Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
  • Contact

On Air

Visiteurs Uniques depuis Octobre 2005

Think Different

Imprimez vous les deux premières saisons du Petit Nicolas mais en plus Grand :

Cliquez ici pour télécharger
 la saison 1 
la saison 2

C'est gratuit et ca ne pique pas les yeux ...
___l__aide....jpg

Archives

Me suivre sur Facebook/Twitter



Requêtes Insolites

Présentation du Blog

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:36

 


Hier midi, je m'étais laissé entrainer par 3 collègues de bureau à une petite partie de Squash, probablement désireux de prouver que j'étais pas forcément qu'une moule assise sur une chaise à peine bonne à boire du Red-bull en continu à la manière d'un canard gavé pour les fêtes de noël.

Et non, je n'ai pas un gros nez.

Vous souvenez vous de ce type dans votre classe au lycée
(il y'en avait toujours un) qui n'avait pas compris qu'il aurait pu tout simplement se faire dispenser de sport par un médecin compatissant et toujours apte à trouver une maladie rare chez une fille pour la dispenser (genre : allergie contagieuse au vernis à ongle, enfin vous voyez le genre), et qui venait au cours de sport en jean, mocassins et chemisette, dans l'espoir saugrenu de se faire dispenser par le prof ?

Et bien j'étais probablement 3 fois pire : je venais en pantalon à velours, mes mocassins avaient des fers sous le talon (demandez à votre cordonnier : c'est possible, bien que totalement ridicule) et je rentrais ma chemisette dans mon pantalon à velours.

Et je n'ai jamais été dispensé, c'est bien le drame.
Hep, vous, là dans le fond, on arrête de rire, vous croyez que c'est facile de se remémorer en train de faire du badminton dans cette tenue ? Hein ?

Hier, j'étais habillé à peu près correctement, vêtu d'un short pas franchement prévu pour le sport mais plutôt convenable, du moins si l'on ne prend pas en considération que depuis que brune m'a recousue le bouton de fermeture (après que ce dernier soit allé s'encastrer dans un mur sous la pression de mon ventre alors que je baillais très gracieusement) de manière à ce que je ne puisse pas respirer plus que nécessaire pour mourir asphyxié à petit feu, et d'un polo bleu clair Marlboro Classics tout droit importé du Luxembourg et bien qu'hideux esthétiquement parlant, parfait pour rappeler à mes adversaires du jour qu'il faut pas être trop violent avec moi, après tout je suis un gros fumeur.

C'est terrible cette tendance naïve que j'ai à croire que je puisse susciter de la compassion chez les autres.

Non, parce que qu'elle tôle j'ai pris ...

Vous vous souvenez de Henri Leconte ?
C'est pareil.

(...)

Rentré aux bureaux aussi dégoulinant de sueur qu'un couple d'escargots dans une partouze, je me jetais sur la douche sur place (oui, quel luxe à OB !), non sans avoir au préalable jeté un vif coup d'œil dans l'armoire dans laquelle sont rangés les t-shirt publicitaires, m'étant soudainement rappelé que conformément à mes vieilles habitudes du lycée, je n'avais évidemment pas pris d'affaires de rechange.

En même temps, quel intérêt j'aurais eu à me changer à l'époque quand j'étais déjà en pantalons à velours / chemisette avant même d'être rentré aux vestiaires ? Hein ? Je vous le demande, tiens.

Sortant de la douche dégoulinant d'une eau limite radioactive au contact de ma peau poisseuse (j'ai le même système transpiratoire que Michael Jordan. Avec un mètre de moins que ce dernier), je cherchais vainement des yeux la serviette que je n'avais évidemment pas amené.

Je ne suis décidément pas quelqu'un de très prévoyant, c'est un fait.

Mes yeux se posent sur mon polo bleu, sur lequel je ne suis pas loin et sans exagération manifestement excessive de ma part d'apercevoir des bactéries jouer à Aqualand.

... ni une, ni deux, le polo était reconverti en serviette de secours.

C'est con que je ne puisse pas faire comme dans les films d'horreur, à savoir mettre de la musique d'angoisse pour l'ambiance sur certaines répliques. Ça manque.

