3 juin 2007
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Lorsque l’on est jeunes et beaux , et que notre âge insouciant nous permet de courir au grand air aux milieux des chevaux dans une prairie verte et sans trop de lapins (je nourris une phobie du lapin . Non , je rigolais) , lorsque l’on sort avec une fille , le seul , unique et paisible objectif qui prévaut est « battre mon record de temps passé avec la précédente » .
Ce qui est rarement difficile lorsque l’on a pas passé le cap de la semaine .
Par la suite , et parce que les petits cons ne savent pas rester sagement à une taille décente et se sentent obliger de dépasser le mètre 73.5 ce qui m’énerve mais passons , vient un jour ou des envies lubriques viennent occuper notre esprit , trépidant dans notre maladif cerveau de façon plus éloquente qu’un banc de cgtistes barbus sur des rails un jour de rentrée scolaire .
Pour causer vulgairement : on songe à la possibilité de faire soi même des galipettes , et non plus se contenter de regarder en boucle la scène de cul du « nom de la rose » .
J’adore ce film , au passage .
Naïvement , j’ai longtemps cru que le couple n’était dès lors que la reproduction à l’infini de ce concept naïf et lycéen (quoi pléonasme ?) que je m’en étais fait : des relations courtes , sans grand lendemain , se terminant parfois autrement que dans le sang -mais parfois seulement- , n’ayant aucune conséquence sur ma vie et sur celle de mes désespérées conquêtes .
Grosso modo , je ne faisais que passer , en somme .
J’ai commencé à me rendre compte que quelque chose avait changé avec Erika . Pardon . Je rectifie : Erika m’a amené à penser qu’il était sur terre une race d’êtres masochistes et probablement martiens , qui loin de profiter de la vie au jour le jour (carpe diem et compagnie , quoi) , s’emmerdait à réfléchir sur des concepts aussi barbants que Marcel Proust , que je salue au passage , concepts tordus que sont « que vais je faire plus tard » et « ais je envie de me marier , avoir des enfants , et avec cette personne ? » .
Non mais sérieux , y’en a je vous jure .
Avec Fanny , je me suis aperçu , sans pour autant devenir un des crétins torturés évoqué ci dessus , que si je ne me posais pas encore la question « serais je encore avec elle la semaine prochaine ? » , qu’il était peut-être un brin idiot de rester avec une fille qui me plombait assez régulièrement le moral , bien qu’elle avait je le concède la charmante habitude de tenter de sourire entre 10 crises de larmes .
Environ .
Aujourd’hui … Alors que mes collocs m’annonçaient , il y’a un mois de cela , qu’ils comptaient mettre fin à cette joyeuse épopée qui fut la nôtre pour des raisons obscures qui sont les leurs , la raison première du coût de la colloc me semblant finalement assez surprenant lorsque j’apprenais leur désir de refaire une colloc en septembre avec un autre 3eme larron -que moi , vous l’aurez compris- , je me retrouvais confronté à la question de prendre ou pas un appartement avec Brune .
Ne videz pas votre verre de whisky dans l’évier , vous avez bien lu .
L’appartement est trouvé . Le dossier , bien que j’ai du y retourner une demi centaine de fois , est déposé . Le bail est signé . La copine est bien disposée .
Et moi ?
… bon dieu , j’ai peur .
Je suis foutu , les gars .
Et le pire , c’est que je suis content de l’être .
Published by Kane
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Le Nico préfère la Brune
2 juin 2007
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Sans doute en raison du nombre de fois ou ma sœur m’abreuvait de Walt Disneyries , je suis attaché à un mythe particulièrement éprouvé en cette sinistre époque que l’on nomme 21ème siècle , dans laquelle des tordus prétendus coiffeurs font croire à de pauvrettes un brin naïves que leur charme prendra toute son ampleur lorsqu’elles auront la coupe de Demi Moore dans GI Jane .
Je suis attaché aux cheveux longs .
Probablement ais je une vision des filles passablement consternante , à savoir que se sont de toutes petites choses fragiles qu’il faut protéger de ses gros bras du haut de son mètre 73,5 , et à qui il faut tenir la porte , et qu’il ne faut jamais , ô grand jamais contredire même lorsque l’on sait qu’elles ont pertinemment tord .
