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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 15:46

Bien qu'il m'arrive encore ici et là de publier un article ou deux périodiquement sur ce blog (tous les uns ou deux ans, ndlr), j'ai également un second blog qui recense l'ensemble de mon activité frénétique sur Twitter et Facebook.
Et c'est ici, pour les curieux :)

http://grandnicolas2.over-blog.com


Ps : Ciel, déjà presque 6 mois depuis le dernier article sur ce blog-ci. Comme le temps passe, tiens.
Bon, un article un de ces jours, alors.

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Published by Nicopoi
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 04:33

Lorsque j’ai écrit mon premier article de blog, ce soir de 31 Octobre 2005, j’ignorais que je lançais une machine à changer le cours de ma vie plus puissante que l’accélérateur de particules du CERN, enfin pas non plus assez puissant pour me permettre de prétendre d’accoler mon nom au boson de Higgs non plus quand même (pourtant, boson de HiggsPoirier, ça rend quand même pas mal, quoi. Je dis pas cela du tout dès fois qu’un scientifique du CERN atterrissait sur ce blog, c’est pas mon genre en plus).

… Cherchez-pas, en plus je suis simplement en train de boire un verre de Coca Zéro.
Je vous dis, ça a bien changé depuis le 31 Octobre 2005.

Mon foie, notamment. Mais bref.

Ainsi, ce 31 Octobre 2005, alors que j’étais encore jusque-là sur les rails d’un avenir brillant en tant que célibataire standardiste téléphonique payé royalement plus que le SMIC (genre, 10€ de plus, et j’avais des tickets restaux, enfin le grand luxe quoi), j’ai commencé à narrer par le début les navrantes inepties de ma vie quotidienne, qui par son aspect professionnel s’apparentait à un programme d’ARTE aux alentours de 3h du mat, mais par son aspect plus personnel, avait une certaine similarité avec une sorte de best-of de VidéoGag enrichi d’un Making-Of de « tout ce qu’il ne faut pas faire avec les filles ».

Ces articles sont consciencieusement rangés dans la catégorie histoires d’ex.
Et non, la catégorie parlons cul, ce n’est pas un sous-chapitre, tas de médisants.

Alors que mes histoires toujours plus personnelles, au point que mon père faisait semblant de ne pas me reconnaitre dans la rue quand il me croisait après avoir lu un post plus trash qu’un autre (en même temps, je veux bien croire que ce n’est pas facile de lire sur le net l’usage que faisait ton prépubère de fils de l’innocente huile Isio 4 qui racole honteusement dans la cuisine), se retrouvaient ainsi publiées sur le net, il se passa un phénomène que je qualifierais volontiers d’activité Paranormale si j’avais pas peur de me prendre une assignation pour violation de marque déposée.

La fin du paragraphe précédent était très différente de celle que vous venez de lire avant que je raccroche il y’a quelques secondes de mon appel avec l’avocat de la Paramount.

Que disais-je. Ah, oui.

La première fois que cela s’est manifesté, c’est une fille que j’avais rencontré dans un bar et qui sans doute sous le contrecoup de la frayeur de m’avoir vu courir après elle comme un dératé, c’était laissé embrasser ensuite sans trop protester, pour ensuite me repousser en m’indiquant que je ne répondais pas exactement à ces standards (en gros, son ex. Comme une fille sur une, en gros, hein), avait fini par accepter de me revoir, après avoir lu mon blog.

Un mec célibataire, c’est quand même cette serpillère qui a toujours envie de coucher avec toi après que tu lui ai dit « je ne sors pas avec toi pour ce que tu écris mais parce que tu écris ».

J’avais vraiment pas d’égo, quand même.

Bref, d’une situation désespérée, mon blog avait retourné la chose (la situation, pas la fille. Quoique, attendez ?) en moins de temps qu’il n’en faut à une tortue amputée de ses pattes avant pour courir un Marathon. Mais trop occupé à ramasser mes dents quelques semaines plus tard, alors que fille était revenu à ses sentiments initiaux et préférait pleurer son ex en s’en offrant un nouveau, je ne vis pas clairement le signal dès ce moment-là.

J’avais à l’époque la digestion de rupture difficile.

Notez, je dis à l’époque, mais je google encore cette année le sapin que j’ai largué en bas de chez moi l’année dernière, voir s’il refait sa vie, s’il s’est marié, s’il a des gamins, enfin bref, c’est compliqué.

D’improbable, la situation devint presque étrange le jour où mon blog me procura la Brune de ma vie. Cette dernière ayant lu la chronique d’une fille elle-même blogueuse qui narrait par le début comment je l’avais prise par le fondement (sic, mais je suis très fier de la manière dont je l’ai amené, celle-là), elle s’enquit assez bizarrement auprès de cette dernière en commentant sa chronique comment pareille aventure pouvait lui arriver à elle-même.

Ce à quoi je lui répondis très naturellement : c’est simple, t’as qu’à venir me voir poulette.

Je subodore que la Brune va encore désapprouver très bruyamment ce raccourci assez sauvage sur le romantisme de notre première rencontre.

A ce stade, mon blog m’avait donc après avoir apporté quelques histoires foireuses, une histoire beaucoup plus sérieuse, à tout le moins, une Brune qui accepterait de me supporter au moins jusqu’à ce jour sans trop s’offusquer de mon étonnante propension à ronronner dès lors que l’on me caresse fut-ce par inadvertance la sommet de mon cuir chevelu.