Séché, quoique à nouveau à demi couvert de la sueur qui stagnait en surface du polo mais bon y'a tout de même un mieux, je roule en boule le polo et me met en devoir d'enfiler le t-shirt publicitaire de ma boite réquisitionné pour la bonne cause sans-foutre-le-bordel-du-tout-au-stock-et-bon-dieu-quelqu'un-sait-comment-plier-une-dizaine-de-t-shirt-mis-en-révolution-s'il-vous-plait-zut-je-m'égare.

« Tiens, c'est bizarre, ils taillent pas un peu court au niveau des bras ? Et puis pourquoi baille t-il à ce niv... merde ! »

C'est fou tout de même comme un t-shirt pour filles peut différer d'un t-shirt pour mec.
Porté, je veux dire.

Torse nu, je fonce discrètement et à l'abri des regards indiscrets vers le stock de t-shirt, et laisse définitivement l'endroit dans le même état que les Allemands ont laissé Stalingrad courant 43.

Je ... je rangerais, ce n'est qu'un malheureux concours de circonstances, boss.

Plus aucun t-shirt pour mec.
Je regarde la boule chiffonnée bleue dont ruissèle des gouttes d'un liquide aux propriétés franchement surprenantes, mais à priori pas humaines.

Un frisson d'horreur me remonte le long du dos.

(...)

Ça a été une longue, très longue après midi.
Moralité : ne mouillez pas vos Marlboros.


Roh, cette conclusion à deux balles, j'ai honte, j'vous jure.

Partager cet article

Repost0
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 13:10
Je suis en train de finaliser la rédaction d'un manuel pour Overblog (mon employeur, faut suivre !) et je viens de remarquer un point d'exclamation qui a été placé par mon correcteur à coté d'un paragraphe, disons, très "personnel".

C'est con, je l'aurais bien laissé moi ...


Le paragraphe en question :

"Il arrive que votre navigateur plante, que votre petite sœur s’amuse à appuyer sur le bouton off, que votre chat ait une nette attirance pour la touche reset de votre ordinateur. Dans ces conditions, vous apprécierez la fonction d’enregistrement rapide, également disponible dans « Afficher toutes les options de publication », qui vous permet de prendre une assurance contre tout ses risques.

Notez aussi que votre article est de toute façon automatiquement sauvegardé toutes les 5 minutes, Overblog ayant pris en considération le cas de ceux qui se disent « il faudrait que je sauvegarde au cas où … » mais qui tout à la rédaction de leur article, n’en font rien.

Et se le reprochent vivement lorsque le chat plante la petite sœur sur le bouton off."

 

Partager cet article

Repost0
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 09:56

 

Samedi matin.

Le Nico, exceptionnellement travesti en quelque chose qui s'apparenterait à un Men in Black mais la virilité en moins (qui imaginerait Tommy Lee Jones sautiller sur un trottoir avant de dézinguer de l'extraterrestre radioactif ?), prend la direction de sa petite 306 rouge, afin d'aller chercher sa brune et de prendre la direction du mariage d'une des siennes amies où nous étions finalement conviés.

Finalement, parce que la brune a passé l'été à pleurer devant sa boite aux lettres à attendre un faire part que toutes ses copines avaient déjà reçues.

Dieu que les filles peuvent êtres tragiquement émotives.

... Ce n'est heureusement pas le cas des Nico, qui savent rester sobrement élégants lorsqu'ils découvrent que l'on a attenté à la chasteté de leur 306 équinoxe, la porte conducteur éventrée aussi magistralement qu'un figurant dans Aliens versus Prédator Requiem.

« Putain de bordel de merde connard d'enculé ma pauvre petite 306 Salaud ! », c'était une réaction très saine et super élégante.

(...)

Se rendre à un mariage, c'est l'occasion idéale de se rappeler toutes les bonnes raisons pour lesquelles on doit rester aussi éloquent que bavard le muet du village à l'Ouest du Pécos lorsque sa brune vous regarde avec ses petits yeux qui papillonnent après vous avoir demandé « et toi, tu penses aussi qu'on va faire toute notre vie ensemble ? ».

