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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 12:24

(Dommage que cet excellent jeu de mot ait déjà été inventé par une armée de copieurs en avance, sinon je déposais un dossier pour le Goncourt).



J'ai un gros défaut. Bon, disons, parmi le milliard d'autres qui émergent à la surface, parce que tel un iceberg, j'essaye d'en planquer une partie tout de même.

Donc, ce défaut disais-je, avant de me lancer dans une litanie sans fond mais je m'égare à nouveau, est que je n'ai pas de « but » dans ma vie. Ou pour être exact, ceux que je m'étais royalement assigné, eh ben ils sont déjà atteints depuis 3 ans. Soit quand j'avais 24 ans, et que j'étais encore loin de ces putains de 30 ans qui se rapprochent et qui picotent un peu, quand même.

Quand j'étais un joyeux gamin insouciant se demandant comment finir ce putain de donjon de la tortue dans a Link to the Past, mon adorable padre se faisait un plaisir de me faire redescendre de mon insouciance en éteignant la console au moment pile où je venais enfin de trouver le marteau tadadadam!, et en me lancant devant l'éternel une malédiction que la féé carabosse elle même eut trouvé un peu corcée, tout de même :
« à force de glander, tu finiras célibataire pousseur de caddies sur un parking de Super U de Roubaix ».

Faut avouer que le daron avait la formule qui fait réfléchir, tout de même.

C'est ainsi qu'à défaut d'avoir un objectif de vie, j'avais dès mon plus jeune age un objectif de vie à éviter à tout prix, et je m'employais au plus tôt à combattre point par point les éléments de la malédiction paternelle.

Célibataire ? Tel Napoléon débarquant de l'ile d'Elbe pour 100 jours de rappel, une tournée triomphale sponsorisée par Universal et Coca-Cola et évidemment Havas Voyages qui ne savait plus comment convaincre le touriste du 19ème de visiter l'ile de St Hélène, j'ai volé de clocher en clocher, ce qui par une jolie métaphore signifie de filles en filles entre mes 18 et 23 ans jusqu'à atteindre un nombre de conquêtes pas toutes si anavouables clairement indécent, et que seul un curé Irlandais pourrait prétendre pulvériser mais le terme est mal choisi.

Ce qui fait donc que à 23 ans, j'avais trouvé la Brune de ma vie, et que cet objectif là était donc atteint. Et comme l'aurait si joliment dit Link, Tadadadam.

Roubaix ? Déraciné (sic) de Paris à l'age de mes 10 ans au motif d'une mutation professionnelle de mon Padre à Toulouse, j'ai mis 6 ans à me faire accepter par les petits Toulousains, peu amènes à l'endroit de mon accent « qui ne chante pas » (prononcer : qui neuchâneuteupâs » et de mes habits disons très Sergent Major, particulièrement adaptés dans la banlieue riche juste snob de Paris d'où je venais mais qui détonnait un peu avec le look particulièrement décontracté des Toulousain(e)s (j'ai vu mon premier nombril d'une fille dès mon arrivée à Toulouse. En classe de Cm2).

Séquence révélation : non, les acteurs de Hélène et les garçons ne sont pas "mal fringués mais ouf c'est parce que c'était les années 90". On trouve encore ce look coincé, coloré et ridicule dans le 9-2, comme on le désigne, la haut, dans le Nord.

Par conséquent, et étant donné le temps d'adaptation qu'il m'a fallu pour abandonner les pantalons en velour marrons et sweets rouges et jaunes, je n'étais pas prêt d'aller chercher fortune dans le Nord. Exit Roubaix, et dura lex sed lex, donc.

Pousseur de Caddies ? Si mes études n'ont pas été aussi brillantes qu'une tache de mazzout sur un morceau de ballast, c'est aussi que je me suis appliqué très tôt à accumuler les petits boulots qui me surqualifieraient pour pousser des caddies, et qu'un patron de Leclerc recevant mon CV par l'intermédiaire d'un cabinet de recrutement ne se dise pas instantanément « lui ! C'est l'homme qu'il me faut pour pousser mes caddies ! ».

Bac+9, il ne vous reste plus qu'à faire les caissiers dans un Tabac, livrer des pizzas, vendre de la défiscalisation pourrie et répondre à des appels sur un standard pour éviter ce sombre destin.

Bref, louant aujourd'hui donc un appartement plutôt sympa de 60m² pour 600 €uros (Parisiens, haissez-moi) en plein centre-ville de Toulouse où il ne pleut pas trop (Parisiens, re.), avec un très, très bon boulot de responsable juridique d'une société qui ne l'est pas moins (bonne), et une petite amie vraiment, vraiment très jolie (et intelligente, il paraît qu'il faut le préciser pour ne pas faire sexiste), j'ai pulvérisé à ce jour les médisantes incantations paternelles de ma jeunesse, et à priori, j'ai tout pour être heureux.

Problème : au fait, ca veut dire quoi « être heureux ? »
Question Subsidiaire : on fait quoi quand on a atteint les objectifs primaires, chef ?

