Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 17:28


C’est une question qui revient assez régulièrement dans les débats inter espèces , question d’ailleurs qui pour peu quelle soit posée , signifie généralement que le débat pourrait potentiellement se conclure sous la couette , l’absence de pensées non équivoques sur l’occupation potentielle de sa soirée étant totalement exclu dans ce cas de figure , entre autre .

Oui , c’est rarement innocent de demander a une fille « alors selon toi , qu’est ce qu’un bon coup ? » .

En dehors du fait que je sois traumatisé a vie -au bas mot- de n’avoir jamais trouvé la réponse a la vacherie sans nom d’une ex , lorsqu’elle posait comme question secrète de messagerie ces quelques mots tournés négativement tout en me visant nommément , cette question me turlupine , parce que les thèses sur le sujet sont variées et pas toujours conciliables .

Moi qui trouvais le cul d’une simplicité enfantine , forcément je suis circonspect .

Selon une fille , la thèse du bon coup sera abordée déjà de façon différente selon qu’il s’agira d’un potentiel amant qui lui aurait posé la question , ou selon que le potentiel amant soit déjà passé par la case jambes en l’air .
Dans cette dernière hypothèse , la réponse qu’elle fournira sera souvent entrecoupée d’hésitations , moments de gène embarrassée , réponse qui étrangement tentera de coller à peu près a la nuit passée communément .

Doit-on croire en l’objectivité de sa réponse ? La question reste posée .

En général , donc , la définition sortant d’une majorité de lèvres (sic) féminines serait , je cite , « un type attentionné , faisant attention a ce qu’il fait , et dans la mesure du possible , sur de lui mais pas trop , car le mec trop sur de lui se la joue un peu porno sur les bords » .

D’ou ma stupeur lorsqu’une fois dans l’acte , celle qui avait contribué a nourrir cette définition , me dit d’une voix tendance Clara Morgienne «  Prends moi comme ta salope ! » …

Ceci étant , de par mon expérience personnelle dont pour une fois je ne me vanterais pas puisqu’il paraît que j’en fais un peu trop la dessus (je vous ai déjà dit que … pardon , j’arrête) , je crois avoir appris une chose selon moi fondamentale , qui serait (une information a mettre au conditionnel) que les filles se font d’un coté une image du sexe , qui correspondrait vaguement a la reproduction telle que conçue dans les Aristochats , voire la mélodie du bonheur , et que d’autre part , cette image aurait comme l’exemple ci dessus l’atteste assez crument , une tendance certaine a voler en éclat au moindre cunni , léchouillage d’oreille ou passage d’un trait de la langue dans le dos .

Les 3 cumulés , et votre gentille , douce et inoffensive copine se transformera en une furie folle furieuse typée l’exorciste .

La conception féminine du « bon coup » étant élucidée , bien que je frémisse a l’idée des commentaires assassins qui ne manqueront pas de poignarder ma théorie , vient la question beaucoup plus , selon moi , intéressante , du bon coup selon un mec .

Parce qu’étonnamment , rares sont les mecs qui sont capables d’en donner une définition viable , a savoir autre que « c’est une fille qui baise » , ce qui peut vous en conviendrez apparaître comme réducteur .

N’en veuillez pas a ceux qui formulent cette réponse , ils n’ont généralement eu que peu , voire pas du tout , l’occasion de rencontrer justement « celles qui baisent » .

Définir un bon coup pour un mec , donc , est remarquablement difficile , puisque nous devons bien le concéder , nous avons somme toute une facilité déconcertante a trouver nos orgasmes , comme le rappelait si justement mon amie Line me parlant du mec qui en 3 éjaculations , n’avait pas totalisé plus de 60 secondes de coït proprement dit .

Authentique , j’en rigole encore .

Ainsi donc , la facilité déconcertante a trouver l’orgasme pour un mec , est un facteur troublant , ne facilitant pas la conception d’un théorème sur qui donnerait a tout coup la définition pure et parfaite de « bon coup » .
Ceci étant , en bon mauvais juriste , on peut interpréter a contrario que dans ce cas , au vu de la facilité d’un mec a jouir dans un râle a faire passer Garou pour une Soprano , que si justement le male rencontre des difficultés a trouver son propre orgasme , la demoiselle peut se poser des questions .

Et prendre des cours intensifs de cuisine si elle veut retenir son mâle en son antre .
Roh , cette conception machiste du couple , j’ai honte .

A demain pour la suite de cette petite causerie …

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 16:59

Dans un manque de compréhension inhérent au Nico , voire en l'absence totale de ce qui pourrait vaguement ressembler a un reliquat de ce qui fut , il y'a très très très longtemps , un authentique vestige de compassion humaine , j'ai toujours été remarquablement critique pour les phobies des uns et des autres , fustigeant cruellement la phobie de ma sœur de se retrouver dans le noir -et planquant discrètement sa veilleuse- , me moquant des navrantes superstitions de quelles bonnes âmes , par exemple et souvent en faisant exprès de passer sous une échelle en compagnie du superstitieux de service , juste pour le bon plaisir de traumatiser plus sûrement le dit superstitieux qu'un mélomane de musique classique contraint d'écouter yvette horner .

Sans doute faut il y voir l'origine des tuiles que je cumule , en fait .

Seulement , dans toute ma suffisance et cruauté , je dois bien avouer qu'il est peut-être dans ce domaine de la peur absurde , un point éventuel dans lequel je pourrais potentiellement me considérer comme un peu faiblot , bien que je persiste a dire que c'est normal et que les gens qui ne partagent pas ma légitime inquiétude sont des inconscients notoires .

J'ai peur des requins .

Bon dieu , j'ai une phobie .

(...)