Et c'est dur de rester muet en pareille circonstance : Brune a un véritable don pour papillonner de ses petits yeux de biche marrons.

Mais non, il faut savoir rester ferme (« A table ! »), parce que se marier, comme le rappelait non sans un certain sens du mélodrame Corneillien le curé de samedi, c'est tout de même prendre acte d'une certaine quantité d'engagements à faire passer les Conditions Générales de Vente d'un forfait Iphone/Orange pour de la rigolade superflue.

C'est bien simple : on se serait cru dans un remake du film les 10 commandements, avec dans le rôle titre l'acteur qui jouait « le dentiste ».

« Tu consentiras à être la boniche de ton époux ! Tu n'oublieras pas que dieu veille sur votre union ! Tu seras féconde et tu pondras un marmot par rapport sexuel que tu auras avec ton mari ! Et surtout, n'enlève jamais , oh non , jamais , ton alliance ! »

A sa place, et un peu à la manière d'un Locke, j'aurais dare-dare enlevé l'alliance, juste pour voir si par hasard un avion s'écrasait dans la foulée.

Les gens ne sont décidément pas curieux.

Après les menaces de mort, enfin, la cérémonie, nous prenions la direction de l'apéro, où j'allais notablement me distinguer au moment de me servir une sorte de brochette originale faite d'un bout de tomate, d'olives, de jambon et de crevettes, lorsque je constatais non sans une certaine pointe d'amertume que les brochettes avaient été plantées dans le plateau aussi surement que Excalibur.

Résultat, alors que la brochette restait figée dans le plateau, tous les ingrédients sautaient dans les airs lorsque mes doigts surpris glissaient dans leur élan le long du bâtonnet.

... Encore un très, très grand moment de solitude quand j'ai enfin osé, après environ 30 secondes de paralysie totale, lever les yeux vers le serveur, encore médusé d'avoir vu une crevette voler sous son nez ...

Je ... je veux une réservation fixe pour le prochain vol 815.

Partager cet article

Repost0
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 11:59
Voici une petite liste de bons blogs BD que je vous recommande, en plus de la sélection que je propose déjà dans la colonne de gauche (mmm ? Vous ne l'aviez jamais vue ? Normal, personne ne regarde jamais rien sur un blog) :

Attention, la société Nicopoi & Mechanics dénie toute responsabilité pour tout licenciement pour faute grave intervenu après que vous ayez explosé de rire au nez de votre patron en raison d'un gag plus crétin que la normale lu sur l'un ou l'autre des blogs suivants :

http://surimibleu.over-blog.com

http://blog.chabd.com

http://beyondzedoodles.blogspot.com

http://blogdunegrosse.blogspot.com

http://missgally.com/blog

http://love-blog.fr

http://www.100drine.be

http://www.lychenblog.com

http://www.fabricetarrin.com/blog

http://www.bloglaurel.com/coeur

http://lillablog.over-blog.com

http://lestoujoursouvrables.over-blog.com

http://lesbddepoline.over-blog.com

http://accroche-toi-a-ton-sloup.over-blog.com

http://ottoprod.over-blog.com

http://baba.over-blog.net

http://diglee.canalblog.com

http://www.lordyoyo.com/blogyoyo/index.php

http://www.obion.fr

http://blog.zanorg.com

http://stan.20six.fr

http://graphistivo.blogspot.com

http://chezunter.free.fr

http://blog-de-vincent.blogspot.com

http://www.bdduweb.com

http://zak-muzikos.webcomics.fr/archives

http://yllya.canalblog.com



N'oubliez pas les blogs BD dans la colonne de gauche, ils restent -à mon gout- les meilleurs actuels ...



Partager cet article

Repost0
29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 12:51

Hossegor Capbreton, Aout 2008.

Brune et moi sommes sur un ponton du port, habillés d'une combinaison aussi sexy que celle de Tintin sur la lune, et rôtissons en pleine canicule aussi allègrement qu'une promotion de brochettes Carrefour sur un grill.

J'ai passé les 3 semaines qui ont suivi à ressembler à du gruyère rappé à force de peler.

