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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 15:52


Comment ? On écrit pas un «eggloo » avec cette orthographe ?

Je me serais adonné à un déroutant anagramme ?


Allons bon, comme si c'était mon genre.



Un instant, je suis en train de m'asphyxier avec un papier d'Arménie qui se consume tout droit dans mon nez, c'en est insupportable.


Kof Kof !


Ouf, c'est mieux.


Je disais ? Ah oui. Depuis que j'ai obtenu le job de mes rêves au point que c'en est frustrant de se dire que je trouverais probablement difficilement mieux -une vraie torture, j'en suis déjà à m'angoisser en me demandant « et qu'est ce que je ferais après ? »- (j'ai un véritable don pour me gâcher les meilleurs moments de ma vie en anticipant sur les plus désagréables qui suivront), je suis amené à rencontrer régulièrement des personnes brillantes et que j'apprécie beaucoup.


... Même si elles m'agacent parce que j'ai qu'une peur, c'est qu'elles soient meilleures que moi.


Faut décidément que j'arrête de m'angoisser pour tout.


J'ai ainsi rencontré il y'a quelques temps l'un de mes homologues travaillant pour une plateforme internet concurrente à la mienne, qui en dehors du fait qu'il ait probablement une dizaine d'années de plus que moi, ce qui fait baisser d'un cran provisoirement mes craintes de chutes de cheveux lorsque je le vois, m'a pris en sympathie et m'apporte un certain nombre d'indications qui me sont vachement utiles.


Et en plus, il a tutoyé devant moi au téléphone l'ancien présentateur de Top 50, mon émission préférée de quand j'étais petit. Enfin, avant que ces couillons de Bruno Solo et Yvan Le Bolloc'h ne la ruinent.


... Ils paieront. Un jour.


C'est ainsi que découvrant qu'il était particulièrement ami avec un autre de nos homologues, mais bossant pour une boîte plutôt connue sous le nom de Eggloo, pour laquelle je n'ai absolument pas passé des nuits entières il y'a 2 ans à rédiger des CV que je n'osais envoyer de peur de faire hocquetter de rire jusqu'à mort s'ensuive les DRH , je tentais pas de subtiles et discrètes sournoises manœuvres de l'amener à organiser un déjeuner à 3 :


« François, François, tu l'appelles, hein dit ? On se le fait se déjeuner ? Hein ? S'il te plait s'il te plait s'il te plait ! »


... Je n'ai décidément aucun amour propre.


Mais j'ai toujours voulu visiter au moins une fois un bureau Eggloo.


(...)


Vendredi midi.


J'attends fébrilement François dans le froid glacial Parisien, d'autant plus glacial que j'ai jugé utile de me rendre à Paris en simple veste/chemise, considérant qu'une tenue semi-classe (ma veste étant visiblement trop grande de 3 tailles, forcément que le rendu final laisse à désirer) rendrait plus crédible ma relativement jeune « expérience » dont on pincerait le nez qu'il en sortirait encore du lait maternel, justifiant dès lors que je me pèle comme un lapin pelé sur la banquise.

 


Mon médecin m'a assuré que j'avais malgré tout une chance d'échapper à l'amputation du plus des 2/3 de mes organes vitaux.


Je fume ma dixième Camel de la matinée, ce qui aurait tendance a attester que je suis plutôt nerveux, et enclin aux arguments bidon pour justifier une consommation excessive de nicotine, mais on est pas juriste pour rien. Lorsque François arrive enfin, je tente toutefois de me la jouer relax, un peu comme quand je croise une ex dans la rue et que je veux montrer une indifférence totale à ce sombre coup du sort.


« C'est où leurs locaux ? C'est où ? Bon on y va ? Ah ah. Non mais je suis pas pressé hein, c'est juste qu'il fait un peu froid ! »


Je suis également pitoyable lorsque je tente de dissimuler mon émoi d'avoir rencontré une ex.


Nous rentrons dans un immeuble dont nous grimpons gaillardement 4 étages à pieds (penser à repasser à Eggloo, je viens de comprendre que c'est au deuxième étage que j'ai du y égarer mon poumon droit), et arrivons enfin dans l'antre des pingouins.


Faut bien que j'assume jusqu'au bout mon anagramme foireux.


Nous sommes dans une pièce gigantesque, comprendre « de quoi réunir 3 ou 4 appartements de mes amis à Paris », toute blanche ou presque, les boiseries garanties Hausmann ayant été toutes repeintes au couleurs criardes rouge/bleu/jaune qui font l'identité de Eggloo.


Je vous dis même pas ce qu'ils vont prendre quand ils voudront récupérer leur caution.


Une voix nous parvient de derrière un bureau aux couleurs changeantes et aux dimensions du Titanic, nous enjoignant de nous identifier sur un ordinateur tactile posé sur un coin de son bureau.


J'étais limite essoufflé lorsque parti du centre du bureau, j'atteignais l'écran.

