Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 19:43
Après avoir vaguement somnolé trois petites heures , j’ai reçu un appel particulièrement matinal , dont la furtivité n’eut d’égal que le ton glacial de mon aimable interlocutrice . Ça a donné ceci :
« Nicolas , qu’est ce que tu fous ? »
 
Petit hors sujet . L’avantage de mon prénom est qu’il m’a toujours permis de savoir la teneur des intentions de mon interlocuteur , qui malheureusement ne sont pas toujours aussi pacifiques que celle légendaire de la Suisse . Ok , je prenais un exemple extrême .
 
Bref , lorsque quelqu’un m’appelle Nico , je sais que je peux à peu près sans risque décrisper mon poing de la bombe lacrymo planquée dans ma poche et écouter mon interlocuteur en pouvant espérer moins d’une agression verbale a la minute . Le repos , quoi .
 
Mon père m’a longtemps appelé Colas , ce qui généralement signifiait que j’avais fait une connerie « bénigne » , ce qui bien évidemment ne sous entendait pas du tout que la dite bêtise n’avait que peu d’importance , le fait que mon père en faisant une marche arrière arrache la portière de la voiture que j’avais négligemment laissée grande ouverte n’ayant rien de «bénin», mais sous entendait plutôt que la colère immanquablement engendrée par la bêtise était retombée et que je pouvais a nouveau lever les yeux sans avoir peur de me prendre , par exemple , un coup de portière sur le crâne .
 
… Et que je pouvais ranger timidement le petit billet de 50 francs que je tendais timidement pour payer la réparation de la portière .
 
Enfin , et pour conclure ce hors sujet qui aurait pu faire un sujet tout court mais je suis las des critiques non constructives alors chut , lorsque quelqu’un m’appelle « Nicolas » , je sais que a part dans l’hypothèse ou la fin du monde était annoncée dans la seconde qui suivait pour créer un habile contexte de paix universelle , la personne m’ayant ainsi appelée ne peut qu’avoir des intentions manifestement hostiles a mon égard .
 
Fin de la parenthèse , retour a nos moutons . Ou plutôt a mon réveil , douloureux une fois de plus .
 
« Qu’est ce que je fais ? Eh bien étant donné qu’il est 8h du mat , que je me suis couché il y’a 3h et que j’avais sans doute a peu près 3g dans le sang , il est plus que probable que j’étais en train de dormir , du moins jusqu'à ce que tu me réveilles .
 
Et toc . Si tu n’es pas en orbite aux alentours de Pluton après ce vent que tu viens de te prendre dans ta face de sournoise , je ne m’appelle plus Nico .
 
« Ah oui? Ce n’est pas de chance alors, puisque tu travailles a 8h et qu’il est … tiens? 8h17! »
 
Quand je vous disait que les gens m’appelant Nicolas ne cherchent qu’a me nuire …
 
(…)
 
Après avoir passé , donc , un début de journée plus que pénible a répondre a des appels en me demandant s’il n’était pas tout de même encore prématuré d’envoyer les faire part de mon décès , je me rendais vers 13h a la médecine du travail , ou je manquais de faire un arrêt cardiaque lorsque le médecin inscrivait sur sa fiche après m’avoir mesuré « 1m75 » .
 
Ce n’est qu’une fois que j’ai manqué d’entamer un pas de danse exalté dans son cabinet , jubilant de cette nouvelle inespérée faisant un bien fou a mon ego légèrement rudoyé ses derniers temps , que je connaissais une nouvelle infamante désillusion lorsque après vérification , il apparaissait que cette raclure de Docteur avait confondue les chiffres 5 et 3 …
 
« Au revoir Mr Nicolas » . Je ne te le fais pas dire , radasse .
 
(…)
 
Le soir venu , je faisais le tour de mon carnet d’adresse pour trouver d’éventuels candidats a une soirée en ma peut être pas pathétique compagnie mais néanmoins assez particulière présence .
Je suis toujours amusé de proposer ma compagnie a certaines personnes sachant que leur réponse sera toujours négative , du fait qu’il soit toujours comique de voir les trésors d’imagination déployées par celles-ci pour esquiver , paniquées comme jamais et bafouillant une excuse tellement remarquablement non crédible …
 
Bref , j’arrivais a m’assurer la présence de ma Galinette cendrée , de mon compatriote de Nico , de Manon qui ne se remet pas totalement du départ de Matt pour le Canada et dont je suis le mieux placé pour la consoler étant moi-même dans la détresse a la suite de ce départ aussi désespérant que la défaite de l’Espagne en 1/8 de finale , et enfin de ma future ex voisine qui est sans doute la seule voisine qui n’ait pris la décision de déménager en raison de mon voisinage .
 
Tremble Toulouse , j’ai donné mon préavis …
 
Alors que je roulais allègrement vers Fenouillet , Caro me rappelait pour accepter ma proposition de soirée , et je répondais joyeusement que je passais la chercher dans les 15 minutes , son appartement étant sur ma route .
 
 Ce n’est qu’après que j’ai raccroché que la révolte enflait dans la voiture .
 
« Mais Nico , nous sommes déjà 5 dans la voiture ! »
 
J’allais devoir mater cette rébellion . Après tout , les meilleurs capitaines de la Royal Navy avaient aussi connu en leur temps leur part de mutineries …
L’autre Nico allait d’ailleurs venir m’apporter un soutien assez inattendu devant mon embarras a peine plus masqué qu’un emploi fictif a la mairie de Paris .

« Avec des amis et dans ce cas de figure , on avait planqué le 6eme dans le coffre . »
 
Non , réflexions faites , et en souvenir du silence de mort qui suivit cette remarque , cette remarque n’étais pas forcément aussi irréfléchie que l’intervention Américaine en Irak , mais pas si loin de ce degré zéro de la réflexion , tout de même .
Immanquablement , je ne pouvais que lui suggérer de mettre en application cette idée en allant prendre place dans le coffre , ce qui je le concède pouvait paraître déplacé vu que j’avais insisté pour qu’il vienne malgré le fait qu’il ait un exam a préparer pour le lendemain .
 
La révolte prenant une ampleur sans nom , je me voyais contraint de serrer les dents et d’accepter d’amener a bon port mes passagers , sous peine évidente dans le cas contraire de connaître le sort ignominieux du Capitaine Blight , débarqué de son Bounty sans trop comprendre ce qui lui arrivait .
 
Les 15 minutes annoncées a Caroline menaçaient déjà d’êtres allègrement pulvérisées . Ce n’était qu’un début .
 
(…)
 
J’avais regardé comment aller a Fenouillet de façon aussi furtive que inutile , notant vaguement quelque part dans mon crâne que la ville se situait du coté de Beauzelle .