Mais ce n’était alors encore qu’un début.

Suite à ce qui a dû être un probable malentendu, ou une erreur de transfert de mail, le CV du docteur en maitrises de droit avec pour épater la galerie une spécialité incongrue genre droit comparé du Népal du XVIIème siècle a atterri dans la corbeille de la boite de réception des dirigeants d’Overblog, et c’est mon CV qui se retrouva ouvert sous leurs yeux ébahis (du froid antarctical qui envahi instantanément leur bureau à la simple ouverture du .doc).

J’ai dû être embauché à la suite d’une petite demi-centaine de malentendus supplémentaires.
… Attendez, je suis en train de me demander si j’ai bien signé un contrat de travail le jour où mon boss m’a raccompagné à la porte du bureau en me serrant la main et en me disant « bonne chance pour la suite, mais arrêtez de nous harceler ».

Bref, à ce stade là j’avais obtenu une copine de rêve (et je crois, pas rêvée), et un job qui l’était pas moins.

Que pouvait alors me rapporter mon blog de plus ?

L’héritage de ma grand-mère maternelle ? Je sais d’ores et déjà que le notaire à reçu pour instruction après avoir prononcé mon nom de me regarder froidement, et de ne rien dire d’autre que « lol ».
Une voiture géniale ? Ferrari a répondu presque courtoisement à mon dernier mail par lequel je leur proposais un article sponsorisé en échange de l’une ou l’autre (je ne suis pas difficile) de leurs dernières créations.

Ah si, j’ai trouvé. Grâce à mon blog, j’ai donc eu mon job de rêve, mais aussi et surtout, ce dernier en  mutant en version 2.0, est devenu le job de rêve qui m’envoie dans mon pays de rêve, soit le Canada, où je vis depuis 1 an et demi.

Donc si je résume, grâce à mon blog, j’ai trouvé une copine de rêve, un job rêvé, et je vis dans le pays qui hantait mon inconscient depuis ma naissance. Et j’en oublie, sans le moindre doute.

… Me reste plus qu’à ne pas me réveiller.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 00:23

J’ai une mémoire assez étonnante.

Si je suis capable de me souvenir au débotté, là comme ça à brule-pourpoint, du temps qu’il faisait le 4 Aout 2002 lorsque je suis sorti de la gare routière de Playa d’Aro en Espagne à 16h18, ou de la prédiction de Pierre Moscovici pendant les primaires démocrates de 2007 (de mémoire : « Obama fait une belle campagne mais Clinton va gagner, et elle sera elle-même battue par McCain ». Un visionnaire, assurément), ou encore de l’étonnant drapeau rouge agité au grand prix de Monaco en 2000 10 secondes avant que se produise l’incident qui allait le justifier, bref, si ma mémoire est capable de classer des informations vieilles comme Drucker et de les ressortir instantanément avec la suffisance d’un Christophe Barbier, j’avoue que j’ai beaucoup plus de mal avec la mémoire de l’instantané.

Pour illustrer, il m’arrive fréquemment en bas d’un escalator de me dire qu’il faudra que je m’arrête au magasin qui se situe juste à la sortie de l’escalator, 60 marches plus haut.

Et arrivé en haut, j’ai bien évidemment tout oublié.

Autant vous dire que quand je pars pour ramener de quoi faire un petit déjeuner dominical, je reviens avec de quoi faire un soufflé au crabe.

Indubitablement, ça passe mal, comme ça, un dimanche matin.

(…)

Aujourd’hui.

J’ai rendez-vous à 18h avec l’un de mes nombreux partenaires de sport que je me suis fait à Montréal. Parce que oui en un an à Montréal, je suis passé du rang que j’avais depuis le collège de « le type qui vient en jean pour agacer le prof et se faire renvoyer de cour exprès » (variante de l’astuce féminine consistant à s’inventer des règles forcément louches quand elles tombent toutes les semaines) à « le type auquel on pense juste quand on a envie d’aller faire du sport ».

Je dois être enregistré dans nombre de cellulai… portables à Montréal sous le nom « Relou Sport ».

Un an, largement suffisant pour se faire une réputation de relou dans une nouvelle ville.

Je descends de chez moi avec mon vélo, et habitué à mes péripéties mémorielles, me répète très vite et à voix basse « pense à prendre ton antivol actuellement accroché sur le vélo de Brune – pense à prendre ton antivol actuellement accroché sur le vélo de Brune – pense à », de quoi passer auprès de mes charmants voisins pour Jack Nicholson en train de se demander si un tien vaut mieux que deux tu l’auras.
 
J’ose même pas imaginer ce que mes voisins ont joint au terme « Relou » pour m’enregistrer dans leur portable.

Ayant détaché l’antivol et enfourché mon vélo, je me lance en direction de la salle de sport, située sur le petit Manhattan de Montréal. Enfin, si on peut désigner ainsi les 10 gratte-ciels qui se battent en duel pour obtenir le titre de gratte-ciel le moins risible du continent Nord-Américain.

J’ai pas fait 10 mètres que des éclairs déchirent le ciel, et que les premières gouttes de ce qui s’annonce comme une réplique de l’évènement qui fit construire un bateau en moins de 2 à un vieux zoophile nommé Noé viennent m’asperger les cheveux le front.

Putain de chute de cheveux, quand même.

