Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 16:32
Jeudi matin .

 

J’ai passé la nuit sur mon ordinateur a regarder de sombre niaiseries pour m’occuper , en faisant -chose particulièrement inhabituelle- un équivalent en décibels valant difficilement le discours d’un sénateur pris d’une extinction de voix , priant pour que la nuit soit courte que je puisse enfin espérer récupérer mon clic clac , souvent décrié mais bien utile pour une occupation aussi futile que dormir .

 

Clic clac en l’occurrence squatté par 2 de mes amis , ce qui ne laissait que peu de place pour votre humble serviteur .

 

Alors qu’il commençait a faire plus jour dans la pièce qu’au milieu d’une centrale solaire , le dernier de mes amis parti enfin vaquer a ses occupations et me libérait la place nécessaire a ce que je roupille un peu , en partant du principe bien évidemment que le bruit des ouvriers en bas de chez moi m’autorise a songer que j’ai une infime chance de fermer une paupière , voir deux .

 

C’est terrible cette habitude qu’ont les gens de bosser le matin .

 

Alors que j’en étais a hésiter entre m’acheter une grosse bertha , ou envoyer un mail au FBI afin de leur signaler la présence de Ben Laden dans la rue , ce pour avoir raison du bruit émanant dans la rue , un contact me bippait sur msn .

 

Ciel , la Nina . Je ne pouvais légitimement m’empêcher de lui proposer ce qu’une personne n’ayant pas dormi depuis plus de 24h ne puisse qu’envisager : de prendre le petit déjeuner . Pardon ? Tu es a Auterive ? Pas grave , la gare est a deux pas .

 

Nombre de personne me reprochent d’être fatiguant . A ne jamais fatiguer …

 

La Nina m’avait averti qu’elle ne pouvait pas me recevoir au delà de midi , étant désireuse de pouvoir éviter une explication avec son père (arrivant dans ces eaux la) qui aurait pu être cocasse si emprunte de sincérité : « papa , je te présente Nico , avec qui j’ai prévu de coucher demain pour peu que j’oublie qu’il a 4 ans de moins que moi » .

 

Les présentations seraient tellement plus drôles avec moins de formalisme …

 

Toulouse Auterive , c’est 20 minutes en train . Pour peu que l’on ne s’appelle pas Nico , et que l’on ne se trouve pas dans LE train qui s’arrête a St Jory et autres bled qui feraient passer Muret ou Launaguet pour des métropoles au dynamisme exubérant .

 

Le train a mis une heure trente , je produit sur demande le billet de train qui l’atteste au premier sceptique venu .

 

Je la repérais de suite sur le quai , et poussais dans ma tête un soupir de soulagement a cette vue qui n’eut dans l’histoire d’avoir comme égal que celui que je poussais , quand , après le conseil de classe du second trimestre de seconde ou j’avais obtenu la mention « aucune première envisageable » , j’avais eut au troisième trimestre la mention « admis en première » .

 

Nina était aussi jolie que je l’avais imaginé , de la même manière que les professeurs m’avaient finalement accordé le bénéfice du doute .

 

Le petit déjeuner se passait bien sans que je tente de sauter sur la Nina comme un vague instinct primaire me le commandait , retenu par l’idée que son père risquait d’arriver et eut pu trouver fâcheux de voir sa fille subir les assauts frénétiques d’un jeunot de 22 ans .

 

Bon dieu , que c’est bon de pouvoir se traiter de jeunot …

 

(Be Continued)

 

Ps : je suis chiant a faire durer hein ?

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 16:28

J’ai déjà eu l’occasion d’avouer sobrement des rencontres faites sur Meetic , mais ma dernière liaison inaugurait un nouveau genre , qui , ma foi , vaut le détour .

 

J’ai rencontré une « Blogeuse » .

 

Lorsque j’ai commencé mon blog , je le faisais presque machinalement , pris d’une simple envie de raconter deux trois histoires que j’avais en tête et qui je pensais déclencheraient des débuts de sourires sur les personnes qui auraient la curiosité de s’attarder sur mes navrantes déambulations noctambules .

 

Je n’avais pas prévu que nombre d’autres ne seraient que consternées , mais on ne peut pas penser a tout , comme se plaisait d’ailleurs a le répéter Prunelle .

 

Et puis vinrent les premiers mails ou commentaires de lecteurs me faisant part de leur amusement (ceux de consternation avaient déjà plus inondé ma boite au lettre que la Somme n’avait englouti une ville aussi inutile qu’Abbeville) , m’incitant a narrer toujours plus sur mes péripéties diverses et variées .