Cela a commencé alors que je voguais tranquillement vers mes 11 ans , qui non , ne sont pas si loin que ça , et après tout je ne suis pas si malheureux d'avoir 23 ans , presque 24 , ce qui n'est pas si proche des 25 , encore moins de ces foutus 30 qui m'obnubilent , mais je m'égare . Bref , alors que nous allions partir pour Juan les Pins , mon doux papa n'eut pas d'autre bonne idée que de me mettre sous le nez "les dents de la mer" , ce qui eut pour conséquence assez immédiate de ne plus jamais me faire aimer les crocodiles gonflables qui avaient accompagnés toute mon enfance , persuadé que je serais la victime N°1 du requin paumé qui marauderait dans le coin .

Je subodorais déjà a l'époque que je sois affligé d'une malchance somme toute cruelle .

A partir de cette année là , mes étés allaient se suivre et se ressembler , a savoir que dès lors que l'on me parle de mer , océan , voir même de rivière , ou piscine privée (un massage offert a celle qui me retrouve l'article paru sur yahoo parlant d'un requin mort échoué sur une plage de la mer du Nord) , j'allais être pris de convulsions et tremblote a faire passer Valery Giscard (d'Estaing) pour un jeune premier .

J'ai jamais pu piffer les types qui payent pour usurper un nom .

Mais il me fallait ne rien avouer . Lorsque dans notre insouciante jeunesse , mes amis et moi louions des maisons au bord de la mer a des prix si prohibitifs que même Rothschild aurait du racler les fonds de tiroir pour s'aligner , il me fallut un certain temps pour leur avouer , par fierté masculine , ma petite phobie , et qui de toute façon eut été inutile , vu la vitesse a laquelle ils se rendirent compte par eux mêmes de mon léger problème ...

Faut avouer que mes yeux fiévreux , ma respiration haletante , et le fait que j'avais battu tout a coup et sans prévenir le record du monde de brasse coulée pour rejoindre le rivage était un brin suspect .

(...)

Cet été 2006 , je me suis rendu l'espace d'une furtive journée a Port Barcarès , en compagnie d'une fille que j'espérais méchamment séduire , ce qui ne rendit ma débâcle que d'autant plus frustrante .

Je l'avais appelé la veille , aux alentours de 23h et quelques , lui proposant de la cueillir a son domicile pour une dernière journée d'été , ce qui sortant de ma bouche pouvait plus que sous entendre que j'avais des idées derrière la tête , voir même bien ancrées a l'intérieur .

Voir également quelques dizaines de centimètre plus bas .

Ayant la mémoire affligeament remplie de futilités en tout genre , alors que je conduisais , des images furtives de Dr No et de l'apparition de Ursula Andress sortant de l'eau m'obsédaient , au point que la lourdeur de mes pensées eurent un impact on ne peut plus conséquent sur l'accélérateur , ne frisant pas toujours scrupuleusement les vitesses légalement concevables .

La magie du bikini .

Sauf que . Lorsque je me retrouvais nez a nez avec la méditerranée , j'eus la déplaisante impression de m'être trompé d'itinéraire , m'interrogeant douloureusement sur l'incroyable phénomène météorologique responsable de la venue de l'Océan Arctique du coté d'une petite plage sans prétentions du bassin méditerranéen .

C'était un début .

Mais . Le Nico ayant décidé de faire son possible pour séduire la brune l'accompagnant , je me plongeais dans le banc de glaçons sans trop de difficulté a masquer l'effroyable douleur qu'avait provoquée une eau frisant sans doute les 12° , pour peu que je sois optimiste . Je commençais a nager , essayant d'arborer un rire décontracté , pas mince affaire en claquant des dents , et a nager a plus de quelques mètres de la rive , me félicitant d'avoir enfin surpassé ma terreur des req...

Glups .

les 3 secondes de nage terrifiée et terrifiante qui me suffirent a atteindre la plage , sans parler des quelques minutes que je mettais a reprendre un visage non tuméfié par ma phobie eurent sans doute -entre autre- raison de mes possibles chances avec la Brune .

Mais je suis en revanche sur d'avoir lu quelque part qu'un requin s'est échoué sur une plage de Boulogne sur mer .

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 02:41

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 18:55


Lundi .

Enfer et Damnation . Mon miroir , fabriqué de toute évidence par une société qui n'a pas pris le temps d'étudier les contes de Grimm et ignore donc que même une reine maléfique et monstrueusement laide a la naïveté de se croire jolie si le miroir se montre conciliant , me renvoie une image fidèle a la réalité , peut flatteuse , du fait principalement que j'ai oublié mon rasoir électrique dans un lieu a ce jour non identifié .

Quelques Toulousains doivent croire depuis quelques jours que l'on tourne dans leur ville un remake de "Thriller" .

Durement éprouvé par cette vision apocalyptique , c'est alors avec une certaine moue que j'observe les béquilles , hésitant a rendre plus grotesque mon apparition publique , effrayé a l'idée qu'un CRS abruti et myope (pas forcément pléonasme , il y'en a qui voient , si si) ne me tire dessus en me prenant pour Ben Laden en train de rechercher un gisement de plutonium , je ne me résolvais donc que dans la douleur a me munir de mes accessoires détestés du moment .

Quand je dis "dans la douleur" , ça veut dire que j'avais -vainement- essayé de m'en passer .
Une chute plus tard , j'avais changé d'avis .

(...)

Quelque chose ne va pas .

Je veux bien croire que je sois particulièrement abruti , mais bon , savoir s'appuyer sur une béquille , même un CRS un lapin amputé de son cerveau par un scientifique rancunier et licencié par WWF devrait savoir le faire . Alors quoi ?

Le Nico fit quelques mètres de plus .
Pour s'arrêter au bout de 3 minutes , blanc de douleur après s'être systématiquement appuyé sur le mauvais pied , soit celui a priori affligé d'une entorse .