Ben ouais. Franchement, j'ai beau chercher, je ne sais absolument pas de quoi je pourrais faire les disons 50 prochaines années, si le café/la cloppe/mes nuits raccourcies/mon alimentation à base de sucre plus que douteuse/ma consommation effrenée d'alcool les soirs de cuite, il y'en a/ma tendance à prendre mon petit dej seulement à partir de 19h30 n'ont pas ma peau avant.

Ok, ce post est peut-être mon testament, si je me relis bien.

Bref, en partant du principe que j'ai 50 ans devant moi, mais bordel de dieu, que vais-je bien pouvoir faire ? D'aucun semblent avoir trouvé la solution : on se marie (5 ans de gagnés au passage, 1 pour la préparation et le jour du mariage, 4 pour -tenter de- s'en remettre), on fait des gamins (25 ans de perdus. Une astuce un peu déloyale, tout de même), on achète une voiture scénic MAIS toute équipée (un endettement conséquent et un amour propre meurtri pour plusieurs années pour le mari qui s'est vu imposer un scénic au lieu de la BMW sport qu'il convoitait naivement, le naif), ou enfin, et là on parle du graal du bon Français parce que ce sont le Président et le Premier ministre qui le disent, on achète une maison.

Et là, c'est le ponpon, entre paiements de taxes foncières, refaire la toiture car le précédent propriétaire y a laissé une colonnie de rongeurs s'y installer, abattre cette cloison car tu comprends ca fait plus d'espace et t'as vu la luminosité gagnée (non les amis, abattre une cloison ne fait pas gagner de l'espace : agrandir la maison ou en changer, oui. Ndlrnicolesque), s'angoisser sur le remboursement de mensualités variables mais c'était une bonne idée au départ car les taux étaient faibles sauf que la, bref, la maison, c'est le joujou de l'adulte qui ne savait plus quoi faire. Le tadadadam du Link qu'il a en lui, quoi.

Je sens que je vais me faire des amis avec mes contacts sur Facebook, moi. Notamment.

Et donc vous l'aurez bien compris, tous ces objectifs me barbent au possible. Mais alors diantre et damned, que faire ?

Je m'en vais de ce pas combler mon absence de repas avec quelques (quintaux de) litres d'alcool et j'y réfléchis.


NB : pour rappel, parce que mes fidèles lecteurs ne seront plus là pour me défendre vu qu'après 6 mois d'absence blogique, ils ont du finir par se lasser : ce blog est humoristique. Et je ne pense que très peu ce que je dis, hein.


Pensez-vous.

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 15:32

C'est fou comme les choses peuvent changer en quelques années. Lorsque j'étais un brillant étudiant en droit (brillant, par ma capacité à me faire remarquer par les profs. En mal), j'avais cette faculté à sortir 5 soirs par semaine, malgré des études qui me prenaient 5h 30h par semaines et des jobs alimentaires qui m'en prenaient 25 de plus. En gros, j'estimais que vu le temps que je passais à faire des trucs barbants (grosso modo, travailler), je méritais bien de sortir un peu pour me détendre et justifier ce labeur acharné.

Le fait que je recherchais également la fille qui supporterait mon tempérament de gaffeur invétéré/tête en l'air y étant aussi pour un peu. Beaucoup.

A cette époque pas si lointaine et celui qui dit le contraire se prend mon poing dans la tronche, j'affichais sans aide aucune de café et autre guronzan qui me font faire des bonds de lapin dès potron-minet (miaow) et tenir une forme éblouissante, et bien que couché la veille avec 3g d'alcool par demi-litre de sang à 6h du matin, j'étais debout comme de juste dès 8h 9h30 pour le premier (ou presque) cour du matin.

Et comme de juste, dès 9h35, j'émettais un ronflement particulièrement sonore en plein amphi.
C'est vachement mal isolé, ces endroits là.

(…)

Entouré d'amis ayant la vexante habitude de prolonger leurs études au delà de toute décence, je me suis vite retrouvé en « décalage » (pour la lisibilité de cette phrase, j'ai du opter pour ce mot pour résumer la notion plus compliquée de bordel de merde je tiens plus la route passé 2h du mat) avec les dits-amis, capables enfin d'aligner des soirées ralongées quand après des années à les supplier tous les soirs à sortir avec moi, j'ai décidé de me ranger enfin un peu, surtout après que mon médecin m'ait indiqué que la crise cardiaque arrivait aussi au moins de 30 ans.

Probablement la seule profession dont on aimerait parfois un peu plus de langue de bois.

Effectivement, et les jeunes actifs vantés par les publicités pour Banques vous le confirmeront quand ils auront fini de sourire niaisement sur une affiche alors qu'ils viennent de s'endetter pour 25 ans pour un taudis à La Garenne sous bosquet sur Isère et y'a pas de quoi rire, dès lors que l'on commence à travailler sérieusement (sous entendu, sans ronfler dès 9h35 sur son clavier), on se retrouve assez rapidement pris d'une étrange panique quand sonnent les 1h du mat pétantes : oui, après des années à crier à tue tête en boite « ah ah ah, on aura qu'une heure pour dormir avant d'aller en cours ! Quoi ? Dormir ? Je rigole, on dormira pas ah ah ah », eh ben, on devient ses mornes et sinistres personnages qui calculent le temps de sommeil restant pour décuver chaque gramme d'alcool ingurgité et pouvoir prendre la douche réparatrice du matin, le jet d'eau dans la tronche pour se déciller les yeux.

