Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 17:12

Sans doute la première fois depuis une demi décennie que je me réveille en sursaut et alors qu’il fait jour .

Et également que la combinaison de ces 2 raisons est la raison de mon indéniable mauvaise humeur .

Le bruit crispant au possible d’une personne me parlant sur msn m’a sorti de mon comas somnolique (pas encore dans le petit Robert , ne vérifiez pas) , cette personne n’ayant de toute évidence pas conscience que son acte malheureux ne puisse que provoquer chez moi une furie disproportionnée par le fait d’avoir été réveillé a une heure indécemment matinale , soit 8h30 du matin .

Colère disproportionnée aussi du fait que j’ai aussi et accessoirement raté mon train , 1h30 plus tôt .

Après m’être expédié un café que je qualifierais modestement de " corsé " (donc café qui aurait pour effet sur le plus endurci de mes lecteurs de le rendre insomniaque une petite dizaine de semaines) , j’inspectais le site de la Sncf en m’étranglant sur le coût prohibitif de ma panne de réveil , remplissais vaguement mon sac a dos du minimum syndical nécessaire pour que je ne fasse pas les gros titres du journal local de Port la Nouvelle (" un inconscient retrouvé mort de froid en plein mois d’Aout ") et prenais enfin la direction de la gare avec donc seulement 2h de retard sur l’horaire benoîtement envisagé la veille .

C'est-à-dire 4h plus tôt , lorsque j’avais envisagé de dormir un peu , quand même .

Dans le cas d’une nuit passablement raccourci , j’ai curieusement de façon assez récurrente la gorge aussi sèche que mon portefeuille , aussi éprouvais je sur le quai l’irrépressible besoin d’assécher un peu plus ce dernier en me ruinant a acheter quelque chose qui me rafraîchisse , comme par exemple une bouteille d’orangina vendue a un prix défiant toute concurrence de tout épicier en situation de monopole au milieu du Sahara .

… Comment ça " modifiez votre sélection " ? Et d’un , tu ne me parles pas comme ça , et de deux , je m’en fous , je vais prendre la deuxième colonne d’oranginas …

" Modifiez votre sélection " .

Bon . Inspirer un grand coup . Ne pas s’en prendre futilement a cette sombre raclure de machine de merde , et opter pour de l’ice tea . Oui , c’est ça , je vais prendre de l’ice tea , bonne idée tiens .

… Je me suis explosé la main de colère contre la vitre du malfaisant appareil lorsqu’il m’affichait a nouveau " modifiez votre sélection " .

Les yeux exorbités , a la recherche d’un employé de la Sncf a étrangler , je devais faire appel a tout mon self control pour résister a la tentation d’écrire là , sur le quai , un bouquin qui prônerait la révolution du prolétariat contre la dictature des machines et l’extermination de ces dernières , d’autant que l’ignoble robot dans deux ultimes provocations , refusa de me rembourser , puis fit tomber sans que je ne lui ai rien demandé une bouteille d’un liquide a la saveur insipide au possible , soit une bouteille d’Evian .

Enfin pour la saveur insipide , je ne fais que présumer puisque la bouteille resta bien évidemment coincée a peine hors de portée de mes doigts …

(…)

Dans le train .

Après avoir du céder la place que j’avais initialement choisi à une pitoyable mémère tenant dans sa main un roquet ridicule au possible , bavant et tirant la langue , parfois les 2 en même temps , et après avoir résisté a l’incroyable tentation , encore une , d’envoyer valdinguer la potiche et sa créature par la fenêtre au risque non négligeable de mécontenter WWF , je tentais de me calmer et de lire consciencieusement mon bouquin .

C’était sans doute beaucoup demander .

Arrivaient les contrôleurs pour leur premier passage . Je ne suis pas foncièrement honnête , mais ayant horreur de devoir m’expliquer avec un contrôleur devant d’autres passagers qui ne peuvent s’empêcher d’écouter et prendre une mine désobligeante (" ah , ses jeunes ! ") , aussi décidais je d’aller trouver les contrôleurs et de leur expliquer subtilement ma présence dans ce train avec un billet pour un autre quelques heures plus tôt .

Autant pour moi : 15 Euros de redressement , sachant que si j’étais resté sagement a ma place je n’aurais au final jamais été contrôlé , ma subtilité a finalement achevé mes dernières velléités de me calmer .

Bref , j’arrivais a Port la Nouvelle dans de fort peu douces dispositions , qui n’allèrent pas d’ailleurs en s’améliorant lorsque sous mes yeux incrédules , je découvrais un paysage apocalyptique . J’ai cru débarquer au milieu de champs pétrolifères , de Hlm en tout genres dignes des barres du Mirail et Reynerie combinées …

J’ai passé la première heure a déambuler en me retenant a chaque pas de ne pas reprendre le train aussi sec . Je n’ai réussi a rester qu’en le prenant avec humour , m’amusant a m’émerveiller faussement devant le spectacle : " Oh ! Une raffinerie ! Aaah ! Une grue ! Tiens ? des pétroliers !!! " .

Bon dieu , que foutais je dans ce vide ordure urbain .

Espérant tout de même qu’il existe une plage au milieu de l’un ou l’autre dépôt de mazout , je demandais mon chemin au huit a huit ou je m’achetais un de ses misérables trucs appelés a tord sandwichs et que si j’étais député je déclarerais contraire aux conventions de Genève . Dans un premier temps , l’employée eut visiblement le plus grand mal a se retenir de partir dans un fou rire , puis me demanda " mais … vous n’êtes pas a pied tout de même ? " .

Soit . 45 petites minutes a déambuler a pieds pour atteindre cette foutue plage , ça valait pas la peine de se foutre de moi , sombre caissière .

Et soit , pour bronzer , il eusse fallu que je ne me retrouve pas dans une tempête de sable digne de celle dans laquelle se retrouve piégé tintin aux pays de l’or noir . J’ai inventé le concept de bonhomme de sable , quand après avoir dormi 2h , je me réveillais avec 10cm de sable sur moi , sans parler des kilos ingurgités bien malgré moi .

Je suis rentré le soir même . Et ai royalement snobé le contrôleur …

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 19:58
Lundi soir .
 