J'inspectais mes chaussures . Rien d'anormal , contrairement a la fois ou j'avais déboulé au lycée après avoir fait ferrer mes mocassins comme mon père , ayant pensé dans un moment d'inconscience nicolienne que , je cite , "ça aurait de la gueule" . J'avais compris , mais un peu tard , qu'en plus de s'êtres métamorphosées en tueuses , m'envoyant valdinguer dans tout les sens sitôt -soit souvent- que je perdais de l'adhérence , mes chaussures annonçaient mon arrivée a 500 mètres a la ronde avec plus d'efficacité que les ricanements assourdissants qu'elles provoquaient , par ailleurs .

Mon père n'a visiblement toujours pas compris la leçon , vu la chute d'une dizaine de marches que je l'ai vu faire devant moi dans l'escalier de l'immeuble ...

Je retentais l'expérience , croyant arriver enfin a maîtriser mon cerveau déficient , pour encore une fois m'arrêter quelques mètres centimètres plus loin , le pied douloureux , mais pas autant que ma langue a force de me la mordre pour par geindre bêtement .

Je songeais a prendre rendez vous avec un neurologue .

(...)

Ce soir .

Clément rentrait , moyennement de bonne humeur après s'être ramassé , ainsi qu'Antoine , un Pv de 90 € pour avoir eu l'inconscience de passer devant un crs dont l'épouse , de toute évidence , n'avait pas été abrutie et myope la nuit précédente .

A moins qu'il n'ait pas d'épouse , concevable aussi .

Pourtant , il retrouvait , étonnamment , tout son sourire pour me dire , sur un ton légèrement sarcastique :
"Nico ? Tu sais , par rapport a ce que tu nous a dit , sur le fait que tu arrivais pas a t'appuyer sur le bon pied avec les béquilles ... c'est normal , il y'en a une qui a cinq centimètres de moins que l'autre ..."

Je serais les CRS , j'aurais opté pour la garde a vue , dans le fond .


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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 18:17


"Craaac" .


C'est ainsi que le Nico se retrouve, un samedi soir légèrement arrosé, a faire le tour d'un bar a cloche pied, hurlant, mais avec modération, réprimant avec une difficulté presque touchante quelques larmes bien senties (les hommes ne pleurent pas, c'est bien connu) mais affichant toutefois sans trop de scrupules une grimace sur son visage a faire passer le bossu de notre dame pour un top modèle a faire glappir des groupies en pleine rue .

Sans raison apparente, l'alcool contrairement aux idées reçues ne pouvant pour une fois être tenue pour responsable comme la fois ou le Nico s'était retrouvé avec une épaule démontable façon lego lorsqu'il avait fait une chute d'une table aussi pittoresque que comique, mon pied a décidé de faire une grève sauvage et sans préavis, laissant chuter le reste du corps qui pensait, naïvement, pouvoir s'appuyer dessus comme a l'accoutumée.

Il faudrait imposer le service minimum dans la fonction pédestre.

Je quittais séance tenante les amis avec qui je passais la soirée modérée (seulement 3 "routes de la soif" pour 4, je ne vois pas d'autre mot), et prenais la direction de chez moi. Seulement , entre la douleur légèrement omnibulante (ouille ... non je pleure pas . ouille ... non je ...) , le fait qu'il fasse un froid de camion frigorifique dernière génération modèle "spécial Sahara" (ou-ou-ouille chhh chhh no-no-non je pleu-pleure pppas chhh -je fais bien l'homme qui a froid ?-) et le fait que je sois légèrement imbibé et boiteux , nombre de personnes qui prirent la rue de Metz se soir là crurent voir Jack Nicholson rejouer une scène bien connue de Shining .

Me manquait que la hache .

(...)

"Ou suis je ?"

Le Nico , en ce paisible dimanche matin , se réveille légèrement barbouillé , se demandant comme d'ordinaire comment avait pu finir la soirée de la veille , et si Camille était décédé en cette nuit glaciale dans d'atroces souffrances en bas de chez moi , en tentant vainement , comme l'attestaient les innombrables appels manqués , de me réveiller a 6h du matin pour dormir sur mon canapé comme convenu .

Le Tsunami Asiatique n'aurait pas entamé mon paisible sommeil .

"Oooooouaille !"

Ca , c'est le Nico qui vient de se rappeller de la soirée de la veille .

Une demi heure plus tard , c'est a dire le temps de monter en gémissant comme une catin au sommet de son art , la dizaine de marches séparant ma chambre du reste de l'appartement , je réveillais Clem , qui eut la gentillesse de pas m'étripper malgré ses 3 petites heures de sommeil peu réparatrices .

Je n'aurais peut-être pas eut cette charité chretienne a sa place .

Dans une parfaite répartition des taches Taylorienne , Antoine allait chercher ma voiture , pendant que Clem occupait le rôle peu enviable de garde-Nico , ce dernier continuant avec un entrain nullement démenti son activité de vocalises castafioriennes de type "aie" , "ouille" , "argh" et autre .

M'accuser d'être douillet serait particulièrement perfide .

Arrivés à l'hôpital , j'allais rapidement m'attirer le sobriquet particulièrement éprouvant de kangourou, médecins et infirmiers ayant avec bonheur enfin trouvé la victime idéale pour oublier leur présence dans un service glauque et sans fenêtres un dimanche matin.

A Guantanamo, je parie que c'est plus chaleureux.

Quelques radios et une manipulatrice morte de rire plus tard , le Nico se retrouvait avec une entorse pronostiquée par un vétérinaire médecin mort de rire , la jambe dans une attèle , et l'interdiction de faire le con pendant 3 semaines .

Autant dire que j'ai déjà enlevé l'attèle il y'a 10 minutes ...

