Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 19:37
J’arrivais a Salièges aussi trempé qu’un eskimo ayant bien involontairement fait un tour sous la banquise rejoindre le phoque qu’il chassait ,  et franchement dans des dispositions a m’imbiber assez remarquablement limitées (comment boire lorsque l’on ressemble déjà a une éponge usagée ?) .

J’étais également assez anxieux car je savais qu’il y’avait quelques chances que Julie soit a cette soirée , et j’étais partagé entre l’envie de l’éviter sombrement toute la soirée , et paradoxalement , celle de la voir .

 
Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce petit théorème : après une rupture dont il est a l’origine , un Nico passe les 2 premières semaines a fêter sa liberté retrouvée , la 3ème a se demander ce qu’il va bien pouvoir faire de son samedi , la 4ème a pleurer de quoi remplir le tonneau des danaïdes en reprochant a ses amis d’êtres a l’origine de la rupture .

Dans le cas ou il aurait été largué , les 2 premières étapes sont sautées .

Julie est venue . Après qu’elle m’ait raconté a quel point ses nouvelles aventures noctambules, sexuelles et multiples étaient géniales et a quel point tout allait bien , j’ai passé la dizaine d’heures qui ont suivi a pleurer de quoi provoquer le lendemain , et avec le jeu de l’évaporation , une nouvelle tempête de type tropical .
 
Une amie m’a récemment fait remarquer que je n’exagérais plus assez dans mes comparaisons, alors je tente de rectifier le tir …

(…)

Un mois après .

Je devais aller a un concert de musique classique en compagnie de Caroline , dans l’église de St Sernin . Celle-ci ayant la désobligeance de me poser un retentissant lapin pour cause de « j’ai peur que tu veuilles plus que mon amitié » (ce qui en soit peu se comprendre , sauf qu’elle aurait pu se poser la question avant que je lui offre une place a 30€ … ok , c’est mesquin) , je cherchais un plan de reconversion de soirée .

Je n’avais pas a chercher loin . Le même soir , Julie devait aller voir un sombre navet , American Pie 3 , en compagnie de celui qui tentait de prendre vainement ma succession depuis déjà quelques semaines , mais qui avait le mérite d’avoir su accepter qu’elle sorte avec d’autres tout en persévérant dans ses velléités de séduction .

Les mecs sont prêts a accepter beaucoup , mais celui la en a sacrément bavé .

Avec le recul et seulement parce qu’un certain nombre d’années sont passées ce qui a le mérite de moins me faire culpabiliser tout en ne m’empêchant pas d’en sourire , j’avoue que j’ai méchamment abusé en allant les rejoindre . Mais quel ex n’a jamais essayé de saborder les chances de celui qui prétend sortir avec son ex ?

Baissez les mains , merci .

Julie m’avait en des temps moins hostiles fait la promesse que si j’arrivais lui obtenir l’énorme présentoir publicitaire du film « les aventures de Porcinet » , je pourrais lui demander ce que je voudrais .

Il faudrait faire un sondage pour demander aux mecs qu’est ce qu’ils demanderaient dans une hypothèse de position de force aussi monstrueuse .

Moi , ce soir la , lorsque j’ai vu le fameux présentoir , j’ai immédiatement compris ce que je voulais . Aussi l’ais je pris sous le bras , ai traversé tout le cinéma avec , puis la salle sous les regards ahuris des spectateurs , planqué l’objet du délit dans le couloir de sortie , puis suis vite revenu m’asseoir , assez vite pour ne pas être remarqué par des employés arrivés a la hâte improviser un « contrôle de ticket » .

Ils n’ont pas retrouvé le Tigrou clandestin .

Et moi , je suis rentré chez moi accompagné de Julie pendant que l’autre rentrait chez lui , la soirée ruinée . Mais comme quoi il ne faut jamais désespérer , il a eut l’occasion de persévérer et a finalement réussi a sortir avec la belle , avec qui il est a ma connaissance depuis 4 ans .

A peu près le temps depuis lequel le Tigrou orne les murs de mes chambres successives …

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 19:31
Octobre 2003 .

J’avais passé la soirée au « One Again » , une boite de nuit particulièrement folklo et aux DJ aux goûts musicaux plus que contestables (passer une musique de féria dans une boite de nuit est certes amusant mais ne lui vaut que très difficilement une réputation plus douce que de boite de beaufs) , en compagnie de Julie et de mes amis , avec qui nous fêtions joyeusement mon anniversaire .

Fêter joyeusement mon anniversaire revenant dans le cas de Julie a se trémousser pendant toute la soirée devant un bellâtre hideux , provoquant un certain désappointement chez mes amis (« Nico ! Elle se colle a lui ! Mais arrête la ??? ») .

J’ai longtemps hésité par la suite a retourner en boite avec une petite amie .

Après avoir pris congé de mes amis , j’allais dormir avec Julie chez cette dernière , et alors qu’elle s’endormait dans mes bras , je regardais le film défilant a la télévision , « les nuits fauves » .

Hormis le coté effroyablement malsain du film , sa morale idiote , son vide intersidéral d’enchaînements et une qualité d’image peut être pas si proche de ce que l’on faisait dans les années 30 (« le dictateur » était de très bonne qualité en la matière . En noir et blanc , certes) , je restais particulièrement dubitatif sur cette fille qui dans le film , accumulait les crises de jalousie hystérique (a tord ? Après tout son mec lui assurait bien que c’était elle qu’il aimait et qu’il couchait avec 20 mecs dans un parking glauque juste pour rigoler) sans pour autant larguer enfin sa raclure de copain au prétexte , je cite , « qu’il est a elle » .