C’était oublier l’enfer que constitue cette foutue ville dortoir , dont le maire a de toute évidence décidé de faire des drastiques économies en évitant soigneusement de doter la ville publique d’un éclairage public , et de ô combien inutiles panneaux de signalisation .
 
J’ai cru devenir fou .
 
De ronds points en ronds points , j’alternais les changements incohérents de directions , incrédule devant l’absence apparente de toute vie humaine dans ce village grotesque , tentant de rester de marbre devant l’impatience et l’ironie grandissante de mes passagers consternés de la galère dans laquelle je les avais entraîné , mais gardant malgré tout très difficilement mon calme lorsque demandant mon chemin a une conductrice , celle-ci me répondait n’être pas du coin , puis lorsque je rééditais ma question a des piétons , ils étaient Anglais et se demandaient -a juste titre- si je n’allais pas prendre la succession de Jeanne d’arc .
 
Désolé pour l’image , mais c’est un torrent de sueur froide qui inonda mon front lorsque a un bar ou j’allais faire part de mon embarras , l’employée me regarda avec des yeux atterrés quand je lui demandais si j’étais loin de Fenouillet , la pauvrette prenant une voix douce sans doute pour me calmer et me sortant un dérangeant au possible « Oula … vous en êtes très loin… »
 
Je la regardais avec les jambes de plus en plus flageolantes me dessiner un plan sur une feuille A4 qui faillit ne pas suffire …
 
Et Caroline qui toujours attendait .
 
Après avoir failli embrocher une bande d’éboueurs dont le camion menaçait de me pousser définitivement dans l’hystérie la plus complète en occupant la totalité de la route , nous arrivions enfin sur Fenouillet .
Et la , j’ai définitivement basculé dans la crise de nerfs .
 
Des rues sombres , sans une âme , a tel point que l’un de mes passagers ne se rendant pas compte que ça remarque mettais en péril sa vie et celle de ses petits camarades avança la question « Etes vous surs que la féria commençait ce soir ? » .
 
Sentant que je n’allais pas pouvoir éviter la case « je hurle dans ma voiture pour me vider les nerfs » , je larguais en rase campagne mes passagers en leur affirmant qu’ils n’étaient pas loin de la féria , et partait dare-dare dans l’intention d’aller chercher Caroline .
 
C’est après avoir roulé -et vidé mes nerfs- une dizaine de minutes que je me suis rendu compte que je les avais lâché sans doute un peu loin de la féria , c'est-à-dire a sans doute une dizaine de kilomètres de cette dernière …
 
J’ai envoyé de pieuses excuses a Caroline , et suis retourné chercher mes amis .
Nous avons bu notre premier verre a 23h52 .
 
Comme l’a cyniquement résumé l’autre Nico , il devait être possible d’arriver plus rapidement, mais a la condition d’y aller sans moi …

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 19:41
Juin 2003 .
 
Pour tout dire , je n’étais pas franchement dans les meilleures dispositions du monde pour aborder la soirée organisée par Théa , venant d’avoir un entretien avec mon nouveau futur ex employeur , entretien qui certes n’avais pas tourné a la baston façon étal de boucherie mais les propos venimeux échangés laissaient déjà présager la guerre froide qui ne manquerait pas de s’en suivre .
 
J’aurais pu retenir l’image plus parlante certes de l’orgie sanglante de la fin de Braindead , j’ai hésité .
 
Bref , je pensais au moins passer une bonne soirée en compagnie de Julie , avec qui je m’étais remis après une énième dispute quelques jours plus tôt , ce qui était devenu d’ailleurs une manière comme une autre pour nous de casser la routine du couple .
 
Je dois dire que j’ai été particulièrement désappointé quand pour seul accueil j’avais droit a une a peine (dés)agréable esquisse de « bonsoir » . Reflexions faites , désagréable peut se placer derrière le terme esquisse , au choix .
 
Ayant pris pour habitude de ne plus m’en étonner , nous prenions la direction de la soirée de Théa , qui dois je le rappeler était une ex avec qui j’entretenais des rapports alors encore ambigus , suffisamment du moins pour que Julie tout en arborant des sourires de façade lui trouve haineusement toutes les disgrâces physiques possibles et i(ni)maginables . Sans parler des attaques sur l’aspect moral , bien évidemment .
 
Et pour être franc , j’adorais -et attisais- cette jalousie .
 
Arrivé sur place , je me laissais aller a un instinct je le reconnais primaire en me jetant sur les boissons , le résultat inévitable étant que je retrouvais ainsi particulièrement «joyeux» quelques secondes après notre arrivée . Pour ma défense , je dirais que ma démarche n’était pas la -uniquement- alcoolique , mais de façon je le concède beaucoup plus surprenante , plus stratégique . 
 
Ok , j’ai toujours aimé défendre les causes indéfendables , a commencer par les miennes …
 
Pour avoir une chance de passer une bonne soirée,  l’idéal reste de faire boire a outrance les autres pales types ayant eut la désobligeance de ne pas mourir de la grippe aviaire (ou autre bricole) et de répondre par conséquent idiotement présent a la dite soirée , les envoyant ainsi ad patres rendre tripes et boyaux , et regretter la mort douce d’une insignifiante grippe aviaire .
Dans le même ordre d’esprit , faire picoler gentiment les filles permet d’obtenir plus facilement des douceurs qui si elles avaient été quémandées dans la sobriété la plus absolue n’auraient values que des regards lourdement désapprobateurs , sinon des plaintes pour harcèlement sexuel .
 
Un impératif toutefois : ne pas boire trop soit même ou le risque serait grand que dans une regrettable erreur d’appréciation , l’on fasse boire trop les filles et roule des pelles aux types . A méditer .
 
Cette petite parenthèse étant refermée , je m’apercevais rapidement que j’avais perdu de vue Julie , de regrettables expériences passées m’ayant appris qu’un court instant d’inattention pouvait être la cause de violentes démangeaisons au crane , du coté des cornes .

Je n’étais que très moyennement étonné quand je la retrouvais dans une autre pièce en train de minauder avec un abruti riant bêtement . Je ne manquais pas alors de lui faire part de mon étonnement grandissant .
 
« Julie , ôte moins d’un doute , nous sommes toujours ensembles ? »
 
La question peut paraître étonnante , elle était loin d’être superflue …
 
« Non . »
 
Dont acte .
 
Après un premier temps de réflexion dubitative aboutissant a la conclusion que dans le fond François Ferdinand avait été la cause d’une guerre mondiale pour moins que ça , je décidais dans un second temps de partir en chasse a mon tour pour ne pas apparaître forcément comme le dindon de la farce lorsque Julie serait sortie avec le glousseur hideux .
 