J’allais retrouver la Julie , auteur du mail qui avait réussi l’incroyable miracle de me faire entrouvrir les yeux un lundi a 10h du matin sans l’aide d’un café ou du levier d’Archimède , chez tonton ou il était prévu que je passe un brin de soirée en son aimable compagnie .
 
La présence de sa colloc et d’un ami kéké de cette dernière m’apparaissant en revanche nettement , nettement moins aimable .
 
Ces derniers ayant le bonheur de partir prématurément , c’est à dire avant que je me laisse aller a une agressivité sans cesse renouvelée envers les abrutis n’ayant pas compris que les lunettes de soleil le soir sont d’une inutilité qu’aussi inutile que grotesque , je pouvais me rapprocher enfin de la Julie et voir si mes écrits pouvaient réellement compenser par eux mêmes mon apparence physique que sans fausse modestie je qualifierais de banale .
 
Tout commentaire désagréable excèdant mon propre jugement déjà assassin se paierait durement .
 
Ayant compris que j’avais une chance de ne pas me prendre un râteau trop cruel si je me laissais aller a un geste sans équivoque comme et par exemple approcher ses lèvres a moins d’une distance de 2 cm , je tentais une manœuvre sournoise totalement improvisée , en amenant le sujet sur nos tailles respectives .
 
Il me sera quand même arrivé une fois ou deux d’être conséquemment plus grand qu’une copine . Sur 39 fois , ok …
 
« Ce n’est pas possible , on a tant de différence en taille ? Lève toi , je veux comparer ... »
 
La coutume veut que pour comparer on se mette épaule contre épaule . Je me suis plus judicieusement mis en face d’elle pour n’avoir plus qu’a me pencher et l’embrasser .
 
Je le concède : je suis très , très content de moi sur ce coup la .
 
La soirée se prolongeait jusqu'à 4h du matin sur les berges , ou chaque fois que d’aventure j’y pousse mon chemin , ma mémoire m’agresse sauvagement pour me rappeler qu’a tel endroit , j’étais avec telle ou telle copine dans certaines circonstances , parfois outrageusement contestables .
 
Un peu comme quand alors que nous roulions des pelles de plus en plus poussées , Mélanie m’avait dit sans que j’en comprenne l’exacte portée « sort la » .
 
Je m’en voudrais a vie . Fin de la parenthèse .
 
Le lendemain , Julie partait pour Paris , non sans avoir répondu a ma question posée négligemment mais avec une envie assez mal dissimulée « ais je une chance de te revoir » par un « oui » répondu avec un sourire trop large pour être honnête …
 
(…)
 
Le reste de la semaine , je passais mon temps a refreiner les exclamations enthousiasmées et autres consternants délires de mes amis ayant eu vent de l’histoire , répétant a l’envie que de mémoire , je n’avais jamais connu une seule relation commencant sur un soir et non suivie d’un deuxième soir consécutif faute d’une compatibilité d’agendas a défaut d’amoureuse .
 
Rien ne me fait plus marrer que les gens affirmant être amoureux d’une personne sans jamais pour autant être sortie avec cette dernière . C’est une conception qui me laisse pantois , pour ne pas concéder narquois .
 
N’imaginant pas un instant une Julie (je concède que j’avais un apriori aussi négatif que positif sur le prénom , bien que cherchant plusieurs fois dans notre soirée a l’utiliser a tord et a travers juste pour le plaisir de le prononcer) attendre patiemment de me retrouver a son retour , je revoyais sans trop d’état d’ame la petite pharmacienne a qui j’avais glissé mon prénom dans son sac dans le train de Bayonne , quelques semaines plus tôt .
 
Si gouverner c’est prévoir , ne pas se retrouver tragiquement célibataire c’est explorer toutes les pistes qui pourraient l’éviter un jour ou l’autre …
 
En l’espace d’une soirée , le mythe de la petite pharmacienne s’érodait plus qu’un bloc calcaire plongé a l’année sous les chutes du Niagara . Elle prenait une entrée a laisser sur sa faim un somalien anorexique et incroyablement difficile , buvait de l’eau et uniquement de l’eau , portait des chaussures ô combien humiliantes puisque me donnant 5cm de moins qu’elle , et enfin , alors que je lui faisais un massage de 2h et que je voyais passer avec un pincement au cœur « le fantasme d’amphi » au bras d’un type insupportable au possible , m’avouait son amour impossible (1 an et demi a soupirer , pour moi c’est impossible , oui) pour le pharmacien d’en face .
 
Je n’ai pas répondu a son sms « il m’a semblé que tu étais crispé sur la fin » …
 
(…)
 
Ce n’est que justice , mais bien que guère étonné , j’ai pu lire ce matin en rentrant chez moi le mail suivant :
 
Je suis désolée .Tu avais raison en disant que je rencontrerai quelqu'un à Paris. Mais pourquoi tout n'est pas comme dans le monde de Martine et surtout pourquoi y'a-t-il des mecs partout ? Toujours est-il que nous avions chacun zéro gramme d'alcool dans le sang la première fois que nous nous sommes embrassés.
En tout cas à bientôt, je ne sais où tout ça va me mener, je continuerai à me délecter de tes posts sur ton blog.
Bises,
ju
 
J’avais anticipé , mais pas assez efficacement , je le concède .
 
C’est con , elle était bien cette Julie . Enfin c’était une Julie , c’est tout …

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 19:57
Mercredi .
 
J’avais pris la ferme résolution de dormir plus que d’accoutumée , a savoir donc plus de 6h en une seule nuit , ce qui en soit méritait de figurer au guiness des records .
 
Je précise : c’est la résolution qui méritait d’y figurer , de toute façon il eut fallu pour que je dorme plus de 6h que je ne sois pas réveillé en sursaut par mon téléphone et la Elga a l’autre bout de la ligne ne se rendant pas compte de mon impuissance a communiquer a des heures aussi outrageusement matinales que 13h30 du matin .
 
De toute façon Ben sonnait 10 minutes plus tard . Les matins ne sont plus ce qu’ils étaient .
 
Réveillé et donc dans les pas forcement meilleures dispositions du monde , il me fallait la cigarette accompagnant le caf … le thé puisque je n’ai plus de café , enfin n’importe quoi qui se fume , ma moquette n’étant pas assez propre pour que j’envisage de me fournir sur elle .
 
J’ai hésité .
 
