son tour un report . Bah , un an de perdu , qu’est ce que c’est ?
 
Arriva l’acte IV . Cette fois , nous étions 2 a chercher la bagarre , et j’avais l’honneur de tirer le premier . Je provoquais une suspension de séance en invoquant le caractère oral de la procédure des Prud’hommes pour avoir le droit de lire mes conclusions , que je n’avais pas communiqué a l’autre raclure . J’obtenais gain de cause …

Sur mes 20 minutes de plaidoirie , j’en utilisais 10 pour envoyer des petite phrases cinglantes (« les attestations fournies par Mr JPH sont intéressantes … surtout quand on voit leurs auteurs ! Le beau fils , la petite amie du fils , l’employé qui obtient son licenciement le jour ou il signe l’attestation … ce n’est plus des attestations , c’est une recette de famille ! ») …
 
Les conseillers des Prud’hommes n’ont pas réussi a s’entendre (ou alors peut être n’avaient ils pas envie de se prendre une balle perdue du duel) , aussi l’ont ils joué a la Ponce Pilate en refilant le bébé a un juge du TGI .

Une petite année d’attente supplémentaire passa .
 
(…)
 
Cette semaine , j’ai passé mon mercredi soir a me préparer un argumentaire aussi infaillible que mère Teresa dans ses bons jours , voulant surtout a tout prix éviter un énième report . Comme le disait mon alter ego , « on ne peut pas éviter la guerre , on ne peut que la retarder a l’avantage de son adversaire » (Machiavel était un génie) : après 3 ans d’attente , je risquais de me retrouver avec des bombes nucléaires en face de moi , mieux valait en finir au cas ou …
 
Jeudi matin . J’ai dormi 3 heures , ce qui fait que quand j’émerge , j’arrive a ouvrir un premier œil en pensant qu’un café rendra mon agonie moins douloureuse .

… J’ai du me rabattre sur du thé , je n’avais plus de café . L’impensable était arrivé . Un triste présage , en somme .
 
Mon père voulant me voir a l’œuvre , je lui avais donné rdv aux tribunal , et quand il m’appelait pour me faire remarquer que j’étais légèrement en retard , je lui disais de m’attendre en cherchant du regard l’avocate de la partie adverse , lui présentant ainsi : « tu vas voir , c’est facile de la reconnaître , c’est du Frank Margerin tout craché . Cherche l’avocate au look le plus ahurissant » .

… Il l’a reconnu .
 

Arrivé sur place , petite frayeur en ne voyant pas mon nom sur la liste d’appel des affaires . Dans ce type de situation , je suis souvent frappé du syndrome « Topper Harley » , mais la je me suis surtout précipité dans le bureau du greffe avec le regret de n’être pas venu avec un double shotgun …

… c’est a ce moment la que j’ai entendu « Affaire JPH / Nicopoi » . J’ai rengainé mon shotgun, mais le mal était fait : j’étais aussi tendu qu’un général Américain apprenant le désastre de la baie des cochons . Pas l’idéal pour plaider .
 
Nous sommes rentrés dans le bureau de jugement , et j’ai pu commencer a me marteler de « non Nico , égorger l’avocate n’est pas une solution … non Nico , égorger … » . J’étais donc dans les meilleures dispositions du monde .
 
Et la , Bling ! Arrive la juge , et dans ma tête , tout le monde autour de moi s’écroule . Cette juge , je la reconnais instantanément : c’est la mère d’un de mes anciens meilleurs amis . Et alors que je la vois s’installer , je vois un logo se plaquer sur elle , type « fumer tue » , mais dont le slogan serait « va se déclarer incompétente des qu’elle t’aura reconnu » .
 
Ca a pas loupé . Devant l’avocate médusée , elle m’a sorti avec un grand sourire «ah mais attendez , il y’a un problème , je connais Mr Nicopoi depuis qu’il est tout petit (heureusement qu’elle n’a pas dit «bien qu’il n’ait pas trop grandi depuis» , ma sainte colère se serait reportée sur elle …) donc je ne peux que me déclarer incompétente …»
 
J’ai défoulé ma colère sur l’avocate , en choisissant la juridiction la plus éloignée rien que pour lui mettre en l’air une journée .
 
