Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 16:19
Vu le succès remporté par le paternel , je lui fais une dernière fois honneur avec ce dernier "scan" ...

Ps : et je n'ai surtout pas eu le temps d'ecrire un article digne de ce nom de la journée . Me rattraperais demain ...



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20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 15:57
Lorsque j'habitais chez mes doux parents , pour peu que je rentre a une heure plutot tardive (cad 6 jours sur 7 , ndrl) , je me retrouvais avec des petits mots sur mon lit qui avaient indéniablement leur charme .

Je vous laisse en juger ...












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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 17:58

La première fois que j’ai voulu faire un cadeau a une petite amie , je m’y suis pris un 31 Décembre , son anniversaire étant bien évidemment le 1er Janvier . Dans l’urgence et quelque peu paniqué , j’arrivais a lui trouver une robe de soirée somme toute assez présentable , qui avait également le mérite de me revenir a une somme aussi modique que mon empressement a lui trouver un cadeau .

Autant dire que question rapport qualité / prix , même Lidl n’aurait su s’aligner sur le prix que j’avais payé .

Mes parents s’offusquant de la présentation de mon cadeau (un sac en plastique qui faisait effectivement peu bonne figure) , ils ressortirent un sachet Yves St Laurent qui avait fait usage quelques jours plus tôt la soirée de Noël , et j’y glissais la robe , ravi d’avoir un paquet prestigieux dans lequel offrir mon trop modeste cadeau .

Grave erreur : elle a cru un nombre conséquent d’années que la robe était elle même d’Yves St Laurent , et je n’ai jamais osé la détromper .

La réalité aurait été trop dommageable pour l’admiration blâmable qu’elle me portait alors .

(…)

Ne souhaitant pas renouveler le pittoresque coup de la robe , je décidais d’offrir une bague a ma deuxième petite amie , espérant ainsi ne pas avoir a me retrouver dans une confuse situation et pouvoir ne pas avoir a justifier de sa provenance , encore moins de son prix , qui n’avait , je le concède , rien de pharaonique .

Sans pour autant provenir d’un distributeur de chewing gum , n’exagérons rien .

Tout était parfait : un étui présentant plutôt bien , une bague plutôt jolie , offerte a un moment opportun . Il est juste regrettable que personne ne m’ait appris que de la même manière qu’il existe des tailles de chaussures , il existe des tailles de bagues .

La bague aurait quasi pu lui servir de collier , ce qui posa problème .

Ca a été un enfer . J’ai du retourner une vingtaine de fois au magasin , parce qu’une fois la taille n’était toujours pas la bonne , parce qu’une erreur avait fait qu’ils m’avaient rendu strictement la même que celle que j’avais ramené , parce qu’ils n’avaient toujours pas le bon modèle , et autres raisons foireuses inimaginables , sauf pour un Nico .

Pour le mystère de la provenance du cadeau , on repassera . Ma copine d’alors dut m’accompagner a chacune de mes réclamations , plutôt consternée par mon initiative quoique ne me proposant que gentiment d’opter finalement pour des chocolats …

(…)

Avec ma dernière vraie petite amie , j’ai voulu éviter toute prise de risque inutile . Je lui ai demandé ce qu’elle voulait de façon assez subtile (" euh … pour ton anniversaire , quelque chose te tenterais ? ") , suis allé sur un site internet auquel je ne voudrais absolument pas faire mauvaise publicité (Cdiscount , notez le bien quand même) et ai passé commande .

… Je m’étais trompé d’un chiffre pour le numéro de sa rue . j’ai passé des heures interminables a déterminer ou le colis c’était perdu (le colis a du faire plus de 1000 km a faire des allers retours entre Poitiers et le centre de tri de Bordeaux) , a m’engueuler avec le service consommateur de Cdiscount , de Chronopost , avec ma copine qui avait le malheur de ne pas être la lorsque enfin le facteur se présentait a sa porte .

Elle a eu son cadeau 2 mois après son anniversaire .

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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 16:03
Je suis un grand gestionnaire . Si , si ! Pour preuve : pour passer l'été 2004 , j'ai travaillé en Juillet et gagné un salaire " mirobolant " de 600€ , qui je le pensais suffirait agréablement a mes petites dépenses vacancières , comme la location d'une maison a Biarritz , l'achat effréné d'alcool et cigarettes , le paiement d'un loyer a Toulouse et le coût des diverses réparations attenantes a l'appartement (remplacement de casseroles brûlées , nettoyage de murs couverts de taches accidentelles de café , etc) ...