Riez, étudiants qui lirez cette sombre prose : vous y viendrez vous aussi. Ah ah ah.

Ainsi, quand vos amis qui se la jouent Tanguy et qui continuent à étudier le moyen de retarder le plus moment d'arriver sur le marché du chomage en ingurgitant du Red-Bull light pour pas grossir mais noyé dans de la vodka frelatée vendue 180€ la bouteille dans une boite sans intérêt de Chatelet-Les Halles, vous êtes vite rattrapé par un Théorème que Pythagore me jalouserait s'il en avait la possibilité : distance de votre domicile – temps de sommeil théorique restant + fréquence des soupirs lassés de ma copine = je rentre chez moi, de toute façon la soirée n'a pas l'air d'être si drôle.

Et pour le lendemain, pas besoin de théorème, y'a une formule unique qui veut que 1° tu apprends que les autres ont passés une soirée folle dès que tu es parti 2° tu lances un regard noir de l'autre coté du lit d'ou surgit de temps à autre un ronflement sonore.

Quand ce n'est pas un pet.

Ce n'est pas pour rien que les histoires pour enfant s'arrêtent à « ils vécurent heureux » sans plus de détail.

(…)

Cependant, et si vous avez bien lu mon théorème foireux ci-dessus, il est une circonstance dans le monde où la complicité d'un crime est préférable à la vertue, et autrement dit quand j'arrête de caser du Sade pour faire cultivé -vainement-, il existe un cas où la vigueur de la jeunesse ne conduit pas à se coucher péniblement à 1h du matin quand les autres tombent sur le sosie de Bernard Minet dans la soirée : quand t'es loin de chez toi.

Loin des bases, loin du sommeil ! La difficulté pour atteindre son petit lit douillet quand il n'est pas envahi par 2 chats qui jouent à s'y positionner comme sur une grille de Morpion (je viens de comprendre l'origine de mes mals de dos : on dort très mal en Z) fait que l'on oublie ce lancinant besoin de sommeil que procure la vie active, et qu'on en redevient l'ado attardé qui se couchait à des heures au delà du raisonnable.

Et qui font qu'à un rendez-vous important le lendemain, on descendra coup sur coup 3 bouteilles d'Evian en 3 secondes devant son sérieux et médusé interlocuteur.

C'est un plaisir quasi jouissif, cela d'autant que l'on a coeur de prouver à ses potes qui vous ont trop vu rentrer lors de leurs visites dans votre ville à des heures ridicules que l'on a pas tant perdu de sa superbe.

Ce sont des moments glorieux, de hauts faits d'arme, mais il est important de ne jamais oublier de la part de ceux qui subissent ces invasions d'amis exubérants qu'il ne s'agit ni moins qu'une offensive des Ardennes, soit pas mal d'esbrouffe mais pas grand chose derrière pour assurer le roll back : l'arrivée des potes qu'on a envahis dans sa propre ville.

Ceci pour dire à mes amis qui croiraient (encore) que s'ils descendent de Paris en pensant que à 2h du matin, je serais encore à crier sur les ponts de la Garonne « non mais sérieux, vous voulez vraiment rentrer ? P'tites bites ! » que je risque de ne pas être aussi fringuant que j'ai pu potentiellement le paraître lors de nos dernières virées Parisiennes.

Sur ce je vous laisse, j'ai une partie de morpion sur le feu avec mes chats.

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 07:39

Je n'ai jamais prétendu ne pas être aussi influençable qu'un moulin à vent en zone de cataclysmes météorologiques récurrents.

En l'occurrence, lorsque je me suis rendu naïvement et les doigts de pieds en trèfle au cinéma pour voir un film récemment sorti, « d'amour et d'eau fraiche », je pensais que j'en sortirais simplement ulcéré contre le monde actuel, la boule au ventre contre les stages et la grenade dégoupillée en main contre les jobs à 3 sous.

Sauf que. La réalisatrice ayant du considérer qu'après tout, c'eut été con de pas profiter des moyens de la prod pour s'offrir des vacances avant l'heure au soleil, une partie du film est tournée dans le Languedoc-Roussilon, où les acteurs principaux du film copulent allègrement dans des petites rivières ensoleillées et perdues.

Je ne me souviens même plus si j'ai attendu que le générique de fin soit terminé pour appeler les offices de tourisme de la région et leur demander où le film avait été joué précisément, s'il vous plait.

… Ce qui était d'autant plus con qu'à 23H et des poussières, y'a que dans Zelda que tu tombes sur des indics qui se souviennent subitement que les palmes sont paumées entre les mains d'un poisson hideux au fin fond du Nord-Est de la carte.

Mes références commencent à dater, oui.

(…)

1 jour et demi plus tard.

