Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 16:43

Hier soir .

J’organisais chez moi une nouvelle partie de poker , étant devenu méchamment adepte de ce jeu depuis un an , espérant secrètement par ce biais devenir un brillant joueur imposant plus le respect que Mohamed Ali avant sa période Parkinsonienne , et surtout aux poches pleines en fin de partie .

Force m’est d’avouer que pour l’instant je fais surtout (sou)rire , particulièrement lorsque je me ramasse a faire tapis dès le 2eme tour avec un talent au bluff proche de celui du maire de Béthune assurant parcourir 400km en voiture en moins d’une heure quinze .

Le pseudo de « Pauv Nico » n’a jamais été autant d’actualité , des lors et évidemment .

La partie continuant donc sans moi , je cherchais une activité utile a masquer ma contrariété sous jacente a ma défaite un brin prématurée , aussi décidais je d’emprunter les clés de l’appartement de Mat , afin d’aller y trouver de quoi noyer mon amertume dans quelques bouteilles de vin périmées , récupérées un glacial soir devant la devanture d’un sommelier sans doute horrifié par l’inquiétante couleur marron qu’avait pris , entre autre , le rosé .

Sans parler du goût , touchant sans exagération ou presque a l’innommable .

(…)

« Ok , j’ai les bouteilles , j’ai pensé a rallumer la lumière dans l’escalier pour éviter de me ramasser lamentablement , j’ai mon portefeuille-ma-carte-bleue-mon-écharpe-grise-toute-neuve-dont-je-suis-fou , j’ai les clés , ok je peux y aller . »

Dans un élan de prudence dont je suis de fait peu coutumier , j’allais jusqu'à poser les bouteilles par terre , afin de ne pas prendre le moindre risque nullement inutile pour tout ce qui touche a mon manque d’habileté universellement reconnue , le coup du club de golf jouant a Titanic restant a mon grand dam durement ancré dans trop de mémoires .

L’histoire du Nico ramassant ses jetons de poker tout neuf éparpillés en pagaille sur une importante surface de la place Salengro a 3h du matin un 25 Décembre par –5° dehors , n’ayant heureusement pas encore eu le temps de (trop) circuler .

« Mais … c’est quoi cette serrure ? » s’interrogea soudainement le Nico , face a l’opposition vivace que lui opposait le ridicule bout de métal en face de lui .

Intrigué , je tentais de peser durement sur la clé , nonobstant le risque de me retrouver en situation de devoir la rendre en mode puzzle . Cette douloureuse expérience allait , de toute façon , n’obtenir aucun autre résultat que de me provoquer une vive douleur dans mon poignet , sinistrement vaincu .

Je cru voir un court instant la serrure me lancer un regard narquois .

… Un court instant , hein .

Je rouvrais la porte , et tentait d’analyser posément et sans trop m’énerver cette foutue serrure de merde qui commençait a me courir méchamment le pompon , constatant avec perplexité qu’elle fonctionnait a merveille , dans ce cas de figure .

J’essuyais mon front , d’un geste vaguement tremblant .

Je recommençais a forcer sur la serrure comme un sourd , l’injuriant , lui hurlant ma haine et détestation la plus vive , tapant dans la porte , sans obtenir d’autre résultat que me retrouver soudainement dans le noir , cette raclure de minuterie ayant visiblement décidé de prendre fait et cause pour ma nouvelle ennemie intime .

Une odeur plutôt inquiétante commençait maintenant a émaner de mes bras meurtris .

Je commençais a ruminer un plan de secours , qui me permette de me sortir de cette détestable situation sans avoir a provoquer de nouveaux bruyants sarcasmes de mes amis restés attablés autour de la partie de poker , songeant même a appeler un serrurier pour ne pas avoir a avouer ma sinistre déconfiture .

L’honneur d’un Nico pouvant bien des fois être a l’origine de mes somptuaires dépenses , comme je le disais l’autre jour a ma banquière , dont la vertu ne saurait souffrir des insultes moins vertueuses dont elle me gratifia a l’occasion .

Mais le combat psychologique avait -enfin- porté ses fruits . Tremblant probablement de toute sa ferraille a l’idée des tortures que je ne saurais que trop recommander au serrurier de lui prodiguer afin de venger mes nerfs lâchement assassinés , la serrure , dans ma dernière et désespérée tentative , joua .

Le cri de triomphe que je poussais fut a peine assourdi par l’effroyable vacarme que firent les bouteilles cognant le carrelage lorsque d’un mouvement un brin gauche , je les percutais …

(…)

Epilogue .

« Mat ? Arrête moi tout de suite si j’étais la encore en train de manifester une forme de trisomie tendance 21 , mais j’ai trouvé ta serrure … un peu dure , disons …
- Oui , il faut forcer un petit peu » , lâcha t’il sans visiblement faire attention au Danube s’écoulant joyeusement de mon front …

 

Plus jamais , jamais me faire sortir d’une partie de Poker avant le 3ème tour .

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 16:44
J’ai longtemps cru détenir le monopole du bordel rue Palaprat , a tel point que lorsque mon voisin ami - j’en avais plusieurs , mais la plupart m’accordaient de sombre regards lorsque j’avais le malheur de les croiser après une soirée somme toute bénigne (soit la musique au maximum jusqu'à 4h du mat , maximum …) - arrivait au bout de la rue et qu’il entendait la musique hurler , il en déduisait logiquement que finalement il n’allait pas se coucher de suite et venait des lors s’incruster a ma soirée .

Et ainsi , lui aussi connaissait les affres des regards assassins des autres voisins le lendemain .

(…)

Un Lundi Matin Palapraïen .

