Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 15:31
Un texte de plus de Mandy
 

Sortir avec un bi, c’est cool.


Déjà il faut réussir à l’avoir, y a le côté aventure, défi, conquête. Normal, y a deux fois plus de concurrence aussi, mine de rien. Il faut se battre. Eh oui, un garçon qui est à nos pieds dès la première seconde, prêt à se plier à nos quatre volontés et à déclarer sa flamme à la première occasion, ça n’a aucun intérêt, c’est beaucoup trop facile, au mieux on l’utilise quelque temps, au pire on le rejette misérablement. Alors que le bi, une fois qu’on l’a eu, on peut s’encenser fièrement : " c’est moi qui l’ai eu, c’est moi qu’il a préféré, avant toutes les autres, et avant TOUS les autres ". Grosse bouffée d’auto-satisfaction et croissance époustouflante du taux de confiance en soi. Aaah, ça fait du bien au moral de sortir avec un bi.


Et puis sortir avec un bi, ça fait très tendance aussi, ça entraîne forcément des réactions ; les plus admiratives (" Félicitations, beau tableau de chasse ", " Cooool ! "), les plus écoeurées (" Ah non mais vraiment, mais comment tu fais ? "), les plus sarcastiques (" Hun hun alors tu te prends des censuré ?! "), mais une chose est sûre ça ne laisse pas indifférent. Alors quand on sort avec un bi, on s’en vante, et on a bien raison, et oui, encore une fois, c’est bon pour le moral et pour l’ego toute cette attention soudaine que l’on porte à nos mœurs sexuelles.


Ensuite, le bi assume parfaitement sa part de féminité. Il va comparer la taille de ses cuisses à celle de son pote (tout de même, je dois avouer que cette conversation que j’ai surprise malgré moi m’a parue fondamentalement irréelle), faire des commentaires sur les boucles d’oreilles et les serre-têtes des copines, remarquer les nouvelles chaussures et voire même la nouvelle ombre à paupières. C’est un peu comme un copain-copine. Sortir avec un bi, c’est cool, et c’est divertissant.


Mais attention au revers de la médaille. On l’oublie toujours celui-là, mais ça serait tellement moins amusant sinon. Parce que la principale caractéristique du bi c’est quand même son instabilité. Il est indécis, confus, indéterminé. Il hésite, il est n’est émotionnellement pas équilibré, et ça se sent. Il souffre d’une cyclothymie exacerbée – pire que le pire des cyclothymiques, et je sais bien de quoi je parle – entre amour passion et indifférence glaciale. Alors en fin de compte sortir avec un bi, c’est peut-être cool mais c’est aussi très compliqué (je sais on pourrait croire que je me contredis, mais la phase compliquée, c’est motivant au début, mais C’EST TOUT). On ne sait jamais à quoi s’attendre, ni comment réagir, ni où se placer (et loin de moi tout jeu de mots ou idée mal placée). Et ça, c’est fatigant à la longue.


Enfin, quand on dit " bi ", on pense " sexuellement ouvert d’esprit ". Alors là pour le coup je me suis profondément fourvoyée. Totalement faite avoir. Ou il y a eu erreur sur la marchandise, ou alors y a une étape que j’ai pas du savoir déchiffrer dans le mode d’emploi. Faudra qu’on m’explique le phénomène un jour. Donc sortir avec un bi, ça peut paraître cool, mais ça ne l’est pas autant qu’on voudrait le laisser croire.


Au moment où j’écris l’indifférence glaciale a pris le pas – et bien comme il faut – sur la passion initiale, et j’attend patiemment (patiemment c’est synonyme de péniblement ?) qu’il ait les couilles de me dire que c’est fini.


C’est pas très très grave, je commence à avoir l’habitude de ce genre de situations maintenant, ça en devient presque répétitif.


Mais oui, j’en trouverai un bien.

J’en trouverai un bien…

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 23:00
Un texte de Mandy (ca va finir en clan des vipères assassines si ca continue ...)



