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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand à Montréal
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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 13:59

 

Hier soir, il faisait aux alentours de la place St Cyprien une température proche de celle qui faisait au Pôle Nord au paroxysme de l'ère glacière.


Dans ce froid sibérien, après m'être attelé à la plaisante tache consistant à nourrir le fauve de mon daron, je me retrouvais face à un de ces choix particulièrement cornélien qui parsèment la vie d'un Nico, tout en présentant un intérêt réel au moins aussi passionnant qu'un épisode inédit de Derrick.


Comment allais-je rentrer chez moi ?


Une aide visuelle s'impose pour une meilleure compréhension du récit par le néophyte ne vivant pas à Toulouse, mais dans des contrées beaucoup plus nordiques, genre et au hasard, comme l'ile de France.


J'en ai froid pour vous, mais passons.

Projo, Robert !



En rouge, la solution la plus simple qui s'offrait à moi, la solution du cancre par excellence et qui justifierait à posteriori si je l'adoptais les commentaires acides qui parsemaient ça et là mes bulletins de notes dans mes tendres années collégiennes.


... Enfin, dans mes bulletins « originaux », parce que dans ceux que voyait mon père, ces commentaires acides avaient laissé la place à ceux qui faisaient l'éloge d'un de mes camarades de classe qui avait bien voulu me prêter son bulletin à lui, histoire que je me fasse un montage arrangeant à coup de tipex et de photocopies, et que je ne rate plus jamais à cause d'un bulletin de notes trop peu flatteur l'hypothétique sortie d'un nouveau Jurrasic Park ...


Je me suis jamais remis d'avoir été privé de voir ce film au cinéma, papa.

Ta maison de retraite à Charleville Mézières, t'iras pas dire que tu l'auras pas volée.


Bref, cette solution de flemmard consistant à multiplier par 10 une distance somme toute modeste rien que pour ne pas avoir à marcher ne me convenait pas, d'autant que j'aurais vraiment eut des raisons cette fois de songer à l'arsenic la prochaine fois que suant dans un hammam, j'aurais eu le malheur de jeter un coup d'œil du coté de mon nombril.


« Tu verras Nico, on peut manger comme on veut jusqu'à 40 sans que cela se voit, et c'est après qu'on grossit », tu paieras pour ce mensonge qui m'a laissé espérer que boire 20 bières dans une soirée pourrait se faire sans conséquence regrettable pour ma silhouette de presque jeune homme, papa.


... Si quelqu'un a entendu parler d'une maison de retraite spécialisée pour les Pro-Anna, je suis preneur.


Bref, la solution métro s'avérant par trop connotée « légume bedonnant tout juste bon à regarder questions pour un champion », me restait 2 possibilités : m'hasarder à attendre un hypothétique bus qui aurait eut la vertu de me déposer juste en bas de chez moi, ou prendre un vélib (Vélô Toulouse, je ne peux m'empêcher de trouver cela grotesque comme appellation. Pourquoi pas Vel-Jean-Yves-Lafesse, tant qu'on y est ?).


Et courageusement, je décidais d'attendre un bus.


Courageusement, oui, parce que attendre un bus à Toulouse, cela relève de la torture mentale à faire frémir le plus blindé des tortionnaires de la Stasi. Personnellement, attendre dans le froid sans savoir combien de temps je vais devoir attendre, je rangerais cela dans la liste des crimes contre l'humanité les plus odieux, avec « être obligé d'écouter rire et chansons plus de 2h d'affilées » et « traverser en vélib le pont St Michel lorsqu'il est exposé à une petite brise de type Katrina ».


Ce qui était le cas ce soir là, d'ailleurs.



J'ai attendu. Et pareil que ce niais de Joe Dassin, ce foutu bus n'est jamais venu, du moins pendant les 20 minutes où j'ai grelotté à la Nicholson, en marchant frénétiquement d'un bout à l'autre du maigre abri, et en consultant toutes les 2 secondes la feuille des horaires, comme s'ils avaient pu miraculeusement changer entretemps.


Ne le niez pas, vous l'avez tous fait.


Petite remarque : vous avez remarqué comme on peut fixer limite avec passion le plan des transports pendant que l'on attend son/sa bus/rame ? Je pourrais limite vous redessiner les yeux fermés la moindre courbe de la ligne 61 tellement je me suis fait braire à attendre sur des quais, tiens.


