Le Petit Nicolas mais en Plus Grand - Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 18:55


Lundi .

Enfer et Damnation . Mon miroir , fabriqué de toute évidence par une société qui n'a pas pris le temps d'étudier les contes de Grimm et ignore donc que même une reine maléfique et monstrueusement laide a la naïveté de se croire jolie si le miroir se montre conciliant , me renvoie une image fidèle a la réalité , peut flatteuse , du fait principalement que j'ai oublié mon rasoir électrique dans un lieu a ce jour non identifié .

Quelques Toulousains doivent croire depuis quelques jours que l'on tourne dans leur ville un remake de "Thriller" .

Durement éprouvé par cette vision apocalyptique , c'est alors avec une certaine moue que j'observe les béquilles , hésitant a rendre plus grotesque mon apparition publique , effrayé a l'idée qu'un CRS abruti et myope (pas forcément pléonasme , il y'en a qui voient , si si) ne me tire dessus en me prenant pour Ben Laden en train de rechercher un gisement de plutonium , je ne me résolvais donc que dans la douleur a me munir de mes accessoires détestés du moment .

Quand je dis "dans la douleur" , ça veut dire que j'avais -vainement- essayé de m'en passer .
Une chute plus tard , j'avais changé d'avis .

(...)

Quelque chose ne va pas .

Je veux bien croire que je sois particulièrement abruti , mais bon , savoir s'appuyer sur une béquille , même un CRS un lapin amputé de son cerveau par un scientifique rancunier et licencié par WWF devrait savoir le faire . Alors quoi ?

Le Nico fit quelques mètres de plus .
Pour s'arrêter au bout de 3 minutes , blanc de douleur après s'être systématiquement appuyé sur le mauvais pied , soit celui a priori affligé d'une entorse .

J'inspectais mes chaussures . Rien d'anormal , contrairement a la fois ou j'avais déboulé au lycée après avoir fait ferrer mes mocassins comme mon père , ayant pensé dans un moment d'inconscience nicolienne que , je cite , "ça aurait de la gueule" . J'avais compris , mais un peu tard , qu'en plus de s'êtres métamorphosées en tueuses , m'envoyant valdinguer dans tout les sens sitôt -soit souvent- que je perdais de l'adhérence , mes chaussures annonçaient mon arrivée a 500 mètres a la ronde avec plus d'efficacité que les ricanements assourdissants qu'elles provoquaient , par ailleurs .

Mon père n'a visiblement toujours pas compris la leçon , vu la chute d'une dizaine de marches que je l'ai vu faire devant moi dans l'escalier de l'immeuble ...

Je retentais l'expérience , croyant arriver enfin a maîtriser mon cerveau déficient , pour encore une fois m'arrêter quelques mètres centimètres plus loin , le pied douloureux , mais pas autant que ma langue a force de me la mordre pour par geindre bêtement .

Je songeais a prendre rendez vous avec un neurologue .

(...)

Ce soir .

Clément rentrait , moyennement de bonne humeur après s'être ramassé , ainsi qu'Antoine , un Pv de 90 € pour avoir eu l'inconscience de passer devant un crs dont l'épouse , de toute évidence , n'avait pas été abrutie et myope la nuit précédente .

A moins qu'il n'ait pas d'épouse , concevable aussi .

Pourtant , il retrouvait , étonnamment , tout son sourire pour me dire , sur un ton légèrement sarcastique :
"Nico ? Tu sais , par rapport a ce que tu nous a dit , sur le fait que tu arrivais pas a t'appuyer sur le bon pied avec les béquilles ... c'est normal , il y'en a une qui a cinq centimètres de moins que l'autre ..."

Je serais les CRS , j'aurais opté pour la garde a vue , dans le fond .


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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 18:17


"Craaac" .


C'est ainsi que le Nico se retrouve, un samedi soir légèrement arrosé, a faire le tour d'un bar a cloche pied, hurlant, mais avec modération, réprimant avec une difficulté presque touchante quelques larmes bien senties (les hommes ne pleurent pas, c'est bien connu) mais affichant toutefois sans trop de scrupules une grimace sur son visage a faire passer le bossu de notre dame pour un top modèle a faire glappir des groupies en pleine rue .

Sans raison apparente, l'alcool contrairement aux idées reçues ne pouvant pour une fois être tenue pour responsable comme la fois ou le Nico s'était retrouvé avec une épaule démontable façon lego lorsqu'il avait fait une chute d'une table aussi pittoresque que comique, mon pied a décidé de faire une grève sauvage et sans préavis, laissant chuter le reste du corps qui pensait, naïvement, pouvoir s'appuyer dessus comme a l'accoutumée.

Il faudrait imposer le service minimum dans la fonction pédestre.

Je quittais séance tenante les amis avec qui je passais la soirée modérée (seulement 3 "routes de la soif" pour 4, je ne vois pas d'autre mot), et prenais la direction de chez moi. Seulement , entre la douleur légèrement omnibulante (ouille ... non je pleure pas . ouille ... non je ...) , le fait qu'il fasse un froid de camion frigorifique dernière génération modèle "spécial Sahara" (ou-ou-ouille chhh chhh no-no-non je pleu-pleure pppas chhh -je fais bien l'homme qui a froid ?-) et le fait que je sois légèrement imbibé et boiteux , nombre de personnes qui prirent la rue de Metz se soir là crurent voir Jack Nicholson rejouer une scène bien connue de Shining .

Me manquait que la hache .

(...)

"Ou suis je ?"

