Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
  • Contact

On Air

Visiteurs Uniques depuis Octobre 2005

Think Different

Imprimez vous les deux premières saisons du Petit Nicolas mais en plus Grand :

Cliquez ici pour télécharger
 la saison 1 
la saison 2

C'est gratuit et ca ne pique pas les yeux ...
___l__aide....jpg

Me suivre sur Facebook/Twitter



Requêtes Insolites

Présentation du Blog

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 19:11
Lorsque j’étais avec Fanny , et celle ci habitant a Poitiers (ce qui ne simplifiait rien) , il m’arrivait de temps a autre , exclusivement aux alentours de 3h du matin et généralement assez imbibé , de décider a la sortie de la boite que j’avais envie de la voir , la maintenant tout de suite .

Je fonçais alors chez moi , achetais ni une ni deux un billet sur voyages-sncf et me retrouvais , après une nuit blanche dans le train , a Poitiers aux alentours de 7h du matin .

Je passais évidemment le reste de la journée a pioncer chez elle pendant les quelques heures ou elle se devait d’être en cour .

Il m’est même arrivé de passer plus de temps a y aller et en revenir que sur place .

(…)

Juillet .

Je passais la soirée en compagnie de quelques copains , dont des ex d’Elga que par jeu j’appelais alors N°1 et N°2 , le 2ème ayant succédé au premier a une vitesse pas forcément décente , quoique pas non plus imbattable comme l’avait prouvé quelques jours plus tôt le N°3 .

Ah , cette belle saison que l’été …

Nous étions donc en terrasse d’un bar nouvellement ouvert a coté de chez moi , place Nicolas Bachelier , bar qui n’ayant pas sa licence pour servir de l’alcool uniquement , nous avait contraint a acheter 2 misérables tapas devant servir de figurants-justificatifs en cas de descente de l’inspection des fraudes .

Je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi mauvais . Un goût visqueux et de plastique a la fois . J’ai même dans un réflexe de survie vérifié que l’emballage avait bien été enlevé …

Je recommande a ce bar de vite acquérir sa licence alcool . Très vite .

Il devait être quelque chose comme 2h du matin , quand je recevais un sms de Clem , partie sur Albi 2 jours plus tôt . Ayant passé la soirée a déblatérer sur les couples et a rigoler sur la chanson d’Anais avec mes amis , mon premier réflexe a la réception de son message ne pouvait qu’être de lui répondre quelque chose dans l’humeur du moment .

" J’aimerais passer cette soirée avec toi " était des lors une réponse plutôt appropriée .

Après quelques messages de plus qui en arrivant faisaient sonner mon téléphone d’une mélodie aussi harmonieuse qu’une batterie de cuisine tombant sur un sol de zinc , et commençaient des lors a mettre légèrement sur les nerfs mes compagnons de table , il me devint vite évident que tant que a avoir la tête a Albi , autant y amener aussi le reste du corps .

" Euh … vous allez me tuer , mais je vais vous laisser .

- Hein ? Pourquoi ?

- Je vais aller retrouver Clem .

- Je croyais qu’elle était repartie a Albi ?

- Ben oui , pourquoi ?

- Mais ? Il est 2h du mat ?

- Pas grave , de toute façon je n’ai pas sommeil …

- Roh , ça c’est du Nico . Mais tu sais , tu as tord , il faut pas être aussi docile avec les filles !"

Cette dernière remarque étant de N°2 , celui qui venait de se faire larguer quelques jours plus tôt , je lui accordais autant de valeur qu’a un dicton de Vladimir Rousskof de Pologne émis sous l’emprise de l’alcool .

Et me retrouvais dans ma voiture quelques minutes plus tard , a rouler comme un dératé vers Albi .

Je suis arrivé la bas vers 3h et quelques du matin , et suis reparti 4h plus tard , n’ayant pu prévenir comme de juste mon père de mon équipée noctambule , et ce dernier pouvant avoir besoin de la voiture dans la matinée . D’ailleurs , quand bien même j’aurais pu le prévenir , cela aurait donné quelque chose d’assez gratiné . Imaginez un peu : " Papa , je vais rejoindre ma copine a Albi a 2h du mat , je n’ai presque pas bu et ne boirais presque pas (bien sur …) et après avoir passé la nuit a me balader dans la ville et a faire le couillon , je rentrerais pour 8h du mat sans avoir dormi . Cela ne te dérange pas ? " .

Le drame reste que la ou ma douce et inquiète maman aurait déjà signé le papier d’admission a l’hôpital psychiatrique , mon père m’aurait prêté sa carte bleue pour le péage et l’essence .

Allez vous étonner que je ne sois pas (toujours) normal …

Partager cet article

23 septembre 2006 6 23 /09 /septembre /2006 16:24
Lorsque j’ai commencé mon blog , je n’ai eu de cesse de harceler pendant de longues semaines toutes les personnes que je connaissais pour qu’elles y jettent un coup d’œil , tout content sans doute d’avoir encore une occasion de mettre en avant mon ego démesuré .

 

A être aussi imbu de moi-même , je risque vraiment de devenir imbuvable .

 

Le fait est que aujourd’hui , et alors que mon blog est lu par un nombre assez conséquent de personnes , j’en viens a m’arracher les cheveux au moment de trouver mon sujet du jour . Et vu comme mes cheveux sont une de mes causes de stress récurrente (les nombreuses vitrines miroir de la ville pourraient en témoigner) , il faut que je trouve une solution . Vite .

 

C’est ça ou je suis chauve d’ici un an .

 

Au début , j’écrivais des textes sur de navrants « exploits » antérieurs , ce qui me permettait de ne vexer personne par le si bienveillant jeu de la prescription , ou sinon , tout simplement parce que les personnes visées par ces textes ne me parlaient plus depuis longtemps .

 

Souvent depuis aussi longtemps que les faits narrés dans les posts les concernant .

 

Le fait est que n’ayant pas choisi de faire un blog anonyme comme l’ensemble des bloggeurs qui ont eu cette prudence la (je voulais dire intelligence mais j’ai du mal avec l’auto dérision en ce moment …) , mon blog apparaît aujourd’hui si référencé sur google qu’un nombre assez rigolo de personnes tombent dessus par hasard , et parmis elles , également d’anciennes connaissances qui découvrent alors que je n’ai pas changé .