Ma Brune et moi roulons allègrement (ce qui ne veut rien dire, c'est bien évidemment ma 306 qui roule. Enfin, qui essaye de rouler, vous avez compris l'idée) vers le Languedoc-Roussillon, bien décidé(e)s :
-    elle, à bronzer au soleil pour une petite après-midi romantique et tout et tout;
-    moi, à prouver que y'a pas besoin de s'appeler Pio Marmai et d'avoir les cheveux faussement rebelles pour s'envoyer en l'air dans une rivière au soleil, ah mais.

Passés les 30 premiers kilomètres roulés à 30 km/heure, ce qui n'est pas pour me mettre de meilleure humeur qu'un présidentiable faisant la une du Canard Enchainé, nous arrivons à Carcassonne, où nous quittons l'autoroute pour une jolie petite route de campagne à peine vallonnée. A tel point que dans un moment d'incons... de bonne humeur retrouvée, je propose à ma brune de reconduire, ce qu'elle dédaigne faire non sans avoir le visage qui se teinte d'une jolie petite couleur type Casper, le gentil fantôme.

Ce en quoi je ne manquerais pas de l'imiter, lorsque glosant sur la facilité avec laquelle ma brune aurait pu s'acquitter de cette tache, je devais monter sur les freins au détour d'un virage à 360° en descente hardcore longeant un abime aussi sans fin que l'affaire Woerth.

On se fait des frayeurs, parfois, comme ca.

Nous arrivons donc soulagés au village de Lagrasse, que ma douce môman nous avait chaudement recommandé, bien que la perspective même d'un « village » ne m'enthousiasmait moyen, parce que dans le film, ils étaient au bord d'une rivière mais pas dans un village, eux.

Très influençable, vous dis-je.

Nous garons la voiture, et entamons la recherche de la petite rivière, en parcourant des rues désertes, en nonobstant bien sur la myriades de touristes dont la tenue vestimentaire aurait été plus adéquate au milieu d'EuroDisney ou du Parc Astérix. Au choix.
Sinon, la rivière, nous la trouvons, vachement jolie, et tout et tout. Mais étant donné la présence d'une marmaille de marmots (le pléonasme, c'est pour faire bien imagé. Ce serait con que vous situez pas le décor), nous décidons de suivre un chemin qui longe la rivière, jusqu'à arriver 3km plus loin à un endroit drôlement isolé, et qui aurait pu être le comble du romantisme.

Oui, très clairement, ca aurait pu être chouette si ca n'avait pas été méchamment à l'ombre, et si la tempête de 99 n'y avait élu domicile.

Lorsqu'il commença à menacer de neiger, nous émigrions au soleil. Donc avec les marmots, les chiens qui font wouf, les mamans qui braillent, le bonheur, quoi.

Adieu veaux, vaches, couvées et rapports sexuels au milieu d'une rivière du Languedoc, pour résumer.

(…)

J'en étais encore à réfléchir à la lettre d'insulte que j'allais écrire à la réalisatrice pour mettre comme ca sous le nez des gens des fantas... rêves inaccessibles sans donner le lien sur Google Map, lorsque à la sortie d'un virage, un excès de soleil couchant dans mon pare-insectes (oui, un pare-brise aussi couvert d'insectes écrasés, je vois pas d'autre appellation possible) nous envoyait tout droit, où plutôt la 306, dans un fossé dont un viticulteur hilare allait nous sortir au tracteur, pendant que je maugréais sur cette chienne de vie, et tout ca.

Le romantisme, c'est plus ce que c'était.

 

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Published by Nicopoi - dans Nick Attitude
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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 09:02

Etant donné que je travaille pour une plateforme de blogs, et que je nourris une passion aussi dévorante pour les blogs que le loup pour la chèvre de Monsieur Seguin, j'en vois passer régulièrement des exceptionnels, qui remplacent très vite des anciens tout aussi géniaux mais il faut bien le dire un peu vieillissants.

 

Genre, le blogueur écrivait tous les jours au début, mais depuis quelques mois, il n'écrit plus qu'à la Saint Glin-Glin.

Toute ressemblance avec un blogueur rodant sur ces pages étant le résultat d'un hasard des plus déconcertant.

 

Aussi, j'ai trouvé un petit logiciel assez magique, Feedreader, qui permet d'y ajouter tous les blogs sympas qu'on voit passer, et d'être averti sitôt que l'un de ces blogs a accouché d'un merveilleux petit post, de manière beaucoup plus pratique que sur Netvibes ou autre service en ligne.

 

Donc, pour télécharger ce logiciel, c'est ici (beh cliquez, quoi !) .


Et sinon, pour savoir quels sont les blogs qui font vibrer un Nicolas plus qu'un Gaffophone ne fait trembler sur ses bases les éditions Dupuis, téléchargez ce fichier à ouvrir ensuite dans Feedreader.

 

J'attends vos retours, et éventuelles suggestions !

 

Le Petit Nicolas (qui se fait un peu vieux, tout de même)

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Published by Nicopoi - dans Autour du Blog
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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 07:00

Avec ma Brune, nous sommes devenus des fans du covoiturage. Ça nous est venu alors que je brulais dans la cheminée la dernière lettre de menace de mort envoyée par mon banquier, écrite maladroitement à partir de lettres coupées dans des magasines : "Si tu ne renfloues pas ton compte, je te tue".