Le Nico , en ce paisible dimanche matin , se réveille légèrement barbouillé , se demandant comme d'ordinaire comment avait pu finir la soirée de la veille , et si Camille était décédé en cette nuit glaciale dans d'atroces souffrances en bas de chez moi , en tentant vainement , comme l'attestaient les innombrables appels manqués , de me réveiller a 6h du matin pour dormir sur mon canapé comme convenu .

Le Tsunami Asiatique n'aurait pas entamé mon paisible sommeil .

"Oooooouaille !"

Ca , c'est le Nico qui vient de se rappeller de la soirée de la veille .

Une demi heure plus tard , c'est a dire le temps de monter en gémissant comme une catin au sommet de son art , la dizaine de marches séparant ma chambre du reste de l'appartement , je réveillais Clem , qui eut la gentillesse de pas m'étripper malgré ses 3 petites heures de sommeil peu réparatrices .

Je n'aurais peut-être pas eut cette charité chretienne a sa place .

Dans une parfaite répartition des taches Taylorienne , Antoine allait chercher ma voiture , pendant que Clem occupait le rôle peu enviable de garde-Nico , ce dernier continuant avec un entrain nullement démenti son activité de vocalises castafioriennes de type "aie" , "ouille" , "argh" et autre .

M'accuser d'être douillet serait particulièrement perfide .

Arrivés à l'hôpital , j'allais rapidement m'attirer le sobriquet particulièrement éprouvant de kangourou, médecins et infirmiers ayant avec bonheur enfin trouvé la victime idéale pour oublier leur présence dans un service glauque et sans fenêtres un dimanche matin.

A Guantanamo, je parie que c'est plus chaleureux.

Quelques radios et une manipulatrice morte de rire plus tard , le Nico se retrouvait avec une entorse pronostiquée par un vétérinaire médecin mort de rire , la jambe dans une attèle , et l'interdiction de faire le con pendant 3 semaines .

Autant dire que j'ai déjà enlevé l'attèle il y'a 10 minutes ...

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 22:43


Après que Théa m'ait quitté , un jour de grêle , grenouilles et de marée noire en ce mois apocalyptique de Février 2002 , il passa d'abord une première période pendant laquelle je confondais oreillers et mouchoirs , tout en continuant à harceler la demoiselle pour la supplier de revenir sur sa décision, que après tout , "rien n'était pas si grave" et "tu verrais j'ai changé je suis plus le même" .

L'argument étonnamment n'eut pas la portée espérée après trois jours de rupture .

Lorsque Théa se trouvait mon successeur quelques temps après , le fait qu'entre autre j'ironise méchamment sur son prénom (Tanguy , tellement rid... je m'égare) et que je supporte mal l'existence d'un successeur , ayant comme tout mâle normalement constitué un sentiment étrangement crétin de possession pour une ex que je n'avais jamais possédé (sic) , je me mettais en tête de reconquérir la belle , sinon de pourrir la vie à l'odieux personnage coupable d'empiéter sur mon espace personnel .

Au registre de la bêtise humaine , il n y'a pas plus con qu'un ex , Nico ou possessif exproprié .
Alors quand on cumule ...

J'avais appris par une indiscrétion de la belle qu'elle skiait du coté de Ax Bonascre en compagnie de son copain , ce qui avait nourri en une seule indiscrétion 2 jalousies méchamment exacerbées . Il n'en fallait pas plus pour que le Nico , toute affaire cessante , enfile sa combinaison de ski , à savoir un jean , des gants en cuir et un blouson à la marque aussi infâmante que ridicule (Décathlon c'est déjà pas top , mais Quechua c'est pas humain) , et planifie en ce beau milieu de semaine un aller retour pour une station de ski choisie de façon totalement aléatoire .

C'est dès lors et donc bien évidemment fortuitement que je me retrouvais à Ax Bonascre .

(...)

Un froid à faire regretter (amèrement) la banquise à un ours polaire .

En tout cas , suffisant pour que je me rende compte que les gants en cuir , aussi "classe" que cela puisse être , quoiqu'il puisse y avoir matière à débat lorsque portés sur une piste de ski , ça ne soit pas si top que ça pour prémunir tout risque de voir transformer ses pauvres petites mains en moignons bleus donnant un avant-goût des joies de l'arthrose plus connues généralement par le public de Pascal Sevran .

Je n'ai jamais réédité cette erreur , les gants étant de toute façon irrémédiablement bousillés après cette journée sordide .

Le froid aurait pu être , cependant , le problème majeur , si je n'avais pas eu la sottise , comme vous pouvez le lire à la description de mon équipement , de ne pas emporter de lunettes , ce qui posa problème avec des rafales gelées qui non contentes de me faire ressembler à un Panda sur skis , me donnaient à peu de chose près une visibilité semblable à celle d'un hibou aux alentours de midi quinze paumé du côté du périphérique intérieur .

J'arrivais à me dégotter des lunettes en troquant mon permis de conduire contre celles d'un technicien de remontées , assez éberlué par ma proposition , l'allure globale du panda personnage qui lui formula cette étrange requête , et la chute que j'avais fait pour arriver à me sortir de la file d'attente , n'ayant pas vu ces bêtes cordes qui ne servaient à mon humble avis a pas grand chose au vu du peu de pingouins sur les pistes .

Je viens de comprendre où j'ai égaré mon permis .

Je passais ainsi la journée à faire le tour de la station , tentant entre deux nappes de brouillard de repérer la Théa , un difficile sourire radieux pas toujours suffisant pour faire fondre la glace crispant mon visage a l'idée de sa tête lorsqu'elle me verrait . Mais après plusieurs heures de recherches désespérées infructueuses , je devais me rendre à l'évidence que rien ne serait possible dans ce blizzard sans l'aide technologique de mon portable , pour peu qu'il fonctionnât encore .

