Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 15:21


J’en avais déjà vaguement parlé dans un des premiers posts de mon blog , mais je pense que entre le fait que mon style ait quelque peu évolué depuis , et que ma capacité à réduire à néant mon quota de crédibilité auprès de mes lecteurs ait pris des propensions pharaoniques , cela vaut la peine de revenir s’étendre la dessus quelque peu .

Après tout , j’en suis plus à un ridicule près .



Vous !
Oui , vous , râleurs invétérés , qui vous plaigniez des affres des transports en communs , qui , quand ils ne sont pas bondés au point de vous donner l’impression de ressembler à cette masse étrange coincée entre deux pains et que Mc Donald assure être de la viande mais oh on me la fait pas à moi , sont peuplés de psychopathes qui eussent ils croisés la route de Hitchcock , se seraient retrouvés couverts de plumes tout un film à faire « croâ croâ » .

Et au moins , ils auraient permis de rendre effrayant un des plus consternants films d’horreur que j’ai vu de ma vie .

Non mais sans blague .

Sachez , tas de zigomars à roulettes , que je vous déteste , et méchamment en plus . Et cette haine odieuse dont je vous gratifie n’est bien évidemment pas du tout due à une jalousie sans équivoque , hypothétiquement nourrie par le fait que dans mon humble jeunesse , je n’ai pu vivre que dans d’abominables centre ville que sont Paris 15ème et Toulouse Jean Jaurès , ce qui me contraignait à marcher , contrairement à vous , chanceux banlieusards de pacotille .

Sérieux , les inconnus sont des amateurs .

Marcher . Mais si seulement vous saviez , ras d’égouts , quel calvaire endure un Nico , lorsque , dans un moment de courage éhonté ou d’inconscience suprême (au choix) , ce dernier se décide à parcourir une distance à pied .

Faut dire , ca a mal commencé dès le départ , comme bien souvent . Petit ,mes parents ne cessaient de me reprendre , me reprochant cruellement de marcher comme Donald Duck , ce qui pédagogiquement était non seulement désastreux , mais psychologiquement conséquent : j’ai certes perdu l’habitude de marcher comme un canard , mais je reste aussi aisé financièrement que l’infortuné canard .

Sans doute l’origine de l’expression « avoir du plomb dans l’aile » .

Par la suite , à cet age cruel ou développement identitaire se mêle joyeusement à l’éruption de spores volcaniques qui élisent refuge sur votre front le jour ou -évidemment - vous comptiez rencarder la blonde de service , mon père poursuivit l’entreprise de démolition de son ado de fils , lui reprochant , tenez vous bien , de marcher aussi « bossu » que Quasimodo , m’assenant de cruels « mais tien toi droit » et de « on va te fixer une planche dans le dos comme à Gaston » qui humiliaient au plus profond de son être votre humble Quasimodo serviteur .

Et drame : J’étais dès lors préconditionné pour devenir l’employé de bureau le plus désastreux qui soit après Gaston .

Nota Bene anti-Anpe : je re-précise , mon blog n’est qu’à prendre au 999ème degré . Evidemment .

Résultat ? Quand , vous , infâmes cloportes profiteurs du système , prenez dans la joie et la bonne humeur des bus tout sympas tout choupis , moi , pauvre de moi , sachez que tout traumatisé que je le suis , je passe par des affres dont nul ne suppose l’horreur sous jacente .

En général , ca donne ca :

Je marche tranquillement , occupé à réfléchir si Gilles de Robien mérite d’être empalé vif ou si lui faire frire les doigts de pieds dans un bac Quick serait plus raisonné , bref , je déambule sans trop me poser de questions , dans une démarche certes atypique , mais bon , encore à peu près dans l’ordre du raisonnable .

Et tout à coup , c’est l’apocalypse .
Sans exagération , bien sur .

Alors que j’avais à peine fini de décider du sort virtuel que je ferais un à Besson qui tomberait dans mes mains (Fear Factor est une usine à idées sadiques non négligeable , je dois bien le dire) , aucune nouvelle idée traversait mon esprit , ce qui l’amenait , en manque de matière première , à s’arrêter sur la futile considération que je marchais .

Et là , tout se complique .

Marcher , c’est encore à peu près simple si l’on y porte pas attention . Mais , et vous me maudirez après avoir lu ces quelques lignes avec la même vindicte que celle que porte Haddock au lieutenant Alan quand celui ci lui pose l’énigme « la barbe … au dessus , ou au dessous de la couverture , capitaine ? » , regardez vos pieds quelques secondes , et plus rien ne sera pareil .

L’art de dramatiser , y’a pas que TF1 qui le maîtrise .

Oui , regardez les , vos pieds . Et pour peu que votre prénom commence par un N , vous vous demanderez s’il est normal que vous les balanciez loin devant vous , ce qui implique que votre genoux soit effroyablement rigide , que votre dos soit guindé et que au final , John Wayne n’ait rien à vous envier .