Après avoir vainement fait une dizaine de fois les poches de mes derniers pantalons , je me rendais a l’évidence et dégainais ma carte bleue pour aller faire subir un sort au distributeur malencontreusement placé en bas de chez moi , ce qui n’aide en rien a freiner mes ardeurs dépensières totalement inconsidérées .
 
Du moins jusqu'à ce que mes yeux exorbités lisent « opération refusée par votre banque » .
 
(…)
 
Il est vrai .
 
Il est vrai que cela ne pouvait durer indéfiniment , que de ne pas connaître la position de mon compte 3 mois durant , pour la simple et excellente raison que n’ayant pas retrouvé la clef de ma boite aux lettres , je n’avais accès a mes relevés de compte qui de toute façon auraient fini indifféremment a la poubelle , bref , tout cela n’était peut être pas l’attitude adéquate pour éviter de se retrouver avec un compte a faire peur a un Tapie lâché par le Crédit Lyonnais .
 
En même temps , est ce ma faute si ma banque a la faiblesse de m’autoriser un découvert de 800 euros ?
Il me fallait rectifier le tir . La boite aux lettres allait être la première victime , et cracher dans un sombre fracas métallique (celui d’une serrure sautant sous mes coups vengeurs) son immonde flot de lettre inutiles en tout genre : factures , billets sncf périmés , lettre de relance de la Caf et de la sécu …
 
J’aurais du attendre 2 mois de plus .
 
J’allais ensuite voir ma charmante banquière , et sur un ton rassurant lui assurais de très rapides arrivées d’argent frais diverses et variées , qui sans êtres dans les faits totalement inexistantes , risquent d’être au moins 300 Euros moins élevées que celles dithyrambiquement annoncées .
 
Je crois avoir fait une tragique erreur en lui donnant l’adresse de mon blog .
 
Je me rendais enfin a la gare , avec le vague espoir de me faire rembourser le billet de train dont je n’avais pu faire usage 3 semaines auparavant . Après tout , il n’y a pas de raison que je ne fasse pas contribuer la Sncf au financement de mon absence de cerveau .
 
« Bonjour ! J’ai commandé il y’a 3 semaines un billet que je n’ai jamais reçu , j’ai du en racheter un , et ce n’est finalement qu’aujourd’hui que j’ai reçu le premier billet … »
 
J’ai un talent inné pour les pieux mensonges .
 
« Vous avez le second billet que vous avez du acheter ?
- Gulps » .
 
Me demander a moi si j’ai gardé quelque chose . J’ai eu envie de lui expliquer que je perds 6 carte bleues par an , 4 clés par semaines , que je suis un désastre ambulant et que … tiens mais j’y pense , j’ai vu traîner un vieux billet de train dans mon portefeuille …
 
Ça m’était jamais arrivé .
J’ai donc 18 Euros et vingt centimes a dépenser ce soir . Ouf .

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 19:56
Samedi soir .
 
Je devais aller retrouver Clémentine a la crémaillère de sa sœur en sortant du boulot , et je devais retrouver un de ses amis pour l’y amener également . Bien évidemment , cela impliquait que je réquisitionne la voiture de mon père , dont je m’empressais de demander la permission purement formelle a 22h . Du soir même , évidemment .
 
« Allo Mam ? C’est Nico …
(voix de mon père derrière) - S’il veut la voiture , dit lui que c’est hors de question ce soir ! »
 
Glups . Le purement formel risquait de devenir problématique .
 
Après 20 minutes d’âpres négociations (tout juste ne menaçais je pas d’aller me prostituer en Russie si je n’avais pas la voiture) , j’emportais une décision qui m’avait coûté une demi centaine de cigarettes fumées rageusement et une demi bonbonne de déo vidée pour faire passer les affres des sueurs froides subitement subies …
 
Cela fait quand même des années que je me répète vainement qu’il me faille cesser cette idiote manie «d’organiser» tout a la dernière minute … pardon , d’improviser , je m’égarais .
 
Après avoir roulé pendant une heure dans une cambrousse a peine pire que la jungle du Vietnam avant sa reconfiguration post Napalm , et bien évidemment après m’être égaré une bonne trentaine de fois dans des directions aussi diverses que consternantes , j’arrivais a la fameuse crémaillère .
 
Le moins fameux restant qu’après une heure sur place a entendre Clémentine parler de nous a l’imparfait , je prenais la tangente sans un au revoir pour ma nouvelle ex belle famille .
 
Inutile d’insister sur le fait que j’étais vert .
 
(…)
 
Dimanche soir .
 
J’ai gardé Eve dans mes contacts messenger pour une raison que je ne m’explique que très difficilement , ou plus précisément , que je ne m’explique pas du tout , Eve étant une des meilleures amies de mon ex Julie , celle dont je disais qu’elle avait plus sa place derrière une caisse de monoprix que dans une fac de droit .
 
Ce n’est que justice : elle m’a littéralement explosé scolairement parlant .
 
Bref , mes rares discutions avec Eve sont aussi cordiales que celles échangées il fut un temps entre Staline et Churchill , Eve m’opposant un mépris n’ayant d’égal l’hilarité chez moi provoquée a la lecture de sa diatribe parfois mesquine , mais pas toujours irréaliste .
 
Nico™ - tu te mets au blog aussi ?
Eve - non pourquoi?
Nico™ - l'étoile a coté de ton pseudo !
Eve - ben non j’ai pas de blog .c’est pas trop mon style de déballer ma vie comme ça...moi!!
Nico™ - lol
Nico™ - facile !
Nico™ - toujours aussi consternée par mon blog ?
Eve - toujours...
Nico™ - lol . au moins tu le lis , tant pis si la consternation reste la même
Eve - bien sur que je le lis!!!
Nico™ - bien sur ???
Eve - je veux voir jusqu'ou tu peux aller!!
Nico™ - cad
Eve - je t'avoue que je survole souvent
Eve - mais de temps en temps je suis impressionnée par ta capacité a enjoliver et romancer les choses
Nico™ - comme ?
Eve - tout
Nico™ - tu me fais rire . bisous
Nico™ - bonne nuit
Eve - tant mieux si je te fais rire..!!
Eve - bonne nuit
 
A coté de ce dialogue , la situation Libanaise apparaît presque radieuse .
(…)
 
Lundi matin .
 