"Théa ? C'est Nico ! Tu vas rigoler , je suis à Ax ..."
Le glubs que me renvoyait le combiné me faisant comprendre que non , elle ne rigolait pas . Mais passons .
" On fait une descente ?"
"Je suis désolée , mais on a décidé aujourd'hui vu le temps d'aller faire des courses en Andorre ... "

Disons que cela a jeté un froid entre nous .


Ps : un grand merci a Shaya pour sa correction de mes navrantes fautes ...

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 23:01


par Marie-Edwige pour Nicolas.


La réunion de crise s’ouvrit à 22h15 ce Samedi-là, et la situation était grave : Nicolas s’était fait pirater son blog et il fallait attendre une réponse du site hôte pour pouvoir y accéder de nouveau. L’atmosphère était donc morose autour de cette table de bar et, aussi bien une amie thésarde que moi-même, tentions de grappiller quelques potins et de former des jugements gratuits, tout en affichant l’air navré de circonstance dans le but officiel « de remonter le moral à un pote dans le caca ». Sic transit gloria mundi.

Mais bon, Nicolas devait le savoir. Il a voulu nous convoquer pour nous parler de ses problèmes, c’est donc sa faute si on va faire les commères. Si, si.

Ce qui nous titillait particulièrement, c’était le qui. Qui en effet, a pu pirater le blog ? Et pour quel mobile ? L’Amicale des fans de Mary Higgins Clark et de Diagnostic : Meurtre le savent bien : trouvez le mobile, vous trouverez le coupable. Alors, Nicolas ?

Gros plan sur Nicolas. La fumée qu’il exhale de ses narines masque partiellement son visage. Il arbore un sourire dandy, ce qui veut dire qu’il a bel et bien les boules. Travelling arrière jusqu’au niveau des épaules des filles en face de lui, qui donnent l’impression de l’encadrer. Impression de recul mais aussi de claustrophobie.

_ « Les filles, vous savez que ce sujet me déprime… Ce doit être quelqu’un du boulot. Ils en sont bien capables. »
_  « Tes collègues ? Enfin, Nico, d’après ma propre expérience, les nains de bureaux savent à peine trouver le bouton de veille… »

Regard Noir. Nicolas est le Grognon des nains de bureaux. Oui, celui avec la canne à pèche.

_« Mais non, pas toi ! Bon, je gaffe, je me tais maintenant ».
_ « C’est forcément une fille et c’est forcément une ex »
_ « C’est Fanny. Tu t’es acharné sur elle récemment. D’ailleurs, tu aurais dû y aller mollo. »
J’adore l’excuse de la solidarité féminine pour frapper un homme à terre.
_ « C’est clair. Tu crois que je réagirais comment si tu tapais en-dessous de la ceinture ? »
_ « Mais je me les tape toujours en-dessous de la ceinture ! »
_ « Oh, ha-ha. Je sais que tu changes les noms et tout, mais cette pauvre jeune fille, quand elle te lit, elle a l’impression que tout le monde la reconnaît. Et l’examine sous tous les angles. »
_ « Mais elle m’a fait du mal ! »
_ « Le départ à la retraite de Schumacher aussi. C’était trop tôt, Nico. »
_ « MAIIIIIIEEEEUH ! »
_ « Ce n’est pas une réponse, pas même une onomatopée pour une ligne de dialogue. »
Et là, pour le coup de grâce :
_ « Je te l’avais bien dit ».

L’homme, en plan serré, paraît maintenant plus vieux. Plus jamais, songe-t-il, je me retrouve coincé par deux filles. Ah, l’insouciance de ma paire de couilles !

_  « Bah, si tu déprimes encore, tu pourras écrire des chansons de blues et boire du Bourbon .»
_ « Et écouter du Tom Waits et te laisser pousser la barbe. »
_  « Déjà fait. »
_ « Ah, c’est vrai. Ou faire un procès. »
_  « C’est dingue, quatre ans de Droit et j’y avais pas pensé. »
_ « Bon, c’est promis, tu arrêtes les commentaires mesquins ? »
_ « 
nnnnnnoui. »
_ « Mets pas les coudes sur la table. »

Mais, heureusement, amis lecteurs avides de détails croustillants, Nicolas n’eut pas le temps de jurer sur la tête de sa môman car, telle la cavalerie qui, pour une fois, arrivait bel et bien à l’heure, ce qui soit dit en passant devrait inspirer ces glandus de Ryannair (mais je me comprends), les Mâles débarquèrent pour un Barathon aussi joyeux qu’une garnison romaine allant péter la gueule à des Barbares.
Les mêmes mâles, soit dit en passant, pincèrent les lèvres parce que, et je cite, « ya pas de place pour s’asseoir le samedi au centre ville. »

Veni Vidi Vomi.

Marie-Edwige.

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 18:21

Thème - Jurrasic Park


J'ai eu récemment l'occasion de décliner les avanies dont a fait l'objet mon pauvre petit ordinateur , contraint par la force des choses de gouter aux joies du champagne lorsqu'un olibrius sans nom fit accidentellement , a moins qu'il n'agisse sur commande de toute personne pouvant souhaiter la fin de mon blog soit un nombre de personnes largement plus faible que le quart de la population du territoire toute mégalomanie exclue , tomber un verre plein de ce pur produit du terroir Francais .

je n'ai pas eu la curiosité de regarder sur Legifrance si quelqu'un avait déjà fait un procès a un fabricant pour non prévention des risques liés a la consommation d'alcool par les ordinateurs .

