Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 15:52

Pour ceux qui auraient pris ce blog en cours de route (ce qui serait lamentable et consternant, mais bon, loin de moi l'idée de vouloir vous juger), alors que je n'avais pas totalement bouclé ma première année en droit (disons qu'il me restait seulement 8 matières sur 11 à passer à la repêche), je me suis lancé dans une procédure aux prud'hommes contre l'employeur indélicat qui fut le mien cette année là, employeur dont la particularité était de croire qu'un employé adore faire des heures supplémentaires à tire-larigot gratuitement et rien que pour ses beaux yeux.

Fatale erreur, d'ailleurs : il n'avait même pas de beaux yeux.

Cette expérience, qui contribua à me faire comprendre toute la portée de la notion d'ulcère carabiné, dura plusieurs années, durant lesquelles j'allais me défendre seul (sans avocat, ndrl) face à une avocate qui m'inspira à chaque fois que je croisais le fer avec elle le sentiment que dans le fond, les Aliens ne sont pas si effrayants que cela, tout en sachant pertinemment que je ne partais peut-être pas dans cette aventure avec les meilleures cartes en main, mon employeur étant également juge aux prud'hommes du tribunal où je l'attaquais.

Quand je vous dit que j'ai tout de même des tendances maso.

Pour résumer rapidement la procédure, voilà ce que cela a donné :

- J'ai dans un premier temps attaqué en référé, où j'ai à peine eut le temps de me réjouir, puisque la décision qui me donnait raison étant étrangement mal argumentée (à croire qu'une main innocente avait fait sauter le passage expliquant pourquoi on me donnait raison), j'allais me faire pourfendre par la Cour de Cassation avant d'avoir pu digérer convenablement la bouteille de champagne que j'avais imprudemment débouchonnée.

- Dans un second temps, nullement décontenancé par l'étrange coup du sort que m'avait réservé le référé, j'allais me lancer donc dans une procédure au fond. Ayant reçu un courrier de l'avocate m'informant qu'elle demanderait à l'audience un report, je jugeais utile de ne pas me déplacer : le temps de me raviser, je n'avais plus que mes yeux pour pleurer et mes mains pour signer une nouvelle réinscription du dossier lorsque je constatais que l'avocate avait profité de cette absence pour faire annuler la procédure.

Lorsque enfin nous plaidions (1 an plus tard, l'avocate prétextant à chaque fois un nouveau report), les juges allaient décider de ne rien décider et de s'en remettre à un juge départiteur, c'est à dire un juge professionnel (du TGI, ndrl) qui allait s'avérer être la mère de l'un de mes meilleurs amis du collège.

J'ai eu beaucoup de meilleurs amis au collège.
Juste le temps de me rendre compte qu'ils ne l'étaient pas tant que ça, en fait.

Par conséquent, et cette dernière me reconnaissant ce qui aurait tendance à démontrer que je n'ai pas vieilli tant que ça mais passons, la juge allait se déclarer incompétente, et l'affaire était renvoyée devant les prud'hommes de Carcassonne. Ces derniers allaient considérer que n'ayant pas transmis la copie de mes pièces à la partie adverse, et bien que la procédure aux prud'hommes soit orale, le respect du contradictoire n'avait pas été respecté, donc ma procédure était abusive, donc bim : c'est moi qui me retrouvait condamné à verser des dommages intérêts à mon ex employeur.

Moins de 5 secondes après avoir lu cette décision, et nonobstant mon cœur se la jouant soudainement « Alerte à Malitoulouse », j'avais fait appel de cette décision que les opposants de Dopey auraient probablement jugé d'inique.

C'est ainsi que 6 mois plus tard (ou plus, mais nous n'en étions plus à quelques années près), l'affaire allait repasser devant la Cour d'Appel de Montpellier. Pendant que ma brune (déjà !) se trémoussait sur son banc en se demandant si elle pourrait profiter du statut de veuve sans que nous ayons été mariés, l'avocate allait sortir la même argumentation assez consternante que celle que j'avais entendu 4 ans durant, m'opposant des attestations bidons des employés (notamment d'une fille qui avait été mon amie et que j'avais fait rentrer dans le boulot pour lui rendre service. Les photos de son mariage avec le fils du patron sont sur Facebook ...), et des roulements de yeux à faire peur à un public pourtant averti.