Je me réveille , comme a mon habitude les yeux plus déconfits qu’un empereur moustachu et ridicule a Sedan , ma barbe a moi aux accents père-noëlien de par sa longueur me démangeant atrocement , une haleine de chacal a un stade avancé de l’agonie émise a chaque bouffée de ma –déjà- première cigarette , a faire frémir d’indignation l’inventeur du parfum Eau de Rochas lui même , ce qui n’est pas peu dire .

Beaucoup de filles se sont retrouvées célibataires le 25 Décembre après avoir eut le malheur d’offrir cette horreur .

Un café . Mon instinct , bien que réduit a une partie incongrue et théorique de mon être déconfit , me commande de tendre la main vers le pot de café , dans l’espoir que la dose gargantuesque que je me servirais aura soit raison de mes paupières opposant une résistance a rendre ridicule le plus héroïque des Aubrac venu (la barre n’étant pas haute , il est vrai) , soit raison des dernières palpitations de mon cœur , enfin terrassé .

Ca fait de longues phrases même a peine réveillé , un Nico .

… Horreur . Plus efficace qu’un café de ma douce et adorable grand mère , ce qui m’apparaissait pourtant inconcevable le jour ou j’avais hésité a sauter de son balcon tel Lebrac buvant la soupe aux épices de Gaston , l’ignominie absolue vient de me faire ouvrir grand les yeux au moins ¾ de secondes bien comptées .

Plus de café .

Que n’ais je point tant bu que pour voir cette infamie , comme aurait dit l’autre .

D’un pas décidé , je partais errer dans les couloirs de mon immeuble , collant mon oreille de porte en porte , a la recherche du moindre signe de vie , ou plus particulièrement du doux son de la cuillère d’un de mes voisins cognant dans une tasse de café bien chaude , l’idée fixe en tête de défoncer sa porte a coup de genoux s’il le fallait pour en avoir juste une goutte a me mettre sur le palais .

L’idée que la vision d’un Nico uniquement en caleçon et les cheveux en pagaille puisse les tenter d’appeler Police Secours ne me venant pas un instant a l’esprit .

Finalement , c’était la porte la plus proche de mon appartement qui allait donner un écho favorable a ma requête , une brune se dessinant dans l’encadrement de la porte , a la mine enjouée et me donnant ma ration vitale de café avec un petit sourire sympa pour mon ego qui m’inspira dans mon agonie d’émergement matinal le sentiment que si son copain n’était pas mon voisin , je serais venu plus souvent lui demander du café , juste comme ça pour voir …

Mais bon , mieux valait éviter un supplément de conflits de voisinages , tant qu’a faire .

(…)

2 jours après .

Dans un soucis d’amabilité , j’invitais le dit voisin a prendre un verre chez moi , le fait que je présume son homosexualité , l’hétérosexualité de son amie et que je sois célibataire depuis plus de 3 mois n’ayant évidemment rien a voir avec cette invitation fortuite .

Pensez vous .

" Au fait , Charlotte aurait bien aimé que tu lui demandes plus que du café lundi . " me dit-il tout a coup sans que j’ai rien demandé , moi qui suis innocence et désintéressement même .

" Tu … tu peux me répéter ça ? " demanda le Nico pas encore sur de ce qu’il avait entendu , et surtout soucieux qu’une erreur de compréhension ne soit a l’origine de son assassinat lorsque le voisin se serait rendu compte que j’avais cru comprendre qu’il m’invitait a coucher avec sa copine .

" Beh écoute , je crois que si tu veux coucher avec elle , n’hésites pas a aller lui redemander du café en caleçon , ça ne l’a pas laissé insensible … "

Je me retournais plusieurs fois pour vérifier qu’une caméra cachée ne soit pas en train de guetter ma réaction .

" Mais … tu … tu n’es pas avec elle ? " demandais je innocemment , appréciant sans doute de passer pour le naïf de base type princesse Sarah qui n’a rien vu venir , quand la situation était devenue aussi limpide qu’il n’était évident que la méchante marâtre allait brimer cette niaise de Sarah .

" Moi ? Enfin Nico, je suis homo ! En fait , on est trois a coté , moi , une copine lesbienne , et Charlotte , la seule hétéro du lot . Alors tu comprends bien qu’elle s’ennuie un peu … " .

… J’ai bien compris , oui .

Et j’ai comme de juste couché avec elle 2 jours après .

Café , c’est trop fort pour moi .


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26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 17:11
Mardi Soir .

« … Oui , bonjour , je vous ai envoyé un mail et visiblement vous ne l’avez pas encore reçu , a moins que vous ne soyez tout simplement pas encore remise de sa lecture …
- Eh non , je n’ai pas encore eu l’occasion de lire les mails , le théâtre étant fermé depuis 48h . Que puis je pour vous ?
- Bon , je n’ai plus qu’a vous faire a l’oral mon mail ! Disons que j’ai lamentablement raté l’occasion de voir les monologues du vagin lorsque j’étais a Paris , et dans un moment d’innocence inconsciente , j’ai cru qu’il me serait possible de le voir cette semaine a Toulouse , du moins jusqu'à ce que l’on m’explose de rire au nez a la Fnac lorsque j’avais l’outrecuidance de formuler ma demande … Aussi voila : je suis prêt a vous payer effroyablement cher , a vous en supplier , a faire un plaidoyer incroyablement argumenté pour ma cause , mais je vous en prie , il me faut deux places pour ce soir …
- Demandé comme ça ! Ecoutez , je ne peux rien vous promettre , nous sommes normalement complets ce soir .
- Oui oui je m’en doute ! Mais bon , il y’aura sans doute des personnes atteintes d’une gastro aigue , ou des idiots qui ne savent pas encore que l’on ne peut garer sa ferrari ou son tank aussi facilement que ça un soir de fêtes , je trouve que ça vaut la peine de tenter et je suis prêt a courir le risque de me transformer en glaçon Nicholsonien a poireauter vainement . Ah , j’aurais une écharpe grise , que vous me reconnaissiez .
- Bon , a ce soir alors . »

Avouez qu’il y’avait un certain courage a s’y pointer alors que je l’avais nettement entendu rire au moins aussi fortement que l’employé de la fnac au moment de raccrocher .