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 22:43


Après que Théa m'ait quitté , un jour de grêle , grenouilles et de marée noire en ce mois apocalyptique de Février 2002 , il passa d'abord une première période pendant laquelle je confondais oreillers et mouchoirs , tout en continuant à harceler la demoiselle pour la supplier de revenir sur sa décision, que après tout , "rien n'était pas si grave" et "tu verrais j'ai changé je suis plus le même" .

L'argument étonnamment n'eut pas la portée espérée après trois jours de rupture .

Lorsque Théa se trouvait mon successeur quelques temps après , le fait qu'entre autre j'ironise méchamment sur son prénom (Tanguy , tellement rid... je m'égare) et que je supporte mal l'existence d'un successeur , ayant comme tout mâle normalement constitué un sentiment étrangement crétin de possession pour une ex que je n'avais jamais possédé (sic) , je me mettais en tête de reconquérir la belle , sinon de pourrir la vie à l'odieux personnage coupable d'empiéter sur mon espace personnel .

Au registre de la bêtise humaine , il n y'a pas plus con qu'un ex , Nico ou possessif exproprié .
Alors quand on cumule ...

J'avais appris par une indiscrétion de la belle qu'elle skiait du coté de Ax Bonascre en compagnie de son copain , ce qui avait nourri en une seule indiscrétion 2 jalousies méchamment exacerbées . Il n'en fallait pas plus pour que le Nico , toute affaire cessante , enfile sa combinaison de ski , à savoir un jean , des gants en cuir et un blouson à la marque aussi infâmante que ridicule (Décathlon c'est déjà pas top , mais Quechua c'est pas humain) , et planifie en ce beau milieu de semaine un aller retour pour une station de ski choisie de façon totalement aléatoire .

C'est dès lors et donc bien évidemment fortuitement que je me retrouvais à Ax Bonascre .

(...)

Un froid à faire regretter (amèrement) la banquise à un ours polaire .

En tout cas , suffisant pour que je me rende compte que les gants en cuir , aussi "classe" que cela puisse être , quoiqu'il puisse y avoir matière à débat lorsque portés sur une piste de ski , ça ne soit pas si top que ça pour prémunir tout risque de voir transformer ses pauvres petites mains en moignons bleus donnant un avant-goût des joies de l'arthrose plus connues généralement par le public de Pascal Sevran .

Je n'ai jamais réédité cette erreur , les gants étant de toute façon irrémédiablement bousillés après cette journée sordide .

Le froid aurait pu être , cependant , le problème majeur , si je n'avais pas eu la sottise , comme vous pouvez le lire à la description de mon équipement , de ne pas emporter de lunettes , ce qui posa problème avec des rafales gelées qui non contentes de me faire ressembler à un Panda sur skis , me donnaient à peu de chose près une visibilité semblable à celle d'un hibou aux alentours de midi quinze paumé du côté du périphérique intérieur .

J'arrivais à me dégotter des lunettes en troquant mon permis de conduire contre celles d'un technicien de remontées , assez éberlué par ma proposition , l'allure globale du panda personnage qui lui formula cette étrange requête , et la chute que j'avais fait pour arriver à me sortir de la file d'attente , n'ayant pas vu ces bêtes cordes qui ne servaient à mon humble avis a pas grand chose au vu du peu de pingouins sur les pistes .

Je viens de comprendre où j'ai égaré mon permis .

Je passais ainsi la journée à faire le tour de la station , tentant entre deux nappes de brouillard de repérer la Théa , un difficile sourire radieux pas toujours suffisant pour faire fondre la glace crispant mon visage a l'idée de sa tête lorsqu'elle me verrait . Mais après plusieurs heures de recherches désespérées infructueuses , je devais me rendre à l'évidence que rien ne serait possible dans ce blizzard sans l'aide technologique de mon portable , pour peu qu'il fonctionnât encore .

"Théa ? C'est Nico ! Tu vas rigoler , je suis à Ax ..."
Le glubs que me renvoyait le combiné me faisant comprendre que non , elle ne rigolait pas . Mais passons .
" On fait une descente ?"
"Je suis désolée , mais on a décidé aujourd'hui vu le temps d'aller faire des courses en Andorre ... "

Disons que cela a jeté un froid entre nous .


Ps : un grand merci a Shaya pour sa correction de mes navrantes fautes ...

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 23:01


par Marie-Edwige pour Nicolas.


La réunion de crise s’ouvrit à 22h15 ce Samedi-là, et la situation était grave : Nicolas s’était fait pirater son blog et il fallait attendre une réponse du site hôte pour pouvoir y accéder de nouveau. L’atmosphère était donc morose autour de cette table de bar et, aussi bien une amie thésarde que moi-même, tentions de grappiller quelques potins et de former des jugements gratuits, tout en affichant l’air navré de circonstance dans le but officiel « de remonter le moral à un pote dans le caca ». Sic transit gloria mundi.

Mais bon, Nicolas devait le savoir. Il a voulu nous convoquer pour nous parler de ses problèmes, c’est donc sa faute si on va faire les commères. Si, si.

Ce qui nous titillait particulièrement, c’était le qui. Qui en effet, a pu pirater le blog ? Et pour quel mobile ? L’Amicale des fans de Mary Higgins Clark et de Diagnostic : Meurtre le savent bien : trouvez le mobile, vous trouverez le coupable. Alors, Nicolas ?

Gros plan sur Nicolas. La fumée qu’il exhale de ses narines masque partiellement son visage. Il arbore un sourire dandy, ce qui veut dire qu’il a bel et bien les boules. Travelling arrière jusqu’au niveau des épaules des filles en face de lui, qui donnent l’impression de l’encadrer. Impression de recul mais aussi de claustrophobie.