Comme si j'allais pas le reconnaitre. Tsss.

Dès lors, le covoiturage, solution vachement simple pour continuer nos allers-retours exorbitants pour Barcelone (nous y allons une fois par mois, un week-end), nous permet de rencontrer régulièrement des gens sympas (par sécurité, j'indique systématiquement dans les annonces que je publie que je refuse les psychopathes, cannibales et banquiers) avec qui nous bénéficions de 4h de causette privilégiée dans le sens Toulouse - Barcelone, et de 8h57 dans le sens du retour.

Pas à dire, l'Autoroute Narbonne-Toulouse un dimanche soir devrait être rebaptisée l'A666.

Pour reconnaitre les gens qui doivent faire du covoiturage avec toi sur la place où tu leur a donné rendez-vous, c'est assez facile : il suffit de chercher les types qui un sac à dos au pied, jettent des regards désespérés dans toutes les directions, genre "putain mais il arrive quand cet enculé".

Il faudrait que je songe à soigner un peu plus le langage sur ce blog.
Indubitablement, y'a du laisser-aller.

Je me présente, genre "ah ah c'est moi qui vous amène à Barcelone, au fait vous êtes assurés tout risque genre décollage de 306-crashtest en conditions réelles-gardeàvue par policiers espagnols peu coopératifs ?", et une fois que mes passagers ont changé de couleur de visage, je les fait grimper dans ma petite 306 rouge.

Et ceux qui me prenaient pas au sérieux paniquent en voyant la portière blanche.

Au début, quand j'ai commencé le covoiturage, j'étais vachement stressé. Genre, j'avais l'impression d'être un taxi dans lequel les passagers allaient en permanence s'inquiéter de l'itinéraire dément que je leur faisais prendre, et j'en faisais des tonnes pour les rassurer sur la pertinence de mes choix.

Sans la fermeture centralisée, probable que plusieurs auraient sauté en cours de route.

Et puis je fais la causette. Par exemple, pour le dernier trajet, nous avions une canadienne et un marocain, tous les 2 vachement sympas, mais moi forcément, j'avais plus envie de parler à la Canadienne (En dehors de ces -40° courants au mois de Janvier, le Canada m'attire beaucoup). Mais m'apercevant que je délaissais mon autre passager, et qu'un avis rageusement négatif est vite arrivé (les covoitureurs peuvent noter le conducteur. Si c'est pas une vacherie, ca.) je lui demandais : "Alors Vikram, pourquoi te rends tu à Barcelone" , et "Ah, et donc -Vikram-, c'est moins cher de partir de Barcelone" ? ou encore "Et pour le retour, Vikram, tu rentres direct sur Toulouse ?".

J'insistais lourdement sur son prénom Vikram, histoire qu'il sente bien que je me préoccupais également de mon passager non canadien, et qu'il comprenne que les questions s'adressaient enfin à lui.

(...)

Il ne s'appelait pas Vikram.

Je l'ai découvert le dimanche, quand en regardant la liste des passagers que j'allais embarquer, je me rendais compte que Vikram, c'était un passager du retour, pas de l'aller.

J'actualise ma page d'avis sur mon site de covoiturage toutes les 6 secondes depuis.

 

306 Rouge Porte Blanche

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 10:56

La navrante histoire qui va suivre est la suite de cette histoire-ci, non moins navrante.

Et oui, c'est cohérent d'écrire une suite 6 mois après avoir publié la 1ère partie. Vous avez pas lu Harry Potter, vous ?

 

 


Lorsque nous sommes arrivés aux Angles, je n'ai pas vu le panneau qui indiquait l'endroit où nous devions séjourner. Mais il faut avouer que je suis notoirement distrait : je cherchais l'indication "au beau chalet en bois dans lequel M6 a tourné la moitié de ses films érotiques" quand j'aurais plutôt du chercher "Prison de Haute Sécurité - Réplique historique de la Bastille".

Ce que c'est d'être gentiment naïf, tout de même.

Après avoir traversé des couloirs aussi glauques qu'une plage du Nord pas de Calais en période de marée noire, nous arrivions à la chambre qui nous était reservée et dans laquelle nous comptions bien fêter dignement cette nuit de pré-réveillon.

Du moins, jusqu'à ce que nous constations non sans une amertume passagère que nos amis arrivés avant nous avaient décidé d'enterrer vivante la fête en entamant une partie de Cranium, le jeu qui déjà dénué d'intérêt, n'en a plus aucun dès lors que au moins un des participants en a joué au moins une partie. Ce qui était le cas de au moins 4 des joueurs, ce qui n'arrangeait rien par conséquent.

Sans parler du fait que alors que nous chuchotions pour jouer, un voisin de chambre tapa au mur pour demander à ce que nous fassions moins de bruit, y'en a qui essayent de dormir bordel de merde.

Il était 22h. Bordel de merde.

(...)