J’avoue avoir une lourde tendance à me pourrir la vie .

Votre nom commence par un P ? Vous vous demanderez l’usage adéquat à faire de vos bras , tentant de les caler d’une manière pas trop grotesque de préférence , essayant vainement de les laisser se balancer comme le mec qui vous a doublé avec une vraie démarche virile , mais votre contrôle à vous ressemblera plus à la Gay Pride tendance 1978 qu’à l’allure de Pierce Brosnan faisant ses courses à Intermarché d’Oradour sur Glane .

Non , je ne fume rien d’autre que des Camels Médiums .

Lorsque je voguais l’air de rien du coté de mon université , histoire de voir si le droit ne serait pas une matière totalement , inutilement réverbative (je cherche toujours la réponse) , j’arrivais plus ou moins à marcher sans trop ressembler à un primate , ce qui était somme toute un tour de force indéniable me permettant l’espace de quelques heures de me fondre dans la masse des pingouins endimanchés , plus habitués , de toute évidence , aux contrées austères .

Cela jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec Julie , « l’ex » .

Ne nous adressant plus la parole depuis 4 ans et de vains mots que j’aurais pu avoir , nos rencontres dans les couloirs d’UT1 recréaient l’espace de quelques furtives secondes l’ambiance de Psychose , où entachés d’une fierté décuplée , nos regards cherchaient par tous les moyens de faire mine de ne pas avoir reconnus l’autre .

A presque 24 ans , je peux difficilement dire que j’en suis pour autant quelqu’un de mature .

Sauf que . Si mon regard avait une tendance subite à se retrouver étonnamment accroché par le plafond de la fac , ou si la discussion de la moche de service me tenant la jambe prenait tout à coup un intérêt monstre , il était un indice subtil qui devait montrer à mon ex blonde que j’étais somme toute pas encore totalement « guéri » , et que d’une certaine manière , ces rencontres fortuites ne me laissaient pas franchement de marbre .

En moins de temps qu’il n’en faut à un kilo de plomb pour pulvériser la tête d’un Isaac Newton , je me retrouvais à sa vue en configuration de marche John Wayne - Terminator - Gay Pride 78 .

… Je veux être amputé des jambes , par pitié .

 

JohnWayne.jpg

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 14:58


Comme je le soulignais très récemment , avec plus de doigté qu'un énarque socialiste désappointé par une défaite politique indéniable ("Consternante branlée" , franchement , n'est ce pas un peu violent ? Tsss) , il est un certain nombre de mythes qui ont la vie dure , ce qui tendrait par ailleurs à démontrer que les idées de Mai 68 n'ont pas tant besoin que ca d'êtres pourfendues , leurs auteurs n'ayant su les défendre autrement qu'avec la conviction et la force de caractère d'un député centriste .

C'est fou comme l'actualité peut comme ça transparaître d'innocents écrits .

Ainsi , je faisais , à l'occasion d'une de ces petites phrases que je ne peux m'empêcher de glisser entre mes paragraphes pour sans doute avoir l'illusion de me trouver vainement drôle (ben quoi ? Ca vaut bien mes comparaisons foireuses , non ?) , la remarque ingénieusement crétine que les "hommes ne pleurent jamais" .
C'est un fait . Nos femelles , toutes à la réflexion de plus en plus poussée qu'il leur faudrait arrêter de sortir avec des blonds libidineux alors que sonnent leurs 21ans et demi , 22 pour les plus brillantes , se refusent des lors de voir autre chose dans le portrait type qu'elles dressent de leur futur mari ( à ne pas confondre avec leur futur amant , ndrl) qu'un homme rassurant , moyennement viril et costaud mais pas trop , un homme qui , armé de sa calculette , saura surtout réprouver les larmes qu'il aurait mérité de laisser couler au moment de régler dans la douleur son tiers payant .

Alors que l'amant aura lui le privilège du droit de pleurer lorsque sa maîtresse lui "avancera" les sous de son loyer sur les deniers de son ménage .

Eh ca y'est , je vais encore me faire massacrer , moi .
C'est un blog , hein ! Je rigole !

... un peu .

Donc , disais je avant de m'emballer dans mes envolées lyriques habituelles , les hommes ne pleurent pas .
Un fait établi , soit .
A priori , on peut même en déduire , un peu à la façon de cette fichue réciproque au théorème de Pythagore dont tout le monde se fichait éperdument , que si les hommes ne pleurent pas , cela signifie que tout être surpris en train de pleurer est , par déduction , une sombre chose informe s'apparentant à tout , sauf un homme .

Si si , par déduction .

Mais il est une autre chose qui me tient particulièrement à cœur , une vérité absolue devant l'éternel et qui , fut-elle contredite une fois devant moi , me pousserait dans une crise personnelle poussée et susceptible de m'obtenir un ticket définitif pour une clinique psychiatrique , aux cotés du fils de Michael Jackson et disons (par exemple) du fan de Pascal Sevran ( Tiens , ca aussi c'est une des marques de mon blog , j'avais presque oublié . Bah) .