Je dois décider. La prudence m’imposerait de laisser sagement mon vélo à la station de métro la plus proche, soit à 10 mètres de moi, plutôt que tenter le diable et avoir la vanité de franchir les 5km de vélo qui me séparent de la salle de sport avant que Noé soit enfin tranquille pour faire un sort à la girafe.

Si j’étais prudent, je serais encore standardiste à Contactel.

J’ai donc franchi les 5km à une vitesse démente qui vont conduire mon adorable Brune à évoquer à nouveau et benoitement la question de « au fait, tu ne veux pas t’acheter un casque pour vélo ? Y’a des gens très bien qui en mettent », ce à quoi je réponds inexorablement « non, t’as l’air d’un con avec un casque », ce que les traumatisés crâniens de la morgue de Montréal n’iront pas me contester.

Et puis, on a vraiment l’air d’un con avec un casque, à vélo.

J’arrive enfin à ma salle de sport, dont j’éviterais à l’avenir de sortir la carte en France, parce que si au Canada on sait qu’il s’agit d’une salle de sport très sérieuse et avec des actions caritatives vachement chouettes, en France on glousse de manière vexante quand même en disant que « Ah ! Ah ! YMCA, comme les Village People, ca te va bien tiens ! ».

Les gens sont parfois si inutilement vexants.

Je m’abrite sous le porche du YM … de la salle de sport au moment même où la pluie se transforme en un des lacs de la région des grands lacs (niveau originalité, les Français qui ont conquis le Canada étaient moyens quand même) qui survolant Montréal, se serait soudain rappelé Newton, la gravité et tout ça.

Bref, je suis bien content d’être arrivé à temps.

Ma main cherche machinalement l'antivol de mon vélo du coté du guidon.

 

Mais ma main ne rencontre rien d'autre qu'un vide intersidéral.

… Après avoir retiré l’antivol de Carole, je l’ai ... raccroché au vélo de Carole.
Et suis parti ainsi, frais comme un gardon. Sans mon antivol.

Un grand, grand moment de solitude. Sous la pluie, évidemment.

(…)

Sms de mon partenaire de squash du jour 10 minutes après que j'ai commencé à fulminer gentiment sous la pluie, mon encombrant vélo à la main :
« je suis coincé au boulot, ca va être dur d’être à l’heure et avec ce temps, je préfère annuler … »


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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:23

C’est un gag qui me faisait tellement soulever les cotes de rire que je m’étais inscrit en liste d’attente pour une demande d’organes de rechange par anticipation.

Dans un Agent 212, BD qui était réputée pour les gens comme moi nés en 83 et qui se croient encore vainement jeune quand les vrais vingtenaires n’osent pas les contredire même s’ils n’en pensent pas moins, ce dernier se rendait en stage linguistique en Angleterre et n’y rencontrait que des Espagnols, Italiens, Suédois, mais des Anglais, point de cela. Résultat, au retour il parlait aussi bien Anglais que moi l’Occitan.

Pathétiques que les vains soubresauts de crétins en manque de culturette pour essayer de maintenir le vague souvenir de cette langue à la noix et qui disons-le, ne sert à rien, même pas à en rire.

A propos de rire, l’agent 212 me fait plus tellement glousser.

(…)

Cela fait 6 mois, presque 7, que nous avons posé nos valises à Montréal.

Etant de nature passablement anxieuse, angoissée et pathétiquement (pathologiquement ?) en besoin d’affection, la poussière soulevée par le dépôt légèrement hâtif de la demi tonnes d’affaires que ma Brune avait ramené de Toulouse (j’ai pu ramener une brosse à dent, en ce qui me concerne. De poche.) pas encore retombée que j’étais déjà en train de me chercher des nouveaux amis.

J’ai joué au tennis tout l’été avec le premier type que j’ai rencontré dans la rue qui portait une raquette.

J’ai changé de technique depuis, le racolage sur voie publique est interdit ici aussi en fait.

En 3 mois, nous avions réussis (j’inclus Brune histoire qu’elle ne se sente pas totalement étrangère au fait que j’ai fait tout le boulot, j’aime à me dire que je ménage sa susceptibilité) à nous faire assez d’amis pour sortir tous les soirs sans jamais revoir les mêmes personnes.

Et parce que je n’ai pas de raison de ménager ma susceptibilité personnelle : certaines personnes ont même été assez bonnes pour ne jamais avoir à nous revoir une fois.

Ça a été le cas par exemple du premier Québécois que j’ai rencontré à une soirée. Vachement sympa et rigolo, je me demande s’il n’a pas pris peur pour une raison que je ne m’explique toujours pas. Ou alors, c’est quand même fou qu’un Québécois n’apprécie pas de se faire coller toute la soirée par un Français mielleux d’affection à son égard.

Oh, wait.
Bref, passons.

Si j’insiste sur le fait qu’il s’agissait du premier Québécois, c’est surtout que depuis, nous avons été confronté à un phénomène assez étrange. Si nous nous sommes fait des amis à un rythme à obtenir que l’on rebaptise la pyramide de Ponzi en pyramide de Nicopoi (& Carole. Ménager blabla susceptibilité blabla, etc.), il est un fait que ces amis ont la fâcheuse habitude d’être des Français.

Ou autrement dit : on a autant rencontré de Québécois à Montréal que de centimètres carrés de mon cul sans poil.

Si vous saviez ce que ca m’a manqué de ne pas écrire de conneries pendant 6 mois.