Par exemple lorsqu’elles prétendent avoir le sens de l’orientation .
Mais donc , disais je , en pseudo romantique apocalyptique que je suis , j’ai toujours recherché chez les filles avec qui je sors ce coté petite fille fragile , celle la même que tente de mimer dans le désastre le plus absolu Cécile de France dans les poupées russes , à la demande expresse de ce con de Xavier que tout le monde a envie de baffer sans modération lorsqu’il reste dans son minable train au lieu d’aller coïter comme il se doit avec l’anglaise à même le quai de la gare .
Avouez que vous l’avez pensé , si si .
J’aime les petites filles fragiles . Sans doute parce que je n’ai pas été loin d’être le plus abominable des frères qui soit , je dois aujourd’hui éprouver le besoin d’expier mes péchés familiaux en me prouvant qu’après tout , je suis capable de jouer le rôle d’un petit ami exempt de faiblesse , prêt à défier le monde pour protéger sa petite amie avec plus de force de caractère qu’Albator s’en prenant à de vilains humanoïdes .
Cela alors que j’étais pas loin d’enjamber la balustrade de mon balcon pour calmer mon ulcère naissant , alors qu’une employée de la Cour d’Appel de Montpellier s’apprêtait à me lire la décision que j’attendais depuis 4 ans .
Mais attention . Une petite fille fragile se doit donc de répondre à des stéréotypes mielleux , à faire passer l’épouvantable série se déroulant dans une cabane insalubre paumée au milieu d’une prairie chiante à mourir pour un film d’horreur interdit aux boutonneux de moins de 18 ans .
Qu’elle ait les cheveux longs ait une condition indispensable .
J’insiste .
(…)
2004 .
Cela faisait plusieurs mois que Virginie était devenue ma maîtresse officielle , celle qui l’espace d’une nuit endiablée allait me faire oublier les tracasseries du jour lorsque tout à coup , alors que je ne savais plus quelle banalité débiter pour retenir sa maigre attention , elle me faisait comprendre très subtilement qu’il lui plairait de passer du salon à son lit , qui avait beaucoup vécu ceci dit en passant .
Nous battions de véritables records en matière de déshabillages , au point que je n’avais pas fini de débiter la banalité que j’avais commencé quelques secondes plus tôt alors que nous étions déjà en pleine levrette frénétique .
Indéniablement , cette fille avait un talent inné pour la levrette .
Un soir qui arrivait longtemps après la dernière de nos séances de remue oreillers , elle m’appela , une petite voix enjouée au téléphone , me promettant une grosse surprise si je venais .
En manque de sport de chambre et à une heure très tardive , je ne pouvais qu’acquiescer plus vite qu’un leader de gauche se voyant proposer le ministère des affaires étrangères , fut-ce d’un gouvernement de droite .
Kouchner , je t’ai compris .
Sur le chemin menant chez elle , je réfléchissais à la dite surprise , les hypothèses les plus sexuellement tordues se bousculant plus vite dans ma tête qu’une crétine foule à l’annonce d’une alerte à la bombe , la démarche mal aisée par une grosseur naissante et tiraillante , ne dissimulant que très difficilement mon émotion , sinon l’excitation qui était la mienne à l’idée d’aller transpirer à l’envie dans les draps de la demoiselle .
« Je vais baiser ! Je vais baiser ! Je vais baiser ! Je vais … »
Le manque n’est pas source de poésie , convenons en .
J’arrivais sur place . Elle m’ouvrait la porte à distance , ce qui prolongeais de quelques secondes de plus l’insoutenable attente objet de mon dernier objet de contrariété en cette heure indécente .
De nuit , les loups garous ne sont qu’une lointaine légende à coté d’un Nico célibataire .
Je montais quatre à quatre les marches qui me séparaient encore de mon futur orgasme . Elle m’appelait de sa salle de bain , ce qui me suffisait à imager en un temps record des préliminaires aquatiques .
Je rentrais dans la salle d’eau .
Et me glaçais d’effroi .
A terre , Virginie me souriait . Elle tenait dans sa main un pic à glace une paire de ciseaux .