Roulements de tambour . Présentateurs cois façon Arlette Chabot . Décompte . 3 ... 2 ... 1 ...
"Les Filles ne chient pas" .

Non . Non , les filles ne chient pas . D'ailleurs , tiens , c'est bien simple : elles n'ont pas de système digestif . Tout ce qu'elles mangent disparaît subitement , dans une mignonne et douce magie , loin , très loin des odeurs abominables et traces marrons consternantes que peuvent parfois laisser traîner dans leur sillages , nous , les hommes .

Note personnelle : B. , la prochaine fois que tu pourris mes toilettes ainsi , tu t'exposeras à de dures , très dures représailles .
Note plus générale : "dures" , c'est une image .

Je me souviens d'une chose . Il y'a un peu plus d'un an de cela , j'étais venu rendre visite à une ex , la tonalité de nos dernières discutions msniennes évoquant à pas feutrés la possibilité d'un coit bestial et vengeur qui nous permette de nous ressasser plus que bien volontiers le bon vieux temps .

Tout allait bien .
Bien que nous nous le soyons pas encore avoué , nous semblions bien nous diriger vers une séance de remue oreillers bien méritée , le fait que je sois complètement saoul n'étant pas un handicap , loin de la .

La baise alcoolique , ca a du bon , si si .

Le drame se joua très rapidement . En plus du vin me montant à la tête , des restes de bière me poussèrent à aller satisfaire un (autre) besoin impérieux et naturel

... Une horrible masse sombre flottait au fond de la cuvette .

(...)

"Tu sais , tu peux dormir ici" tentait-elle alors que j'avais déjà défoncé la porte de son appartement pour fuir loin , loin de l'horrible vision ...

Camisole.jpg

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 12:40

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 12:48


Octobre 2004 .

Il y’a des fois comme ça , ou j’accuse une baisse de moral assez violente , somme toute pour des raisons assez injustifiées . C’est vrai : après tout , il n’y avait pas de quoi fouetter un chat que je me sois fait larguer par ma mexicaine , que je me sois ramassé en beauté à la fac , et que la boite pour laquelle j’avais postulé m’avait trouvé trop nerveux pour m’embaucher .

Moi ? Nerveux ? Tsss .
Comme si c’était le genre d’un Nico .

C’est ainsi que je me retrouvais dans l’expresse nécessité de devoir évacuer mes sombres ruminations , aussi enclin à la bonne humeur que ce bon vieux Louis XVI cherchant le sommeil le 12 Janvier 1793 .

Si seulement il avait pu écouter « Over My Shoulder » avant de s’endormir , la guillotine le lendemain ne lui aurait semblée que plus douce .

Dans ce genre de situation , j’ai toujours trouvé refuge auprès de la Garonne , cette bonne vieille pote toujours prête à écouter mes élucubrations vociférantes , quelles soient fondées (« Pourquoi n’ais je pas essayé mes chaussures avant de les acheter , j’aurais vu au moins que ses saloperies s’illuminent à chaque pas ! ») ou plus contestables (« D’abord , je suis sur qu’elle sort avec lui juste pour avoir des papiers français , qu’il la larguera , qu’elle sera renvoyée en pirogue dans son pays et qu’elle finira pute dans un bordel de la banlieue de Mexico . Et se sera bien fait pour sa pomme , à cette salope ! ») .

Faut bien se défouler , quoi .

Ce jour là d’Octobre 2004 , j’étais franchement d’une humeur aussi joyeuse qu’un candidat écologiste au soir du premier tour d’une élection présidentielle , et bien que franchement dans un état d’esprit à déclencher une guerre préventive contre l’Amérique Centrale et par exemple le Mexique (par exemple , hein) , j’étais plus franchement désappointé qu’autre chose , les yeux perdus dans la Garonne , une vague gouttelette à l’œil plus durement réprimée qu’un manifestant Nord Coréen .

Les hommes ne pleurent jamais , c’est bien connu .

« … et nous prions les passagers de bien vouloir rester assis durant la manœuvre , notre bateau va maintenant s’engager dans la passe du canal de Brienne … » .

Allons bon , on peut jamais se livrer à la répression des émotions intérieures tranquillement , dans ce pays ?
Une bête péniche arrive à ma hauteur , masquant méchamment mon horizon , perturbant ma rêverie de régime dictatorial oppressant les contrées hispaniques , mais plus grave , m’exposant à la vue de bêtes touristes crétins , affublés d’appareils photos qui ne serviront à rien d’autre que de faire braire leurs potes à leur retour au pays , quoique les photos intitulées « petit Français tentant de garder son calme » puissent apporter une touche de bonne humeur aux soirées projections envisagées .

D’autant qu’il était évident que j’avais le plus grand mal à le garder .
Mon calme .

« Bonk » .