(…)

Cet état de fait un tantinet soit peu contrariant à une tendance certaine à me frustrer.
Aussi, quand Carole nous faisait inviter à une soirée d’une Toulousaine avec qui elle (oh, wait !) a sympathisé, j’étais ravi quand en arrivant, je découvrais des accents qui me laissaient supposer sans le moindre doute que enfin, nous avions mis la main sur autre chose qu'un nouveau gisement de Français.

Chose dont je ne pouvais que m’extasier dans un élan de franchise dont j’ai le secret et que je devrais garder tel quel. Secret.

« Ah putain, ça fait plaisir d’être enfin à une soirée où les Québécois sont majoritaires ! ».

(…)

En fait, il y’avait un bolivien, un espagnol, un italien, un suédois, un tyrolien suédois, et évidemment des Français.
Et un Québécois quand même, il faut bien le dire.

… Encore un long silence gêné après une réplique débile de ma part de ce type et je pense que je me défenestre.

Silencieusement.

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 02:01

Aujourd’hui, cela fait 15 jours pile que j’ai quitté la France pour m’installer au Canada, et plus précisément à Montréal. L’occasion de faire un bilan sur cette quinzaine.

Le premier : j’ai l’impression de vivre içi depuis un an. Cela peut paraitre exagéré, et il est clair que le Nicolas à qui on amputera le 3ème doigt de pied à succomber aux températures hivernales me traitera avec le recul d’inconscient (et de connard, aussi), mais en attendant, le sentiment que me donne cette nouvelle vie qui commence à Montréal, c’est que je suis chez moi.

Et que damned, je m’y sens sacrément bien.

Pour pouvoir venir travailler au Canada, ma Brune et moi-même avons guetté en Novembre 2010 l’ouverture des candidatures pour un PVT, abréviation désignant « Permis Vacances Travail » (c’est pas un bel oxymore, ça ?), qui est donc un Visa d’un an pour le Canada (ou un autre pays, comme l’Australie par exemple) et qui permet surtout d’y travailler, chose que l’on a pas le droit de faire avec un Visa touriste et qui est de toute façon de 4 mois (de mémoire).

L’année dernière, nous avons donc été parmi les 7000 premières personnes à renvoyer complet le formulaire, le plus incroyablement simple que j’ai jamais vu de ma vie au demeurant.

L’administration Française nous a remarquablement mal habitués, il est vrai.


2 mois plus tard, nous recevions l’accord définitif du Canada pour ce PVT, document qui nous permettait à tout moment de venir s’installer ici au cours des 12 mois suivant, le passage de la frontière ouvrant ensuite la période concrète de 12 mois du PVT.

(…)

Ce qui frappe le plus avec le Canada ?

A l’inverse des prix indiqués sans Taxe et sans pourboire, ce qui donne au Touriste Français le sentiment indélébile de s’être fait avoir alors que en laissant un pourboire monstrueusement chiche, c’est lui qui coute de l’argent au serveur taxé sur ces hypothétiques pourboires, c’est que au contraire cet imbroglio systématique au moment de l’addition : tout est incroyablement simple.

Pour notre arrivée, nous avons trouvé à distance un appartement en sous-location, grand, meublé et bien situé, pour un loyer très correct (720€, dont un tiers est payé par une amie qui a fait le grand saut avec nous) et dans un quartier classieux de Montréal, Outremont. Tout s’est fait simplement, par mail, avec les locataires actuels, et leur proprio n’a rien à y redire, la sous location étant parfaitement légale au Canada.

Locataires parisiens, ne vous pendez pas tout de suite.
Le meilleur arrive.

Après quelques jours, nous nous sommes mis à la recherche d’un appartement. Bien que nos recherches sur le net n’aient pas été infructueuses, nous nous sommes mis à parcourir les rues qui nous plaisaient, à la recherche des très, très nombreuses plaques « à louer » qui parsèment les façades à raison d’une tous les 300 mètres.

Et c’est ainsi que nous avons repéré l’appartement que nous allons emménager dans 10 jours pour l’année, un appartement tout neuf, rénové, meublé et équipé (lave-linge / sèche-linge / lave-vaisselle, utile pour la paix des ménages), avec un magnifique balcon et situé en plein cœur de Montréal dans le quartier du plateau … tout cela pour 650€ par mois.

Locataires parisiens, essuyez cette bave à vos lèvres.
Le finish-him arrive, ce serait con de mourir en bavant.

J’aurais pu donner un faux prénom et un faux nom pour louer cet appart : je n’ai pas eu à produire le moindre document. Normalement, il n’y aurait pas eu de caution, mais j’ai dû en proposer spontanément une pour faire accepter mes chats. Après une brève négociation, son montant est passé de 900$ à 500.

Et c’est tout. Pas à me justifier sur mon travail, mes salaires, la santé de mes garants et mes prédispositions à un cancer de la prostate : le bail a été signé dans la foulée de cet accord sur le montant de la caution, 20 minutes après la visite de l’appartement. C’était notre 4ème visite en 48h, le début de nos recherches, et les autres appartement que nous avions vus était pas mal non plus, clairement envisageables.

C’est bon les Parisiens, vous pouvez finir de couper cette veine qui dépasse, là.

Pour le reste, ca a été pareil. La seule formalité administrative que nous avons du faire a consisté à obtenir un numéro de « Nas », l’équivalent de notre numéro de sécu, sauf qu’il est plus important içi car il est un véritable historique de vie des Canadiens et est consultable à tout moment par un éventuel vendeur qui aurait besoin de savoir si on acheteur est fiable.