Si nous sommes ainsi accoutrés sur ce ponton, c'est tout simplement que le copain de mon amie Mélanie (qui nous loge), travaillant pour un loueur de Jetski, a voulu nous faire une petite surprise, et est revenu la veille de son boulot en nous disant « c'est bon, je vous ai réservé une heure pour demain 14h ! ».

Et comme de juste : brune et moi avons passé la matinée à hésiter entre lui demander ou pas de nous confirmer si par « je vous ai réservé », il fallait comprendre « vous êtes invités » ou « aboulez le grizbi, tas de touristes ! ».

... Réflexion mesquine que nous n'avons pas posés parce que nous sommes bien éduqués et que j'étais décidé à sortir mon portefeuille pour montrer que la question n'avait de toute façon pas d'importance.

Mais force est d'avouer que le torrent de sueur coulant sur mon front ne m'aurait pas rendu plus crédible que la Géorgie menaçant de terribles représailles la Fédération de Russie.

Bah.

Avant de faire son briefing en compagnie des autres touristes participant à l'excursion, notre ami nous avait informé qu'il allait « parler de façon un peu dure histoire d'impressionner les autres et qu'ils ne fassent pas de connerie une fois sur l'eau », mais qu'il fallait pas « qu'on s'en offusque, que c'était un numéro et ah ah, vous allez bien rigoler ».

... C'est bien simple, 30 secondes après qu'il nous ait susurré délicatement à l'oreille ces premières menaces de mort si on déviait d'un centimètre « tas de bleus ! », j'avais l'impression d'avoir signé pour la légion étrangère.

Si je vous disais que j'ai vu une des autres touristes au bord de la crise de larmes ...

(...)

Lorsque je rêvais à une révolution sanglante et qui enverrait tout le showbizz au bagne de Cayenne, rêverie inspirée par quelques ramassis de feuilles pourries consacrées au thème du « People », je considérais que l'activité du jetski ne pouvait qu'être réservée à une certaine élite de demeurés.

... Je ne me trompais que sur la notion d'élite : parce avec mes yeux exorbités quand nous nous sommes retrouvés sur le jetski dans le chenal menant au grand large, pas à dire, j'étais définitivement le roi des demeurés. C'est bien simple, j'étais aussi terrorisé que quand le jour où j'avais mangé à l'école, un copain rentré chez lui pour manger le midi était revenu en laissant tomber cette réplique d'une atrocité mélodramatique sans nom : « tiens, les bulletins sont arrivés ! ».

Je n'ai plus jamais mangé à l'école à midi en fin de trimestre, tiens.

Nous sommes arrivés à la sortie du chenal. Et là, tous les jetski se mettent à prendre de la vitesse, ayant bien compris le moniteur quand il avait expliqué que pour les pêcheurs rentrant au port, nous ne représentions pas autre chose qu'un banc de crétins à qui faire payer le oui au traité de Maastricht.

Tous ? Non, un jetski fait de la résistance toujours et encore aux barbus de type bretons.

« Non Nico, n'accélère pas, je vais tomber ! Ah ... aie ... ah ... aie ... ah ... aie aie ! »

Ne nous trompons pas de contexte : nous étions bien sur un jetski.

Vous avez forcément en mémoire ces photos du Barthez se faisant cuire le caillou sur son jetski, le sourire aux lèvres derrière ses Rayban-Prada tandis que la blonde de service souriait béâtement au journali... pas grand chose ?

Il était sur la méditerranée.

Non, parce que de toute évidence, si Gala ou l'un ou l'autre des torchons actuels l'avait photographié sur son jetski à Hoss... Capbreton, tout ce que l'on aurait eu comme photo à contempler, c'est un bonhomme terrorisé entre chaque vagues et tentant de déserrer l'étau des griffes de sa brune hurlant à la mort dès qu'il dépassait péniblement les 10 km/heure.

... Lorsque nous avons rejoins une quinzaine de minutes plus tard le groupe, notre arrivée était gratifiée d'un « eh bien, vous avez fini par trouver l'accélérateur ? » qui raisonne encore douloureusement dans mes oreilles, lorsque tard la nuit je vais prendre mes antidépresseurs que m'a prescrit mon médecin suite à cette journée.