Il faut que j’écrive quelque chose… moi ! Drôle d’idée en tout cas. Il va  de soi que pour faire une telle requête il vaut mieux ne jamais avoir lu une de mes copies d’exam où les mots s’embrouillent et les phrases refusent à se former. Ca doit avoir un rapport avec le papier à petits carreaux copyright « Académie » et le coin noir qu’il faut abondamment léchouiller afin de garantir l’anonymat. Pas sûre que leur méthode soit fiable à 100% (mes doutes ayant une fâcheuse tendance à augmenter avec les années) mais l’ « Académie », ça se respecte. Quoiqu’il en soit c’est perturbant.


J’arrête là les inepties, il faut que j’écrive quelque chose. Blog du Nico, de quoi parler sinon du Nico (c’est la mode de mettre des articles définis devant les prénoms maintenant, ça fait très italien..), et c’est un sujet apparemment inépuisable et aussi varié que les parfums d’alcopops en Angleterre.

Et là, problème : qu’est-ce que je sais vraiment ? Pas grand-chose de plus que les posts que je lis assidûment (Bon, OK, j’avoue, une fois de temps en temps quand j’ai vraiment rien à faire d’autre qu’errer dans les limbes de l’internet, les yeux rouges et la bouche légèrement entrouverte d’ennui, la bave au coin des lèvres).

Et voilà, j’ai trouvé de quoi parler : ou comment je suis me suis retrouvée par les voies les plus obscures et entremêlées dans un appartement toulousain qui s’est révélé être celui-là même de Nico (ou de ses parents, en l’occurrence).

Oui, parce que là, le 15 juillet, « How I Meet Her », c’est moi. Non, pas LA « her », mais les 3 lignes furtives, là, au milieu :

Mardi soir , Le Mulligans .

J’étais accompagné d’une crème de fille , avec qui seulement aurais-je passé une après midi supplémentaire que je n’aurais su lui demander autre chose que son envie pour les 20 prochaines années a venir , et pour commencer . Heureusement pour mon vœux de chasteté (rectification : malheureusement) , la divine blonde repartait le lendemain , ce qui me permettait de ne pas trop m’attacher a l’une des filles les plus enthousiasmantes qu’il m’ait été donné d’apercevoir ces 22 dernières années .

Elle était blonde , évidemment .


C’est gentil « la divine blonde », légèrement surdosé, mais gentil.  On n’imagine pas tout ce qui peut se passer quand on va se présenter aux oraux du Capes. La peur au ventre même pas pour l’examen en soi, mais pour le plan hébergement trouvé par ma mère (oui, j’ai très peur des plans souvent foireux de ma mère) chez la sœur d’une de ses amies… J’aime pas vraiment me faire imposer chez des pauvres inconnus qui n’ont certainement pas mérité un tel châtiment. Mais c’était sans savoir que ces gens-là avaient déjà à disposition leur propre châtiment dans sa vingtaine !

Et c’est ainsi que j’ai trouvé une sorte d’alter ego masculin qui, semble-t-il, est aussi maladroit que moi, aussi malchanceux, et pourtant toujours aussi léger et enthousiaste. J’ai sauté la case « alcoolique », ça se dit pas. Ah si, ça se dit ? Soit. Alcoolique alors, qui m’a fait en un jour seulement découvrir la ville, monter sur le toit des Galeries Lafayette (c’était les Galeries Lafayette ?) avec vue panoramique, manger la meilleure tarte au citron de la région, boire un thé au bar à narghilés, faire une pause cigarette sur les bords de la Garonne, et tout ça par 40 degrés sous ventilo, avec des ampoules aux pieds pires que les stigmates du Christ (preuve en est que j’ai encore des cicatrices de ces ampoules dues à un caprice « JE VEUX CES CHAUSSURES ! »). Et pour finir la soirée en beauté, un pub irlandais (non, je n’ai aucune relation obsessionnelle avec les îles britanniques, je le jure), avec aller-retour en vélo. Surprise, je n’ai pas fait de vélo depuis le collège et je me retrouve avec un très haut taux d’alcoolémie à pédaler les cheveux au vent, toute joyeuse, un goût de vacances (et de vodka, accessoirement) dans la bouche, merci Nico.

Sympa le Capes. J’aurais dû le représenter.

Mandy

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 14:11
Ou de la suite d’articles sur du cul.
Par Marie-Edwige pour Nicolas.