Bref.


Après avoir hésité à décapsuler une grenade au passage du prochain bus qui passerait et qui ne serait toujours pas le mien, je finissais par me résoudre à me rendre à la borne de Vélibs qui me narguait 3 mètres plus loin depuis ces fameuses foutues 20 minutes.


Pendant que la borne me pille joyeusement mon compte de 150 euros (j'en ai toujours les mains qui tremblent, tiens. Un peu comme quand madame Julia me demandait si j'avais bien appris mes verbes irréguliers d'espagnols. Radasse, va), je guette fiévreusement l'arrivée du bus, prêt à annuler la transaction en cours.


Raison pour laquelle je ne fais pas gaffe au fait que je prends le seul vélib sans panier et avec la selle coincée à 10 mètres au dessus du sol (environ, hein), ce qui ne facilitera pas plus les choses lorsque je voudrais traverser le pont ma pile de DVD piqués chez mon daron sous le bras.


C'est un acompte on ne peut plus justifié, papa.


Le bus passe dans un vrombissement d'air glacé alors que je suis en train de tabasser la borne qui refuse de me louer un autre vélo que celui de clown que j'ai choisi.


Suivi d'un autre 30 secondes plus tard, d'ailleurs.



... Charleville Mézières, c'est finalement peut-être trop ensoleillé pour ressembler à une punition digne de ce nom susceptible de venger la traversée de ce foutu pont sur un vélib de clown, un 29 Décembre par -3°C, Dad.

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 10:54
... Une chose est sure : ils ont le même coiffeur que moi.

Happy Christmas !


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Published by Nicopoi - dans Nico TV
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 09:16
Hey ho les aminches, vous l'aurez vu, grosse réactualisation des blogs recommandés, ci-contre dans la colonne de gauche ... dans les nouveautés, le retour du blog de Batracien (alias Grenouille bleue, pour les intimes. Nous sommes vraiment si superficiels dans la blogosphère, en fait ?) et tout plein de blogs bd que j'ai découvert, ils sont vraiment top et vous devriez vraiment jeter un coup d'oeil.

Donc, dans la mise à jour d'aujourd'hui, nous avons :


L'infâme Grenouille (le retour)

et

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Published by Nicopoi - dans Autour du Blog
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 14:13

 

« Désolé monsieur, mais vous n'allez pas pouvoir rentrer avec votre bouteille d'eau dans le Tribunal ... »


Le lundi matin à 9h du mat, j'ai beau ne pas être réveillé et être entouré de Japonais qui croient utiles de photographier du policier dans l'exercice de ses fonctions, je me rends tout de même compte lorsque l'on me fait une remarque d'une futilité qui ne le cède qu'à l'absurde.


« Mais … pourquoi ?

- Elle pourrait vous servir de projectile.

- … Si j'ai bien compris, je peux rentrer avec mon ordinateur portable qui posé sur un levier suffirait à projeter en orbite de Pluton une rame entière de TGV et qui pourrait assené dans la nuque d'un avocat à le rendre vaguement modeste, mais la bouteille d'eau évian, ce n'est pas possible.

- Euh, non. Ceci étant, si vous comptez assommer un avocat, je me permets de vous avertir charitablement que la période de la chasse n'est pas encore ouverte.

- Bien vu. Dommage ... »


Sur ces entrefaites et après ce dialogue pas totalement fictif, je prenais la direction du café situé sous les marches du Palais, non sans m'être demandé, durant les quelques secondes nécessaires pour traverser la cour très exposée ce jour là à un petit vent de type sibérien, si les scénaristes du jour d'après n'avaient pas fait le même chemin lorsqu'ils avaient imaginé leur concept de vortex à température très négative.


Faut avouer que oser la petite chemise sous une veste légère un 8 Décembre à Paris, c'était tout de même très optimiste.


Je viens de comprendre pourquoi cela fait 4 semaines que j'ai une toux de leucémique du poumon.

Oui je sais, ça n'existe pas, c'était pour faire imagé.


Après avoir savouré un petit chocolat chaud tout en relisant mes notes et en écoutant les avocats autour de moi s'échanger des informations qui auraient pu me permettre de dévaliser ce jour là la bourse de Paris, si du moins je n'avais pas par moment une mémoire de poulpe ayant subi une ablation du cerveau, je prenais la direction de la 17ème chambre.