... Je viens de comprendre où j'ai égaré mon poumon gauche.


Après avoir signé une licence m'enjoignant au silence le plus absolu sur ce que j'allais voir faute de quoi je serais poursuivi par une bande de tueurs hargneux et (multi)récidivistes (vous comprenez maintenant pourquoi je me provoque migraine sur migraine à tenter une orthographe douteuse pour parler d'Eggloo ?), je rentrais enfin et véritablement dans le paradis sur terre, l'antre du bonheur, le monde dont rêve tout syndicaliste aigri de FO-SUD.


Je me suis surpris à chercher les insupportables marionnettes d'Eurodisney qui vous minent le moral à vous répéter d'une voix crispante et niaise que « c'est un monde petit ».


Je me prends à rêver doucement de venir bosser la-dedans.


... cela jusqu'à ce que notre hôte nous invite à le suivre à une cantine. LA cantine.


Une cantine. Le monde horrible où les odeurs les plus infectes se rejoignent votre assiette. La place où l'on doit choisir dans l'urgence et sous les regards narquois de ceux qui vous suivent entre s'intoxiquer aux frites douteuses s'étouffer au poisson panné (... d'arêtes). Le truc qui aurait poussé les révoltés du Potemkine à manger tout compte fait leur viande aux larves fraiches plutôt que faire la queue un plateau en main, fut-ce chez Eggloo. Le lieux où des hommes aux allures patibulaires vous dévisagent froidement avant de vous marmonner Tataglioni dort avec les poissons ... et sinon, qu'est ce que se sera pour vous ? 


Pinnochio n'avait pas subi pareille déconvenue en découvrant que son Disneyland l'avait transformé en âne, groumf.


Plus jamais je ne ficherais les pieds chez Eggloo, tiens.



NB : Monsieur le DRH de Eggloo qui comptait m'offrir un poste à 3000 euros par mois versés en liquide sur le compte d'une banque des Malouines et qui n'êtes pas habitué à mon humour tordu, sachez que j'ai trouvé la viande absolument délicieuse. Mmm ? Le gras ? Non, non, j'ai rien vu, pensez vous.

 

NB : Pour rappel, la Brune tient dorénavant son propre blog, et laissez moi vous dire objectivement et sans avoir un canon de fusil sur la tempe ou une hypothétique menace de nuits chastes si je ne le faisais pas que c'est particulièrement gratiné !

Le blog de brune, donc : http://mespetitsboulots.over-blog.com

 

 


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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 17:41

Une des choses qui m'insupportait le plus à la fac, c'était l'incroyable quantité de papelards en tout genre qu'elle pouvait générer.

 


Et qu'il me fallait par conséquent organiser.

Pardon : qu'il me fallait faire tenir dans une pile s'effondrant systématiquement lorsqu'en soirée, une andouille posait dessus un verre (... de trop).


C'est tout de même fou comme c'est mal conçu, un papier.


Le jour où il devint avéré que je risquais de me noyer au milieu des diverses notes de cours constituant une seconde épaisse couche de moquette dans la chambre que j'occupais chez mes parents, je pris la seule résolution qui s'imposait :


... Je flanquais le tout à la poubelle et prenais dare-dare la direction de la Fnac pour m'y endetter à vie à acheter un ordinateur portable.


Il a évidemment été bradé 2 fois moins cher une semaine après.


Quand je vous disais que j'avais des accointances avec le Crédit Lyonnais.


(...)


La première fois que j'ai utilisé mon tout nouvel ordinateur tout neuf à la fac, j'étais somme toute aussi fier qu'un poux engagé par Bayer pour faire de la figuration à la télévision, les étudiants prenant leurs cours à l'ordi en amphi étant à l'époque aussi rares que les étudiants sympathiques et désintéressés en fac de droit.


C'est sur qu'en cumulant ces 2 critères, il n'en reste plus vraiment beaucoup.


Très rapidement toutefois, c'est à dire dès la première seconde où la maitre de conférence allait s'interrompre dans son blabla à sens unique, j'allais m'apercevoir non sans une vive contrariété que l'ordinateur avait un défaut somme toute assez consternant, à savoir que son ventilateur produisait en nuisances sonores de quoi couvrir le bruit d'une escouade de F22 bombardant la bande de Gaza.


Sans parler du fait que la chaleur dégagée tout de même par l'ordinateur rendait inutile l'allumage du chauffage central de l'université.


... Il m'est arrivé de suivre le cour en t-shirt et d'avoir trop chaud malgré tout, cela en plein mois de Décembre. C'est vous dire.


Cette petite contrariété assumée sans trop dégouliner de sueur (froide, même si l'expression peut sembler inadaptée vue que toute sueur que je pouvais émettre était vite transformée en un torrent de vapeur -c'est fou ce que ce fichu ordi pouvait chauffer-), j'allais tout content pianoter sur mon ordinateur non sans un certain plaisir, pouvant pour la première fois faire partie des frimeurs qui s'empressent de lever la tête le plus vite possible après avoir pris des notes, histoire de montrer qu'ils ont une putain de dextérité du stylo.