J’ai donc vu Nicolas Mercredi soir.
J’aime bien cette phrase d’attaque, et j’ai sué sur tous mes commentaires d’arrêts pour trouver quelque chose de percutant à chaque fois, alors ne m’enlevez pas le plaisir de ressortir ces platitudes toutes droit issues de mon cerveau fatigué.
La Cour de Cassation est le juge du droit de la branche judiciaire.
J’ai donc vu Nicolas Mercredi soir.

Un Nicolas, comme vous le savez, qui était bien marri (OUI ! Je l’ai placé !) car le malheureux s’était fait un méchante entorse à la cheville à cause de l’appuie-pieds d’un bar. Comme quoi, y’a pas toujours un dieu pour les ivrognes… Bref, pour lui soulager la douleur de cheville, je lui ai parlé de mon vagin. Mais non, pas comme ça, tel quel, du style « Ben tiens j’ai des nouvelles de Robert ! », mais de la rencontre le lendemain dudit Robert avec un spécialiste. Nico a rigolé, et m’a sorti quelque chose de charmant, dans le style « Ouah, tu vas te faire trifouiller la chatte ». Dont acte. Et dans un but d’éducation des masses, pensant en particulier à l’homme en fonte qui m’a fait cette remarque, et sachant que le sexe vend, j’assume ma condition et je vais donc narrer une visite de « trifouillages de chatte » : Chez Mon Vieux Gynéco.

Quand je dis vieux, je ne pense pas à une manifestation de camaraderie, je ne suis pas suffisamment hypocondriaque pour avoir mes écarteurs personnels. Non, non, mon gynéco est tout bonnement âgé. Tous mes gynécos ont été de vieux praticiens qui se refilaient les clientèles au fur et à mesure des retraites, et ça ne m’a jamais dérangé. Cette situation m’a d’ailleurs valu, une fois, une conversation étonnante avec mon spécialiste, qui, après s’être extasié devant « ces splendides ovaires » et « un col de l’utérus en parfaite condition » et d’avoir assuré devant ma mine ahurie (dix-neuf ans) que j’étais  « capable d’enfanter une quinzaine », il m’a aussitôt fait remarquer que son fils faisait médecine… Un beau jeune homme, et poli avec ça…
Voilà pour les présentations.

Les revues à disposition sont féminines, c’est-à-dire faites pour transformer toute gonzesse en bonne femme. Je fais l’impasse, j’ai pris mon Pennac.
Et puis, je pose le livre. Je ne me sens pas bien. J’avais oublié à quel point je n’aimais pas me faire examiner l’intérieur. C’est une petite nervosité qui me saisit. Et s’il y avait un problème ? Une grosseur ? Des anticorps ? Adieu, les enfants que je ne voulais pas ! Et me voilà à gamberger pendant que, une à une, les dames bien habillées entrent et sortent de la salle d’attente. Je sors fumer, sous l’œil désapprobateur d’un ensemble Burberry. Tant pis.

Ce qui est fascinant, c’est que lorsque nous nous trouvons dans une salle d’attente pour un organe ou une partie du corps particulière, certains souvenirs révélateurs nous viennent à l’esprit : un tikka masala particulièrement chargé un soir de cuite chez le stomatologue, la première clope « pour faire style » chez le cancérologue, et ces merveilleuses vacances passées en compagnie de la main droite chez le kiné (je dois toujours avoir la carte postale « bons baisers de Mon Pieu » quelque part).
Qui dit organes reproducteurs dit forcément relations sentimentales dit forcément drague dit forcément râteau, enfin, pour moi. Quand il n’y a pas d’alcool dans les parages. Je ne sais pas draguer, je ne sais pas ce que veut dire l’expression «se mettre en valeur », et je ne prends pas de rencards : l’avantage, c’est que l’homme voit tout de suite à quoi il a affaire, le problème, c’est que l’ « affaire » à l’air d’une promo de Kiloutou. Comme quoi, y’a peu à parcourir du vagin au cul.
Un grand classique me revient en mémoire. Je suis en train de discuter inanités avec une chose à pénis, et le jeune homme me demande donc :
_ « Alors comme ça tu es en Droit ? Que veux-tu faire plus tard ? »
« Que veux-tu faire plus tard »… Les hommes sont de grands pédophiles…
_ « L’ENM … L’Ecole de la Magistrature »
_ « Pour être magistrate ? »
(Non, parce que c’est chauffé et qu’il y a de la lumière, crétin).
_ « Ah »
Eh merde… « Ah ». J’aurais dû lui dire que je voulais être quelque chose d’inoffensif et de maternel. Bon, la prochaine fois, je lui dis que je suis puéricultrice et que mon « objectif » dans la vie c’est de désincruster la morve séchée d’enfants des autres pour me faire amoureusement recouvrir par la morve des miens le soir.