Le Nico se lève . Et comme chaque matin , se jette sur son ordinateur avec l’avidité d’un zombie ayant enfin trouvé comment faire taire la blonde de service et dont on savait des son apparition a l’écran qu’elle subirait une mort ignominieuse avant la fin du film .
 
Je vais finir par inventer le concept de computer-sexuel .
 
Six messages , certains vantant l’élargissement du pénis , d’autres me proposant d’aider un fils de chef diplomate Africain désireux de blanchir un million d’euros sur mon compte et de m’offrir en échange et généreusement une commission aussi rondelette qu’une vulgaire Maïté post digestion .
 
Pas sur que la Bnp ne trouve crédible de voir mon découvert se transformer en un compte mirifique .
 
Alors que j’allais virer toutes ses cochonneries , je remarquais un mail qui apparaissait moins Spam que les autres . En voila le contenu :
 
Bonjour, je m'appelle Julie et je t'écris pour te dire que je suis virtuellement tombée amoureuse de toi en tombant tout à fait par hasard sur ton blog samedi (j'en cherchais un autre, toujours pas trouvé d'ailleurs). Je précise aussi que je n'ai pas l'habitude d'écrire ce genre de message. J'aime beaucoup ta manière d'écrire et ton humour, et tu me rappelles ma propre maladresse, mes déboires avec les mecs, mes galères à la fac, etc. bref la vie banale d'un étudiant rendue trépidante par ta plume !
Je ne te propose pas de boire un verre puisqu'en ce moment tu es avec Clem, bonne continuation pour ton blog et rappelle-toi que "les filles c'est comme des poupées russes..." (je n'ai visiblement pas les mêmes références que toi),
bises,
Julie
 
Je l’ai relu une dizaine de fois pour vérifier qu’il n’y ait pas marqué dans un coin du mail « si vous répondez a ce mail , vous vous ferez automatiquement élargir le pénis et recevrez un virement d’un million de dollar d’un chef Africain bienveillant » .

 
Je ne saurais conclure sur autre chose que le fait que j’hésite a porter plainte pour l’absence de la mention légale dans ce mail « si vous rencontrez cette Julie , elle vous réveillera a 7h du matin le lendemain de votre rencontre pour que vous honoriez votre promesse de lui servir le petit déjeuner au lit » .
 
Bah . Je ferais une sieste cet après midi .

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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 19:55
Quelqu’un a eu récemment l’outrecuidance de rafraîchir ma défunte mémoire sur une de ses tirades dont j’ai infortunément le secret , tirade que j’aurais sortie dans un nouveau blâmable moment d’inconscience , chose dont je suis hélas et aussi coutumier .

Plus d’auto flagellation et Gandhi apparaîtra pour un macho prétentieux .

Ainsi , j’aurais récemment concédé avoir un problème avec mes ex , a savoir que je me sentirais « redevable » envers ses dernières . Si des âmes médisantes ne manqueront pas d’affirmer a leur risques et périls que pour une fois il me sera arrivé de ne pas dire une bêtise sans nom , j’ai été choqué après coup d’avoir dit une telle chose probablement sous la honteuse influence d’un verre de trop , et ai essayé de comprendre le Nico bourré avec lequel je dois bien le dire , le sobre n’est pas toujours scrupuleusement d’accord .

Particulièrement lorsque le sobre découvre que le bourré a eut la malencontreuse idée d’une Nutella party dans son dévasté appartement .

Redevable ? Disons qu’ayant de violentes poussées de haine envers le reflet que d’inconscients miroirs renvoient en ignorant sombrement mon absence totale de toute idiote superstition , j’avoue vouer une admiration sans borne (ou sans peur et sans reproche , au choix) pour celles qui ont eu a me supporter , fut ce un temps aussi relatif que celui nécessaire a un Sarkozy pour pondre une loi sur l’immigration .

J’ai eu des relations très , très courtes .

Une de mes citations préférées reste cette dernière de Boris Vian , « Ou étaient les souvenirs purs? En presque tous se fondent les impressions d'autres époques qui s'y superposent et leur donnent une réalité différente. Il n'y a pas de souvenirs, c'est une autre vie revécue » .

Bon dieu , il devient sérieux ce blog …

Pourquoi citer ce pauvre Vian qui a hélas passé l’age d’écrire des inepties en ayant contribué depuis belle lurette a l’accroissement d’asticots quelque part dans un cimetière je ne sais ou ? Parce qu’il n’avait hélas que trop raison . En ce qui me concerne , j’ai pourri un certain nombre de mes relations en nourrissant des regrets pour la précédente , jusqu'à ce que l’actuelle devienne la précédente et que je pourrisse la nouvelle , et ainsi de suite …

Nico ou je me pourris la vie avec un entrain toujours renouvelé , oui c’est bien moi .

Au moment de sortir avec Clémentine , celle ci s’est ingéniée a me décourager de cette idée en m’informant délicatement être toujours amoureuse de son ex , ce qui il est vrai aurait pu être problématique pour une personne douée d’un minimum de raison , ce qui grand dieux et heureusement n’est pas mon cas .

Ce que j’en pense ? Dans un premier temps , que ne je suis peut être pas tout a fait normal a avoir pensé dans ma tête a ses propos « je m’en fous , ce sont surtout tes goûts musicaux qui risquent de m’insupporter ! » , dans un second temps que d’une certaine manière , a 22 ans bientôt 23 (brrr … ça ne passe vraiment pas) , toutes les filles que je rencontrerais auront connu un Attila qui aura dévasté leurs illusions passées de princes charmants tout gentils , c’est a dire ce qu’aucun mec n’est , très concrètement .

Et tout particulièrement votre humble serviteur .

Je citerais pour finir et pour conclure mon maître a penser , le divin marquis … « la route de la vertu n’est pas toujours la plus sure , et il est des circonstances dans le monde ou la complicité d’un crime est préférable a la délation » .

Ne me reste qu’a corriger le Sade en faisant remarquer que certes , mais être l’auteur du crime n’est pas si mal non plus .

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 19:53
Je crois avoir déjà évoqué ma certaine aversion pour le préservatif , aversion qui n’aurait d’égale celle que je nourris envers , et par exemple , les cellules psychologiques , l’insuffisance de chocolat dans les œufs kinders , et enfin pour me répéter une fois de plus , les programmes de cet imbécile de Sevran .