Mais qui m’a foutu un dégénéré invertébré pareil ? L’abruti qui s’affuble d’une casquette de marin sans peur du ridicule -a tord- vient de prendre toutes les directions , sauf celle du canal . Autant pour moi : pour être rigoureusement exact , la péniche a heurté le parapet .

Pile à l’endroit ou je suis , évidemment .

Les touristes me regardent comme une bête de foire . Moi , je tente de rester dans mes idées noires gentiment , sans faire de mal à personne ailleurs que dans ma tête .

Ce qui est déjà pas mal .

« Bonk »

Putain !

« Le commandant s’excuse , nous avons une certaine difficulté à aborder le canal comme vous aurez pu le constater … »

Constater ? Nom de dieu , morue , vous allez dégager avec votre rafiot à la noix ?

« Bonk »

C’est ainsi que ce jour là , au bout de 15 , 15 longues minutes pendant lesquelles un handicapé des eaux tentait de manœuvrer un bateau avec la dextérité d’un tétraplégique en phase finale , un Nico à l’origine tristounet eut l’occasion de ruminer sur l’existence d’une entité supérieure à l’humour proche de celui de Bigard et de , disons Pascal Sevran , entité qui contrairement à l’idée répandue qu’elle serait la pour faire le bien , serait uniquement consacrée à pourrir les rares moments de décompression d’un Nico ayant cru naïvement que la Garonne l’aiderait à souffler un peu , en gâchant sa vue et sa tranquillité en lui collant sous le nez une bande de touristes crétins et ironiques .

Je reste persuadé que le dernier « Bonk » qui raisonnait alors que je m’éloignais dans un état de fureur noire se voulait plus goguenard que les autres .

Jamais sous estimer la mesquinerie d’un Bonk , je vous le dit .

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 13:59


C’est assez marrant , en fait .

Tout le monde , du moins en dehors de ceux qui prônent l’abstention subite et les catholiques pratiquants (3 secondes de silence … 1 … 2 … 3 … c’est bon , on continue) , ne rêve que d’une chose en matière de rapport sexuel , ce fameux jour ou l’on se passera enfin de cette immondice caoutchouteuse que l’on nomme préservatif .
C’est du moins en ce qui me concerne une des principales choses qui m’a toujours obsédé , bien aidé il est vrai par le souvenir assez désagréable de ma première utilisation de cette saloperie plastique .

Il était périmé .
Pour peu qu’il ait été plus grand , l’usage adéquat que j’aurais pu (du) en faire eut été de m’en servir comme matière première pour confectionner un trampoline .

Au bas mot .

Le préservatif ? Dieu eut il été plus tolérant en matière d’étique sexuelle , (il) aurait pu faire de drastiques économies en s’épargnant de déverser sur l’Egypte insectes et autres nuisibles d’une banalité affligeante , remplacés plus comiquement par des préservatifs .

Avouez que la vision vous a fait sourire .

Et pourtant , il y’a quelques jours de cela , je me faisais la réflexion assez saugrenue dans ma tête , que dans le fond , le préservatif avait peut-être au moins un aspect positif , sinon deux en pensant que grâce à lui , j’ai limité à un taux raisonnable la probabilité de voir un jour débarquer une ex et un clone de moi mais en plus petit .

Je rebrosse mes poils et je continue . Ca s’hérisse tellement facilement ces petites choses la …

Donc , un aspect positif , disais je . En quelque sortes , le préservatif évoque inconsciemment ou consciemment (mais ce n’est pas mon cas , je le précise avant de me faire taper par une brune en colère) le souvenir de … la première fois , des premières fois , de toutes ces premières fois ou alors que l’on en était encore jusque là à des mœurs sommes toutes raisonnables avec notre chaste copine , l’on entendait entre 2 gémissements sortir de ses lèvres la phrase , la divine formule reléguant « gloria alléluia » à une simple comptine pour petites têtes blondes , j’ai nommé :
« Tu en as ? »

Petit bémol et pensée émue pour ceux à qui cette petite phrase évoque regrettablement le souvenir nettement plus désagréable d’un hurlement d’angoisse raisonnant dans leur tête , du type « Nooon ! Pas ce soir , j’en ai pas ! » .

Elles sont quand même imprévisibles , disons le .

Vous n’êtes pas convaincus ? Avouez quand même, en dehors du fait que le préservatif évoque dans votre tête le souvenir pas forcément -je le concède- très éloigné du sentiment que l’on doit éprouver lorsque l’on coince sa bite en ayant refermé un peu trop précipitamment la porte de son frigo (la soif de 3h du matin , c’est piègeux) , que lorsque vous repensez à cette petite matinée de Mai 2003 (enfin , c’est un exemple) , ou du haut du lit de vos parents (c’est toujours un exemple , tout le monde n’a pas la chance d’avoir eut des parents disparaissant la totalité de longs week-end) , vous jetiez encore à moitié endormi un regard à ce truc plastique traînant par terre , signe que quelque chose avait définitivement changé , donc , que lorsque vous repensez à ça , le préservatif n’a plus cet aspect abominablement ridicule d’un truc caoutchouteux pendouillant au bout de votre fierté masculine ?