Cela jusqu'à ce qu'un juge lui fasse placidement remarquer que « mais c'est totalement illégal » de payer des heures supplémentaires sous la forme de primes masquées.

... Je me suis rarement senti aussi puissant qu'en la regardant à ce moment là, ces quelques secondes où les bras lui en sont tombés, et la bouche par la même occasion.

L'autre fois, c'était quand j'avais volé un « Tigrou géant » dans un cinéma du centre ville.
C'est dire.

(...)

Tout cela pour dire, aux amateurs qu'une aventure aux prud'hommes tenterait :

- Oui, il est possible de s'auto-représenter aux prud'hommes. Dans le fond, ce n'est pas si difficile, et les affaires aux prud'hommes n'étant généralement pas les plus rémunératrices pour des avocats, vous aurez très probablement plus de conviction que l'un d'eux pour expliquer les raisons de vos griefs. Ceci étant, je recommande de ne pas s'auto-représenter lorsque le conflit porte sur plus de 3 années de travail : un avocat saura plus surement trouver des subtilités dans ce type de cas de figure pour augmenter les dommages-intérêts qui pourraient vous êtres versés.

- Non, n'espérez aucun traitement de faveur parce que justement, vous ne seriez pas avocat. Il vous sera demandé de fonder vos demandes, et lorsqu'un juge dit « fonder », cela veut dire se baser sur des articles du Code Civil, du Code du Travail, etc, et surtout, il vous faudra prouver vos dires, cela de façon cohérente et non exagérée : le Zola n'a jamais ému un conseiller aux prud'hommes.

Ou du moins ils ne sont pas nombreux.

- « La procédure est orale », soit. Mais cela veut dire beaucoup de choses : dans un premier temps, qu'il vous faudra tout de même rassembler un certain nombre de preuves écrites, et qu'elles devront constituer un dossier que vous devrez transmettre (la copie, pas les originaux malheureux !) à l'avocat de votre ex employeur, en plus de conclusions qui résumeront vos griefs. Dans un second temps, procédure orale signifie : c'est à l'audience, lorsque vous prendrez la parole, que se jouera votre dossier. Aux premiers mots que vous exprimerez, le juge se fera une idée sur votre affaire, et ira piocher ensuite dans les dossiers les éléments qui étayeront son idée. Donc ne croyez pas un fugace instant que le juge ira regarder à la loupe les papiers soigneusement annotés de votre dossier : si vous vous êtes royalement vautrés à l'audience, vous pouvez d'ores et déjà préparer votre déclaration d'Appel.

- Non, on ne dit pas « Votre honneur ». Arrêtez les séries américaines, ne levez pas la main droite en disant je le jure, et optez plutôt pour « Monsieur/Madame le président/la présidente » : on est pas en République pour rien.

- Oui, rassemblez toutes les preuves que vous pouvez. Vous avez le droit de faire des copies dès lors qu'elles peuvent servir votre dossier, et elles seront drôlement utiles. Concernant vos horaires de travail, notez les soigneusement dans un agenda, celui-ci fera une preuve tout à fait valable, même si votre ex employeur le conteste et produit une attestation de votre ancienne amie du lycée jurant que contrairement à ce que vous dites, le dimanche à 17h15, vous n'étiez pas encore arrivé.

Dire que je t'ai aidée, toi ...

- Il est également possible de s'auto-représenter devant la Cour d'Appel, ce sera devant la chambre sociale de cette dernière.

- Les juges aux prud'hommes n'en sont pas réellement : c'est pour cela qu'on les nomme « conseillers aux prud'hommes », ce ne sont pas des « professionnels » de la justice, mais de simples élus aux élections prud'hommales (celles là même pour lesquelles vous devez voter d'ici la fin de l'année en totale absence de connaissance de cause ...). Ces juges se réunissent à l'audience en nombre paire, un ou deux représentant les conseillers employeurs, un ou deux autres représentant les conseillers salariés. Lorsque les juges ne se mettent pas d'accord, on ne passe pas directement à l'Appel, mais à la départition : cela veut dire concrêtement que aux juges qui n'ont pas réussi à se décider, se greffe un magistrat professionnel (le plus souvent du Tribunal de Grande Instance du ressort), qui fera pencher la balance d'un coté ou d'un autre.

- D'autres question ?