... Chose que je ne pouvais absolument pas faire jusque là, puisque en raison des quelques contraintes que pose ma tenue du stylo (je suis un gaucher inversé, donc je tiens le stylo comme un fer à repasser pour manchots), je faisais plutôt partie de ceux qui pleurent à la fin d'un paragraphe, le stylo ayant fusionné avec leur index et leur majeur.


... Un jour, je retrouverais cette pouf de Martine qui m'a martyrisé en maternelle et imposé de changer de main.


J'aurais un gros projet de fusion ma main/sa tête contre un mur de fil de fer barbelés rouillés à lui proposer, ce jour là, tiens.


En amphi, les cours durent une heure 20. C'est une constante qu'ont bien en tête les étudiants du samedi matin, qui luttent dès 8h47 (le cour commençant à 8h) pour garder un semi-oeil ouvert et ne pas s'endormir bruyamment sur leur table, attendant telle la chèvre de monsieur Seguin l'arrivée de la pause, synonyme de l'odieux café de la machine au même nom de la fac.


... Inutile de vous dire que l'on a déjà assisté à des actes d'ultra violence entre étudiants un samedi matin, devant la machine à café, parce que celui de devant mettait trop de temps à glisser ses pièces de 5 cents dans la fente.


Faut avouer que y'a des provocateurs, aussi.


Bref, le cour dure une heure vingt, disais-je.


... Je vous laisse imaginer mon émoi, lorsque je me rendis compte, aux alentours de 9h07, dès le premier cour de l'année où j'utilisais mon ordinateur flambant neuf (mais à la valeur déjà divisée par 2, sob), que j'avais, dans mon empressement légendaire, peut-être oublié de demander au vendeur de la fnac de me répondre à une question assez existentielle du type « et au fait, il a une batterie qui peut tenir au moins 1h20 ? ».


... Il m'a systématiquement manqué une demi page de notes de cours, pour chaque cours, cette année là.


Et bien évidemment, je passais pour un bargo, chaque fois que je fendais en larme aux alentours de 9h07, 10h47, 12h17 et je vous ferais grâce de l'après midi, cela alors que l'ordinateur venais de me rappeler une nouvelle fois que j'étais décidément un acheteur compulsif, mais peu réfléchi.


Tiens, je crois que j'ai un grain de sable dans l'œil ...

 


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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 13:43

Génial strip (c'est masculin le terme strip ? On aura tout vu) de Boulet, le plus grand dessinateur de toute la blogosphère, sur le thème de Gaston Lagaffe.

En parlant de ce dernier, ce que je me suis toujours demandé moi, c'est ce qu'il pouvait bien y avoir dans les termes du contrat que Fantasio puis Prunelle voulaient absolument faire signer à Demesmaeker.

Qui sait ! Peut-être qu'en faisant capoter systématiquement les contrats, Gaston retardait l'échéance du passage à la modernité des Editions Dupuis, à savoir l'entrée en bourse, la mise au Smic de tout le personnel, le passage en Open Spaces, la restructuration du personnel et enfin, la délocalisation en Tchétchénie ?

Gaston, ce héros des années 70 ...

Bon, je retourne à mes 6734 mails en retard, moi.



NB : Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire la suite. Et non, je ne vous prend pas pour des boulets. Enfin, pas trop.

NB 2 : A noter, j'ai en commun avec Boulet l'adoration pour la planche de Franquin où l'on découvre le repaire de Gaston (constitué à partir de matériaux super écolo, les archives des éditions Dupuis), je rêvais gamin d'avoir le même.

Evidemment la raison pour laquelle mes bouquins trainaient partout dans ma chambre, mes darons.


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Published by Nicopoi - dans Nico Lagaffe
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 21:35

 

Il est probablement deux jours où il valait mieux ne pas mettre le nez dehors à Toulouse, sur l'ensemble de ces 15 dernières années.

 


Le premier, c'était le 27 Décembre 1999. Ce jour là, et pour la première fois, je m'étais opposé à mon daron qui voulait que j'aille passer le réveillon en famille à Marseille, où je me serais probablement fait outrageusement braire si j'y avais effectivement été (non pas que ma famille soit inintéressante, mais à 16 ans révolu, j'ambitionnais pour le réveillon du siècle de le passer plutôt à perfectionner ma manière d'embrasser une fille que de subir la moustache de ma grand-mère), et resté à Toulouse pendant que mes parents partaient et que mon père ruminait sombrement, j'avais fait l'après midi de cette journée là ce que j'ai fait un certain nombre dément de fois après une « rupture » (j'avais eu ma première copine quelques semaines plus tôt. Cela avait duré une semaine en comptant aussi large que sur un devis de traiteur du ministère de la justice), à savoir un pèlerinage rapide et fortuit jusqu'aux environs du domicile de la malheureuse ex.