… Ok , se sera toujours ce truc abominablement ridicule .
Désolé Durex , j’ai essayé .

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 10:52
Et encore , ce n'est pas la pire .

Ps : Un vrai article avant la fin de la journée , promis .

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 12:28

Lorsque l'on est bourré , il faut surtout et essentiellement se méfier de ses amis .

... Surtout s'ils sont armés de feutres .

Ps : Vous apprécierez le sens du confort d'un Nico bourré , au passage .

 

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 09:50


Mardi après midi .

« On devrait peut-être mettre de la crème solaire , quand même … »

Faut avouer que pour un mardi après midi , la question semblerait un brin déplacée , sachant que la majorité de la France travaille ou s’époumone sur le résultat de la présidentielle au sein de lugubres bistrots .

Mais vu que nous étions en train de cramer au bord d’une piscine d’un hôtel trois étoiles paumé en pleine campagne du Périgord , la question de ma brune relevait d’une certaine pertinence , je dois dire .

« Peut-être » , fis je en portant mon verre de champagne aux lèvres .

(…)

Nous nous baladions joyeusement dans les petites rues de Bergerac , tout contents de cette journée de luxe que nous passions loin des turpitudes de la vie Toulousaine , plus précisément à des années lumières de la terrasse du Cardinal place Wilson , ou , mon café avait pris une petite saveur amère quand ma banquière était venue interrompre ma rêverie pour me dire bonjour .

La peur de ne pas être crédible la prochaine fois que je lui dirais avec force et conviction que je fais tout pour résorber mon découvert , sans doute .

Ayant fait le tour des restaurants , nous envisagions de prendre une bière pour décider sereinement qui de « la cèpe angélique » ou du « civet parfumé » allait nous voir s’asseoir à leur table .

La vie pose des choix cornéliennement cruels parfois , c’en est étourdissant .

« Ah ! Par contre , il faudrait que je retire du liquide , je n’ai plus un centime » , m’avançais je inconsciemment .

Le pouls s’accélère . Les battements de paupières croissent à un rythme susceptible de flinguer la dernière opération de Mickael Jackson . J’envoie une main molle et moite se diriger sans conviction vers ma poche .

Après avoir fait hystériquement mes 4 poches pour enfin en extirper ma carte bleue , la moitié du travail est accomplie . Reste le plus dur .

Vite , trouver un sujet bateau que ma brune ne voit pas mon anxiété .

« Il a fait très beau aujourd’hui ! » , dis je en tapant très vite mon code .
« L’appareil t’affiche code faux ... » , me répondit elle indéniablement trop aux aguets .

Zut .

« Ah , je n’avais tapé que 3 numéros (damned !) . Oui , donc je pense que le petit restaurant serait … »

Opération refusée .

« serait … » , tentais je de poursuivre sans trop transpirer bruyamment .

Opération refusée .

« vraiment … » , tout en démolissant de coups de doigts frénétiques les touches du clavier de l’appareil malveillant .

Opération refusée .

« adéquat et … Putain de distributeur de merde de mes deux ! Tu vas me le filer mon fric ! »

J’inspire . J’expire . L’image de ma banquière ricanante , s’esclaffant dans un grand rire glaçant , appuyant sur la touche « rejeter cruellement » de son ordinateur à chacune de mes tentatives , cette image abominable empli mes yeux dissimulant que trop difficilement mon angoisse .

Faut avouer que sans un centime sur moi , dans un hôtel de luxe à 300 kilomètres de chez moi et avec dans mon réservoir d’essence à peine de quoi remplir un quart de Zippo , la panique pouvait sembler légitime .

Et l’ironie du sort évidente , aussi .

(…)

« Bonjour , nous … aimerions savoir … si vous prenez la carte bleue , mais surtout si vous accepteriez surtout que l’on vous paye à l’avance … j’ai un doute sur le fonctionnement de ma carte bleue » , tentais je d’exprimer sans trop de bafouillements .
« Désolé , mais nous ne prenons pas la carte bleue … »

Clignote dans ma tête , comme un néon rouge écarlate , affichant son insoutenable sentence :
« Opération Refusée ! » .

Sans doute la raison pour laquelle les gens ne crament pas au bord d’une piscine du Périgord , un mardi après midi …
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 19:12


En y réfléchissant bien , je me demande ce qui est pire . Le Freinage d'un Ter dont les roues n'ont pas été huilées pendant les 5 dernières années , sur des rails expérimentaux en Inox ? Les vocalises d'une candidate à la Chance aux chansons ? Le bruit d'une batterie de marteaux piqueurs laissés en marche par des ouvriers partis en pause déjeuner ?

Ou le réveil coq qui me sortait de ma léthargie ce dimanche matin à 7h , sonnant avec conviction jusqu'à ce que aux alentours de 7h30 , je me décide à le pulvériser d'un poing vengeur ?

