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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 16:58
Bon dieu , que c’est glauque !

C’est bien gentil de me refourguer comme ça un loft gigantesque pour moi tout seul, mais quand même, quand ils me disaient « un grand espace aménageable à votre guise », ils auraient franchement pu préciser « sinistrement vide, inhabitable et insalubre à souhait ».

J’ai même vu passer un rat, c’est dire.

Bref, c’est pas tout ça, mais je vais pas rester la à enculer les mouches, moi. Bon, le débile avec une auréole sur le front m’a dit qu’il serait souhaitable d’aménager les locaux. Hop, je te colle un cabinet médical ici, moi , ça va pas faire un pli. Et puis tiens, je vais pas gaspiller de la place pour un pauvre truffion qui se sent obligé de se ballader avec un stétoscope autour du coup pour se sentir crédible, 10m² lui suffiront amplement et s’il me lourde, je l’envoie ad-patres pointer en orbite autour de Pluton.

Non mais.

Une pharmacie ? Pourquoi faire ? En plus, je vais devoir y mettre une infirmière qui non content de ne pas ressembler au cliché qui s'installe instantanément dans ma tête quand on parle des femmes en blanc (le porno fait décidément beaucoup de ravages dans les mentalités ...), va faire la grève à la première revendication de salaire non satisfaite.

Grève qui par ailleurs risque bien de se transformer en pointage à l'ANPE précoce.
Y'a pas de raison que dans un jeu, je devienne pas à mon tour un patron féroce.

Et puis ça défoule.
Et puis c'est excitant ce bruit de claque sur les fesses quand on les vire.

Zut, encore un cliché.

(...)

Ca y'est, c'est le week-end, et si vous ne souhaitiez pas constater les derniers râles d'agonie de la Star Academy ou entendre cette pantoufle atrocement usée de Drucker, je vous recommande violemment de vous mettre à Thème Hospital, le jeu qui vous fera écrire des inepties navrantes comme celles qui précèdent.

Hum ? Quoi ? Illégal ?

Point du tout mes aïeuls, figurez vous que au milieu de ces annonces tonitruantes -et grotesques- de lois répressives contre le téléchargement, il existe encore un beau monde gentil et innocent, dans lequel les développeurs de vieux jeux, conscients qu'ils n'en tireront plus un centime, décident d'offrir leur jeu (on parle alors de Abandonware), et de laisser les internautes le télécharger gratuitement et sans prendre un courrier recommandé de Albanel, avec sa photo en prime, ce qui ne rajoute rien à l'ambiance générale.

Beuh.

Voici donc une liste de jeux (dont Thème Hospital, me suis pas emmerdé à faire une introduction pour rien, quoi !) que vous pouvez tranquillement télécharger, gratuitement, et légalement, bien qu'il y'aurait beaucoup à dire sur le concept de téléchargement illégal. Bref :

Theme Hospital
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=714

Theme Park
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=16

Sim City 2000
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=14&fic=liens

Open Transport Tycoon
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/17/76/OpenTTD.rar

Civilization 2
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=294

The Settlers 2
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=681

Wolfenstein 3d
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=140

Duke Nukem 3D
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=253

Blood
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=303

Street Fighter 2
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=390

Warcraft
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=29

Command & Conquer – Alerte Rouge
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=974

Command & Conquer
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=461

Dune 2000
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=1014


Je suis à votre disposition pour vous renseigner sur l'installation ou la nature des jeux que je vous suggère, moi aussi je suis en week-end ^^.

Nico

 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:27

 


Avril 2008.

Nous étions la bande des 4, Mat, Ben, Tom et moi, entassés dans une voiture pas forcément aussi petite que les majorettes que l'on pouvait rentrer dans une capsule et qui les catapultait dans les pieds de vos parents qui devenaient alors instantanément passablement aigris.

Si vous voyez de quoi je parle, vos parents doivent encore terriblement boiter.
... Eux aussi.

