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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 23:09
Hello à tous !
depuis 9 minutes, nous sommes en Février, donc il serait particulièrement malvenu de ma part de vous souhaiter par conséquent une bonne année 2010.

D'autant que je manquerais pas de me faire immédiatement aligner pour avoir encore disparu pendant un mois.

Donc, si je ne dis pas beaucoup de bétises en ce moment, je me suis rendu compte qu'il était vachement rigolo d'en faire dire aux autres, raison même pas navrante pour laquelle je m'occupe depuis Septembre 2009 maintenant (peu ou prou, hein. Oui, ca existe comme expression, peu ou prou) de ce que je nomme modestement "l'interview Overblog", interview faite dans la joie et la bonne humeur, et comme vous allez vite le constater, surtout dans la bonne humeur.

Non, je ne prends aucune drogue avant de poser mes questions.
Sniffer de la colle Cléopatra, jusqu'à preuve du contraire, ca reste légal.

Donc, vous trouverez mes drôlements chouettes interviews directement sur le portail Overblog ( www.over-blog.com ) , tout en bas de la page (Rubrique "à découvrir", qui porte effroyablement mal son nom d'ailleurs, tiens faudra que je le signale, merci de me l'avoir fait remarquer. -tiens, j'ai encore les narines irritées par la Cléopatra, zut-) , et sinon, le lien vers la dernière interview :
"Un blog avec des bouts de filles dedans"

Sinon, pour ce qui est de mes propres aventures : je suis en train de faire le plein de navrantes histoires toutes bourrées d'inepties réelles en plus, quand j'aurais les accus chargés, je ne repartirais pas vers le futur mais je vous en ferais voir de toutes les couleurs, voilà c'est dit.

Si c'est pas du teasing, tiens.

Bonne A... bisous tout court, les aminches.

http://pagesperso-orange.fr/patrick.nadia/Images/colle_cleopatre.jpg
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 13:56
Une légende très familiale voudrait que ma douce maman ne soit pas passée très loin de l'ulcère doublé d'une crise cardiaque le jour où après avoir confié le nourrisson que j'étais à mon adorable grand mère, qui aujourd'hui à 78 ans s'habille avec des t-shirts à strass ce qui détonne en plein Paris 16ème mais passons, bref, après m'avoir confié à ses bons offices, elle constata non sans amertume que donner à manger au biberon dans la famille Poirier revenait à faire avaler le biberon au gamin en pariant sur le fait qu'il ne s'étouffe pas plus qu'un Canard gavé aux approches de fêtes de noël.

Une sorte de sélection naturelle, mais au biberon en somme.
J'en Burp encore.

De cette lointaine époque révolue, il me reste une façon de manger bien à moi, ou certains diront très « Poirier », qui consiste à rejouer à chaque repas la scène du concours de manger d'Hamburgers de Beethoven II , ce qui expliquerait au passage que j'ai réussi un jour à avaler l'aiguille qui devait m'amener à la bouche le bigorneau que j'avais initialement dévisagé froidement.

Très probable que la légende relative à la présence de fer dans les épinards est née dans la famille Poirier, le jour où l'un de mes ancêtres a avalé une fourchette en mangeant la chose.

Longtemps, mon sens de la gastronomie a suscité l'admiration de mes proches, admiration à distance raisonnable toutefois du croque monsieur savamment enrichi de Cheese, enrobé d'un demi litre de crème fraiche et d'un kilo de beurre recouvert d'un paquet de gruyère que je faisais mijoter dans le four sous leurs vivats admiratifs.

J'ai jamais réussi à faire goutter mon « croque-pirate » à qui que soit.
En même temps, mon médecin a menacé de me faire interner la dernière fois que je l'ai consulté après en avoir mangé un.

Ceci expliquant cela, je pense que c'est également cette propension à avaler potentiellement un Mammouth sauce forestière en un temps record lorsque je mange qui me conduit à limiter le nombre de mes repas, étant particulièrement courant que j'entame mon premier repas de la journée aux alentours de 20h du mat.

Repas copieusement arrosé d'un litre et demi de coca (pour la caféine, c'est moche un petit dej sans café), évidemment.

(…)

Mon médecin m'a demandé comme ca à tout hasard, l'autre jour et au détourné, de faire une analyse ou deux, juste pour voir.