Il faudrait pour bien faire que je songe a cotiser en vue des frais juridiques que ne me manquera pas d’occasionner le jour ou cet idiot tombera sur mon blog …

Je n’ai finalement , et contrairement a la rumeur que j’ai assez grossièrement entretenu , jamais couché avec ma première vraie petite amie , pour la simple et bonne raison qu’alors que j’avais réussi a trouver l’endroit idéal pour le faire (le lit des parents d’un ami chez qui j’organisais la soirée , je vous accorde que « idéal » n’est finalement peut être pas forcément le terme adéquat) et ce a la dernière minute , je m’étais rendu compte dans le bus qui nous y emmenait que j’avais dans un moment de confusion (chose relativement commune d’ailleurs) oublié les préservatifs…

J’en ai emprunté a une amie qui 5 ans après les faits incriminés n’a toujours pas eu l’occasion d’en essayer pour elle même , la chose certaine étant que je ne savais pas jusqu'à cette nuit la qu’un préservatif puisse périmer .

Autant dire que l’on a rien fait et que je me suis fait larguer 3 jours après .

J’ai su rectifier le tir avec ma seconde petite amie . J’avais assez de préservatifs pour permettre a une armée en campagne de vivre sur l’habitante pendant des années , et je mis a contribution le lit de mes parents , qui je l’espère ne tomberont jamais sur cette dernière réplique , ou je n’ai plus qu’a changer de pays .

Voire de Continent .

(…)

J’ai des principes assez idiots . Si ! Si ! Ainsi , j’ai horreur d’avoir des préservatifs sur moi lorsque je sors avec une nouvelle copine , pour la simple et effroyablement idiote raison que j’aurais peur qu’elle interprète ce geste de précaution élémentaire comme un « j’avais prévu de faire l’amour avec toi ce soir et j’ai tout fait pour » .

Allez comprendre pourquoi , je considère qu’une telle intention ne peut qu’être interprétée négativement .

En sortant avec Clémentine , je me suis douté qu’il me faudrait envisager un jour ou l’autre de ne pas tenir le pari que je m’étais fait , pour être franc pour exorciser ma peur que les faits me donnent raison , de ne pas faire l’amour avant le 1er Janvier 2007 , mais j’ai pensé que la chose ne se réaliserait pas pour autant avant un certain nombre de semaines .

Ou du moins pas avant notre première cuite commune .

Néanmoins , le souvenir vivace de ma cuisante nuit en compagnie de ma première copine demeurait , aussi lorsqu’il était prévu que Clémentine passe sa première soirée chez moi , je mettais a profit les quelques minutes que j’avais , au demeurant aussi pléthoriques que le nombre de politiciens non véreux , pour me mettre en quête de préservatifs , chose dont j’ai absolument horreur car je me sens horriblement gêné les quelques secondes ou l’on attend bêtement que cette machine insoutenable délivre sa marchandise .

C’est a dire les secondes nécessaires a comprendre qu’il faille tirer sur la petite poignée un peu plus bas .

Cette précaution s’avéra bien sur inutile ce soir la . Ce n’est que le lendemain , alors que j’avais respecté ma règle «pas de préservatif pour ne pas faire calculateur» , que je manquais de m’étrangler en entendant Clémentine dire a ses amis qui prenaient congés de nous : « Barrez vous qu’on puisse enfin faire l’amour tranquillement » .

Encore une fois ou j’ai cru devenir fou .

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 19:51
Mercredi .

Belle journée ! Je me lève enthousiaste comme jamais , traîne a peine moins de 15 petites minutes sous la douche , songe a me raser pour la première fois depuis plusieurs mois , néglige la moitié de mon café , bref , je suis dans un état dans lequel je n’ai plus été depuis …

Merde , je ne me souviens plus .

Bon , je concède que mon enthousiasme a ses limites , et que même si je suis plus que décidé a ranger mon appartement , je rencontre une certaine difficulté a passer a l’acte pendant les quelques heures qui défilent plus bêtement cet après midi qu’une armée Française pathétiquement connue pour ces échecs retentissants dans le monde entier .

Jamais vu une après midi passer aussi vite .

Alors que j’en étais a acheter du papier d’Arménie pour masquer les odeurs diverses et variées hantant mon appartement depuis une période récente de laisser aller ayant entraîné l’apparition de moisissures dans des bols attendant d’êtres lavés depuis quelques semaines , mon téléphone émettait l’odieux son de réception d’un message .
Et je reposais sobrement le papier d’Arménie .

Il faut savoir qu’un second rendez vous ne se confirme pas , il s’infirme . Des lors , le message que m’envoyait Clémentine ne pouvait qu’odieusement violer ma bonne humeur , bien que sur un ton passablement gentil elle me proposait malgré tout de reporter le restau initialement prévu au lendemain pour une raison aussi futile que le peu de suite dans les idées de son auteur envers ma personne ainsi induites .

Alors que moi , ma débordante imagination fonctionnait déjà a plein régime .

Reporter un rendez vous revient généralement a l’annuler . C’est vrai ! Pourquoi aurait on plus d’enthousiasme le lendemain pour une chose qui nous barbait au possible la veille ?
J’attendais toute la journée du lendemain le message d’annulation , qui arriva sous ces termes :
« Salut Nico , j’ai bien eu ton message . Je sais que c’est décevant mais ça me gène puis je le sens pas donc je ne vais pas venir . Me manque le grain de folie , je me dégonfle . Merci quand même , passe une bonne soirée » .

Elle aurait tout aussi bien pu dire « Tu es bien gentil mais non . Bye ! » …

Sachant qu’au moment ou je recevais ce foutu message , j’étais a mon bureau surchauffé , que les appels pleuvaient de plusieurs téléphones a la fois , que ce sms certes bien gentil venait de provoquer une certaine tension que mes interlocuteurs ne pouvaient pas ne pas remarquer (« Vous allez me l’épeler votre putain de nom ! ») , j’ai posé les téléphones , inspiré un grand coup et fait le point .




« Ok , ça fait plusieurs mois de célibat , de faux plans , d’illusions aussi douloureusement fausses que les chutes qu’elles ont entraîné , j’ai enfin rencontré une fille originale et je viens de me faire expédier plus vite qu’un préfet congédié pour avoir vérifié qu’une paillote soit réellement si inflammable que ça … Stop . C’est trop » .

