Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !
Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?
Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi
Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
En attendant le post du jour , je vous recommande de lire ces trois petits articles en rapport avec celui qui vient :
30 Janvier - Un Passage a Tabac - Part 1
31 Janvier - Un Passage a Tabac - Part 2
24 Juin - Rancune Jurisprudentielle

L’avantage de la collocation , c’est que l’adage « rien ne se perd , tout prend forme » fait merveille avec beaucoup plus de clarté qu’une opération de chimie de seconde , opérations auxquelles je n’ai d’ailleurs jamais rien compris mais ne nous égarons pas .
Et foutez moi la paix avec mon adage , je ne fais qu’adapter .
Ainsi , en rentrant du boulot hier soir , je tombais nez à nez avec mes deux collocs goguenards , Clément ayant à priori raconté mes folkloriques aventures de la veille , à savoir que j’avais probablement du prendre un verre de trop et que j’avais dès lors rencontré la fatigue très tôt .
Du moins , cette version là m’aurait arrangé .
Comme de juste , il y’avait pourtant une version longue que ma mémoire avait jugée utile d’effacer .
« Au fait Nico , que t’es t’il arrivé ce matin ? »
Merde . Je n’ai pas du être assez rapide pour me planquer sous la couverture quand il a ouvert ma porte .
« Je peux tout expliquer » , mentais je avec conviction . « Voyez vous , j’ai du avoir envie pour une fois d’aller aux toilettes en pleine nuit , et j’ai du chercher dans mon sommeil le premier vêtement qui me tombe sous la main , et donc j’ai …
- Non non , on voulait dire , tu te souviens que ce matin tu es passé par nos chambres ?
- Pardon ? »
Pause . Je pense qu’il est utile pour une meilleure compréhension du texte d’évoquer la physionomie de notre appart . Projo Robert !
Sur ce remarquable dessin bâclé sous paint , vous pourrez admirer la façon dont se présente notre petit T4 de 110 m² . Constatez comme nous avons un grand salon ! Notez l’harmonie des pièces ! Remarquez la proximité affichée de Clem et d’Antoine !
… ne soulignez pas trop cruellement la mise en quarantaine du Nico .
Bref . Comme sur les paquets de céréales que nos yeux fixent comme une télévision haute définition le matin , amusez vous sur ce premier plan à trouver le chemin le plus logique et cohérent que devrait prendre un Nico pour satisfaire une envie pressante aux alentours de 7h30 du mat après une nuit de débauche .
C’est parti .
(…)
Ca y’est ? Voyons ce que vous avez répondu .
Ah ah . Non , sérieusement , je sais que le niveau du blog ne vole pas haut , mais je suis quand même plus complexe que le paquet d’une boite de chocapics .
Allons Allons .
Donc , la bonne réponse était :
Evidemment .
Retour à la conversation des collocs .
« … Mais … mais … non , vous , vous avez rêvé ? » , s’épouvanta le Nico devant le récit de ses exploits matinaux .
« Beh on s’est demandés . Mais bon , on avait nos portes ouvertes , et on avait tout les deux le souvenir de cette drôle de silhouette nous dévisageant bizarrement , et puis , tu as laissé ouvert nos portes , et d’ailleurs tu as repris ce même itinéraire au retour … »
Gulps . Bon dieu , je suis somnambule . J’ai décidément toutes les tarres possibles et imaginabl…
« D’ailleurs , c’était quoi ce que tu portais ? C’était rose je crois … »
Leurs rires du moment où ils ont compris que je portais la nuisette de Brune raisonnent encore dans l’appartement .
La colloc , c’est éprouvant .
Vous l’aviez oublié ?
Ce fichu sirop , monstrueusement sucré , LE sirop qui pour peu qu’il ait été remplacé par une marque traditionnelle moins chère par nos pauvres parents , entraînait une mutinerie et une grève de la soif .
Et tout a commencé avec cette pub …
« Libre ! Je suis Libre ! »
Brune partant pour le week-end à Montpellier essayer des habits atrocement monstrueux sur la demande insistante d’une amie à elle peu désireuse d’avoir de la concurrence le jour de son mariage , le Nico se retrouvait l’espace de quelques heures désespérément seul , contraint par la force des choses de passer un samedi soir décadent et arrosé .