Je rentre, je sors, tout va bien. Y’a de l’espoir pour l’horloge interne !
Nicolas, Robert te dit bonjour.

Marie-Edwige.

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 00:12
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .

Désolé , je tente de me détendre .

Ca ne marche pas .

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 16:04


Lundi Soir .

Un petit groupe d’hommes à l’apparence inquiétante s’affère sur la Place Esquirol . Qui sont-ils ? Les accessoiristes du dernier Stephen King ? Des barbouzes des RG ? Des chirurgiens au chômage technique , cherchant par tout les moyens les plus pernicieux à arrondir leurs fins de mois ? Approchons nous un peu , et jetons une oreille à leur étrange conciliabule …

« Dépêche toi bon dieu , notre indic nous a dit qu’il n’allait pas tarder à rappliquer !
- Je fais ce que je peux Roger. A ton avis , la bouteille de vodka , je la laisse bien en évidence sur le vélo ou je la laisse par terre ?
- Laisse la au guidon , d’après sa fiche , c’est un maniaque invétéré , il n’en boirait pas une goutte pour peu qu’elle ait frôlée le sol .
- Ils sont cons ses jeunes ! Merde , on a oublié de mettre un cadenas au moins autour du guidon pour créer l’illusion , l’accessoiriste a encore mal foutu son boulot !
- Pas grave , c’est un distrait notoire . De toute façon , il s’est déjà fait voler 4 vélos , il sera tellement ravi de pouvoir en récupérer un qu’il y verra que du feu …
Un homme arrive en courant vers eux , affolé .
- Les gars ! Le gus rapplique , faut y aller , vite !
- Ok , de toute façon on a fini . Le pauvre , il va prendre cher … »

Fin de l’introduction .

(…)

Nico et sa bande de joyeux drilles , après avoir pris un apéro a rallonge et -surtout- copieusement arrosé , s’étaient enfin décidés à laisser ce pauvre Mat réviser tranquillement les 300 pages qu’il avait à connaître pour le lendemain 10h (il n’était après tout que 22h30 , j’ai déjà fait pire) , et pris la direction de la place Esquirol , pour y continuer joyeusement la soirée .

Autrement dit , nous avions fait l’arrêt ravitaillement a l’épicier du coin pour nous ruiner y acheter de quoi continuer notre beuverie indécente , surtout pour un début de semaine .

Et la , mes aïeux … nous tombons nez à nez , presque devant la porte de mon chez moi , avec un superbe (ou presque) vélo , rouge , posé bien en évidence sur la béquille , et summum de l’incroyable , dans un sac accroché au guidon , je flaire plus que ne vois une bouteille de vodka même pas entamée , agréablement accompagnée de chaussons aux pommes .

« C’est une idée de toi les chaussons aux pommes ? - Chuut , tais toi… »

Le petit groupe s’interroge . Clément prend des airs de Eve se demandant si après tout la pomme sera si bonne , Antoine imagine vraisemblablement que les verres a chupitos fauchés dans divers bars toulousains vont enfin pouvoir servir , et ma douce et jolie petite amie me lance des regards furibonds , l’air « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » , sinon « touche à ce vélo et tu ne monteras rien d’autre qu’une selle cette nuit » .

Mon adorable petite amie a décidément des arguments imparables .
Mais on m’avait volé 4 vélos . Cet argument là valait le risque d’une nuit chaste …

J’ai monté discrètement le vélo pendant que ma brune avait l’attention ailleurs .
… Inutile de dire que la nuit chaste , je risque de la banquer méchamment cher , tôt ou tard .

« Bon dieu Franck , ca dépasse tout ce qu’on pouvait espérer ! »

(…)

Mercredi .