Disons le réveil coq .
Mais la chance aux chansons n'est battue que de peu , dirais je objectivement ou presque .

(...)

Aux alentours de 15h , le fantôme que j'étais après 7h de travail un dimanche matin songeait à la volupté d'une sieste , au bonheur de mes draps enfin propres car fait rare datant de moins d'une semaine , bref , à toutes ses petites choses qui rendent la vie douce et mielleuse , un condensé de paradis dans lequel je me vautre avec plus de conviction qu'un cochon dans son auge .

N'y voir absolument aucune comparaison avec mes draps , ou je pourrais me vexer .

Sauf que . Dans un élan résolument citoyen , essentiellement du au fait que cela fait 4 mois que je bassine mes proches pour qu'ils votent conformément à mes propres convictions , je me devais de faire un petit détour par l'isoloir , histoire de ne pas être décapité par des amis incroyablement peu ouverts à l'idée que je puisse avoir sommeil .

Les gens sont si peu tolérants .

J'arrivais au bureau de vote , et , tout en m'interrogeant aux vues des différentes têtes que je croisais sur les sensibilités de chacun , soupçonnant un vote massif pour Pompidou au vu de la quantité de crânes dégarnis provisoirement sortis du Formol , je rassemblais les quelques papiers me restant pour justifier de mon identité , mon portefeuille ayant miraculeusement disparu un mois plus tôt .

A force de posséder des portefeuilles miraculeux , je vais finir canonisé .

« Désolé jeune homme , mais vous ne pouvez pas voter avec votre carte étudiant » .

Sérieusement , elle croit quoi cette dinde ? Qu'avec ma tête de déterré , délinquant récidiviste et fan de Carlos , j'ai que ça a faire de tenter de me faire passer pour quelqu'un d'autre , qui en plus , porterait un nom aussi ridicule ?

Tsss .

A l'agonie , je prenais la direction de chez moi dans la ferme intention de rassembler toutes les pièces d'identité que je pourrais trouver dans mon capharnaüm modèle 14-18 .
Je dois dire que je n'ai que rarement autant injurié une porte d'immeuble que quand je me suis rendu compte avoir oublié mes clefs à mon boulot .

« Commence à sentir le roussi mon bulletin de vote ...» , parvenais-je à marmonner quand mon fiel avait achevé de se déverser sur ces banales planches trop gentiment nommées porte par un académicien conciliant , ou anémique .

Pléonasme , il est vrai .

(...)

« Bonjour , on m'a volé ma carte d'identité ... » , avançais je un peu hypocritement .
- Savez vous quand ?
- Il m'a été subtilisé la nuit dernière .

Je concède que mon vote n'aura pas contribué à réduire les statistiques sur le mensonge outrageusement scandaleux .

- Vous devez remplir ce papier , un officier va prendre votre déclaration . Par contre , il y'a 2h d'attente . »

Glubs .
Le blanc colorant mon visage plus sûrement que celui d'un monarchiste conservateur et ridiculement poudré , la policière fit un geste délicat .

« Si vous l'aviez juste perdu , vous n'auriez pas à attendre ... »

Tilt .

« Eeeeeh il se trouve que je viens de me rappeler n'avoir jamais vu qui que se soit me piquer mon portefeuille , alors bon ... après tout , il m'arrive d'être distrait , hein ... » .

Grosse chute soudaine dans les stats sur les mensonges outrageusement scandaleux .

(...)

C'est ainsi qu'après 3h de péripéties diverses et variées , je me retrouvais de nouveau au bureau de vote , déposant fièrement un tas de papiers destinés à prouver que je ne suis pas un minable usurpateur d'identités , en plus foireuses .

« Désolé , mais ça ne va pas être possible » .

J'inspire . J'expire .
Et J'explose .

« Quoi bordel ! J'ai ma déclaration de perte , ma carte d'étudiant , mon livret de famille , des papiers avec mon adresse , une bonne tête et franchement l'air sympathique si si j'insiste alors quoi !!! »

Mes réactions intempestives ont le don de laisser méduser ceux qui en sont les victimes .
Manque de bol , cette fois la fut une expression à la règle .

« Tout simplement parce que votre bureau de vote est celui d'a coté ... »

Vous comprendrez dès lors que c'était un Nico certes civique , mais ayant adopté une jolie petite couleur rose sur le visage -Blanc + rouge de honte , ça rend mal- qui prenait enfin la direction de chez lui , quelques pizzas brûlantes dans les bras , bien décidé à enfin se reposer et profiter de sa soirée .

Mais civique ou pas , un Nico reste un Nico .

C'est un dire un mec hurlant sur une porte en bois , des pizzas brûlantes dans les mains , les clés de chez lui à l'autre bout de la ville ...


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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 16:06
Une histoire de Juliette ... (et ne me tapez pas , je fini vite mon propre texte)


Je suis asthmatique, il faut le savoir.