Ce n’est peut être pas grand chose , mais c’est déjà pas mal .
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13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 20:15
Comme tout couple sain et digne de ce nom , nous avions décidés Julie et moi de nous séparer parce que cette dernière avait peur de trop s’attacher a moi .
Je harcèle Larousse et consorts pour qu’ils révisent la définition de cohérence depuis tellement longtemps …
 
Comme tout bon mec rejeté , je décidais de m’inventer une petite amie afin d’attiser la jalousie de ma nouvelle ex . Une méthode comme une autre , c’est a dire totalement inefficace . Surtout quand on s’y prend avec comme un pied , ce qui fut bien sur mon cas . 
 
Afin d’être crédible , il me fallait lui trouver un prénom : il m’était déjà arrivé par le passé de me passer de ce type de détail , mais on ne rend pas jaloux une fille en lui disant :  « j’ai une copine , dont j’ai oublié le prénom , qui est infiniment mieux que toi ! » . Dans le meilleur des cas , elle hoquette de rire chaque fois qu’elle vous voit par la suite , dans le pire , elle oublie votre prénom . Ces 2 solutions sont également conciliables …
 
Des lors  , quand Julie me demandait le prénom de ma nouvelle copine , je n’avais bien évidemment absolument pas réfléchi a la question , et dans un numéro d’improvisation exalté, j’arrêtais mon choix sur Cécile , choix dicté par le fait que j’avais récemment sympathisé avec une Cécile a la fac avec qui il m’arriva même de réviser des cours .
...Efficacité relative de ces révisions , je ne savais pas qu’on pouvait avoir autant de notes en dessous de 5/20 en une session … aucun Français n’avait subit un tel échec depuis Azincourt (j’ai hésité a taper sur Napoléon III , mais on prendrait cela pour de l’acharnement) .
 
Bref . Une période de quelques semaines s’instaura ou je voyais , en secret de Cécile (celle de mon imagination , pas la vraie !) , mon ex qui savait apprécier ce geste que je faisais pour elle (je lui avais dit que Cécile ne pouvait pas la blairer , tellement jouissif de faire dire par un personnage imaginaire toutes les rancœurs exacerbées pendant des mois …) .
 
Après qu’il soit arrivé l’inévitable (une veille d’examen que je passais dans le lit de mon ex) , je décidais de « rompre » avec Cécile . Et bien évidemment d’en avertir prioritairement Julie , elle avait bien mérité ça …

Hop ! J’attrapais mon portable et tapotais « j’ai quitté Cécile , je n’attends aucun commentaire de ta part » et l’envoyais . Sauf que au moment de l’envoyer … j’ai machinalement sélectionné le nom de la vraie Cécile , qui a du  me prendre pour un tarré (je rectifie : qui m’a pris pour un tarré) en recevant ce message grotesque .
 
Elle ne m’a plus jamais parlé , mais je ne saurais dire a quel point j’ai traîné depuis ce jour une jolie réputation de mytho a la fac …
 
Réputation injustifiée , de ce fait .

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 20:14
Samedi soir , 22h . Une ombre sort d'un bâtiment obscur , quelque part près de la place Wilson ...
 
J'ai passé la journée a , entre chaque appel bénin (« Il y'a une dispute en face ! - Cad madame? - Beh le fils tape sa mère avec quelque chose que je n'ai pas identifié avec mes jumelles ... ») , me dire que j'avais une tête de détenu récidiviste évadé d'Alcatraz par de poisseux égouts ...
... je ne sous entends pas par la que j'en connais des propres , c'est juste une remarque .
 
En soit , il n'y avait rien de gênant a ce que j'exhibe a nouveau ma tête de malfrat (après tout , Manon n'avait pas hurlé a l'agression en me voyant la veille , même si l'envie semblait la tirailler) , mais je devais retrouver Jenny , qui est habituée elle a voir plus du beau monde que du clochard mal fagoté . Allons , j'allais faire un effort .
 
Plan Nicodrillon . Un shampoing , un peu de gel (comprenez : pas plus de la moitié du pot) et un rasage de près (comprenez : au rasoir électrique pour qu'il ne me reste pas plus de 5mm de barbe) .
Et voilà ! L'illusion était presque parfaite une fois mes chemise et veste Esprit sur mes épaules,  seulement presque car j'avais eu la flemme d'enlever le t-shirt que je portais dans après midi ...
 