… Sur mon Ciao dépassant déjà difficilement la vitesse d'une tortue lestée d'un piano à queue en temps normal (c'est à dire avant que j'ai une dizaine d'accidents avec), je ne vous dis même pas comme je n'en menais pas large, seul sur la route alors que des vents de 150 km/h de la fameuse "tempête de 99" se déchainaient.


Si cette dernière réplique ne vous a pas fait sourire, c'est que vous en êtes encore à vous dire que je suis un psychopathe, ce que je m'emploierais (un jour) à nier farouchement.


… en espérant que cela ne soit pas en tant que principal protagoniste d'un procès d'assises.

Bref.


Le second, c'était le mercredi 7 Janvier 2009, à 20H30, le premier jour des soldes en période de crise économique mondiale régulièrement comparée à celle de 1929, et jour de la plus incroyable tempête de neige à laquelle on ait de mémoire de non-croulant assisté à Toulouse.


Le jour où j'avais promis d'emmener Brune faire les soldes chez H&M.


(…)


Petite annonce personnelle, tant que j'y pense : Celui qui a réussi à renier un jour pareille promesse, qu'il me fasse signe de toute urgence, histoire que je sache éviter pour l'avenir le prochain jour de jugement dernier.


Non parce que faire mes courses à Ikéa le jour ou la Russie atomisera le monde occidental, merci bien.


(…)


Ce (dantesque) soir là, donc.


Lorsque brune et moi ressortons du centre commercial de Labège, endroit qui aurait probablement inspiré l'irrémédiable envie à Rimbaud de devenir entrepreneur de pompes funèbres à Dunkerque, la notable irritation qui était la mienne lorsque j'avais constaté que la brune avait mis une heure et demi pour n'acheter qu'un jean qu'elle songe déjà à se faire troquer par un énième sac (sic.), bref, cette notable irritation laissait la place sur mes traits défigurés de colère contenue, à une anxiété méchamment palpable lorsque je notais sobrement que la file d'attente de véhicules cherchant à regagner le centre de Toulouse, situé à une dizaine de kilomètre de là, commençait dès le parking de ce Tchernobyl urbain.


Ah, et que le parking avait également disparu sous une épaisse couche de neige, chose n'arrivant d'ordinaire jamais à Toulouse parce que c'est bien connu, la ville rose est une ville où il fait toujours beau et chaud, donc la neige ne tient pas.


En revanche, c'est beaucoup moins connu que c'est carrément pas le cas par exemple par fortuit du tout le premier jour des soldes de 2009.

Hélas.


Après avoir chargé dans le coffre de ma petite 306 de quoi faire oublier la notion de famine à 3 nouvelles générations Somaliennes (de toute évidence, brune et moi confondons les notions de « faire ses courses raisonnablement » et « acheter tout ce que l'on trouve de sympa dans les rayons à un point que ça en devient pathétique »), je démarrais la voiture tout en tirant nerveusement sur la cigarette que je venais de m'allumer.


Et au vu des dernières propositions de loi Elyséennes, risquais de perdre mon permis en manquant de mettre le feu à la voiture avec mes cendres, les vitres électriques ayant refusées obstinément de descendre se planquer au chaud dans la portière.


Les vitres électriques d'une 306 sont incroyablement masochistes.


Comprenant que prendre l'encombré itinéraire de monsieur tout le monde risquait de compromettre fortement le diner fondue que j'avais organisé avec mes amis pour 20h45 précises (sic, pléonasme), je prenais la direction exactement opposée, c'est à dire celle m'éloignant d'une dizaine de kilomètres de plus du centre ville de Toulouse, sur une route où la neige tombait plus drue et les voitures de devant volaient droit (dans les bas cotés).


La brune, pas d'une nature inquiète mais aussi émotive qu'un éléphant au milieu d'un lâché de souris mutantes, s'enfonce très vite plus profondément dans le siège passager que Béatrice Guidot dans une tombe.


Mais heureusement, je me comporte en mâle sage, mature et rassurant lorsque pour la première fois, une voiture pile devant moi et que mes freins ne se montrent pas plus performants qu'une de ces petites merdes de bâton de colle jaune UHC.


« Mais bordel de merde, Klaxon bouge connard ! Klaxon Avance ! Mais avance Klaxon ! Putain, quel con, connard KlaxonKlaxonKlaxonKlaxon! »


… Si vous me connaissiez, vous sauriez que je suis vraiment resté très modéré.


Nous nous éloignions de plus en plus de Toulouse, au point que la lumière naturelle qui entoure la ville la nuit (et qui fait que lorsque l'on l'aperçoit pour la première fois en rentrant par cette insupportablement chiante autoroute de Narbonne, on soupire en se disant qu'il ne reste qu'une vingtaine de kilomètres) ne devint qu'un souvenir aussi vague dans mon rétroviseur que Pascal Sevran.


Mesquin, je sais.