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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:35
Pas à dire, il tient la forme, le JC ...
Pour les autres photos de cette inestimable soirée, c'est ici :
http://www.facebook.com/note.php?note_id=35752845372&ref=nf&#/album.php?aid=79780&id=621765379&ref=mf



PS : Toute réclamation concernant une demande de vrai post serait extraodinairement désobligeante.

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 08:47

Samedi soir, c'était soirée déguisée ...
On peut dire que j'ai touché le fond, non ?



NB : Aucun amour propre n'a été irrémédiablement blessé durant ces séances photos.
Ps : Moi aussi Ced, je sais faire des WallPapers terribles.











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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 13:01

14h03 13h57.

Je rentre de ma pause déjeuner, passée avec mes amis et ma brune, passablement contrarié pour la simple et bonne raison que depuis environ 10 minutes, toutes mes pensées ne sont tournées que vers une seule chose, qui a le don de m'hérisser le poil autant que la vue d'un car de retraités se rendant à une soirée de French Cancan :
J'ai marché dans une vague chose marron aussi gluante qu'un schtroumpf Haribo, et l'ignominie s'est casée un petit peu partout dans la moindre rainure que comprend ma grotesque semelle.

En d'autres termes, berk, quoi.
Le premier mirza que je choppe fait un vol plané jusqu'à Pluton.

... Et m'en fous si c'est probablement celui de ma proprio qui me tombe sous la main.

Bref, j'arrive à mon boulot aussi « heureux » qu'un toon aux longues oreilles (faudrait que j'arrête avec mes vaseuses allusions à ce film, un jour), lorsque je considère de-mes-yeux-facilement-émerveillés-par-le-premier-truc-sans-intérêt-aucun le robinet dévolu à l'arrosage du jardin entourant le manoir dans lequel je bosse.

... Faut avouer que ça a vraiment du bon de bosser pour Overblog.

Donc, disais-je, je me dirige vers le robinet, et après avoir pris la peine de vérifier que le tuyau n'est pas dirigé vers moi et ne risque pas de me transformer en Bob l'éponge mais avec une tronçonneuse à la main et l'air de psychopathe qui va usuellement avec, j'ouvre les vannes, un air vaguement dégouté en regardant les petits bactéries qui dans leur naïve insouciance, s'en donnent à cœur joie sous ma semelle rembrunie.

Et j'en suis quitte pour devoir dans un futur très proche changer de chaussures, parce que j'ai définitivement la certitude que celles-ci sont réellement usées.

Pas grave, j'adore bosser en chaussettes.

Mes chaussures carchérisées avec une efficacité à faire pâlir d'envie un ministre de l'intérieur, je me mets en devoir de refermer le robinet.

Et drame : de la même manière que ce crétin de gros informaticien qui plombe son Jurrasic Disneyland, je ne me souviens plus s'il me faut tourner vers la gauche, ou vers la droite pour refermer.

Je tente à gauche.

Après avoir compris que sous la pression, le mur de la propriété menaçait de ne pas tenir plus longtemps le coup, je retournais le robinet résolument à droite.

... J'ai cru que vu la force qui circulait dans le tuyau, je m'étais retrouvé dans le rôle d'un figurant de seconde zone pris dans un mauvais remake de Anaconda.

(...)

Inutile de vous dire donc qu'à l'heure actuelle, l'Amazone compte un nouvel affluent, quelque part du coté de Toulouse ...

Pour peu que mon cas ait été porté à sa connaissance, le producteur de « Damien, la malédiction » aurait très probablement opté pour une petite retouche à l'appellation de son film ...



NB : Cliquez sur l'image ci-dessous, c'est presque aussi hilarant que les parodies de couvertures "Martine" ...

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 14:19
Quel est le but recherché par Lederman, à travers cette action en justice tout de même assez « sévèrement burnée » à l'encontre du réalisateur Antoine de Caunes et les producteurs du film « Coluche, c'est l'histoire d'un mec » ?

Non, il ne recherche pas la lapidation en place publique.
Mais il faut avouer que la question l'erreur était facile.

D'abord, le pourquoi du comment : si Lederman se lance dans une pareille action, c'est qu'il estime avoir de sérieuses chances de gagner, de la même manière qu'il a pu interdire aux inconnus durant des années à jouer ensembles (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Pascal Légitimus n'a pas pu participer à la daube intersidérale qu'est « l'extra terrestre »).