Sans parler de ses pouffements réguliers tout au long de notre dialogue , évidemment .

(…)

Lorsque nous sommes arrivés sur place , l’employé a la caisse m’a regardé comme un martien mal dégrossi lorsque je lui ai dit que j’étais la personne qui l’avait appelé quelques heures plus tôt pour formuler une requête insolite .

J’ai alors connu l’espace de quelques secondes les affres du doute , de la confusion , et des sueurs froides , bien que ces dernières aient commencé sitôt que j’avais mesuré le froid polaire régnant dans les rues de Toulouse un soir de 26 Décembre .

Cela jusqu'à ce que arrive mon interlocutrice du début , qui tout en s’esclaffant sur « mais si , le garçon a l’écharpe grise ! » , nous fit un grand sourire , et nous laissa rentrer dans la salle .

Le delirium du Nico pouvait alors laisser la place aux monologues du vagin .

(…)

Pour avoir tenté de faire quelque chose qui ressemble a du théâtre pendant 8 ans (je ne parle pas de mes envolées lyriques quotidiennes , je suis un acteur né) , je m’amuse a regarder pendant les quelques minutes précédent le spectacle le rideau , guettant le nez de l’acteur anxieux auscultant la salle , les tripes plus remuées que celles de mon père assit sur le siège passager lorsque je conduis .

On est très , très tendu avant de jouer une pièce .
Au moins autant qu’avant de monter en voiture avec moi .

Lorsque je voyais arriver 2 spectateurs retardataires , très probablement ceux a qui nous avions subtilisé les places , je me crispais sur ma chaise , cherchant une attitude naturelle a adopter afin d’éviter de croiser leur regard quand l’employé leur expliquerait que nous étions ceux qui allions les priver du spectacle .

Les conducteurs ayant galéré a trouver une place étant toujours d’humeur guerrière , c’est bien connu .

Le spectacle commença .

Voulez vous que je vous dise ? Lorsque je dis que les filles sont toutes folles , je suis encore très en dessous de la réalité . Si si . Déjà , personnellement il ne me viendrait pas a l’idée de faire une distinction entre ma b*** et moi  (j’assume vraiment pas ce terme , ça a encore de la pudeur un Nico) .

Hors , les textes , joués par 3 actrices se relayant dans de longs plaidoyers pas forcément féministes démontrant l’anxiété féminine sur ce qui touche sur ce qui concerne le vagin , tendaient a démontrer que le vagin d’une fille lui est aussi étranger que la géopolitique a Douste Blazy .

Voila sans doute ce qui expliquerait l’une des diatribes féministes les plus récurrente , comme quoi les mecs ne penseraient qu’avec leur b*** . Normal qu’elles soient étonnées , puisque de toute évidence leur vagin semble doté d’un cerveau livré en supplément de celui que nous leur connaissions déjà (chut , pas de médisance) , alors que nous autres pauvres mecs n’aurions qu’un seul cerveau pour contrôler l’ensemble de notre simpliste corps .

Ceci étant , un cerveau contre deux dont un dans le vagin , moi je dirais que cela explique pourquoi nous sommes plus cohérents .

Question de point de vue disons .

Au fur et a mesure du déroulement de la pièce , il était amusant de voir que les quelques mecs qui avaient de toute évidence été traînés la par leur copine passaient un sale quart d’heure , perdant plusieurs centimètres par minute .

Sur leur chaise . Entre autre .

Un des grands moments du spectacle fut celui ou tour a tour , les actrices poussaient a tour de rôle des hurlements (au bas mot) différents d’orgasme , dans un parfait numéro de simulation effroyablement déconcertant pour les males de l’assistance .

Les quelques centimètres perdus par quelques uns furent vite récupérés . Par sur la chaise , cette fois .

Quand a moi , j’ai rarement autant ri que lorsque je reconnaissais certains des orgasmes simulés , jouant mais un peu tard profil bas a l’idée que ma copine pouvait s’offusquer du fait que je sois un temps soit peu connaisseur en la matière .
Parce que c’est un théorème beaucoup plus connu , ça . Les filles ne sauraient souffrir que leur homme ait une expérience de puceau American Pien , mais encore moins qu’il ait eut des ex pour se constituer la dite expérience .

Toujours ce problème de deux cerveaux , de cohérence , et tout ça …

Nota Bene :
De :  3T Café Théâtre <contact@3tcafetheatre.com>
Envoyé :  mercredi 27 décembre 2006 00:46:41
À :  <Kiforever@Hotmail.com>
Objet :  Re: Message via les 3T : Noel ?

J'ESPÈRE QUE LA SOIRÉE AURA ÉTÉ A LA HAUTEUR DE VOTRE PROSE !!!
BIEN A VOUS CORINNE !


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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 16:46

Bien que j’ai toujours détesté le foot , étant d’une habileté en la matière susceptible de me faire figurer en 1ère position sur Youtube pour les mots clefs " ridicule " , " pathétique " ou " désopilant " , je me souviens avoir été un peu moins médiocre au CM2 , l’année de mon arrivée a Toulouse , tout simplement parce que c’était le seul moyen de me faire accepter par ma classe , n’y parvenant pas par des moyens plus conventionnels .

Mon look sergent major Paris 15ème devant être pour beaucoup dans ce boycott affectif .

Pour connaître son niveau au football , il ne faut pas se fier a sa force de frappe phénoménale , celle qui fait que le ballon va voler très haut et très loin (des buts , mais ne chipotons pas) , pas plus qu’il faille louer son jeu de jambes impressionnant et approximatif qui saura impressionner l’adversaire , surtout lorsque a terre il gémira comme une femellete parce que soit disant votre tacle net et sans bavure lui aura " brisé le fémur " , ce qui me semble un brin exagéré .