_ « Les filles, vous savez que ce sujet me déprime… Ce doit être quelqu’un du boulot. Ils en sont bien capables. »
_  « Tes collègues ? Enfin, Nico, d’après ma propre expérience, les nains de bureaux savent à peine trouver le bouton de veille… »

Regard Noir. Nicolas est le Grognon des nains de bureaux. Oui, celui avec la canne à pèche.

_« Mais non, pas toi ! Bon, je gaffe, je me tais maintenant ».
_ « C’est forcément une fille et c’est forcément une ex »
_ « C’est Fanny. Tu t’es acharné sur elle récemment. D’ailleurs, tu aurais dû y aller mollo. »
J’adore l’excuse de la solidarité féminine pour frapper un homme à terre.
_ « C’est clair. Tu crois que je réagirais comment si tu tapais en-dessous de la ceinture ? »
_ « Mais je me les tape toujours en-dessous de la ceinture ! »
_ « Oh, ha-ha. Je sais que tu changes les noms et tout, mais cette pauvre jeune fille, quand elle te lit, elle a l’impression que tout le monde la reconnaît. Et l’examine sous tous les angles. »
_ « Mais elle m’a fait du mal ! »
_ « Le départ à la retraite de Schumacher aussi. C’était trop tôt, Nico. »
_ « MAIIIIIIEEEEUH ! »
_ « Ce n’est pas une réponse, pas même une onomatopée pour une ligne de dialogue. »
Et là, pour le coup de grâce :
_ « Je te l’avais bien dit ».

L’homme, en plan serré, paraît maintenant plus vieux. Plus jamais, songe-t-il, je me retrouve coincé par deux filles. Ah, l’insouciance de ma paire de couilles !

_  « Bah, si tu déprimes encore, tu pourras écrire des chansons de blues et boire du Bourbon .»
_ « Et écouter du Tom Waits et te laisser pousser la barbe. »
_  « Déjà fait. »
_ « Ah, c’est vrai. Ou faire un procès. »
_  « C’est dingue, quatre ans de Droit et j’y avais pas pensé. »
_ « Bon, c’est promis, tu arrêtes les commentaires mesquins ? »
_ « 
nnnnnnoui. »
_ « Mets pas les coudes sur la table. »

Mais, heureusement, amis lecteurs avides de détails croustillants, Nicolas n’eut pas le temps de jurer sur la tête de sa môman car, telle la cavalerie qui, pour une fois, arrivait bel et bien à l’heure, ce qui soit dit en passant devrait inspirer ces glandus de Ryannair (mais je me comprends), les Mâles débarquèrent pour un Barathon aussi joyeux qu’une garnison romaine allant péter la gueule à des Barbares.
Les mêmes mâles, soit dit en passant, pincèrent les lèvres parce que, et je cite, « ya pas de place pour s’asseoir le samedi au centre ville. »

Veni Vidi Vomi.

Marie-Edwige.

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 18:21

Thème - Jurrasic Park


J'ai eu récemment l'occasion de décliner les avanies dont a fait l'objet mon pauvre petit ordinateur , contraint par la force des choses de gouter aux joies du champagne lorsqu'un olibrius sans nom fit accidentellement , a moins qu'il n'agisse sur commande de toute personne pouvant souhaiter la fin de mon blog soit un nombre de personnes largement plus faible que le quart de la population du territoire toute mégalomanie exclue , tomber un verre plein de ce pur produit du terroir Francais .

je n'ai pas eu la curiosité de regarder sur Legifrance si quelqu'un avait déjà fait un procès a un fabricant pour non prévention des risques liés a la consommation d'alcool par les ordinateurs .

Seulement , si cette histoire a provoqué l'indignation de mes petits lecteurs que vous êtes , ainsi que de l'APPOB (association pour la protection des ordinateurs battus) , vous ignorez a quel point j'étais confiant sur le fait que l'ordinateur survive a ce modeste verre de champagne , ayant en mémoire un autre accident beaucoup plus ... spectaculaire , qui lui non plus n'avait eut raison de ma petite machine a moi .

Et pourtant , y'avait matière a .

(...)

Mai 2006 .

Nous nous étions incrustés , Moi , Ben , Fwoin et quelques autres a une soirée particulièrement propice a la contribution de la dégradation de l'image des étudiants et a la promotion des alcools les plus divers et variés , et ayant coeur de faire plaisir a nos contraints et forcés hotes éberlués par ce débarquement hostile typé 44 , nous participions avec un entrain non démenti a faire passer Jean Louis Borloo pour un alcoolique modéré .

Nous étions ronds , mais vraiment ronds donc .

A un moment , quelques uns de mes neurones encore en état de fonctionner notaient le départ de mes amis , conséquence sans doute de l'assèchement total des ressources en ce lieu de décadence , et je présumais qu'ils migraient , tels des oies sauvages , vers des contrées plus chaleureuses .

Qui osera la thèse sur les migrations étudiantes ?

Lorsque je m'étais définitivement assuré que le rapport femelles célibataires/males en ruth sur place ne jouait définitivement pas en ma faveur , je décidais d'aller retrouver mes amis , que je retrouvais sans trop de surprise au café populaire , un lieu de débauche sans nom d'ou il est rare de resortir avec plus de globules rouges dans le sang que d'alcool pur .

La vie étudiante n'est qu'un long sacerdose .

Tout a coup , je me rendais compte que Benoit n'était plus des notres . Ne suspectant rien , je m'informais auprès d'un Fwoin en bonne voie de mutation en Alcoolitozore (ca vaut bien bravitude , ou le moins récent mais grotesque abracadabrantesque) si le Ben était parti en des lieus plus cléments pour décuver , par exemple son lit , ou la croix rouge pour peu qu'elle se soit trouvée sur son chemin .

Une vive bouffée d'angoisse me prenait lorsque j'apprenais qu'il avait pris plutot la direction de mon chez moi .

Le pas pas très assuré , je faisais de même avec la promptitude (non non , ce terme la existe) de Sarkozy a pondre une loi sécuritaire .