Lorsque nous trouvons enfin un pont enjambant l'autoroute qui nous permette certes pas de revenir sur Toulouse mais au moins de ne plus nous en éloigner, il fait aussi noir autour de nous que dans mon premier café du matin, et en lieu et place de routes, je tente de suivre et de rester sur deux minces lignes de bitumes surgissant ca et là entre de quoi recouvrir en neige durable toute l'Arabie Saoudite.


Et mon téléphone portable était évidemment éteint, rendant très difficile toute tentative de contacter mes amis pour leur expliquer pourquoi à 21h15, nous n'étions pas attablés autour d'une bonne fondue savoyarde comme je la leur avait promis.


Pour une fois que j'aurais eu une explication tirée par les cheveux MAIS véridique.


Arrivés à Castanet Tolosan, nous reprenons enfin le chemin de Toulouse, zigzaguant courageusement entre les voitures partant ou parties dans le décor, ce qui n'était somme toute pas très difficile à faire puisque même à 10km/h en seconde, il était difficile de faire autre chose que zigzaguer.


Et en plus, l'alcool n'était (pour une fois) pas en cause.

Je rigole monsieur l'agent, vous vous doutez bien que tout cela n'est que pure (science) fiction.


Hum.


Très rapidement, la brune fait toutefois comprendre que fondue savoyarde ou pas, le fromage fondu risque d'être rapidement au menu.


J'aurais pu faire encore plus gore en parlant de jambon-fromage fondu, mais je pense que vous aviez tous compris l'idée de toute façon.


Au pire, c'est chose faite. Bref.


17 kilomètres de Toulouse : « Nico, il y'a une place à droite ! »

15 kilomètres de Toulouse : « Et si on rentrait en métro ? »

13 kilomètres de Toulouse : « Tiens, des piétons, si on faisait comme eux ? »

280 mètres de notre chez nous : « Poirier, bordel de merde, tu gares cette voitures de suite ou je rentres chez ma mère avec les chats, nom d'un chien ! »


(…)


C'est ainsi que ce soir là, la Brune et le Nico arrivèrent entier ou presque (aux dernières nouvelles, l'estomac de la brune aurait été aperçu aux Bahamas), et alors qu'ils venaient de se dire tant pis pour la fondue avec tes nos amis, on fera une soirée sous la couette, il ils eurent le plaisir de voir que ces derniers les avaient courageusement attendu, et cela en plus sans trop vider le cubi de 10L de vin dégueu que Mat portait toujours sous le bras, celui qu'il ne s'était pas démis en tombant lourdement sur la neige.


Ça a été un diner génial, en fait. Le diner auquel je ne croyais vraiment plus quand à 21h50, je venais de voir partir dans le décor une énième voiture qui me précédait.

Nous étions 5, et jamais de mémoire de non-croulant, une fondue n'avait été aussi bonne.


… Et de toute façon, la partie couette de la soirée fondue n'a été repoussée que de quelques heures, alors bon.

 


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Published by Nicopoi - dans Nico Lagaffe
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 14:39

 

Ca y'est, la Brune s'est décidée à se lancer dans la création de son blog !
Et ce n'est pas du tout pour obtenir des avantages en nature (de toute façon, j'ai déjà le forfait brune illimitée soirs et week-end), mais honnêtement, j'adore ^^.

C'est ici :
http://mespetitsboulots.over-blog.com/

Pour rappel, j'avais moi aussi essayé de me lancer sur un blog "professionnel" à l'époque ou je bossais encore comme standardiste, c'était il y'a un an (rah que c'est bon de ne plus y être !!!) :

http://lestandardiste.over-blog.fr/

je l'avais arrêté très vite, je n'arrivais pas à assumer l'idée que mon boulot était d'être simple standardiste, et l'idée que je reste coincé dans ce job (j'étais très très très loin d'imaginer comment l'année 2008 tournerait pour moi, paradoxalement, je crois me souvenir que c'est parce que je me suis rendu compte que je n'assumais pas mon boulot que je me suis lancé dans la recherche de stages et que j'ai ainsi pu rentrer chez Overblog) fit que j'arrêtais très vite d'écrire sur ce blog.

Je souhaite à ma brune qu'elle trouve à son tour et de la même manière le boulot de ses rêves ...

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 13:24

J'ai jamais franchement adoré faire du sport.


Au collège puis plus tard au lycée, cela a été indéniablement un handicap assez majeur pour d'un coté sympathiser avec les types de mes classes successives, toujours plus aptes à présenter d'incroyables facultés à rigoler bêtement avec le crétin qui savait faire joujou avec un ballon rond (... lui) qu'avec l'andouille complexée s'étant dézinguée le poignet lors d'une partie de foot en rebondissant comme une super balle de distributeur rouge pour gamins contre le-dit crétin, et d'un autre coté, pour apparaître comme un potentiel amant potable pour les filles de sa classe qui, on peut le comprendre sans trop de difficulté pour peu que l'on ne fasse pas partie des niais qui mouillent (... d'émotion) un mouchoir devant Joséphine ange gardien, recherchaient plus au lycée la brute épaisse au QI d'huitre que le type vaguement névrosé s'empiffrant de café et bégayant que des absurdités sans nom sitôt qu'un quelconque individu aux cheveux longs lui adressait la parole.