Il ne me manquait que la gourmette pour avoir la tête du parfait con ... pardon , du parfait petit étudiant en droit a tendance kéké (la majorité du genre , pléonasme en somme) . Et la liasse de billets qui dépasse de la poche , aussi .
 
Après un bref passage par chez moi , c'est a dire le temps de vider quelques verres de Vodka qu'une amie m'avait demandé de lui ramener d'Espagne (Si j'avais su , je « lui » aurais plutôt ramené du J&B , suis pas fan de Vodka ...) , nous partons pour la couleur de la culotte , endroit auquel je reprocherais toujours qu'il ne soit pas vendu a l'entrée des petites mitraillettes histoire de savoir comment riposter au regards assassins des kékés , les vrais ceux la .
Un sas de décompression a la sortie serait aussi apprécié ...
 
N'ayant pas tenu plus de 15 minutes dans ce cloaque , j'ai entraîné avec moi Tom (descendu sur Toulouse pour échapper au froid nordique régnant sur Lille) et le pote que Jenny avait embarqué avec elle , laissant cette dernière avec une amie qui avait réussi en l'espace de 5 minutes a me créer un début d'ulcère quand au moment ou Jenny me présentait , elle lui répondait « Je le connais . De réputation ... » .

... Je songe a changer de ville ...
 
Nous avons pris la direction du Bar Basque , et celui ci étant aussi plein que Eltsine dans ses bons jours , nous sommes partis pour le Gates , qui lui était aussi vide qu'une épicerie d'Allemagne de l'Est en 1988 , disons .

On a fini par attendre patiemment que les filles sortent de leur refuge nauséabond . Ayant eut un frisson d'angoisse a l'évocation du lieu qui les tentait , je tentais une manoeuvre audacieuse:
« - Vous voulez aller au Cube ? On en revient , ils refusent du monde ! (Nico)
- Ah zut .(amie de Jenny)
- On va peut-être aller vérifier (Jenny , pas née de la dernière pluie , et qui me connaît trop) »
J'ai imploré le tout puissant de se rattraper de son dernier tacle en faisant que le Cube soit plein : je ne l'ai jamais vu aussi vide .
 
Il faudra quand même qu'un jour cette raclure me dise ce qu'elle a contre moi ...
 
Nous avons donc trainé une heure au Cube , le temps pour moi de calmer mon ulcère en me martelant de « après tout , même si elle me connaît de réputation , celle ci peut être positive non ? » et que Diane et Manon nous rejoignent , lassées d'attendre pendant des heures que le pote qu'elles voulaient voir se produise sur scène . Il a commencé a jouer 10 minutes après leur départ ...
 
Nous avons pris le prétexte fallacieux d'une petite faim passagère (je n'avais pas encore mangé du samedi ... ah pardon , a 00h30 il paraît qu'on change de journée . Je rectifie : je n'ai pas mangé du samedi) pour nous échapper du Cube . Tom et moi avons ensuite pris la direction du X Club , ou plutôt celle de Fermat dans un premier temps pour y accomplir un rituel sacré (si vous deviez aller a Fermat un de ces jours : ne vous appuyez sous aucun prétexte sur le portail ...) , puis celle du X Club , une boite devant laquelle je suis passé négligemment des années durant ...
A tord : je n'ai jamais vu autant de jolies filles au mètre carré de ma vie .
... je risque de bouder le planet rock pendant quelque temps : je ne me déboîte certes plus l'épaule , mais je ne suis pas passé loin de me déboîter la tête a la tourner dans tous les sens ...
 
Histoire de prolonger agréablement cette soirée au Kéké-Land , ne restait plus qu'a choisir entre finir au 7 , au Purple ou chez Mr Carnaval , que je raserais quand même en priorité sur les 2 précédents si je devais choisir .

... C'est bien évidemment l'endroit ou Jenny a voulu continuer la soirée .
 