Et dans l’autre ? La majorité de sa chevelure , qu’elle contempla alors avec un air de « ca y’est , j’ai enfin franchi le pas qui me séparait de la femme moderne , de la Demi Moore de Gi Jane ! »
... Autant vous dire que j’étais sur le chemin du retour moins de 10 secondes après cette vision d’horreur .
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Nick Attitude
27 mai 2007
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18:58
Lorsque je rencontrais Brune il y’a 9 mois de cela , l’une de mes premières préoccupations , priorités et envies était de l’emmener dare-dare à Calicéo , ce paradis sur terre n’ayant rien à envier à un Neverland où le capitaine crochet aurait enfin empaillé ces criards de mioches abrutis , ou aux jardins de l’Elysée enfin débarrassés de Bernadette Chirac .
Et non , le but de la manœuvre n’était absolument pas de l’apercevoir quasi nue avant l’heure .
Comme si c’était mon genre , tiens .
(…)
9 mois plus tard .
L’accès aux bassins de Calicéo étant aussi onéreux que l’ensemble du programme spatial Apollo , Brune et moi nous décidions , sur les conseils dithyrambiques d’une amie , d’aller jeter un coup d’œil du coté de la piscine de Colomiers .
A propos , un petit Flash-back s’impose .
Vous souvenez vous de cette histoire que je vous narrais naguère , sur cette abominable calamité de l’éducation nationale que j’avais prénommé « Heir Julia » pour son sens de la courtoisie n’ayant rien à envier à celui de Bernardo Guy ? Parfait . Un jour , cette garce se mit en tête de m’humilier une nouvelle fois en me faisant cette remarque saugrenue :
« Senor Nicopoi , vous vous doutez que j’ai eu à votre propos (au conseil de classe , sic) des mots dithyrambiques … a propos , selon vous , cela signifie que j’ai dit quoi de vous , lorsque je dis dithyrambique ? »
Ne connaissant pas la signification de ce terme , et vu l’habitude de cette givrée à m’incendier d’injures , c’est tout naturellement que je répondais :
« Eh bien je suppose que cela veut dire que vous avez dit de moi que je suis un crétin fini , ne connaissant rien à rien , un menteur , un hypocrite et un faisant ? »
Rires dans la classe .
Tas de morveux .
« Non , dithyrambique signifie élogieux , Senor Poirier . Mais comme c’était ironique , vous étiez dans le vrai . »
Je déteste le dithyrambisme .
Fin de la parenthèse .
Pour aller de Toulouse à Colomiers , il existe deux possibilités :
- prendre sagement sa voiture , et y arriver en 10 minutes ;
- croire que Toulouse est une grande ville , que la ligne C de métro existe réellement alors qu’il ne s’agit que d’une vague correspondance d’un train de banlieue insalubre -toutes les heures environ- , débarquer en plein cagnard au milieu de nulle part dans un concert de circulation automobile insoutenable . Durée de trajet : une heure trente .
Si vous cherchez encore la solution privilégiée par un Nico , cela signifie que vous n’avez découvert ce blog il n’y a que quelques secondes , ou que vous n’avez pas scrupuleusement suivi les recommandations de votre médecin lorsqu’il vous a dit « attention , c’est sérieux ! Un diabète , on ne rigole pas avec … » .
Très sérieusement , je me demande ce qui est passé par la tête de l’abruti qui un jour s’est assis à sa table à dessins , et qui m’a pondu ce capharnaüm dantesque que l’on nomme gentiment Colomiers . C’est bien simple , Colomiers donne l’impression d’être un Mc Drive géant , un no man’s land où la simple idée à voix haute exprimée de se déplacer à pied pourrait paraître asociale .
L’enfer , vous dis je .
Le Nico ayant une tendance à vouloir paraître galant , je m’étais senti obligé de proposer de porter le sac de piscine que ma brune avait eu l’outrecuidance de vouloir soulever jusque là , au risque d’endolorir ses petits bras chétifs mais tout doux , si si .
… Non mais sans blagues , j’ai cru me décrocher la mâchoire plus sûrement que la fois ou Clément avait tenté de m’initier à sa science de la muscu .