Ok , tout le monde dénigre les personnes apparaissant fut ce un furtif moment comme concurrentes …
 
Alors que je devais encore en être a de sombres réflexions (« ou ais je rangé ma batte de base-ball bon dieu ? ») , j’éprouvais soudain une gène particulièrement incommandante , pour ne pas dire tout simplement insoutenable .
Je venais de faire les frais d’un jeu improvisé consistant a vider un tube entier de lait concentré dans un endroit a insolite , comme et par exemple mon caleçon .
 
L’inconsciente auteur de cette attaque infâme finissait sous la douche quelques secondes après . C’est ainsi que j’ai connu Cindy …
 
Je viens de comprendre pourquoi je n’arrive plus a trouver de copine : j’ai eu la chance jusqu’ici de plaire a celles avec qui j’allais sortir , alors que aujourd’hui je ne leur plais que quand je suis sorti avec elles , ce qui est problématique disons le clairement .
 
Ou ais je rangé cette foutue corde ?
 
Je sortais un peu plus tard dans la soirée avec Cindy , ce qui me valait de ne plus passer du tout pour le dindon de la farce , mais surtout , me faisait passer ma dépendance de la Julie , quoique hélas je n’en étais pas encore totalement conscient , allant même jusqu'à m’amuser particulièrement cyniquement de la voir se rabattre sur un gros roux , le ricanant ayant eu le mauvais goût de la laisser en plan en prenant un départ aussi précipité que goujat .
 
Sans doute une des meilleures soirées de ma vie .

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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 19:37
Je suis atteint d’un mal depuis quelques jours qui en plus de m’être hautement préjudiciable , ayant du virer pour la première fois de ma vie des gens de chez moi (le préjudice étant que j’ai fait l’objet de railleries sans fin pour ce fait sans précédent dans l’histoire de mon appartement) , m’est totalement inconnu , ne sachant réellement comment réagir face a ce coup du sort aussi injuste que imprévisible .
 
Un mauvais sort ? Mon voisin m’aurait il voué a une malédiction effroyablement tenace après que j’ai eut le malheur d’ironiser sur le fait qu’il se soit couché a une heure particulièrement indécente , soit 22h20 un soir de vacances , ce qui je dois bien le dire suscite chez moi une hilarité mal contrôlée , sinon incontrôlé tout court ?
 
Une pénurie de café ? Même pas , le café reste ma ligne budgétaire la plus incroyablement élevée , a faire passer le budget de la sécurité sociale pour modeste en comparaison , bien qu’il est vrai j’ai plus ou moins ralenti ma consommation , ce qui cependant et en soit n’était pas trop difficile vu que j’ai longtemps carburé au rythme , dément selon certaines personnes épouvantées par la chose , d’une dizaine de cafés par jour .
 
Maintenant , je bois l’équivalent de la dizaine de café en une seule tasse , saisissez la nuance .
 
Je veux bien croire que j’exagère un tantinet soit peu sur ma fameuse « crise de la vingtaine » , mais comment ne pas avoir des poussées d’angoisse a me faire hululer a la mort derrière ma porte quand je constate que pour la première fois de ma vie , je f-a-t-i-g-u-e !
 
Je reviens tout de suite , j’ai un hululement a aller pousser .
 
(…)
 
Samedi Soir .
 
Sortant de mon boulot avec la vague impression que ma tête imploserait si elle recevait un choc aussi minime soit il (par exemple une goutte de pluie , ou autre) et m’interrogeant sur l’existence de mes dernières potentielles chances de plaire maintenant que j’ai probablement irrémédiablement perdu la seule qualité physique que je me trouvais a savoir mes yeux , je prenais la direction de Rio Loco , ou Mélanie m’avait donné rdv a 22h .
 
Ce qui voulait dire que raisonnablement , rien ne servait d’arriver avant 22H30 .
En partant du principe qu’elle soit dans un bon jour , bien évidemment .
 
Après avoir réglé l’entrée tout en essayant de ne pas trop m’angoisser a l’idée de l’état cauchemardesque dans lequel doit être mon compte dont j’évite scrupuleusement de consulter le solde depuis 2 mois a l’idée de la crise cardiaque que je ne saurais éviter a sa vue , je partais en quête de Mélanie , décidé a économiser un appel probablement superflu puisque pour la repérer , il me suffisait de chercher Emilie qui l’accompagnait , cette dernière présentant l’avantage de frôler sans exagération la taille de Mc Tayson .
 
Je ne pourrais probablement jamais considérer Emilie comme une véritable amie en raison du complexe d’infériorité qu’elle ne cesse d’alimenter sur mon humble personne complexée par son petit mètre 73.5 …
 
Après 45 minutes de recherches aussi infructueuses qu’irritantes , je me décidais a envoyer un message dont le contenu bien que réduit au strict minimum (« Ou êtes vous ? Précisément ? ») masquait mal mon énervement grandissant , mais sans doute pas suffisamment au vu de la réponse téméraire de Mélanie (« A la droite d’Emilie dans sa voiture . ») , qui de par sa teneur prouve bien qu’elle ne se rendait pas compte qu’a ce niveau de retard , il valait mieux ne plus venir que tomber nez a nez avec une furie impatientée .
 
J’allais calmer mes nerfs en vidant une bière en compagnie de Manon déjà sur place , ne pouvant m’empêcher au passage de faire jouer un gamin pas plus haut que 3 pommes (ou poires , soyons fous) dans le futile espoir de taper dans l’œil des 3 filles assises derrière nous .
 
Après un succès certain au vu d’un regard décoché par l’une , j’arrêtais mon manège quand débarquait un groupe de types s’asseyant bêtement avec elles . Les gens manquent de subtilité quand même …
 
Mélanie arrivait royalement vers 23h30 , et il me fallut faire un effort au delà de surhumain pour éviter toute réplique assassine me venant généralement spontanément mais dont la teneur souvent trop méchante provoque par la suite de longues périodes de crispation dont la fin n’intervient uniquement lorsque je me résous après maintes hésitations a avancer un début d’excuse , généralement gâché par un monceau de justifications aussi peu crédibles que ridicules .
 
J’ai horreur de reconnaître mes tords . Et j’ai beaucoup d’amis , des lors il m’arrive de préférer lâcher du lest que laisser tomber une pénible excuse .
 
(…)
 
Je me suis rappelé que Sab traînait également dans les environs , et après m’être demandé pour la 999eme fois en 3 semaines si je ne risquais pas de passer pour un gros lourd a ses yeux , je me résolvais a l’appeler , mais néanmoins sur un ton suffisamment détaché pour ne pas apparaître suspect .
 
Et méchamment trop détaché pour espérer quoique se soit , aussi .
 