Vaguement intrusif, mais en même temps, si cela peut éviter à des gens de se voir refourguer un énième crédit Cofidis à 17% qu’ils ne pourront de toute façon pas rembourser ?

Bref, quoiqu’il en soit, cette formalité, accomplie à « l’heure de pointe » entre midi et deux, a été expédiée en 30 minutes, grâce au zèle et à l’efficacité des employés de l’administration Canadienne, le mien allant jusqu’à me rassurer sur le fait que s’il se levait de son bureau, c’était juste pour retirer le document qui venait de sortir de l’imprimante un mètre derrière lui.

A comparer avec la pétasse de la Sécu qui nous a retenu 1H30 avant notre départ pour nous traiter comme du bétail, parler avec ces incompétentes collègues blasées de devoir travailler, tout cela pour au final nous livrer un erzatz d’information incomplète et inexploitable en réponse à la question simple et légitime que nous lui avions posé.

L’administration Française va probablement moins me manquer que le gruyère rappé dans mes pates.

Clairement hors de prix, le fromage dans ce pays, tiens.

 

04 0b

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 18:01

Place Jacques Cartier, Montréal.

Cela fait déjà une bonne demi-heure qu’un chanteur des rues égaille la place en chantant, avec une installation sonore de bric et de broc digne de celle accompagnant la tournée triomphale d’un Frédéric François, des titres populaires et connus qui font monter la petite larme au touriste français lambda qui se sent loin de chez lui dans ce pays dur et sauvage.

Oui, un pays ou le verre de vin est facturé 8€ est un pays dur et sauvage, excusez-moi de vous le dire.

Affairé à faire pleurer le touriste sirotant à coup des petites lapées à 50cents pendant qu’un Caméraman de télé locale immortalise le moment, le chanteur ne voit pas le danger approcher. Celui-ci prend la forme d’une tête hirsute et d’une silhouette nonchalante, et vice et versa, qui s’approche discrètement dans son dos pour gratifier l’artiste d’une petite pièce d’un dollar pour lui avoir mis dans la tête Wonderwall et toute la nostalgie qui va avec, même si spécialiste du yaourt, il lui est difficile de comprendre pourquoi cette chanson lui arrache de la nostalgie quand il en connait pas un traitre mot des paroles. A part Wonderwaaaall, évidemment.

Faudrait qu’un jour je songe à apprendre d’autres paroles que celles de Over My Shoulder et Losing My Religion. Et encore, je dis ca, je connais même pas les paroles de Over My Shoulder.

Je contourne enfin le personnage, jauge la distance qui me sépare de son étui à guitare destiné à recueillir les pièces du badaud, et avec une grâce infinie, je lance ma pièce avec le même doigté qu’un Tsonga aussi bien capable de faire rentrer une pièce à coup de raquette de tennis pour arracher le dernier Kinder Bueno du distributeur que de faire déprimer l’éditorialiste qui titrait la veille « Pourquoi Tsonga peut gagner » en perdant en 64ème de Tournoi.

La pièce vole, comme au ralenti, dans une trajectoire arc-en-ciel d’une beauté infinie.

Avant de s’exploser littéralement au milieu des pièces stockées au fond de l’étui, faisant voler à leur tour à plusieurs mètres et dans toutes les directions certaines d’entre elles, au moins une dizaine.

Le chanteur s’étouffe dans son micro sur le « Police » de Karma Police qu’il était en train d’entonner gaiement. Genre « Kaaar-ma Po-lizfiengfeihgihrgih-ce teu euh euh !!! ».

Les personnes en terrasse du bar environnant ne songent plus du tout au prix de leur verre de vin.

Le caméraman songe déjà aux voix rajoutées qui illustreront la bande qu’il va enfin pouvoir envoyer à l’émission de Vidéo Gag.

J’ai vécu un long et terriblement douloureux moment lorsque je me suis en devoir de ramasser avec l’attitude du type qui fait comme si de rien n’était les pièces qui c’étaient égarées un peu partout, dont une sous la roue d’une chaise d’handycapé, tout de même.

C’est que ca roule vachement bien, les pièces au Québec.

 

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Published by Nicopoi - dans Nico Lagaffe
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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 22:12

La diatribe ci-dessous est de la plume de ma douce et tendre soeur, qui semble avoir enfin découvert que non, ca marche pas à tout les coups de grogner d'une falaise et d'avoir sitôt en dessous des éléphants / girafes / autruches qui font la révérence direct, comme ca pour faire plaisir.

Aussi, fallait-il qu'elle soit naïve.



Depuis tout petit on nous mens ! On nous raconte des histoires grotesques et on nous vends du rêve !

Peter Pan le premier : On ne reste jamais petit éternellement c'est pas humainement possible; sinon bien sur que je préfererais payer mon loyer en fraises tagada !

C'est pas vrai non plus que le monde des enfants entre eux est mieux qu'avec des adultes. Parce que bon les batailles de sable et les tirages de cheveux ou encore être mordu parce qu'on a pas voulu prêter sa pelle et son seau peuvent être évités quand il y a un adulte. Et puis boire de la grenadine ça va bien 2 minutes...

Et la belle au bois dormant ? Cette espèce de sale feignasse qui dors toute la journée qui attends le soit disant prince charmant.. Déjà je veux pas dire mais dans la vraie vie: une tour de 20 mètres ça s'appelle un HLM et la nana qui glande toute la journée une chômeuse... Et son "prince charmant " l'attendrait en bas de la tour dans une R5 3 portes avec les gamins qui hurlent derrière et lui enverrait un SMS style : vas y bouges ton cul et descends m'aider à porter les courses ! Parce que oui ça aussi les courses c'est pas les oiseaux ou les biches qui vont les faire..