Arrivé en bas de mon immeuble , j'étais rassuré en voyant de la lumière poindre de mon appartement , en déduisant qu'il restait encore un peu de conscience au Ben , et que j'aurais le bonheur de retrouver ma chambre dans un état a peu près décent , les projections de fluides gastriques pouvant ne s'etres pas encore produites comme je le craignais très , très fortement .

Toujours craindre le bide retourné d'un pote éméché .

J'ouvrais la porte .
Et je restais la , pétrifié , a observer le spectacle qui s'offrait a moi . Et a entendre , ce qui est pire .

Ben était debout . Ben était appuyé contre mon bureau face a lui , tenant debout de toute évidence par le dernier soutien que lui accordaient ses bras flasques , les yeux d'un zombie de roméro .
Un bruit de liquide s'écoulant , familier , raisonnait dans la pièce . Un bruit long , qui dans ma tete semblait ne jamais finir , un fleuve de nature non identifiée coulant le long de mon bureau , pour atterir en contrebas sur la moquette , formant une tache qui s'étendait , s'étendait ...

"B... Ben ? Mais ... mais que ... que fais tu ?" , arriva articuler le Nico , le souffle court .
" gggnnnuh ?" , proféra le Benozitovore , sans arriver a lever la tête pour voir mes yeux d'abord retournés sous le coup de la stupeur , ensuite injectés de sang au fur et a mesure que l'évidence sèchait mes neurones imbibés plus surement que ma chargée de td m'ayant naguère asséné un cruel et perfide "êtes vous sur d'être fait pour le droit , Mr Nicopoi ?" .

Sans doute vexé , c'est une des rares matières que j'ai validé du premier coup , cette année la .

Ben retourna se coucher .
Dégageant ainsi ma vue du bureau , et tout particulièrement de mon ordinateur baignant dans ce liquide atrocement jaunâtre , a fortes odeurs de bière/whisky/vodka orange mélangées , que je dus bien me résoudre a considérer plus vulgairement comme de la pisse de Benozitovore .

Dans son sommeil , l'autre grogna en se retournant , lorsque quelques secondes plus tard le bruit des frottements frénétiques de l'éponge sur la moquette l'importuna ...
L'ordinateur , a qui j'allais reserver le meme savon qu'au Ben incrédule lorsque je lui narrais le lendemain ses exploits noctambules , fonctionna comme si de rien n'était .

Il faut dire que lui , n'a pas connu le sort du Ben que j'ai , par mesquine vengeance , fait dormir par terre après l'avoir légèrement fait tomber du canapé en faisant basculer ce dernier . Ma voisine , l'air inquiète , vint me voir le lendemain en me demandant si je m'étais fait mal , révéillée par ce tonitruant "boum" que fit le corps du Benozitovore en heurtant le sol avec la violence d'un coyote abusé par ce fourbe de bip bip .

Mon ordi , c'est le tonneau des danaides . Mais en plus rempli .

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 17:43

Bo - Requiem For a Dream


J’ai un problème , a rattacher sans doute a ma consommation monstrueuse de café a faire pâlir le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lui même , qui est que je suis super émotif , et que dès lors , la moindre petite contrariété ou bouffée de stress va avoir des répercutions sur mon comportement aussi consternante qu’absolument désastreuse .


Par exemple , c’est le fait que l’on me dise « tu vas faire tomber ton café brûlant sur la tête de Mat » qui fait que ma main se retrouve aussi flasque que les fesses de Maïté , et que , forcément , je fais tomber ma tasse .

Mat ayant eut le bonheur d’anticiper la manœuvre , ma responsabilité civile n’a pas été engagée .

Ce matin , ça n’a pas manqué . Décidé depuis Bayonne 2006 , ou pour la première fois de ma vie j’ai eu le cauchemar quotidien de pouvoir voir grossir mon ventre presque a vue d’œil au fur et a mesure que j’ingurgitais de modestes litres d’alcool , décidé disais je donc a faire un peu de sport pour redonner un peu de décence a ce ventre qui fut la jalousie -ou la rechute- de nombre d’anorexiques jaloux et haineux , je me suis remis au tennis que je pratique de façon plus convaincante que le Golf .

De toute manière , Jeremy qui me prête sa raquette dispose d’une bonne assurance .

Alors que je menais 5 jeux a 3 , que je servais pour le match , et que je réfléchissais a la manière dont j’allais annoncer ma victoire a mes collocs pour les dissuader de m’affronter sur un terrain ou enfin j’aurais une chance d’être moins risiblement ridicule , j’ai été agressé d’un coup par cette nouvelle forme de peste noire , ce coup démoniaque du sort , cette calamité apocalyptique , ce furoncle affectif que l’on nomme communément le stress .

J’ai proposé vainement au petit robert d’apporter ma contribution pour la définition de ce terme dans leur prochaine édition .

Il me fallait que quelques secondes pour suer des bras , avoir les jambes mal assurées , insulter ma raquette et les balles qui , forcément , avaient mal rebondies , trouver le terrain « différent » de la dernière fois , lancer dans une mauvaise humeur au moins aussi conséquente que ma mauvaise foi une bordée d’injures a cette saloperie de luminosité changeante , tout cela , parce que dans un moment d’inconscience , a 5-3 , je venais de songer au fait qu’il ne me restait plus qu’un jeu pour gagner.

Ca n’a pas fait un pli , j’ai perdu 5-7 .

Alors que je ruminais ma sombre défaite pendant les quelques balles que nous échangions post match , balles évidemment qui retrouvèrent la qualité qui m’avait laissé naïvement espérer une hypothétique victoire les quelques minutes précédent une chute pathétique a consoler ce pauvre Jean Marie Messier , je songeais a ces différents moments ou le stress m’avait fait passer au rang de dévertébré tendance eunuque .