La veille, après que j'ai lâchement abandonné la Brune chez son amie Dublinoise, nous avions fait une tournée des bars du centre, constatant non sans une certaine amertume que les consommations étaient vendues à un prix suffisant pour s'acheter un Airbus présidentiel, que les filles bourrées vomissaient avec la même sobre retenue que les Françaises, c'est à dire en prenant soin de ne pas totalement essuyer le sol à l'aide de leurs cheveux devenus serpillère, et enfin, que comme dans toutes les villes d'Europe, un soir de semaine passé 23h, y'a plus personne.

Raison de plus pour boire en lieu et place du reste de la ville, histoire d'entretenir tout de même sa réputation.

Blancs et verts dans la bagnole après cette nuit de débauche insoutenable donc, nous avions quittés
Dublin et pris la route de Belfast. Après avoir roulé une demi heure et considérés non sans un certain étonnement que nous avions déjà fait la moitié du chemin (l'Irlande, c'est aussi grand que le territoire de Belfort amputé de ses espaces verts. En gros, hein, je schématise), nous nous arrêtions en bas de ce qui semblait être quelques collines d'envergure assez modeste, et nous lancions dans l'ascension de l'une d'elle, le cœur vaillant et les poches pleines de bières.

Pour le coté « image d'Épinal », faut vraiment pas attendre grand chose de moi.

... 3 heures plus tard, je pouvais enfin cracher mon dernier bout de poumon alors que nous arrivions enfin au sommet de la « petite coline ». Tous les géographes sont des crétins : l'Himalaya n'est pas en Asie, il tient sur un bout de corniche de l'Irlande du Nord.

C'est dit.

(...)

Nous arrivions à Belfast, les pieds aussi boueux que des sabots de vaches visitant une porcherie Bretonne, décidés à nous trouver un petit hôtel avant de partir écumer les plus sombres recoins de la ville.

Autrement dit, nous songions à la visiter entièrement, toute la ville n'étant qu'un sombre recoin franchement pas plus attirant qu'une nuit dans un lit avec les restes de Jeanne Calment.

... passé le 99 ème hôtel qui me riait au nez, j'apprenais qu'il se tenait pile ce jour là -et le lendemain- une sorte de forum agricole Irlandais, un truc ressemblant vaguement à une bataille de Braveheart mais avec le maquillage en moins.

Nous avons dormis transpirants, les pieds boueux, par une température oscillant entre « ridiculement froid » et « pathétiquement atrocement glacé » (vous avez déjà essayé de dormir les fenêtres fermées avec 3 mecs boueux et transpirants dans une voiture miniature, vous ?), cela dans un virage de nationale à 3 voies, les deux plus longues, longuement éprouvantes heures de « sommeil » de ma vie.

Enfin 2 heures. Moins 5 minutes, puisque au bout d'une heure de sommeil, les phares d'une voiture en pleine accélération avant le virage s'immisçaient dans mon rêve et me faisaient hurler quand ce dernier virait au cauchemard typé « 4 étudiants transformés dans une collision en sardines en boite au bord d'une nationale Irlandaise ».

Toujours cette tendance à tout dramatiser, tiens.


Ps : Papa, maman, non je n'ai peut-être pas tout compris quand vous me parliez plus jeune de cet étrange concept de « prudence ». Mais pour autant, est-ce bien raisonnable pour si peu, cette petite crise cardiaque ?

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 13:06

C'est marrant comme en mettant cote à cote deux petites cartes anodines, on en apprend plus sur les USA qu'en écoutant sur Canal + pendant 3h30 ce philosophe de pacotilles soldées chez Lidl de BHL.

A gauche, la carte des USA au début de la guerre de Secession (le premier qui dit "elle a cessé, c'est sur" en prend une pour jeu de mot tellement usiné qu'une prostituée de la gare du nord en passerait pour vierge).
Les confédérés (les méchants esclavagistes dans les livres bourrés de clichés d'histoire) sont au Sud, les fédérés, c'est à dire les "gentils" (anti-esclavagistes dans les mêmes livres cités plus haut, représentés par le très républicain Abraham Lincoln pour la petite histoire) sont au Nord.