Il serait intéressant d’étudier la jeunesse du scénariste , cet homme la est très perturbé .

Lorsque encore tout choqué par ce sinistre navet , et après que j’ai dit a Julie qu’a aucun moment de la soirée je n’avais été inquiet de la voir se frotter a un autre mec , elle me répondit par un glaçant « tu as tord » , je me vis instantanément dans ma tête a la place de la fille hystérique et elle a la place du mec relou du film dans un parking glauque .

Ça n’a pas fait un pli : j’ai quitté Julie séance tenante .
 
(…)

3 semaines plus tard .

J’avais entamé mon boulot de télémarketing dans la joie et la bonne humeur , enfin celle qu’il pouvait me rester après une petite centaine d’appels en 4h pendant lesquels je me faisais aimablement invectiver de charmantes petites attentions par mes victimes .

Les gens sont toujours originaux au moment d’envoyer valser celui qui leur propose de la défiscalisation a 21h30 .

Ce soir la , je devais retrouver un certain nombre de mes amis pour une beuverie ignoble gentiment appelée « Soirée de Salièges » , ce qui est une appellation aussi trompeuse qu’un lait concentré sur lequel on collerait une étiquette marquée « Light » . Pour l’histoire , Salièges a cessé sous sa forme initiale après qu’un certain nombre de parents d’élèves s’émeuvent que leur fiston ait expérimenté les joies du coma éthylique .

Les gens manquent d’humour .

Je finissais le boulot a 22h , et me mettais en devoir de réfléchir a un moyen de rallier la soirée , alors qu’une tempête biblique avait comme il se doit éclaté quelques minutes plus tôt . Après avoir rapidement fait le calcul assez élémentaire que petite chemise + température a 5° multipliée par pluie a la puissance marche noctambule sur 4km égalaient une mort assurée de pneumonie au service des urgences le lendemain a Purpan , je tentais de convaincre un de mes collègues de prendre la direction opposée a celle l’amenant a chez lui et de raccourcir mon calvaire .

Avec plus qu’un kilomètre a parcourir , j’ai évité la réa . Toujours ça de gagné .

(Be Continued)

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 19:26
Après avoir pendant tout l’été repoussé l’échéance du jour ou je devrais regarder mes résultats pour éventuellement préparer la session de septembre , j’avoue avoir eut le net sentiment d’être cruellement brusqué en ayant que 2 semaines entre la dernière épreuve de cette sinistre session et le moment des résultats . Déjà , je n’ai jamais fait partie des anxieux se précipitant aux aurores sur Internet pour consulter ces derniers .

Mes nombreux échecs constituant une raison somme toute assez valable .

Ayant vaqué toute ma semaine a une activité infiniment moins douloureuse , moins fatigante et nerveusement moins pesante que de passer plus de 30 secondes a UT1 (j’ai déménagé a un 3ème étage un jour de tempête …) , je n’ai eu que le vendredi pour aller m’inscrire a la fac , ce qui en soit n’aurait pas été un problème , si ce jour la n’avait été le dernier qui soit donné pour justement s’inscrire .

Autant dire que ce fut un vendredi particulièrement douloureux , fatiguant , nerveusement pesant .

(…)

Vendredi matin .

Je retirais un dossier de 3ème année , ainsi qu’un de maîtrise , n’ayant pas de sac pour y planquer le dossier de 3ème année a la vue de mes nouveaux anciens camarades d’amphi . Et je l’avoue , quoique sans y croire plus d’un demi millième de seconde , j’espérais que la vétusté du matériel informatique de la fac me permettrait , en rendant un dossier arrangé , de gruger son administration et m’inscrire en maîtrise .

Un nombre conséquent de mes carnets étaient annotés de la mention " rêveur en classe " . Je n’ai hélas pas changé sur ce point .

J’appelais mon boulot pour être sur que je n’y bosse qu’a 16h , et prenais la direction de la fac aux alentours des 14 , me félicitant d’avoir la prévoyance de m’y prendre un peu a l’avance au cas ou d’autres énergumènes auraient attendus comme moi le dernier moment .

C’était bien vu : les files d’attente d’Eurodisney , au mois d’Août et un jour de portes ouvertes auraient parues désespérément désertes a coté de celle sur laquelle je tombais .
Je commençais a prendre mon mal en patience , ce qui dura le temps record de 15 minutes . Passé ce délai , je trépignais , poussais des soupirs de grognements et d’exaspération toutes les 9 secondes , lançais des regards noirs a ceux que je soupçonnais de gruger la file d’attente , me retenais enfin d’égorger les 2 raclures de kéké riant bruyamment devant moi , en se moquant d’un moins kéké quelques mètres centimètres devant eux .

Notez bien qu’après les 2 cons , j’aurais probablement dans mon élan achevé le 3ème .

A 15h30 et 7 mètres sur 50 possibles de parcourus , j’étais dans un tel état qu’un bout de dynamite aurait traîné dans le coin , j’aurais appris son métier a un terroriste Palestinien . Et c’est a ce moment la , sans doute a la recherche d’un peu de nitro , que je me suis rendu compte de l’existence d’une deuxième file , sombrement ignorée par tous .