 

Ok . J'ai fini l'été a -1000 Euros . Pour le grand gestionnaire , on repassera .

 

Contraint des lors par la force des choses , dont un banquier devenu a la limite vulgaire dans ses menaces de mort , je me décidais a aller faire les vendanges , histoire de renflouer un peu mon compte et pouvoir envisager un mois d'Octobre un peu moins stressant .

 

On ne se rend pas compte a quel point il est fatiguant de remiser les lettres de sa banque dans un tiroir . Et je n'ose imaginer a quel point je serais exténué si j'avais le vice de les ouvrir .

 

(...)

 

Dans le train qui m'emmenait a Perpignan , j'avais la plus grande difficulté a ne pas étrangler 3 vieilles qui péroraient sur les frasques de leurs petits enfants , me retenant de passer a l'acte au moment ou je les entendais énumérer les cheques qu'elles envoyaient a ses derniers .

 

... Je les ai aidées a descendre leurs bagages , pas foncièrement mauvaises ces vieilles la .

 

Les amis qui m'avaient proposé de venir bosser avec eux m'attendaient a la sortie de la gare , en compagnie de mon futur employeur qui au moment de me saluer me regarda d'une telle façon que j'en déduisis , même dans le noir , qu'il avait plus qu'un sérieux doute sur mon aptitude a faire les vendanges pendant 3 semaines .

 

Je ne saurais si c'est a Voltaire , Francis Bacon , Beaumarchais ou De Gaule que l'expression " Calomniez , calomniez , il en restera toujours quelque chose " devrait être attribuée . Une chose est sure : ceux là , un jour ou l'autre , ont du être dévisagés par un employeur suspicieux .

 

(...)

 

Vendredi .

 

Réveil a 6h du matin . Ouch . Je gage qu'il y'aurait moins de buveurs de vin s'ils savaient a quels horaires de misérables étudiants se lèvent pour cueillir le nécessaire a leur ivrogneries .

 

Et je gage qu'il n'y aurait plus de buveur de vin tout court si chacun devait un jour de vacances se lever a 6h du matin pour aller moisir dans un champs a ramasser quelques quintaux de grappes . C'était une réflexion personnelle , fin de la parenthèse .

 

Dans mon idée , les vendanges revenaient a aller sur un petit lopin de terre ramasser quelques grappes faciles d'accès , dont la moitié finiraient discrètement mais sûrement dans mon estomac , le tout étant plié en quelques joviales heures .

 

Et dire que certains m'accusent de pessimisme .

 

Alors que j'en étais encore a me demander comment il pouvait être envisageable de finir le champs (je comprends mieux la notion de vin de pays : vu les surfaces cultivées , j'aurais même envisagé l'appellation vin de continent) avant la fin de l'année , je me faisais rabrouer par le contremaître qui me faisait remarquer que j'avais oublié quelques grappes sur les premiers arbrisseaux qui avaient rencontré ma route .

 

Oula , ca s'engageait mal cette histoire .

 

Les douleurs sont apparues au bout de 2h . Douleurs ? Est il possible de résumer cette abominable souffrance qui vous assaille par surprise , sinon de dire que Jules César eusse recommandé a son fils de Brutus de continuer a jouer avec son couteau si cela lui avait permis d'éviter de faire les vendanges plus de 2h et 1 minute ?

 

D'accord , mes comparaisons historiques deviennent foireuses ...

 

Je me suis effondré le soir arrivé dans un fauteuil , une expression ahurie sur le visage , et le dos plus en feu qu'un terrain corse visé par un projet immobilier ...

 

Jamais découvert ne m'aura parut aussi douloureux ...

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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 17:57

En attendant le post du jour ...
Jettez un coup d'oeil a ce test qui permet d'en savoir un peu plus sur soi :
Le test

Je laisse ci-joint la conclusion -édifiante- du test me concernant . Songez a agrandir l'image ci dessous , en cliquant dessus , et non je ne vous prend pas pour des cons .

Nico

Ps : pourtant j'étais persuadé que mes réponses étaient dans les moins pires . C'est sans doute la le drame ...


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16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 17:55
Je me suis longtemps demandé comment j’avais pu passer une aussi bonne semaine avec Julie a Paris , arrivant a la conclusion que persuadé qu’elle aurait tôt ou tard vent de mes expériences aquatiques avec Cindy , je profitais un maximum de chaque moment en sa -pour une fois- aimable compagnie , sachant que je devrais être prêt a partir en courant des que je verrais son visage se décomposer pendant un coup de fil anormalement long .