En ce qui me concerne , il n’est pas rare que je me rende à la plage ou à la piscine en nonobstant qu’une serviette pourrait pourquoi pas et potentiellement me servir . Alors pensez vous : quand je pense effectivement à en prendre une , qui n’ait pas -qui plus est- servie plus de deux mois , c’est jour de fête .
Imaginez dès lors la stupéfaction d’un Nico suant le Pacifique , qui s’étant interrogé sur ce qui pouvait peser autant dans le sac de piscine préparé par sa brune , découvre en tentant de garder son calme : du gel douche , des vêtements propres de sa brune , deux serviettes propres pour la piscine , et la même chose pour la douche …
J’en suis encore coi .
Et transpirant , aussi .
(…)
"Je passe , ou je ne passe pas ?"
Parmi les phobies qui sont les miennes , il en est une que j’ai nourri depuis mes 10 ans et les quelques années qui suivirent et que je passais à me gratter les pieds au sang parce qu’un sale type avait contaminé la piscine ou nous rendions avec mon école .
J’ai nommé ce chaudron de l’infamie , ce bouillon d’hépatites en tout genre que l’on appelle sobrement pataugeoires .
Sur la pointe des pieds et les poils hérissés à donner des bouffées d’angoisses à un hérisson , je traverse la flaque , non sans un haut le cœur bien ressenti . Heureusement , l’eau glacée du premier bassin dans lequel je m’enfonçais ensuite allait très vite détourner mon attention , non sans douleur d’ailleurs .
Si quelqu’un recherchait un raccourci pour l’Arctique …
Maussade et regrettant amèrement mon Calicéo à moi que j’aime , je décidais toutefois d’aller me détendre un peu en prenant la direction du toboggan , considérant qu’après tout , il n’y a pas d’age pour faire le con . Je jetais toutefois un regard inquiet au drôle d’énergumène faisant la queue derrière moi , ce dernier ayant une propension assez bizarre à fixer le vide tout en prononçant à répétition un mot pas très -selon moi- explicite .
Ca donnait ça : « Gnu … gnu … gnu … »
Bah . Je montais l’escalier assez vite , et arrivé en haut , m’engageais dans le toboggan confiant et tranquille .
… Je n’avais pas glissé 7 mètres que j’entendais derrière moi un bruit sourd , et des « gnu … gnu … gnu … » raisonner triomphalement dans le toboggan …
Ce furent les secondes les plus angoissantes de ces 7 dernières années .
Et je compte prendre un abonnement à Calicéo . A l’année .
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Nico Lagaffe
25 mai 2007
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Un réquisitoire cruel de l'autorité parentale .
J’ai beau essayer de comprendre , je n’y arrive pas .
Nous nous sommes installés dans cet appartement en 1997 . Nous sommes en 2005 . Il y a donc 8 ans que nous y vivons tous les 4 .
Aucun n’a été exilé ou envoyé en pension , malgré une forte envie parfois et pas qu’en me rasant .
En 8 ans avec 2 maladroits et un chat fou , il y a eu des changements de décor , ou d’objets du décor, je ne le nie pas .
En 8 ans , certains meubles meublant (comme disent les notaires et les cuistres) ont changé de place ou ont été subrepticement remisés le long du trottoir . Ca aussi , je le confesse .
Mais dans l’ensemble , chaque chose est à sa place , et chaque place a été choisie pour son côté pratique et/ou esthétique . Et même les 2 quand c’est jouable .
Alors que je faisais , de temps à autres , subir des montées de taux d’adrénaline supérieures à toute quantité connue (et non scandaleusement blâmable) à ce pauvre chat , je veillais malgré tout à ce que « son » territoire ne subisse pas de modification trop stressante .
Cette longue introduction pour dire ma surprise , ma stupéfaction , bref , mon effarement quand , après un week end passé à l’extérieur , je retrouvais l’appartement que nous avions contraints et forcés du laisser à Nicolas , pensant qu’il l’utiliserait à bon escient pour « réviser » .
A ce propos , je tiens à préciser qu’il faut vraiment être parent pour utiliser ce mot et lui accorder la moindre signification ! Dans la bouche de son rejeton , « réviser » englobe toutes sorte d’activités diverses et variées , à la condition expresse que les dites activités n’aient aucun rapport avec la vie scolaire , les études ou les examens .