Sans parler de quintaux de biafine, évidemment.

Le jetski, c'est vraiment un truc de demeurés, tiens.


Partager cet article

Repost0
26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 09:57

Ce vendredi 1er Aout, j'allais rentrer à la pause déjeuner d'humeur guillerette, sautillant plus que d'accoutumée dans la rue, ce qui allait inévitablement conduire à ce que je me casse la gueule lorsque ma tong se retournait sous mon pied sans prévenir, mais bah, peu me challait (odieuse conjugaison à l'imparfait de l'expression peu me chau, n'appelez pas de suite un exorciste).

Il faudra que j'apprenne tout de même un jour à ne plus sautiller.
Mon image d'homme viril (enfin, poilu, c'est pareil non ?) pourrait en prendre un coup.

« Coucou ma brune ! On part en vacances ce soir ! On part en vacances ce soir ! »

Oui, je sautillais encore.
Je milite activement pour la reconnaissance du syndrome du Tigrou et de l'irresponsabilité totale des crétins qui font les scénarios chez WaltDisney.

Tout en exultant avec véhémence à l'idée que nous partions le soir même pour l'Espagne, au point que la brune qui coupait des oignons à quelques mètres de moi ressemblait couteau en main de plus en plus à Sharon Stone équipée d'un pic à glace, je me mettais à ouvrir négligemment le courrier du jour, acte qui de part sa nature odieuse prouvait bien que j'étais réellement en forme, ayant toujours considéré cette activité comme aussi agréable que sauter pieds nus sur un trampoline en fibres de verre Heineken pilé.

... C'est fou comme certains courriers peuvent vous faire l'effet d'un Shooowyouken! dans la face, doublé d'une rafale de tirs au lance-napalm avec roquettes à la tronçonneuse en option.

« Cher monsieur, vous ne disposez de pas grand chose sur vos comptes sinon de découverts pléthoriques et de crédits dont le montant total suffirait à lui seul à couvrir le déficit budgétaire des Usa, cependant, nous avons reçu un avis de tiers détendeur de la part du Trésor Public pour un montant de 1500 euros sur vos comptes, sachant que nous n'oublierons pas de nous sucrer au passage d'une commission susceptible de faire passer Jerome Kerviel pour un gagn ... perd-petit. »

Une crise cardiaque et une séance de larmoyages plus tard au trésor public (« yo suis roumain, y'ai mes deux chatons à nourrir et je me suis acheté une Wii un soir de coup de folie à 21H30 alors que le vigile hésitait à me bastonner sans modération pour m'apprendre la vie à ainsi retarder la fermeture du magasin ... »), la facture totale était redescendue à 300 euros.

... Mais il n'empêche qu'il me semblerait plus approprié de parler, plutôt que de tiers détendeur ce qui me semble une expression mignonne mais trop nuancée, de violent coup de pied au cul un 1er Aout avec les compliments de la maison.

Aie, quoi.

(...)

S'il est une chose que je goute modérément chez mon adorable brune qui ne me mérite pas (comprenez : qui ne mérite pas de pouvoir se croire chez un coiffeur canin chaque matin qu'elle regarde le fond de la baignoire après que je l'ai devancé dans la course à la douche), c'est que bien que je sois déjà d'une nature assez anxieuse pour hésiter à sauter de mon troisième étage lorsque je pense que j'ai raté la cuisson des coquillettes, eh bien, elle est encore pire que moi sur ce point.

Et d'une certaine manière, je pense que les anxieux s'attirent naturellement les ennuis.
La preuve : mes coquillettes étaient effectivement et particulièrement dégueulasses.

« Tu ne veux pas recompter ? », s'enquit-elle les yeux fiévreux alors que je venais de retirer 800 euros au distributeur, billets que j'avais comme de juste rangés soigneusement en vrac dans ma poche aussi ouverte au grand public qu'un concert d'André Rieux.