Le Nico , tout content , décide d’utiliser pour la première fois sa prise de guerre , ravi à l’idée de ne plus avoir besoin de prendre cet ignoble bus rempli de personnes dont on jurerait qu’elles participent au tournoi « je fais la gueule la plus déconfite possible » .

Je m’alarmais à peine de cette remarque de Clément , qui avait utilisé la chose la veille , glissant un timide « fais attention , il déraille de temps à autre … »

Et me voilà parti , les cheveux dans le vent , tout heureux de regoûter aux joies du vélo , pédalant joyeusement , rêvant sur les gambettes que j’allais a nouveau pouvoir me faire à raison de l’heure que je consacrerais en aller retour pour mon stag….

« Craacdjjjiblim ! »

Dans un remarquable numéro d’équilibriste , le Nico vient d’éviter une chute grotesque alors que son vélo , déraillé , venait de faire une terrible embardée , alternant gauche-droite avec plus de d’entrain qu’un député centriste avant , enfin , de se stabiliser .

Et j’étais à peine à 20 mètres de la porte de chez moi .
Oula .

Allons bon . Nullement découragé , je repartais de plus belle , refusant de me laisser décourager par un tout petit accroc de rien du tout à ma legendary bonne humeur , et je re pédalais avec plus de vigueur que Pascal Sevran qu’un Floyd Landis dans une descente des Pyrénées , les piqûres en moins mais le café en plus donc ca compense .

Et je manquais de finir dans la Garonne quand mon vélo déraillait 100 mètres plus loin , près du Pont Neuf .

Commence alors l’aventure du Nico , la peur au ventre , les yeux exorbités et rivés au pédales , qui roule en tremblant , cherchant désespérément la méthode qui lui permettrait de ne pas dérailler , puis , en désespoir de cause , de limiter les déraillements , intervenant à chaque fois et comme par hasard au moment ou il ne faut pas .

Ce n’est jamais drôle de dérailler au milieu d’une avenue qu’on traversait , alors que le feu passe au vert pour les bolides rêvant de toute évidence de goûter aux joies de la crêpe Nico .

Le Nico arrivait enfin en vue de son boulot , épuisé mentalement , les jambes flasques et hésitantes , jurant de ne plus jamais se servir de cette machine démoniaque , cet instrument de torture tout droit sorti de l’imagination d’un descendant de l’inquisition , et de ne plus jam….

« Craacdjjjiblim ! Crac ! »

Oulà , je crois que je me laisser aller à un léger hurlement , songea le Nico en un quart de seconde immensément long .

« Ouuuuuuuaiiiiiiillllle ! » .

Ma cheville , sans doute jalouse que je ménage le vélo et pas elle , à décidé de faire grève en même temps que le vélo déraillait , se tordant plus douloureusement qu’un contorsionniste sur un tapis à clous , ce qui risque de ne pas correspondre « scrupuleusement » à la définition de rééducation telle que le concevait le docteur qui m’avait pronostiqué une entorse quelques jours plus tôt .

C’est ainsi que les voitures qui longèrent le canal , ce mercredi matin là , eurent l’étrange vision de ce drôle de personnage sautillant sur un pied , les larmes aux yeux et donnant des noms d’oiseaux au vélo sur lequel il s’appuyait .

Morale de l’histoire : ne désobéissez jamais à votre copine .

(...)

Epilogue

« … Et je lève un verre à toute l’équipe , félicitations pour cette mission rondement menée ! Grâce a notre action prompte et efficace , nous avons fourni encore une fois la preuve si besoin en était que nous sommes la meilleure entreprise de prestation de services aux bloggeurs , fournissant à notre client du jour « le Petit Nicolas mais en plus Grand » une occasion rêvée de faire oublier à ses lecteurs qu’il n’a pas rédigé la fin de sa série très embarrassante « All about Sex » …
- chef , vous venez de vendre le pot aux roses ...
- je sais , mais sa banque a refusé de cautionner le paiement de nos services … »

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 16:52

 

 

Je vais maintenant personnaliser un petit peu toutes ces théories fumeuses et fumantes.

 

« On » m’a souvent fait la remarque que si l’on devait un jour faire figurer dans un musée le maitre étalon du cœur d’artichaut, je serais le premier à pouvoir postuler pour l’emploi, et pas uniquement à cause de mes poils.

 

Bien que se soit un plus pour le Cv, soit.