Seulement , si cette histoire a provoqué l'indignation de mes petits lecteurs que vous êtes , ainsi que de l'APPOB (association pour la protection des ordinateurs battus) , vous ignorez a quel point j'étais confiant sur le fait que l'ordinateur survive a ce modeste verre de champagne , ayant en mémoire un autre accident beaucoup plus ... spectaculaire , qui lui non plus n'avait eut raison de ma petite machine a moi .

Et pourtant , y'avait matière a .

(...)

Mai 2006 .

Nous nous étions incrustés , Moi , Ben , Fwoin et quelques autres a une soirée particulièrement propice a la contribution de la dégradation de l'image des étudiants et a la promotion des alcools les plus divers et variés , et ayant coeur de faire plaisir a nos contraints et forcés hotes éberlués par ce débarquement hostile typé 44 , nous participions avec un entrain non démenti a faire passer Jean Louis Borloo pour un alcoolique modéré .

Nous étions ronds , mais vraiment ronds donc .

A un moment , quelques uns de mes neurones encore en état de fonctionner notaient le départ de mes amis , conséquence sans doute de l'assèchement total des ressources en ce lieu de décadence , et je présumais qu'ils migraient , tels des oies sauvages , vers des contrées plus chaleureuses .

Qui osera la thèse sur les migrations étudiantes ?

Lorsque je m'étais définitivement assuré que le rapport femelles célibataires/males en ruth sur place ne jouait définitivement pas en ma faveur , je décidais d'aller retrouver mes amis , que je retrouvais sans trop de surprise au café populaire , un lieu de débauche sans nom d'ou il est rare de resortir avec plus de globules rouges dans le sang que d'alcool pur .

La vie étudiante n'est qu'un long sacerdose .

Tout a coup , je me rendais compte que Benoit n'était plus des notres . Ne suspectant rien , je m'informais auprès d'un Fwoin en bonne voie de mutation en Alcoolitozore (ca vaut bien bravitude , ou le moins récent mais grotesque abracadabrantesque) si le Ben était parti en des lieus plus cléments pour décuver , par exemple son lit , ou la croix rouge pour peu qu'elle se soit trouvée sur son chemin .

Une vive bouffée d'angoisse me prenait lorsque j'apprenais qu'il avait pris plutot la direction de mon chez moi .

Le pas pas très assuré , je faisais de même avec la promptitude (non non , ce terme la existe) de Sarkozy a pondre une loi sécuritaire .

Arrivé en bas de mon immeuble , j'étais rassuré en voyant de la lumière poindre de mon appartement , en déduisant qu'il restait encore un peu de conscience au Ben , et que j'aurais le bonheur de retrouver ma chambre dans un état a peu près décent , les projections de fluides gastriques pouvant ne s'etres pas encore produites comme je le craignais très , très fortement .

Toujours craindre le bide retourné d'un pote éméché .

J'ouvrais la porte .
Et je restais la , pétrifié , a observer le spectacle qui s'offrait a moi . Et a entendre , ce qui est pire .

Ben était debout . Ben était appuyé contre mon bureau face a lui , tenant debout de toute évidence par le dernier soutien que lui accordaient ses bras flasques , les yeux d'un zombie de roméro .
Un bruit de liquide s'écoulant , familier , raisonnait dans la pièce . Un bruit long , qui dans ma tete semblait ne jamais finir , un fleuve de nature non identifiée coulant le long de mon bureau , pour atterir en contrebas sur la moquette , formant une tache qui s'étendait , s'étendait ...

"B... Ben ? Mais ... mais que ... que fais tu ?" , arriva articuler le Nico , le souffle court .
" gggnnnuh ?" , proféra le Benozitovore , sans arriver a lever la tête pour voir mes yeux d'abord retournés sous le coup de la stupeur , ensuite injectés de sang au fur et a mesure que l'évidence sèchait mes neurones imbibés plus surement que ma chargée de td m'ayant naguère asséné un cruel et perfide "êtes vous sur d'être fait pour le droit , Mr Nicopoi ?" .

Sans doute vexé , c'est une des rares matières que j'ai validé du premier coup , cette année la .

Ben retourna se coucher .
Dégageant ainsi ma vue du bureau , et tout particulièrement de mon ordinateur baignant dans ce liquide atrocement jaunâtre , a fortes odeurs de bière/whisky/vodka orange mélangées , que je dus bien me résoudre a considérer plus vulgairement comme de la pisse de Benozitovore .

Dans son sommeil , l'autre grogna en se retournant , lorsque quelques secondes plus tard le bruit des frottements frénétiques de l'éponge sur la moquette l'importuna ...
L'ordinateur , a qui j'allais reserver le meme savon qu'au Ben incrédule lorsque je lui narrais le lendemain ses exploits noctambules , fonctionna comme si de rien n'était .

Il faut dire que lui , n'a pas connu le sort du Ben que j'ai , par mesquine vengeance , fait dormir par terre après l'avoir légèrement fait tomber du canapé en faisant basculer ce dernier . Ma voisine , l'air inquiète , vint me voir le lendemain en me demandant si je m'étais fait mal , révéillée par ce tonitruant "boum" que fit le corps du Benozitovore en heurtant le sol avec la violence d'un coyote abusé par ce fourbe de bip bip .

Mon ordi , c'est le tonneau des danaides . Mais en plus rempli .

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 17:43

Bo - Requiem For a Dream


J’ai un problème , a rattacher sans doute a ma consommation monstrueuse de café a faire pâlir le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lui même , qui est que je suis super émotif , et que dès lors , la moindre petite contrariété ou bouffée de stress va avoir des répercutions sur mon comportement aussi consternante qu’absolument désastreuse .