Ca a été très dur , laissez moi vous le dire .
J’appelais Mat , tout joyeux à l’idée de faire une soirée entre potes qui finirait honteusement mal , acceptant à l’avance le risque de : finir couvert de feutre , probablement à poil , le boxer calciné dans un coin après qu’un ami ait voulu en tester sa vitesse de combustion , et des photos compromettantes circulant sur le net en moins de temps qu’il n’en faut à une Paris Hilton pour faire la pute pour une marque de détergents (par exemple) .
Mmm ? Ca sent le vécu ? Ben tiens .
« Rrrrmiow ! »
Je surnomme Mat par Matou , d’ou le fait que je fasse la chatte en chaleur quand je l’appelle . CQFD .
« Mmmpff … Nico , on a fait la bringue hier (la soirée ou je me suis couché à 22h07 , ndrl) , ce ne sera pas possible ce soir . »
J’attendais d’avoir raccroché pour feuler , le poil plus hérissé qu’au réveil .
Ce qui n’est pas peu dire .
Restait Jeremy , toujours assez dispo pour sortir , quoiqu’il ait à mon grand regret l’effroyable défaut de systématiquement rester sobre quand je ne suis déjà plus que le reflet d’une bouteille de whisky achetée chez Lidl , et encore .
J’allais le retrouver à son domicile en sortant du boulot (à 22h , putain .) , et nous émigrions vers chez moi , lui une bouteille à la main , la mention « vin de la soif » (authentique) sur l’étiquette laissant augurer un vin prometteur .
… J’ai passé mon début d’après midi à chercher l’adresse mail de Lidl pour leur suggérer d’intégrer ce « grand cru » dans leur catalogue .
Une fois que Clément et Jerem avaient passé une bonne heure à flinguer notre samedi soir à étudier consciencieusement leur projet de migrer en Inde cet été , me laissant pendant ce temps la m’emmerder prodigieusement en compagnie de « vin de la soif » , nous prenions la direction du « Pv » , ou selon Clem se trouvait une fille carrément bonne vu son enthousiasme à la retrouver un charmant petit concert .
En partant du principe que mes souvenirs puissent êtres exacts , il me semble qu’après un vif coup d’œil à la salle peuplée de mines patibulaires casquettées beuglant sur des sons s’apparentant de loin , très loin à un commencement de langage primitif , il ne s’était pas passé 6,5 secondes avant que nous soyons repartis pour des contrées moins austères .
Tout en buvant au goulot quelques décilitres de « vin de la soif » , pour se (re)donner du courage , évidemment .
Nous passions devant « pause café » . Là , Clément se faisait happer par un ami serveur , qui nous entraînait dès lors à fêter la fin de son service en nous servant une tournée de bière se mariant franchement difficilement dans mon estomac avec la vinasse détestable et le whisky frelaté que j’avais déjà ingurgité courageusement .
Nous n’allions pas spécialement nous attarder , une vive envie d’aller me pendre me prenant quand j’apprenais que le serveur portant mon prénom mais faisant deux fois ma carrure n’avait que 20 ans .
Heureusement , « vin de la soif » était la .
Nous atterrissions enfin (et donc) au café populaire , lieu témoin d’un nombre considérable de mes débauches passées (et futures , probablement) , et où , au grand dam de Clem et Antoine , j’allais commander une petite caisse (« pour commencer ») de bières afin de démontrer qu’on peut toujours être jeune et frais à presque 24 ans , ben tiens .
(...)
… Je me suis réveillé à 14h50 , les yeux en vrac et la barbe hirsute , à moitié habillé de la chemise de nuit de ma brune .
Je n’avais d’autre choix que d’évoquer cette vision d’horreur absolue pour prouver à cette dernière que non , je ne suis pas sorti avec un transsexuel poilu hier soir et qui aurait porté sa chemise de nuit , mais que c’est bien moi qui l’ait souillé de mes (tendres) poils .
De quoi la rassurer , en somme .
Le couple est la condition de vie la plus effroyable qui soit , à l’exception toutefois du célibat . Churchill
(si si , vérifiez (pas trop) !)