 

Je tombe amoureux en des temps frisant la démence, ce qui implique que bien souvent, je ne connaissais pas le prénom de celle qui allait obséder mes pensées quand je l’embrassais pour la première fois. Par exemple, je n’ai appris que très récemment que Fanny, dont j’ai été amoureux 8 mois, ne s’appelait en fait que Stéphanie.

 

La musique en boite, c’est l’horreur pour des présentations.

 

De la même manière, donc, que je tombe amoureux en un battement de cils (je devrais figurer dans le petit robert à coté de cette expression, j’harcèle -entre autre- l’éditeur en ce sens), eh bien je pratique le cul le plus rapidement possible.

 

Hop hop hop on ne s’emballe pas : je ne parle pas de précocité, mais d’attente avant de le faire.

Tout de suite à vous imaginer des trucs, médisants …

 

Je n’aime pas attendre, donc, avant de passer à l’acte. Cela a plusieurs implications : la théorie du « pas le premier soir » me fait doucement marrer, et je tente le plus souvent a coups de massages ou de léchouillages d’oreilles de convaincre ma moitié du moment d’accepter de former un tout, convictions ou pas.

 

Je connais peu -en toute prétention- de convictions qui résistent à un massage des fesses.

 

Ensuite, j’aime bien passer un certain temps à chauffer l’ambiance en usant de façon honteusement abusive de ma voix douce et suave, qui je dois le dire à ma grande surprise a parfois même eut plus d’efficacité, disons et par exemple, qu’un massage des fesses.

 

Encore une raison pour laquelle je préfère consommer le soir que le matin : ma voix douce et suave ne ressemble pas à grand-chose le matin au réveil.

 

Elle tient plus du canard enroué façon Daffy Duck, pour situer. 

 

Après des dizaines d’essais lamentablement foirés, j’ai depuis quelques années enfin assimilé la technique indispensable pour envoyer le message subliminal mais pas trop « on continue sur notre lancée ? » à celle qui aurait pu avoir des réticences, et qui ne saurait que trop rester sur ses puritaines positions sans cette « chose ».

 

J’enlève les soutiens gorges d’une main, en une seconde, et sans que l’autre s’en aperçoive.

J’attends volontiers vos témoignages pour juger de l’utilité de ce savoir faire …

 

Ensuite …


Tiens, si on attendait demain pour la suite ?

 

Ps : insultes et convocations judiciaires à envoyer de préférence sur mon adresse mail. Les remerciements sur la fin de ma pratique très personnelle de l’espace systématique devant la virgule sont à adresser au journal 20 minutes, qui à la délicatesse de m’employer ces jours ci …


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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 21:07
Promis , la suite du texte pour cet après midi ...
En attendant , voici une petite photo a vous mettre sous la dent , histoire de patienter gentiment ...


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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 17:28


C’est une question qui revient assez régulièrement dans les débats inter espèces , question d’ailleurs qui pour peu quelle soit posée , signifie généralement que le débat pourrait potentiellement se conclure sous la couette , l’absence de pensées non équivoques sur l’occupation potentielle de sa soirée étant totalement exclu dans ce cas de figure , entre autre .

Oui , c’est rarement innocent de demander a une fille « alors selon toi , qu’est ce qu’un bon coup ? » .

En dehors du fait que je sois traumatisé a vie -au bas mot- de n’avoir jamais trouvé la réponse a la vacherie sans nom d’une ex , lorsqu’elle posait comme question secrète de messagerie ces quelques mots tournés négativement tout en me visant nommément , cette question me turlupine , parce que les thèses sur le sujet sont variées et pas toujours conciliables .

Moi qui trouvais le cul d’une simplicité enfantine , forcément je suis circonspect .

Selon une fille , la thèse du bon coup sera abordée déjà de façon différente selon qu’il s’agira d’un potentiel amant qui lui aurait posé la question , ou selon que le potentiel amant soit déjà passé par la case jambes en l’air .
Dans cette dernière hypothèse , la réponse qu’elle fournira sera souvent entrecoupée d’hésitations , moments de gène embarrassée , réponse qui étrangement tentera de coller à peu près a la nuit passée communément .

Doit-on croire en l’objectivité de sa réponse ? La question reste posée .