Bon, en soi, c’est pas dramatique mais de temps en temps, faut vérifier si ça empire pas.
Je me rends donc joyeusement à CHU de Montpellier en ce jeudi matin (« il y en aura pour une heure je pense », m’avait dit la dame au téléphone).

Je suis au téléphone avec mon chéri pendant que je me gare et me dirige vers le bâtiment, mais à l’aide du fabuleux petit outil technologique récemment développé (parce que sinon, au volant, c’est pas bien de téléphoner !) : un kit mains-libre !
Malheureusement, ça n’est pas assez visible quand on est à pieds. Je m’apprête à terminer ma conversation avant d’entrer dans l’hôpital (je sais qu’il faut pas parce que sinon, ça dérègle les machines d’abord) et là, malheur… on me demande une clope !
Bon, c’est pas dramatique, j’aime bien dire que je fume pas, surtout que c’est vrai (et si je fumais, bin je dirais pareil parce qu’au prix que ça coûte… non mais !).

- Ah bon, vous avez bien raison ! Merci quand même. Non, je demandais ça parce que j’ai du tabac mais j’ai pas le courage de m’en rouler une. Je vais attendre que quelqu’un sorte. Oh et puis non, je vais m’en rouler une tiens, ça m’apprendra. Il est loin le tram ?
- …
- Vous savez pas ce qui m’arrive ?!!
Heu… bin là, je suis au téléphone vous voyez (non, visiblement, vous voyez pas) alors à vrai dire, je m’en tape de ce qui vous arrive…
- Alors je me suis dit, ma brave Mireille, c’est ton dernier printemps !! Mais non !
Dommage…
- J’ai rien, que dalle ! Vous vous rendez compte ! Parce que j’avais déjà eu ça et si j’en avais une à nouveau, c’était cuit ! Ah la la…
En plus, elle a des miettes au coin de la bouche…
- Et vous, ça va au moins ? [réponse rassurante de ma part] Ah bon, c’est bien alors ! [je me souviens plus mais peut-être a-t-elle un truc dans le genre : « quand la santé va, tout va ! »]
Je crois qu’elle est partie après ça… ou alors je me suis enfuie finir ma conversation téléphonique dans le hall de l’hôpital : tant pis pour les machines, c’étaient les malades ou un meurtre !

Je patiente au guichet d’accueil de là où on fait mon examen.
Il est tôt, toutes les infirmières sont dans la pièce du guichet d’accueil et ça caquète… Du coup, celle qui accueille les gens est obligée de sortir de sa cahute pour entendre ce que disent les patients…
J’explique mon cas, on me demande si j’ai fait les « étiquettes ».
- Non, pourquoi, c’est marqué où ?
- C’est pas marqué mais il faut faire des étiquettes. Retournez à l’accueil, prenez un ticket puis on vous fera des étiquettes et revenez, on vous prendra tout de suite.

Je m’installe donc avec mon ticket, façon rayon charcuterie chez Auchan.
Ca avance moyen. J’en vois une qui s’installe dans un box, l’air moyennement réveillé et moyennement motivée.
Je sens qu’elle va être pour moi.
Elle me fait signe.
- Bonjour, trois tranches de saucisson au poivre s’il vous plaît !
Ah oui, c’est vrai, je suis au CHU.
- Votre adresse, c’est toujours rue Clair Soleil à Saint Jean de Védas ?
- Heu non… ça, c’était y’a 10 ans.
C’est marrant, je savais pas que j’étais déjà venue à cet hôpital à l’époque…
[ndm : je suis actuellement en stage à Montpellier, ville où j’ai vécu il y a 9 ans mais que j’ai quitté depuis… bin tiens, 9 ans tiens !]

Là, s’ensuit un douloureux (je saurais pas dire pour qui) et long moment où elle constate qu’elle ne trouve pas ma mutuelle (qui est de Poitiers, bien sûr et dont j’ai l’habitude, dès que je sors du département, qu’elle pose problème) et ça devient un peu, je crois, sa grande aventure de la journée. Elle prend alors son courage à deux mains, se lève, semble prête à fournir un effort digne de l’ascension de l’Everest en pleine tempête [ndm : je lis actuellement un manga sur l’ascension de l’Everest, désolée)]… pour finalement parcourir 20 mètres et tenter de se renseigner auprès de ses amis collègues. Mais 1 quart de seconde de recherche plus tard, c’est l’abandon [je pense qu’elle manquait d’entraînement] : elle se rend rapidement compte qu’ils sont tous occupés : c’est la cata, je sens qu’elle panique.
- Bon, écoutez, vous allez payer la part mutuelle parce que sinon, on va y passer la journée et moi, j’ai pas le temps !
Ah, le service public…
Devant mon air perplexe, elle ajoute :
- Je suis désolée, hein, mais je trouve pas.
Bien sûr, je voudrais pas la faire travailler non plus…
Je m’éloigne donc gaiement avec mes jolies étiquettes, direction : l’examen…

Je patiente dans le couloir où se trouvent les salles de torture…
- Ma grand-mère, elle disait toujours : « tout s’arrange, sauf la mort ! », informe une infirmière philosophe que je ne vois pas, à l’une de ses collègues, ravie d’avoir ainsi trouvé la solution à tous ses problèmes.