C’est fou ce qu’un jeu foiré peut provoquer comme remue ménage existentiel .

(…)

C’est ainsi que je repensais a la première fois ou j’ai passé mon permis . Déjà , j’ai lâché l’information principale lorsque je parle de première fois : je dois bien concéder que je l’ai passé plusieurs fois . Et encore , j’évite soigneusement de ne pas évoquer le cas plus particulier du code , que tout le monde ignore sombrement .

Annoncez a la volée « j’ai eu mon code » , les sourires narquois ne sauraient êtres mis en minorité que par l’indifférence manifeste affichée par les autres quidams non narquois .

Et pourtant . Je me souviens parfaitement du jour ou j’ai passé la premières fois (sic) le code . A l’auto école , élève assidu , j’écrasais de mon assurance les autres élèves , angoissés par la multitude de fautes qu’ils commettaient , lorsque je me permettais dans ma morgue revendicatrice de corriger la prof lorsqu’il lui arrivait de s’égarer .

Villepin aurait fait modeste a coté de moi , c’est dire .

Lorsque nous sommes arrivés au centre d’examen du code qu’un fonctionnaire mal dégrossi a jugé utile de placer dans le vide ordure urbain le plus monstrueux qu’il soit possible de rencontrer a Colomiers , le stress dans la voiture des autres candidats passant en même temps que moi était palpable , et ma bonne humeur et équivoque apaisement contrastait cruellement , ce qui paru mal passer auprès de mes petits camarades au bord du génocide Nicolien .

Ils ont été jusqu'à m’accuser de siffler mal , c’est dire .

Sauf que . Lorsque la lumière de la salle de projection s’est éteinte , cette cruelle et malfaisante angoisse m’assaillais , et d’un coup , des questions aussi simplistes que « a t’on le droit de griller un feu rouge sous les yeux d’un agent de l’ordre » , « est il permis de passer en force (quel culot !) lorsque les barrières d’un passage a niveau sont baissées » , ou encore « l’enfant que vous avez écrasé a 75.6 km/h dans le centre ville était il en tord du fait que ce sale petit morveux qui a abîmé votre carrosserie en rebondissant dessus traversait en dehors des passages cloutés ? » auraient réussi a me paniquer pour peu qu’elles soient au programme .

Quoique pour l’enfant , j’aurais répondu sans hésiter que « oui et qu’il faut faire un procès aux parents pour qu’ils honorent la note du garagiste » .

C’est ainsi qu’il me fallu attendre le deuxième essai pour avoir , enfin , mon code .

Pour le permis , j’étais particulièrement relax , affichant au compteur un nombre d’heures plutôt conséquent de pilotage de karting , habitué des circuits ou je terrorise sans états d’âmes les pauvres types qui se prenaient pour Prost en y arrivant , et repartent après avoir croisé le fer avec la cruelle désillusion d’êtres redevenus Jacques Dupont .
Les quelques heures avec mon prof d’auto école me permettant , bien que je ne trouve cela guère utile , de modérer mon enthousiasme a passer les ronds points en 4ème .

Le jour du permis , j’étais donc en forme , reposé drogué au café , et particulièrement confiant , au point que je prêtais qu’une oreille distraite aux jérémiades sanglotantes émises par les précédents candidats rentrant piteusement chez eux , humiliés de toute évidence par la prof qui a s’y méprendre avait un vague air de Boccolini , mais en plus méchante .

Cette comparaison , d’un coup , agressais ma confiance .
Elle ne fut pas la seule , agressée .

Encore une fois , je me retrouvais dans ce sinistre cloaque que l’on nomme Colomiers , et qui avais , jusque quelques jours précédents mon passage de permis , la particularité d’être la seule crétine ville de France ou l’on avait la priorité en rentrant sur un rond point .

Aux dernières nouvelles , Pascal Sevran n’habite toujours pas Colomiers .
Mais je reste aux nouvelles , sait-on jamais .

Je roulais , le nez quasi collé au volant tellement le stress qui faisait battre mon cœur a un rythme cardiaque effroyablement dément m’empêchait de me tenir autrement , stress que le clone de Boccolini cru bon de faire croître en me faisant remarquer inutilement que j’avais fait peu de cas des quelques priorités a droite précédent les trois derniers petits kilomètres déroulés depuis notre départ …

Et le drame advint . Enfin , le second .

J’arrivais sur un rond point , encore en train de me demander dans ma tête si coller une droite a Boccollini bis pour illustrer ma conception de la priorité ferait bon genre , quand mon attention fut tout de suite focalisée sur une voiture arrivant par une autre voie du rond point , fonçant a une allure démontrant que le quidam n’avait visiblement pas intégré la notion de priorité telle qu’énoncée par la sécurité routière .

A moins qu’il ne s’agisse d’un candidat malheureux décidé lui aussi a faire la peau a la raclure de Bocco .

Le stress . La panique . Les sueurs froides . Bien qu’engagé sur le rond point , j’appuyais avec plus de vigueur qu’un vingtenaire sous perfusion de viagra sur le frein (de la voiture) , décidé a démontrer la sagesse de ma conduite .

… Et l’autre conducteur , au lieu de donner raison a ma sagesse de conduite , de préférer de la ridiculiser en pilant sombrement a l’entrée du rond point , faisant que je me retrouvais des lors absurdement stoppé sans alibi , l’examinatrice inscrivant quelque chose sur son calepin qui de toute évidence , était trop long pour ressembler a « reçu » …


J’ai attendu deux mois au lieu d’un pour repasser mon permis , plutôt que de remettre les pieds ne serait ce qu’une fois dans ma vie dans cette sous déchetterie urbaine que l’on nomme Colomiers .