Par exemple , c’est le fait que l’on me dise « tu vas faire tomber ton café brûlant sur la tête de Mat » qui fait que ma main se retrouve aussi flasque que les fesses de Maïté , et que , forcément , je fais tomber ma tasse .

Mat ayant eut le bonheur d’anticiper la manœuvre , ma responsabilité civile n’a pas été engagée .

Ce matin , ça n’a pas manqué . Décidé depuis Bayonne 2006 , ou pour la première fois de ma vie j’ai eu le cauchemar quotidien de pouvoir voir grossir mon ventre presque a vue d’œil au fur et a mesure que j’ingurgitais de modestes litres d’alcool , décidé disais je donc a faire un peu de sport pour redonner un peu de décence a ce ventre qui fut la jalousie -ou la rechute- de nombre d’anorexiques jaloux et haineux , je me suis remis au tennis que je pratique de façon plus convaincante que le Golf .

De toute manière , Jeremy qui me prête sa raquette dispose d’une bonne assurance .

Alors que je menais 5 jeux a 3 , que je servais pour le match , et que je réfléchissais a la manière dont j’allais annoncer ma victoire a mes collocs pour les dissuader de m’affronter sur un terrain ou enfin j’aurais une chance d’être moins risiblement ridicule , j’ai été agressé d’un coup par cette nouvelle forme de peste noire , ce coup démoniaque du sort , cette calamité apocalyptique , ce furoncle affectif que l’on nomme communément le stress .

J’ai proposé vainement au petit robert d’apporter ma contribution pour la définition de ce terme dans leur prochaine édition .

Il me fallait que quelques secondes pour suer des bras , avoir les jambes mal assurées , insulter ma raquette et les balles qui , forcément , avaient mal rebondies , trouver le terrain « différent » de la dernière fois , lancer dans une mauvaise humeur au moins aussi conséquente que ma mauvaise foi une bordée d’injures a cette saloperie de luminosité changeante , tout cela , parce que dans un moment d’inconscience , a 5-3 , je venais de songer au fait qu’il ne me restait plus qu’un jeu pour gagner.

Ca n’a pas fait un pli , j’ai perdu 5-7 .

Alors que je ruminais ma sombre défaite pendant les quelques balles que nous échangions post match , balles évidemment qui retrouvèrent la qualité qui m’avait laissé naïvement espérer une hypothétique victoire les quelques minutes précédent une chute pathétique a consoler ce pauvre Jean Marie Messier , je songeais a ces différents moments ou le stress m’avait fait passer au rang de dévertébré tendance eunuque .

C’est fou ce qu’un jeu foiré peut provoquer comme remue ménage existentiel .

(…)

C’est ainsi que je repensais a la première fois ou j’ai passé mon permis . Déjà , j’ai lâché l’information principale lorsque je parle de première fois : je dois bien concéder que je l’ai passé plusieurs fois . Et encore , j’évite soigneusement de ne pas évoquer le cas plus particulier du code , que tout le monde ignore sombrement .

Annoncez a la volée « j’ai eu mon code » , les sourires narquois ne sauraient êtres mis en minorité que par l’indifférence manifeste affichée par les autres quidams non narquois .

Et pourtant . Je me souviens parfaitement du jour ou j’ai passé la premières fois (sic) le code . A l’auto école , élève assidu , j’écrasais de mon assurance les autres élèves , angoissés par la multitude de fautes qu’ils commettaient , lorsque je me permettais dans ma morgue revendicatrice de corriger la prof lorsqu’il lui arrivait de s’égarer .

Villepin aurait fait modeste a coté de moi , c’est dire .

Lorsque nous sommes arrivés au centre d’examen du code qu’un fonctionnaire mal dégrossi a jugé utile de placer dans le vide ordure urbain le plus monstrueux qu’il soit possible de rencontrer a Colomiers , le stress dans la voiture des autres candidats passant en même temps que moi était palpable , et ma bonne humeur et équivoque apaisement contrastait cruellement , ce qui paru mal passer auprès de mes petits camarades au bord du génocide Nicolien .

Ils ont été jusqu'à m’accuser de siffler mal , c’est dire .

Sauf que . Lorsque la lumière de la salle de projection s’est éteinte , cette cruelle et malfaisante angoisse m’assaillais , et d’un coup , des questions aussi simplistes que « a t’on le droit de griller un feu rouge sous les yeux d’un agent de l’ordre » , « est il permis de passer en force (quel culot !) lorsque les barrières d’un passage a niveau sont baissées » , ou encore « l’enfant que vous avez écrasé a 75.6 km/h dans le centre ville était il en tord du fait que ce sale petit morveux qui a abîmé votre carrosserie en rebondissant dessus traversait en dehors des passages cloutés ? » auraient réussi a me paniquer pour peu qu’elles soient au programme .

Quoique pour l’enfant , j’aurais répondu sans hésiter que « oui et qu’il faut faire un procès aux parents pour qu’ils honorent la note du garagiste » .

C’est ainsi qu’il me fallu attendre le deuxième essai pour avoir , enfin , mon code .

Pour le permis , j’étais particulièrement relax , affichant au compteur un nombre d’heures plutôt conséquent de pilotage de karting , habitué des circuits ou je terrorise sans états d’âmes les pauvres types qui se prenaient pour Prost en y arrivant , et repartent après avoir croisé le fer avec la cruelle désillusion d’êtres redevenus Jacques Dupont .
Les quelques heures avec mon prof d’auto école me permettant , bien que je ne trouve cela guère utile , de modérer mon enthousiasme a passer les ronds points en 4ème .