Après que Obélix ait écrasé a nouveau (d’un Menhir) Panoramix qui venait de guérir , on voit Astérix devenir tout rouge et une bulle au dessus de sa tête avec pour simple texte " colère contenue " . Remplacez Astérix par Nico …

Je reconnaissais , assise au premier bureau des inscriptions une vieille connaissance , Laure , et il ne m’en fallait pas moins pour trancher mes dernières hésitations de sortir mon dossier bidon annoté " maîtrise " , et la blablater pour qu’elle ne contrôle pas trop son ordinateur et constate la supercherie .

En moins de 10 secondes , elle avait déchiré mon dossier bidon sur un cruel " Nico , tu me fais ça a moi … " .

Ayant pris congé , rougissant , de mon amie qui ne me connaît donc que trop , je me dirigeais vers le second bureau , qui allait m’éviter de payer la moitié de la facture lambda d’inscription pour un étudiant , pouvant déduire la sécurité sociale prévue dans les frais en ayant l’avantage (ou l’inconvénient , selon les points de vue) de déjà la régler par mes cotisations salariales .

Les dites cotisations équivalant une inscription a la fac par mois .
La France , ce paradis fiscal …

Je sortais tout fièrement l’attestation de la sécurité sociale que j’avais eut la prévoyance , moi, de faire imprimer le matin , et m’apprêtais déjà a partir vers le bureau suivant quand j’étais rattrapé in extremis par la manche par l’étudiante employée pour persécuter ses petits camarades .

" As tu la copie du contrat de travail ?

- Pardon ?

- Ben oui , il faut aussi une copie du contrat de travail .

- La fiche que je viens de te donner est un original datant de ce matin ! (commença t’il a s’énerver)

- Oui , mais il faut aussi le contrat de travail .

- Je peux pas l’amener plus tard ? (… par exemple dans une demi centaine d’années ?)

- Oui , mais dans ce cas tu payes plein pot et tu es remboursé dans 2 mois ( … donc dans une demi centaine d’années . Et toc !)

- (Je l’étrangle cette gourde ?) bon , tu peux me tamponner mon papier et je t’apporte le contrat dans une heure ?

- Non , je ne peux pas .

Avouez franchement que c’eut été de la légitime défense que de lui faire bouffer son contrat de travail , a elle .

- Bon , écoute . Tu me tamponnes ce fou… papier , je te laisse ma carte d’identité , et je t’amène mon contrat dans une heure .

- Ok , ça me va .

Encore une gourde qui ne sait pas que faire refaire sa carte d’identité est dorénavant gratuit .

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 16:29
Lorsque j’avais déménagé de Jean Jaurès à Palaprat , j’avais choisi de le faire en pleine canicule la veille d’une épreuve de droit civil de 3h que j’avais révisé jusque la moins de la moitié de la durée de l’épreuve .

J’étais tellement impatient d’occuper mon appartement que , en l’absence d’une voiture pour me faciliter la tache , je m’étais farci le déménagement seul en portant les meubles uns par uns d’un appartement a l’autre .

J’ai perdu 4kg en 2 jours , et fait enfin l’acquisition a cette date de bras a peu près musclés qui m’avaient cruellement fait défaut jusque la .

J’ai bien dit " a peu près " , y aller mollo sur les commentaires acerbes .

(…)

Mercredi .

Quelque chose ne vas pas .

Je viens d’ouvrir un œil , je suis encore dans un coma somnolique tendance profond , mais je sais que quelque chose ne vas pas . Les cadavres de bouteilles et les verres pleins éparpillés dans la pièce n’y sont pour rien : ils datent d’il y’a déjà quelques jours , donc mon mal être ne peut provenir d’une soirée arrosée datant de la veille .

Ni provenir des fortes émanations de whisky que ne manquent pas de diffuser ces quelques verres non vidés .

Il pleut . Il a fait une chaleur dantesque pour un mois d’Octobre la veille , mais la , aujourd’hui , il pleut , cela le jour ou je dois virer l’essentiel de ce qui constitue mon mobilier et l’emmener dans ma nouvelle antre , devant laquelle il me sera bien évidemment impossible de se garer a moins d’une distance de 200 m , distance a franchir donc sous une pluie battante avec une tonne de passants amusés par mes déboires aquatiques .

La journée s’annonce radieuse , tiens .

Je commençais a remplir mes cartons , glissait négligemment dans ma poche arrière de pantalon le coupe ongle que j’avais cherché des mois durant , lorsque tout a coup , le miracle se produit : une éclaircie . Je passais en régime 4ème vitesse , remplissait ma voiture de quoi faire frotter la carrosserie au sol au moindre trou dans la chaussée , et fonçais place Esquirol , ou m’attendaient 2 amis ayant gentiment acceptés de m’y attendre pour m’aider .

Alors que nous avions fait un premier aller retour pour décharger les cartons totalement inutiles et ne contenant que des affaires totalement dérisoires , je revenais a la voiture chercher ma télévision dans l’espoir futile de la ramener sans encombre .

C’était bien imaginé : Noé n’aurait pas construit sa minable arche mais un porte avion s’il avait été le témoin du déluge qui m’est tombé dessus a ce moment la .