Au moins aussi long qu’une douche froide .

(…)

Aout 2003 , Playa d’Aro .

Cela faisait quelques jours que j’étais parti en Espagne pour de nouvelles aventures épiques , coupé de la civilisation et plus particulièrement de la situation légèrement chaotique que j’avais laissé derrière moi , priant entre 2 verres de devenir un Phil Connors dans l’hypothétique espoir de ne jamais voir arriver la fin de la semaine , et donc l’arrivée de mes incontournables démêlés sentimentaux .

Quitte a supporter cette insupportable marmotte .

Pourtant , sans doute lassé de me morfondre en conjonctures diverses et variées sur ce qui pouvait se passer a Toulouse (jusqu'à imaginer une série d’homicides mystérieux signés « la douchicide ») , je m’armais d’un peu de monnaie , d’une petite trentaine de cigarettes , et plus accessoirement d’un peu de courage et me mettais en quête d’une cabine téléphonique .

Certaines personnes ont la qualité rare de savoir s’annihiler royalement leur vacances . Je n’en fait ô combien hélas que trop partie .

« Coucou Julie ! »

Le concert de larmes qui retentit dans le combiné m’informa que l’éventualité envisagée d’une difficulté se faisait plus que jour .

Bon . Ne restait plus qu’a savoir ce qu’elle savait sans en avouer plus , tenter de trouver un moyen de faire passer la pilule de façon si possible diplomatique  .

« Que se passe t’il ? 

- Ne fais pas l’innocent , je sais tout ! Bouhouhou » .

Cela voulait dire qu’elle savait tout .

« Ecoute Julie , j’étais persuadé que tu me tromperais cet été a nouveau , et je voulais être prêt en quelque sortes a avoir une copine pour te remplacer quand tu m’aurais remplacé . »

Réflexions faites , la diplomatie n’a jamais été mon fort .

D’âpres négociations s’engagèrent . Julie voulait que je rentre a Toulouse pour montrer que je l’aimais toujours , mes amis me faisant remarquer gentiment que si je prenais la tangente pour la deuxième année consécutive en cours de vacances , je risquais d’avoir a subir leur mauvaise humeur .

Et accessoirement de ne plus avoir d’amis du tout .

J’arrachais un accord de paix entre les 2 parties (ndrl , quels amateurs ces Libanais !) , obtenant 48h pour aller réparer mes bêtises a Toulouse et revenir sans froisser la susceptibilité de mes amis au demeurant déjà bien atteinte de par mes agissement divers et variés .

Comme par exemple le malheureux non fonctionnement de ma carte bleue qui impliquait que je dépende des leurs , pour la seconde année consécutive …

(Be Continued .)

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 17:54

Un lundi soir .

2h du matin . Impossible de trouver le sommeil , j’ai certes passé une soirée relativement calme par rapport a mes standards habituels (soit des soirées agitées , accompagné d’une dizaine de personnes minimum) mais j’ai un sentiment étrange qui me tiraille , comme l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important a faire et qui somme toute aurait pu revêtir une importance toute relative .

Bon dieu . J’ai compris : j’ai oublié de manger de la journée .

 

Je sors de chez moi avec l’intention d’aller piller le Kebab du coin , mais celui-ci , contrairement a toutes les fois ou il m’a implicitement provoqué en m’aguichant aux moyens d’odeurs au delà de déloyales alors que je sortais de boite , est évidemment fermé . Qu’a ne cela tienne , direction l’avenue Bayard , l’antre des insomniaques .

Et des séniles en mal de putes , ce qui heureusement n’était pas mon cas .

 

J’engloutissais en un temps frisant la démence un américain honteusement gras a souhait et qui me fera saliver dans quelques dizaines d’années quand mon ventre grassouillet me rappellera douloureusement que ce temps est révolu , tout en me retenant d’étrangler les deux raclures de kékés méprisant le pauvre type travaillant de nuit pour nourrir des abrutis de cette engeance la .

Personnellement , je n’aurais eu aucun état d’âme a détourner le grill de son sens premier . C’eut été pour une bonne cause .

Alors que je rentrais tranquillement en coupant le quartier maudit , j’entendais , dans un fracas équivalant a peine celui d’une vulgaire usine chimique en bord de rocade , un volet exploser puis voyait un type a la mine plus qu’intimidante sortir de la fenêtre avec une expression a faire frémir d’angoisse Mac Tyson lui même .