J'en entends déjà parmi vous qui hurlent en disant qu'une phrase comme « C'est l'histoire d'un mec » est d'une banalité tellement affligeante que n'importe qui devrait pouvoir l'utiliser sans histoire.

Certes.
Mais dès lors que se serait pour créer une nouvelle œuvre en rapport avec Coluche, et que vous seriez solvable, et que Lederman ait vraiment du temps à perdre, alors vous seriez vous même assignés au Tribunal en moins de temps qu'il n'en faut à un hypocondriaque pour se vacciner contre le tétanos après avoir mangé des épinards avariés.

Et vous perdriez. Très probablement.

Que recherche Lederman, nous disions donc ? A s'opposer à la sortie du film ? Mais grand dieux, les aminches, si c'était le cas, cela ferait bien longtemps qu'il aurait porté l'affaire devant les Tribunaux de la République des copains tout court !

Alors quoi ?
Rien, ou presque : Monsieur Lederman compte très probablement se lancer dans une « négociation privilégiée » avec les auteurs et producteurs du film, cela dès mardi 9h, lorsque le juge aura rendu sa décision, et si cette dernière lui est favorable.

Je n'ai pas dit « chantage ». Du tout.

Réfléchissons à ce qui se passe, dès mardi 9h, donc, si l'affaire est perdue pour les auteurs du film.
Ils ont dépensé plusieurs millions d'euros pour la publicité d'un film devant sortir le lendemain, et dont 500 bobines ont été envoyées aux quatre coins de l'hexagone, avec la fameuse mention en tout début de film « c'est l'histoire d'un mec ».

Donc, inexploitables, et ne pouvant êtres remplacées dans un délai aussi court.

Vous commencez à comprendre pourquoi l'assignation a été si tardive ?

Bref, nous avons des producteurs et un réalisateur bien dans l'embarras, ce mardi 14 Octobre.
En face, un Lederman triomphant, muni d'une décision de justice (une « grosse », comme on dit dans le jargon. Autrement dit, j'ai passé des années à dire « une grasse », par étourderie dont je suis coutumier, hélas) l'autorisant à faire interdire dès le lendemain l'exploitation des bobines comportant la mention « c'est l'histoire d'un mec ».

... Monsieur Lederman aura alors toute latitude pour négocier une « non utilisation de cette grosse », contre pourquoi pas une importante partie des revenus générés par l'exploitation du film en salle.

C'était la rubrique « C'est l'histoire d'un Nicolas se prennant de plus en plus pour un juriste, et ça en devient barbant ... »


Nota Bene : Je recommande à ceux que cela interresserait de jouer à un petit jeu avec moi. Jetez un coup d'oeil à ces 4 jurisprudences en ligne sur Légifrance concernant la maison de production Lederman, et devinez quels artistes sont évoqués par les si charmants X, Y, Z, Monsieur Michel B dit Y ...

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000018790603&fastReqId=675519287&fastPos=1
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000017826953&fastReqId=675519287&fastPos=2
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000007051153&fastReqId=675519287&fastPos=3
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000007045169&fastReqId=675519287&fastPos=4

C'est fou, c'est récent en plus ...

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 10:09

NB : Un vrai article du Petit Nicolas mais en Plus Grand, vite-c'est-promis.



Mais quelle mouche a piqué Xaviel Niel, fondateur et vice-président du fournisseur d'accès internet Free ?

Ce 28 Août 2008, alors que Free publiait ses résultats semestriels, Xavier Niel allait profiter de l'occasion pour se lancer dans une violente diatribe contre le projet de loi « Création et Internet », dit Hadopi, s'opposant fermement contre le principe de cette loi (filtrage généralisé des réseaux et mise en place d'une autorité privée pouvant décider arbitrairement la déconnexion d'un internaute).

Il s'agit pourtant du même Xavier Niel qui avait signé quelques mois plus tôt l'accord Olivennes* (du nom de l'ancien PDG de la Fnac, à l'origine de cet accord), à l'origine même de la loi « Création et Internet ».

Pourquoi Monsieur Niel allait-il signer ces accords qui ne pouvaient par nature que lui être négatifs ?
Simplement : parce qu'il a senti le vent des télécoms sérieusement tourner, et que si son entreprise est en pleine forme début 2008, elle peut ne plus exister -ou sinon de façon marginale- d'ici 2010.

(...)