Après tout , il paraît qu’on vit pas si mal sans télé .

(…)

Jeudi matin .

Après avoir longuement regardé mon appartement vide de tout objet , et essuyé une larme sur des réflexions aussi saugrenues que " tiens , j’ai fait l’amour avec elle ici " , " j’ai essuyé un râteau avec celle la a cet endroit " ou encore " j’ai été crade quand même de vomir de ma fenêtre " , je prenais la direction de chez mes futurs anciens proprios , avec qui je prenais rdv sur le coup des 16h afin de faire l’état des lieux .

Qui aurait pu prendre le nom de " état de ma moquette " .

J’étais en train d’astiquer nerveusement a la cuillère la plaque chauffante , et de me rendre compte de la bêtise de cette idée au vu des rayures que je venais d’y faire , quand ils arrivaient . A leur mine atterrée devant l’étendue des dégâts , j’imaginais vite que d’avoir passé l’aspirateur pendant 2 heures n’empêcherait pas l’inéluctable , a savoir qu’ils me rieraient au nez lorsque j’évoquerais fut ce un instant la saugrenue idée de récupérer 10 centimes de ma caution .

Ils ne m’ont gardé que 100 petits euros , s’excusant presque de devoir le faire . J’ai hésité sur le moment a leur demander de m’adopter , c’est dire .

J’ai en revanche émit un " glubs " plutôt visible lorsqu’ils m’ont demandé la clef de ma boite aux lettres , clé que j’avais perdu il y’a 4 mois ce qui m’avait naturellement obligé a déglinguer la serrure , l’absence de double impliquant qu’il faille changer la petite trentaine de boites aux lettres dans le hall si je ne la retrouvais pas , a mes frais , bien évidemment …

Et de nouveau cette obnubilante image en tête d’un chèque de caution s’envolant en jouant de la harpe …

 

(…)

Dans la nostalgie de mon nouvel ancien appartement , j’éprouvais soudainement l’irrépressible envie d’un câlin et allait retrouver mon papou pour ce faire , avec également dans l’idée qu’il m’aide pourquoi pas a décharger la voiture pleine a craquer de cartons et conneries diverses .

Si papa , je t’assure que mon idée première était le câlin , pas de te mettre a contribution .

Nous nous apprêtions a rentrer dans la voiture pour aller la décharger a Esquirol , lorsque je passais négligemment ma main sur ma poche arrière pour m’assurer une quinzième fois de l’après midi (673ème fois de la journée , ndrl) que la clef de mon nouvel appartement s’y trouvait bien .

Et c’est la que mon cerveau a noté une anomalie , qu’il n’avait pas détecté les 14 fois précédentes .

Cela ne pouvait pas être la clef . C’etait un objet trop long , a la forme trop rectangulaire . Cette évidence aurait du me sauter a l’esprit si j’en étais doté d’un beaucoup plus tôt , mais le trauma du déménagement m’avait empêché de parvenir a cette conclusion évidente : l’objet dans ma poche arrière était ce foutu coupe ongle , qui avait décidé décidément de me pourrir la vie .

Mon père a pris congé de moi et de mes cris hystériques a vider frénétiquement les cartons sur les allées Jean Jaurès a la recherche de ma clef , me faisant remarquer que somme toute , il ne pouvait pas critiquer ayant connu ce type de désagrément un demi million de fois .

J’ai peut être une chance de le battre a moyen terme .

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:24
Mardi après midi .

J’ai eu le sentiment l’espace d’un long et douloureux moment de me retrouver a la place de Gaz , l’organisateur d’un strip-tease navrant dans The Full Monty qui arrivé au but (convaincre ses amis de s’humilier a vie en public , personnellement je n’ai jamais réussi) , se dégonfle et recherche la formule adéquate pour dire sans vexer personne : « désolé , mais finalement j’ai changé d’avis » .

Pas plus que Gaz , je n’ai pas trouvé de formule magique pour dire a l’agent immobilier montrant d’évidents signes de nervosité au moment du règlement de notre dossier (après environ une dizaine de petites difficultés administratives , dont essentiellement quelques menus oublis de ma part ...) que finalement , l’idée de rester dans mon T1 rue Palaprat me semblait pas si mauvaise que cela .

Les gens se vexent si facilement …

(…)
 
Mercredi .

J’ai passé la matinée a faire la revue des différentes possibilités s’offrant a moi , des plus sérieuses aux plus folkloriques . Dire a Clément et Antoine que je ne pouvais pas partir de chez moi car mes chaussures avaient disparues dans l’amoncellement immonde de mes affaires bordéliquement éparpillées ; assener a l’agence immobilière que mes papiers sont truqués et que je n’ai , des lors et bien évidemment , pas de tonton millionnaire comme caution ; partir d’urgence en Argentine faire une enquête sur la reproduction des koalas …

Vous avez bien lu koala , j’avais précisé « même les possibilités folkloriques » .

13h arrivant sans que je sois parvenu a trouver une heureuse conclusion a mes hésitations post signature du bail (j’aurais pu écrire hésitations tardives , mais cela ne m’était pas assez en évidence a mon goût la tardivité de mes hésitations) , et après avoir poussé un soupir de résignation bien contrit , j’enfilais mes guêtres et me mettais en devoir de partir à la chasse aux koalas cartons .

Après tout , mon préavis rue Palaprat n’avait pris fin que 3 jours plus tôt .