Quand mon amie Manon, presque médecin donc juste interne (très) mal payée, y a jeté un discret coup d'œil à la volée, le rictus horrifié qui occupa instantanément 95% de sa surface de visage disponible me rappela instantanément la tête de ma môman 25 ans plus jeune, en train de me voir me faire noyer par biberon. Ou plus récemment, la tête de mon papa quand il cherchait dans mon carnet de notes l'un ou l'autre résultat qui lui permettrait de se rassurer un peu tout de même, malgré le désastre général global pour le reste ...

Je pense que je vais céder mes droits de propriété intellectuelle sur le croque-pirate, tiens.

Scrubs-Grenade.jpg
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 15:19

Lorsque je vivais encore dans le cocon familial, j'avais le plaisir de partager ma chambre, à compter que l'on puisse désigner ainsi un passage sur lequel donnent 4 portes, avec mon doux daron, qui dans le cadre de son boulot de commercial, s'en servait également comme bureau.

 

J'ai fait une dizaine de crises cardiaques lorsque des matins de lendemain de cuite, mon daron rentrait à 8h tapante dans la chambre pour m'en virer et commencer à bosser.

 

... Sans parler des quelques gènes éprouvées les fois où je n'étais pas seul.

 

C'est ainsi que pour les quelques fois où mon père avait pris possession des lieux avant que je n'ai totalement émergé, il m'est arrivé de partager les joies du stress que lui insufflait son boulot, mon père ayant toujours eut pour habitude, aussi loin que je m'en souvienne, de voir dans un simple mail de service (« attention aux commerciaux de faire attention à consommer moins de papier pour imprimante ») une lettre de convocation à l'entretien préalable au licenciement.

 

J'ai connu plusieurs réveils particulièrement mouvementés lorsque j'étais dans le cocon familial, en fait.

 

(...)

 

Etant donné d'une personnalité aussi originale qu'un miroir ikéa en promotion, il se trouve que cette période de ma vie à quelque peu ... disons influé sur celle qui est mienne aujourd'hui. Exercant un travail de juriste dans une boite d'ingénieurs, et en dehors du fait qu'il soit régulièrement fait la comparaison vexante de ma situation à celle de Ted dans Scrubs (le juriste chauve et névrosé. Non, je ne suis pas chauve. Névrosé, on peut en parler), il m'arrive de me sentir « en danger » à mon poste alors que ma direction me donne à priori tous les signes possibles et imaginables que j'ai, à priori, pas spécialement à m'inquiéter, du moins pour l'instant.

 

Vous avez vu ? J'ai pas pu m'empecher de nuancer une certitude pourtant normalement établie.

Et ... oh, et merde.

 

Ainsi, et lorsque je reçois un recommandé à la maison, je ne m'imagine pas un instant que cela puisse être ma banque qui m'envoie ma nouvelle carte bleue (j'en ai usé 5 cette année, si c'est pas la preuve que je me stabilise !), et je panique immédiatement donc en imaginant ce que je vais bien pouvoir faire avec un chomage pour nourrir une brune et 2 très gros chats. 

 

J'exagère évidemment.

Ma brune ne mange pas tant que ca.

 

Je passe mon temps à guetter les signes « positifs » que peut m'envoyer ma direction, et bien que je sache garder somme toute pour masquer cette anxiété perpétuelle une contenance qui s'effondre aussi vite que l'on engouffre 3 verres de whisky coca, j'avoue que cette manière d'être me pèse un peu sur le système autant qu'un diplodocus qui vous aurait accidentellement marché sur le pied dans le métro.

 

Et qui s'excuse même pas après cela, le rustre animal.

 

Dans le fond, cette névrose continue qui me bouffe l'existence a quelque chose de bon, en ce qu'elle me pousse justement à essayer de tout faire pour que l'on ne songe même pas une traitre seconde à me virer.

 

Dans les faits, à vous qui lisez mon blog au lieu de travailler et qui risquez votre place si un DRH fait un peu d'excès de zèle en consultant vos historiques pour justifier son propre salaire :

par pitié, laissez votre futur gamin dormir le matin. Vous lui éviterez une névrose et un ulcère 30 ans plus tard (date à laquelle j'estime moi même mon futur ulcère, pour situer. La névrose, c'est pour tout de suite).

 

Et puis ca vous évitera de tombez nez à nez avec le cul de la copine de votre gamin, si j'ose ainsi m'exprimer, tiens.