Oui, 17ème chambre, parce qu'il y'en a beaucoup.

Pour ce faire une idée, le TGI de Paris ressemble beaucoup à une boite de nuit qui proposerait plusieurs salles à thème.


N'empêche que perso, je regrette de n'y avoir jamais trouvé la chambre 80.

Mais passons.


La 17ème chambre est spécialisée dans les délits de presse, et vu que la presse a fini par comprendre que les salariés à leur boulot ne peuvent pas lire discrètement leurs journaux en papier qui font trop de bruit (inventer le papier insonorisé, c'était si compliqué ?) et publie par conséquents ces canards de plus en plus souvent sur le net (ce qui permet donc aux salariés d'être vachement crédibles quand il prennent des allures très sérieuses à scruter ainsi leur écran de pc), la 17ème a étendu assez largement son champs d'intervention à tout ce qui concerne de près ou de loin internet.


Et c'est chouette, parce que j'adore l'un de ses juges, et c'est justement celui devant lequel je passe ce matin.


C'est bien simple, ce juge est un peu le prof fétiche que l'on a tous eu un jour ou l'autre au Collège. Genre, celui vaguement sévère mais sympa, qui trouvait un bon mot pour faire rire la classe lorsque l'on tentait de le prendre pour un couillon lorsque l'on tendait fébrilement un mot d'excuse de l'infirmerie monstrueusement antidaté, en tout cas largement antérieur à l'heure du contrôle qu'on venait de sécher.


Monsieur Galaup, vous restez mon dieu et maître.

Non, Galaup, c'était le prof de techno du collège, pas le juge. Bref.


Je rentre donc dans la salle d'audience. Très grande et pas foncièrement moche si on aime les boiseries du 18ème siècle mais ce n'est pas mon cas donc bof, le moindre pas y raisonne violemment d'autant que je n'ai toujours pas trouvé de solutions pour concilier les notions de chaussures de villes et de chaussures qui ne font pas le bruit des éperons d'un cowboy martelant un sol en fibres de zinc et de verre, et qu'elle est presque vide, occupée par seulement deux avocates qui s'affairent.


Je subodore qu'elles sont les méchantes-méchantes qui attaquent ma gentille entreprise.

Je les déteste instantanément, donc.


Oui, j'ai un incroyable don pour détester les gens à la demande.


Tout en m'installant à mon tour, je les observe en train de déballer leurs plaidoiries, et voyant apparaître sur l'un des dossiers déballés le nom de l'actrice qui n'assume plus d'avoir dans sa jeunesse présenté d'étonnantes dispositions pour le nu intégral, et qui est donc la raison pour laquelle je suis au tribunal ce lundi matin, je me décide à aller tout de même dire bonjour aux avocates.


… Et puis, ça me permettra éventuellement de regarder du coin de l'œil si y'aurait pas une pièce ou l'autre dans leur dossier dont je n'aurais pas connaissance et sur laquelle je pourrais vite préparer une défense.


Oui, j'ai aussi le bonjour très intéressé.


« Bonjour, vous venez pour Edith Piaf ? »


Certains noms ont été modifié pour les besoins du récit.


« Oui, vous êtes l'avocat d'Edith ?

- Ah non, ce n'est pas vous ?

- Ben non, nous représentons la société attaquée par Edith.

- Ah mais d'accord, Edith a attaquée plusieurs sociétés ! C'est laquelle la vôtre ? Ah ah c'est drôle tout de même. Et c'est quoi votre petit nom ? »


J'ai un don incroyable pour faire ami ami avec les gens que je détestais virtuellement quelques secondes plus tôt.


Et ok, je n'ai pas demandé son petit nom à l'avocate.

C'était pour imager la scène, quoi. Com d'hab.


… Je le précise, on se fait défenestrer par une brune pour beaucoup moins que cela.


Les portes de la salle s'ouvrent bruyamment, pour laisser le passage à l'avocat qui a jugé utile d'attaquer la moitié de la France pour une banale histoire de photos même pas ôlé ôlé.


Pas que je parle en connaissance de cause, mais tout de même.