Une des sociétés pour lesquelles je bosse étant spécialisée dans la vente de matériel de déménagement , je décidais de passer par leurs services , pensant plutôt naïvement qu’une bonne formule au moment de régler la petite note me permettrait d’avoir une ristourne honnête , et qui surtout me ferait oublier que j’ai fait 15km sous une pluie battante et dans des embouteillages hollywoodiens pour chercher du matériel que j’aurais trouvé a 5 minutes de chez moi .

« Je suis le raseur qui vous appelle le dimanche quand un de vos clients a une question idiote» n’était tout compte fait pas la « formule adéquate » . Les ai payés cher mes cartons .

(…)

Rentré chez moi , je repoussais une dernière fois le fatidique moment . Allez , une dernière cigarette qui va me faire cracher un peu plus mes poumons (je suis malade depuis 2 semaines, une horreur) … Hop , un petit café , qui va me permettre d’aller harceler une dernière fois mes futurs anciens voisins en leur demandant un peu de sucre …

Je gage qu’a l’heure ou j’écris ces lignes , plusieurs bouchons ont sauté rue Palaprat .

Au fur et a mesure que je remplissais mes cartons , je me demandais a quel moment mon appartement ne serait plus mon appartement . Mon ordi emballé , tout était encore normal . Mes 300 quintaux de bouquins empaquetés , Palaprat était toujours Palaprat . Le fond de teint planqué au plus profond d’un carton marqué d’une croix rouge pour que personne d’autre ne l’ouvre , j’étais toujours chez moi .
 
… mais lorsque mon immense Tigrou de 2 mètres de haut (« emprunté » a l’UGC du coin) a pris a son tour place dans ma voiture , la paroi désespérément vide de ce qui fut mon antre ne témoignait que trop que la vie venait de cesser entre ces 4 murs .

 … Moi ? Grandir ? Pour quoi faire ?

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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 19:21
Samedi soir , 23h , place du Capitole .

Un certain nombre de passants eurent la vision étrange , sinon inquiétante , d’un maboule semblant de toute évidence parler a voix basse a l’horloge du Capitole , un pied dans chaque balances du signe astrologique face a la mairie , et tenant une bière d’une main , une cigarette de l’autre .

Monologue de temps a autre interrompu par des quintes de toux d’une telle violence qu’il semblait envisageable qu’il crache ses intestins sur la façade de l’immeuble auquel il faisait face .

«  Salut toi … Bon ben écoute , merci pour l’année dernière , dommage que tu m’ais que trop écouté même . C’est vrai , quand je disais je ne te demande de me valider juste qu’un petit semestre , c’était manière de parler ! Enfin bref . Bon pour cette année , je te demande pas grand cho… Oui , quoi ? » .

Un téméraire venait de prendre le risque de m’approcher malgré mon flagrant délire a voix haute , un jeunot de 16 ans en étant généreux et qui me demanda si je n’avais pas une cigarette a lui refiler . Résistant a la tentation de lui répondre « d’accord en échange de ton age » , j’acquiesçais et après qu’il se soit éloigné , reprenais mon délire .
 J’ai au moins la qualité de le reconnaître .

« Bon , je te disais donc . Par pitié , fais que dans l’année a venir je sache au moins ou je vais , que ca marche enfin avec les études ou que je prenne la place de cet imposteur de Houellebecq , au choix . Je suis pas si difficile quand même ? »

C’est le moment que choisirent deux nouveaux imbéciles de passants pour interrompre ma rêverie .

« C’est votre signe ?

- (ben non , je suis la comme un con dessus depuis 10 minutes juste parce que je le trouve joli , espèce de gourde !) … oui .

- Ah bon . »

Ca valait bien la peine de venir me raser , tiens .

Lorsqu’un troisième type , arrivé a ma hauteur , commença a me raconter sa vie , que sa femme l’avait trompé avec un ami a lui , qu’il n’y pouvait rien , que c’était horrible , insupportable , exaspérant , bref , qu’il souffrait le martyr , j’en ai déduis que j’en avais assez subi pour ce soir et qu’il était temps de quitter ce repaire d’aliénés .
 
On ne sait jamais , une rafle et j’étais bon moi aussi pour l’asile .

(…)

Dimanche matin .

Je me réveillais avec mon stress habituel , consistant a me demander quelle heure il pouvait bien être . Et vint immédiatement le regret de ne pas avoir demandé un réveil comme cadeau d’anniversaire , ce qui m’éviterais a l’avenir et par exemple de sortir mon infortuné voisin de son lit pour lui demander s’il peut me prêter le sien .

Tout ceux qui n’habitent pas place Esquirol peuvent pousser un soupir de soulagement : ils ont échappé au pire .

Après avoir passé quelques petites heures au téléphone avec ma copine , je prenais la direction de chez mes parents pour un repas modeste que je leur avais réclamé au nom de mes 23 désespérantes années . A ce sujet , je tiens a rassurer ceux qui s’amusent lorsqu’ils viennent chez moi de constater la présence d’un yaourt en tout et pour tout dans mon frigo , et de quelques conserves déguelasses achetées a 1€80 . Je suis bien un fin gourmet , juste que lorsque je me prépare moi même ma bouffe , j’ai horreur que cela me prenne un temps déraisonnable .