Après avoir haleté comme un petit chien dans le tuyau, avec une pince sur le nez, on m’informe qu’il me reste un dernier col [désolée, c’est à cause de l’Everest] une dernière étape à franchir : les gaz du sang (chose que je n’ai jamais faite).

Re-attente dans le couloir.
Longue attente. Surtout que je suis pas la seule, on attend tous pour ça.
A nouveau, voix d’infirmières…
- Hé, Claudine, il a commencé à piquer et il est plus là ?
(je ne comprends effectivement pas pourquoi je glande parce qu’il me semblait avoir vu une blouse blanche s’occuper des piqûres y’a 5 minutes)
- Ils sont allés prendre un café avec Farès !
(désolé Farès, je te connais pas mais ta carrière est foutue)
Air désolé de la collègue de Claudine.

Un peu plus tard, autre voix :
- Bon, y’a une justice quand même !
(ou le tour du monde des proverbes en quelques minutes, par le personnel hospitalier français)

Tout ça en l’espace d’une heure et quelques minutes… quelle richesse tout de même que la vie en société !

- Bonjour, je suis externe et je vais vous faire les gaz du sang !
(Elle est gentiiiille !! Elle veut me rassurer ?)
Là, je me repasse mes sacro-saints épisodes d’Urgences à vitesse grand V (soit 574.8 km/h… pardon, mon copain bosse chez Alstom), en me maudissant de ne pas avoir retenu, malgré mes heures passées les yeux rivés à l’écran tous les dimanches soirs, lequel est le plus expérimenté de l’interne ou de l’externe… Forcément, celui qui me branche, moi, c’est le titulaire (à savoir Kovac : ouiiiiiiiiiii !!!! bon, je m’éloigne là…).

- On vous a jamais fait les gaz du sang ? Bon, alors, je vais vous expliquer comment ça se passe… C’est un peu comme une prise de sang sauf que je vais aller chercher le sang de votre artère donc je vais vous planter cette aiguille à la verticale dans le poignet (vous allez en chier), presque jusqu’à ce qu’elle ressorte de l’autre côté, avant de constater qu’elle n’est pas assez enfoncée et d’insister légèrement, pendant que vous en chierez toujours un max en n’osant pas crier parce que quand même, vous avez presque 23 ans maintenant.
Oh moins, j’aurais été prévenue…
Mais non, elle m’a juste dit :
- C’est un peu comme une prise de sang, mais un tout petit peu plus sensible, parce qu’on prend le sang de l’artère, au lieu de la veine.
J’étais censée comprendre que l’artère, c’était pas à fleur de peau mais au milieu du poignet (à côté des os et tout ça) ? Eh bin non !!!!! Parce que comme je l’ai dit, moi, je regardais Kovac, pas les explications !

Alors moi qui pensait qu’elle allait simplement prendre un autre tube bleu (= veine) que celui que j’avais l’habitude de me faire piquer, sauf qu’il allait être au poignet, j’ai légèrement halluciné quand je l’ai vue me planter l’aiguille presque à angle droit, à la base du poignet et sans anesthésie !!!!
En plus, elle a tapoté dans la zone pendant ¼ h avant, je me demandais si elle savait ce qu’elle faisait…

Bref, une fois la torture achevée, je regagnais la salle d’attente pour attendre les résultats.
Et là, j’ai senti que j’allais tourner de l’œil (petite nature, va !), en repensant à cette aiguille qui avait méchamment pénétré mon poignet sans avertissement…

- Excusez-moi, je me sens pas bien, il faudrait que je m’allonge
L’infirmière sort de sa petite cahute et vient me soutenir en me ramenant vers les sièges
- Asseyez-vous, asseyez-vous !

Merci, j’étais déjà assise, j’ai dit que je devais m’a-llon-ger, sinon, dans deux secondes, je me pâme dans tes bras ma grande !

Amenage de brancard.
Moi, blanche comme un linge, je prends gaiement place…

Là, ils sont sympas, ils me laissent pas dans la salle d’attente (où tous les vieux présents me regardent bizarrement… quoique, j’ai pas l’impression que le spectacle soit suffisant pour les faire sortir de leur léthargie morbide) et m’emmènent dans le couloir des salles de tortures.
Jusqu’à que je me remette sur pieds, me voilà obligée de sourire d’un air grandement reconnaissant à toutes les blouses qui passent…

Point positif : je me suis quand même fait amener une part de gâteau par une gentille infirmière (qui ne voulait pas que je reprenne la voiture pour partir d’ailleurs. Mais bon… j’ai réussi à m’enfuir), youpi !

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