 

Et qu’elles avaient donc eu raison de me quitter a l’époque sur un cruel mais réaliste « tu ne changeras jamais » .

 

En dehors des personnes qui tombent dessus pas hasard , il y’a également celles qui me lisent régulièrement , amusées par les histoires de mes navrants récits . Seulement , celles-ci en viennent tôt ou tard a me faire des requêtes -que forcément j’ai envie de satisfaire- (je n’ai jamais su dire non , ce qui me pose souvent des complications insolubles) , mais qui parfois se contredisent plus violement qu’un Gaymard prétendant être pauvre lorsque le canard enchaîné démontre qu’il paye l’impôt sur les grandes fortunes .

 

Voici quelques exemples de requêtes que j’ai reçu :

- Tu devrais parler plus de cul (Alexandra) .

- Tu n’as pas intérêt a parler de moi (Fanny) .

- Tu devrais arrêter de parler de tes conquêtes féminines (Marina) .

- Tu pars trop dans le stéréotype (Virginie Marseillaise) .

- Ton dernier texte était mièvre (Alexandra) .

- Je t’avais dit de ne pas parler de moi ! (Fanny) .

 

A la lecture de ces remarques , plusieurs conclusions s’imposent . D’abord que j’ai un lectorat très féminin , mais ce n’est pas la remarque essentielle quoiqu’elle flatte méchamment la encore mon ego .

Ensuite , qu’il est difficile de parler plus de cul tout en exposant moins mes conquêtes féminines (ou alors devrais je devenir gay ?) ; qu’il serait problématique d’être vulgaire , et non mièvre , lorsque je parle d’une nuit avec ma copine ; enfin , qu’il serait totalement et absolument impossible de ne pas tomber dans le stéréotype .

 

Imaginerait-on Gaston Lagaffe autrement qu’en gaffeur invétéré ?

Partager cet article

21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 16:31

Les premiers jours qui suivirent mon installation rue Palaprat furent l’occasion pour moi d’enfin assouvir un vice malencontreusement freiné par les ardeurs parentales auparavant : le goût du sommeil matinal .

 

Seule une petite amie a une chance de me réveiller le matin . Et encore …

 

J’ai passé des années a me réveiller en sursaut allées Jean Jaurès , réveillé que je l’étais par mon daron trouvant que 9h du matin était une heure maximale pour se lever (le fait que je me sois couché a 6h n’y changeant rien) , et passant les quelques minutes qui suivaient a agoniser jusqu'à ce que le premier café de la journée commence , enfin , a faire de l’effet .

 

Une dizaine d’autres ponctuaient la journée afin de me maintenir dans une activité parfois plus efficace que celle d’un lémurien en période d’hibernation .

 

Alors que je me réveillais rue Palaprat , en ce début d’été 2005 , je passais de longues minutes a contempler mon appartement sous toutes ses coutures immaculées (en cette lointaine époque) , souriant en poussant des « Mais ? Mais ? je ne suis pas allées Jean Jaurès ? Ah ! Mais je suis con ! J’ai mon appartement maintenant ! » .

 

J’ai passé une soixantaine de jours a me réveiller ainsi . On s’amuse comme on peut .

 

(…)

 

Un soir particulièrement épique de Juin (cf ) , j’ai donné mon préavis pour la rue Palaprat , avec la ferme intention de faire une collocation avec Ben , mais me réservant au cas ou la possibilité de la faire avec d’autres amis , Antoine et Clément , dans l’éventualité somme toute envisageable que Ben me laisse tomber en rase campagne .

 

C’est naturellement a 10 jours de la fin de mon préavis que Ben , après que je l’ai longuement questionné sur la question , m’a avoué qu’il ne pouvait finalement pas prendre un appartement .

 

Si gouverner c’est prévoir , prévoir avec Ben c’est trouver une solution de rechange . CQFD .

 

Après avoir appelé dans l’urgence mes proprios pour leur demander s’il leur était désagréable que finalement je reste un petit mois de plus (la question posée a mes voisins aurait rencontré une réponse selon toute probabilité très différente . Sinon radicalement différente) , je me mettais a la recherche d’un T4 en compagnie de mes 2 nouveaux futurs colocataires .

 

Ils ignorent heureusement qu’ils risquent de voir leur vie figurer dans la saison 2 du blog .

 

… Je ne suis pas d’une patience remarquable . J’avoue que après que l’on ait visité un premier appartement sympa derrière la médiathèque , pas cher , bien aménagé , et libre de suite , et qu’ils fassent une moue aussi explicite que celle d’un détenu mineur a qui l’on ferait la proposition de prendre une douche en présence de pédophiles récidivistes , j’ai commencé a envisager plus que sérieusement de rappeler mes proprios pour leur dire que j’allais conserver la rue Palaprat , tout compte fait . Et ce malgré l’évident désespoir de mes voisins .

 

Non parce que bon , considérer que 8 minutes du Capitole a pieds comme , je cite , « trop loin du centre » , j’ai quand même trouvé plus excessifs que moi , ce que je pensais , pour être franc , difficilement concevable .

 

Ma barrière psychologique se situant en ce qui me concerne a 10 minutes du centre .

 

J’attendais donc qu’ils jettent l’éponge pour me mettre a la recherche de bons arguments histoire de faire oublier les non moins mauvais que j’avais servi a mes proprios pour leur faire passer la pilule de mon départ anticipé .

 

Oui , je sais , je fais de -trop- longues phrases .

 

Je m’étais moi-même quasiment convaincu par ma propre argumentation lorsque Clément et Antoine m’informaient avoir visité et posé une option sur la perle rare , un T4 place Esquirol . Sans moquette , ce qui est indéniablement un argument .

 

Pour que je sois « retourné » aussi vite avec un seul appel , la soupe que je comptais sortir a mes proprios n’aurait probablement jamais rencontré que leurs sarcasmes .