« Meuh non ! », répondais-je d'un haussement d'épaule particulièrement dédaigneux, « c'est un distributeur automatique, il n'y a aucune chance qu'il puisse se tromper ! »

Et comme de juste : lorsque 3 jours plus tard, mon père avait soumis la proposition financièrement saugrenue que nous allions faire du JetSki, brune avait été chercher mon portefeuille qu'elle préfère garder sur elle en vacances (c'est malin : ce n'est pas comme ça que je battrais mon record de perte de CB de 2005, la barre étant placé à 7 si mes souvenirs sont bons), je ne pouvais m'empêcher de lever un sourcil sceptique lorsqu'elle revenait en affichant une tête consternée et me disait « je suis désolé, mais il manque 100 euros j'ai l'impression ... ».

Soupçonneux (ma brune s'était opposée vivement à cette dépense crétine et inopportune à la veille d'un voyage en Andalousie) mais juste, ma réaction avait été toutefois particulièrement mesurée.

« Voilà ! Voilà ! Je te confie mon portefeuille et comme par hasard il en disparaît 100 euros ! J'aurais mieux fait de le garder sur moi, au moins je pourrais m'en prendre à moi même ! Et puis d'abord, je suis sur que c'est toi qui les a retiré pour me priver de JetSki ! »

Hum.

Le relevé de compte est arrivé hier.
... Je n'avais retiré que 700 euros.

L'assignation de ma banque pour perte d'une chance d'être désagréablement désobligeant est partie en AR aussi sec.

Ben tiens.



NB : Si vous aussi venez de faire l'acquisition d'une Freebox et explosez au nez de tous vos amis de part la mauvaise humeur qu'induit fatalement une tentative de configuration du FreePlayer, cet article de votre serviteur pourrait vous être utile :

http://www.grandnicolas.com/pages/Configurer__Installer_Freeplayer_2008-667964.html


Partager cet article

Repost0
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 12:29

Lorsque en 1999, je suis rentré au Lycée Fermat à la suite d'un malentendu (j'avais fait une troisième potable qui avait fait oublier les 4 années précédentes aussi imbuvables que la Seinoise), les portables, les sms, internet, tout cela n'existait pas et on faisait avec les moyens du bord pour communiquer entre co-détenus (Prison Break s'inspire énormément de l'univers joyeusement charmant du Lycée Fermat) : des bouts de papier circulant de tables en tables, papiers se noircissant au fur et à mesure des remarques de ceux qui avaient dans le fond rien à dire.

Le niveau intellectuel de ces discussions ne dépassait que très rarement le QI nécessaire pour suivre de bout en bout une émission de Stéphane Bern, par exemple fortuit.

Étant de nature un brin fétichiste, j'ai conservé beaucoup de ces petits papiers, et je m'amuse à les relire de temps à autre, étonné de voir comme les quelques petites années me séparant de cette époque très récente (Mmm ? 1999, c'était il y'a 10 ans ? Argh gasp glubs !) ont suffi à altérer certains souvenirs que je me suis fait de mes aventures sentimentales d'alors, au point d'en être parfois en plus totale contradiction avec les faits qu'un non lieu sanctionnant l'affaire des frégates de Taïwan.

Non, parce qu'il est tout de même bizarre que j'ai pu tenir, avec la niaise de service prête à déblatérer toutes les crétineries du monde sur une simple feuille A4, et 3 semaines avant de pleurer « l'ingrate qui m'avait largué mais je l'aime bouhouhou », la conversation suivante :
- Non mais t'imagine cette salope ce qu'elle m'a fait ?
- Ouais t'as trop raison les autres filles savent pas ce qu'elles veulent .
- Elle refuse de sortir un samedi ! Je rêve !
- T'as trop raison, c'est dégueu ce qu'elle te fait !
- De toute façon j'en ai marre, moi je vais prendre les devants et en trouver une autre, et puis si elle me rase trop je la largue, hein, parce que bon !
- Moi les mecs je les capte pas trop, mais faut dire le mien en a 42 ...

A la réflexion, je ne suis même pas sur que nous lisions nos réponses respectives.

(...)

Les bouts de papiers furent l'occasion d'un mini drame dont j'allais être l'heureux protagoniste, déjà habitué à 16 ans à cumuler les bourdes aux conséquences aussi néfastes qu'une brune au volant de la 306 rouge de son brun.