En effet, début 2008, la restructuration du monde des FAI s'achève. Disparus, gobés, avalés les Club-Internet, Aol, Infonie, Tiscali,Alice, et autres petits opérateurs. Tout ce beau monde a été racheté par les 3 derniers survivant à ce Koh-Lanta des télécoms. A la fin, il n'en reste plus que trois : Orange, l'opérateur historique, Neuf-Cégétel, filiale de SFR et qui dans le courant de l'année deviendra SFR tout court, et enfin Free, l'intrus qui a fait sa place uniquement par la qualité de son service, et non par le poids historique ou commercial d'un hypothétique actionnaire.

Lorsque Free pense pouvoir souffler enfin après la rude course aux rachats d'anciens concurrents, la société se rend compte qu'elle n'est plus que entourée de mastodontes, et pire, de mastodontes bien établis dans les télécoms, notamment sur le marché des mobiles.
Elle n'a même pas le temps de se rassurer en constatant que au moins, Bouygues n'est pas présent dans la bataille qui s'annonce : SFR fait l'incroyable cadeau de revendre pour une somme dérisoire à Bouygues le droit de participer à la bataille qui s'annonce, en lui cédant l'infrastructure nécessaire pour prétendre au rang de FAI, à savoir celle de Club-Internet, sa dernière acquisition même pas encore totalement digérée.

Xavier Niel n'est pas fou : comme au temps pas si lointain de l'entente condamnée par la Cour de Cassation, les 3 opérateurs « mobile » ont décidé d'exclure du jeu Free, le trublion des télécoms qui fait chuter les prix et donc, les marges ...

Seulement voilà : pour lutter à égalité avec ces trois là, Free doit pouvoir proposer un service meilleur sinon égal à celui proposé par le conglomérat Orange/Bouygues/Sfr. Pour cela, il lui faut absolument disposer d'une licence 3G, qui lui permettrait de proposer des offres mobile/internet comme ne manqueront pas de le faire ces trois concurrents, ce qu'ils font d'ailleurs tous depuis cette rentrée 2008 ...

C'est donc la raison pour laquelle Xavier Niel fera le siège de Nicolas Sarkozy pour obtenir la fameuse licence, et acceptera d'avaler la couleuvre Olivennes pour favoriser, croit-il, ses chances d'obtenir une 4ème licence.

Que s'est-il passé, donc et alors, pour que Monsieur Niel opère pareil virage à 180° la bise venue (Oui, ça c'est sacrément rafraichi fin Aout. Si, si) ?

C'est simple : Monsieur Niel a compris qu'il s'était fait rouler en beauté par la présidence de la république. Comment ? Notamment, en lisant dans le Canard Enchainé que le Président de la République n'avait jamais eu l'intention d'attribuer une quatrième licence 3G, comme on le lui avait fait miroiter, et que pire, Martin Bouygues, ami déclaré de Nicolas Sarkozy, avait de tout temps fait obstacle à cette possibilité auprès du Président, se permettant même de déclarer dans la presse (« La Tribune ») : "Si je me suis payé un chateau, ce n'est pas pour que les romanichels viennent camper sur les pelouses".

Faut avouer que pour Monsieur Niel, y'avait de quoi en lisant pareille injure à son égard nourrir des envies de dégoupillage de grenade.

C'est donc la raison pour laquelle ce dernier a torpillé le projet Hadopi, et pèse aujourd'hui de tout son poids contre cette loi : en usant de son pouvoir de nuisance, il espère rappeler au président de la république qu'il vaut mieux l'avoir comme allié (donc, lui attribuer la fameuse 4ème licence) que comme ennemi.

... Et c'est aussi la raison pour laquelle l'attribution de la 4ème licence, initialement prévue fin Septembre, a été reportée au calendes grecques (ou la Saint GlinGlin), du moins, à une date postérieure aux débats qui entoureront à l'assemblée nationale l'adoption de la loi Création et Internet, dite Hadopi ...

Dans cette partie de poker menteur, les as semblent bel et bien encore du coté de l'Élysée.




* Monsieur Niel prétend qu'on lui a fait signer une feuille blanche : il est difficilement concevable qu'un homme d'affaires aussi sérieux et ayant aussi bien réussi que lui dans ses activités ait pu accorder un pareil blanc-seing, encore plus en pleines négociations entre représentants des ayants-droit, FAI et gouvernement ...