J’appelais dare-dare la Clem .

Après 10 minutes d’un plaidoyer plutôt mal aisé en raison de la difficulté a plaider une cause aussi désespérée que la mienne , et également de la difficulté a méconnaître les regards assassins provenant du coté de mes collègues de travail , j’obtenais de Clem qu’elle vienne prendre un verre furtif en ma compagnie .

De toute façon , c’était soit furtif , soit elle venait en armure d’époque renforcée .
J’en étais encore a esquisser une forme de sourire lorsque raisonnait de la rue un capharnaüm a peine plus supportable que Pascal Obispo dans ses bons jours (je persiste a affirme que j’écoute « tomber pour elle » uniquement par délire personnel) , vacarme qui m’angoissa au possible .

« Quel con ! Donner rendez vous place du capitole un soir de concert ! Crétin ! Abruti ! Pauvre type ! »
Je suis rarement tendre avec moi-même …

Pourtant , Clémentine flairant que je n’avais que pu faire erreur lorsqu’elle se vit entourée de vieux exhibant leur graisse sur des airs de sombre java , me rappela , ce qui me permit de corriger mon erreur et de l’inviter en terrasse du Cardinal , que j’ose toujours fréquenter malgré le nombre incalculable de verres que j’ai pu y casser par le passé .

Le présent n’est jamais très loin du passé non plus .

Commençait la conversation . N’ayant été accueilli que par une inévitable bise sur la joue , il me fallait me montrer sous un jour plutôt positif , ce qui n’était pas facile en ayant encore dans la tête les inepties raisonnantes des idiots auxquels , je persiste a le dire , il faudrait songer a inventer le « permis de passer des appels » .

Il vaudrait mieux du moins , avant que je ne sois atteint du désir irrésistible de partir en chasse de la vieille s’inquiétant de ne pas recevoir Capitole infos a 21H59 .

Ça s’engageait plutôt mal . Comme beaucoup des filles que j’ai pu rencontrer , Clem a une opinion sur les mecs plutôt tranchée (donc toujours et encore comme les filles qui m’ont connues) , dans le sens que nous ne valons dans sa considération a peine plus que la Seine comme espace de baignade , après ou avant une banale promesse d’un Chirac ou autre .

Notre verre expédié , je l’entraînais chez moi , espérant secrètement qu’une a l’autre bouteille de vin ne vienne a bouts de ses réticences , sans pour autant qu’il ne soit nécessaire de déclarer que je sois incapable de faire quoique se soit sobre avec quelqu’un de sobre (ce qui serait médisant mais pas forcément faux dans le fond , on procède tous ainsi) , ou encore d’appeler Police Secours pour attentat a la pudeur .

Je l’ai embrassé alors que nous n'avions pas fini la deuxième bouteille , c’est dire .

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 19:51

Samedi .

Je suis passé chez Virginie , histoire d’enfin récupérer un short de bain que j’avais négligemment oublié chez elle il y’a 2 ans , une fois ou alors qu’elle m’avait invité a venir savourer sa piscine privée , l’idée d’un bain de minuit dans le plus complet respect des règles y attenant s’imposa a nous .

Dans la confusion du moment , je pensais plus a me débarrasser de vêtements qu’a m’en embarrasser , ma légendaire distraction ne pouvant pour une fois être mise en cause .

Bref , j’en profitais pour entamer une conversation avec Virginie , le sujet revenant le plus souvent depuis -drame- qu’elle ait décidé de se racheter une conduite en ne sortant qu’avec un homme a la fois et donc mettre fin a nos ébats innocents … de tout sentiment , étant donc ma propre vie sentimentale .

« Vi , je crois que j’en ai définitivement ras le bol . Je n’arrive plus a séduire , je suis trop hétéro pour envisager une reconversion et je ne me vois pas partir dans les ordres . Alors premièrement je jure que se sera abstinence au minimum jusqu’au 1er Janvier 2007 , et deuxièmement il ne me reste plus qu’a partir dans le journalisme a l’étranger et faire des reportages au Liban dans l’espoir de faire les gros titres quand on verra ma photo avec un terroriste derrière moi une scie a la main … »

Après avoir manquée de s’étrangler en entendant cette réplique a laquelle elle était nullement préparée , Virginie s’offusqua , protestant que quelques mois de célibat ne justifiaient peut être pas que je renie tout espoir de conquête féminine .

Preuve que le message était mal passé , je recevais le soir même un mail d’elle avec les adresses de bars échangistes Toulousains .

Bah , ça partait d’une bonne intention , de sa part .

(…)

Mardi soir , Le Mulligans .

J’étais accompagné d’une crème de fille , avec qui seulement aurais je passé une après midi supplémentaire que je n’aurais su lui demander autre chose que son envie pour les 20 prochaines années a venir , et pour commencer . Heureusement pour mon vœux de chasteté (rectification : malheureusement) , la divine blonde repartait le lendemain , ce qui me permettait de ne pas trop m’attacher a l’une des filles les plus enthousiasmante qu’il m’ait été donné d’apercevoir ses 22 dernières années .

Elle était blonde , évidemment .

Avant de rejoindre des amis déjà présents sur place , nous avions comme de juste vidé une demi bouteille de vodka , Pauline (c’était son prénom …) assurant la contradiction de mes parents me donnant un peu de leçon de morale (« ne la corrompt pas ! ») en me faisant remarquer , je cite « que l’on sentait pas assez l’alcool » , lorsque je grimaçais rien qu’en trempant les lèvres . Sic .

Quand je vous disais qu’elle était parfaite .

Alors que je commandais la première des carafes de bières qui égayèrent la soirée , une fille au comptoir m’en demandait le coût . Après avoir répondu avec trop de spontanéité pour ensuite essayer l’espace d’un instant d’apparaître pour un buveur de coca cola , je liais conversation avec la jeune fille , lui faisant remarquer que son équipe (2 personnes dont elle) risquait de mordre la poussière face a l’implacable organisation de la notre .

Et de l’efficacité de google associée a l’appel a un ami , aussi .

Bref , a raconter des conneries , je me sentais certes pousser des ailes , mais mes amis frisaient a l’étage la déshydratation . Aussi me fallait il aller les rassasier régulièrement , tout en ne manquant pas de faire le détour par la table ou c’était assise ma jolie inconnue .