 

Je me réveille depuis tout les jours en observant mon appartement sous toutes ses coutures , tentant de dédaigner les petits bouts de verres , traces de brûlures et autres traces désobligeantes de mon passage rue Palaprat , et me disant dans ma tête « Mais ? Mais ? je ne récupérerais jamais ma caution ! »

 

J’ai drôlement mûri , pas a dire …


Partager cet article

18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 16:27
La première chose qui m’a angoissé a mon arrivée rue Palaprat , a été l’absence significative d’une chose a laquelle je suis non seulement habitué , mais également affreusement dépendant : le bruit . 

J’y ai remédié en en devenant le premier producteur local . 

Très sérieusement (« What Else ? ») , ayant été habitué depuis mon plus jeune age a vivre au centre de villes aussi peu bruyantes que démesurées , je ne saurais aujourd’hui résider a plus de 10 minutes de la place du Capitole , la campagne ayant une tendance a me faire méchamment braire et seule l’odeur de gasoil ayant une vertu apaisante pour mon odorat si délicat .

De toute façon , le gazouillement des oiseaux me provoque des pulsions haineuses incontrôlables . 

(…)

Dimanche .

Mon père m’avait fait part de son désir d’éviter de prendre la navette pour l’aéroport le lendemain , ayant vécu il y’a quelques temps des expériences plutôt douloureuses en la matière (cf :
4 Septembre - Le Père du Petit Nicolas ) . Aussi m’étais je gaiement proposé pour l’accompagner a l’aéroport , n’hésitant que rarement à augmenter mon capital bonnes actions auprès de mon daron .

Ce capital ne me sera que trop utile quand mon père découvrira l’une ou l’autre des quelques conneries que je pourrais encore avoir omis de lui signaler .

Seulement , dans mon enthousiasme effréné , je n’avais pas réalisé que mon père fait partie des malheureux qui , contrairement aux gens raisonnés considérant qu’il va de soit de prendre l’avion a une heure normale (c'est-à-dire permettant d’arriver 20 minutes en avance a son rdv) , prennent l’avion avec une certaine quantité de sécurités qui , certes louables , au final semblent un brin excessives .

Jugez plutôt : 20 minutes pour une douche , 15 pour un café , 5 de plus au cas ou il y’aurait une tache de café intempestive , 18 minutes au cas ou la voiture refuserait de démarrer , 16 si les feux rouges avaient le malheur de tous l’êtres (rouges , quelle question) , 32 au cas ou un terroriste aurait décidé de courir sur les pistes de Blagnac …

Je vous laisse faire le calcul , je le trouve déjà effrayant a vue d’œil .

Bref , mon père croyant peu en mes chances de me lever a 5h du matin , ce qui somme toute est vexant quoique plutôt réaliste , il accepta ma proposition de l’accompagner , a la seule condition que je dorme sous le toit familial , histoire qu’il puisse s’assurer de mon réveil par lui même , donc dit autrement , que je me fasse réveiller au clairon , comme au bon vieux temps .

Bon vieux mais lointain , heureusement .

(…)

C’est ainsi que je me retrouvais cette nuit de dimanche a lundi dans cette chambre , qui fut la mienne il y’a encore un an et quelques , et qui aujourd’hui est si vide que peu de personnes pourraient se douter des choses parfois invraisemblables qui s’y produisirent .

Elle a beaucoup vécu .

Après avoir délogé ma sœur de l’ordinateur familial a force d’intimidations répétées (« Marine , je ne t’aurais pas prêté 30 euros il y’a 3 mois ? ») , ordinateur qui ne pourrait être plus lent qu’il ne l’est que si une personne ayant du temps a perdre s’amusait a lui retirer son processeur , je passais quelques minutes a palabrer sur msn avec ma petite amie , sur des sujets aussi divers que « quand est ce qu’on se voit » , « tes divines fesses me manquent , toi aussi d’ailleurs » , ou encore « quand est ce que je peux étriper ton ex » .

Avec une certaine tendance a me répéter sur ce dernier point .

Une fois que ma douce et tendre fut partie dormir du sommeil des justes , je me retrouvais seul avec mes souvenirs . Ah , cette chambre … j’y ai tout connu . Les dimanches soirs a prier que mes parents se décident enfin a aller se coucher avant le début du film de M6 (je soupçonnais mon père de retarder rien que me contrarier , il en aurait été capable) , les soirs ou je faisais venir discrètement ma copine après qu’une tante ait insidieusement insinué dans le cerveau de mon père qu’il n’était pas normal qu’il accepte que j’invite des copines a dormir (je lui en veux encore , quoique ça donnait un certain charme a ces équipées nocturnes) , les jours de mal a l’aise soudain , quand je devais expliquer a ma sœur encore naïve -a l’époque- que j’étais très enrhumé et que c’était pour cela qu’il y’avait autant de mouchoirs sous mon lit (sic.) … J’en passe mais il y’en aurait pour quelques années a tout raconter .

Au moins autant que pour une simple lecture d’un texte concernant la privatisation de GDF . C’est dire .

(…)

Mon père est la seule personne sur terre qui soit capable de me réveiller juste en ouvrant la porte de ma chambre . Cela donne un phénomène assez curieux , un peu comme lorsque Gaston invente un système de ressort pour se réveiller au moment de l’arrivée impromptue de Prunelle : moi , je me réveille en sursaut , comme éjecté violemment du lit alors que mon père n’a pas encore fini d’articuler un bonjour qui porte mal son nom .

Je me suis vengé en le rendant un peu blanc de par ma conduite sur le trajet de l’aéroport . Na .

Je suis rentré rue Palaprat , un peu tristement . Se retrouver chez ses parents , c’est perdre d’un coup les années passées après 16 ans , se retrouver le petit garçon blondinet et gaffeur que j’étais et qui aujourd’hui se pose tant de questions sur son avenir qu’il en ferait passer Houellebecq comme un simple journaliste a peine digne de bosser pour Métro .

M’en fous . Je « réussirais » .

Et je rachèterais l’appartement des allées Jean Jaurès , que j’ai le plaisir un jour de faire subir a un petit Nicolas des réveils au clairon , comme « au bon vieux temps » …

Partager cet article

17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 19:07
Jeudi .
 
J’avais annoncé mon intention d’organiser une soirée pour me faire oublier les horreurs de la journée (2 examens passés dans la joie et la bonne humeur , probablement trop) , d’autant que j’ai promis a un ami célibataire depuis peu de lui présenter du monde afin de lui éviter de tomber dans les travers dans lesquels tombent relativement facilement les males nouvellement célibataires .