 

 

 

NB : Je sais, presque 3 mois sans post. Je suis scandaleux et m'excuse humblement, mais croyez bien que je suis le premier à regretter de ne pas avoir plus d'histoires navrantes à raconter, et surtout encore moins de temps pour ce faire.

 

Ma brune, elle, s'en plaint moins, il est vrai.

 

Sinon, je rajoute à gauche un module Twitter, ou je concède si je ne risque pas de prendre la porte être beaucoup plus actif, ces futiles derniers temps ...

 

Virer.png

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 11:16
Roh, ce que le temps passe vite quand tu bosses sérieusement, c'est fou.

Je vais finir par croire que quand je publiais un post par jour, c'est que finalement, mon boss d'alors avait raison quand il disait que je foutais rien.

Bon, ben je me trouve quelques minutes incessement sous peu, et je publie un p'tit quelque chose. En attendant, je vous rappelle que la Brune fait mieux que suppléer à mon "absence" en publiant régulièrement sur son blog ... c'est ici :

mespetitsboulots.over-blog.com

... A croire que elle, elle doit pas faire grand chose non plus à son boulot ^^.
Je rigole monsieur l'employeur de ma brune, en fait elle prend sur le temps de notre couple.

Damned, elle prend sur le temps de notre couple.
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Published by Nicopoi
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 14:06
Non, je n'ai pas déjà abandonné mes bonnes résolutions de reprise du blog, je suis simplement à Paris et j'ai dormi en 3 jours ce que dors un astronaute insomniaque dans une centrifugeuse déréglée.

Si vous croisez un zombie dans Paris, ce n'est pas un nouveau film de Romero, mais bien moi, donc.

On en reparle dès que j'ai pioncé un peu, tiens.


NB : Ma brune et moi serons au festiblog demain, si certains trainent dans le coin ?
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Published by Nicopoi - dans Autour du Blog
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 14:02
Ma Brune ayant vécu 4 ans à Barcelone, je m'attends toujours à ce qu'elle soit aussi fiable qu'un GPS survitaminé au RedBull lorsque je tente de nous en faire sortir, la sueur au front et croyant voir dans chaque voiture qui nous double l'élément qui entrainera un engrenage à la "destination finale".

J'ai vu le dernier y'a pas longtemps, je vois depuis dans une simple fourchette innocente une machine du diable.
En fait, oubliez, je vois dans tout objet imposant un maniement quelconque une machine du diable.

Pourtant, et est-ce parce qu'elle est encore tellement attachée à cette ville qu'elle ne veut plus la quitter, la Brune bafouille, et s'enferre dans une explication irrationnelle (« je n'ai jamais conduit dans cette ville, j'en ai aucune idée, moi, de là où il faut aller ! ») qui ne trouverait qu'une pâle justification que et uniquement dans le fait que les filles sont dotées dès la naissance d'un sens de l'orientation au moins égal à la vue de Gilbert Montagné.

Mais gentleman que je suis, je ne lui fais remarquer qu'avec courtoisie et patience.

« Mais enfin ce n'est pas possible ! Tu as vécu 4 ans ici, tu devrais au moins reconnaître les quartiers ! Tu ne sers vraiment à rien là ! ».

Quand je vous disais, tiens.

Sortis de la ville donc, non sans avoir tourné à sa périphérie suffisamment pour préparer efficacement un Paris Dakar, nous prenions, pour notre petit week-end amoureux, la direction du Nord, direction Cadaquès, la jolie ville de pêcheurs de Salvador Dali, et non d'un candidat d'un diner presque parfait qui lui n'a vraiment aucune justification pour porter des moustaches parfaitement ridicules.

Et en plus, il zozote.
Non mais vraiment, ca ne fait pas sérieux.

Cadaquès, ca se situe en plein milieu, grosso modo, des Pyrénées, et ca donne donc directement sur la Méditerranée. Donc typiquement (qui a dit naïvement ?), lorsque vous arrivez de Barcelone, vous pouvez penser, joyeux drille (ou Nico, ca marche aussi) que vous êtes que ce sera aussi simple que ceci :



Ce n'est donc pas pour rien que vous vous appelez Nico (ou joyeux drille, bis), parce que dans les faits, cela ressemble plutôt à cela :



Grosso modo, en roulant au delà de 20km/heure, vous avez une chance sur une (environ, hein) de finir dans un fossé en compagnie de la marmotte Milka, en attendant qu'elle replie délicatement sur vous le papier d'alu. En revanche, à 15km/h derrière un camion roulant au Super Diesel 54, votre brune manque de vomir à chaque virage à 180°.