Et la intervient le Mont-Blanc magique .

Je crois m’être longuement étendu sur ma veste Esprit , mais le Mont-Blanc , je n’ai pas fini de déblatérer dessus . Ce stylo est ma nouvelle croyance , j’ai écrit le mot a ma petite pharmacienne avec , passé avec les oraux dont au passage je le précise je ne regarderais pas les résultats avant le 15 Aout , et j’ai écrit mon téléphone sur un carton de bière a mon inconnue avec , lui proposant au passage de l’inviter au restaurant le lendemain . Bafouillant la seule réponse concevable (« Euh …je vais réfléchir ! » , ce qui correspondait évidement a « non mais tu n’es pas totalement tarré toi ? ») , je lui rétorquais une réplique dont j’ai hélas et trop souvent le secret :
« Ecoute , tu aurais tord de refuser ! Dans le pire des cas , tu auras fait un petit restau sympa et tu pourras t’en sortir d’une simple bise sur la joue , des lors pourquoi dire non ? » .

Je recevais 30 secondes après le sms « Au fait , moi c’est Clémentine » .

Elle n’a pas cherché a m’éviter quand après qu’elle soit sorti du bar , je lui avais couru après et sans presque trop lui demander son avis sur la question (« Désolé , mais j’ai décidé de ne plus rien regretter ! ») , je l’embrassais .

Au registre des répliques qui tuent après le premier bisou , Clémentine inscrivit sa page , avec cette phrase qui restera dans mes annales a coté de « et la langue , non » :
« Le restau , tu me l’as proposé pour avoir une copine ou pour niquer ? »

Le drame reste que je ne me souviens plus de ma réponse .

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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 19:48
Lorsque j’ai pris mon appartement , il est vite devenu un lieu de soirées plus réputées que les orgies Romaines les plus décadentes , ce qui m’a empêché de me reposer plus de 5 minutes consécutives jusqu'à l’arrivée du mois de Septembre et la fuite de mes fêtards contraints par la force des choses de revenir a des activités ridicules au possible .

Par exemple et au hasard comme les études .

Seulement , j’ai épouvantablement mal vécu la période qui s’ensuivit , ou il m’arrivait de passer 3 jours consécutifs chez moi , guettant désespérément mon téléphone et l’improbable appel d’une âme en peine de soirée , et pourquoi pas de ma modeste compagnie .

Passés 4 jours , les résidents de mon quartier tremblaient aux sons des hurlements lugubres parvenant de l’appartement 17 , 14 rue Palaprat …

Aussi , après une brève période d’hésitation -soit 6 petits mois d’altermoiments- , je prenais la décision d’envisager une méthode ressemblant au moins vaguement a une tentative pas trop agressive j’espère du moins pour faire comprendre le plus gentiment du monde a mes propriétaires que je songeais plus ou moins a donner mon préavis .

Il m’a fallu 3 mois de plus pour passer a l’application de cette décision .

(…)

Un Jeudi .

Comme a mon habitude , j’avais préparé un planning que j’avais selon toute probabilité peu de chance de respecter , les plannings que je prépare n’ayant pour vocation que d’être scrupuleusement bafoués .

Un planning ne sert selon moi qu’a se rassurer en fin de journée en se disant que l’on aurait pu faire plein de choses intéressantes si on avait eut plus de motivation qu’un maréchal en retraite . Par exemple .

Bref , je devais donner mon préavis a 17h , me baigner dans la piscine privée a St Cyprien de Virginie a 17h30 , passer a 21h chez mon compatriote de Nico . Simple , efficace , Fonctionnel , ce planning ne me ressemblait pas .

Rien d’étonnant des lors que les choses aillent de travers .

En partant de chez moi les jambes flageolantes a l’idée que j’allais définitivement couper le lien avec le 14 rue Palaprat , je me faisais arrêter par mon voisin qui me faisait remarquer que la connexion wifi marchait aussi bien qu’un char Leclerc en rodage .

Je lui laissais les clés de mon appart afin qu’il puisse réparer le mal et disposer d’une connexion qui ressemble a autre chose qu’un 56K bridé façon 4L .
Arrivé en bas de chez ma proprio , je me mettais en condition .

« Bon Nico , tu sais que tu les adores , que tu leur avais juré la main sur le cœur que tu resterais au minimum 3 ans dans leur appartement pour emporter leur décision et que finalement tu les trahis au bout d’un an , tu comptes par-dessus le marché leur demander un geste sur le prochain loyer , bref , c’est n’importe quoi donc va falloir les prendre par les sentiments . »

Je ne sais pas pleurer a la demande , mais croyez moi que le chat de Shrek est un amateur a coté de la tête contrit que je sais faire instantanément .

« Ecoutez , je vous adore , vous avez été des anges de proprios (hop , vous reprendrez bien un peu de pommade ?) , mais je suis vraiment , vraiment obligé de quitter votre appart . Croyez moi que je le fais a regret (mais pour le plus grand plaisir de mes voisins) mais je n’ai vraiment pas le choix , financièrement je ne tiens plus le coup , mes parents ne peuvent pas m’aider , mes études en pâtissent , je déteste la solitude , je ne me nourris casiment plus … »

Emile Zola et son Germinal peuvent se rhabiller .

Bref , c’est tout juste si ma proprio ne s’excusa pas , allant jusqu'à m’offrir d’encaisser avec un mois de retard les 2 prochains loyers pour m’être agréable .

Et la commençait le bordel .

Premier sms , de Fanny , proposant que l’on ait l’explication que je désespérais d’avoir depuis a peine plus d’une trentaine de jours .

« Excusez moi » . J’envoyais dare-dare le message suivant a Virginie « Je risque d’avoir un peu de retard , ne m’attends pas et rentre chez toi , je suis la dans 1h » .

« Nous disions ? » . Bloum . Interrompu dans mon élan , mon téléphone entame le vacarme que je lui ai assigné comme sonnerie . « Oups , un instant » .
« Nico ? Flo est chez toi en train de lire les discutions enregistrées . »

« … Gulps » .

« Mr Poirier ? Vous êtes tout blanc ?