Par exemple celui de passer une soirée près du téléphone a attendre l’appel de la nouvelle ex , appel qui ne viendra selon toute probabilité jamais .

Seulement , et pour qu’une soirée soit sympa , j’ai observé a force d’expériences désastreuses en la matière , ou nous nous retrouvions entre mecs a 4h du matin a commenter un film pas animalier mais presque au vu des hurlements hystériques faisant office de bande son , qu’il valait mieux équilibrer les forces en présence , avec de préférence une nette accentuation sur la touche féminine .

Plus jamais une soirée entre mecs a 4h du matin . Plus jamais .

L’organisation est pour moi d’une simplicité relativement enfantine . Je relance les quelques contacts ayant le malheur d’êtres en ligne sur les 200 constituant ma liste msn , et envoie des sms de mon agenda électronique en ligne , en abusant méchamment du copier coller .
 
J’ai toujours une peur tiraillante que dans la soirée , certains des présents aient l’incongrue idée de comparer leur sms d’invitation …

(…)

Arrivé a 22h chez moi , je passais quelques minutes douloureuses a m’invectiver de noms d’oiseaux en tout genres de telle manière que le capitaine Haddock ne m’aurait pas renié , pour la bénigne raison que j’avais oublié mes clés au bureaux , l’idée de retourner les quémander ne m’enchantant guère .

Pour ceux qui suivent , la seule personne qui y bossait encore était celle pour laquelle je me suis fendu d’un article , disons particulièrement hostile , il y’a quelques jours .

Elle ne l’a pas lu . Et m’a donc envoyé mes clés …

Arrivé chez moi , j’ai commencé a stresser méchamment en la cruelle absence de toute arrivée d’invité , voyant le moment ou je n’allais même pas me retrouver en soirée loose masculine , mais tout simplement en soirée loose « personne ne m’aime » , a chercher des vengeances opportunes pour cet affreux lâchage dont je m’estimais victime .

Ils sont arrivés et nous nous sommes finalement retrouvés une douzaine parfaitement mixte .

Et j’ai jeté la liste des vengeances que j’avais commencé a noircir sur une feuille A3 .

(…)

Nous avons donc commencés la soirée chez moi , soirée qui se passait plutôt bien en omettant qu’éternel angoissé de la vie , je ne cessais de demander a tords et a travers a mes invités parfois en bout de patience -mais ne me le faisant aimablement pas remarquer- si la soirée était a leur convenance .

Beaucoup ont du se retenir de me faire remarquer « oui , si tu arrêtais de nous stresser … »

 

Un de mes invités , Bruno , retarda le moment que j’avais choisi pour que nous prenions la direction d’une boite , le « Maximo » , au prétexte qu’il attendait une copine qui lui avait promis de venir .

On a attendu , elle est venue , on a vu .

La « chose » qui se présenta a ma porte avait autant d’une adulte que Roger Rabbit en séducteur . Autant dire pas grand-chose , même si un certain parti pris me pousserait a dire que Roger Rabit a plus de crédibilité en séducteur que la demoiselle dans ses Vans et jeans tendance couche culotte en adulte .

Bruno n’a pas vu le regard noir que je lui ai lancé a cette désobligeante découverte .

Comme de juste , la demoiselle était accompagnée d’un ami a elle , genre semi barbu ricanant, qui promettait lui aussi de laisser dubitatif le videur de la plus grotesque des boites a laquelle notre imagination ou désespoir puisse nous pousser à toquer . Le maximo n’étant pas a proprement parler une boite grotesque , le niet du videur fut d’autant plus tonitruant .

Après avoir largué en rase campagne les 2 puceaux , le videur fut nettement plus conciliant .

Ceci étant , le Maximo reste une boite ou certes le kéké ne pullule pas , mais cela a juste raison . En dehors du cadre même qui en soit n’est pas plus sobre que la salle des illustres du Capitole , la musique est assez lamentable , ce qui somme toute ne serait pas si désagréable si le DJ ou ce qui s’y apparente ne se sentait obligé de couper le moindre air toutes les 10 secondes par sa voix grotesque au possible .

Même la pouf de service sur son podium passerait presque inaperçu a coté .

Aussi prenions nous ensuite la direction de l’Opus , dont le registre musical se situerait plus dans mon registre . J’ai déjà plusieurs fois tenté de décrire l’Opus , mais je crois que la définition qui sonne le plus juste reste « affreux cloaque jamais lavé , de 20 m² répartis en 2 étages et au videur intimidant ayant la sale manie de serrer des mains a tord et a travers » .

Bref , on dirait mon appartement après quelques mois de célibat .

 La encore , notre présence fut particulièrement écourtée , et après avoir pris congé des Marseillaises qui avaient suffisamment apprécié l’art de changer de boite toutes les 10 secondes , moi et Remy , le dernier de mes invités a suivre mes élucubrations en cette heure tardive , prenions la direction de mon antre , le Planet Rock .

 Pâle copie de mon appartement , mais sur 40m² . Nuance .

(…)

Alors que j’avais raccompagné Rémy vers 5h du matin et garé la voiture qui laissa échapper un petit nuage de fumée de soulagement alors que je m’en éloignais , je fus pris d’une violente envie de prendre enfin mon déjeuner .

J’avais pris mon petit déjeuner a 19h , je ne peux raisonnablement appeler autrement ce repas certes tardif .
Alors que j’attendais patiemment que mon américain cuise , je me mêlais a la discution de jeunes kékés patientant aussi que leur viande rôtisse , a défaut de se poser la question existentielle « pourquoi je m’habille de façon aussi grotesque avec des vêtements portant le nom d’une catégorie d’essence sans que cela ne me choque ? » .

Je me la serais posée , mais personne n’est parfait . Certainement pas eux .

Ceci étant , et nullement fatigué , j’invitais 2 des filles qui composaient le petit groupes de pingouins a venir manger a l’abri chez moi , ce qu’elles acceptaient avec un enthousiasme plutôt déconcertant .