Déraisonnable étant un temps de préparation excédant les 2 minutes 30 . Grand maximum …

 

Après le repas , nous prenions avec mon doux daron (mon seul terme « 9-3 » , mais j’adore) la direction du karting de Muret . Pour l’histoire , je fais du karting depuis l’age de 16 ans , et la fois ou un ami de mon père c’était un peu trop vanté de m’avoir écrasé en piste , a raison d’ailleurs .

Je l’ai écrasé un an plus tard sur la même piste , après une année a m’être entraîné toutes les semaines comme un damné . Et Je lui faisais d’ailleurs remarquer sa défaite avec une petite pointe de cruauté dans la voix .

A raison , la encore .

Nous arrivions en même temps qu’une bande de minots a coté desquels je passais vite pour un vieillard sénile lorsque achetant son ticket , l’un d’eux devait reconnaître ne pas avoir atteint les 15 ans . En même temps que le puceau donnait son age , je me revoyais , moi , arrivant avec ma voix encore en définition (l’horreur , donc) et j’eus la plus grande difficulté a rester serein , vieux ringard que je devais être pour eux . Je tentais de rester calme , et de me rassurer en me disant qu’après tout , nous n’avions pas une si « grande » différence . Que moi aussi j’étais jeune . Que moi aussi le monsieur allait me demander si j’avais bien l’autorisation de mes parents . Que moi aussi …

« Excusez moi monsieur , vous voulez courir en même temps que nous ? » .

Morveux , revouvoie moi une fois dans ta vie et je t’en colle une .

« Désolé jeune homme (dit l’employé qui a décidé de m’achever) , mais je ne peux pas vous laisser courir avec ces monsieurs , ils sont trop âgés pour vous … »

 Plus jamais . Plus jamais , je ne retourne a Muret faire du karting .

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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 19:18
Je me suis amusé a reprendre l'article d'une amie bloggeuse , et de le mettre a ma sauce . Saurez vous la reconnaitre ?

Ayant partagé mon week-end en compagnie d'un jeune homme aussi bien qu’entreprenant (il est TRES bien) , je m'interroge légitimement sur ma condition de fille célibataire.

Enfin , de fille célibataire le jour , vous m’aviez comprise .

Pour une jeune femme, lorsque l'on est fraîchement célibataire (disons depuis un mois ou deux maxi) , la situation est franchement confortable . Et ce pour plusieurs raisons .

Ne pas retrouver de chaussettes sales en bas du lit en est une , mais ce n’est pas la l’essentiel . Quoique …

Comme déjà évoqué il y a quelques jours, on peut constater un rapide rapatriement de males en ruth , qui ont pour certains patiemment attendus durant quelques mois que la place de Jules officiel se libère .

Quitte parfois a distiller le venin responsable de la rupture , et de la libération du poste .

Des lors , l'agenda se remplit au fur et a mesure des coups de fil , on s'imagine avec l'un , puis avec l'autre , on s’imagine avec les deux , on se dit que l'on coucherai bien avec celui ci , mais qu'en revanche un autre peut toujours attendre , rangé définitivement dans la case " comment as tu pu y croire " .

Le drame reste que nombre de ces spécimens continuent malgré tout a me poursuivre de leurs regrettables assiduités .

A ceux la , je leur fait une confidence : qu’une jeune femme qu'ils convoitent leur assène un classique mais toujours efficace "t'es comme un frère pour moi" ou "t'es vraiment différent de ces mecs qui veulent tous me serrer" reviens a confirmer qu’ils ont autant d’avenir sexuel en sa compagnie qu’un pingouin encore plus mal doté que ces congénères .

J’aurais pu parler d’huîtres .

Ces hommes, aussi charmants soient ils , quoique pour que je n’en veuille pas ils ne le sont selon toute probabilité pas (charmants) , sont donc pour moi inintéressants et d’ailleurs qu’ils ne s’y trompent pas : même maquée , je savais pertinemment qu'ils étaient intéressés par mon être exceptionnel .

S’ils avaient eu un réel quelconque intérêt a mes yeux , Jules nouvel ex n’aurait pas fait long feu . Evidemment .

Oyez males qui me courent après ! Nous autres femelles ne prêtons que peu d’intérêt a l’homme dont l’intérêt pour notre personne est sans équivoque . N’avez vous donc jamais remarqué que c’est en couple (ou alors vous êtes puceaux , mais dans ce cas vous êtes encore plus mal barrés) que vous séduisez le plus ? N’avez vous jamais remarqué que les tentations ne sont jamais aussi nombreuses que quand vous n’êtes pas/plus libres ?

N’avez vous donc rien compris a l’île de la tentation ?

Pour vivre pleinement la célib' attitude , il faut des rencontres , de la nouveauté , du changement . D’autant que me concernant , je n'ai aucun problème pour faire des rencontres , un jeune homme charmant et hop! un numéro de plus dans mon téléphone . De plus , étant toujours en vacances j'ai grandement le temps de m'intéresser à mes amants , les hommes , les vrais .

Des lors , le problème reste que .. je ne sais pas bien ce que je veux.

Normal me direz vous : je suis une fille .