Le jour du permis , j’étais donc en forme , reposé drogué au café , et particulièrement confiant , au point que je prêtais qu’une oreille distraite aux jérémiades sanglotantes émises par les précédents candidats rentrant piteusement chez eux , humiliés de toute évidence par la prof qui a s’y méprendre avait un vague air de Boccolini , mais en plus méchante .

Cette comparaison , d’un coup , agressais ma confiance .
Elle ne fut pas la seule , agressée .

Encore une fois , je me retrouvais dans ce sinistre cloaque que l’on nomme Colomiers , et qui avais , jusque quelques jours précédents mon passage de permis , la particularité d’être la seule crétine ville de France ou l’on avait la priorité en rentrant sur un rond point .

Aux dernières nouvelles , Pascal Sevran n’habite toujours pas Colomiers .
Mais je reste aux nouvelles , sait-on jamais .

Je roulais , le nez quasi collé au volant tellement le stress qui faisait battre mon cœur a un rythme cardiaque effroyablement dément m’empêchait de me tenir autrement , stress que le clone de Boccolini cru bon de faire croître en me faisant remarquer inutilement que j’avais fait peu de cas des quelques priorités a droite précédent les trois derniers petits kilomètres déroulés depuis notre départ …

Et le drame advint . Enfin , le second .

J’arrivais sur un rond point , encore en train de me demander dans ma tête si coller une droite a Boccollini bis pour illustrer ma conception de la priorité ferait bon genre , quand mon attention fut tout de suite focalisée sur une voiture arrivant par une autre voie du rond point , fonçant a une allure démontrant que le quidam n’avait visiblement pas intégré la notion de priorité telle qu’énoncée par la sécurité routière .

A moins qu’il ne s’agisse d’un candidat malheureux décidé lui aussi a faire la peau a la raclure de Bocco .

Le stress . La panique . Les sueurs froides . Bien qu’engagé sur le rond point , j’appuyais avec plus de vigueur qu’un vingtenaire sous perfusion de viagra sur le frein (de la voiture) , décidé a démontrer la sagesse de ma conduite .

… Et l’autre conducteur , au lieu de donner raison a ma sagesse de conduite , de préférer de la ridiculiser en pilant sombrement a l’entrée du rond point , faisant que je me retrouvais des lors absurdement stoppé sans alibi , l’examinatrice inscrivant quelque chose sur son calepin qui de toute évidence , était trop long pour ressembler a « reçu » …


J’ai attendu deux mois au lieu d’un pour repasser mon permis , plutôt que de remettre les pieds ne serait ce qu’une fois dans ma vie dans cette sous déchetterie urbaine que l’on nomme Colomiers .

Ville de toute façon pas compatible avec mon stress naturel , de toute évidence …

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 18:07

Dessins Animés - La Bande à Picsou



Croyez le , il fut une douce époque et lointaine -évidemment- , ou j’étais une petite tête blonde terriblement économe , ayant des rêves de spéculations boursières a faire trembler le groupe EADS (pardon , mauvais exemple) , réfléchissant a l’envie aux médisances que provoquerait mon excentricité lorsque j’aurais fait construire l’exacte réplique du coffre fort de Picsou .


Qui n’a pas rêvé de se baigner dans une piscine de pièces , l’imagination également bien aidée il est vrai pour cela par les piscines de boules d’Ikea ?

Cette boulimie économe , tare dans mon CV de flambeur invétéré , a commencé un beau jour a Juan les Pins , alors que je passais devant un agent de change . L’œil intrigué par un panneau indiquant les différentes monnaies , mon cerveau associait , en moins de temps qu’il n’en faut pour une châtaigne de tomber d’un tabouret , le cours dérisoirement bas affiché et le souvenir d’un graphique lu dans un vieux bouquin crasseux d’histoire / géo , ou les cours du dollars étaient indiqués pour illustrer a quel point l’instabilité chronique de cette monnaie était due aux menus accidents que pouvait rencontrer la politique étrangère des USA .

J’avais 12 ans , j’ai oublié de préciser .

C’est ainsi , bref , que j’achetais mes premiers dollars . Une longue période allait s’en suivre , ou j’écumais avec plus de vélocité que la grande armée le fit avec un certain succès l’Europe jusqu'à ce qu’elle ne disparaisse étrangement après un petit détour par la Russie , les bureaux de change de Toulouse pour y convertir systématiquement les quelques francs qui traînaient dans ma poche en dollars , comptant frénétiquement mes billets a en faire passer Harpagon pour un homme foncièrement désintéressé , rendant folles les préposés des guichets en revenant les voir lorsque je trouvais les billets usés et demandais a les échanger .

Je poussais le vice jusqu'à économiser l’argent que mes parents me donnaient pour manger a midi , prenant des cette époque une habitude disons déconcertante pour les non initiés au Nico , consistant a ne pas manger a midi , arrivant a m’en passer sans trop hurler de faim , pour dévorer le soir de quoi nourrir un régiment nourri au yaourt pendant un mois ET rentrant de mission .

Certains y voient de façon méchante l’hypothétique raison pour laquelle j’aurais été d’une maigreur scandaleuse des années durant .

J’arrivais ainsi , au fait de cette douce et révolue période , a économiser 250 Dollars , somme réunie en une petite centaine de billets rigoureusement neufs (les nerfs des agents de change pouvant en attester) qui faisait ma fierté et celle de mon portefeuille .