Non , le véritable indicateur sur votre niveau est ce moment long et douloureux précédent le match , ses quelques secondes ou les deux capitaines jaugent le réservoir de joueurs , et appellent un par un ceux qui constitueront leur équipe .

S’ils ne souviennent pas de votre prénom et vous appellent en dernier , c’est la honte .

Et puis y’a les groupies . A cette douce et insouciante époque du CM2 , mecs et filles sont a priori innocemment naïfs , des lors c’est une joyeuse cohabitation qui baigne leur promiscuité scolaire , personne ne convoitant donc réellement le petit sourire de la petit Lily , l’adorable petite fille la plus jolie des 2 classes .

… Et puis de toute façon , tout le monde connaît mon cruel penchant pour les (petites) blondes .

(…)

Samedi Soir .

Ayant fait une soirée la veille qui en elle même pourrait avoir résolu le problème de la crise rencontrée par le secteur viticole Français -voir Européen- , je n’étais que très modérément enthousiaste a l’idée de ressortir ce samedi , bien que la demande expresse de Mélanie me fasse bien comprendre qu’un refus de ma part serait susceptible de remettre en question un certain nombre de mes acquis , a commencer par son amitié .

Jouer de la corde sensible , si c’est pas une vacherie …

Aussi prenions nous la direction de chez tonton , ou nous allions très vite êtres rejoint par Rem et Bertrand , deux copains du lycée quoique encore que dans le cas de Bertrand , il m’ait fallu un certain temps pour pouvoir considérer que les regards parfois durs qu’il avait a mon encontre ne signifiaient pas forcément qu’il me prenne pour le roi des cons .

Disons que je lui accorde le bénéfice du doute .

Alors que nous luttions avec une véhémence non démentie pour nous arroger le titre d’ivrognes de l’année , buvant pour cela avec une modération a faire frémir d’indignation Jean Louis Borloo lui même , je rêvassais sur le nombre de fois ou nous avions passé pareilles soirées dans cet antre de perdition qu’est chez tonton , mes amis et moi n’ayant que rarement été infidèle a ce symbole toulousain qu’il constitue .

Je me souviens avoir passé de longues et douloureuses minutes il y’a quelques mois , alors que je me révoltais devant le nombre de puceaux en puissance qui assaillaient ce que je considère presque comme mon bar , lorsque l’ami envers lequel j’épanchais ma légitime amertume avait le mauvais goût de me faire remarquer que nous étions plus jeunes que les dits puceaux lorsque nous avions mis les pieds pour la première fois entre ces 4 murs embrumés de fumées pas toujours licites .

D’ailleurs , nous étions puceaux . Ce qui ne me fait hélas pas remonter si loin que ça , pour le coup et a mon grand regret .

« Tu ne me dis pas bonjour ? » , m’interrompait-elle dans ma rêverie songeuse .

Uh ?

Je me retournais pour vérifier qu’elle ne s’adresse pas a quelqu’un d’autre , tout de même .

« Tu … tu me reconnais ? » s’enquit le Nico , plus déconcerté qu’un joueur de poker dont le plaisir procuré par son carré d’as aurait été un temps soit peu contrarié par le quinte flush de son adversaire .

« Bien sur ! Nicopoi , comment pourrais je avoir oublié ? » .

Alors je m’adresse a vous , capitaines de pacotille de mon Cm2 de mes deux … Peut être que dans votre cruelle méchanceté , vous ne m’avez jamais sélectionné autrement qu’en remplaçant dans vos minables équipes de foot merdique . Mais 13 ans après , la petite Lily vous sourit elle encore avec ce sourire la ?

Ah mais .


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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 16:47

Voici le mail que j’ai envoyé a l’instant au " 3T Café Théâtre "

Bonjour ! Je voudrais vous demander de me faire un gros , gros cadeau de noël .

Je voudrais absolument pouvoir voir votre spectacle "Les Monologues du Vagin" ce lundi 25 , mardi 26 ou mercredi 27 au pire , ayant promis dans un moment d'inconscience (et surtout avant d'avoir fait toutes les billetteries de Toulouse vainement) a ma petite amie de l'y amener , sachant qu'elle ne sera a Toulouse que ses 3 soirs .

Je suis prêt a vous payer une somme indécemment conséquente , a faire un article sur mon blog (fréquenté par 1200 glandeurs par jour) ou pour la dépêche et 20 minutes a décrocher le Goncourt , mais par pitié , gentillesse ou sympathie , aidez moi !

Merci d'avance pour votre réponse que je suis prêt a encadrer si elle fait plus d'une ligne , et surtout si les réponses "non" , "vous êtes fous" , "ah ah ah" ne sont pas abusivement répétées dans ces quelques lignes ...

Nicolas P.


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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 16:50
Etre de la génération Tanguy , c’est pas toujours drôle .

Déjà , on ne choisit pas d’appartenir ou non a cette sinistre et bien nommé génération : on le subit . Pour être exact , ceux qui sont réellement atteints du syndrome Tanguy sont nos angoissés et anxieux parents , traumatisés au possible par ce film et qui depuis s’attachent a voir dans le plus innocent comportement de leur douce et inoffensive progéniture des actes malveillants , calculés , sinistrement voués a leur porter un préjudice certain .

Grâce a moi , vous allez enfin connaître les affres insoutenables par lesquelles je suis passé en entendant mes parents chuchoter dans la cuisine .