Je n’ai jamais compris l’antipathie de ce dernier pour les oreilles .

Ayant prudemment continué mon chemin en prenant un regard censé décourager toute velléité agressive de la part du briseur de volets ou d’un autre idiot du genre (ben oui , même moi je sais qu’il faut passer par les portes !) , je tombais nez a nez avec une femme complètement paniquée , un téléphone a la main et me répétant " police , police ! " .

Je réfléchissais encore a la manière la plus diplomatique de lui faire comprendre que le combiné qu’elle me tendait n’avait rien d’un portable qu’elle avait disparu dans une ouverture d’un bâtiment en construction sans demander ses restes .

 

Oula , dans quelle merde je m’étais encore fourré .

Je rangeais prudemment le téléphone de la fille dans ma poche quand je voyais un nouveau type s’approcher de moi . Hésitant entre lui dire ou se planquait la fille s’il avait l’amabilité de ne pas trop me taper , de lui jeter le téléphone au nez , ou tout simplement attendre qu’il manifeste un brin ses intentions , j’optais pour cette dernière attitude , affichant néanmoins ma figure " dissuasive " , histoire de décourager ses potentielles velléités guerrières .

J’essaye de trouver une comparaison pour décrire ma mine . Aucune autre ne me vient que celle du petit boxeur limite triso se faisant rétamer dans Million Dollar Baby .

Tout cela s’averra de toute façon bien inutile , le type étant aussi bourré qu’une urne électorale en République Démocratique du Congo . Je l’envoyais chier méchamment après qu’il m’eut demandé si je n’avais pas vu sa voiture , puis me mettait en quête de la demoiselle histoire de lui rendre son fichu téléphone , que je puisse rentrer chez moi et quitter ce quartier de fous .

 

Pas que je ne me sente pas dans mon élément , mais quand même .

Je m’aventurais dans le bâtiment en construction , pas franchement enthousiasmé d’être a la recherche d’une pute , même si ce n’était que pour lui rendre quelque chose lui appartenant , motif légitime -bien que surprenant- en soit . Normal : on n’est jamais ravi d’être redevable d’une pute .

Aie , je ne voulais pas lâcher le mot .

Complètement paniquée , la brune eut du mal a sortir de sa cachette , malgré le fait que je la rassure en lui affirmant que le malfaisant avait pris la poudre d’escampette . Sa défiance me fit penser qu’elle ne devait pas me considérer comme un rempart potentiel contre une agression du bonhomme , ce que je trouve hautement vexant quoique potentiellement réaliste .

Lorsque enfin j’arrivais a faire sortir de son antre la " demoiselle " , passaient pile a ce moment la deux cyclistes qui me lancèrent un regard hautement désapprobateur . Non pas que leur aide soit forcément d’une quelconque utilité , mais je me mettais en devoir de leur expliquer la situation .

J’allais pas laisser croire que je m’étais tapé une pute , fut ce par des inconnus .

 

Tout a coup , arriva la cavalerie , ou pour être rigoureusement exact un véritable régiment de policiers en civil et autre cow-boys qui auraient arborés les lunettes de soleil s’il n’avait pas été 4h du mat . " Enfin ! " me disais je , j’allais pouvoir prendre congé et les laisser se débrouiller avec la te-pu .

Toujours aussi optimiste le Nico . Le premier agent arrivé a ma hauteur m’attrapa le bras , en même temps qu’il sortait de sa poche une paire de menottes …

Plus jamais , jamais , je ne chercherais a bouffer de nuit .

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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 17:53

Alors que finissais la dernière épreuve des examens de Juin , je fus pris d’un coup de fatigue monstre qui se traduisit par une dépression nerveuse , me conduisant un jour de surcharge morale a délirer pendant 30 minutes devant mon docteur médusé et qui me prit de force un rdv dans une clinique spécialisée ou passa en son temps une des folles qui firent passer Toulouse et Baudis pour une ville digne de l’Yonne et d’Emile Louis .

Le croirez vous : sitôt que j’avais repris mes esprits 24h plus tard , j’ai annulé le rdv , soucieux d’épargner mon image déjà suffisamment égratignée , disons le .

Cette dépression nerveuse se traduisit également par des rêves plutôt folklo , du moins a l’image de leur auteur . Un matin de réveil fait de sueur et d’effroi , mon premier geste était d’écrire le rêve un brin Tex Averien cause de mon tourment . Je vous laisse juger …

… Du moment que je ne me retrouve pas avec un nouveau rdv a décommander chez les fous .