… Tout cela ne pouvait pas durer , sinon je n’aurais jamais pu écrire un blog ressassant dans sa grande part mes infernales dépenses pharaoniques , ainsi que les dépressions nerveuses a répétition d’une banque bien patiente avec mes découverts répétés .

J’ai cru a une blague lorsque ma banquière m’a proposé la semaine dernière de monter mon droit de retrait a 300 euros par semaines .

(…)

Un sombre dimanche .

Mes parents et moi avions la passion des brocantes et vide grenier , et il advint que ce jour la , je me baladais avec une pièce d’argent , correspondant dans ma tête a l’équivalent du sous fétiche de l’oncle Picsou . Cependant , la pièce étant d’une rareté aussi conséquente que des cours rangés dans la chambre d’un Nico , je la cédais avec un enthousiasme criminel lorsque un marchand m’en proposait le double de la valeur a laquelle je l’avais acquise .

Mon cerveau déraisonnable cru y voir la possibilité d’augmenter mes économies facilement , et je me jetais le lundi matin des l’ouverture du commerce ou j’avais acquis la pièce pour y convertir tout mes petits dollars en autres pièces d’argent , songeant a la fortune que j’allais tirer du commerçant idiot qui me les rachèterait naïvement le double .

J’étais encore dans ma période les gens sont cons et je suis le plus intelligent .
J’en suis revenu .

Une fois donc tout mes petits dollars convertis , ne m’alarmant pas du fou rire difficilement réprimé par le préposé du commerce éberlué par la transaction crétine que je venais de faire , et après avoir vidé le « mirror » de mon pauvre père pour faire briller de tout leur éclat mes petites pièces , je prenais la direction de la boutique du « naïf marchand ignorant encore combien j’allais le ruiner » .

A raison , je dois bien le reconnaître .

Après une moue dubitative qui me glaçait déjà pas mal le sang , le marchand laissa tomber avec dédain la proposition de me racheter mes pièces au poids .

« Au … au poids ? Mais … vous m’en donneriez combien , alors ? » articula le Nico soudain pas a l’aise dans ses chaussures de villes bien cirées baskets .

« Mmm … bon , je vous en propose 250 Francs » .

Nul besoin de sortir la calculette pour comprendre que la conversion 250 Dollars > Pièces en Argent > 250 Francs n’était pas la meilleure affaire de ma vie .

Je retournais précipitamment au commerce ou j’avais acquis mes pièces , espérant qu’il me reprenne toute cette stupide ferraille et me rende mes petits dollars qui me manquaient tant , maudissant l’emportement qui avait causé , de toute évidence , une ruine qui s’eut t’elle produite en 1929 , aurait fait passer le Krach de la même année pour anodin .

Je perdais 1 mètre derrière mon comptoir lorsque le commerçant ricanant m’en proposait 600 francs , me mains moites se raccrochant difficilement au bureau pour ne pas m’effondrer a la manière de mes économies .

J’ai le jour même liquidé les dits derniers 600 francs en achetant des jeux vidéos super nintendo .
Et juré de ne plus jamais , jamais économiser un centime .

On peut dire que j’ai tenu parole .


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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 16:11

No One Is Innocent


Mai 2004 .


J’avais connu quelques mois plus tôt une fille de l’unef , Céline , qui lors d’un colloque animé sur les retraites , m’avait particulièrement crispé par ses accents guerriers outrageusement revendicatifs , particulièrement au moment de me rabrouer lorsque je lui faisais remarquer gentiment qu’a mon sens , réformer les retraites était une nécessité pour que lorsque notre génération dans un temps très , très , très lointain soit vielle (mais alors vraiment très très lointain) , nous puissions espérer ne pas avoir a demander l’aumône devant la Fnac des le 3 du mois , 2 jours après avoir touché notre pension de retraite .

J’ai une vision du futur toujours un peu noire , je le concède .
L’idée d’être vieux , sans doute .

J’avais compris a mon grand étonnement , quelques jours plus tard après qu’elle m’ait gratifié d’un pourtant désagréable « sale capitaliste » , plus odieux a mon oreille qu’un banal « j’ordonne , il exécute » lâché par un président sans doute levé de mauvais poil , que malgré notre différent d’ordre politique , la demoiselle avait un faible pour moi qu’il ne serait sans doute pas trop difficile de transformer , en dehors toutefois de la manifestation ou nous nous trouvions , d’autant que nous étions tout deux dans des camps opposés , et visiblement pas loin de rallumer le concept de guerre civile sanguinolente si le temps se maintenait .

De toute façon , je la perdais de vue lorsque la place du Capitole se vidait en moins de 15 secondes , après qu’une bombe lacrymogène intelligemment lancée par un intelligent CRS (virez le intelligent de trop , plusieurs solutions envisageables) avait fait disparaître veaux vaches et manifestants .

Sauf votre humble serviteur , évidemment , jamais en retard pour prouver que telle la garde , le Nico ne se rend pas .
… même si ses yeux transformés en bouillie canine par les gaz ne peuvent en dire autant .

(…)

En ce mois de Mai 2004 , ma relation avec Mariana , la première des deux mexicaines que j’ai connu (j’ai toujours eu un penchant pour l’ibérique , allez savoir pourquoi) était de façon assez notable sur le déclin , ce qui pouvait selon toute vraisemblance s’expliquer par le fait que en 3 mois , je n’avais pu espérer l’ombre d’une fois coucher avec elle .

Pas que ça ait son importance , mais quand même .

Ce soir la , j’avais eu une explication assez orageuse au téléphone avec elle , m’emportant au point de l’accuser de ne savoir faire appel a moi que lorsqu’elle en avait besoin , ce qui d’une certaine manière avait le don de m’exaspérer au plus haut point .