Bien que je sois encore à 8 mois de battre ma durée maximale de vie trépidante en couple , ce qui déjà à ce niveau relève de la performance olympique sachant ma propension à foirer des histoires biens quoique je persiste à souligner que larguer Fanny était vraiment de la légitime défense (c’était ca ou je devenais aussi bon vivant que Laurent Fabius , le choix n’était pas franchement cornélien , dès lors) , il me semble nécessaire à ce jour de faire le point sur quelques bizarreries couplesques que les célibataires endurcis auraient tendance à oublier un peu vite .
Mais que les maqués ont indéniablement bien en tête , eux .
Pauvres de nous , tiens .
Il se trouve , que nous autres , hommes , adorons par dessus tout , c’est bien connu , les petites soirées ciné , agrémentées d’un mignon repas romantique avant ou après , et surtout , nous adorons prodiguer de doux massages tout décontractant pendant des heures durant , ne laissant à la place du dos , des épaules , du cou , des fesses et des jambes , sans oublier les pieds de nos douces copines , qu’une zone de sérénité n’ayant rien à envier à la douceur de vivre de la chambre d’un sénateur au crépuscule de sa carrière .
Célibataires , ne vous pendez pas tout de suite .
Sauf que . Il arrive que les forces démoniaques , Satan , le mal absolu , des ultras de l’ump , bref , toutes les plaies de la terre déboulent cyniquement dans le petit monde d’un couple , sous la forme d’une bande de joyeux drilles nommés communément « potes de lycée » , peu habitués -les enfoirés- à ce que vous soyez indisponible , disposé que vous l’avez toujours été aux murges les plus décadentes .
C’est vrai , si si .
Hors , il se trouve que ce débarquement de l’apocalypse est souvent , étonnamment , assez mal vécu par votre mie , peu encline à comprendre que vous puissez de la façon la plus déroutante qui soit être quelque peu enclin à vous joindre à cette nouvelle forme de croisade du mal sur terre (entre autre) .
Dès lors , ce sont souvent des scènes atrocement déchirantes que doivent vivre les infortunés maqués . Pris dans l’étau insoutenable de leur brune d’un coté , du rhum tequila vodka de l’autre , n’importe quel autre male compatissant les soutiendrait , et comprendrait que « ok , on peut choisir la douceur d’une nuit romantique parce que c’est ce qu’on préfère (malgré tout) » , mais que « l’attrait d’une nuit légèrement plus mouvementée sonnait (toutefois) quand même agréablement à nos oreilles » .
Sauf que nos brunes sont étrangement peu réceptives à ce dernier argument .
Si , et par malheur , vous montriez fut ce plus d’un quart de demi seconde pour répudier sans ambiguïté vos amis , les congédiant comme les malpropres qu’ils sont , ces cloportes infâmes , et si , oh grand dieux inconscients que vous êtes , vous ne donniez pas parfaitement l’illusion que cette décision est totalement la votre , et qu’elle ne vous a par conséquent pas été du tout imposée sous la torture (« plus de bisous pendant un mois sinon ! ») , alors non seulement vous auriez congédié les forces du mal sans faire un brin de chemin avec elles (ce qui est toujours rageant) , mais en plus , votre incroyable volonté et sagesse auraient été versés en pure perte (ce qui est encore plus rageant) , la colère de votre brune s’additionnant à la perte définitive et irrémédiable de la soirée câlin que vous aviez in extremis privilégiée .
Et la traiter de chieuse (dans votre tête) n’y changerait rien , en plus .
Voyez célibataires , voyez donc les affres douloureuses par lesquelles , si votre insignifiante vie sociale ne vous avait agréablement épargnés (tas de veinards) , vous auriez pu passer , ces soirs de désespoir où agrippés à votre balcon , vous auriez pleuré de rage de passer une soirée lamentable sur votre canapé pendant que votre brune bouderait dans votre lit , et que vos amis boiraient sans vous de quoi faire passer Gargantua et Jean Louis Borloo pour des amateurs …
Nota Bene : Et le pire dans tout ca , c’est que autant j’ai pu affabuler sur la nuit de désespoir , autant je risque de passer quelques nuits monstrueusement chastes quand ma brune aura lu ses quelques lignes …