Ville de toute façon pas compatible avec mon stress naturel , de toute évidence …

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 18:07

Dessins Animés - La Bande à Picsou



Croyez le , il fut une douce époque et lointaine -évidemment- , ou j’étais une petite tête blonde terriblement économe , ayant des rêves de spéculations boursières a faire trembler le groupe EADS (pardon , mauvais exemple) , réfléchissant a l’envie aux médisances que provoquerait mon excentricité lorsque j’aurais fait construire l’exacte réplique du coffre fort de Picsou .


Qui n’a pas rêvé de se baigner dans une piscine de pièces , l’imagination également bien aidée il est vrai pour cela par les piscines de boules d’Ikea ?

Cette boulimie économe , tare dans mon CV de flambeur invétéré , a commencé un beau jour a Juan les Pins , alors que je passais devant un agent de change . L’œil intrigué par un panneau indiquant les différentes monnaies , mon cerveau associait , en moins de temps qu’il n’en faut pour une châtaigne de tomber d’un tabouret , le cours dérisoirement bas affiché et le souvenir d’un graphique lu dans un vieux bouquin crasseux d’histoire / géo , ou les cours du dollars étaient indiqués pour illustrer a quel point l’instabilité chronique de cette monnaie était due aux menus accidents que pouvait rencontrer la politique étrangère des USA .

J’avais 12 ans , j’ai oublié de préciser .

C’est ainsi , bref , que j’achetais mes premiers dollars . Une longue période allait s’en suivre , ou j’écumais avec plus de vélocité que la grande armée le fit avec un certain succès l’Europe jusqu'à ce qu’elle ne disparaisse étrangement après un petit détour par la Russie , les bureaux de change de Toulouse pour y convertir systématiquement les quelques francs qui traînaient dans ma poche en dollars , comptant frénétiquement mes billets a en faire passer Harpagon pour un homme foncièrement désintéressé , rendant folles les préposés des guichets en revenant les voir lorsque je trouvais les billets usés et demandais a les échanger .

Je poussais le vice jusqu'à économiser l’argent que mes parents me donnaient pour manger a midi , prenant des cette époque une habitude disons déconcertante pour les non initiés au Nico , consistant a ne pas manger a midi , arrivant a m’en passer sans trop hurler de faim , pour dévorer le soir de quoi nourrir un régiment nourri au yaourt pendant un mois ET rentrant de mission .

Certains y voient de façon méchante l’hypothétique raison pour laquelle j’aurais été d’une maigreur scandaleuse des années durant .

J’arrivais ainsi , au fait de cette douce et révolue période , a économiser 250 Dollars , somme réunie en une petite centaine de billets rigoureusement neufs (les nerfs des agents de change pouvant en attester) qui faisait ma fierté et celle de mon portefeuille .

… Tout cela ne pouvait pas durer , sinon je n’aurais jamais pu écrire un blog ressassant dans sa grande part mes infernales dépenses pharaoniques , ainsi que les dépressions nerveuses a répétition d’une banque bien patiente avec mes découverts répétés .

J’ai cru a une blague lorsque ma banquière m’a proposé la semaine dernière de monter mon droit de retrait a 300 euros par semaines .

(…)

Un sombre dimanche .

Mes parents et moi avions la passion des brocantes et vide grenier , et il advint que ce jour la , je me baladais avec une pièce d’argent , correspondant dans ma tête a l’équivalent du sous fétiche de l’oncle Picsou . Cependant , la pièce étant d’une rareté aussi conséquente que des cours rangés dans la chambre d’un Nico , je la cédais avec un enthousiasme criminel lorsque un marchand m’en proposait le double de la valeur a laquelle je l’avais acquise .

Mon cerveau déraisonnable cru y voir la possibilité d’augmenter mes économies facilement , et je me jetais le lundi matin des l’ouverture du commerce ou j’avais acquis la pièce pour y convertir tout mes petits dollars en autres pièces d’argent , songeant a la fortune que j’allais tirer du commerçant idiot qui me les rachèterait naïvement le double .

J’étais encore dans ma période les gens sont cons et je suis le plus intelligent .
J’en suis revenu .

Une fois donc tout mes petits dollars convertis , ne m’alarmant pas du fou rire difficilement réprimé par le préposé du commerce éberlué par la transaction crétine que je venais de faire , et après avoir vidé le « mirror » de mon pauvre père pour faire briller de tout leur éclat mes petites pièces , je prenais la direction de la boutique du « naïf marchand ignorant encore combien j’allais le ruiner » .

A raison , je dois bien le reconnaître .

Après une moue dubitative qui me glaçait déjà pas mal le sang , le marchand laissa tomber avec dédain la proposition de me racheter mes pièces au poids .

« Au … au poids ? Mais … vous m’en donneriez combien , alors ? » articula le Nico soudain pas a l’aise dans ses chaussures de villes bien cirées baskets .

« Mmm … bon , je vous en propose 250 Francs » .

Nul besoin de sortir la calculette pour comprendre que la conversion 250 Dollars > Pièces en Argent > 250 Francs n’était pas la meilleure affaire de ma vie .

Je retournais précipitamment au commerce ou j’avais acquis mes pièces , espérant qu’il me reprenne toute cette stupide ferraille et me rende mes petits dollars qui me manquaient tant , maudissant l’emportement qui avait causé , de toute évidence , une ruine qui s’eut t’elle produite en 1929 , aurait fait passer le Krach de la même année pour anodin .

Je perdais 1 mètre derrière mon comptoir lorsque le commerçant ricanant m’en proposait 600 francs , me mains moites se raccrochant difficilement au bureau pour ne pas m’effondrer a la manière de mes économies .

J’ai le jour même liquidé les dits derniers 600 francs en achetant des jeux vidéos super nintendo .
Et juré de ne plus jamais , jamais économiser un centime .

On peut dire que j’ai tenu parole .


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