 

Avant l’été , j’ai songé a arrêter mon blog parce qu’il s’avérait qu’il me portait un préjudice plus que certain , les filles que je rencontrant , et ayant par un malheureux hasard eut vent de ce dernier , acceptant potentiellement mon amitié , mais fuyant toute proposition de ma part qui puisse déborder de ce cadre , pourtant un brin exigu selon moi .

 

Une amie m’a fait aimablement remarquer récemment que je donnais l’impression perpétuelle d’être « en quête » , courant derrière une fille a peine 30 secondes après avoir pris un râteau avec une autre . Je dois bien reconnaître qu’il y’a du vrai , mais j’avais remarqué il y’a un temps qu’il ne servait a rien d’insister après un refus .

 

Et j’ai remarqué seulement plus récemment que courir trop vite après un refus ne peut qu’entraîner une aimable réplique de ce dernier auprès de la suivante .

 

Arriva Julie³ , qui de part son mail et la soirée qui s’ensuivit , me donna envie de continuer encore le blog pendant , très , très , très …

 

… Longtemps .

 

(…)

 

Je suis tombé sur le blog de Nina alors que j’en étais une fois encore a regarder le référencement du mien , activité égocentrique au possible mais que j’avoue pratiquer assez régulièrement depuis que j’ai relevé d’étranges recherches que font certains internautes et qui les mènent directement sur mon blog .

 

Je me sens effroyablement vexé que des personnes soient tombées sur mon blog en tapant comme recherche « malédiction râteau » , « origine de la Galinette » , « rencontres d’un soir » , ou bien encore « blogs échangistes » .

 

Et encore , si je disais que quelqu’un a atterrit sur mon blog en tapant « différents pénis en photos » …

 

Bref , son blog narrant ses propres démêlés sentimentaux avec les mecs d’une manière particulièrement enthousiasmante , je m’y intéressais , constatant relativement vite que la blogueuse habitait sur Paris , mais se trouvait être une ancienne Toulousaine . Inutile de dire qu’il ne m’en fallait pas plus pour l’inviter a prendre un verre lors de son prochain passage a Toulouse .

 

Ok , le terme de « quête » n’était peut être pas si infamant . Et diffamatoire .

 

(Be Continued)

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 18:00

Au Cm2 , ma classe comme un certain nombre d’autres faisait un pèlerinage hebdomadaire dans une piscine municipale , pèlerinage que j’abhorrais au plus au point car doté d’une timidité maladivement excessive , je ne supportais pas de me changer (et donc me retrouver un quart de seconde a poil ) devant mes petits camarades , et j’appréciais encore moins la salubrité de la piscine que nous fréquentions .

Je n’ai jamais trouvé de rat mort a la surface de l’eau , mais c’eut été envisageable .

C’est là-bas que j’ai choppé cette fichue maladie . Il m’aura fallu une décennie , et un blog poussé tellement dans l’ironie au 795ème degré que mes lecteurs ont toujours un doute sur l’authenticité de mes élucubrations (ce qui m’arrange bien , s’ils savaient que tout ce que je raconte est rigoureusement authentique les infirmiers de l’asile seraient déjà en train de toquer a ma porte) , pour enfin arriver a en parler .

Vais peut être me resservir un verre de vin avant de continuer . Gloubs , ça va mieux .

J’ai donc choppé dans les eaux insalubres de cette piscine un " champignon " , quoique sincèrement et vu le temps qu’il m’a fallu pour m’en débarrasser , je serais tenté de dire qu’il devait y’en avoir plusieurs , fut ce sur une surface de 5cm sur 4 .

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Cette saloperie se logea sous mon pied droit , et prit un malin plaisir a y rester un nombre conséquent d’années , malgré traitements et médicaments en tout genre qui se révélèrent d’une efficacité aussi relative qu’un panneau interdiction de fumer au milieu d’un congrès de l’industrie du tabac .

C’est depuis cette époque que je voue d’un mépris rancunier les médecins .

Dès lors , je nourrissais un complexe (entre autre) sur mes pieds , qui se rendit mesquinement responsable du fait que je porte des chaussures des villes a et sur la plage en été , que je porte des chaussettes lorsque la mode soit aux tongs (qui me parurent longtemps comme un paradis inaccessible) , et que mon armoire de fringues soit occupée sur une surface plus que conséquente par des paires de chaussettes .