Surtout, n'allez vraiment pas croire que c'est du vécu.


... Brune, je te rappelle que tu as interdiction formelle de te couper les cheveux de plus d'un millimètre lors de ton prochain passage chez le coiffeur.


Un de mes souvenirs les plus traumatisants reste cette fois, où, décidé à relever mon baromètre d'amant potable auprès des filles de ma classe de seconde, j'avais accepté devant toute ma classe atrocement silencieuse de faire la démonstration de la façon adéquate de courir puis prendre de la hauteur avec un tremplin et enfin rebondir sur un trampoline avant d'atterrir paisiblement sur un matelas quelques mètres plus loin.


... J'ai mis une longue, très longue minute à me redresser, alors que ma jambe ayant flanché sous l'émotion 2 secondes avant de sauter sur le petit tremplin, j'avais atterri lourdement sur le coté du trampoline (qui ne rebondissait vraiment, mais vraiment pas du tout) avant de m'empaler misérablement sur le matelas d'en face.


Après cet acte de bravoure, inutile de dire que mon baromètre d'amant potable frôlait les températures que l'on peut trouver en Sibérie Orientale au mois de Décembre.


J'en garde encore des jambes terriblement chancelantes lorsque j'entends parler de trampoline.

... Un peu comme quand je croise une ex à qui je ne parle plus au bras de son nouveau et que je tente vraiment vainement de garder une très hypothétique contenance.


Vous avez déjà vu marcher un canard affligé de sciatique et amputé d'un patte ?


(...)


Étant pris de pensées particulièrement morbides depuis maintenant 2 ans chaque fois que je regarde mon ventre manifester de façon peu sympathique sa désapprobation de ma recette du croque-monsieur gratiné au four sur fond de crème fraiche épaisse non allégée, et n'étant pas disposé à mettre de coté mon indéniable attirance pour le Margharita Frozen framboise que je soupçonne plus calorique qu'un contener de Nutella enrichi, je me suis mis progressivement durant cette même période à re-pratiquer l'activité abominablement honnie.


Le sport, donc.

Faut suivre, les aminches.


Ayant réussi à surmonter les bouffées de honte qui m'empourpraient le visage chaque fois que l'on me parlait de balle jaune et cela depuis la fois où mon père avait ressorti les cassettes du vieux caméscope où l'on me voyait « jouer » au tennis (avez vous déjà vu un labrador dévertébré courir après une balle ?), je me suis ainsi remis un temps au tennis, cela jusqu'à ce qu'il y'a quelques mois, des collègues du boulots m'embrigadent dans leurs parties de Squash, sport coutant environ l'équivalent nécessaire à débourser pour une greffe de moelle osseuse/l'heure, coût toutefois amorti par le fait qu'en ayant pas à se baisser toutes les 3 secondes pour aller chercher la balle, j'éviterais d'avoir à subir une greffe de colonne vertébrales dans 6 prochaines années.


7 ans étant de toute évidence un maximum, mon dos ressemblant de plus en plus à un mauvais croissant.

Périmé.


Mais constatant que mes efforts restaient vains, et surtout que je me prenais des tôles de la part de newbies (et cela quand bien même ils auraient parcourus un semi-marathon à la recherche d'une borne de veloose avant de jouer), hier, je me suis décidé à l'impossible, et bravant une température polaire le jour où évidemment j'avais oublié mes chouettes et chauds gants en cuir à la maison, je prenais la direction de la piscine de Léo Lagrange.


« Bonjour, la piscine est bien ouverte ? »


Ok, la question était particulièrement con vu qu'une dizaine de personnes venaient de s'y engouffrer après avoir acquitté leur billet devant moi.


« Oui. Vous n'êtes jamais venu ? »


Ben tiens. T'étais obligée de me le faire remarquer aussi cruellement que j'ai un ventre de Marsupilami gavé aux piranhas, grognasse ?


Je résistais vaillamment à ma pulsion primaire qui me commandait de la balancer dans le grand bassin séance tenante, et me dirigeais vers les vestiaires, non sans me faire la réflexion en jaugeant la propreté des cabines que payer 14 euros à Calicéo pour fantasmer sur la baise en cabines avec ma Brune était un brin excessif au regard des 2 euros 50 que je venais sobrement d'acquitter.


Sic.


Après avoir hésité 10 minutes sur la couleur du bonnet de bain à acheter pour finalement acheter le colori le plus ridicule et découvrir que le noir plus sobre était proposé à la seule rangée du distributeur que je n'avais pas jaugé, et après avoir vu en frémissant sortir de la piscine un type qui semblait avoir trouvé le seul bassin qui devait être rempli d'huile de vidange, j'étais dans la flotte, prêt à me donner un corps de schtroumpf d'athlète.