En très gros , ça donne ça : J'ai un homme en tête bien ancré mais avec qui je préférerai que ce soit sérieux mais je n'y suis pas encore prête , trois/quatre qui me convoitent que l'on met dans la case facilité donc si vous m’avez bien suivie , inintéressants , un autre avec lequel j'ai déjà consommé mais qui finalement vaut peut être un "et plus si affinités", un autre inaccessible parce que maqué (je sais c'est pas inaccessible mais ca m'intéresse pas) ou mannequin chez Hugo Boss ou connu , et enfin un ou deux que j'aime vraiment bien , avec qui ca drague sec , mais avec lesquels je ne sais si ce sera sexuel ou plus.

Permettez moi de dire que je ne crois pas un instant que Pénélope ait passé des années a faire sa tapisserie . Ulysse , tu étais un naïf , toi .

Et je tâtonne , touche à un peu tout ceux là , sans réellement être fixée . Mais je dois reconnaître qu'être fixée , finalement , je m'en branle pas mal .

Seulement je veux gérer correctement ma celib' attitude . Et avoir un agenda (dit "planning" pour faire classe) rempli de rendez vous , je trouve que ça motive à rester célibataire.

Parce que pour savourer le célibat en fin de compte , il faut bien de temps a autre voir les hommes de prêt .

Histoire de bien se convaincre que je suis si bien , seule …


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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 19:15
Dans cette pièce aux couleurs pastel tous les bruits prennent des résonances métalliques aussi nous efforçons nous de parler bas afin d'épargner nos tympans .
Afin aussi de ne pas réveiller le machin bleuâtre qui repose dans une boîte transparente à un mètre de nous.
De temps à autre émane de lui comme un soupir ou un couinement pas insupportable mais pas agréable non plus.

Il est là depuis deux ou trois heures mais déjà nous avons senti que nous allons être obligés de le garder pendant longtemps. Il a raté son arrivée et il faudrait être animé d'une solide mauvaise foi pour le trouver beau: des jambes de grenouille aux pieds retournés, des plaques rouges partout, des cheveux filasses et clairsemés un vague regard avec des yeux qui se croisent en louchant horriblement, seule une infinie tendresse nous le rend unique et adorable.

Avec ça une insatiable faim qui s'accompagne de cris stridents. Une incompréhension (déjà!) de nos besoin en sommeil et en repos et une attitude scandaleusement égoïste. Je suis, nous sommes à sa disposition.

C'était le 1er octobre 1983, dans sa couveuse vitrée Nicolas commençait à nous pourrir la vie.

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 19:13
Il fallait bien que ça arrive .

Quand jeudi soir , Mat m’a demandé quand je comptais libérer l’appartement , j’ai réalisé qu’il ne me restait que peu de temps pour faire une dernière soirée avant que la rue Palaprat redevienne le havre de paix qu’elle a naguère été , il y’a 16 longs mois .

Et mon arrivée , au grand dam de mes voisins -successifs- du dessous . Et d’a coté , j’y pense .

Le fait que je libère mon appartement , cela fait déjà plus de jours que cela me travaille . Quand je me réveille , j’ouvre les yeux en me disant qu’un(e) autre que moi dans une semaine aura fait un sort a la toile d’araignée que j’ai laissé bienveillamment se tisser dans des proportions Spidermaniennes . Quand je prends ma douche , je me dis que dans une semaine , ce sera un autre qui transformera la salle de bain en pièces d’eaux du château de Versailles .

Et quand je regarde ma moquette , je me dis que personne d’autre que moi n’acceptera de vivre avec .

(…)

Vendredi soir .

Je sortais du boulot avec une fièvre de cheval , une toux de cancéreux au dernier degré , un visage d’une pâleur de mort vivant (ma copine accuse les hommes d’exagérer quand ils sont malades) et l’envie de me coucher a une heure indécemment précoce . Des lors , j’ai fait ce qu’il y’avait de mieux a faire : recevoir une douzaine de personnes chez moi pour une soirée whisky et pastis .

Ce qui avaient pensé « se coucher » sont des niais .

Drôle de soirée . Je n’ai pas pu m’empêcher de repenser a l’incroyable nombre d’autres l’ayant précédé , me disant qu’il faudrait absolument que je sympathise avec celui qui reprendrait l’appartement pour avoir l’occasion de faire de temps a autre de petits pèlerinages , en souvenir du bon vieux temps …

J’en étais a cette réflexion intérieure quand je remarquais des cendres par terre .

C’est le moment que la soirée a commencé a basculer dans ma tête . Non pas que je ne passe pas un bon moment , mais je n’ai cessé d’avoir en tête l’image du mot « caution » , s’effritant comme dans un sablier jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un grain , sombre témoin de ce qui avait été une somme d’argent que j’aurais pu somme toute vouloir après tout récupérer .

Les crédules croient en tout , c’est même a cela qu’on les reconnaît .

Le compte a rebours a commencé a 390 €uros . Ciel ! un verre un qui vole et qui se casse dans un bruit atroce tout en roulant sous le canapé , ce qui évidemment aura pour conséquence que je me couperais ignominieusement en essayant d’y chercher les éclats !

Moins 60€ .

Oooh la jolie tache de vin rouge sur ma moquette bleue ! -50€ . Tiens , un éclat sur mon bar ? -150€ . Hey ? Une jolie ouverture sur le plâtre en dessous de la moquette suite a une malheureuse chute d’un charbon de narguilé ?

Ok , la c’est foutu .