Epaisses , de préférence .

Après quelques années de botanique sous mon pied , l’infamie cessa . Mais je ne sus enregistrer l’information . Imaginez ! Pendant des années , parfois en plein cour , j’avais été pris de démangeaisons atroces et passé des heures entières avec les traits déformés , a prier que la fin des cours intervienne au plus vite que je puisse foncer me planquer dans les toilettes les plus proches pour , enfin , me gratter le pied .

Des mois après l’extinction du dernier champignon , a chaque coup de stress , je continuais a être pris d’une frénésie , qui laissa parfois (ou systématiquement , au choix) dubitatives quelques copines , frénésie qui me poussait a foncer vers la salle de bains la plus proche pour me gratter le pied .

J’ai acheté ma première paire de tongs l’année dernière . Et il pourrait neiger au mois d’Aout , je vous assure que pour rien au monde , je ne les quitterais avant Octobre …

Tiens ? On frappe a ma porte ...

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 16:19
Vu le succès remporté par le paternel , je lui fais une dernière fois honneur avec ce dernier "scan" ...

Ps : et je n'ai surtout pas eu le temps d'ecrire un article digne de ce nom de la journée . Me rattraperais demain ...



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20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 15:57
Lorsque j'habitais chez mes doux parents , pour peu que je rentre a une heure plutot tardive (cad 6 jours sur 7 , ndrl) , je me retrouvais avec des petits mots sur mon lit qui avaient indéniablement leur charme .

Je vous laisse en juger ...












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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 17:58

La première fois que j’ai voulu faire un cadeau a une petite amie , je m’y suis pris un 31 Décembre , son anniversaire étant bien évidemment le 1er Janvier . Dans l’urgence et quelque peu paniqué , j’arrivais a lui trouver une robe de soirée somme toute assez présentable , qui avait également le mérite de me revenir a une somme aussi modique que mon empressement a lui trouver un cadeau .

Autant dire que question rapport qualité / prix , même Lidl n’aurait su s’aligner sur le prix que j’avais payé .

Mes parents s’offusquant de la présentation de mon cadeau (un sac en plastique qui faisait effectivement peu bonne figure) , ils ressortirent un sachet Yves St Laurent qui avait fait usage quelques jours plus tôt la soirée de Noël , et j’y glissais la robe , ravi d’avoir un paquet prestigieux dans lequel offrir mon trop modeste cadeau .

Grave erreur : elle a cru un nombre conséquent d’années que la robe était elle même d’Yves St Laurent , et je n’ai jamais osé la détromper .

La réalité aurait été trop dommageable pour l’admiration blâmable qu’elle me portait alors .

(…)

Ne souhaitant pas renouveler le pittoresque coup de la robe , je décidais d’offrir une bague a ma deuxième petite amie , espérant ainsi ne pas avoir a me retrouver dans une confuse situation et pouvoir ne pas avoir a justifier de sa provenance , encore moins de son prix , qui n’avait , je le concède , rien de pharaonique .

Sans pour autant provenir d’un distributeur de chewing gum , n’exagérons rien .

Tout était parfait : un étui présentant plutôt bien , une bague plutôt jolie , offerte a un moment opportun . Il est juste regrettable que personne ne m’ait appris que de la même manière qu’il existe des tailles de chaussures , il existe des tailles de bagues .

La bague aurait quasi pu lui servir de collier , ce qui posa problème .

Ca a été un enfer . J’ai du retourner une vingtaine de fois au magasin , parce qu’une fois la taille n’était toujours pas la bonne , parce qu’une erreur avait fait qu’ils m’avaient rendu strictement la même que celle que j’avais ramené , parce qu’ils n’avaient toujours pas le bon modèle , et autres raisons foireuses inimaginables , sauf pour un Nico .

Pour le mystère de la provenance du cadeau , on repassera . Ma copine d’alors dut m’accompagner a chacune de mes réclamations , plutôt consternée par mon initiative quoique ne me proposant que gentiment d’opter finalement pour des chocolats …

(…)

Avec ma dernière vraie petite amie , j’ai voulu éviter toute prise de risque inutile . Je lui ai demandé ce qu’elle voulait de façon assez subtile (" euh … pour ton anniversaire , quelque chose te tenterais ? ") , suis allé sur un site internet auquel je ne voudrais absolument pas faire mauvaise publicité (Cdiscount , notez le bien quand même) et ai passé commande .