Et l'argent c'est pas marraine la bonne fée qui le fait pousser sur un arbre ! Parce que c'est bien beau de vivre avec la nature à la Pocahontas mais s'habiller en peau de marmotte et de chevreuil, c'est pas toujours évident. D'ailleurs juste pour savoir... il y a combien de princes, de rois et de princesses au pays de Walt Disney ? Non parce que je veux bien mais à un moment donné un pays ou il y a que des princes et des princesses et genre 3 grognasses qui passent le balais et qui deviennent princesses tout les 4 matins personne trouve ça louche ??

Et on nous fait croire qu'il y a des coups de foudre tout le temps ?
Et si cendrillon elle trouve que le prince ressemble à une otarie en chaleur ? et si le prince au lieu de regarder la servante en guenilles se met à mater le frère de la servante en guenilles hein? hein ??

Pourquoi on nous mets dans le crâne que nous petites filles nous pouvons faire femmes de ménage et rencontrer l'homme de notre vie lors d'une soirée ? On nous dit pas que pour oser parler au sexe opposé il faut avoir 5 ou 6 verres de téquila dans le nez !!

Et c'est quoi ces fins pourries " ils vécurent heureux et il eurent beaucoup d'enfants " ? Mais depuis quand les gens vivent heureux de se voir tous les jours dans un château immense avec les parents du mari sur le dos et les oncles, les tantes, les soeurs, les belles mères et l'arrière grand oncle ?

Et il a vu où Walt Disney que dans la vie les gens s'aiment jusqu'à la fin des temps ? Il à pas vu qu'aujourd'hui 1 mariage sur 2 fini en divorce ? La fin de l'histoire dans la vie c'est  : il la trompa, elle lui réclama le divorce ainsi que tout son fric et disparu dans la nature avec son meilleur amis, ses gosses se mirent à boire on apprendra que plus tard l'un deux s'appellait Kurt Cobain et se sera tellement shooté qu'il se mettra une balle dans la tête cet abrutis !

Dans la réalité les princes épousent des princesses qui on des soeurs lesbiennes, les femmes de ménages ont plus de chance de se faire violer dans un hôtel à New York que de rencontrer leur sauveur , quand aux enfants ils devront subir les paparazzis à leur fenêtre dévoilant dans tout les torches C** que leur mère n'était absolument pas une sainte mais une escorte girl qui en sortant du Ritz avec son amant a terminé sa vie sous un pont.

Non la vie c'est pas le pays de Candy, il fait pas tout le temps soleil et les animaux ne passent pas leur temps à coudre nos vêtement et à chanter en faisant le dîner !

Non les gens ne sont pas toujours entrain de vous faire des grands sourires et vous aider quand vous avez un problème, non il n'y a pas de baguette magique pour que l'argent coule a flot et que vos voeux deviennent réalité. Parce que le prince charmant n'existe pas plus que la femme parfaite, parce que femme de ménage ne sera sûrement pas un métier d'avenir, parce que même si on choisi un travail qui nous plaît il y aura toujours des moments ou on aimerais sortir le fusil à pompe et tirer sur tout ce qui se trouve sur notre chemin ! Parce que pour avoir ce qu'on veut il faut peut être s'en donner les moyens et pas attendre qu'un miracle arrive ! Cendrillon est une gourde, Blanche Neige une attardée, et Pocahontas une droguée ! ( si je suis désolée mais quand on parle aux arbres on a un gros problème ! )

Rêver d'accord, mais rester lucide !



Ndlr : la, on est d'accord.

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 18:45

Hey ho les Aminches !

Voici une petite livraison de photos de notre arrivée sur Montréal :)

Cliquez sur le lien ci-dessous :

 

http://www.grandnicolas.com/album-1894449.html

 

 

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Published by Nicopoi
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:42

J’ouvre un œil.

Du soleil à travers la fenêtre. Je suis dans un grand lit, moelleux au possible, et la boule de cheveux en bataille de la brune laisse échapper un ronflement silencieux mignon et rassurant.

Tel Jack émergeant d’une cuite pour se retrouver dans une ile tropicale qui abrite des ours polaires (tu t’es vu quand tu as bu dans un avion ?), j’essaye de connecter 3 neurones entre eux pour analyser vaguement la situation.

Trente minutes plus tard (les neurones se font rares par les temps qui courent), j’en suis arrivé à ce constat implacable : putain les aminches, je l’ai fait. Je suis bel et bien à Montréal.

(…)

2 jours plus tôt.

Bon, disons samedi, pour aider le lecteur qui n’a pas son calendrier des PTT sous la main.

A 14h, je ronge mes ongles puis mes doigts calmement, en dévisageant ma montre comme si elle était responsable du fait que mon appartement soit toujours plein moins de 24h avant mon passage au Canada, alors qu’en fait, les Toulousains ont une compréhension très particulière d’une phrase du type  «  par contre, ça m’arrangerait que tu viennes chercher le meuble que tu as réservé avant 11h du mat ».

Pour les non-initiés, une phrase de ce type se lit en Toulousain « C’est chouette, il m’a dit que à 18h, ce serait parfait ».

Je compte facturer mon très probable futur ulcère à la mairie de Toulouse.
En Occitan, si ça peut aider.