A 22h07, ma brune était précipitemment montée dans son lit (superposé au dessus du mien ...) pour éviter de voir mon regard mouillé et implorant, dans lequel toute petite amie ne feignant pas de dormir sous l'oreiller aurait pu lire "tu m'en voudrais si là, comme ca, j'allais jeter un coup d'oeil avec la voiture quelque part, mais loin d'ici ?".

Jamais clés de la voiture n'ont été aussi lourdes dans la paume d'une main.
Et les faux ronflements d'une brune sous un oreiller aussi bruyants, tiens.

A 22h09, tout feux éteints dans la chambre, je me retrouve donc dans un lit, les yeux ecarquillés, à réfléchir à quel moment j'ai raté le lancer de dés dans "l'aventure dont vous êtes le héros" et qui m'a amené à la fin alternative désastre.

... Sauf que en matière de fin alternative désastre, j'aime jouer les prolongations à la Seigneur des Anneaux, genre la fin interminable pour laquelle t'a envie de faire bouffer son film à Peter Jackson en lui disant "Pourquoi ! Pourquoi nous retenir 30 minutes de plus pour cette daube infame ?".

Les faux ronflements de la brune atteignent leur paroxysme.

Une toux. Une abominable envie de tousser me prend, cette fameuse toux qui s'est fait oublier toute la journée mais qui revient insidieusement comme une tape derrière le crane à coup de char Leclerc se manifester au moment où tu es dans une pièce remplie de dormeurs précoces.

Je me retrouve donc à essayer de "pas tousser mais c'est impossible donc je tousse le moins possible mais je m'etouffe bruyamment quand je tousse" (vous connaissez, non ?), et à sucer ces odieux bonbons à l'anis qui me calment, mais crééent une dépendance affligeante (j'en avale 1 toutes les 6 secondes), au point que je panique très vite en voyant le niveau de bonbons chuter au rythme des réserves de pétrole mondial, jusqu'à pénurie totale.

J'en retousse que de plus belle.

J'attrape mon Iphone. Une misérable barre de réseau me permet de capter 3 pages d'actu, avant que la batterie, peu coopérative, ne fasse capituler l'appareil, non sans que mon oeil éploré ne l'ait supplié de lutter au moins aussi vaillemment que la chèvre de monsieur Seguin.

Je suis seul, dans un petit lit d'une résidence moisie, affligé d'une toux infernale, et d'une envie de dormir proche du néant, un soir de 30 Décembre à 22h15.

Bordel de merde, quoi.

 

bonbons anis

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 08:18

(garanti sans Spoiler)



Depuis moins de 24h, c'est un message à la seconde sur Twitter pour commenter la fin de lost, mais surtout, beaucoup d'avis négatifs sur cette fin que l'on attendait tous depuis 6 ans.

J'ai commencé à regarder Lost une nuit d'insomnie, alors que seuls 3 ou 4 épisodes à peine n'étaient sortis. Je n'ai pas immédiatement accroché, au point que je n'ai pas immédiatement suivi frénétiquement la sortie de nouveaux épisodes, tout occupé que j'étais à regarder l'autre série Scrubs, qui m'a rendu littéralement hystérique pendant 6 saisons.

Et puis une nuit, vers 2h du mat, alors que j'étais crevé, et que j'avais probablement un partiel 2 jours après, je me suis couché en me disant "allez, je me lance un petit épisode de Lost pour m'endormir".

... Lorsque le soleil est arrivé dans mon appartement le lendemain, j'avais les yeux hagards, le café à portée de main, et un énième épisode qui défilait encore à l'écran. Je m'étais tapé presque toute la saison 1 en une nuit.

Beaucoup sont déçus par cette fin de Lost. En ce qui me concerne, je ne le suis absolument pas. La fin qui nous est proposée permet tout de même de conclure cette série incroyablement prenante de façon tout à fait "censée", et surtout, a le mérite de n'imposer à aucun d'entre nous une seule et unique "vérité", "solution" qui aurait été pour le coup très certainement décevante.

Pourquoi ? Eh bien, c'est un peu ce que j'appelle le syndrôme "de la chanteuse dont on a entendu tellement de fois la chanson qu'on se l'imaginait vachement b... jolie, d'où le fait que l'on soit sacrément fr... décu lorsque on la voit pour la 1ère fois sur Youtube".

Cindy Lauper, je ne te voyais vraiment, mais vraiment pas comme ca.

Donc, non, cette fin de Lost est vraiment géniale, procure beaucoup, beaucoup, beaucoup d'émotions par rapport à beaucoup, beaucoup, beaucoup des personnages clés (je ne suis pas sur qu'ils en aient oublié un seul ! Ah, si, pardon, 2 ^^), je l'ai vraiment apprécié et elle a le mérite de ne pas avoir tué Lost dans ma tête : je peux encore rêver pour quelques temps à cette vie sur l'ile, que l'on en viendrait presque à regretter de ne pas avoir connu soi-même !

... Tiens, je prends l'avion pendant 6h la semaine prochaine, moi.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:20

Je sais, y'a des "Be Continued" qui se perdent.