Donc , il est un fait que tout adulte digne de ce nom (babas s’abstenir) , même aussi droit dans ses bottes qu’un ex premier ministre passé par la case Caribou , aura subi une perverse mutation pourvu qu’il ait vu quelques minutes de cet ineffable film , et qu’il en deviendra des lors un des ces odieux adultes contaminés par le syndrome Tanguy .

Et c’est la que les choses se gâtent , pour nous innocents petits étudiants .

(…)

L’un des premiers déplorables aspects du syndrome Tanguy est , donc , qu’il métamorphose vos adorables parounets en tortionnaires a faire frémir d’indignation le regretté Pinochet .

Ainsi , l’adulte contaminé va ressentir le besoin de persécuter son innocente brebis sur ses petits plaisirs solitaires personnels , comme et par exemples des toutes petites douches de rien du tout d’a peine une demi heure (« Bordel , c’est pas toi qui paye le gaz ! ») , ou encore son étrange habitude de reporter a plus tard une petite vaisselle ennuyante au possible (« J’en ai ras le bol de retrouver 6 casseroles par jour planquées dans ta chambre ! ») , voir même , et la on touche a l’atteindre aux droits de l’homme les plus élémentaires , l’habitude que peuvent avoir les étudiants de dormir légèrement tard un dimanche matin pour récupérer légitimement de l’effort fourni la veille dans la plus anodine des soirées .

Si vos parents vous ont déjà une fois raccourci la matinée que vous comptiez judicieusement consacrer a une décuve propre et efficace , ne cherchez pas : ils sont atteints .

Il est un fait que face a tant d’atteintes a leur prérogatives essentielles , les plus inconscients d’entre nous décident que s’en est trop , et un beau matin qui peut parfois durer jusqu'à trois , quatre mois (c’est dur de trouver un appart , si si . Sans parler de trouver un appart sympa ET pas cher) , s’en vont avec armes et bagages sous le bras , a moins -évidemment- que vous ne soyez étudiantes , auquel cas 4 camions de déménageurs pourraient s’avérer insuffisant pour transporter -dans un premier temps- une partie de votre garde robe .

Vous allez voir qu’on va me traiter a nouveau de misogyne , tiens .

Sauf que . Des inconscients libérés du goulag familial que nous étions , nous nous heurtons alors a un problème insoluble et auquel aussi bien le théorème de Pythagore que le comptable de Johnny Hallyday ne sauraient vous êtres d’aucune utilité : nous devenons destinataire de ces étranges officines spammeuses que l’on appelle communément Gdf , France Telecom ou encore impôts locaux .

De quoi vous faire réfléchir au moins une fois ou deux a la terrifiante question « ou ais je mis le numéro des déménageurs , déjà ? » .

Sauf que c’est la que le Syndrome Tanguy frappe encore , le fourbe . Alors que l’étudiant est toutes a ses hésitations et nostalgie sur cette bienheureuse époque révolue du douillet nid familial , ses impitoyables darons se chargeront de lui signifier qu’ils tiennent résolument a ce que la note de GDF devenue elle aussi douillette le reste . Douillette .

C’est bassement mesquin un adulte touché par le syndrome Tanguy , sachez le …



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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 16:51

Dans le genre masochiste , m’être mis la musique stressante au possible d’un jour sans fin « I got you Baby » , envoyant avec franchement pas trop de finesse le message au cerveau salement réveillé 1° que mes journées Toulousaines sont un peu répétitives en ce moment 2° que j’ai reçu un sms de ma banque m’informant que cela fait 14 jours que je suis a découvert - la routine , encore une fois , donc - , vous conviendrez sans trop me rire cruellement au nez que l’on fait difficilement mieux .

Avoir pris la crétine résolution de ne plus fumer un jour de naïveté absolue (quoi la routine encore ?) pourrait noircir le tableau , en y réfléchissant bien .

Après avoir avalé un café au lait dans une tasse au gabarit plus proche du tonneau que de la plus raisonnable tasse taille dînette pour gamines de 6 ans dont usent mes petits joueurs de collocs a ma grande consternation , je me mettais en devoir d’aller jeter un coup d’œil du coté de chez mes parents , que je ne vois que très rarement ces derniers temps , par manque de temps manifeste .

« Nico , réponds moi franchement , tu n’as pas fait attention au bruit que fait la 306 ? » m’accueilla t’il .

… Gulps .

De toute évidence , trop tard pour repartir idéalement sur la pointe des pieds , et inventer un pieux mensonge me prendrait plus de temps que le cerveau de mon doux papa en ébullition -a la découverte du bruit ressemblant a une scie électrique frottée a du contreplaqué- ne saurait tolérer pour fermer les yeux sur mon inconscience manifeste .

« Euh , oui , le bruit , broumph … ah oui le léger petit bruit de rien du tout ! Oui , j’ai vaguement remarqué , c’est bizarre hein ? Je crois que ça fait ça depuis une petite semaine , tout au plus hein … » .

Le mensonge n’a jamais été mon point fort , il est vrai .

(…)

Chez un garagiste , quelques demi secondes plus tard .

« Oui , bonjour , j’aimerais savoir si vous pourriez me changer mes plaquettes de frein avant 14H30 , et surtout a quel prix vous feriez cela » .

Le souvenir du sms de ma banque du matin en tête , je le regardais fiévreusement tapoter sur son ordi , l’imaginant ouvrir l’application « arnaque » , rubrique « tête du client > naïf > malchanceux > crédule » , mon père m’ayant vivement sermonné -entre autre- sur la pugnacité des garagistes et m’enjoignant de ne pas me faire refiler au passage des pneus anti tronçonneuse , m’estimant cruellement capable d’une pareille faiblesse .

Le coup du rétro a 150 euros a été mal digéré , probablement .

« 77 euros » , dit-il en relevant la tête d’un geste mesuré .