Le bonnet bleu, c'était vraiment un choix épouvantable.


Lorsque l'on ne connait pas les dimensions d'un bassin, l'on a vite tendance à se faire des idées sur les dites-dimensions assez démesurées, mais évidemment plutôt flatteuses envers ses propres performances.


Après un aller retour, j'avais vraiment considéré comme crédible l'hypothèse saugrenue comme quoi je venais pourquoi pas de parcourir un kilomètre.

Je vous laisse imaginer ma déception quand j'avais compris que 100 mètres, c'était encore particulièrement optimiste en prenant en considération que dès le 79ème mètre, j'avais réinventé le style nage-coulée en coulé-tout-court.


Le sport, c'est vraiment rien qu'une grosse daube.

 


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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:24
Excellent article de Nina des vingtenaires sur ce monde impitooooyablleuh que l'on nomme la blogosphère.
La comparaison avec le Lycée, c'est remarquablement bien vu ^^



La blogosphère, c'est comme le lycée en pire

Vous avez décidé d'ouvrir un blog, félicitations, vous voici sur le point de pénétrer un univers régi par ses propres règles, ses codes, son classement wikio, ses copinages, linkages, black listages, coucheries... Et oui, vous voici de retour au lycée.

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Published by Nicopoi
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 17:16

Lorsque j'étais petit, et le premier qui fait une remarque sur l'emploi de l'imparfait signe pour un aller simple vers le fourneau de Landru, mon daron jugeait utile de ne pas m'exposer aux scènes qu'il pouvait juger un peu « osées » qui parsemaient ça et là certains programmes du PAF.


Autant vous dire que alors que j'avais encore 16 ans, mon père sautait toujours sur la télécommande comme un forcené héroïnomane et drogué au Red-Bull pour zapper la scène où des singes s'emboitent allègrement à la fin du père noël est une ordure.


Dès lors et pour me faire moi même une éducation sexuelle digne de ce nom, c'est à dire autre que cette fois où une classe entière de 4ème avait pu me voir rougir comme un tampon en période de règles douloureuses parce que la prof de SVT avait mis une cassette vidéo probablement réalisée à la fin des années soixante d... tout court, il a bien fallu que je fasse avec les éléments du bord.


C'est à dire pas grand chose, tout compte fait.


Très rapidement, j'allais finalement comprendre qu'il y'avait probablement quelque chose à voir dans les séquences que mon père zappait la transpiration d'un éléphant en rut au front, et j'allais scrupuleusement noter dans un coin de ma tête le nom des cassettes vidéos sur lesquelles la touche avance rapide avait été utilisée sans modération.


... Ce qui allait m'amener à d'atroces déconvenues lorsque un jour, le sopalin a portée de main (sic), j'allais comprendre que mon père avait simplement zappé parce que les discours de Valery Giscard d'Estaing n'étaient plus sa tasse de thé.


J'ai probablement mis un an à m'en remettre.

Brrr.


(...)


Alors que les tabous tombaient les uns après les autres dès lors que j'écumais les différentes séquences trouvées sur les VHS aux noms les plus insoupçonnables (élections 93, fallait tout de même avoir un caractère particulièrement borné pour supposer -à raison- que s'y trouverait une séquence des contes érotiques de France 3 -des sombres daubes, ceci dit au passage), ne restait en moins de temps qu'il n'en faut à un puceau ne vivant pas à l'époque de l'ADSL qu'un seul Rubicond à franchir capable de me faire trembler comme une feuille.


Le premier qui rajoute de sopalin prend une claque sur le nez.


Ce rubicond, c'était Orange Mécanique.


Depuis mes 10 ans révolus, l'interdiction du daron était tombée, plus lourde qu'un kilo de plumes lesté d'un kilo de plomb (ce qui n'arrange rien) : Nico, tu as interdiction absolue de regarder Orange Mécanique, je te préviens c'est les pères sévères si tu passes outre cette interdiction et je rigole pas.


Les pères sévères, c'était le nom de l'internat religieux situé à Angoulême et fictif dont mon père me menaçait régulièrement jusqu'à ce que mes carnets s'améliorent grâce à la photocopieuse de mon quartier.


Cependant, vint le jour où alors qu'il était devenu une évidence absolue que la cassette du nom de la rose allait rendre l'âme dans le magnétoscope si je la passais une nouvelle fois, ma main fébrile et tremblante (quoi pléonasme ?) s'arrêta sur la cassette d'Orange Mécanique, planquée derrière 3 rangées de discours de Valery Giscard d'Estaing.


Contrairement aux apparences, mon padre n'est de droite que 2 semaines avant les élections.


Je regardais la cassette, le regard bien que fictif désapprobateur de mon père sur les épaules, hésitant lourdement un franchir le rubicond simplement parce que j'en avais marre d'être le niais de service dans ma classe de 3ème qui n'avait jamais vu une séquence de cul tournée à une date antérieure à l'année 1970.