Vous voyez de suite le cruel dilemme, quoi.
Je viens de comprendre ce qui attirait les poissons que pêchaient les pêcheurs (c'est redondant, hein ?) à Cadaquès. La raison de la jolie couleur verdâtre de l'eau, également.

(...)

Lorsque nous trouvions l'hôtel que Brune avait réservé (sssssssch « Ma puce, je te fais entièrement confiance, tu choisis, cela ne pourra qu'être génial ... » ssssssch - Lost©), je ne pouvais m'empêcher d'afficher une mine vaguement déconfite, l'hôtel ne se trouvant pas au bord de la mer, comme je l'imaginais moi qui regarde trop de séries qui me donnent des envies de goût de luxe que mon banquier désapprouve toutefois formellement.

En gros, l'hôtel ressemblait à un Hôtel de la Gare bas de gamme, genre de Châteauroux.
C'est un exemple totalement inventé, je ne mettrais jamais les pieds à Châteauroux.

Je ne dis rien. Ne pas gâcher notre week-end en amoureux, et puis après tout, ce n'est pas grave si à 14h l'ombre tombe déjà sur l'hôtel. Ma brune s'enquit des clés à la réception, en baragouinant pour une fois un Espagnol imparfait, mais je lui accorde qu'elle était encore un peu verte de visage.

On se remet pas facilement d'un nez à nez avec les poissons.

Nous montons dans la chambre, moment que nous trouvons généralement plutôt érotique, mais qui en l'espèce, ressembla plutôt à la montée par Louis XVI d'un petit échafaudage un jour de Janvier 1793, Place de la Concorde.

La chambre était aussi joyeuse qu'une chambre d'hôpital désaffecté de none religieuse centenaire.

Mais, gentleman et diplomate, point me viens à l'idée d'en faire le reproche à ma brune, qui a « forcément choisi ce qu'il y'avait de mieux. »

...

« Ben écoute, c'est juste sinistre ... » , j'ai dit.

Ok, pour la diplomatie, on en reparlera

(...)

J'ai passé environ 15 minutes d'hystérie à me taper la tête contre ma 306, quand après trente minutes d'hésitations à rendre ou pas rendre la chambre, de sorties/retours piteux pour enfin se décider à revenir à la réception et rendre les clés, d'un regard méchant de la réceptionniste qui a visiblement hésité à lâcher sa meute secrète bull-terrier, bref, quand après tout cela, je me suis rendu compte que j'avais ... oublié les clés de la voiture.

Dans la chambre.


Non, ceci n'est pas le dernier fond d'écran de desirs d'avenir.
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Published by Nicopoi - dans Nico Lagaffe
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:29
 Jusqu’à mes 20 ans révolus, j’ai porté des chaussures certes tout ce qu’il y’a de plus normal, mais justement, qui étaient tellement normales que l’on se serait plus attendu à les voir aux pieds d’un Septuagénaire particulièrement arrière-gardiste, qu’aux pieds d’un étudiant jeune et frais, rebelle mais pas trop.

Ok, les mocassins bien cirés de la veille par mon père, c’était pas trop « rebelle attitude », en fait.

Ce n’est qu’à mes 21 ans, un jour de révolte contre l’ordre établi (j’avais du prendre une amende pour non port de casque et conduite dangereuse de Scooter plus tôt dans la journée), je m’en étais pris avec véhémence contre mes chaussures, et paf, d’un coup, j’avais fait carboniser idées reçues et carte bleue en m’engouffrant dans la première boutique « D’jeuns » venue.

J’ai un ami qui s’est littéralement étouffé 30 secondes après m’avoir rencontré 2 jours plus tard, Vans au pied.
Les gens sont tellement réticents au changement, tiens.

Malheureusement, ne sachant me contenter de cette évolution radicale au point que Darwin aurait émis tout de même quelques réserves, j’allais l’année d’après expérimenter les tongs, qu’en 22 ans d’existence je n’avais su que mépriser, cela même quand on me faisait aimablement remarquer que les mocassins cirés sur une plage d’Espagne, ca faisait mauvais genre.