A droite, la carte des votes des états de l'Est des USA à l'élection présidentielle de 2008.



Pour rappel, en 1860, seuls les Etats de l'Est des USA ont pris réellement part à la Guerre de Sécession.

Autre petite anecdote : en pleine guerre de sécession, la France, "l'alliée" bien connue (gouvernée alors pas le notoirement consternant Napoléon III qui n'a pas dit que des conneries, il en a fait aussi) des USA, a choisi de ne pas choisir son camps, et de profiter de la "querelle" Américaine pour envahir le Mexique.

Inutile de dire que la guerre terminée, on s'en est fait virer à coup de pieds au cul.
Et que les USA, pour nous punir, ont soutenus au moyen d'un corps expéditionnaire très conséquent la Prusse de Bismark quand celle-ci est venue nous envahir joyeusement.

Faut-il être rancunier, aussi.

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 16:23

Electric Sic - High Voltage


Moi, cela me fait bien rire.

On parle à longueur de temps du massacre de ces cons d'ours même pas capables d'apprendre à nager convenablement entre les quelques morceaux de banquise qui subsistent ici ou là, alors que nombre de témoins diront sans avoir fumé plus de substances illicites que n'en consomme Doc Gynéco en une année qu'ils ont pourtant vu ces mêmes ours blancs faire moins les difficiles quand il s'agissait de tremper le nez dans des verres de coca remplis de glaçons, alors que franchement, tous les jours, sous notre nez, c'est une barbarie sans nom qui s'affiche sous nos yeux narquoisement indifférents mais faut dire que c'est difficile de se sentir concerné par quoique se soit lorsque l'on en vient à boire du coca zéro.

Je veux parler du massacre des gérants de Petit Casino.
Vous auriez mis un pluriel à petit casino, vous ? Non ? On s'en fiche ? Ok.

Oui, honteux massacre que celui de ces petits couples de gens tellement souriants que c'en est suspect à moins qu'ils n'aient regardé Delarue au moment de leur pause déjeuner auquel cas tout s'expliquerait mais bref, honte indélébile sur nous qui échangeons tant avec ces gérants (particulièrement lorsque l'on leur fait remarquer que non, la sauce au poivre n'était pas annoncée à 6 euros 50 mais plutôt 1,80 ce qui est déjà cher mais passons) pour finalement ne pas prêter attention à leur détresse incommensurable, eux qui sont exposés à d'archaïques rafles qui font des dégâts abominables dans leur rangs.

Ok, avec Brice Hortefeux au gouvernement, le terme de rafles n'est pas si désuet que cela.

Tous les jours, ces pauvres gens vivent avec une affichette sous le nez qui annonce leur disparition prochaine, celle là même à laquelle ils ont naguère répondu, les naïfs impénétrants, cette affichette scandaleusement mélodiedubonheuresque où l'on peut lire « jeune couple, vous aussi devenez gérant d'un petit casino » avec un beau couple modèle et tout sourire, cette affichette là même que l'on a tous lu un jour pendant que le caissier recomptait les pièces de 2 centimes qu'on lui avait refourgué, cela en se disant « tiens, si j'étais particulièrement désespéré, je pourrais me lancer, hop. »

Calcul faux, « particulièrement désespéré » rimant difficilement avec « en couple ».
Enfin, question de point de vue, disons.

Oui, honte sur nous, profiteurs de ces pauvres gens condamnés à se lever à 3h du mat pour s'assurer que le sucre en poudre n'a pas été placé en rayon trop près des produits « spécial anorexique », nous qui haussons vaguement les épaules lorsque à peine habitués, passés quelques mois, à lancer des sourires d'une hypocrisie pas forcément égalée par l'administration US poussant le pays vers la guerre d'irak, nous nous contentons d'un « tiens, ce n'est plus les mêmes ? » lorsque le caissier qui vous rend la monnaie vous est devenu subitement beaucoup moins familier que celui que vous toisait sympathiquement la veille.