En général , donc , la définition sortant d’une majorité de lèvres (sic) féminines serait , je cite , « un type attentionné , faisant attention a ce qu’il fait , et dans la mesure du possible , sur de lui mais pas trop , car le mec trop sur de lui se la joue un peu porno sur les bords » .

D’ou ma stupeur lorsqu’une fois dans l’acte , celle qui avait contribué a nourrir cette définition , me dit d’une voix tendance Clara Morgienne «  Prends moi comme ta salope ! » …

Ceci étant , de par mon expérience personnelle dont pour une fois je ne me vanterais pas puisqu’il paraît que j’en fais un peu trop la dessus (je vous ai déjà dit que … pardon , j’arrête) , je crois avoir appris une chose selon moi fondamentale , qui serait (une information a mettre au conditionnel) que les filles se font d’un coté une image du sexe , qui correspondrait vaguement a la reproduction telle que conçue dans les Aristochats , voire la mélodie du bonheur , et que d’autre part , cette image aurait comme l’exemple ci dessus l’atteste assez crument , une tendance certaine a voler en éclat au moindre cunni , léchouillage d’oreille ou passage d’un trait de la langue dans le dos .

Les 3 cumulés , et votre gentille , douce et inoffensive copine se transformera en une furie folle furieuse typée l’exorciste .

La conception féminine du « bon coup » étant élucidée , bien que je frémisse a l’idée des commentaires assassins qui ne manqueront pas de poignarder ma théorie , vient la question beaucoup plus , selon moi , intéressante , du bon coup selon un mec .

Parce qu’étonnamment , rares sont les mecs qui sont capables d’en donner une définition viable , a savoir autre que « c’est une fille qui baise » , ce qui peut vous en conviendrez apparaître comme réducteur .

N’en veuillez pas a ceux qui formulent cette réponse , ils n’ont généralement eu que peu , voire pas du tout , l’occasion de rencontrer justement « celles qui baisent » .

Définir un bon coup pour un mec , donc , est remarquablement difficile , puisque nous devons bien le concéder , nous avons somme toute une facilité déconcertante a trouver nos orgasmes , comme le rappelait si justement mon amie Line me parlant du mec qui en 3 éjaculations , n’avait pas totalisé plus de 60 secondes de coït proprement dit .

Authentique , j’en rigole encore .

Ainsi donc , la facilité déconcertante a trouver l’orgasme pour un mec , est un facteur troublant , ne facilitant pas la conception d’un théorème sur qui donnerait a tout coup la définition pure et parfaite de « bon coup » .
Ceci étant , en bon mauvais juriste , on peut interpréter a contrario que dans ce cas , au vu de la facilité d’un mec a jouir dans un râle a faire passer Garou pour une Soprano , que si justement le male rencontre des difficultés a trouver son propre orgasme , la demoiselle peut se poser des questions .

Et prendre des cours intensifs de cuisine si elle veut retenir son mâle en son antre .
Roh , cette conception machiste du couple , j’ai honte .

A demain pour la suite de cette petite causerie …

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 16:59

Dans un manque de compréhension inhérent au Nico , voire en l'absence totale de ce qui pourrait vaguement ressembler a un reliquat de ce qui fut , il y'a très très très longtemps , un authentique vestige de compassion humaine , j'ai toujours été remarquablement critique pour les phobies des uns et des autres , fustigeant cruellement la phobie de ma sœur de se retrouver dans le noir -et planquant discrètement sa veilleuse- , me moquant des navrantes superstitions de quelles bonnes âmes , par exemple et souvent en faisant exprès de passer sous une échelle en compagnie du superstitieux de service , juste pour le bon plaisir de traumatiser plus sûrement le dit superstitieux qu'un mélomane de musique classique contraint d'écouter yvette horner .

Sans doute faut il y voir l'origine des tuiles que je cumule , en fait .

Seulement , dans toute ma suffisance et cruauté , je dois bien avouer qu'il est peut-être dans ce domaine de la peur absurde , un point éventuel dans lequel je pourrais potentiellement me considérer comme un peu faiblot , bien que je persiste a dire que c'est normal et que les gens qui ne partagent pas ma légitime inquiétude sont des inconscients notoires .

J'ai peur des requins .