J'ai beau chercher, je ne vois pas d'autre moyen de décrire l'impression qui fut la mienne sur le moment, autre que de dire que j'eus l'impression de voir débarquer l'intégralité du cabinet d'Ally McBeal : un avocat suivi de ses acolytes (avocats ? Potentiellement si les muets peuvent l'être, je ne les ai pas entendu de la matinée), tirant en valises dégorgeant de dossiers de quoi faire nourrir des volontés suicidaires au plus papivore des bureaucrates.


Le juge rentre à son tour dans la salle.

Il jette un regard surpris sur l'Everest de dossiers que déballe McBeal (certains noms ont été modifiés pour … etc.).


Je relis nerveusement mes dernières notes.


… La vache, j'ai la même peur qui me broie les tripes et me démolit les jambes que lorsque en amphi, les sujets d'examen commençaient à être distribués ...




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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 09:49
Je laisse à votre libre appréciation (pas trop ironique tout de même ou je serais en devoir de vous casser les rotules, le mail émanant de ma douce et adorable maman) le mail suivant que je viens de recevoir ...



Nico,

Est-ce que tu sais s'il y a un tarif particulier avec la messagerie (outlook, hotmail ou autre) quand tu as accès à ta messagerie quand tu es à l'étranger.

Exemple tu es aux USA et tu veux consulter tes messages sur hotmail ou outlook et tu veux en envoyer aussi. Est-ce qu'on te fait payer quelque chose en plus sur ton abonnement ?

Je te pose la question car je ne peux pas appeler FREE pour leur demander car je n'ai que mon portable.

Peux tu me donner la réponse ?

Bisou
Mam



Oui, je sais.

Quelqu'un peut me rappeler où se trouve le gaz, s'il vous plait ?
Non parce que bon, 10 ans de formation intensive
de mes parents à internet, et recevoir ce mail ...

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 09:52

Ah ah, je parie qu'on t'avait jamais fait le jeu de mot, vieux.
... Si ? Tiens, surprenant.

Bref, ou voulais je en venir, moi ? Ah, oui.


Les aminches, sachez qu'une guerre cruelle se joue actuellement sur la blogosphère Toulousaine, une guerre sanguinaire où tous les coups sont permis (y compris bruler au 3ème degré le genou de son adversaire au squash. C'est fou ce que t'as la peau qui marque, tout de même, Ced), surtout les plus cruels.

Oui, dire qu'une visite de ta part doublerait mes stats actuelles, c'est cruel, Ced.

Donc, disais je, une guerre cruelle entre blogueurs Toulousains, guerre forcément déséquilibrée parce que inexplicablement, un blogueur qui dessine dans la facilité et la luxure (par exemple des animaux d'un banalité affligeante, genre le panda. Par exemple, hein) attire systématiquement 10 fois plus de lecteurs qu'un blogueur qui écrit, fut-ce brillamment (j'invente rien, c'est cette étude très sérieuse qui le dit). C'est pourquoi, pour montrer à l'ennemi goguenard qu'il y'a certes faiblesse mais qu'elle n'est que passagère des stats de ce blog, je demande à mes grognards de rentrer activement dans la lutte, et de tiens pourquoi pas envoyer l'adresse de ce blog (cliquez sur ce lien, vous allez voir c'est hillarant, si si !) aux amis/parents/connaissances travaillant dans une administration (mon lectorat le plus fidèle, inexplicablement) afin que ce blog retrouve tout son poids dans la blogosphère et n'écrase d'un dédain dédaigneux celui du comique à gros nez qui me nargue.

... Ok Ced, ca, c'était un coup bas ^^.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour connaitre la suite de l'histoire narrée par le Ced.
Notez par quel habile procédé technique le dessinateur arrive à me contrarier en ne me dessinant pas entièrement.

Rah.


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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 14:19

Forcément, il n'y a pas que des désavantages a porter la marque de l'infamie sur sa carte d'identité.


Et pourtant, chaque fois que je lisais dessus « né à Paris 15ème », j'hésitais lourdement à aller traiter un sumo de maigrelet, histoire de refermer douloureusement le chapitre de mon inconséquence existence.


Prévert, t'étais qu'un niais surfait.


Ainsi, j'ai acquis, par ma naissance dans un arrondissement pas forcément aussi bourge que Neuilly mais ils font des efforts pour combler leur retard, cet incroyable don qu'ont les parisiens pour s'adapter sans le moindre effort à tout retour dans leur ville natale.