 

 

Epilogue (rédigé le 06/11/11) : Alors que l'affaire était très mal engagée, Nicolas Sarkozy affirmant être très sceptique sur l'intéret d'un nouvel entrant (comprenez, Free) dans le domaine de la téléphonie, ce qui signifiait ni plus ni moins que Free allait pouvoir s'asseoir sur son souhait d'une licence 3G, François Fillon allait dans le dos de Nicolas Sarkozy, et plus que encouragé en cela par la commission Européenne (qui rappellera à l'ordre la France sur ce sujet), ouvrir le champs à une 4ème Licence au profit d'un nouvel entrant, Free emportant le morceau malgré une candidature de dernière minute (improvisée et en catastrophe ?) de Numéricable, alors sous influence ... de Olivier Sarkozy.
En Décembre 2011, Free pourra alors rivaliser avec les 3 opérateurs historiques et plus que entrer dans le monde de la téléphonie, avoir l'assurance de ne pas se faire "sortir" du secteur de l'internet.



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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 12:37
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Num Client



Recommandé RAR numéro XXX


Toulouse, le 07 Octobre 2008

Au Service Résiliation


Bonjour,

Je vous informe par ce courrier que le contrat me liant à votre société prendra fin à compter du 30 Octobre 2008.

Client de votre société depuis 1 an, j'ai été privé -durant la seconde partie de la journée du lundi 6 Octobre 2008- de toute possibilité d'émettre et recevoir des appels en raison d'une défaillance généralisée de votre service, impossibilité totalement incompatible avec ma fonction et mon activité professionnelle. Ayant choisi de faire appel à votre réseau en raison de sa prétendue qualité et de l'assurance qui m'avait été donnée par l'un de vos revendeurs agréé qu'un tel incident ne se produirait pas, je constate que votre obligation de résultat, similaire à celle qui a été reconnue pour les fournisseurs d'accès à internet par la Cour de Cassation le 8 Novembre 2007, n'a pas été respectée, et en tire les conséquences en résiliant mon contrat.

Cordialement,

Signature


Adresse SFR :

SFR service résiliation
TSA 21114
57757 Metz Cedex 9


NB : Pensez à récupérer très vite le code EMEI (auprès de SFR si vous ne l'avez pas déjà), nécessaire pour changer d'opérateur. Enfin, bloquez bien toute opération auprès de votre banque, et attendez vous à recevoir des courriers bidons genre "Instrum Justicia" à tire larigot pendant quelques semaines ...


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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 16:12

Si vous aussi venez d'apprendre par un de vos amis que vous étiez totalement injoignable depuis le début de l'après-midi, pas de panique : vous êtes tout simplement un client SFR, et vous venez pourquoi pas de toucher le gros lot.

Rater des sms foireux de vos amis n'aura jamais été aussi plaisant.

Gros lot disais-je ? Ah, oui. Sachez que dans une décision maintenant très célèbre, la Cour de Cassation, plus haute juridiction civile du pays, a énoncé très récemment que les Fournisseurs d'accès à Internet ont une obligation de résultat dans la délivrance de leur service, ce qui signifie très concrêtement que leur service ne doit jamais faillir.

A la différence de l'obligation de moyen, qui impliquerait elle que les FAI devraient simplement faire en sortes que leur réseau soit peu ou prou sécurisé.

Bref, du vent.

En quoi, toi, abonné de SFR pas content, devrais tu te sentir concerné par une obscure décision d'une Cour très parisienne et pas glamour pour un poil (d'hermine) ?

Simple, et pour 2 raisons très similaires, en fait :
- Ton téléphone est ton outil principal de connexion à internet, ton opérateur a un rôle de FAI pour ce qui concerne l'accès internet à partir de ton mobile (même si les Illimitycs, tu as compris depuis longtemps que c'était pas glop du tout), donc il a failli, donc tu es en droit de résilier ton contrat.
- La charge qui pèse sur un FAI ne peut par similarité dans l'activité qu'être identique à celle qui pèserait sur un opérateur, donc si SFR ne peut te permettre de passer des appels en ce beau lundi de crach boursier, eh bien c'est une faute grave qui justifie que tu résilies ton abonnement.

Et bim dans la tronche du méchant opérateur.
Ah, mais.

Bon, c'est pas tout ca, mais ma lettre de résiliation envoyée (et l'ordre donné à ma banque de ne plus laisser passer un seul paiement à SFR, ne surtout pas oublier), je me prendrais bien un Iphone, moi.