Je devrais pouvoir trouver le temps de terminer cette trilogie (eh oui, ce n'était que le premier article pour cette époustouflante aventure que constitue mon réveillon 2009/10. Tremblez, les aminches) cette semaine, en attendant, je ne résiste pas au plaisir de vous recommander tout plein de bons blogs que j'ai repéré, parce que franchement, ils sont sacrément bons :


Des blogs Bd :

- http://www.yodablog.net/

- http://saucissesausucre.over-blog.net/

- http://www.blaguiblago.com/

- http://zelba.over-blog.com/

- http://unesemaineenclassewithme.over-blog.com/

- http://ameliemarchandot.over-blog.com/

- http://maudemploi.over-blog.com/

- http://turalo.over-blog.com/


Ils parlent de leur métier :

- http://assistantesociale.over-blog.com/

- http://chomagedeglace.20minutes-blogs.fr/

- http://voila-le-travail.fr/

- http://www.leslibrairessecachentpourmourir.com/

 

Ils voyagent (les raclures !) :

http://cap-sur-les-terres-australes.over-blog.com/

http://suivez-moi.over-blog.com/

http://rueduquebec.over-blog.com


Ils sont ou parlent de burlesque :

http://www.eurovision-quotidien.com/

http://www.horreursmusicales.com/


Et petit coup de coeur (merci à Stéphanie !) :

http://linconnudumetro.wordpress.com/


Et sinon, je vous rappele que je fais chaque semaine l'interview d'un blogueur qui m'ait favorablement impressionné (ca ne veut rien dire, mais j'ai toujours revé de lire ca dans mon carnet de notes, alors à défaut je le place moi-même).

C'est ici, pour la dernière :

http://www.over-blog.com/interview-blogueur-1155928489.html


Bon, sur ce, ben faut que je songe à finir cette histoire de nouvel an, moi.

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Published by Nicopoi - dans Revue de Blogs
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:07

Dans mon couple, je tente d'être un modèle d'homme moderne qui n'impose jamais ses décisions à son (adorable et jolie) moitié.

Non, moi je m'arrange pour ma Brune soit persuadée d'avoir eu l'idée fantastique à laquelle je ne peux que souscrire. Cela d'autant mieux que j'ai tout fait en sous main pour qu'elle l'ait, cette idée.

Ça, ca c'est moderne, coco.

C'est ainsi qu'en un peu plus de 3 ans de couple (roh putain, quand même !), nos réveillons ont eu l'étonnante particularité d'être tous passés avec mes amis, mais il faudrait être particulièrement de mauvaise foi pour y voir une escro... malice de ma part, puisque mes amis étant évidemment au fil du temps devenus les amis de ma Brune, celle-ci peut raisonnablement considérer avoir passé ses derniers réveillons avec ses propres amis.

Et le deuxième paragraphe de ce nouveau tissu d'inepties trouve tout son sens.

Pourtant, alors que l'Eté 2009 touchait à sa fin, ma brune émit timidement la proposition que nous passions le réveillon avec ses propres autres amis. Considérant que cette idée folle même pas inventée par ce sacré Charlemagne risquait selon toute probabilité de ne pas passer le mois de Septembre, et que je gagnerais à consentir à quelque chose qui serait de toute façon probablement annulé, j'acquiesçais dans la joie et la bonne humeur, dans un élan de grandiloquence à faire passer un avocat pénaliste pour un dyslexique. Muet.

... Enthousiasme nettement douché toutefois lorsque j'avisais alors le téléphone de ma brune, dans sa main, qu'elle portait à la bouche pour prononcer ces quelques mots qui retentissent encore gravement dans ma tête : « Ok, tu peux nous compter pour la réservation ! »

Ah, subtil, subtil et demi.

(…)

Lorsque l'on vit à Toulouse, l'un des principaux avantages dont on peut se gargariser auprès de ces veaux de Parisiens coincés derrière leur périph (désolé Paris, je suis bien obligé de donner des gages à ces saucisses Toulousaines si je veux arrêter de me faire traiter de Parigot après 16 ans passés dans cette ville à la noix), c'est que de très nombreuses stations de ski vachement chouettes sont à moins de 1H30 de Toulouse, montre en main.

Sauf évidemment le cas très à part de la station les Angles, pour laquelle il faut évidemment compter environ une demi-année lumière de route.

Station où nous passions le nouvel an, donc.

Après avoir passé donc une demi-année lumière, de nuit, sur des routes à se croire dans un mauvais remake de Massacre à la tronçonneuse, et à réfléchir à ce que je ferais subir au bougre imbécile de chez Google Maps qui a cru utile de considérer comme un itinéraire valable une route qui accuse un virage et un dénivellé de 90% à la seconde, nous arrivions dans les meilleurs conditions du monde dans l'adorable petit chalet en bois typique des Pyrénées que les amis de ma Brune avaient réservé.

Ah, pardon, une petite erreur s'est malicieusement glissée dans le paragraphe précédent. Quand vous lisiez « petit chalet en bois typique des Pyrénées
», il fallait évidemment lire : « centre de rétention et rétorsion pour adolescents attardés et profs à la retraite et de séjour pour amis à qui vous voulez faire une drôle de blague, tiens ».