Par exemple , quand Nicolas allait à 10 km à pieds , en pleine nuit , retrouver sa copine , il « révisait » .
CQFD .
Donc , je récupérais mon appartement . Officiellement , il était rangé et les traces des « révisions » devaient en être extirpées . D’ailleurs , Nicolas était sincèrement persuadé qu’il
avait fait ce qu’il fallait pour .
Mais trop de révisions , cela laisse toujours des traces .
C’est bien connu .
Disons , dans le désordre :
- Le bar avait subi une attaque frontale et les cadavres de bouteilles étaient debout , rangés mais vides comme le cerveau d’Eve Angeli .
- Une odeur de tabac froid flottait dans l’air à faire râler le cow-boy Marlboro.
- Les plantes vertes (je ne parle pas des amies oubliées de mon fils …) semblaient sorties du décor d’ « Apocalypse now » , manifestement napalmées ou victimes de l’agent orange .
- Certains livres de la bibliothèque avaient été prestement mais mal rangés (le Kama Sutra illustré , L’éducation sexuelle amusante , photos de tournages de l’excellent film Histoire d’O) alors que curieusement , ni Mauriac ni Koestler -par exemple- n’avaient étés ouverts.
- Une ampoule sur deux était grillée (je ne me l’explique toujours pas) .
Mais surtout , et c’est là que je voulais en venir , les tapis étaient dans le « mauvais sens » (rectangulaire, le côté le plus large avait changé d’orientation) et même avaient été remis à l’envers ! Certes celui qui avait subi cet étrange sort était un tapis-coco réversible , mais l’évidence aurait sauté aux yeux de Stevie Wonder .
Le chat lui-même reniflait l’horreur avec un regard intelligent auquel je n’étais pas habitué .
Je passerais sous silence le trou de cigarette en plein milieu d’un tapis , et que cachait misérablement un catalogue opportunément posé dessus , ainsi que les rideaux du salon qui avaient changé de forme et de texture (c’étaient ceux de ma chambre !) .
Je ne parlerai pas charitablement non plus du dessus-de-lit de ma chambre qui , posé n’importe comment , indiquait clairement qu’un crime de lèse-parentalité s’était commis à l’intérieur .
L’intention y était , vous l’aurez compris .
Mais ce qui m’effarait le plus , ce n’était pourtant pas que l’appartement , laissé dans un état proche de la salle d’opération d’un chirurgien maniaque , évoque à notre retour le passage des Ardennes de Gudérian (1945) .
C’était qu’invariablement , Nicolas s’offusque dans un accent de sincérité frôlant celui de Georgina Dufoix de mes douces récriminations , me servant avec un culot assez monstre cette petite réplique dont , pour être franc , je ne me suis toujours pas remis :
« c’est fou , tu vois tout … »

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Le jeune Nicolas
24 mai 2007
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Ma brune a perdu son verre de menthe , saurez vous le retrouver ?

Grand jeu concours : Votez avant demain 13h pour qu'un des éléments de cette photo disparaisse* !
* chaussettes hors concours . Jeu sans obligation d'achat , dans la limite des Nico disponibles .
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Autour du Blog
24 mai 2007
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« Nico , tu as déjà fait de l’auto stop ? » , me demanda t’elle ingénument .
L’embardée que la voiture faisait instantanément , et l’expression terrifiée qui coloria mon visage lui apportèrent un semblant de réponse .
(…)
Septembre 2004
Cela faisait déjà 3 jours que je faisais les vendanges en compagnie de Clément , dans un coin si retiré de la civilisation que je m’attendais tous les soirs en tentant de m’endormir à ce que les vikings débarquent joyeusement , sinon Attila lui-même .
Mon mal être était particulièrement accentué par le fait que je découvrais par ailleurs les joies des « a coté » des vendanges , à savoir cette étrange et lancinante sensation provoquée par le moindre mouvement du dos , sans parler de la terreur provoquée par l’objet tombé au sol , à la simple idée qu’il va falloir le ramasser .
C’est d’ailleurs a ce type de détail que l’on reconnaît quelqu’un qui a fait les vendanges , à cette étrange façon de ramasser les objets en utilisant tout le catalogue de contorsions possibles et (in)imaginables pour se baisser sans se pencher d’un quart de poil .