Ce qui n'était absolument pas réciproque, mais la n'est pas la question, une fois de plus.

Tiens, c'est bien simple : cette sombre indifférence me débecte autant que cette affiche que je vois dans ce commerce en bas de chez moi, ou un couple faussement tendance mais totalement has been (elle, un pull qui lui remonte tellement haut que son sourire en est d'autant plus fadement niais, lui un cliché ambulant au point que j'en deviens même carrément original à m'habiller chez Célio) se voit invectiver par l'affiche d'un « on vous voit dimanche » qui me hérisse royalement le poil.

Nous, vous me verrez pas dimanche.
Comment peut-on se réjouir de se retrouver dans une supérette miteuse un dimanche de lendemain cuite ?
Non, mais on aura tout vu, quoi.

Hop.



NB : N'appelez pas tout de suite l'asile, je vous l'ai bien dit que je me cherchais un nouveau style pour mon blog ...

... Ok, ce ne sera très probablement pas le style retenu.

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 08:58
... Mes parents gardent vraiment n'importe quoi dans leurs placards.
Quelqu'un s'amuse à relever toutes les inepties ?


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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 10:24
Histoire de vous faire patienter en attendant un prochain post, voici un extrait de la partie la plus gore de ce divin film nommé "Braindead" de Peter Jackson, des années avant qu'il ne se lance dans la production de bouses industrielles faites pour faire rever du geek mal dégrossi.

Je sens que je vais me faire des amis, moi.

Pour info, ce film est connu pour avoir utilisé le plus de faux litres de sang dans toute l'histoire du Cinéma.

... Tout un programme.


Damned et Blood'n guts, vous pouvez regardez le film dans son intégralité à partir de Dailymotion ...

C'est ici :
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Partie 6

... Pas à dire, c'est beau le droit de "citation".

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 15:20
Le premier qui remplace le « R » du dernier mot de mon titre par un « L » prend une baffe.


Diantre les aminches, que c'est dur ...

Oui, que c'est dur de boucler cette 3ème année de blog, de m'imaginer repartir sur une 4ème, c'est à dire et concrètement autant de bêtises sans nom publiées, de réponses fuyantes à mes darons qui s'interrogent s'il est très légitime de raconter ses brouettes nerveuses sur le net, d'évasions linguistiques chaque fois que ma brune me demande s'il est bien pertinent de parler de telle ou telle ex ...

C'est bien simple : tenir un blog, c'est être dans le même état 24h/24 que si l'on prenait une dizaine de RedBull en intraveineuse.

Ok, exemple de circonstances.

Je ne compte plus les posts que je commence, et que j'avorte au bout de quelques lignes au point que le Pape réfléchirait à faire une allocution sur le sujet lors d'une prochaine MJC.

En plus, le blog ça rend mégalo.

Que diantre pourrais-je vous raconter ? Mes histoires juridiques semblent vous ennuyer plus qu'une rediffusion d'un Théma à 3h du mat sur les mouvements d'humeur des oursins de méditerranée orientale, et mes inévitables gafferies ont déjà été tellement narrées que j'aurais peur que vous me preniez pour un boulet multirécidiviste sans imagination.

C'est déjà fait ?
Au temps pour moi.

Bref, je me cherche un peu, et bien que l'envie d'écrire soit toujours aussi forte, les idées de trucs sympatoches à raconter sont aussi pléthoriques que des scènes de cul entières dans Gossip Girl.

Bon dieu que c'est mièvre, cette série.


Donnez moi quelques jours pour trouver une nouvelle orientation à ce blog, et je tenterais de ne pas vous décevoir.

N'ouvrez pas les paris, ça pourrait être atrocement vexant.



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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 10:43



Et si vous aussi souffrez d'un complexe sado-narcissique, cliquez ici pour vous même mettre en scène votre mise à l'index ...