Je ne saurais jamais si mon assurance aurait couvert l'emboutissement d'une paire de cyclistes roulant bêtement sur la piste cyclable.

C'est ainsi que je nourrissais, en ce mois de Octobre 1999, un début d'idylle avec une certaine Anne-Laure, qu'il m'arrivait de plus en plus régulièrement de raccompagner jusqu'à son domicile en gloussant bêtement sur des lourderies pleines de sous entendus pas discret du tout comme savent si bien en dire des lycéens à peine boutonneux mais très puceaux.

C'était il y'a 10 ans, hein.
Putain, quand même, 10 ans.

Le drame se produisit lors d'un cour d'Espagnol, durant lequel la prof respectait parfaitement le programme de l'éducation nationale en nous faisant lire un texte sur un poulet qui refusait de se faire manger avec du Guacamol ou une sauce burger king (tout anachronisme mis à part, l'action étant censée se produire au XVIème siècle).

Et comme le font tous les lycéens qui ont bien compris qu'il y'a très peu de chances qu'ils soient confrontés à un poulet difficile lorsqu'ils feront du tourisme en Espagne : je n'écoutais pas un traitre mot de ces pitoyables élucubrations linguistiques.

C'est ainsi que très rapidement, ma voisine de bureau se mit à entamer une conversation « écrite », conversation au demeurant très suivie par Anne-Laure, elle même voisine de ma voisine.

Je viens de comprendre que ma voisine était en mission commandée.
C'est fou ce que l'on peut apprendre en à peine 10 ans.

Après avoir médit sur des histoires de Mac Chicken où de ce genre, la conversation s'orientait très vite sur les vues que pouvait avoir votre modeste serviteur sur « l'une ou l'autre des filles de la classe, t'es pas obligé de répondre hein hi hi ! »

Moi : Oui, y'en a une qui me plait beaucoup.

Anne Laure rougit tout en louchant de plus en plus difficilement entre le tableau et le papelard qui circule à moins d'un mètre d'elle.

Ma voisine : Elle est comment ?

Moi : Brune, elle est très jolie et j'adore parler avec elle, je passe de plus en plus de temps avec elle.

C'est sur : la ventilation commençait à devenir nettement insuffisante pour certaines brunes présentes dans la pièce.

Ma voisine : C'est qui ?

Moi : ... Titi.

(...)

Sur qu'à l'époque et si les portables avaient existé, celui d'Anne Laure m'aurait servi à remplacer mon nez trop encastré dans mon crane suite à la collision intervenue lors d'un vif accès de mauvaise humeur de la part de la brune.

Convenons donc que les bouts de papier, c'était tout de même autrement moins dangereux.
... Que mon manque de cohérence persistant depuis 10 ans ? Entre autre.

























Nota Bene : Tiens, puisque l'on est dans le scolaire ... Si toi aussi tu as passé 3 mois de Mai et autant de Septembre à t'arracher les cheveux sur le droit Administratif, ou pire, si tu bosses actuellement ce droit Administratif parce qu'un malheureux concours de circonstances (par exemple : tu t'es retourné un ongle au moment de réviser pour la première session, ce qui t'as causé une douleur physique et morale insurmontable) fait que tu te retrouves à la repêche de Septembre (ne crois pas que je compatis : j'en ai bavé, y'a pas de raison que se soit pas ton tour, ordure. Et non, je n'excelle pas dans le soutien moral), alors cette vidéo est pour toi :


Partager cet article

Repost0
22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 11:55
Lorsque Brune avait évoqué l'idée fugace, courant Juin, que nous puissions nous rendre durant l'été en Andalousie, j'avais fait comme tout bon mâle qui se respecte : levé la tête de l'écran de mon ordinateur un court instant pour répondre un bassement hypocrite « oui oui », ce qui décrypté en langage commun signifiait clairement que je n'avais même pas entendu sa suggestion.

Ou pire : je voyais là dans la proposition de brune une lubie féminine qu'il ne me couterait rien d'accepter, puisque de la même manière qu'elle n'avait pas acheté finalement cette petite paire de chaussures qui lui avait fait de l'œil, l'Andalousie resterait un projet aussi mort né qu'un spermatozoïde au fond d'un préservatif durex.