Faut-il que les gens se mêlent de ce qui ne les regarde pas, tout de même.

Des années, j’avais de honte planqué mes pieds dans des chaussures de type moonboots (en exagérant à peine, com d'hab), cela parce que les violentes crises de stress dont je suis régulièrement affligé m'amenaient à me massacrer les pieds au dessus d’une baignoire, en me les grattant au sang avec la frénésie d'un Zombie de Roméro nourri au yaourt.

Une demi-dizaine d’ex qui viennent de lire cette phrase un peu longue se disent « bon dieu, c’était donc ca ! », j’vous jure.
… Et une demi-dizaine de psys viennent de se dire qu’ils se sont tout de même pas tapé du Freud pendant 5 ans pour lire des aberrations ineptiques pareilles.

Bref, cette année là où j’expérimentais les tongs, j’abandonnais l’idée de passer mes crises de nerfs sur mes pieds, et j’allais porter fièrement tout l’Eté les tongs comme un trophée de guerre, même les fois où j’aurais pu m’abstenir, notamment un soir de pluie tropicale où je glissais royalement tous les 10 mètres au point de reculer plus qu’avancer.

Rigoureusement authentique.
J’ai tellement chuté ce soir là que j’ai du tasser d’au moins 6 bons centimètres ma colonne vertébrale.

Bon, moins authentique, mais faut bien chercher une justification à mon minable mètre 73,5 .

Sauf que. De ce qui était à l’origine une sorte de défit personnel, au moins aussi violent que grimper l’Everest à cloche pied en récitant du Sartre par cœur sans rigoler (vachement dur. De pas rigoler), très rapidement je suis arrivé à une sorte de « toc », qui fait qu’en 2009, j’ai du porter ma paire de tongs entre Avril et Septembre 2009 environ 99,99% de mon temps, nuits incluses.

Si je vous disais qu’une fois, j’ai retiré mes chaussures de villes à la sortie même du tribunal pour mettre mes tongs.
Sans pour autant enlever mon costume, évidemment, tiens.

(…)

J’ai bien essayé, pourtant, de revenir à des considérations plus raisonnables.

C’était à Dublin, que nous écumions (ou qui nous écumait, rayer la mention inutile) en bande lors d’un week-end du premier semestre, entre amis. Quand j’avais préparé mon sac, une petite voix dans ma tête, ou plutôt, celle de la brune qui venait d’hurler en me voyant y glisser subrepticement ma paire de tongs, m’avait amené à considérer que vu les températures Sibériennes régnant en maître sur l’Irlande, tout autre choix pour là bas que des chaussures « de ville » chaudes conduirait inéluctablement à une amputation sanglante et sans anesthésie des deux pieds.

… Raisonnement qui rencontra pourtant très vite ses limites, quand pour la 3ème fois de la première soirée que nous passions la-bas, je prétextais d’avoir oublié d’éteindre ma lampe de poche restée à la chambre d’hôtel (on a les prétextes qu’on peut) pour aller changer de chaussettes, celles aux pieds me donnant l’impression de marcher dans l’auge d’une porcherie condamnée pour insalubrité, cela même quand je ne marchais pas.

Je suis parti pour porter mes tongs jusqu’en Novembre.

Quand j’étais gamin, j’ai du faire un tapis perdant à un poker de bébés avec les bons gènes de mes parents, je ne vois pas d’autre explication valable.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 14:40
Casting : Mel Nick dans le rôle de Nick
                 Brune Hunt dans le rôle de Brune



Ça lui est venu comme une sorte de cri du cœur.

« J'en ai ras le cul de porter des collants en pleine canicule », qu'elle s'est exclamée, tiens.
Ce qui en non-métaphore incompréhensible du non-initié signifiait : j'en ai ras le bol de mon boulot actuel, qui m'oblige à porter des collants en pleine canicule. Je sais, fallait suivre, hein ?

M'abstenant de lui faire remarquer que certains de ses collants avaient tout de même l'avantage de constituer la garantie que nous "mangions des croque-monsieur" plus d'une fois par semaine à l'opposé statistique d'une majorité de couples réduit en famine sur ce point là après 3 ans de couple, j'hochais la tête et appuyais vivement et avec fermeté ma brune dans ses convictions nouvelles, et j'ai pas dit irrationnelles comme le feraient croire de mauvaises langues.