Je n’ai jamais été poignardé , mais je ne sais que trop depuis ce sombre mois de Septembre 2004 à quel point César n’est pas si à plaindre que ça .
Chochotte , tiens .
Bref , lorsque le dimanche se décida enfin , c’te feinasse , à pointer le bout de son nez , je disposais de toutes les raisons les plus sérieuses pour pioncer joyeusement , et rêver pourquoi pas de greffe de colonne vertébrale et de castration de viticulteurs .
Sauf que . Entre autre de mes nombreuses tares , il en est une qui arrive à me faire lever un dimanche matin à 6h , quand bien même il me faudrait pour cela me traîner à quatre pattes en gémissant à chaque mouvement dépassant les 10cm/heure .
Véridique .
Voyez vous , j’exècre les beaufs qui beuglent ignoblement devant 22 abrutis visiblement non dotés du sens de l’orientation vu leur propension à changer de direction toutes les 5 secondes .
De la même manière , j’ai une tendance à considérer que si le rugby peut être marrant une fois ou l’autre à suivre , particulièrement quand Paris Toulouse gagne , suivre tous les matchs avec la concentration d’un courtier sur les variations du cours d’Eurotunnel me semble aussi réverbatif , que disons le , passablement crétin .
Mais j’aime la Formule 1 .
Nico , ou l’art de perdre tout son lectorat féminin en un post .
C’est ainsi que ce dimanche matin là , je me traînais péniblement jusqu’à la télévision à une heure indécemment matinale , tout à l’espoir que mon pilote fétiche gagne enfin son premier grand prix . Logiquement , j’ai effectivement jeté mon dévolu sur le pilote le moins prometteur de ses 30 dernières années , j’aurais probablement mal vécu de soutenir un gagnant .
Question de principe .
J’allume la télévision .
Crishhhhhhhhhhhhhhh .
« Oups . » , commentais-je sobrement .
Détail amusant , et tout à mon étourderie , j’avais oublié que cela faisait plusieurs jours que nous étions contraint de suivre les inépties de M6 en lieu et place de celles de TF1 , tellement plus ludiques , la télévision de Clément n’ayant probablement pas voulu cautionner que l’on prépare notre cerveau à de la « disponibilité » pour coca cola .
J’aimerais tout de même que l’on m’explique en quoi regarder 10 poufs jouer à « baise mi et baise moi » sur une île serait censé me donner envie d’acheter du coca . Mais je suis sceptique de nature .
Catastrophe . Le Nico en panique commence fort logiquement à se beugler dessus et à se traiter de tous les noms d’oiseaux habituels en récompense de son éternelle étourderie .
Puis , dans un moment de colère vindicative , enfile les chaussures qui traînent à sa portée , visiblement pas les siennes mais il s’en fout , et d’un pas décidé , part en chasse d’une télévision plus coopérative .
Mes plus grandes folies sont les plus spontanées .
C’est d’ailleurs mon drame .
Sauf que . Le village ou je me trouvais comptait probablement moins de villageois que Verdun en 1917 , statistiques peu flatteuses qui chutaient encore violement si on prenait par méchanceté le sadisme d’en retirer les moins de 80 ans .
Alors la télévision , vous pensez .
Mais j’avais décidé que , lorsque l’un des ouvriers agricoles me retrouverait le lendemain agonisant entre 2 grappes de raisin après que je me sois ouvert les veines pour oublier fut ce l’éternité la douleur remontant de mes reins , que ce matin la , j’aurais au moins eu le réconfort que je m’étais promis , à savoir observer 20 abrutis tourner en rond .
Nico , ou l’art de trahir ses convictions pour conserver son lectorat féminin .
C’est ainsi que je me retrouvais un dimanche matin à marcher au milieu de nulle part , sur une route de campagne probablement oubliée des cartes à l’échelle 1/1 , 10 bornes me séparant du village le plus proche et doté avec un peu de chance d’un bar pas trop rustique ou les paysans auraient la gentillesse de ne m’égorger qu’après que j’ai pu voir mon grand prix .