Rien qu'en voyant la tête du videur , déjà l'envie me prend de courir loin , très loin de cette abomination de boite . Il s'amuse dans un premier temps a faire rentrer « des habitués » (comprenez : les fameux types qu'on rencontre au détour d'un couloir le lundi matin et qui ne savent que dire « j'ai été a Carnaaa samedi , c'était d'enfeeer » et que l'on regrette de ne pas avoir rencontré plutôt au détour d'un peloton d'exécution , par exemple) , puis fait mine de lancer un regard désespéré du genre « pitié ? Il n'y a vraiment rien d'autre a faire rentrer que ces 2 loosers ? » , et enfin nous laisse passer le "point de contrôle genre Berlinois" , en lançant un soupir aussi long que l'éternité (qui est surtout longue vers la fin , comme le faisait justement remarquer feu le regretté Talleyrand) .
 
Une fois a l'intérieur , je regrette déjà de ne pas m'être fait jeté par le videur : je tombe sur toutes les têtes que je tente parfois avec succès d'éviter dans la semaine . Ambiance coincée et regards lourds ,  j'ai tenu un peu plus d'une heure avant de fuir avec des frissons d'horreur me parcourant le dos .
 
J'ai peut-être une chance de ne pas finir kéké , dans le fond ...
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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 20:12
C'est fou comme 30 secondes dans une vie peuvent amener quelques années plus tard a agir inconsidérément ...

Alors que je devais frôler les 7 ans et que je n’avais qu’a peine troqué ma peluche Nini (une souris que mes parents ont du racheter une dizaine de fois , je l’oubliais partout) contre une Game Boy première génération (c’est sans doute ce que l’on appelle l’évolution , ndrl) , nous avions été invités chez des amis de mes parents qui avaient réussi a avoir une fille sur un coup de chance (ils avaient du s’y reprendre a plusieurs fois quand même) .
 
Je n’avais pas a l’époque cette étrange réputation de prédateur qui me colle de façon totalement injustifiée depuis quelques années , ce qui fit que j’eusse le privilège de dormir dans la chambre de la demoiselle , qui faisait allègrement 6 ans . Bien comptés …
 
Aaaaah … ce bel age ou petits garçons et petite filles répètent innocemment -et bêtement , aussi- ce qu’ils entendent dans les séries Z …
C’est ainsi que cette nuit la , Camille me dit avec sa petite voix zozotante (il devait lui manquer une dent ou deux)  « j’ai un amoureux , il est actuellement dans ma chambre » .
C’est mignon la jeunesse …
 
J’ai été horriblement désappointé le lendemain de voir que finalement la Camille préférait tenir compagnie a ma sœur plutôt qu’a moi et a ma Game Boy .  Ca valait bien la peine de me dire que j’étais son amoureux , tiens …
 

Les années passèrent .
 

J’avais beau avoir 17 ans , je n’avais pas tellement plus de maturité cet été la que lors des 17 précédentes années , mais j’avais en tout cas lâché ma Game Boy , ce qui en soit ne pouvait qu’être une bonne chose . 
Cet été la , je revis par un hasard déconcertant la fameuse Camille (qui ne zozotait plus ou presque) , et bien que mon premier mouvement fut de me sentir attiré par sa cousine (qui avait le même chapeau que Madonna dans « don’t tell me » , mais aussi d’autres arguments non négligeables) , le « j’ai un amoureux dans ma chambre » se mit idiotement a raisonner dans ma tête : pas que je lui accorde la moindre importante , mais surtout que j’avais une revanche a prendre sur ce bide du passé .
 
Si seulement je pouvais formater ma mémoire …
 
J’arrivais a l’attirer (sans jeu de mot) sur Toulouse quelques mois plus tard , pour les vacances de la Toussaint . Dieu msn messenger était passé par la au préalable , et comme tout bon mec qui se respecte , je m’étais laissé aller a accorder quelques importances a des allusions vaseuses que nous avions pu faire , et j’avoue que mon imagination avait tourné a plein régime sur un certain nombre de détails relatifs a sa venue : ou elle dormirait (autrement dit dans mon lit) , comment je la draguerais (sous entendu : en un tour de main , toujours dans ma tête je le reprécise) , ect …

(…)
 
Elle a passé son séjour dans la chambre de ma sœur , et ces 2 andouilles se sont liées pour me trouver tout les sobriquets synonymes de macho possibles et imaginables .
 
Que je ne mette pas la main sur le connard a l’origine de la théorie sur l’effet papillon , il n'aurait plus la possibilité de se poser la moindre question existentielle .
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