Les lectrices de ce blog savent maintenant ce qu'il passe par l'esprit de leur mâle lorsqu'il répond oui-oui de derrière son ordinateur.

Et les mâles lisant ce blog devraient se méfier des inepties propositions de leurs brunes : ils pourraient bel et bien se retrouver en plein aéroport Andalous avant même d'avoir compris quoi que se soit à ce qui leur arrive.

(...)

Dès lors que nous étions sortis de l'avion, et bien qu'il soit aux alentours de 23h, le premier réflexe naïf qui était le mien était de chercher vainement l'interrupteur du four.

Notez bien que certains ont eu ce réflexe récemment alors qu'ils étaient encore à l'intérieur.
De l'avion.

L'aéroport de Grenade avait beaucoup en commun avec celui de Beauvais, par lequel nous étions passés lorsque nous nous étions rendus en Irlande : la première opinion que l'on pouvait s'en faire comme cela à brule pourpoint était que nous avions atteri dans le Petit Casino en bas de chez nous.

Je veux bien que l'avion se soit banalisé, mais certains aéroports ne ressemblent vraiment à rien.

Étant doté d'un mauvais esprit particulièrement critique, j'allais passer nos première minutes Andalouses à bougonner silencieusement d'amères diatribes sur l'idée saugrenue de ma Brune de nous avoir envoyé dans une destination que je jugeais, disons, folklorique.

« Beuh, c'est moche. Et puis qu'est ce qu'on fait là ? On aurait pu faire des férias plutôt, tiens. Et puis va faire chaud. Et puis je m'en fous de l'Alhambra. Dire qu'on aurait pu rester pénards sur une plage. Ah non, les plages me barbent. On aurait pu ... oh et merde, je hais les vacances. »

C'est un peu le drame lorsque l'on arrive par la navette de l'aéroport dans une ville que l'on ne connait pas : celle-ci semble prendre un malin plaisir à vous faire passer par les coins les plus sinistrement déprimant de la ville.

Et le chauffeur a beau vous avoir dit qu'il allait vous prévenir quand vous seriez à votre arrêt, vous ne pouvez pas vous empêcher de le regarder avec les yeux d'un chaton à qui vous feriez miroiter un paquet de Shéba juste parce qu'il a l'air con sur deux pattes, chauffeur dont vous êtes persuadés qu'il vous a forcément oublié et que votre arrêt, eh bien, c'était le précédent.

Je suis un touriste insupportable.
Ceux qui diraient insupportable tout court ne seraient pas si loin de la réalité.

Lorsque nous descendions enfin de la navette, mon visage avait pris une couleur légèrement verdâtre tendance gerbe vieille de 4 jours. D'un, j'ai toujours détesté les cars, et de deux, je suis moyennement dans mon assiette après avoir passé 45 minutes à craindre que le chauffeur ne dise « voilà, c'est votre arrêt » alors que nous étions arrêtés à ce moment là au bord d'un périphérique / d'un hôtel ibis mais en pire / d'un Macdonald / d'une gare internationale de trains à vapeur.

C'était être d'autant plus médisant que si l'organisation avait seulement relevé de ma personne, sur que l'hôtel aurait été placé à mi chemin d'une déchetterie Tchernobilienne et d'une raffinerie de type AZF ...

(Be Continued)


Partager cet article

Repost0
20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 08:49

Partager cet article

Repost0
19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 15:31
Bonjour à tous !

Je me propose d'organiser une hypothétique "Blog Party 4" (renseignements sur l'édition de l'année dernière, cliquez ici), donc j'envoie les invits à tout le monde et pour ceux qui n'auraient rien recu de ma part, qu'ils se manifestent dans les commentaires !

La "Blog Party 4" sera le vendredi 26 Septembre, à partir de 19h.

Pour ceux qui souhaitent ce joindre à moi pour l'organisation, merci de me joindre à cette adresse :
Nicopoi@grandnicolas.com

Pour le lieu, je commence à démarcher dès aujourd'hui, étant évidemment entendu que se sera dans Paris.
Toute suggestion est évidemment bonne à prendre !

Nicolas


Partager cet article

Repost0