« Un instant » . Je sortais mon portable qui sonnait de façon plus qu’opportune , et me servait de l’appel de mon père décidément bien anxieux pour me lancer dans un numéro de « je parle au téléphone de manière a ce qu’un stade post sifflage de penalty en finale de coupe du monde puisse m’entendre » .

« Oui papa , tu tombes bien , je viens de faire deux garages , le premier est a 60 euros mais ne peut la prendre de suite , et il y’en a un autre a 77 qui peut faire maintenant la réparation , que fais je ? »

Il n’avait pas fallu plus de temps qu’il n’en faut a un hypocondriaque pour vomir son quart de pomme que le garagiste se mettait a me souffler « le prix peut changer a la baisse , je dois juste vérifier un truc … »

Talleyrand n’était qu’un amateur , c’est certain .

(…)

Je partais dare-dare faire des courses , laissant le garagiste s’affairer sur ma ruine fumante mon adorable petite 306 que j’adore , a la recherche de quelques idées de cadeaux de noël et de menues courses originales susceptibles de renouveler agréablement mes derniers repas , étrangement souvent a base de pâtes , mais heureusement-rassurez-vous agréablement accompagnées de gruyère , ketchup ou autre luxe sans nom .

J’ai le droit d’incorporer le beurre parmis les luxes ? Non ? Ah , zut .

Alors que je déambulais avec mon chariot , les écouteurs hurlant sur les oreilles pour m’isoler du monde hostile que représentent les zombies déambulant entre les rangées , mon œil fut frappé par un produit insolite au fond de mon caddie : « Mmm ? C’est quoi ce truc ? Roh les cons , un idiot a interverti mon caddie avec le mien » .

… Et tant pis si a bien dénombrer le (faible) nombre de produits a moi , je devais bien admettre que j’avais pu potentiellement me fourvoyer .

Tous des cons quand même , na .

Les gens ne faisant vraiment pas attention a leurs affaires , cette mésaventure devait se reproduire une seconde fois , et c’est de façon plus que furtive que je transvasais les quelques produits que j’avais glissé par erreur vers le mien , craignant de tomber nez a nez avec ma victime , que j’imaginais a la recherche de ses -nombreux- produits avec plus de détermination qu’un boxeur mi lourd recherchant celui qui l’aurait imprudemment traité de « tapette » .

Je n’ai jamais autant étudié de près une boite de petits poids extra fins que quand je vis ce bonhomme tout rouge me regarder suspicieusement tout en récupérant son caddie .

(…)

Alors que j’en étais encore a me demander a quel moment j’avais pu me faire refiler un caddie débloqué par un jeton en lieu et place de ma jolie et regretté pièce de 1 euro , j’arrivais chez mon garagiste , qui me regarda avec une tête d’enterrement , ce qui m’inquiéta au moins autant que ma voiture soit toujours a 1m du sol .

Je tentais de me remémorer le téléphone de mon avocat , au cas ou .

« Désolé monsieur , mais le problème venait des freins arrières , pas de devant . - Ah zut , bon vous avez pu faire la réparation quand même ? » s’enquit le Nico , ne voyant pas la matière a épiloguer , des freins étant des freins après tout . « - Non , j’attendais que vous me confirmiez la réparation . - Bah , après tout , le surcoût ne doit pas être trop violent ? - Si , vous en avez pour 250 euros . »

… Ma banque va mettre ma tête a prix , cette fois c’est sur .


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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 16:52

C'est une question que je déteste , sans doute plus encore que celle qui m'a souvent mis dans un trouble difficilement dissimulable (et incroyablement mal dissimulé) , j'ai nommé l'effroyable "Mr Nicopoi , avez vous préparé le devoir du jour ?" .

Et pourtant , cette question revient hélas très souvent , comme si tout être normalement constitué devait être prêt a y répondre a n'importe quelle heure , une liste savamment préparée en tête , l'argumentation dégainée avec plus de maestria qu'un politique grossièrement accusé d'avoir attribué un marché public a son beau frère .

Alors a chaque fois , j'improvise . Je gagne du temps en citant , un rire nerveux couvrant par moment mes réponses , les différentes choses que j'ai déjà fait ("les jardins de Marie Antoinette ... une piscine comme celle de loft story ... sur le bureau d'un prof a Fermat ... dans un bosquet en plein milieu du 15eme arrondissement de Paris ...") , espérant que ces réponses troubleront tellement mon interlocutrice qu'elle en oubliera le fait que je n'ai pas , pour autant , répondu a sa question .

Alors , non , je n'ai pas de fantasme . Et cela pour la simple et bonne raison que je les assouvis dès la seconde ou ils percutent plus rapidement qu'un sauteur en parachute qui aurait oublié de se munir d'un parachute mon esprit mal tourné .

Et évidemment que non , je n'avais pas préparé le devoir du jour . Quelle question ...

(...)

Un Mardi Soir .

Je rentrais de vacances accompagné de ma brune d'alors , et malgré l'heure tardive , je roulais plutôt rapidement , ayant de coupables envies qui traversais mon esprit au fur et a mesure que mon regard se perdait imprudemment dans son chemisier délicieusement ouvert juste ce qu'il faut .

La sécurité routière peut faire de la prévention a tout va , mais il reste des domaines dans lesquels elle ne pourra qu'être inefficace .

C'en était trop . Lorsque ses soupirs odieux me firent comprendre que ma brune elle même trouvait le temps long , je plongeais ma voiture dans la voie de décélération de la première aire d'autoroute venue avec plus de dextérité qu'un Schumacher ravitaillant a Suzuka en 2000 . Il avait été champion du monde , j'espérais bien en faire de même , quoique j'espérais bien , moi , m'attarder plus de 6,5 sec dans les stands .

Question de réputation .