… J’ai passé une demi heure a manger mon sandwich et prier que quand l’une d’elles en aurait eu marre de tour a tour soit embrasser son copain de 18 ans , soit vomir par ma fenêtre , ces andouilles auraient le bonheur de prendre la divine résolution d’enfin débarrasser le plancher .

Je le savais pourtant que cela ne me réussissait pas d’acheter a manger de nuit …

Partager cet article

16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 19:05
Un soir de Juin , un ami m’a fait l’étrange révélation , probablement mue par un taux d’alcoolémie défiant toute concurrence , que malgré le fait qu’il connaisse un autre pote depuis 3 ans et que moi il ne me connaisse que depuis quelques mois , il préférait ma compagnie du fait que je sois toujours accompagné d’amies a présenter .

Ça remarque pourrait apparaître comme déplacée s’il n’était pas enfoncé dans un célibat pluri annuel n’explicitant que trop son fondement .

Ce qui est rigolo , c’est qu’aujourd’hui et grâce a sa remarque , j’ai enfin appris a sympathiser avec des filles sans avoir la moindre pensée déplacée , non pas que j’ai changé de penchant sexuel , mais que dans ma tête j’ai enregistré une information percutante et qui me revient comme une fusée en tête a chaque nouvelle rencontre .

Je ne suis pas célibataire . Rah , que c’est bon …

Des lors , j’adore être accompagné de filles en sachant que certains de mes amis ne sauront que m’en être trop reconnaissant . Car il n’est que trop vrai que le Nico fonctionne beaucoup a l’estime que peuvent avoir les autres de sa tordue personne …
Et de ses lecteurs , tout particulièrement .
 
(…)

Mercredi Soir .

J’étais parti pour m’acheter des cigarettes quand je rencontrais Cécilia , cette amie avec qui j’ai passé beaucoup de fin de soirées en début d’années , amie qui m’a récemment confirmé que j’avais bien fait a l’époque de ne pas céder a mon instinct primaire qui me commandait de lui sauter dessus (cf  13 Avril - Déambulations Noctambules ) .

En termes moins diplomatique , j’aurais pris un gros vent .

Alors que nous parlions de nos histoires sentimentales réciproques , 2 filles nous approchaient pour nous demander la direction d’une boite nommée le Frigo . Ayant rapidement jugé qu’elles ne pouvaient pas savoir la folie de leur démarche (me demander ou se trouve une réserve naturelle de kékés ! A moi !) , je leur déconseillais vivement la dite boite , de toute façon selon toute probabilité déserte au vue de l’heure qu’il était .

Soit 21h30 . Un peu tôt , même pour un kéké …

J’envoyais les 2 marseillaises qu’elles étaient vers une adresse plus recommandable , mon petit bar « la maison » , un des rares endroits ou l’on puisse se sentir aussi bien que chez soit pour prendre un verre entre amis .

L’avantage étant l’absence de vaisselle crasseuse a faire un lendemain difficile de soirée .

Après avoir pris congé de Cécilia , je réalisais que je n’avais plus du tout l’envie de me faire une soirée sage seul chez moi , et prenais donc fort logiquement la direction … du bar « la maison » .

Après avoir pris un verre rapide en leur compagnie , et récupéré pas accessoirement du tout leur téléphone , je rentrais tranquillement chez moi .

Pas que je sois en période de révision mais quand même …

(Be Continued)

Partager cet article

12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 19:03
Une de mes plus grandes causes de consternation , et cela pendant des années , a été de constater que mes ex , moins d’un mois après m’avoir remplacé , semblaient avoir trouvé en mon remplaçant l’homme de leur vie .

Je m’explique , ne tirez pas encore .

Dans le fond , que je sois remplacé n’avait pour moi qu’une importance somme toute mineure . Je laisse aux filles cette étonnante tendance a vouloir que leur homme ait une expérience de vieux briscard cinquantenaire sans avoir jamais connu qui que se soit d’autre qu’elles .

Du point de vue de la cohérence , on ne peut pas dire que l’on soit proche d’un traité de physique quantique . D'un point de vue féminin , le raisonnement ce tient .

Non , ce qui me crispait était l’idée que ces ex ne pouvaient pas avoir changé plus radicalement qu’un Cat Stevens en quelques jours , et que pourtant , la ou moi j’avais sombrement échoué et que nos relations avaient fini dans les insultes (les avocats , ce n’est que pour dans quelques années) , un autre mec arrivait derrière moi et parvenait a en faire les plus parfaites petites amies .

J’ai mis des années a comprendre que ma théorie comme quoi ça aurait été moi qui en avait fait des copines modèles et que c’était un autre qui en profitait était au moins partiellement inexacte .

Sinon totalement , inexacte .

(…)

Un des grands avantages des td lorsque l’on est étudiant , reste que contrairement aux si peu chaleureux amphis ou l’on se retrouve englouti dans la masse anonyme des autres condisciples , le td favorise les rapprochements pour peu que l’on ait eu l’intelligence de choisir la bonne place , soit a coté de la fille la plus jolie et la plus célibataire accessoirement , et ce des la première séance .

Il serait possible de tourner de véritables documentaires animaliers sur le comportement des males lorsque l’un d’eux tente de prendre la dite place a un autre .

Personnellement , je me suis retrouvé entouré d’autres males , ayant la fâcheuse habitude d’arriver en retard à la première séance . Et aux suivantes , aussi .

Cependant , certains td permettent de redistribuer les cartes , notamment lorsque un prof un peu vieille école n’a pas compris qu’organiser des exposés revient a inciter les étudiants a faire des recherches de 10 secondes sur google et boire un verre pendant l’impression , et non pas les inciter a faire une recherche studieusement poussée en bibliothèque universitaire .

Pour certains , cette conception de l’exposé remonte a l’époque des TPE , en ce temps déjà lointain du lycée .

Bref , et cette année la , mon td d’anglais ne manqua pas à cette bonne vieille routine de l’exposé , et je me retrouvais a peine moins de 20 minutes après la fin du cour en train de déboucher la deuxième bouteille de rosé pendant que l’imprimante tournait a plein régime , entouré des 2 filles et du pote avec qui nous déblatérions sur la meilleure manière d’illustrer notre exposé , ou tout du moins de le rendre sympathique a nos condisciples .

La solution « acheter du Rhum commerce équitable » rencontra un certain succès .