Ce post est un violent hommage à Mr Gare, royal prof de civil en ma lointaine première année de Fac ...
Le premier qui demande si c'était il y'a 25 ans prend une baffe.


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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 10:23
Il y'a 2 mois, tu as placé toutes tes économies en Bourse après avoir entendu la crétine ministre de l'économie Marie-Antoinette Christine Lagarde assurer en direct que le pire de la crise était passé ?

Bravo, tu es ruiné, mais au moins, tu as prouvé avoir toujours l'âme d'un crédule enfant, et gagné ta (chance de pouvoir acheter une) place pour le premier match d'impro de l'année !

C'est ce soir, tiens. Et c'est ici (ben quoi, c'est évident qu'il faut cliquer sur le lien !)


Mmm ? Pardon ?
Ah, tu as perdu tes 3 derniers euros en bourse avec le crach de ce matin ?


... Ah, euh, eh bien la fenêtre, c'est par ici.




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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 13:39
Mais c'est complêtement con, comme titre ?

Bref, voici un post que je viens de trouver dans mes archives, il date de début 2006 et force m'est de constater que si j'étais déjà aussi barré à l'époque, mes histoires étaient tout de même un rien plus "fraiches".

Bon dieu, ce que j'ai pu être juvénile, alors !
Mmm ? Je n'ai pas changé ?

... Et merde.






Une Soirée .
 
Ayant passé le début de soirée plié en 2 de douleur (j'appelle ca le "syndrome de Nico" , c'est une maladie qui m'est propre ...) , j'ai eu envie de valoriser le reste de la soirée . Alors j'ai fait ce que je préfère : m'inviter dans une soirée ou personne ne me connait , ce qui me donne toujours cette marrante impression quand j'arrive d'etre un repris de justice dont on ne connaitrait pas le lourd casier judiciaire . Le pied en somme ...
 
Un truc génial : se faire inviter a une soirée après avoir été l'organisateur sur les 10 dernières vous offre la possibilité de vous défouler , meme si l'organisateur du jour n'a pas forcément mérité de payer pour ceux qui vous ont pourri votre appartement . Mais dieu que ca fait du bien ...
Deja , l'alcool a une saveur moins amere quand il n'y a pas un ticket de caisse qui fini de cramer dans votre portefeuille . Ensuite , si un boulet que je ne dénoncerais pas (bon , c'etait le chevelu a ma gauche) renverse de l'alcool par terre , plus necessaire de s'etrangler en pensant a sa pauvre moquette : c'est le propriétaire des lieux qui s'en charge a votre place . Rhah quelle bonne soirée .
 
Petit jeu rigolo quand vous arrivez dans une soirée . Pensez au bordel qu'est votre propre groupe de potes au niveau des histoires de cul , et pensez que ca doit etre la meme chose avec les potes des autres . Alors étudiez minutieusement le comportement des uns et des autres , les trucs les plus infimes ... une main qui traine un peu trop , un regard appuyé , une remarque glissée négligement ... apres , plus qu'a déduire "bon , celle la est deja passée dans le lit de celui ci , lui a essayé mais s'est pris un vent tel qu'il a oublié l'espace d'un instant les lois sur la gravitation terrestre , celle la ... non , finalement elle ne couch... ah ? Si , c'est bon , une histoire de cul entre ces deux la aussi" ...
 
Ce petit jeu a l'avantage de faciliter la mémorisation des prénoms . Ainsi , je me souviens de tous les prénoms que j'ai entendus a la soirée . Il y'a Alex , Olivier (son copain) pour lequel je n'ai aucun mérite a retenir son prénom puisque c'était la 3eme fois que je le voyais , et ... et ... merde , j'ai tout oublié . Bon , je retiendrais la prochaine fois si Alex me parle encore ...
 
Dans un autre registre , il peut etre interressant d'étudier les animosités des uns envers les autres .
Ainsi , il est évident que le type à droite se paierait pour pas un rond la tête de l'andouille à gauche . De la même manière , la buse sur la chaise en veut terriblement à la pintade sur le canapé d'avoir couché avec le grand couillon qu'elle même convoitait : on comprend qu'elle soit affligée par une aussi terrible perte .

(je suis con , je vais avoir les plus grandes difficultés a me faire réinviter alors que j'ai passé une soirée tres sympa ...)


Post inachevé.
Heureusement, d'ailleurs.




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