Mes darons, qui tentent avec beaucoup de conviction de masquer leur anxiété à H-24 de mon lancement (mais très vainement, il faut bien le dire), passent leurs nerfs à m’aider à descendre meubles et à frotter les murs avec une éponge.

Depuis, notre appart du 6 Place Lafourcade n’est plus un T2 mais un très beau Loft.
Avis aux amateurs.

C’est assez marrant de voir les meubles déposés sur le trottoir (avis aux municipaux, tout ceci n’est que pure fiction évidemment – note de prudence de passage) partir à toute vitesse, des gens se ruant dessus comme si une mine d’or avait été signalée à la cantonade.

Bon dieu, j’avais une mine d’or dans mon appartement. J’en étais sur, damned.

Mathilde, une très chouette amie également venue en renfort, prend la direction des opérations, et non contente de suppléer mes 4 derniers neurones (eh oui, y’en a un qui est mort depuis. RIP) valides, m’empêche très efficacement d’excéller dans mon art de la Nicolade (« Oui allo ? Ah bien sur, je peux être au Danu et place de la Trinité et place Esquirol dans 10 minutes ! ») en me faisant rappeler mes victimes pour les informer de la réalité des choses.

A savoir que même en doublant la vitesse de frottage et en inventant une éponge à rotation thermonucléaire, j’en avais pour au moins 2h de plus pour songer à pourquoi pas me rendre potentiellement disponible.

2h30 plus tard, je suis enfin place des Carmes à beugler pour que quinze andouilles en blanc tatanent avec un peu plus de conviction la gueule de quinze crétins en bleu, pendant que Carole est allée s’assurer que nous n’avions pas irrémédiablement perdu l’amitié de nos amis qui nous attendaient au Danu.

Depuis 2h30, donc.
Mathilde, t’es pas encore totalement parfaite comme Coach.

A minuit, après un dernier verre avec mes amis, et un discours à faire pâlir d’envie William Wallace (« Ils peuvent prendre votre liberté, mais moi j’m’en fous j’serais à l’abri ! »), c’est un retour un peu tristounet jusqu’au 6 Place Lafourcade, avec des haltes régulières pour dire au revoir à ceux des potes qui prennent des directions différentes.

Putain, c’est vachement imagé comme allégorie.
Ok, tout ce post est merdique mais avouez que merde, ce paragraphe vaut bien le Goncourt. Ou du Houellebecq. Enfin, c’est la même chose, vous m’avez compris.

Bon, bref, on se retrouve chez nous, et après avoir frotté un peu plus tous les recoins de l’appartement, je m’endort royalement à 4h30 du mat sur le matelas qu’il me reste pour dormir.

Bon ok, comme pendant les 4 années précédentes à l’exception des 3 mois où nous avons dormi sur un lit Ikea qui a vite fini à la déchetterie vu ses airs de World Trade Center post Ben Laden.

Et vice-versa, tiens.

(…)

5h30 du mat.

Oui, une heure après bordel de merde, et vous comprendrez que vous voyez passer des photos de moi en mode zombie sur Facebook.

Je hante l’appartement, à la recherche des dernières pouilleries qui inonderont le trottoir de chez moi, à savoir la vieille télévision que m’avait vendu Alexandra il y’a 6 ans de cela (et qui bizarrement, n’a pas trouvé d’acquéreur quand j’ai tenté de la revendre au même prix que achetée 6 ans auparavant) et une table au moins aussi bancale que la future défense d’un ex présidentiable futur taulard de luxe aux USA.

La présomption d’innocence vaut bien la présomption de culpabilité, bordel de nouilles.

Après avoir descendu les 2 choses à la sueur de mon front et d’avoir fait un tabac torse nu place Lafourcade auprès des débris humains qui quelques heures plus tôt devaient êtres de fringuants adolescents dans la bêtise de l’âge, j’empoignais caisses de matoux (oui, moi quand j’émigre, c’est forcément avec 2 chats sous les bras) et Brune sous le bras, et c’est à bord de la rutilante voiture de mon Daron (rutilante, parce que après 2 passages par le garage en moins d’un mois, forcément que le garagiste a envie de faire un geste en faisant briller la voiture. Après la facture, aussi) que nous prenions la direction de Blagnac.

A l’aéroport, c’était un peu comme dans le Petit Nicolas en vacances, quand il part en colonie et que ses parents ont une saloperie de poussière qui se met dans leurs yeux toutes les 30 secondes.

Sacrément poussiéreux, l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
En plus d’être une saloperie gigantesque mal foutue et totalement disproportionnée, ca fait beaucoup.

Oui, j’allais pas partir sans dire une nouvelle fois le fond de ma pensée pour ce cloaque sans nom qu’est devenu Blagnac.

8h d’avion plus tard, nous débarquions à Montréal-Trudeau aéroport, ou contrairement à la France, on accueille pas les émigrants avec des CRS surarmés aux mines patibulaires mais avec des bienvenue et des grands sourires.

La preuve, c’est avec un grand sourire que la Douanière nous a dit que ne pas déclarer du foie gras, c’est 1200$ d’amende.

Bon, ben va falloir se mettre à la poutine, alors.

Tabernacle, comme on dit dans le buchonois d'ici, tiens.

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 16:36


Que vais-je faire de mes 30 prochaines années, donc, m'interrogeais-je gravement dans mon dernier post, question que je laissais en suspens bien que des mauvaises langues prétendent que après 3 mois, c'est plus en suspens mais en lévitation qu'il faudrait dire.