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 16:05
J’ai passé mon année de terminale a trembler sans trop en avoir l’air pour mon Bac , ayant des résultats frisant l’indécence , mais , que drapé dans ma mauvaise foi habituelle , j’estimais cruellement injustifiés .

J’avais un magistralement ridicule 3 de moyenne en Mathématiques ? C’etait la faute de l’abruti chargé du programme , et qui avait décidé de ne parler que de fonctions que je comprenais autant que la cohérence féminine , c’est a dire pas du tout . Je frôlais le 7 en sciences économiques , coefficient 9 au Bac ? Ma prof n’était qu’un sombre anachronisme bolchevique au sein de l’éducation nationale , et ne pouvant des lors apprécier a leur juste valeur mes thèses a l’époque libérales .

J’attire bien toute votre attention sur le " a l’époque " , faisant partie des rares personnes ayant eu consciences un jour que l’ensembles de leurs convictions politiques provenaient de leur éducation parentale .

Et du fait plus condamnable qu’elles trouvaient le logo de démocratie libérale , un dauphin , plutôt " sympa " .

(…)

Juin 2002 . 

Un an auparavant , je m’étais royalement raté aux épreuves de Français écrites et orale , obtenant deux sombrement inutiles 10 qui ne m’apportaient aucun point d’avance dans une matière de prédilection , mais pire encore , me vexaient au plus haut point et enterraient toutes mes velléités passées de devenir écrivain un jour .

Mes vexations les plus intimes ne durent jamais très longtemps . Mais je me vexe très facilement ...

L’épreuve de Mathématiques se présentait plutôt bien . J’avais réussi a convaincre la meilleure de la classe , qui n’était donc pas forcément qu’un thon , a me faire comprendre la logique des fonctions , ma bête noire mais malheureusement faisant la moitié de la note d’une épreuve comptant coefficient 7 .

Cela valait donc bien la peine de prendre le risque d’être vu en sa compagnie . Enfin , cela en aurait valu la peine si une fois le sujet distribué , je ne m’étais pas posé la question " oui , mais la , c’est cela ou son inverse qu’elle m’a dit de faire ? "

J’ai zappé l’exercice et ai ramassé les 8 points sur les 10 possibles restants .

Décidé a oublier cet accident de parcours , je me lançais dans l’épreuve d’anglais avec pour renfort dans le sang une telle quantité de café que j’aurais pu dans une épreuve de vélo faire passer Lance Armstrong pour un vieillard croulant et asthmatique . Je rédigeais un devoir que je contemplais la larme a l’œil , heureux de rendre sans le moindre doute la meilleure copie de ma vie en Anglais , fier des progrès enregistrés après avoir rendu folle une armée de profs d’anglais désespérés devant mon dramatique accent .

J’ai failli tuer le type qui a la sorti de l’épreuve m’a dit " tu as bien vu qu’il ne fallait pas choisir une rédaction au choix mais bien faire les 2 ? "

J’abordais des lors avec l’énergie du désespoir l’épreuve de sciences économiques . Non , je n’étais pas un looseur condamné a l’ire de ses prochains , aux railleries perpétuellement féroces sur l’indécence de mes notes , non Marx est bien un sombre crétin , Adam Smith un type intelligent et Ford un humaniste des temps modernes !

Je m’usais la main a noircir rageusement de ma hargne revendicative des pages entières , passant 4 bonnes heures aux différentes questions quand j’arrivais a une , la dernière , qui m’arrêta net .

J’eus des sueurs froides a sa lecture . Sans doute pour cela que mon voisin sembla hésiter soudainement a rendre sa copie prématurément .

Un texte de Marx . Et cette terrible question , écrite en gros caractères a la fin de ce pamphlet d’idioties écrites par un abruti passant son temps dans un appartement sordide .

" Marx a t’il , oui ou non , tord ? Explicitez votre réponse " .

J’ai vu ma vie défiler devant mes yeux , mes parents m’éjectant de chez eux parce que je n’aurais pas eu mon bac , m’imaginant faire la quête devant l’entrée du secours populaire et vivant avec mes douze chiens qui m’apporteraient un peu de chaleur en plus de ma crasse naturelle dans les plus glacées soirées de l’hiver …

Toute l’année , je l’avais passée a lutter contre ma prof indéniablement Marxiste , a ne pas me démonter en lui disant que telle ou telle idée me semblait fausse , ce qui ne pouvait forcement que m’attirer son opprobre et de façon moins négligeable , des résultats a la hauteur de mes convictions " bassement libérales " .

Soit , des notes très , très basses .

J’ai décidé de jouer mon vas tout . Après tout , peut être que mon correcteur aurait l’indulgence de ne pas m’en vouloir d’avoir rédigé 2 pages précédées par cette introduction ô combien laconique : " Marx a totalement tord " . Vous ne vous en étonnerez pas , mes sueurs froides se sont transformées en un véritable torrent Niagara Fallsien lorsque a la sortie de l’épreuve , la prof qui guettait la " réussite " de ses élèves laissa tomber après avoir regardé les questions un sentencieux " bon , donc la il fallait mettre qu’il a raison " .

Le correcteur ne l’a pas entendu de la même oreille . J’ai eu 15 coefficient 9 en sciences eco et plus globalement mon Bac avec 10,03 points de moyenne , soit mention passable comme je me plais souvent a le rappeler .

Encore un qui devait aimer le dauphin du logo de démocratie libérale …

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