Sauf qu'une aire d'autoroute , la nuit , c'est un lieu bizarre , laissez moi vous le dire . Des camions partout , des types bizarres conversant entre eux (probablement de la victime égorgée par leur soin la veille) et un camion garé en plein milieu de la route , bloquant le passage , et tout futile espoir de sortie rapide . Autant dire que ma brune n'en menait pas large .

Moi non plus d'ailleurs .

Il fallait agir . D'une marche arrière décidée , je reculais frénétiquement jusqu'a me retrouver sur l'autoroute , et repartais aussi promptement que je ne le fais de chez mon dentiste .

Je ne me souviens plus avoir passé les 3 premières vitesses , c'est dire .

Quoique légèrement refroidi par cet épisode , ma libido n'avait pas souffert de l'incident , et j'étais toujours aussi décidé a assouvir le fantasme qui m'agressait sauvagement la tête , a savoir faire l'amour avant 10 minutes avec ma brune sur le capot fumant de ma voiture .

Fumant , c'est une image papa .

Aussi empruntais-je la première sortie d'autoroute qui se proposa a moi , et après avoir fait crissé les pneus dans quelques ronds points empruntés en 3eme ou 4eme (selon mon degré de précipitation) , et après avoir suivi une route se perdant dans l'obscurité protectrice des camioneurs de la nuit , je garais la voiture dans l'allée d'un champs , ouvrais la portière de ma brune , et la portais jusqu'au capot brûlant de la 306 .

Tout en veillant a ne pas y faire de rayures , évidemment papou .

Alors que nous en étions encore a la phase léchouillages d'oreille , je voyais poindre au loin , et avec une certaine inquiétude naissante , la lumière de phares venant dans notre direction , et je priais alors que la lumière des miens restés allumés pour que je puisse profiter au mieux du contenu du chemisier n'attire pas leur attention .

Histoire que l'on ait enfin la paix , était-ce donc trop demander ?

La voiture se rapprocha . Et bien évidemment , s'arrêta a notre hauteur , ce qui me permit d'apprécier au mieux la vision de ces 2 policiers me regardant suspicieusement , pour enfin prendre une expression amusée lorsqu'ils comprirent qu'ils avaient interrompu un moment privilégié .

Le fantasme de la voiture ? Plus jamais .

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 16:54

J’ai toujours été un impulsif . Sans doute la raison pour laquelle je ne suis pas (toujours) quelqu’un de réfléchi …

Etant devenu depuis quelques mois totalement fan de Barcelone , cette destination est devenu le lieu ou j’arrive a peu près et vaguement a être paisible , oubliant l’espace de quelques tapas pour touristes naïfs les désagréments du quotidien (perte de ma carte grise , travail saoulant au possible , froid antarctical) avec plus de bonheur qu’un pot de nutella vendu avec 50% offerts chez Carrefour .

La barre était haute , c’est dire .

C’est la raison pour laquelle il m’arrive , sitôt que j’ai un moment de libre dans mon emploi du temps sarkozien , d’empoigner dans un élan d’enthousiasme l’indispensable , soit mon portefeuille / une paire de chaussettes propres / les clés de la voiture (trouvez l’intrus) , et de foncer , au grand dam de mes parents tourmentés , vers cette si chaleureuse destination .

Qu’il soit 3h du matin ne serait pas , vous vous en douterez , un argument susceptible de modérer mon coup de sang nicolien (ou irréfléchi , c’est tout comme) .

(…)

Le Nico étant contraint par ces temps de disette de faire des économies substantielles , j’avais choisi de prendre l’itinéraire me faisant passer par les Pyrénées , ce qui avait en théorie l’avantage de me faire faire l’économie de l’autoroute , trop douloureuse pour mon portefeuille déjà agonisant après mon passage par la pompe .

L’économie substantielle étant bien évidemment très relative dès lors que le péage du tunnel de Puylaurens engouffrait pour 5 petits kilomètres oppressant la somme que j’aurais payé pour les 350 que coûte l’autre itinéraire par autoroute .

J’en étais encore a réfléchir sur la manière la plus opportune de faire savoir mon mécontentement a mappy (« Vous n’êtes que des nuls ! Des incapables ! Des bouffons ! Des pales types ! Des … ! ») , lorsque j’arrivais a Puigcerdá , charmante petite commune de 15 habitants dont 13 lapins , ville frontière marquant l’entrée dans ce doux pays que l’on nomme Catalogne .

Ne vous aventurez jamais a dire que Barcelone est en Espagne a un Catalan . Vous le regretteriez au moins autant que si vous aviez annoncé a un Corse indépendantiste (quoi pléonasme ?) que son île n’est qu’un vulgaire département Français …

Et votre assureur aussi , très accessoirement .

Bref , il était quelque chose comme 4h30 du matin , et je pensais avoir fait le plus dur en ayant quitté sans encombre les routes françaises , qui je dois le dire me donnent de violentes sueurs froides a l’approche de chaque radar (« la vitesse limite ? Au secours , qu’elle est-elle sur cette route ? ») , d’où ma joie de me retrouver en territoire non hostile , ou presque .

Ces quelques minutes de bonheur durèrent en effet jusqu'à ce que je tombe nez a nez avec un étonnant panneau déviation , si joliment posé en plein milieu de ma crétine de route .

Pestant contre cette perte de temps qui annulait le gain de celui que je pensais avoir fait en grillant une quantité d’essence aberrante , en doublant en 3ème dans des montées angoissantes des automobilistes de toute évidence placés la pour me nuire , je prenais donc l’itinéraire que l’on m’imposait .

Et après avoir roulé 20 minutes dans un dédale de routes de campagne effroyables (« mon dieu , des vaches ! ») , je me retrouvais a nouveau nez a nez avec le panneau de déviation qui avait déjà causé ma contrariété dubitative , 20 minutes et 10 secondes plus tôt .