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 23:15

Jean Jaurès, c'est à dire l'appartement de mes parents, où j'ai connu un certain nombre de mes conquêtes, est presque vide. Tout ce qui en faisait l'âme s'est dispersé entre le nouvel appartement de mon padre, celui de ma « mam » et de ma soeur, et la déchetterie de l'ile du ramier.

Sans parler de quelques babioles qui n'ont fait qu'un passage furtif sur le trottoir avant d'atterrir pour quelques temps dans d'autres appartements du quartier Bayard.

Je frémis à l'idée des inepties dont ils seront témoins.

Une bande d'andouilles font actuellement rugir en bas de mon actuel appartement le moteur d'une voiture dont il semblerait évident au premier sous-doué venu que tel un vieillard retrouvé la bouche ouverte devant le best-of de la chance aux chansons, elle a rendu son dernier soupir.

Probablement amusé devant ce vain acharnement, c'est probablement la raison pour laquelle j'ai finalement reposé la boite d'œufs que je tenais en main.

(...)

7 ans et quelques mois plus tôt.

Ma chambre, vaste euphémisme pour ne pas dire « place de l'étoile de l'appart » (4 portes, faut avouer que question intimité ça en impose drôlement) donnait directement sur les Allées Jean Jaurès, ce qui me permettait lorsque je me fumais une énième cigarette au balcon d'avoir un panorama privilégié sur les quelques bouts de vie dont les passants me gratifiaient à leur insu.

C'était particulièrement médiocre, en fait.

Un soir aux alentours de 3h du matin, j'avais eut le vif déplaisir de voir débouler dans un crissement de roues une voiture tellement bariolée que Claire Chazal en passerait presque pour naturelle, et dans un braquage à faire frémir Rémy Julienne, la voiture allait se garer une quinzaine de mètres sous mon balcon.

En sortait alors une sorte de « Johnny fait moi tout » des temps modernes, qui non content d'avoir l'air passablement con, allait passer les 30 minutes qui allaient suivre à bichonner sa voiture, tout en faisant hurler la musique toutes portes et fenêtres ouvertes.

Une sorte de « Je vous encule, tas de bourgeois qui dormez » bien convenu.
Mais en plus explicite.

J'ai attendu. Attendu que ce demeuré insoutenable finisse de faire briller son taudis roulant. J'ai éteint toutes les lumières qui auraient pu dénoncer l'acte qui allait suivre. Qui devait suivre.

Et de toute façon, fallait bien qu'il paye, cette raclure.
Et puis j'avais pas sommeil, ça tombait bien.

J'ai toujours été une sombre loque dans tout ce qui a été les jeux d'adresse. En fait, j'ai même toujours été une loque, mais le débat n'est pas là donc je m'épargnerais pour ce soir.

Il n'empêche : s'il est bien une fois où j'ai incroyablement été adroit, cela restera cette fois, où à travers la fenêtre que j'avais à peine entrouverte, et à moitié recroquevillé, j'ai envoyé voler cet oeuf dans une courbe absolument parfaite finissant incroyablement idéalement sur le capot de la bagnole.

Ça a fait Splaf.

Et c'était drôlement chouette.



NB : C'était le post incohérent qui devait sortir un jour où l'autre ...


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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 15:52

Pour ceux qui auraient pris ce blog en cours de route (ce qui serait lamentable et consternant, mais bon, loin de moi l'idée de vouloir vous juger), alors que je n'avais pas totalement bouclé ma première année en droit (disons qu'il me restait seulement 8 matières sur 11 à passer à la repêche), je me suis lancé dans une procédure aux prud'hommes contre l'employeur indélicat qui fut le mien cette année là, employeur dont la particularité était de croire qu'un employé adore faire des heures supplémentaires à tire-larigot gratuitement et rien que pour ses beaux yeux.

Fatale erreur, d'ailleurs : il n'avait même pas de beaux yeux.