(…)

Tout avait commencé alors que je dormais du coté de la Muette a Paris . Déjà , le rêve sombrait dans l’irréel , puisque me faisant pioncer a une heure a peine tardive , chez mes grands parents dont j’avais visiblement fait l’acquisition de leur logement .

J’avoue avoir songé a remonter sur Paris mais de la a virer mes grands parents de chez eux , faut pas déconner non plus .

J’étais sorti violemment de mon rêve (ce qui me confirme qu’il ne sert a rien de dormir la nuit si c’est pour être réveillé a tord et a travers …) par un coup de feux tiré dans la rue . Habitué par mon père a des réveils quasi militaires (rectification : militaires tout court , George Harrison vaut bien un clairon de fanfare) , je me levais a une vitesse qui aurait fait passer pour unijambiste Speedy Gonzalez et son insupportable " aribariba ! " elle même , bref suffisamment pour voir un type s’enfuir , laissant un autre agoniser dans une marre de sang .

Le tout rendant relativement peu crédible la thèse du suicide .

Alors que je déposais au commissariat du coin , les policiers entreprenaient de fouiller le cadavre devant moi . Alors qu’un policier extirpait un sachet de drogue de la veste maculée de sang de la victime , tout ce que je trouvais a dire devant des policiers passablement consternés était " quel dommage , une si jolie veste " .

Je songe a revendre ma veste Esprit , elle me tourne trop la tête .

C’est a ce moment la que le rêve commençait a déconner , ou du moins a partir vraiment en vrille . Déjà , tout autour de moi évoquait que j’avais voyagé dans le temps . Je veux bien que le 16eme arrondissement soit un rien rétrograde , mais de la a ce que je sois entouré de voitures époque Bonnie and Clyde et que je me sois métamorphosé en jumeau de Sonny Corleone , c’était peut être aller un peu loin dans l’arrière gardisme .

 

C’est a cet instant la de mon rêve que je me demandais s’il n’était pas aventureux , sinon idiot, d’avoir témoigné dans une affaire de meurtre maffieux .

Ça n’a pas tardé . Sitôt m’étais je posé cette lourde question existentielle hélas un brin tardive, que je voyais 2 tueurs courir dans ma direction en sortant des sulfateuses qui promettaient de salir ma ves… pardon , de me mettre a la mode gruyère . Allez savoir pourquoi , ils étaient chinois .

 

Je laisse a mes rêves l’entière responsabilité de tout préjugé raciste .

Dans un espoir un brin vain , la seule chose que je trouvais a faire était de me jeter dans la voiture et de me protéger avec un des coussins de mon canapé , celui de la rue Palaprat pour le coup … Commençait alors l’exécution , pas banale puisque mes tueurs tout en tirant dansaient comme des indiens , sur un pied , mais surtout , en chantant le générique du dessin animé " Tortues Ninja " .

Mes rêves ne m’épargnent guère .

Alors que les balles me transformaient en puzzle de mille pièces , je me souviens qu’en mon for intérieur je faisais le constat pas banal de n’éprouver aucune douleur , me posant encore une fois (ça m’arrive souvent dans mes rêves déjantés) la question marrante au possible " alors c’est ça mourir ? " .

Autant vous dire qu’a ce moment la , la seule chose qui m’importait était que l’autre cesse enfin de me bassiner avec son " tor-tues nin-ja , tor-tues nin-ja " .

Lorsqu’ils eurent enfin fini de me tirer dessus , a court de balles ou de paroles sans nul doute , je me disais " je suis vivant ! " et faisais semblant d’être mort pour éviter un hypothétique coup de grâce .

C’est 10 secondes avant que le deuxième Chinois dise a celui qui m’avait canardé : " il respire encore " .

Je ne saurais jamais si dans l’esprit de mon rêve , c’était l’entonnement du second " tortues ninja " ou les balles qui avaient raison de ma pauvre carcasse …

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12 août 2006 6 12 /08 /août /2006 17:51

Bertrand P*****

**, Allées Jean Jaurès

31000 TOULOUSE

V/Ref accident du 23/06/06

 

Toulouse le 12 août 2006

 

Madame,

Je n’ai que faire de vos lettres de menaces et de la prétention imbécile de votre assurée à réclamer après coup des réparations aussi inutiles qu’exagérées sur sa ruine automobile. Cette personne a forcé la priorité à droite en s’engageant dans le carrefour alors que je terminai d’y passer.