Bon dieu , j'ai une phobie .

(...)

Cela a commencé alors que je voguais tranquillement vers mes 11 ans , qui non , ne sont pas si loin que ça , et après tout je ne suis pas si malheureux d'avoir 23 ans , presque 24 , ce qui n'est pas si proche des 25 , encore moins de ces foutus 30 qui m'obnubilent , mais je m'égare . Bref , alors que nous allions partir pour Juan les Pins , mon doux papa n'eut pas d'autre bonne idée que de me mettre sous le nez "les dents de la mer" , ce qui eut pour conséquence assez immédiate de ne plus jamais me faire aimer les crocodiles gonflables qui avaient accompagnés toute mon enfance , persuadé que je serais la victime N°1 du requin paumé qui marauderait dans le coin .

Je subodorais déjà a l'époque que je sois affligé d'une malchance somme toute cruelle .

A partir de cette année là , mes étés allaient se suivre et se ressembler , a savoir que dès lors que l'on me parle de mer , océan , voir même de rivière , ou piscine privée (un massage offert a celle qui me retrouve l'article paru sur yahoo parlant d'un requin mort échoué sur une plage de la mer du Nord) , j'allais être pris de convulsions et tremblote a faire passer Valery Giscard (d'Estaing) pour un jeune premier .

J'ai jamais pu piffer les types qui payent pour usurper un nom .

Mais il me fallait ne rien avouer . Lorsque dans notre insouciante jeunesse , mes amis et moi louions des maisons au bord de la mer a des prix si prohibitifs que même Rothschild aurait du racler les fonds de tiroir pour s'aligner , il me fallut un certain temps pour leur avouer , par fierté masculine , ma petite phobie , et qui de toute façon eut été inutile , vu la vitesse a laquelle ils se rendirent compte par eux mêmes de mon léger problème ...

Faut avouer que mes yeux fiévreux , ma respiration haletante , et le fait que j'avais battu tout a coup et sans prévenir le record du monde de brasse coulée pour rejoindre le rivage était un brin suspect .

(...)

Cet été 2006 , je me suis rendu l'espace d'une furtive journée a Port Barcarès , en compagnie d'une fille que j'espérais méchamment séduire , ce qui ne rendit ma débâcle que d'autant plus frustrante .

Je l'avais appelé la veille , aux alentours de 23h et quelques , lui proposant de la cueillir a son domicile pour une dernière journée d'été , ce qui sortant de ma bouche pouvait plus que sous entendre que j'avais des idées derrière la tête , voir même bien ancrées a l'intérieur .

Voir également quelques dizaines de centimètre plus bas .

Ayant la mémoire affligeament remplie de futilités en tout genre , alors que je conduisais , des images furtives de Dr No et de l'apparition de Ursula Andress sortant de l'eau m'obsédaient , au point que la lourdeur de mes pensées eurent un impact on ne peut plus conséquent sur l'accélérateur , ne frisant pas toujours scrupuleusement les vitesses légalement concevables .

La magie du bikini .

Sauf que . Lorsque je me retrouvais nez a nez avec la méditerranée , j'eus la déplaisante impression de m'être trompé d'itinéraire , m'interrogeant douloureusement sur l'incroyable phénomène météorologique responsable de la venue de l'Océan Arctique du coté d'une petite plage sans prétentions du bassin méditerranéen .

C'était un début .

Mais . Le Nico ayant décidé de faire son possible pour séduire la brune l'accompagnant , je me plongeais dans le banc de glaçons sans trop de difficulté a masquer l'effroyable douleur qu'avait provoquée une eau frisant sans doute les 12° , pour peu que je sois optimiste . Je commençais a nager , essayant d'arborer un rire décontracté , pas mince affaire en claquant des dents , et a nager a plus de quelques mètres de la rive , me félicitant d'avoir enfin surpassé ma terreur des req...

Glups .

les 3 secondes de nage terrifiée et terrifiante qui me suffirent a atteindre la plage , sans parler des quelques minutes que je mettais a reprendre un visage non tuméfié par ma phobie eurent sans doute -entre autre- raison de mes possibles chances avec la Brune .

Mais je suis en revanche sur d'avoir lu quelque part qu'un requin s'est échoué sur une plage de Boulogne sur mer .

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 02:41

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