« Moui, oui », j'ai même dit.

Quand ma brune se mettait donc à écrire une énième (prenez Pi, multipliez le par 650,39 , comptez la TVA à 19,6 , arrondissez, vous devriez obtenir le nombre à la centaine inférieure près) version de son CV, je ne m'alarmais pas outre mesure, considérant qu'après tout, il était normal que la femme s'émancipe, après tout, ah ah, nous sommes au 21ème siècle, soyons modernes, quoi.

Ne m'envoyez pas encore Isabelle Alonso : je rigole, tiens.
La preuve, je fais au moins la vaisselle une fois sur 5. Ah !

Si je ne m'alarmais pas, c'était ma brune qui allait déclencher le plan «Orsec/Vigipirate Rouge écarlate orange sanguine spéciale jus » lorsque me narrant qu'un entrepreneur l'avait contacté via son Twitter, elle avait « obtenu un rendez vous et que est-ce que tu crois que je risque pas de tomber sur le fils caché d'Émile Louis et de Patrice Allège si je réponds à une offre sur le web ? ».

Toute exagération monstrueuse ne serait que le fruit de l'imagination débordante de mon adorable Brune.

(...)

Le jour du rendez vous.
(Bon là, il aurait fallu un bruit caractéristique de bande annonce de film catastrophe, genre « broumpf », enfin vous voyez l'idée, quoi)

Il est 12h20, et bien que je sois le mec probablement le moins anxieux du monde, du moins mis à part le cas très particulier des soirées que j'organise/du boulot/des lendemain de black out, au moment où je demande d'une petite voix « qu'est ce que j'ai fait, au juste ? », eh bien, j'en mène à mon tour pas large, regardant ma montre de plus en plus régulièrement, la Brune m'ayant demandé de m'alarmer si à 12h30 elle n'avait pas donné signe de vie.

Elle n'a pas osé dire survie, mais l'intention y était.

Je tente un, suivi d'une bonne raisonnable vingtaine d'appels/sms, qui restent sans réponse.

« Bah, ca c'est tout simplement bien passé, elle parle avec passion de son futur boulot et elle va bientôt rentrer à la maison pour me raconter comment elle a été embauchée comme présidente adjointe de l'Oréal ».

Je ne cède à l'anxiété de ma brune qu'à mon inébranlable optimisme.

... Enfin, jusqu'à 12h30, où je suis sur mon vélo à battre le record de vitesse d'un Cycliste du tour de France dopé par erreur pour un jour de col à 85% de côte alors que l'épreuve se déroule sur du plat.

Cela, évidemment en ruminant des scénarios à faire signer Tom Cruise des 2 pieds pour un Mission Impossible 4 : « Bon, alors dans les films, le type qui vient sauver la vie de la gentille se doute toujours qu'il y'a un problème, ce qui l'empêche pas de suivre naïvement le méchant qui traitreusement l'assomme pour ensuite le débiter à la tronçonneuse rouillée sous les yeux de la gentille. Ok, avant tout, penser à vérifier s'ils ont une tronçonneuse, donc ».

(...)

Je suis arrivé transpirant et cardiaque au lieu de l'entretien, cela pour, après m'être fait introduire dans le bâtiment en prétextant que « la jeune fille qui passait un entretien avait oublié ses clés », la découvrir tout sourire, et me demandant si « ca me dérangeait pas de l'attendre en bas car l'entretien n'était pas tout à fait terminé, t'es gentil. »

Y'a vraiment des tueurs psychopathes qui savent plus faire leur boulot correctement, tout de même.

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 16:22
Il y'a quelques jours, cela faisait 3 ans que ma brune était rentrée dans ma vie, bouleversant un peu tout au passage, comme mon très particulier régime alimentaire en vigueur d'alors consistant à prendre mon petit déjeuner à 20h, ma propension à finir ivre mort à 3h du matin dans les bars du centre de Toulouse, mon habitude à me ballader en appartement en slip et chaussettes, et mon habitude très déconcertante de me retrouver dans des situations plus foireuses les unes que les autres.

Et malheureusement, il n'y a pas de mention inutile à rayer dans cette liste.
Non exhaustive, au demeurant.