D’autant qu’un Nico contraint a l’abstinence , ça s’irrite vite .

Nouvellement célibataire donc , j’allais retrouver Clément , qui ignorais encore dans sa joyeuse innocence de l’époque qu’il aurait a me subir en colloc , puis nous nous dirigions vers l’université , ou devait être projeté le « baron de Munchausen » , dans un cadre d’une soirée étudiante allumée et alcoolique , ce qui n’est pas forcément un pléonasme .

D’autant que le terme d’allumer s’appliquait en l’occurrence a la bobine du film , qui dans un sinistre grondement prit feu avec plus d’enthousiasme que les lèvres de Mariana au bout de quelques secondes de projection .

Mon lyrisme devient cruel , par moments .

Cependant , j’avais le plaisir a cette soirée de retomber sur la fameuse Céline , et l’absence a priori (on est jamais sur dans une soirée pareille , d’autant que j’y étais présent , ce qui n’est jamais rassurant) de fumigènes pouvait me permettre d’espérer de ne pas finir seul la soirée .

Et lorsqu’elle m’a proposé de la raccompagner chez elle , je me suis permis d’espérer que mes 3 mois d’abstinence touchaient a leur fin …

(…)

« Tu sais quoi ? » , demanda t’elle d’une petite voix caline .
« Groumph ? » , articula le Nico , encore un peu dans les vaps post-coït .
« La première fois que l’on s’est vu , c’était il y’a 6 mois non ? Et bien tu m’as tout de suite séduite » , lâcha t’elle un peu naïvement .


Je n’ai jamais répondu a son sms du lendemain , dans lequel elle me disait «  un petit bisou juste pour le plaisir , a ce soir ! » …

J’avais entre-temps rencontré Jess .
Qui m’a , elle , tout de suite séduit , pour le coup …

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 23:02
J'ai saoulé la terre entière avec cette chanson , pas de raison que vous y échappiez ...

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 03:08
« Au fait Nico , les freins de la voiture ne font plus de bruit ? »

Aie . La tuile . De toute façon , je déteste les questions qui commencent par « au fait » .
« Au fait » , c’est toujours une sombre emmerde qui s’annonce , tiens .

Disons que j’ai prévu d’aller jeter un petit coup d’œil du coté de Barcelone , mais si j’avoue au daron que la voiture fait un bruit de batterie de casserole jetées avec la force du service de Federrer contre un mur en acier a chaque freinage , je pourrais faire une croix sur Barcelone aussi sûrement qu’un miteux poète et 1er ministre sur l’Elysée après avoir défendu un vague projet nommé CPE .

Il me fallait improviser . Et vite .
« Non non , le bruit est très léger et elle freine remarquablement bien …
- tu peux me le jurer ? »

… Et voila comment je me suis retrouvé penaud a jurer de ne pas utiliser la voiture avant de l’avoir fait réparer .

C’est parfois chiant quand même qu’un papou s’angoisse pour un banal problème de freins lorsque l’on a juste prévu de faire un banal aller retour dans les Pyrénées …

(…)

Mardi Soir .

J’avais prévu d’aller dîner avec mes parents , ce qui me posais un problème autrement plus délicat que celui consistant pour un ex ministre de la culture de développer le mignon mais déconcertant concept de « bravitude » , puisque devant réussir l’incroyable tour de force de ne pas gaffer de la soirée , a savoir ne pas avouer que je comptais partir de (très) bonne heure le mercredi matin pour Barcelone .

Armé de boules quiès pour ne pas être trop perturbé du bruit de casseroles émis par la 306 , évidemment .

« Au fait Nico , tout va bien avec ta Barcelonaise ? » .

Si c’est pas une vacherie des questions pareilles …
Respire . Parle posément . Modère un enthousiasme qui te trahirait . « Oui , oui , tout va bien » , arriva a articuler le Nico déjà durement malmené .

« Tu la revois quand ? »

Ouille ouille ouille . Zut , je n’ai pas le téléphone de Condoleezza Rice pour lui proposer d’échanger nos rôles et de répondre au congrès sur la désastreuse gestion de l’Irak contre sa gestion bienveillante de ce qui tourne a un odieux interrogatoire chez mes parents .

« Je ne sais pas , je suis un peu débordé en ce moment » , articulais je presque sans gène trop honteusement visible .
« N’oublie pas , je ne veux pas que tu prennes la voiture avant de l’avoir fait réparer ! » articula sentencieusement le daron , en levant les sourcils .
C’est impressionnant un daron qui lève les sourcils .

« Papou , comme si c’était mon genre … »

J’étais déstabilisé , mais mes réponses évasives suffirent a décourager mes parents , qui enfin lâchèrent prise . J’étais sauvé . Eprouvé , mais sauvé .

La soirée passa .

Tout a coup , le souvenir d’une promesse faite a ma brune assaillais mon cerveau endolori , et consultant ma montre , je me rendais compte qu’il me fallait prendre congé de mes doux parents pour avoir l’espoir de la tenir , cette promesse .

Histoire que mon séjour ne tourne pas a la soupe a la grimace , les filles sont parfois si susceptibles …

« Désolé , mais je vais devoir y aller »
« Déjà ? » , articula ma petite maman , sans doute vexée que ma présence puisse paraître aussi furtive que celle d’un remord dans la tête d’un juge d’instruction .
« Oui , j’ai promis a la Barcelonaise de lui ramener du Taboulé , il ne me reste que quelques minutes pour aller lui en acheter… »

… Taboulé m’a tuer .



























ACDC - highway to Hell

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