 

A sa demande (je vous épargne le couplet misérabiliste sur son chômage etc.) je n’ai pas fait de constat d’autant plus que sa voiture n’avait pas la moindre impact récent et que la mienne est aussi une voiture de ville constellée de rayures et bosses de stationnement.

 

Je vous saurai gré de vous mettre en rapport avec la Cie d’assurances que j’ai honte de déranger pour de telles vétilles à savoir :

 

**** J P SA

** Avenue Montaigne

75380 Paris cédex 08

 

Et de cesser de m’adresser vos lettres comminatoires et inutiles.

 

Bertrand P*****

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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 17:18

Le problème avec les rites reste qu’ils vous exposent plus durement aux souvenirs , offrant des points de comparaison plus cruels que le reflet d’un miroir , ou qu’un inquisiteur tombé nez a nez avec un protestant revendicatif .

Bayonne cru 2006 , je concède que ça m’a particulièrement picoté .

Ils y’a plusieurs manières de présenter les choses . Si je disais que c’est la 4eme fois que je faisais Bayonne , mon amertume passerait pour hors de propos et je passerais pour un raleur complaisant . Si je dis c’est la 4eme année que je fais Bayonne , je passe pour un type sans imagination au moment d’organiser ses vacances , mais pas de quoi faire un drame la encore .

Mais si je dis " j’avais 18 ans la première fois que j’ai fait Bayonne " , la vache , j’ai envie de fuir en hurlant de désespoir me planquer dans un bordel Australien .

Au retour de Bayonne , la question posée par tout les niais qui ne font que fantasmer dessus sans jamais y avoir foutu les pieds est " alors , t’as choppé ? " . Nooon , je n’ai pas choppé ! Essayez de chopper , quand vous vous morfondez a voir des gamins dont on pincerait le nez qu’il en sortirait encore du lait courir dans tous les sens , que vous comprenez qu’ils ont l’age que vous aviez il y’a 4 ans , et que vous , vous frisez la crise cardiaque lorsqu’un ami laisse tomber alors que vous êtes complètement plié " Tiens , il n’est que 23h " !

Je suis resté bloqué 1m30 a regarder l’infâme cadran de sa montre reflet de ma pitoyable déchéance .

La première année , nous avions fait dans l’improvisation et dormis dans des conditions a faire frémir le premier inspecteur de l’hygiène venu , mais les années passant , nous nous sommes habitués a un confort minimum qui sans être désagréable , ôte un certain charme a l’aventure .

Tandis que dormir sur un terre plein séparant une nationale d’un parking , avouez que ça faisait bohème , tout de même .

Le charme de Bayonne est rompu . Non pas que j’ai été agressé sur mon poids (Argh ! 70 kg au retour , moi qui me plaisais a afficher ma maigreur des années durant !) , sur mon age , sur mon endurance (ben oui , ça la fout mal de se coucher toute l’année a 4h du mat et de pas tenir jusqu'à 2h aux férias) …

Tout cela n’est que broutilles , désobligeantes certes , mais broutilles tout de même .

Non , le vrai problème reste que je me suis escrimé pendant ces quelques jours de férias a rompre avec la tradition qui c’était installée , tradition qui certes nourrissait les discutions chaque année jusqu'à la mi novembre au bas mot , mais qui malgré tout portait un préjudice certains a mes pauvres nerfs a la seule période de l’année ou ils puissent souffler un peu , si j’ose ainsi m’exprimer .

Incroyable , disons le . Je n’ai commis aucune catastrophe a Bayonne , ni perdu quoique se soit .

C’était trop anormal . Mon téléphone refuse de fonctionner depuis , sans doute averti par ses prédécesseurs (oui , je crois au coté mystique de la téléphonie mobile …) qu’il soit inhabituel qu’il ait passé ces férias qui devaient lui êtres fatidiques ; et chez mon père qui m’accueillait gentiment en me faisant un petit repas et avec qui j’entretiens des rapports pacifiés depuis un an , et dans un geste d’une simplicité pourtant plus que bénigne , j’ai , en accrochant une brique avec mon jean , littéralement explosé un coté de la cheminée en marbre du salon , le marbre et le ciment volant par terre dans un bruit aussi impressionnant que l’expression qui assombrit instantanément le visage de mon gentil papa …

Bayonne a Toulouse , ça valait bien la peine de faire 300 bornes tiens .

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