En galant homme que je suis, je ne contestais pas la règle singulièrement absurde qui veut que les mâles soient contraints de faire de cette journée non pas une fête commune, mais LA fête de la femelle du couple, et j'empoignais ni une ni deux mon téléphone pour réserver une table à notre restaurant préféré, dont les menus alléchant font très vite oublier que la facture suffirait à résorber le trou de la sécu, et j'attendais qu'un interlocuteur décroche.

« Bonjour, vous êtes bien sur le ... »
Bon, un répondeur, pas grave, j'attendais le bip et je faisais ma réservation comme si de rien n'était.

... C'est à 18h30, alors que ma brune allait sortir toute frétillante de son boulot qui l'est beaucoup moins, que saisis d'un doute, je rappelais le restaurant pour constater que la suite du message vocal à laquelle je n'avais prêté pas plus d'attention qu'un scout vendant un moche calendrier, indiquait que « le restaurant est actuellement fermé jusqu'à la fin du monde de 2012, mais vous pouvez laisser un message, bip ! ».

Comme tout bon mec qui se respecte, je me mettais immédiatement à la recherche d'un plan de secours. Ce qui veut dire que comme tout bon mec, je demandais à des amies de la brune quels restaurants romantiques elles pouvaient connaître.

Elle ne m'ont pas indiqué l'adresse d'un Macdonald, à priori aucune n'en veut à mon couple.

(...)

En moins de temps qu'il n'en faut à un bègue chinois pour réciter le journal télévisé en occitan de France 3, ma brune se décidait sur la tenue premier quart de soir (oui, il y'en a environ une dizaine par jours, brune est un plan de relance de la filière textile mondiale à elle toute seule), et nous prenions joyeusement la direction du restaurant, à vélo.

Ce qui, à Toulouse, laisse tout de même environ une chance sur 9,3 d'arriver vivant à destination.
On a une drôle de notion de « voies cyclables », à Toulouse.

Alors que nous descendons du vélo, je repense au fait que durant le moment de désespoir consécutif à mon écoute attentive du répondeur du 1er restau, j'avais songé à réserver un restaurant à fondues/raclettes, où certes la nourriture est copieuse mais le cadre est aussi romantique qu'un pet de chameau affligé de diarrhée.

Je choisissais de m'en ouvrir à la brune, adoptant un ton rigolo histoire de marquer l'absurdité de mon idée : « Tu vas rigoler, j'ai un moment hésité à nous réserver une table au bâtonnet à fondue, c'est con hein ! ».

Authentique : la langue de ma brune a nettoyé le trottoir de la place des carmes à l'instant où je finissais ma phrase.

Les filles sont devenues aussi romantiques que des pets de chameau, tiens.

Avant qu'une des milliers de personnes visiblement sur liste d'attente pour une table ne me mange avec de la sauce au poivre, j'annulais (prétextant délicatement une maladie soudaine chez ma brune, genre H5N1) donc le restau romantique que m'avais conseillé les amies de la brune, non sans jeter un œil dans la salade de foie gras servie sur une table avec l'envie de la gober comme le ferait un bon père de famille avec un Flamby, puis nous prenions la direction du restaurant à fondues, rigolant tout de même à la 3ème personne de nous même.

Attention, le dialogue qui suit peut nuire aux personnes sensibles.
« Roh, on a fait du Brune et Nico, là.
- Roh, ben oui mais une raclette, quoi.
- Roh, ben oui mais c'est tout de même du Brune et Nico, quoi ».

Je vous avais prévenus, je ne vous avais pas pris en traître.

(...)

Le restaurant à raclettes était fermé.
C'était vraiment, vraiment, vraiment les 3 ans du « Brune et Nico », quoi.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 08:01
Hey les aminches, 3 choses :
- je fais le plein de nouvelles histoires pour la rentrée. Je n'avais plus assez de catastrophes virulentes et scandaleuses à raconter, je me suis concocté un petit programme d'été pour y rémédier, je vous dis pas. Quand la réplique de Katrina passera sur le Portugal, vous saurez où je suis parti me planquer, donc.
- Ma brune, elle, blogue et merveilleusement bien, et c'est dit en toute objectivité bien sur. Son blog, donc :
http://mespetitsboulots.over-blog.com
- Ci-dessous, mes inepties actuelles narrées sur Twitter. C'est pas très consistant, mais ca vaut bien le cheesburger à 1,50 € que l'on achète chez McDo.

Et qui est particulièrement dégueu, en fait.

A bientot !


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Published by Nicopoi - dans Autour du Blog
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