Je retrouvais donc Sab , une autre Mélanie qui m’a posé un problème lorsqu’il a fallu que je la rentre aussi dans mon portable (Nico n’est finalement peut être pas un prénom si banal que ça) et une troisième , dont , je ne le cacherais pas , je n’ai toujours pas retenu le prénom .
 
Je passerais vite sur le périple berges de la Garonne / leur domicile , ayant eut le malheur de venir en tongs qui ont pour effroyable propriété de me renvoyer les 4 fers en l’air toutes les 5 secondes , les trottoirs de Toulouse étant méchamment peu abrasifs . Autant dire que Sab était gondolée pendant tout ce foutu trajet …
 
Il m’arrive de me rendre plus grotesque que je ne le suis intentionnellement , mais je le vis mal quand l’élément intentionnel n’y est pour rien .
 
Arrivé chez les filles , et après que j’ai passé 15 bonnes minutes a tirer la langue devant l’incroyable supériorité de leur appartement sur le mien , et que nous nous soyons gavés de nutella sur tranches de pain (appellation plus raisonnablement appropriée que tartines de nutella) se lançait un débat , je dois bien le concéder particulièrement orienté .
 
Il faut savoir que depuis quelques temps , je me demande si je suis incapable d’interpréter le fameux « signes » que sont censés envoyer les filles aux mecs qui leur plaisent (ou si tout simplement il n’y a aucune fille qui m’enverrait de signe tout court , hypothèse a malheureusement envisager) , m’étant retrouvé plusieurs fois dans des situations ou un vague instinct animal m’aurait commandé de me jeter sur la malheureuse restée inconsciemment seule avec moi , et ou un minimum de retenue ou tout simplement un blocage total absolument consternant m’empêchait ne serait ce que de bredouilleur mieux qu’un truc ressemblant vaguement a :
« je te raccompagne ? » .
 
J’ai connu de grands moments de solitudes après pareilles déconvenues .
 
Bref , je suis reparti chez moi aux alentours de 5h , particulièrement dubitatif après avoir entendu ce que les filles considèrent comme des signes plus que « évidents » . Je vous laisse juger :
- les yeux élargis (Beh désolé , je pensais moi qu’elles avaient mal aux yeux a les cligner comme ça !)
- les petits rires niais (que je prenais sans doute a tord pour de petits rires niais , tout court)
- les remarques gentilles (alors la je m’offusque , moi j’en fais tout le temps et ce n’est pas toujours intéressé .)
 
Comme il m’arrive de me le répéter assez régulièrement ses derniers temps :
« elles sont toutes folles »

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 19:34
« Saleté de téléphone ! » . Il doit être quelque chose comme 7h du matin , et entre le sentiment qu’ouvrir les yeux me serait plus difficile que d’arriver un jour a parler calmement a une personne me soutenant que le communisme n’a jamais été appliqué en Russie , et celui qu’expérimenter a nouveau une frappe non chirurgicale avec l’objet de ma contrariété contre le mur de la poste d’en face serait non seulement idiot mais hautement préjudiciable a mon portefeuille criant effroyablement douleur en ces temps de consommation effrénée , je choisis l’option « tenter de comprendre ce que veut me communiquer l’olibrius n’ayant pas peur de s’attirer ma sainte colère en me sortant du lit a des horaires indécents » .
 
« Nico ? On se retrouve a la voiture alors ou chez toi ? »
 
Gulps . Mon père . Vite , fait fonctionner ton cerveau et essaie de comprendre la raison d’un appel aussi matinal que douloureux . Ok , pléonasme .
 


Se retrouver a la voiture ? Soit . Bien qu’ayant les idées particulièrement confuses , du moins plus qu’en temps normal ce qui reste toujours possible contrairement a ce qu’en pensaient des âmes médisantes , je ne crois pas me souvenir avoir évoqué avec mon doux daron une échappée façon Thelma et Louise , quoique je trouve en soit l’idée particulièrement séduisante . Quand j’aurais compris ce qu’il me veut , je pourrais toujours lui proposer .
 
« Vu que tu es tête en l’air (quand je vous disais que les gens sont médisants) , je me permets de te rappeler de ne pas oublier ton dossier » .
 
Je me suis redressé plus vite qu’il n’en fallait a un vieillard sénile pour éprouver une joie confuse après avoir avalé une pilule bleue . Ou deux . « Le procès ! Carcassonne ! JPH ! La vieille pute d’avocate ! » .
Je confirme : je suis désagréable des le réveil . Particulièrement au réveil . Foutez moi la paix au réveil .
 
Oups , je m’égare .
 
Après avoir pris une douche n’ayant pas uniquement pour propriété d’avoir été aussi furtive que vaguement palliative a ma vague ressemblance a un Zombie de Romero particulièrement amoché , je courrais comme un dératé rejoindre mon doux daron qui par bonheur ne releva pas trop cruellement que mes traits tirés , dus a la soirée de la veille ou je m’étais encore retrouvé a faire des singeries Place du Capitole dans le vague espoir de plaire a une fille dont le prénom m’avait demandé un effort de mémorisation hors du commun (elle dut me le répéter 3 fois , no comment) , bref , que mes traits tirés ne risquaient donc de porter une atteinte trop indélébile a l’image de sérieux que j’allais devoir donner devant mes juges médusés .
 
Ceux la ne sauront jamais que sous la veste enfilée dans l’extrême urgence se cachait une chemise qui était blanche quelques heures plutôt , c’est a dire avant que la soirée ne tourne au concours de lancer de confiture .
 
Etant d’une nature , disons particulièrement anxieuse , et surtout , ayant une tendance a prendre très a cœur mes vieilles rancœurs , les exacerbant parfois plus que de raison (donc pour ceux qui ne savent lire entre les lignes : toujours au delà de raison) , j’ai eu la contrariété d’éprouver depuis ma première rencontre avec cette vieille radasse de violentes pulsions a son encontre , ayant déplacé la haine que j’éprouvais pour l’employeur vers sa représentante , qui au delà de son aspect physique burlesque et pour tout dire particulièrement repoussant (on va encore m’accuser de n’être que moyennement objectif) , m’attaque a chaque audience sur des points qui me semblent en toute honnêteté peu juridiques .
 
Est ce que je fais du délit de sale gueule moi ? Non ? Bon , alors !
 
Après avoir pris 2 cafés qui ne furent pas de trop pour m’éviter un coma somnolique (ne sortez pas le petit Robert , j’improvise) , nous prenions la direction du tribunal , ou j’avais l’espace de quelques minutes le loisir de savourer l’absence de la morue , qui dans son mépris envers la petite juridiction de Carcassonne éloignée de ses standards plus « bourgeois » Toulousain , ne jugea pas utile d’arriver avec moins de 15minutes de retard .
 