… Je m’étais trompé d’un chiffre pour le numéro de sa rue . j’ai passé des heures interminables a déterminer ou le colis c’était perdu (le colis a du faire plus de 1000 km a faire des allers retours entre Poitiers et le centre de tri de Bordeaux) , a m’engueuler avec le service consommateur de Cdiscount , de Chronopost , avec ma copine qui avait le malheur de ne pas être la lorsque enfin le facteur se présentait a sa porte .

Elle a eu son cadeau 2 mois après son anniversaire .

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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 16:03
Je suis un grand gestionnaire . Si , si ! Pour preuve : pour passer l'été 2004 , j'ai travaillé en Juillet et gagné un salaire " mirobolant " de 600€ , qui je le pensais suffirait agréablement a mes petites dépenses vacancières , comme la location d'une maison a Biarritz , l'achat effréné d'alcool et cigarettes , le paiement d'un loyer a Toulouse et le coût des diverses réparations attenantes a l'appartement (remplacement de casseroles brûlées , nettoyage de murs couverts de taches accidentelles de café , etc) ...

 

Ok . J'ai fini l'été a -1000 Euros . Pour le grand gestionnaire , on repassera .

 

Contraint des lors par la force des choses , dont un banquier devenu a la limite vulgaire dans ses menaces de mort , je me décidais a aller faire les vendanges , histoire de renflouer un peu mon compte et pouvoir envisager un mois d'Octobre un peu moins stressant .

 

On ne se rend pas compte a quel point il est fatiguant de remiser les lettres de sa banque dans un tiroir . Et je n'ose imaginer a quel point je serais exténué si j'avais le vice de les ouvrir .

 

(...)

 

Dans le train qui m'emmenait a Perpignan , j'avais la plus grande difficulté a ne pas étrangler 3 vieilles qui péroraient sur les frasques de leurs petits enfants , me retenant de passer a l'acte au moment ou je les entendais énumérer les cheques qu'elles envoyaient a ses derniers .

 

... Je les ai aidées a descendre leurs bagages , pas foncièrement mauvaises ces vieilles la .

 

Les amis qui m'avaient proposé de venir bosser avec eux m'attendaient a la sortie de la gare , en compagnie de mon futur employeur qui au moment de me saluer me regarda d'une telle façon que j'en déduisis , même dans le noir , qu'il avait plus qu'un sérieux doute sur mon aptitude a faire les vendanges pendant 3 semaines .

 

Je ne saurais si c'est a Voltaire , Francis Bacon , Beaumarchais ou De Gaule que l'expression " Calomniez , calomniez , il en restera toujours quelque chose " devrait être attribuée . Une chose est sure : ceux là , un jour ou l'autre , ont du être dévisagés par un employeur suspicieux .

 

(...)

 

Vendredi .

 

Réveil a 6h du matin . Ouch . Je gage qu'il y'aurait moins de buveurs de vin s'ils savaient a quels horaires de misérables étudiants se lèvent pour cueillir le nécessaire a leur ivrogneries .

 

Et je gage qu'il n'y aurait plus de buveur de vin tout court si chacun devait un jour de vacances se lever a 6h du matin pour aller moisir dans un champs a ramasser quelques quintaux de grappes . C'était une réflexion personnelle , fin de la parenthèse .

 

Dans mon idée , les vendanges revenaient a aller sur un petit lopin de terre ramasser quelques grappes faciles d'accès , dont la moitié finiraient discrètement mais sûrement dans mon estomac , le tout étant plié en quelques joviales heures .

 

Et dire que certains m'accusent de pessimisme .

 

Alors que j'en étais encore a me demander comment il pouvait être envisageable de finir le champs (je comprends mieux la notion de vin de pays : vu les surfaces cultivées , j'aurais même envisagé l'appellation vin de continent) avant la fin de l'année , je me faisais rabrouer par le contremaître qui me faisait remarquer que j'avais oublié quelques grappes sur les premiers arbrisseaux qui avaient rencontré ma route .

 

Oula , ca s'engageait mal cette histoire .

 

Les douleurs sont apparues au bout de 2h . Douleurs ? Est il possible de résumer cette abominable souffrance qui vous assaille par surprise , sinon de dire que Jules César eusse recommandé a son fils de Brutus de continuer a jouer avec son couteau si cela lui avait permis d'éviter de faire les vendanges plus de 2h et 1 minute ?

 

D'accord , mes comparaisons historiques deviennent foireuses ...

 

Je me suis effondré le soir arrivé dans un fauteuil , une expression ahurie sur le visage , et le dos plus en feu qu'un terrain corse visé par un projet immobilier ...