Cette contrariété n’allant pas en s’améliorant , des lors (« mais non de dieu de sa mère de la vache ça me saoule , qu’est ce que je fous dans ce bordel ??? ») …

Dans un moment d’humilité aussi rare chez moi que l’absence de fautes d’orthographe dans un rapport signé Xavière Tiberi , j’en venais a la conclusion que je n’avais pas du scrupuleusement suivre les panneaux de déviation , que ce n’était que mon étourderie qui était en cause , et ah ah , j’allais vite fait oublier cette petite étourderie .

C’est ainsi que je reperdais 25 minutes (j’avais roulé moins vite pour bien suivre les panneaux …) pour me retrouver a nouveau a mon point de départ .

… 25 minutes auxquelles se rajoutèrent logiquement 5 bonnes minutes d’un long et intense monologue amère sur ma dure et pitoyable existence , qui heureusement ne réveilla pas les lapins , les vitres de ma voiture insonorisant tant bien que mal mes hurlements hystériques .

(…)

C’est une des voitures qui m’avait coûté un quart de réservoir a la seconde une heure plus tôt qui me permit , non sans s’être amusé de mes déboires , de sortir de cet enfer rural , m’offrant de la suivre calmement , ce que je ne pouvais que faire malgré la vitesse grotesque que m’imposa le conducteur de devant , sans doute amusé d’achever mes nerfs .

De La Fontaine , je t’ai compris .

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 16:55

Il s'agit d'un texte coécrit entre le Grand Nicolas et son doux daron ...

Tout le temps , 2005

Un chômeur , c’est d’abord un naïf .

Non seulement il se doit d’être patient , maître de ses nerfs , rompu à la dialectique compliquée de la bureaucratie , habile négociateur (avec les banques , avec les organismes chargés de le contrôler , de l’indemniser ou de le radier des listes de demandeurs d’emploi) , mais il doit également et surtout savoir s’occuper seul et à moindre frais , sans pour autant céder aux petites et déprimantes fatalités comme et par exemple regarder une sombre niaiserie a la télévision , culpabiliser , aller voir de mauvais films pour tuer deux heures , déprimer, ou encore envier les autres .

Garder le moral est une gageure sans nom lorsque l’on en est a traîner dans un cinéma un mercredi matin , entouré d’une marmaille idiotement glousseuse .

Quand les indemnités de chômage n’arrivent pas , ou plus , le chômeur doit éviter de penser que tout ça va s’arranger facilement . C’est pourtant ce que lui bassine la petite voix en son for intérieur , sans doute pour lui faire oublier qu’il vient de donner une couleur rouge pourpre a sa carte bleue a l’occasion d’achats futiles ou dérisoires .

Mais toujours a des prix prohibitifs , cependant .

Il serait tout aussi illusoire de suppléer a son vertigineux déficit en vendant livres , disques ou objets rares . Ces achats fait lors d’années plus fastes et sur les conseils de vendeurs enthousiastes , semblent aux dires de ces vendeurs mutés par la force des choses en potentiels acheteurs , devenus aussi rares qu’un touriste Japonais devant le musée du Louvre en plein mois d’Aout .

C’est ainsi que la collection complète des « pléiades » des auteurs du XIXème siècle fera grimacer le libraire qui la trouvera, de toute façon, « défraîchie, poussiéreuse…bref invendable ». Les disques n’intéresseront personne ou à un prix honteusement bas et vos ivoires ou statues africaines feront ricaner un antiquaire malveillant .

En tout antiquaire sommeille une mesquinerie démesurément vexante …

Notre beau vase de Daum , qui était estimé une liasse de beaux billets susceptible de faire craindre un soudain regain d’inflation au premier gouverneur de banque centrale venu , ne valait plus qu’un regard méprisant quand j’ai réussi à décider Catherine à le brader . Au final , le changement de place , l’air pris dans sa sortie et sa nouvelle affectation lui ont coûté la vie: le chat l’a transformé en ravissantes et irrégulières pièces de verre aux formes diverses et variées .

La question de la Spa fut évoquée un bref mais intense moment .

Même vos 45 tours précieux vous vaudront un , deux ou trois , parfois quatre pitoyable(s) billet(s) de 10 euros que vous aurez dépensé entre le pain , le timbre pour la facture de téléphone , la facture de gaz ou celle de la mutuelle , sans ou oublier les étrennes des pompiers .

Il serait vain de tenter de refourguer un puzzle de vase Diam aux pompiers , évidemment .

J’accusais le chômeur de naïveté . En effet , celui-ci croit souvent que du fait de la raréfaction de ses revenus , il aura au moins l’apaisante compensation d’être moins sollicité (j’allais dire dévalisé) par la société .

… Les « S.D.F » le tapant à chaque coin de rue comme s’il était un nabab dissimulé , les grands organismes nettoyeurs de portefeuille , soit EDF , les compagnies des eaux , les assurances, les péages , les octrois , l’essence , la nourriture , la mutuelle , les impôts , la redevance , les impôts locaux , le chat (la Spa peut revenir sur le tapis si le griffu ne se fait pas oublier …) le ramèneront a de plus réalistes considérations .

Dans le pire des cas , le banquier s’en chargera .

Naïf , parce qu’il croit que ses économies , son argent mis de côté , ses stylos de marque ou son costume griffé sont garants de sa tranquillité temporaire . Rien n’est plus faux : les cintres des « dépôts vente » regorgent de costumes de marque . Leurs devantures sont pleines de stylos à plume magnifiques et quasiment neufs . Même les chaussures ont l’air neuves ! Un vendeur souriant vous affirmera sur un ton enjoué qu’il s’agit la de quelques effets personnels de femmes riches ou hommes aisés qui ne les auraient portés qu’une fois .

Dans les faits , un Gepetto moderne , plus sûrement , sera venu se délester par la .

Les chômeurs ? C’est rien que des naïfs .

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