- Euh rien , un petit soucis » . Doux euphémisme ! J’ai la sale manie d’enregistrer mes discutions , ce qui permet de me marrer gentiment en les relisant lorsqu’une douce prescription recouvre leur contenu , et de m’angoisser atrocement quand la personne qu’il ne faut surtout pas tombe dessus et que les faits litigieux sont d’une actualité plus que criante .

Ce qui bien évidemment était le cas présent .

Arrivaient 2 nouveaux sms qui parachevaient le tableau , un de mon voisin qui me fit penser que mon appartement risquait de subir les dégâts d'une peu subtile vengeance (« je sais tout ») et un de Fanny (« je ne viens que si je suis sure que l’on ne sera pas dérangé ») .

Force m’est de reconnaître que j’aurais finalement préféré donner une demi centaine de fois de plus mon préavis . Enfin , plutôt que de rentrer chez moi …

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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 19:46
Lundi Matin .
 
Réveil en sueur a 12h (du matin) , avec la vague hésitation de laisse tomber cette semaine a Hossegor , que je commence enfin et logiquement a appréhender .
 
Le stress avant le repos , un classique du genre .
 
La veille , j’ai fait ce que toute personne qui n’a pas préparé sa valise , pas récupéré son billet de train , est crevée plus qu’un pneu passé sur un tapis de fakir , bref , fait ce que toute personne raisonnable n’aurait pas manqué pour toutes les meilleures raisons du monde : le dernier soir des férias de Fenouillet .
 
Ceux qui avaient pensé « dormir » n’ont de toute évidence pas lu le reste de mon blog .
 
Pour ce qui est de faire ma valise , ce fut court mais bref . J’attrapais a la volée brosse a dent , short de bain (dans un premier élan j’avais écrit maillot mais j’ai préféré ne pas laisse de place a un doute qui eusse t’il été un temps exprimé m’aurait porté un préjudice terrible) , chargeur de portable et bouquin , et fourrais tout ça pêle-mêle dans un sac a dos …
 
… Et pas une valise ! J’en laisse certaines méditer la dessus … merci .
 
13h15 . Bon , je n’ai pas le temps de faire ma vaisselle , un coup d’eau fraîche sur les tasses moisissant dans l’évier et on dira que ça tiendra la semaine .
Après tout , certaines attendent bien depuis un mois , alors une semaine de plus …
 
13h20 . Plus que quarante minutes pour être a la gare . Gare … gare … Ah ! Tant que j’y pense , je vais aller récupérer maintenant mon billet qui lui aussi doit commencer a moisir dans ma boite aux lettres . A propos , ou ais je foutu la clé ? Non , pas sur le bureau … pas sur l’étagère … dans un pantalon ? non plus …
 
Bon . Ça se complique .
 
Après avoir calmement retourné mon appartement (« Bordel ! Ou se trouve cette foutue
clé ! ») , manqué de m’en prendre a mon innocente sœur en lui aboyant de peu charitables invectives (« mais si , bordel ! les poches du pantalon blanc , tu as mal regardé enfin !!! ») , cherché un objet susceptible de pulvériser ma boite aux lettres objet de ma légère contrariété (« qu’ais je fait de ma massue ??? ») , je me résolvais a une capitulation honteuse au possible .
 
Et retournais sur Voyages Sncf commander un nouveau billet .
 
Je songe a suggérer la création d’une carte « Nico Sncf » . La carte 12-25 n’est plus assez avantageuse pour moi …
 
(…)
 
Je retrouvais a la gare Elga , qui faisait partie de l’aventure , et dont je ne saurais jamais si elle fut a l’origine du voyage parallèle et improvisé de Ben et les autres , qui étrangement allèrent camper a moins de 100 mètres de notre lieu de vacances a nous .
 
J’ai beau ne plus avoir de visées autres que purement amicales (les connaisseurs sauront apprécier la portée de ses quelques mots innocents) , j’avoue qu’il me fallut 48h pour me résoudre a laisser les intrus venir perturber mes vacances .
 
Et 24h de plus pour me résoudre a les voir sans ma batte de base-ball .
 
Bref , assis dans le train , je commençais a souffler enfin et a tenter d’approcher vaguement d’une notion dont on m’a vaguement parler , le « laisser aller » , notion dont je le concède il me reste encore beaucoup a apprendre .
 
C’était jusqu'à ce que je vois ma « petite pharmacienne » .
 
… On a tous des boutiques ou l’on traîne plus longtemps et plus volontiers que dans d’autres , pour des raisons aussi variées que la marchandise proposée (comme le torréfacteur de la place Victor Hugo) , la clientèle rencontrée (faire semblant de chercher des fringues pour une copine chez Mango a ses avantages . Si ! Si !) ou tout simplement , pour l’adorable silhouette de la préposée de l’autre coté du comptoir .
 
Je suis pas loin d’être devenu hypocondriaque a faire des aller retour a ma pharmacie .
 
J’ai cru définitivement basculer dans la folie la plus totale . J’étais la , assis dans ce train surchauffé et puant , bloqué par Elga qui me fermait l’accès au couloir et dans l’impossibilité d’enfin approfondir un flirt de quelques mois en ayant une occasion inespérée de passer un moment avec ma petite pharmacienne pour la simple et insupportable raison que j’étais accompagné !
 
Un petit sourire de la convoitée suffit a me convaincre que je n’avais pas le droit de merder une nouvelle fois , ou que le séjour en asile ne serait plus une fiction mais une réalité a venir plus que probable , sinon tout simplement certaine .
 
J’attendais patiemment que Elga s’endorme et que ma pharmacienne en fasse autant , et dans un geste d’une rare précision , d’autant plus que j’en étais l’exécutant , j’enjambais Elga , arrivait a la hauteur de la pharmacienne et glissait plus que promptement un petit mot a travers une fente de son sac que j’avais au préalable repérée .
 
Voila le contenu du petit mot :
« Serait il possible de se revoir
- non pas dans un train crasseux au possible
- non pas derrière un comptoir gênant
Mais plutôt derrière un café ? Nico - 06.74.09.42.** »
 
Elle a vu mon petit mot 10 minutes après être descendue a Lourdes . Et m’a répondu 1 minute après , provoquant chez moi une poussée de joie mal contrôlée qui m’attira les regards désapprobateurs de la passagère derrière moi qui apprécia modérément que je défonce mon siège de coups de poings libérateurs …
 
NicK is BacK …

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