J'en hulule d'épouvante encore tard dans la nuit.


(Be Continued ...)


NB aux fameux amis de ma Brune qui s'inquiétaient que je publie un jour cette histoire : j'ai passé un chouette réveillon avec vous, vous connaissez mon inévitable tendance à en rajouter, et tout et tout. C'est pour faire rire mes lecteurs, hein ?

NB à mes lecteurs : ne vous inquiétez pas, le NB précédant était fait pour éviter la censure caudine de ma Brune, en fait c'était horrible et vous allez bien vous marrer.

NB aux fameux amis de ma Brune (etc.) : non mais encore une fois, je ne fais que rassurer mes lecteurs et c'est de toute bonne foi que je ... (etc.)

NB à mes lecteurs : (etc.)

maison-horreur.jpg
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 22:43
Je m'appelle Nicolas. Nicolas, c'est en fait le prénom par lequel je déteste être appelé. Quand on m'appelle Nicolas, je suis immédiatement plongé à l'époque où je vivais une presque chambre sur laquelle donnaient 5 portes chez mes parents, et que mon père venait vérifier que je faisais mes devoirs, feignant d'ignorer le tiroir dans lequel je venais de ranger précipitamment un Gaston Lagaffe que je lisais discrètement pour la 857ème fois au lieu de m'intéresser à ce con de Pythagore qui me saoulait avec son théorème à la noix.

Avouez que à 26 ans, si vous vous êtes déjà servi à votre travail du théorème de cet empaffé de Grec, vous êtes tout de même un cas à part.

Et qui mérite de l'être.

Je vis à Toulouse, depuis 16 ans. Lorsque j'avais déménagé de Paris pour Toulouse, Toulouse me semblait la ville parfaite où vivre, je me suis même gobergé pendant mes années étudiantes de ce luxe de vivre dans une ville à taille humaine.

Et qui aujourd'hui, me semble insoutenable par sa taille ridiculement mesquine.

Alors que je me désespérais dans un boulot alimentaire qui menaçait de devenir un boulot tout court, j'ai eu la chance de tomber sur la carte Monopoly « Chance » qui m'amenait tout droit sur la case départ, ou plutôt au poste de responsable juridique d'un média qui en audience vérifiée par jour n'a rien à envier au talk show surévalué d'une vedette pâlissante de type Ruquier.

Ruquier ! Ah ah. Non mais sérieux, quoi.

J'ai eu tellement peur de finir comme un personnage de Houellebecq, genre le héros du domaine d'extension de la lutte, sinistre anonyme célibataire et déprimé ! J'ai aujourd'hui un appartement qui sans défriser un péteux de Neuilly, reste d'une taille confortable pour un Parisien habitué à ce que l'on appelle là bas une grande surface (20m²), mon appartement émargeant royalement à 60m², une adorable et jolie copine intelligente et qui ne le doit qu'à elle, et 2 chats roux mignons comme pas deux (enfin, si) mais tout de même un peu crétins, mais après tout, si on demandait à un chat de philosopher, Bernard Henri Levy serait académicien.
J'ai même un salaire honorable, pour une époque où la moitié de mes contemporains, soit une population née à l'époque où Ray Parker Jr beuglait qu'il faut faire appel à des chasseurs de fantôme quand tout va mal, nage entre stages pour la plus navrante des émissions de M6, genre 100% mag, et au mieux entre un CDD marketing à Rouen dans une brillante PME en cessation de paiement.

Quand tu es né dans les années 80, si t'es pas fils de, rentier ou PDG d'une startup qui se nomme Facebook, faut pas espérer faire tes courses ailleurs qu'à Lidl.

Je vis ma vie sans trop savoir où elle me mène, à savoir que la vie se joue comme aux échecs, cela dès le plus jeune age : dès 16 ans, tu dois savoir si tu te vois maitre du monde, dès 25 ans, tu dois savoir si tu seras dans une charrette lors du plan social qu'annoncera ta boite lorsque tu en auras 50.

J'ai vu mes parents divorcer l'année dernière, et je regarde mon adorable petite amie depuis en me demandant « quand, quand je ferais l'erreur fatale qui amène un couple sur deux au divorce ? », croyant naïvement que me réfugier dans un déni de mariage à la façon de Hugh Grant dans 4 mariages et 1 enterrement, un de mes films cultes, m'épargnera de connaître la désillusion de ses couples mariés si vite, endettés en un temps record pour l'achat d'une improbable maison dans la banlieue de Sarcelles, et enterrés sous les couches de leur progéniture beuglant un dimanche matin à 6h du mat que le « DVD du Roi Lion est rayé, papa. »

Effectivement, je ne songe pas pour l'instant à avoir des mouflets.

Mes amis m'appellent Nico, c'est la manière dont m'appellent les gens qui me montrent soit de la sympathie, soit que je suis dans le fond plutôt cool, en y regardant de pas trop près.

Et les aminches, je m'en vais reprendre ce blog là où je l'ai laissé.

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