10 bornes . Sous un soleil naissant et déjà chaud . Sans que j’ai pu boire mon café vital . Alors que j’avais la gorge plus sèche que ce qui doit rester de Jeanne Calment .
Je ne pouvais que lever le pousse lorsqu’une voiture arrivait à ma hauteur .
L’inconscient , tiens .
« Bonjour , je vais au village le plus proche .
- Monte . »
Court , clair et concis .
Ca a failli être le résumé de ma vie .
J’étais monté dans l’ignominie suprême . Alors que la portière avait à peine claquée , je me demandais s’il ne serait plus sage de sauter par la fenêtre . J’étais tombé sur des « raveurs » effroyablement maussades , sans doute délogés par une compagnie de CRS pendant la nuit . Leurs chiens , bavant et grognant , semblaient tout en me dévisageant se poser la question de la comestibilité d’un Nico . La techno pulsait dans l’air vicié de la carlingue , une odeur d’un peu de tout me provoquant un début de nausée que la conduite sportive sinon suicidaire du chauffeur ne calma franchement pas ...
(…)
La campagne , c’est le mal .
Avec les vendanges et le stop , donc .

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Nico Lagaffe
22 mai 2007
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Histoires d'Ex
21 mai 2007
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Les aminches , la vérité ne sort plus que de la bouche des enfants (non , je ne citerais pas la blague sur Marc Dutroux … non , je ne citerais pas la blague sur …) .
Hier soir , tout content d’aller voir mes darons revenus d’un week-end à perpette les oies (Thionville , vous connaissez ? 3 maisons authentiques pour 17,3 barres HLM , environ) , je ne m’attendais pas à être reçu avec autant de violence sanguine que celle déployée dans une pub orangina rouge .
Ca a commencé comme ça :
« Au fait Nico , ta grand-mère nous a montré la première partie de ton blog que tu lui as imprimé , et vu que je ne l’avais pas lu , j’y ai jeté un coup d’œil . Autant te dire que j’ai rigolé comme une madeleine jusque tard dans la nuit , alors que ta pauvre mère tentait de dormir paisiblement … »
En gros pour les non habitués à la sémantique parentale : ce n’est pas la faute de mon père si ma douce maman n’a pas pu ronfler comme un paresseux en rut , mais la mienne , puisque coupable d’avoir écrit des lignes amusantes il y’a 2 ans de cela .
Sic .
« Et cela m’amène donc à te dire , que je trouve que tu étais plus rigolo à tes débuts . »
Je cherche des yeux mon club de golf .
« Plus … plus rigolo ? C'est-à-dire ? »
Zut , ou est il ? Ce n’est pourtant pas celui la qui a fini au fond d’un lac ?
« Eh bien , une histoire comme celle sur ton job chez les Bertolino , j’étais gondolé , je te voyais en te lisant rager parce qu’un crétin avait profité de ton absence pour séduire la bécasse de service que tu convoitais , et je sais pas , je trouve que tu écrivais de façon plus imagée … »
Les couteaux de cuisine . Ou rangent ils les couteaux de cuisine ?
« Oui , je sais , mais c’est aussi que j’ai acquis un certain style depuis , et , comment dire , je tente de faire en sortes que ça fasse un peu moins brouillon … »
Pourquoi suis-je venu déjà ?
« Non , non , je trouve que tu avais déjà un bon style à l’époque , d’ailleurs c’est rigolo , tu emploies souvent des expressions sophistiquées , mais on voit que tu ne sais pas les formuler de façon rigoureusement exacte … »
C’en était trop . J’ai passé le reste de la soirée mâchoire crispée à regarder la vidéo de l’intronisation de l’autre Nico . Moins douloureux à écouter , c’est dire .
Bref . Pour paraphraser le curé qui aura un jour l’indécente idée de me marier , « si quelqu’un à une remarque à me faire sur mon blog , aussi détestablement déplacée soit elle , qu’il le fasse maintenant , ou se taise à jamais ... »
En quelques mots non pompeux : critiquez sivouplé , que je corrige le tir .
Ps : Quelqu’un saurait où se trouve l’armurerie la plus proche ?
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Effroyables Mesquineries
20 mai 2007
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Les Prud'hommes
20 mai 2007
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Les Prud'hommes