Cette expérience, qui contribua à me faire comprendre toute la portée de la notion d'ulcère carabiné, dura plusieurs années, durant lesquelles j'allais me défendre seul (sans avocat, ndrl) face à une avocate qui m'inspira à chaque fois que je croisais le fer avec elle le sentiment que dans le fond, les Aliens ne sont pas si effrayants que cela, tout en sachant pertinemment que je ne partais peut-être pas dans cette aventure avec les meilleures cartes en main, mon employeur étant également juge aux prud'hommes du tribunal où je l'attaquais.

Quand je vous dit que j'ai tout de même des tendances maso.

Pour résumer rapidement la procédure, voilà ce que cela a donné :

- J'ai dans un premier temps attaqué en référé, où j'ai à peine eut le temps de me réjouir, puisque la décision qui me donnait raison étant étrangement mal argumentée (à croire qu'une main innocente avait fait sauter le passage expliquant pourquoi on me donnait raison), j'allais me faire pourfendre par la Cour de Cassation avant d'avoir pu digérer convenablement la bouteille de champagne que j'avais imprudemment débouchonnée.

- Dans un second temps, nullement décontenancé par l'étrange coup du sort que m'avait réservé le référé, j'allais me lancer donc dans une procédure au fond. Ayant reçu un courrier de l'avocate m'informant qu'elle demanderait à l'audience un report, je jugeais utile de ne pas me déplacer : le temps de me raviser, je n'avais plus que mes yeux pour pleurer et mes mains pour signer une nouvelle réinscription du dossier lorsque je constatais que l'avocate avait profité de cette absence pour faire annuler la procédure.

Lorsque enfin nous plaidions (1 an plus tard, l'avocate prétextant à chaque fois un nouveau report), les juges allaient décider de ne rien décider et de s'en remettre à un juge départiteur, c'est à dire un juge professionnel (du TGI, ndrl) qui allait s'avérer être la mère de l'un de mes meilleurs amis du collège.

J'ai eu beaucoup de meilleurs amis au collège.
Juste le temps de me rendre compte qu'ils ne l'étaient pas tant que ça, en fait.

Par conséquent, et cette dernière me reconnaissant ce qui aurait tendance à démontrer que je n'ai pas vieilli tant que ça mais passons, la juge allait se déclarer incompétente, et l'affaire était renvoyée devant les prud'hommes de Carcassonne. Ces derniers allaient considérer que n'ayant pas transmis la copie de mes pièces à la partie adverse, et bien que la procédure aux prud'hommes soit orale, le respect du contradictoire n'avait pas été respecté, donc ma procédure était abusive, donc bim : c'est moi qui me retrouvait condamné à verser des dommages intérêts à mon ex employeur.

Moins de 5 secondes après avoir lu cette décision, et nonobstant mon cœur se la jouant soudainement « Alerte à Malitoulouse », j'avais fait appel de cette décision que les opposants de Dopey auraient probablement jugé d'inique.

C'est ainsi que 6 mois plus tard (ou plus, mais nous n'en étions plus à quelques années près), l'affaire allait repasser devant la Cour d'Appel de Montpellier. Pendant que ma brune (déjà !) se trémoussait sur son banc en se demandant si elle pourrait profiter du statut de veuve sans que nous ayons été mariés, l'avocate allait sortir la même argumentation assez consternante que celle que j'avais entendu 4 ans durant, m'opposant des attestations bidons des employés (notamment d'une fille qui avait été mon amie et que j'avais fait rentrer dans le boulot pour lui rendre service. Les photos de son mariage avec le fils du patron sont sur Facebook ...), et des roulements de yeux à faire peur à un public pourtant averti.

Cela jusqu'à ce qu'un juge lui fasse placidement remarquer que « mais c'est totalement illégal » de payer des heures supplémentaires sous la forme de primes masquées.

... Je me suis rarement senti aussi puissant qu'en la regardant à ce moment là, ces quelques secondes où les bras lui en sont tombés, et la bouche par la même occasion.