Autrement dit, dès que je débarque de l'avion, comme par exemple lundi dernier aux joyeux alentours de 23h, je fais une tronche à faire peur à un inspecteur des impôts confirmé, les yeux mauvais, la démarche impérieuse et pressée d'un anorexique à qui l'on aurait proposé de reprendre un peu de graisse de magret de canard, pour la route.


Je pense que j'ai bien dépeint la mine d'un Parisien dans son habitat naturel.

... Et qu'il me sera difficile de trouver un ami pour me loger la prochaine fois que je descendrais dans le Grand Nord.


Oui, chez nous dans le Sud, on dit redescendre, ça illustre bien le coté « je pars pour le Pôle Sud » que constitue toute odyssée à Paris ...


Bref, après avoir piétiné sauvagement les quelques crétins qui avaient le malheur de se trouver du coté gauche du tapis roulant rapide qui permet aux passagers d'Easyjet d'oublier qu'ils n'ont pas atterri exactement sur Orly, mais plutôt et plus surement du côté de Brest -au vu de l'isolement du terminal réservé à cette société-, je recherche activement le Orlyval, un espèce de métro infâme que l'on paye un demi-bras pour parcourir les 3 malheureux kilomètres séparant l'aéroport de la ligne B du RER, une infamie roulante encore plus glauque qu'un plat mijoté servi à un candidat de Fear Factor.


J'ai même vu des types rebrousser chemin vers Orly une fois qu'ils avaient vu l'horreur que constitue la gare d'Antony, c'est dire.


Après avoir parcouru la moitié de l'aéroport à la recherche de ce foutu Orlyval, j'arrivais enfin à le dénicher avant d'avoir commencé à être trop violent envers le personnel des aéroports de Paris.

Enfin, heureusement tout de même que le dernier que j'avais croisé était maintenant trop amoché pour que je lui fasse part de mon amertume de devoir banquer 10 euros pour son foutu métro pourri qui amène même pas à Paris, d'abord.


« Paiement refusé », suivi d'un bip si strident que j'ai vu un chien qui passait à proximité tomber raide mort lorsque l'ultrason allait lui broyer la moitié de ce qui lui sert de cerv... crane.


Une petite goutte de transpiration coule sur mon front.

Suivie immédiatement d'un demi jerrycan de transpiration qui m'inonde les yeux (ca pique en plus cette horreur là !) et me noie à moitié, en exagérant à peine, bien évidemment.


3933, vite.


« Oui allo de quoi avez vous besoin pour m'identifier ?

- Juste votre nom et votre prénom ...

- Poi-rier Nicolas

- Comment, vous dites ? »


Petite parenthèse.

Le prochain qui ne comprend pas mon nom, dès le premier jet, je l'empale à la cloche du capitole avec une pancarte autour du cou « N'est pas capable d'entendre sans difficulté le nom de plus commun et facile orthophoniquement parlant de France ».


« Poi-rier, comme l'arbre »


Non, parce qu'il y'en a tout de même un peu ras le cul de devoir expliquer mon nom de cette manière.


Surtout quand j'entends l'autre murmurer, en même temps qu'il tape sur son clavier : « P...O...I...R...I...E...T ».


Pourquoi pas Poulet, ducon ?


« Bien, que puis-je pour votre service monsieur ?

- Eh bien il se trouve que je viens de débarquer à Orly, que j'ai voulu acheter un ticket de ce racket organisé que l'on nomme Orlyval, et qu'il m'a été affiché à l'écran de façon fort peu courtoise « Paiement refusé ». Alors, j'aimerais savoir si la nouvelle politique de votre banque consiste à éviter à ses clients des achats qu'elle juge à raison inutilement ruineux, ou y'a t-il un problème ?

- Ah, euh, attendez, je cherche sur votre compte ... »


3 très longues minutes à penser inexplicablement à une partouze de pouces en écoutant une petite musique insupportable passent.


« ... Votre nom, vous m'avez dit que vous l'écriviez comment ? »


3 minutes supplémentaires passent.

J'en profite pour achever l'employé d'Orly sur lequel j'avais déjà passé mes nerfs, tiens.


« Bien, monsieur Poooirriais (il veut la mort, lui aussi, ou quoi ?), il semblerait que vous soyez à découvert de 880 euros ... »


Glubs.