Le vin aidant , je me rapprochais d’une des deux filles , qui bien que vraisemblablement non célibataire , avait une attitude pouvant laisser espérer que ce petit problème pouvait s’arranger sans trop de difficulté .

Quand une copine concède que son mec est un peu « trop rapide » a son goût , forcément que je dresse un peu l’oreille .

J’ai passé l’après midi avec elle , puis le soir , puis le suivant . Nous avions des discutions de confidents , je sentais qu’elle n’était plus heureuse avec son homme , qu’elle ne le trouvait plus assez attentionné , et que ces quelques moments passés tout les deux suffisaient a lui donner le sentiment qu’elle pouvait avoir mieux que ce qu’elle avait .

Soit la routine du couple , tout simplement .

Après que nous ayons passés une soirée supplémentaire dans mon appartement en compagnie d’un ami , je me décidais a la raccompagner , ce qui n’étais pas forcément une mince affaire sachant que j’aurais préféré qu’elle reste , qu’elle habitait a perpettes les oies , et accessoirement que je m’étais ramassé en bas de mon escalier et affreusement tordu la cheville devant elle , médusée .

J’ai boité une semaine , mais ce soir la je n’en montrais rien , outrageusement honteux . Et confus .

Alors que nous venions de sortir de chez moi , cela se produisit . Quelque chose d’inexplicable . Nous ne nous étions rien dit , n’avions jamais fait d’allusions quelconques , même pas minaudé fut ce un tantinet .

Et dieu sait que j’ai la drague voyante .

Mais elle s’est retournée . Son regard a percé mon cerveau en un quart de seconde , et j’ai su que c’était ça qu’elle voulait , et que moi aussi , je voulais plus qu’une soirée monopoly ce samedi soir d’Avril . J’ai achevé sa manœuvre en arrivant sur elle alors qu’elle n’avait pas fini de pivoter , et nous nous sommes embrassés .

Et pendant ce temps la , l’autre buvait des bières chez un copain a lui .

Il ne saura jamais a quel point nos bisous étaient doux alors que je la raccompagnais , encore moins qu’eut il passé son appel 10 minutes plus tard , personne ne peut dire ce qui se serait passé après qu’elle m’ait dit « on va chez moi ? » . Nous avions a peine pris la direction de son appartement qu’il l’appelait et sur une voix hargneuse , la seule chose qu’il trouvait a lui dire était « T’es ou !!!? » .

 Ils sont encore ensembles aujourd’hui . Et il ne sait pas , évidemment …

Partager cet article

11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 18:59
Une soirée au bar « la maison » …

Quelques mois plus tôt , Mat et Moi avions , lors d’un échange court mais bref sur un sinistre (et particulièrement glacé) parking paumé du coté de Balma , fait le point sur nos situations sexuelles respectives , et pour être franc , nous n’en menions pas large l’un comme l’autre . 

Les hommes ont de grands débats existentiels sur le sujet .
Plus ces débats sont réguliers , plus c’est mauvais .
 
A l’époque donc , nous nous étions inquiétés sur des problèmes aussi déconcertant que l’orgasme féminin , la difficulté de parvenir a l’orgasme féminin (ou pour être précis et surtout pas ambigu , pour faire parvenir notre moitié a son orgasme , je préfère cette formulation) , la fatigue que puisse procurer une levrette sur une main (l’autre étant prise dans une activité frénétique) , et autres pléthoriques soucis que puissent procurer nos coïts respectifs .

La copine de Mat lisant ce blog , je ne préciserais pas quels problèmes étaient ceux de Mat . Mais si elle ne me tape pas trop , je lui communiquerais joyeusement la liste .

Bref , pour en revenir a notre discution au bar « la maison » , nous avons pu agréablement constater que les petits soucis qui naguère nous minaient plus qu’une banale zone démilitarisée Nord Coréenne faisaient vraisemblablement parti du passé , que nous étions des bons coups et qu’elles allaient voir ce qu’elles allaient voir , dans l’hypothèse ou elles n’auraient pas déjà vu .

Au moins jusqu'à notre prochaine discution sur un parking .

(…)

J’ai commencé ma carrière sexuelle selon moi particulièrement tard (donc trop , tard) , ce qui était d’autant plus frustrant que la version officielle selon laquelle je m’étais fait dépuceler a 16 ans sur une table de ping-pong (et dire que les autres puceaux m’ont cru …) m’obligea un temps relativement conséquent a inventer de pieux mensonges pour garder une certaine crédibilité .

C'est-à-dire pendant 2 abominablement longues années .

Ma première expérience sexuelle était plutôt sympa . J’ai eu la chance que se soit fait au calme , chez moi , dans un lit taille adulte (je prie pour que mes parents ne lisent jamais ses lignes vu que les lits adultes n’étaient pas pléthoriques chez eux …) et par une fille qui somme toute avait une certaine maîtrise dans son domaine .

Elle a commencé 4 ans avant moi , je ne pouvais pas rivaliser .

Comme nombre de mes semblables , j’ai passé des années a me demander si j’étais un bon coup . Le fait est qu’après réflexion et une certaine quantité d’expériences avec un nombre de filles dont je tente que très difficilement de cacher a quel point j’en suis atrocement orgueilleux (ok , j’ai couché avec 18 Filles . Non , je ne suis pas le maître du monde … non , je ne suis pas le maître du monde …) , j’en suis venu a la conclusion suivante .

J’ai été pendant trop d’années un coup lamentable .

Pour ma défense , je dirais que je ne devais probablement pas être tellement plus mauvais que les ¾ des mecs encore en activité et dont les ex me confient un jour ou l’autre leurs piètres performances .

 
Les filles ne savent que se plaindre .

Qu’est ce qu’un mauvais coup ? J’ai passé des années a me poser cette question , et pas uniquement parce qu’après que j’ai forcé sa messagerie en répondant a sa question secrète , une ex changea son ancienne question par une beaucoup plus personnelle , sinon vexante : « pourquoi Nico ne sera jamais un bon coup ? » .

Ok , j’ai passé des nuits entières a chercher la réponse a sa question secrète .