Son arrivée grotesque , de par la demi tonne de maquillage étalée sur ses rides plus que naissantes et de par la valise traînée derrière elle comme si elle avait fait une expédition au fin fonds de l’Amazonie , fut un régal pour les yeux que seul le ridicule de Sevran aurait su , potentiellement , égaler .
 
J’ai bien dit potentiellement .
 
A peine était elle arrivée qu’elle commençait son show , arguant que le dossier était mal construit , que des pièces n’avaient pas été communiquées , que j’étais un bouffon , bien que cette dernière pique ne fut pas exprimée audiblement mais le ton y était pour que cela puisse être ainsi perçu par toute personne dotée d’un minimum de jugement propre .
 
Manque de chance pour cette dinde , ayant passablement mal digéré lors de l’audience précédente ce chapitre de son argumentation qu’elle avait complété d’un «Mr Poirier devrait retourner a ses études» , j’avais préparé cette fois ma réplique , et je l’interrompais d’un vibrant « Maître L. semble peu suivre la jurisprudence » , sortant un arrêt qui avait l’avantage d’anéantir violemment son argumentaire , et de la couvrir de ridicule , plus accessoirement .
 
Nico 1 , Radasse 0
 
S’en suivait les plaidoiries . J’avais décidé de prendre une ligne d’attaque soft , ne pas chercher a tirer sur l’ambulance en prenant un ton « je réclame ceci parce que c’est naturel » . Croyez le , dur d’apparaître naturel quand on réclame 5000€ .
 
En revanche , n’ayant franchement aucune chance de défendre l’indéfendable , l’avocate préféra adopter une attitude agressive , m’attaquant sur des points n’ayant aucun rapport avec mes demandes , ce qui en plus de ne pas faire sérieux , avait un coté folklorique , particulièrement lorsque partant dans le hors sujet , elle s’en prenait a un autre employé auquel je n’avais même pas l’espace d’un instant fait allusion .
 
M’attaquer en traitant un autre employé d’obsédé mettant mal a l’aise les femmes était a mon avis une manière plus ou moins implicite (rectification : absolument implicite) de reconnaître que dans l’incapacité de faire fonctionner son cerveau a la recherche d’un vrai argumentaire , la retraite menaçait la pauvre femme …
 
Nico 2 , Radasse 0 mais but plus que volé . J’ai honte …
 
Pour être totalement franc , j’étais quand même un brin tendu a la fin de l’audience , n’acceptant que  difficilement d’entendre nombre d’inepties sans avoir le droit de broncher , ou mieux de fracasser le crane d’une menteuse ayant basé son argumentaire sur tout , sauf des arguments juridiques .

Aussi mon père m’intimait t’il l’ordre de m’asseoir et de laisser filer la morue (je n’ai jamais fait de pêche) , sentant bien que je risquais de la suivre dans un élan de haine avec des intentions aussi peu amicales que celles de la Chine envers Taiwan .
 
Il est vrai qu’une plainte pour coups et blessures eut pu retirer une certaine crédibilité a mon dossier , mais j’avoue que dans cet instant c’etait un risque que j’étais prêt a courir , les yeux exorbités et la haine déformant au possible mon visage crispé …
 
On se venge comme on peut . Ayant après une brève « recherche » sur Internet découvert l’age de l’avocate , je marchais dans sa direction et lui glissait a l’oreille , arrivé a sa hauteur un insidieux « Bientôt 50 ans ? » , qui d’un je l’espère aura l’effet dévastateur d’un « Capitaine ? La barbe , au dessus ou au dessous ? » , la rongeant atrocement la nuit (« mais comment connaît il mon age ? ») , deux aura le mérite de rebondir dans son crane lorsque le jour de son anniversaire , elle recevra des vœux d’avocats ayant malencontreusement étés informés sur son age …
 
Personne ne m’égale au jeu des coups sous la ceinture .

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 19:36
Mars 2004
 
On ne change pas les bonnes habitudes . Il est 2h du mat , et je ne serais probablement pas couché avant 4h ...
 
J'ai essayé de t'appeler ce dimanche , mais que se soit sur le fixe ou portable , mlle la Première Ministre n'était pas joignable ...
 
Alors bon ... n'ayant eu le plaisir de t'avoir en face , je me rabats sur ce que j'ai , c'est a dire le mail !
En fait je voulais te parler de notre discution sur le "autre chose" d'avant hier .
 
Voila . Je ne voudrais surtout pas que tu me fuis pour ce que je t'ai dit , quoique a mon humble avis tu n'avais pas besoin d'un nouveau sous entendu pour embrasser l'ensemble de la situation ...
 
Voila les faits ( on remarquera au passage la démarche un brin juriste ) :
Je suis littéralement tombé sous ton charme du jour ou en me penchant au dessus d'un balcon en Espagne , j'ai vu une petite tête blonde me dévisager en souriant ... je dois d'ailleurs ( snif ... ou lol ) mettre a mon passif le fait que je me sois conduit comme le dernier des imbéciles a la suite de cela , en étant réduit a rajouter des "commentaires" dans un livre que je t'avais prêté ... Peut-être pas American mais Psycho , certainement !
 
Bref ... tu le sais , je te trouve toutes les qualités du monde . Jolie , Cultivée , Rigolote , Intéressante ( malgré le handicap d'une chevelure blonde ! lol ) , bref , je ne suis pas amoureux mais enflammé , indéniablement !!!
Comment dire ... je voudrais que tu me crois si je te dis que sincèrement , je ne me fais pas de "films" , que je ne fais pas de "plans" , que je suis tout a fait disposé a rester ton ami , et cela pour la simple et bonne raison que , de façon historique ( tout de suite les grands mots ... mon dieu ces juristes ) je n'ai jamais fait de plans sur les filles que je trouvais aussi bien que tu l'es . Cela pour la simple et bonne raison que j'ai une tendance a me considérer comme "hors jeu" , et que sans signe "positif" de ce type de fille , je ne peux que me casser les dents . Et j'ai horreur de la purée , alors ...
 
Ouch ... c'est la que cela devient difficile ... j'arrive a la fin de mon mail et je ne sais pas comment le finir ... En fait , je pense que le mieux serait que se soit toi qui le finisse a ma place ...
 
Bisous ... Nico
 
(...)
 
Avril 2004
 
Salut Ben ...
 
Suite a un "psycho drame" orchestré par Marinette , j'ai eu l'occasion de voir Stéphane ce soir ( pas de prob ) qui m'a dit que tu lui avais montré le fameux sms que je t'ai envoyé l'autre soir ...

Lol . De toute façon je pouvais pas le piffer ce Victor , fallait bien lui donner une occasion que se soit réciproque ! Quoique a mon avis ça l'était déjà , mais enfin bon ...
 