Les gens sont des impatients notoires, c'est bien connu.

Donc, et avec les mêmes précautions d'usage que prenait Desproges, si je ne meurs pas d'une crise cardiaque d'ici là, que vais-je bien pouvoir faire des quelques années de vie qu'il me reste, maintenant qu'il est clair que la vie étudiante c'est terminé ou ça se termine, parce que des mauvais coucheurs de mes amis gâchent tout à se marier ou faire des gamins, après parfois de moins de 8 ans de vie commune à peine ?

Eh bien c'est simple : je m'en vais tout plaquer, veaux, vaches, lardons et œufs, et je m'en vais planquer à Montréal, et on prend les mêmes et on recommence, mais en moins crispé.

Le premier qui me traite de vache qui rit s'en prend une.

Eh oui, après seulement 17 petites années passées à Toulouse, à tel point que dès la 10ème année, j'étais capable de rentrer de la Place des Carmes aux allées Jean Jaurès en fermant les yeux et rien qu'en palpant les murs (le fait que je sois alors à 3grammes 6 n'ayant évidemment aucun rapport), je m'en vais tater le cul de caribou, histoire de voir si y'aurait pas à Montréal des faux jeunes de mon acabit qui n'auraient pas oublié de vieillir.

Pinocchio et Peter Pan ont eut une influence terrible sur ma culture personnelle.

« Pourquoi Montréal », s'enquièrent en chœur amis et parents, les parents rajoutant à la parole  l'humidification d'un mouchoir à la Roger Rabbit ? Ma foi, c'est un choix très franchouillard.
Et pour être honnête, aussi aventureux que traverser sans regarder une ligne de chemin de fer désaffectée du Languedoc-Roussillon un jour de grève générale portant sur les salaires, les retraites et la pénibilité de la vie des conducteurs de locomotives à vapeur.

Un risque mesuré, donc.

Montréal, retenons d'abord les cotés positifs, parce que les gens y sont méga chouette. Étant pour raisons professionnelles habitué à me rendre à Paris, j'avoue que je me suis habitué aux garçons de café qui vous balancent un jus de chaussette ayant quelques années plus tôt probablement eut le goût d'un grain de café périmé en vous lançant un regard haineux, genre « t'as pas honte de venir me faire chier en plein tirage de Quinté + ? ».

On va encore dire que j'exagère.

Pourtant, quelle ne fut pas ma surprise, réelle, lorsque venant de m'assoir et déjà en position de défense (fœtale, donc), je voyais arriver la serveuse, et que celle-ci, au lieu de chercher à m'essuyer le visage avec un torchon ayant connu la guerre (de 14-18), me lança un sourire radieux, en me demandant « salut, ca va ? » .

Ma Brune n'aurait été assise à coté de moi, je l'eusse demandé en mariage pour avoir ainsi réhabilité d'une phrase une génération de serveurs lamentables et parisiens.

Note pour moi-même : songer à venir déguisé lors de mon prochain passage à Paris.

Et tout le Québec est ainsi : imaginez, des Charlotte Le Bon partout ! Et des mecs vachement sympas dont tu ne perçois pas dans le regard la mise en balance de la question « si je fous ce con dans un puit avec un boulet au pied, ça copine m'en voudra t-elle et refusera de coucher avec moi ? ».

Attendez, je crois à me relire que j'ai du oublier de prendre mes pilules anti-paranoïa.
Enfin, bref.

Les mauvaises raisons ? Mon anglais est clairement perfectible, et si comme tout bon Français, j'affiche sur mon CV un « anglais : lu, parlé », la vérité aussi reluisante qu'une Ferrari ayant servi de pataugeoire à une armée de gorets incontinents est que mon Anglais, toujours comme tout bon Français, est aussi scandaleux qu'un Bernard Tapie à un bal de charité.

Autrement dit, pas crédible pour un poil.

Pour moi, Montréal est une envie, profonde, de changer de vie, pour une durée à ce jour indéterminée mais que l'hiver pourrait raccourcir (le prochain qui me dit alors que je sirote un café en terrasse la température qu'il fait actuellement à Montréal prend un glaçon dans son fondement. Histoire qu'il comprenne ce que j'éprouve en entendant un truc aussi cruel que « il fait -3° à Montréal, la ... »), et de rallonger encore mon insouciante vie de jeune adulte, dont la dernière publicité du Crédit Agricole démontre encore une fois l'incroyable précarité (c'est quoi cette manie de vouloir nous conduire à nous endetter sur 65 ans?).

Alors je m'en vais chasser le Caribou. Enfin, m'installer à Montréal, vous m'aurez compris.

Et comme je garde mon job actuel, soit pour ceux qui l'ignoreraient encore alors que je m'en gargarise avec une suffisance à faire passer Michelle Alliot Marie pour une personne humble, « Responsable Juridique Wikio Group » (j'adore. Non mais j'arrête, je vais redevenir insupportable), je garde malgré tout une attache avec la vieille Europe, comme disait un vieux schnock, Cheney, ou un truc dans ce genre.

Et donc, je m'en vais vous raconter par le menu l'histoire de ce déménagement planifié, et de l'installation qui s'en suivra. Ça promet d'être épique dès que la barre des -10° sera franchie, croyez-moi.

Mise à feu pour le 5 Juin, les aminche.

 

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Published by Nicopoi - dans Nick Attitude
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