En dehors de cela , je pense que l’erreur principale que je pouvais faire dans ma tendre jeunesse était , en même temps que je fasse l’amour , d’avoir une multitude de réflexions peu anodines se bousculant dans ma petite tête , comme « est ce qu’elle aime bien ça ? Et ça ? La , elle a eut mal ou je me trompe ? Est-ce qu’elle le pensait quand elle disait que ma b*** avait une forme bizarre ? » .

Et le drame reste qu’il m’arrivait de penser a voix haute .

Aujourd’hui , je pense que je suis un bon coup parce que je me suis posé ces questions , mais surtout et aussi parce que je me les poses plus . Dans le fond , être un bon coup c’est savoir que l’on en est un .

Et que personne ne vous fasse remarquer le contraire .

Partager cet article

9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 18:16

J'ai retiré cet article , il était quelque peu délibérement impitoyable avec une collègue qui n'avait pas mérité cela , d'autant que depuis , j'ai appris à l'apprécier .

Si elle venait à lire ces lignes , qu'elle sache que je m'excuse platement .

Partager cet article

4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 16:20
J’arriverai à Lille vers 10H30 .

J’ai tout prévu . J’ai eu le temps . Je n’irai pas à l’aéroport avec ma voiture : elle pourrait ne pas démarrer , être bloquée par un camion , je pourrai crever , un premier ministre Togolais pourrait décider de faire un méchoui sur la rocade , protégé que serait cet énergumène par son insupportable immunité diplomatique , comme ne manquerait pas de me le faire remarquer le policier qui m’embarquerait après que j’ai joins le dit premier ministre aux saucisses qui grillaient sur son barbecue .

Il parait pourtant que je suis plus patient que mon père . Ça reste a voir .

Je pourrai même glisser sur une plaque de verglas . Avec ma chance , le fait que le thermomètre ne soit pas encore descendu en dessous de la barre des 15° ne saurait être une garantie suffisante . Après tout , il ne faisait pas si froid ce jour ou une improbable plaque de verglas eut le malheur de se trouver sur le chemin de ma parfois contestable conduite . Après les quelques tonneaux que j’avais fait ce jour la , la voiture avait échappée de peu a la casse .

Moi aussi d’ailleurs , après que j’ai du en informer mon entreprise …

J’ai renversé tous mes tiroirs , détruit mes amoncellements de papiers , cartes postales , publicités , horaires divers et autres lettres de service pour enfin trouver les horaires de la « navette » qui va du centre de Toulouse à l’aéroport . Au bout de 20 petites minutes de recherches et d’hurlements hystériques (« Bordel , qu’est ce que j’en ai foutu ??? ») , j’ai fini enfin par mettre la main dessus .

Qu’il s’agisse des tarifs et horaires de l’été 2004 ne m’alarma pas plus que ça : cet autobus passe sous mes fenêtres avec une telle régularité qu’il pourrait servir de chronomètre universel . Au bas mot .

Je prends soin de me coucher tôt , de ne prendre qu’un demi somnifère pour ne pas être assommé demain matin , soit dans 3 petites heures quand mon odieux réveil sonnera . Et il sonnera ! d’abord parce que je l’ai longuement testé (c’est mon téléphone qui fera office de bourreau) , ensuite parce que j’ai demandé à Catherine de régler le sien 5 minutes après que le mien ait réveillé l’immeuble , et moi accessoirement .

Ce n’est pas de la prudence . Appelons ça plutôt un excès de zèle motivé par des expériences désastreuses en matière de réveils matinaux .

Demain matin , je n’aurais pas à repasser par ma chambre après ma douche et risquerais moins de me prendre les pieds dans un inévitable obstacle , ce qui a d’ordinaire l’habitude de réveiller en sursaut Catherine , et accessoirement de la mettre d’une humeur du genre massacrante .

Autant dire que nos petits déjeuner sont régulièrement assombris par ce type d’anecdote .

Je m’habillerai dans le couloir , face aux miroirs géants qui certes ne me flattent guère mais je n’éclairerais pas a giorno pour éviter que l’image renvoyée par les miroirs ne me mette de mauvaise humeur . J’entrerai ensuite dans le salon , empêcherais cet idiot de chat de profiter de l’ouverture de la porte pour filer , et irais dans la cuisine me préparer un petit déjeuner ultra rapide .

J’envisage avec gourmandise un café et des toasts pour ne pas partir « le ventre vide » comme disait ma mère , et aussi parce que je ne sais pas si la compagnie aérienne qui me transportera m’offrira (ou me vendra, je ne suis pas totalement radin) la « collation » de rigueur , repas a peine digne pour un bagnard , consistant en un mauvais thé et une viennoiserie défraîchie .

J’ai calculé qu’en me levant à 5H45 j’avais largement le temps de tout faire , de descendre le boulevard jusqu’à l’arrêt de la navette et d’attraper celle de la demie ou , au pire , celle qui suivra à 7H . L’embarquement se fait jusqu’à 8H15 et il faut moins de 20 minutes pour relier l’aéroport . 

Tout cela bien évidemment dans le meilleur des mondes .

Ce lundi matin tout se passe bien . Je ne trébuche pas en me levant , la douche est normalement chaude (je ne me brûle pas au 3eme degré pour une fois) , le shampoing « prend » (j’ai une tête normale les cheveux une fois secs) , je ne me coupe pas en me rasant , je réussis à rester raisonnable avec l’eau de toilette et le déodorant ne tombe pas sur le sol , pas plus que son couvercle dans le lavabo (une de mes grandes spécialités) ; l’épreuve du miroir est passée avec succès : je me plais bien ce matin . Pas de mèche en bataille , pas de trou trop voyant dans la chevelure , l’œil est vif , le regard clair et l’allure jeune .

Le nœud de cravate est raté mais somme toute pas pire que d’habitude : tout va bien donc .

J’ai bu mon café sans m’ébouillanter , sans me brûler la langue et sans faire une tache au milieu d’un des motifs de la cravate . Décidément tout va bien ! Naturellement (c’était avant que je trouve une pince spéciale crée à cet effet) , je me suis carbonisé le bout des doigts en retirant les tartines du grille-pain . La confiture de fraise était tellement liquide que j’ai fait une tache colleuse sur la nappe propre et le lave vaisselle était plein à ras bord de vaisselle propre mais pas rangée . Il a donc fallu que je lave tasse, assiettes et couverts .