Je voulais une énième fois m'excuser ...
 
... m'excuser d'avoir littéralement été insupportable au réveillon ou t'avais été assez sympa de nous inviter , je crois ne même pas t'avoir remercié , c'est tout dire .
 
Je me suis disputé avec pas mal de personnes sur Novembre/Décembre , le fait est que j'étais particulièrement a vif ... tu sais , j'ai eu beaucoup de mal a me remettre de Julie , d'autant plus que cette salope ( il faut bien le dire ! ) a tout fait pour que la séparation soit douloureuse . Bref , étant a vif a cause de ce problème EXTERNE , je n'ai franchement pas été agréable , pour personne . De toute façon , cette fille ne m'aura jamais rendu meilleur ... bref .
 
Cela ne m'excuse en rien , je le sais , mais disons que cela place surtout le contexte dans lequel j'étais . Ajoute a cela que j'ai fait un peu n'importe quoi après cette rupture ( environ 6 a 7 copines en 4 mois , que des histoires merdiques ) , et voila , j'ai été complètement au bord de la dépression nerveuse . toi qui me connais , tu sais que de toute façon j'en suis jamais loin !
 
Voila , je pensais que ce serait con qu'on se fasse la gueule , ou qu'on soit "indifférents" , tu as toujours été un pote pour moi , "historiquement" , tu l'étais même plus que Mat , souviens toi des soirées veille de conseil de classe , de nos problèmes informatiques , de cette pouf de Sarah me disant quelle songe a te quitter et moi essayant désespérément de la convaincre du contraire , du fou rire place du Cap quand tu "n'avais pas pris de douche" (... tu revenais de chez Romy pour le contexte ... samedi 4 mai 02 ! ) , ect ... allez , dernier moment franchement sympa tous les 2 , le premier soir des ferias ... avant que t'agonises ... merci d'avoir servi d'hameçon au fait !
 
Bref , t'as toujours été un ami et j'ai franchement apprécié de pouvoir ne serait ce que 2 sec déconner avec toi a la soirée de samedi ... facile le coup du bras ...

Boarf , c’était le mail de 2H15 Du mat ...
Bonne Soirée Ben .
Nico
 
(...)
 
Début 2005

J'ai constaté qu'il y'avait plus fort que le droit ce matin ... que peut l'article 1384 quand tu rentres furibond dans le bâtiment du SAV et que tu constates qu'il n'y a que des très jolies employées derrière le comptoir ? sont habiles les saligots ... d'un coup , je suis redevenu tout mielleux ...
 
Sinon , j'ai eu la frayeur de ma vie ce matin ... je te laisse lire le mail que j'ai reçu :

Bon alors j’ai une mauvaise nouvelle et une meilleure.... je commence par laquelle ?? Comme je sais que tu ne peux pas me répondre dans l'immédiat je décide de manière unilatérale de commencer par la mauvaise.... lol
ben j’ai du retard et ce matin le test est positif.... bon il peut s'agir d'un faux positif (comme d'un vrai d'ailleurs). Mais bon je voulais te le dire par soucis de franchise (et surtout parce que gros gros flip de ma part et que ca m'emmerdait d'être toute seule sur le coup).
Ben j'aimerais avoir de tes news assez vite, juste savoir que tu es la (pour me soutenir stp...)
dsl de t'apprendre ça, je sais bien que ce n'est pas le genre de trucs sympa a lire....
Bisous
P.

Bon , la , a ce niveau du mail , j'étais sur mon balcon en train de me descendre un paquet de cloppe a la minute , et prêt a sauter ! Pour la petite histoire , P. est ma dernière ex en date , cad que je l'ai quitté il y'a une semaine ...

20 minutes plus tard , je relis le mail avec le pistolet sur la tempe , et je m'aperçois qu'il y'avait un Ps :

PS: Au fait j'oubliais le meilleur.... c’était une blague, tout va bien je n’ai pas de retard.... ;-)
Je sais je suis méchante.....hihihihi Bisous kan même

Tu vois , après cette histoire , j'ai l'impression d'avoir envie d'apprécier la vie , mais d'une force ! J'ai tellement cru que j'étais mal barré que d'un coup , ça soulage ! lol

Sont cruelles ces filles quand même ...
Nico
 
(...)

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5 juin 2006 1 05 /06 /juin /2006 19:33
Pour n’importe quelle personne normalement constituée , rédiger un sms est la chose la plus simple du monde .
Il n’en va pas aussi naturellement lorsque l’on s’appelle Nico , et que votre nom est une source d’hilarité le plus souvent mal retenue pour ceux qui l’entendent pour la première fois .
 
Ceux qui l’entendent la seconde fois ne se retiennent tout simplement plus .
 
Avant d’écrire un sms , se déroule normalement un temps de réflexion , terme dont non seulement je ne suis pas sur d’avoir appréhendé toute la portée mais dont je ne suis pas sur non plus d’en avoir jamais osé l’application . Comme le disait assez justement le type qui me retira d’extrême justesse des mains une débroussailleuse qui risquait de faire double emploi , « quand on ne sait pas , on ne fait pas » .
 
Bref , le temps de réflexion consiste pour moi a imaginer toutes les bonnes raisons pour ne pas envoyer le message inconsidérément envisagé . Cela donne ceci :
- « Non , tu es grotesque . »
- « le 04 Juin 2006 , Nico obtient le titre de ridicule en chef »
- « A quoi bon ? »
- « Envoyer l’ordi voler par la fenêtre parce qu’il ne passe que des chansons a la con n’est pas une solution non plus . »
 
En somme , toutes ces petites réflexions internes qui revalorisent votre ego malmené .
 
Après cette étape nullement insignifiante , intervient le temps de la rédaction . Entre l’impression de s’humilier et celle d’en dire trop , le juste milieu est généralement une utopie que même les plus jusqu’aux boutistes communistes trouveraient hors de portée .
 
Ce qui n’est pas peu dire .
 
Intervient enfin la phase la plus importante . Alors que vous venez d’appuyer sur la touche envoi de votre fichu portable , un ami qui vous parlait pendant que vous étiez tout a vos farouches démêlés avec votre portable hausse le ton sur un air embarrassé et vous informe que « tiens , au fait , j’ai croisé S******** en ville , elle était avec un type en train de faire les boutiques de lingerie fine » .
 
… Plus qu’a appuyer en urgence sur « annulation de l’envoi » et envoyer votre pourtant très neuf portable voler de l’autre coté de la pièce …

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4 juin 2006 7 04 /06 /juin /2006 19:32
Dans le fond , j’ai beau prétendre être original dans mon genre , quoique le terme de déjanté pourrait apparaître plus approprié selon des personnes douée de raisons mais qui auraient tout intérêt a garder le silence si elles souhaitent ne pas tomber sous le coup de ma rancune tenace et disproportionnée , je me rends compte de plus en plus que je ne suis qu’une pale copie de mon tendre daron .
 