L'autre fois, c'était quand j'avais volé un « Tigrou géant » dans un cinéma du centre ville.
C'est dire.

(...)

Tout cela pour dire, aux amateurs qu'une aventure aux prud'hommes tenterait :

- Oui, il est possible de s'auto-représenter aux prud'hommes. Dans le fond, ce n'est pas si difficile, et les affaires aux prud'hommes n'étant généralement pas les plus rémunératrices pour des avocats, vous aurez très probablement plus de conviction que l'un d'eux pour expliquer les raisons de vos griefs. Ceci étant, je recommande de ne pas s'auto-représenter lorsque le conflit porte sur plus de 3 années de travail : un avocat saura plus surement trouver des subtilités dans ce type de cas de figure pour augmenter les dommages-intérêts qui pourraient vous êtres versés.

- Non, n'espérez aucun traitement de faveur parce que justement, vous ne seriez pas avocat. Il vous sera demandé de fonder vos demandes, et lorsqu'un juge dit « fonder », cela veut dire se baser sur des articles du Code Civil, du Code du Travail, etc, et surtout, il vous faudra prouver vos dires, cela de façon cohérente et non exagérée : le Zola n'a jamais ému un conseiller aux prud'hommes.

Ou du moins ils ne sont pas nombreux.

- « La procédure est orale », soit. Mais cela veut dire beaucoup de choses : dans un premier temps, qu'il vous faudra tout de même rassembler un certain nombre de preuves écrites, et qu'elles devront constituer un dossier que vous devrez transmettre (la copie, pas les originaux malheureux !) à l'avocat de votre ex employeur, en plus de conclusions qui résumeront vos griefs. Dans un second temps, procédure orale signifie : c'est à l'audience, lorsque vous prendrez la parole, que se jouera votre dossier. Aux premiers mots que vous exprimerez, le juge se fera une idée sur votre affaire, et ira piocher ensuite dans les dossiers les éléments qui étayeront son idée. Donc ne croyez pas un fugace instant que le juge ira regarder à la loupe les papiers soigneusement annotés de votre dossier : si vous vous êtes royalement vautrés à l'audience, vous pouvez d'ores et déjà préparer votre déclaration d'Appel.

- Non, on ne dit pas « Votre honneur ». Arrêtez les séries américaines, ne levez pas la main droite en disant je le jure, et optez plutôt pour « Monsieur/Madame le président/la présidente » : on est pas en République pour rien.

- Oui, rassemblez toutes les preuves que vous pouvez. Vous avez le droit de faire des copies dès lors qu'elles peuvent servir votre dossier, et elles seront drôlement utiles. Concernant vos horaires de travail, notez les soigneusement dans un agenda, celui-ci fera une preuve tout à fait valable, même si votre ex employeur le conteste et produit une attestation de votre ancienne amie du lycée jurant que contrairement à ce que vous dites, le dimanche à 17h15, vous n'étiez pas encore arrivé.

Dire que je t'ai aidée, toi ...

- Il est également possible de s'auto-représenter devant la Cour d'Appel, ce sera devant la chambre sociale de cette dernière.

- Les juges aux prud'hommes n'en sont pas réellement : c'est pour cela qu'on les nomme « conseillers aux prud'hommes », ce ne sont pas des « professionnels » de la justice, mais de simples élus aux élections prud'hommales (celles là même pour lesquelles vous devez voter d'ici la fin de l'année en totale absence de connaissance de cause ...). Ces juges se réunissent à l'audience en nombre paire, un ou deux représentant les conseillers employeurs, un ou deux autres représentant les conseillers salariés. Lorsque les juges ne se mettent pas d'accord, on ne passe pas directement à l'Appel, mais à la départition : cela veut dire concrêtement que aux juges qui n'ont pas réussi à se décider, se greffe un magistrat professionnel (le plus souvent du Tribunal de Grande Instance du ressort), qui fera pencher la balance d'un coté ou d'un autre.

- D'autres question ?


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