Je retourne mes poches, et réunis péniblement en pièces dépassant rarement les 13 centimes (sic) une somme avoisinant les 3 euros.

Je repense à ces daubes imprimées que l'on nomme généreusement « journaux » et que je me suis acheté à Toulouse Blagnac, et qui m'ont autant appris d'infos que ma dernière cousine lors de notre avant-dernière entrevue.


... Gazou-Gazou, avouez que c'était tout de même pas vachement pertinent.


« Ah, euh, oui, j'ai vu cela avec ma banquière, une somme d'argent devait passer ce matin sur mon compte, elle m'a même dit que la somme avait été décaissée . »


Et le drame, c'est que c'est la première fois en 10 ans de découverts que ce mensonge de circonstances n'en était pas un.


« Ah, oui, c'est exact Monsieur Poitiers (Tiens, ils le prennent vachement résistant, le salarié, à Orly ! J'aurais juré qu'il vient de bouger un peu ?), je vois la somme inscrite en prévision sur votre compte.

- Bon, donc vous pouvez provisoirement monter mon droit au découvert pour ce soir, que je puisse enfin sortir de cette sinistre aérogare ?

- Euh, non. »


Tout de même, faudrait que je songe à arrêter de taper sur un mec au sol, on est jamais à l'abri d'une poursuite pour crime contre l'humanité, quoi.


« Non ?

- En fait, nous n'avons aucun pouvoir de décision. Donc je peux vous informer que vous êtes à découvert, que votre crédit a été accepté (zut, le mot est lâché !), mais en revanche, je ne peux rien faire de plus que vous dire que tout sera réglé dans 24 heures ».


Et là, d'un coup, je comprends tout le désarroi de Bill Muray dans « Un jour sans fin ».


(...)


J'en ai été quitte pour minauder honteusement et faire ma petite voix de quand mon père m'envoyait, quand j'avais 10 ans, négocier un bibelot dans un vide grenier improbable, lorsque arrivé en resquilleur à Antony, j'étais tombé nez à nez avec un vigile aux allures de Terminator, version boucher.


C'est fou comme la féroce crédibilité d'un juriste peut voler d'un coup.

Suffit que ses poches contiennent 3 malheureux euros et une carte bleue fumante et bloquée, en fait.

 


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Published by Nicopoi - dans Nico Lagaffe
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 12:32
Hop, un petit reportage vidéo dans les locaux d'Overblog -mon boulot, quoi je l'ai pas encore assez dit ?- , pour tout ceux qui me croyaient pas quand je leur disais que l'air de rien, "y'a bon".

Le "reportage" est de Nerdz, une équipe de blogueurs un peu déjantée dont j'ai parlé récemment ...



Première Partie
Envoyé par unecaseenmoins sur wat.tv



Seconde Partie
Envoyé par unecaseenmoins sur wat.tv
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Published by Nicopoi - dans Nico TV
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:20

Bon les aminches, je ne sais plus quoi faire moi !

Je croyais avoir trouvé une super idée consistant à virer de ce blog tout les articles qui n'ont strictement rien à voir avec le thème plus ou moins affirmé de ce blog (un truc vaguement en rapport avec un Nicolas qui serait plus grand, mais qui aurait été petit, enfin je sais pas si ca se voit, vous me direz hein ?) et v'la qu'on me dit que les derniers articles sont pas si ignobles ?

Chienne de vie, tiens.

En parlant de cela, il faut avouer que d'autres ont incroyablement plus de soucis que moi, notamment lorsqu'ils découvrent que leur petite (!!! enfin, façon de parler) amie fait picoti-picota avec un autre ...

Ca y'est, je parle de lapins, j'ai touché le fond.

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Published by Nicopoi - dans Nico TV
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 00:36

Brune et moi lançons un petit site pas du tout inspiré du concept de vie de merde (mais alors pas du tout. D'abord, notre site à nous, il est blanc.) pour aider ceux qui -comme nous- risquent de galérer à trouver des idées de cadeaux de noël, et passer -par conséquent- totalement à coté de la plaque.


C'est fait de façon rigolote et c'est drôlement pratique.


Et c'est dit en toute objectivité, bien sur.


Jetez un coup d'oeil et participez !

C'est ici : http://cequejeveuxpournoel.over-blog.com



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Published by Nicopoi - dans Autour du Blog
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