 

Jamais découvert ne m'aura parut aussi douloureux ...

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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 17:57

En attendant le post du jour ...
Jettez un coup d'oeil a ce test qui permet d'en savoir un peu plus sur soi :
Le test

Je laisse ci-joint la conclusion -édifiante- du test me concernant . Songez a agrandir l'image ci dessous , en cliquant dessus , et non je ne vous prend pas pour des cons .

Nico

Ps : pourtant j'étais persuadé que mes réponses étaient dans les moins pires . C'est sans doute la le drame ...


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16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 17:55
Je me suis longtemps demandé comment j’avais pu passer une aussi bonne semaine avec Julie a Paris , arrivant a la conclusion que persuadé qu’elle aurait tôt ou tard vent de mes expériences aquatiques avec Cindy , je profitais un maximum de chaque moment en sa -pour une fois- aimable compagnie , sachant que je devrais être prêt a partir en courant des que je verrais son visage se décomposer pendant un coup de fil anormalement long .

Au moins aussi long qu’une douche froide .

(…)

Aout 2003 , Playa d’Aro .

Cela faisait quelques jours que j’étais parti en Espagne pour de nouvelles aventures épiques , coupé de la civilisation et plus particulièrement de la situation légèrement chaotique que j’avais laissé derrière moi , priant entre 2 verres de devenir un Phil Connors dans l’hypothétique espoir de ne jamais voir arriver la fin de la semaine , et donc l’arrivée de mes incontournables démêlés sentimentaux .

Quitte a supporter cette insupportable marmotte .

Pourtant , sans doute lassé de me morfondre en conjonctures diverses et variées sur ce qui pouvait se passer a Toulouse (jusqu'à imaginer une série d’homicides mystérieux signés « la douchicide ») , je m’armais d’un peu de monnaie , d’une petite trentaine de cigarettes , et plus accessoirement d’un peu de courage et me mettais en quête d’une cabine téléphonique .

Certaines personnes ont la qualité rare de savoir s’annihiler royalement leur vacances . Je n’en fait ô combien hélas que trop partie .

« Coucou Julie ! »

Le concert de larmes qui retentit dans le combiné m’informa que l’éventualité envisagée d’une difficulté se faisait plus que jour .

Bon . Ne restait plus qu’a savoir ce qu’elle savait sans en avouer plus , tenter de trouver un moyen de faire passer la pilule de façon si possible diplomatique  .

« Que se passe t’il ? 

- Ne fais pas l’innocent , je sais tout ! Bouhouhou » .

Cela voulait dire qu’elle savait tout .

« Ecoute Julie , j’étais persuadé que tu me tromperais cet été a nouveau , et je voulais être prêt en quelque sortes a avoir une copine pour te remplacer quand tu m’aurais remplacé . »

Réflexions faites , la diplomatie n’a jamais été mon fort .

D’âpres négociations s’engagèrent . Julie voulait que je rentre a Toulouse pour montrer que je l’aimais toujours , mes amis me faisant remarquer gentiment que si je prenais la tangente pour la deuxième année consécutive en cours de vacances , je risquais d’avoir a subir leur mauvaise humeur .

Et accessoirement de ne plus avoir d’amis du tout .

J’arrachais un accord de paix entre les 2 parties (ndrl , quels amateurs ces Libanais !) , obtenant 48h pour aller réparer mes bêtises a Toulouse et revenir sans froisser la susceptibilité de mes amis au demeurant déjà bien atteinte de par mes agissement divers et variés .

Comme par exemple le malheureux non fonctionnement de ma carte bleue qui impliquait que je dépende des leurs , pour la seconde année consécutive …

(Be Continued .)

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 17:54

Un lundi soir .

2h du matin . Impossible de trouver le sommeil , j’ai certes passé une soirée relativement calme par rapport a mes standards habituels (soit des soirées agitées , accompagné d’une dizaine de personnes minimum) mais j’ai un sentiment étrange qui me tiraille , comme l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important a faire et qui somme toute aurait pu revêtir une importance toute relative .

Bon dieu . J’ai compris : j’ai oublié de manger de la journée .

 

Je sors de chez moi avec l’intention d’aller piller le Kebab du coin , mais celui-ci , contrairement a toutes les fois ou il m’a implicitement provoqué en m’aguichant aux moyens d’odeurs au delà de déloyales alors que je sortais de boite , est évidemment fermé . Qu’a ne cela tienne , direction l’avenue Bayard , l’antre des insomniaques .