Les projections d’eau ont heureusement disparu sans laisser de tâches visibles sur la veste .

Ne voulant pas « me mettre la pression » tout seul , j’ai essayé de ne pas regarder par la fenêtre pour ne pas guetter la navette . De toute manière si elle passe devant la maison , il m’est mathématiquement impossible de l’attraper , ce que pourtant je ne pourrais -me connaissant- m’empêcher de faire dans une poursuite grotesque , mais plus cruellement , vaine .

Mon inconscient ? mon sixième sens ? Appelons cela comme on veut , en tout cas il enregistre pourtant que si je n’ai pas cherché à la voir passer , je ne l’ai ni vue , ni surtout , entendue .

Le stress arrive et avec lui l’idée de fuir l’appartement et de me précipiter à l’arrêt du bus . C’est ce que je fais , négligeant d’embrasser ma femme qui somnole encore dans le lit , ce que je lui avais pourtant promis de faire hier .

Elle attendra une semaine de plus , qu’est ce que 7 jours ?

Le soleil n’est pas encore levé , le boulevard est totalement désert , le tabac ouvre : c’est bon , je suis dans les temps . Quand même , la première des 2 navettes possibles devrait passer maintenant . A moins que je l’ai ratée celle-là ? pas grave reste l’autre .

J’attends depuis de longues minutes dans la nuit , ce qui ne serait pas grand-chose s’il ne faisait pas un froid dantesque . La circulation s’intensifie . Les phares m’éblouissent . Et tous les bus de la région semblent s’être donnés le mot et s’arrêtent plus haut au feu rouge . De loin je ne peux voir s’il s’agit de cette navette qui commence tout de même à tarder . Bon , j’ai semble t’il le temps d’aller chercher des billets au distributeur .

Naturellement , il est en panne .

Celui qui est sur le trottoir plus haut fonctionne . Mais me donne un billet de 50€ . A coup sûr le conducteur de la navette me refusera cette grosse coupure , faute de monnaie . Ai-je le temps d’aller à la boulangerie , 50 mètres plus bas sur le boulevard , que j’ai de la monnaie et puisse éviter une incarcération pour homicide sur chauffeur de bus ? Oui , toujours pas de navette en vue .

Dans l’inconsciente ignorance de la sourde colère montant en moi , la boulangère met fort logiquement un temps infini à servir une cliente qui semble vouloir acheter des viennoiseries pour une petit demi centaine de personnes .

Je sors précipitamment de la boulangerie , mon sac de voyages est affreusement lourd (« une collection d’enclumes » dirait Nicolas) et s’accroche partout . L’abri de bus est plein de personnes dont l’inquiétude se traduit par un recours anormal et précipité à la lecture de l’heure sur leur montre ou leur téléphone . Un gigantesque camion s’est garé en double file devant nous et nous masque la circulation . Même plus moyen de guetter l’autobus .

Et l’heure qui tourne plus vite qu’un concorde avant un petit incident pneumatique . En comptant machinalement dans ma tête , je me rends compte qu’à moins que la navette arrive dans les 3 ou 4 minutes qui arrivent , mon arrivée à l’aéroport avant la fin de l’embarquement tient de la gageure tendance  insurmontable .

Il faisait peut être froid , mais d’un coup l’atmosphère ambiante m’apparaît celle d’un sauna . Déréglé .

Un taxi ! appeler un taxi ! C’est jouable . J’appelle la centrale de réservation : ils sont naturellement débordés . Je repars vers la Place Wilson , alors qu’il fait maintenant jour . Le sol humide luit tristement . Et toujours ce sac pesant plus lourd que jamais . Alors qu’il traîne toujours une meute de taxis autour de cette foutue place , ils sont aujourd’hui aussi nombreux que des témoins a un procès Corse .

Rarement vu cette place aussi vide .

Je repars en sens inverse vers l’arrêt du bus . Il y a foule maintenant . Un jeune couple m’interroge quant aux taxis et semble anéanti par ma réponse . Ils disent avoir un billet d’avion  non remboursable et une correspondance à Paris pour rejoindre un voyage organisé . Les langues se délient . La colère monte .

Quelques minutes encore et la révolution Bolchevique apparaîtra en comparaison a peine plus agitée qu’un bal populaire .

La navette arrive enfin : elle est bondée . L’opération de chargement prend un temps fou . Le conducteur semble faire durer à plaisir l’encaissement de chacun des passagers . Il nous apprend avec désinvolture que la cause du retard est une panne survenue à 2 autres navettes qui ont désorganisé le planning de la compagnie .

Et le mien , lui fais je remarquer sur un ton plutôt glaçant .

Il confirme ce que tous nous redoutions : non , il est impossible qu’on soit à l’aéroport dans le temps record de 15 minutes . La circulation fait maintenant des thromboses , l’arrêt suivant est l’occasion de faire monter un million de personnes plus lourdement chargées que les Rois Mages . Nous sommes tassés dans une chaleur et une buée pénibles .

Nous repartons avec la même vitesse ridicule . Il aurait probablement été difficile de collectionner plus de feux rouges . Notre chauffeur fait des politesses aux camions qui se garent sur le marché. Il laisse passer les crispantes vieilles dames qui traversent n’importe où avec leur ridicule chariot de courses d’où émergent déjà des branches de céleri .

A 8H20 est-il indispensable d’aller acquérir du céleri ?

A l’arrêt Compans-Caffarelli , je sais que c’est fini : Il y a 2 avions pour Lille aujourd’hui , je viens de rater le premier et le second sera probablement aux alentours d’une heure indécemment tardive . C’était mon premier jour de travail , mon nouvel employeur va pouvoir être fier de son nouvel employé , si ponctuel …

Je respire une fois sorti de cet enfer roulant et décide d’appeler mon boss pour lui éviter l’aéroport de Lille Lesquin . Le ton plutôt sec de ce dernier me laisse supposer qu’il ne goutte que très modérément la notion de ponctualité Toulousaine .

Je ne savais pas qu’on pouvait avoir un tel panel d’insultes en stock aussi tôt le matin .

Sympathique matinée , vraiment .



Partager cet article