Je tente par tout les moyens de ne plus utiliser ce terme ridicule , mais ce qui étais une moquerie sur le langage 9-3 est devenu par vulgarisation un terme propre de mon pittoresque vocabulaire . Honte sur moi .
 
Ainsi , alors que j’en étais a la moitié de la durée de ma douche (soit environ la dix neuvième minute , en minimalisant) , je me suis senti agressé par une idée qui non contente de profiter de mon état de faiblesse , n’ayant pas encore ingurgité ma ration de café de survie , faisait mouche par son effroyable pertinence .
 
Encore une idée comme celle la et je divise par 2 moins une minute la durée de mes douches .
 
J’essayais de comprendre le rapport particulièrement complexe , virulent et problématique que j’entretiens , ou du moins que je tente d’entretenir quand j’en ai la possibilité –soit très , très rarement- , avec mes ex , et surtout de comprendre pourquoi je n’ai jamais été capable de rompre proprement , c’est a dire en évitant d’aboutir a une situation aussi tendue que les rapports peu fraternels entretenus entre l’Iran et les USA .
 
Il est également possible de remplacer Iran par Corée du Nord dans la phrase ci dessus .
 
Manquant cruellement de personnalité , j’ai une tendance indéniable a reproduire les sombres agissements de mes proches , a plus fortes raison s’ils ont le malheur d’êtres mes infortunés parents . Hors , il se trouve que dans sa délirante et insouciante jeunesse , mon « daron » (merde , encore une fois) a connu ma mère particulièrement tôt , ayant le loisir par la suite de connaître un nombre inconsidéré d’autres filles , pour finalement un jour se rendre compte qu’il connaissait la «bonne» depuis longtemps (ce qui ne les avait pas empêché de faire d’inoubliables parties de «monopoly» et autres soirées crêpes entre 2 copains/copines , voir parfois pendant) .
 
C’est beau comme de l’eau de rose tout ça .
 
J’en reviens dès lors et fort logiquement a ma propre histoire d’eau . Alors que mon cerveau embrumé était encore sur le mode « et si je commençais la journée en sautant par la fenêtre » , j’ai compris tout a coup que si je ne savais pas rompre avec mes ex , la raison en est que j’espère que parmis celles que j’ai aimé se trouve celle avec qui je ferais mon improbable vie , dans la mesure bien sur ou je parviens toujours et encore par le futur a trouver la touche off au mode « sauter par la fenêtre » .
 
Des lors , comment me demander de rompre d’un trait une relation quand je me dis que mon idéal serait qu’elle reprenne une fois que j’aurais la certitude que toutes les autres sont vouées a un échec aussi retentissant que certain ?
 
Je me le mets en nota bene quand même : penser a m’acheter une personnalité .

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 19:31
Juin 2001 .
 
Devant revoir Mélanie K pour la première fois depuis la soirée qui m’avait donné un a priori plus que favorable pour les « filles en jupes courtes et bottes noires remontant aux genoux » , j’avais eu l’idée on ne peut plus saugrenue qu’organiser la seconde rencontre au sein d’un stade rempli de supporters du Stade Toulousain délirants pouvait être apprécié par ma douce et charmante nouvelle copine .
 
C’était oublier que les filles aiment généralement autant le rugby que je ne passe de soirées transcendantes devant du patinage artistique .
 
(…)
 
Je devais retrouver Mélanie Place du Capitole , et ayant le malheur d’arriver en avance (j’ai appris avec les années a intégrer dans ma notion de temps la demi heure toulousaine –ceux qui comptent en quart d’heure sont des niais-) , je ne résistais qu’un temps vaguement furtif a l’envie de m’allumer une cigarette , ce qui était une prise de risque au vu de l’opinion sur la cigarette de Mélanie (« Hors de question ! ») .
 
L’intransigeance de Juppé sur son plan serait passée pour de la couardise en comparaison de celle de Mélanie sur la cigarette . Mais circonstance atténuante , il est plus dur pour un homme politique d’être droit dans ses bottes qu’une fille .
 
Croyant agréablement ruser en me munissant d’une boite d’orangina que je vidais a la vitesse grand V pour faire passer l’haleine de chacal méchamment mais souvent associée a l’odeur de cigarette , j’avais a peine le temps de respirer que j’apercevais la Mélanie débouler au coin de la place . Ouf , il était moins une .
 
« Ouch . Tu as fumé , toi » .
 
... Et merde . Plus qu’a acheter une deuxième cannette …
 
(…)
 
J’ai constaté assez vite a la mine particulièrement déconfite de Mélanie que j’avais beau lui expliquer les règles du rugby , elle semblait plus se faire braire qu’un député pendant l’examen d’un projet de loi sur la réglementation de la chasse aux escargots dans le Périgord .
 
Pardon , des escargots femelles myopes et orphelines .
 
J’ai eu beau chercher , je n’ai trouvé qu'une seule solution pour lui faire passer moins douloureusement l’après midi , c’est a dire que l’on a laissé un brin de coté le match et que pendant que les supporteurs hurlaient de quoi faire passer Beethoven pour une personne douée d’une capacité auditive hors du commun , moi j’ai passé le plus long moment de ma vie a jouer a Demon vs Heartbreaker .
 
Dans la soirée , un type qui m’était aussi inconnu que le soldat du même nom m’abordait dans la rue pour me faire remarquer que j’avais eu « drôlement faim pendant le match » .
 
Une manière comme une autre de se sentir vengé de l’inoubliable « Et la langue , non ? » .
 
Nota Bene : je n'ai appris que 2 ans plus tard que la remarque sur ma faim n'était pas si anodine , le type m'ayant dit ca étant un ami du copain officiel de Mélanie , dont j'ignorais alors l'existence ...
 
Encore un agneau , celle la ...

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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 19:27
Dans le fond , je me demande si ce n’était pas plus mal quand je ne rêvais pas , j’ai  d’ailleurs une certaine hésitation a ne pas retenir le qualificatif de cauchemars pour mes songes ont ne peut plus folkloriques . Cette nuit , la Chine avait décidé de déclencher une Guerre nucléaire et je me baladais dans un Paris dans lequel pleuvait des bombes dont le nuage dégagé était certes impressionnant mais donc l’efficacité était beaucoup plus relative , puisque j’arrivais a contenir la déflagration d’une bombe tombée a mes pieds en posant a toute vitesse un carton dessus .
 
Mes rêves sont a mon image : extrêmement peu réalistes .
 