Et des séniles en mal de putes , ce qui heureusement n’était pas mon cas .

 

J’engloutissais en un temps frisant la démence un américain honteusement gras a souhait et qui me fera saliver dans quelques dizaines d’années quand mon ventre grassouillet me rappellera douloureusement que ce temps est révolu , tout en me retenant d’étrangler les deux raclures de kékés méprisant le pauvre type travaillant de nuit pour nourrir des abrutis de cette engeance la .

Personnellement , je n’aurais eu aucun état d’âme a détourner le grill de son sens premier . C’eut été pour une bonne cause .

Alors que je rentrais tranquillement en coupant le quartier maudit , j’entendais , dans un fracas équivalant a peine celui d’une vulgaire usine chimique en bord de rocade , un volet exploser puis voyait un type a la mine plus qu’intimidante sortir de la fenêtre avec une expression a faire frémir d’angoisse Mac Tyson lui même .

Je n’ai jamais compris l’antipathie de ce dernier pour les oreilles .

Ayant prudemment continué mon chemin en prenant un regard censé décourager toute velléité agressive de la part du briseur de volets ou d’un autre idiot du genre (ben oui , même moi je sais qu’il faut passer par les portes !) , je tombais nez a nez avec une femme complètement paniquée , un téléphone a la main et me répétant " police , police ! " .

Je réfléchissais encore a la manière la plus diplomatique de lui faire comprendre que le combiné qu’elle me tendait n’avait rien d’un portable qu’elle avait disparu dans une ouverture d’un bâtiment en construction sans demander ses restes .

 

Oula , dans quelle merde je m’étais encore fourré .

Je rangeais prudemment le téléphone de la fille dans ma poche quand je voyais un nouveau type s’approcher de moi . Hésitant entre lui dire ou se planquait la fille s’il avait l’amabilité de ne pas trop me taper , de lui jeter le téléphone au nez , ou tout simplement attendre qu’il manifeste un brin ses intentions , j’optais pour cette dernière attitude , affichant néanmoins ma figure " dissuasive " , histoire de décourager ses potentielles velléités guerrières .

J’essaye de trouver une comparaison pour décrire ma mine . Aucune autre ne me vient que celle du petit boxeur limite triso se faisant rétamer dans Million Dollar Baby .

Tout cela s’averra de toute façon bien inutile , le type étant aussi bourré qu’une urne électorale en République Démocratique du Congo . Je l’envoyais chier méchamment après qu’il m’eut demandé si je n’avais pas vu sa voiture , puis me mettait en quête de la demoiselle histoire de lui rendre son fichu téléphone , que je puisse rentrer chez moi et quitter ce quartier de fous .

 

Pas que je ne me sente pas dans mon élément , mais quand même .

Je m’aventurais dans le bâtiment en construction , pas franchement enthousiasmé d’être a la recherche d’une pute , même si ce n’était que pour lui rendre quelque chose lui appartenant , motif légitime -bien que surprenant- en soit . Normal : on n’est jamais ravi d’être redevable d’une pute .

Aie , je ne voulais pas lâcher le mot .

Complètement paniquée , la brune eut du mal a sortir de sa cachette , malgré le fait que je la rassure en lui affirmant que le malfaisant avait pris la poudre d’escampette . Sa défiance me fit penser qu’elle ne devait pas me considérer comme un rempart potentiel contre une agression du bonhomme , ce que je trouve hautement vexant quoique potentiellement réaliste .

Lorsque enfin j’arrivais a faire sortir de son antre la " demoiselle " , passaient pile a ce moment la deux cyclistes qui me lancèrent un regard hautement désapprobateur . Non pas que leur aide soit forcément d’une quelconque utilité , mais je me mettais en devoir de leur expliquer la situation .

J’allais pas laisser croire que je m’étais tapé une pute , fut ce par des inconnus .

 

Tout a coup , arriva la cavalerie , ou pour être rigoureusement exact un véritable régiment de policiers en civil et autre cow-boys qui auraient arborés les lunettes de soleil s’il n’avait pas été 4h du mat . " Enfin ! " me disais je , j’allais pouvoir prendre congé et les laisser se débrouiller avec la te-pu .

Toujours aussi optimiste le Nico . Le premier agent arrivé a ma hauteur m’attrapa le bras , en même temps qu’il sortait de sa poche une paire de menottes …

Plus jamais , jamais , je ne chercherais a bouffer de nuit .

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