... 1 seconde et demi après m'être fait cette réflexion, forcément que j'avais ouvert le boitier contenant la cassette, près à l'enfourner dans le magnéto, tiens.


Cela jusqu'à ce que mes yeux se posent sur le post-il qui trainait dessus.


« Nicolas (mon père ne m'appelle comme cela que quand j'ai laissé ouvert la portière de la voiture ouverte et que en faisant une marche arrière, il a retourné la dite portière), je te rappelle que je t'ai strictement interdit de regarder ce film ... »


(...)


J'ai vu Orange Mécanique pour la première fois à l'age de 21 ans.



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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 18:25
Non parce que bon, beau mec, doté d'un certain esprit et surtout, crime impardonnable, qui chante bien (je persiste à dire que non, je n'ai pas une voix de vieux crooner, brune et les autres !), y'a vraiment pas de place pour lui, point.

La place est déjà prise, tiens.

Mais sinon et à part ca, bonne année à tous !
... Sauf à lui, évidemment.


NB : non, je ne vire pas gay pour dire d'un autre type qu'il est beau mec.
Juste que Brune a laché et sans que je la torture trop assidument que je lui ressemblais vaguement.

Alors forcément ...





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Published by Nicopoi
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 16:00



Mes plus proches amis le savent .


Il n'y a que 4 choses en ce bas monde qui me transforment instantanément en un gamin de moins de 7 ans aux yeux émerveillés par la beauté des choses , ce qui est il est vrai assez facile lorsque l'on est connu pour être d'une naïveté aussi touchante que mon incroyable crédulité .


Ceux qui disent certes , mais y'en a beaucoup plus que 4 (choses) qui me renvoient à moins de 5 ans d'age mental ne sont pas de mes amis . Du tout .


Il y'a d'abord la neige . Je ne sais pas vous , mais en ce qui me concerne , à la vue de ce qui s'apparenterait même de très loin à un flocon de neige , je perds la tête et hulule derrière la porte de l'appartement .


Ce qui pose de terribles problèmes de voisinages à chaque fois que Brune ouvre le congélateur .


Il y'a ensuite l'Atlantique . Certains d'entre vous diront Oui , donc la mer en général , quoi .

Ce à quoi je leur répondrais pas trop agressivement s'ils parviennent à éviter le coup de hache qui s'ensuivrait , non , la mer ne me fait rien parce que je la trouve aussi insupportablement chiante qu'un dimanche passé à regarder Drucker , donc c'est bien de l'Atlantique que je parle .


Après , c'est vrai que je suis ridicule à japper sitôt que je me retrouve sur une plage d'Hossegor .

Mais là n'est pas la question .


Bien évidemment , les filles rentrent dans cette liste de choses qui me font perdre la tête , affirmation d'ailleurs qui risque de poser de terribles problèmes avec ma brune et c'est la raison pour laquelle je m'empresse de rajouter que de toute façon , il n'existe plus qu'une seule fille sur terre dans ma tête depuis 2 ans et quelques mois , et les autres ne sont plus par conséquent que des mecs à mes yeux depuis .


Ce qui pose indéniablement la question de mon éventuelle homosexualité chaque fois que je croise une jolie blonde .


Je rigole , j'en ai pas vu depuis 2 ans et quelques mois , ma puce .


Je vous dis même pas comme la hache n'est pas passée loin de ma tignasse méchemment ébouriffée .


Enfin , il existe les soirées dont on sait qu'elles peuvent potentiellement êtres vraiment chouettes : Anniversaires , pendaisons de crémaillère , dépendaisons de crémaillère , halloween (le premier qui dit quoi , cette lamentable fête commerciale importée des Etats-Unis ? , je lui rappelle que j'ai encore ma hache à portée de main) et bien sur , nouvel an .


... Ce qui dénote d'une certaine tendance à la persévérance dans mon caractère , parce que des soirées foireuses et à fortiori (gardien de la paix ...) , des nouvels ans consternants , j'en ai tout de même connu à la pelle au véhicule de chantier hydraulique dernier cri .


Eh bien les aminches , ça m'empêchera pas de tout faire pour que ce réveillon 2009 (on dit 2008 ou 2009 ? Oh , et merde) soit l'un des meilleurs que j'ai jamais fait .


Et avec un peu de chance , mes amis avaient tord lorsqu'ils ont parié hier que je serais le premier à m'effondrer sur un lit ce soir .


Faut-il qu'ils soient médisants , aussi .


Je souhaite une bonne année 2009 à tous , en ce qui me concerne , j'ai adoré 2008 .



NB : Et les enfants, évitez de finir avant 23H59 dans une baignoire comme votre aimable serviteur, une lointaine soirée de 2004 où j'avais du confondre les notions de "verre d'eau" et "bouteille de vodka pure" ...

 

Gasp.


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