(…)
 
J’ai une tendance récurrente , une de plus disons , a idéaliser mes ex en période douloureuse de diète sentimentale plus austère qu’un moine a vocation non pédophile .
 
Je me suis plusieurs fois demandé pourquoi je regrettais celles que j’avais quitté dans des conditions parfois hautement répréhensibles , et j’en reviens systématiquement a la conclusion que malgré un certain nombre de défauts que j’ai pu leur trouver , défauts que si l’on accumulait sur une seule personne donneraient « moi » , je suis admiratif du fait qu’elles aient pu arriver a me supporter , fut ce un instant aussi passager que leur erreur heureusement pour la majorité vite rectifiée .
 
Zut , je ne vois pas d’autre terme que « vite » pour exprimer un temps parfois exprimé en minutes .
 
J’ai pris un petit coup de vieux supplémentaire il y’a quelques jours en recevant un mail de ma première petite amie , celle qui c’était inquiétée de mon absence de jeu de langue , et qui m’appris ainsi qu’elle était sur le point de se marier , annonce qui me posa problème car je ne sais toujours pas dire avec une franchise au delà de toute légitime suspicion « félicitations » quand je pense « désolé » .
 
Ce n’est qu’une question de temps , laissez moi encore une dizaine d’années d’entraînement . Au moins .
 
Hier soir , j’ai eu l’occasion de vérifier encore une fois que Toulouse est une petite ville , en recevant les avances a peine explicite d’une fille certes gentille mais qui non contente d’afficher la corpulence que l’on peut raisonnablement prêter a un manager chez Quick (les filles les plus adorables sont les plus grosses . Elle était très très très gentille …) était en partie responsable du passage progressif de ma Fanny d’un mode « divine » a un mode « raseuse potentielle » , l’autre responsable étant bien évidemment votre sombre mais aimable serviteur.
 
Bien qu’étant a un stade dépassé de manque « sentimental et sexuel » , j’ai eut l’intelligence décidément trop rare de rentrer sagement chez moi .
 
Et c’est en rentrant que je me suis rendu compte de l’étendue de mon problème , a coté duquel faire accepter l’abrogation du CPE a Villepin aurait été un plaisir pour Chirac lui même .
… Autrement dit , Je suis très , très , très mal barré .
 
J’ai une théorie que j’ai constatée juste depuis quelques années , qui est que pour trouver une copine , on doit se positionner dans un cercle vertueux que je résumerais a « bonne humeur débordante , moral himalayen , confiance en soit » .
 
... Pour faire court , il faut donc avoir une copine ou en avoir eut une il y’a très peu de temps pour se trouver dans ce cercle vertueux . Qui n’a jamais eut cette mystifiante impression qu’il pourrait sortir avec la terre entière s’il le voulait du jour ou il s’est retrouvé en couple ? Et plus rigolo , qui n’a jamais constaté que cette impression s’effondrait du jour ou il avait cessé d’être en couple ?
 
Je ne pousserais pas le vice jusqu'à demander « qui a fait cet amer constat après avoir cru naïvement qu’il pouvait tout se permettre ? » …
 
Baissez les mains , merci .

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 01:16
Drôle de rêve . Je ne songe pas a lui accorder une quelconque valeur prémonitoire , la probabilité que je me fasse poursuivre par des zombies me semblant trop réduite , encore plus qu’après m’être suicidé 3 fois (finalement , ce n’est pas si terrible de sauter d’une tour , mais bon dieu qu’est ce que cela soulève le cœur) je découvre que le paradis est une buvette ou les gens parlent en rigolant et en sirotant je ne sais quoi dans des gobelets en plastique (mesquin le St Pierre …) .
 
Je pense que le fait que je me sois réveillé avec un seau en dessous de ma tête explique peut être le coté délirant de ce rêve ubuesque .
 
M’accordant un peu de temps pour émerger , je faisais un vague point sur ma désespérante situation actuelle , me demandant s’il n’avait pas un été un brin mesquin de couper l’accès wifi a Flo et s’il n’existait pas un moyen moins coûteux de passer ses nerfs qu’en envoyant s’écraser sur le mur de la poste d’en face mon téléphone , qui somme toute lui ne m’avait rien fait .
 
Un conseil , ne passez jamais sous les fenêtres du 14 Rue Palaprat .
 
Tout en cherchant une boutique pour débloquer mon nouveau portable (est ce une impression ou je le trouve palot ?) qui ne pratiquerait pas des tarifs qui me provoqueraient un élargissement de mon futur très probable ulcère , je cherchais dans ma tête des raisons pour mettre de coté ma manifeste contrariété et essayer de voir les choses d’une façon plus réjouissante que je l’avais fait jusqu'alors .
 
En soit , rien d’impossible vu l’angle particulièrement noir érigé en principe depuis quelques mois .
 
Certes , j’avais abandonné tout espoir depuis plusieurs semaines , mais le fait est que je me sent honteusement ridicule , ne m’étant jamais totalement remis de l’image de « râteau man » que je m’étais magnifiquement construit au lycée , et détestant par-dessus tout depuis me retrouver dans une quelconque situation qui puisse s’apparenter a de la «Loose sentimentale» .
 
Dois je dire que 2 de mes amis sortent consécutivement avec celle que j’ai voulu correspond a peu près a ce type de situation ?
 
Bon . Faisons le point , Nico (ça y’est , ce n’est plus de l’égocentrisme , c’est du dédoublement !) . J’ai 22 ans , et je vis mal le fait que les 23 se rapprochent a une vitesse astronomiquement déprimante (eh oui , après 23 , c’est 24 , puis 25 , et après plus que 5 petites années avant 30 ans !) , je n’ai plus de copine depuis que j’ai quitté la dernière qui arrivait a me supporter , mais que comme toutes les précédentes je ne supportais plus pour la simple et bonne raison que je n’ai d’égal mon besoin d’être en couple que mon besoin aussi et de façon très contradictoire d’être seul .
 
Un instant , je cherche ma camisole .
 
Bah . Toute cette histoire aura eut le mérite de me rappeler que j’ai une tendance certes gentille mais ô combien préjudiciable a considérer comme des amis des gens pas forcement armés des mêmes louables intentions (Julie me l’avait fait un jour remarquer alors que j’étais trop gentil avec un serveur sympa , en me faisant écouter un message du dit type sur son répondeur ou il avait une tendance a soupirer plus que d’amitié …) , et dans un autre registre , que le déblocage d’un téléphone mobile coûte 20€ Rue Bayard .
 
Encore heureux que ne doive pas s’y rajouter de coût de la plainte d’un piéton qui aurait eut la consternante idée de se trouver dans la trajectoire de l’ancien …

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