Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
  • Contact

On Air

Visiteurs Uniques depuis Octobre 2005

Think Different

Imprimez vous les deux premières saisons du Petit Nicolas mais en plus Grand :

Cliquez ici pour télécharger
 la saison 1 
la saison 2

C'est gratuit et ca ne pique pas les yeux ...
___l__aide....jpg

Archives

Me suivre sur Facebook/Twitter



Requêtes Insolites

Présentation du Blog

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 17:22

« Suite à un accident de personne sur la voie, notre train restera arrêté en gare de Marmande pour une période indéterminée. »

Je remue sur mon siège, sortant vaguement de mes rêveries commencées lorsque j’avais assis mon cul dans ce fichu TGV, quelque part aux alentours de 6h du mat. Mon ordinateur posé devant moi continue à faire défiler les mp3 alors que les écouteurs trainent depuis déjà longtemps par terre, c'est-à-dire le moment où les heures de sommeil emmagasinées dans la nuit qui a précédé se sont avérées nettement insuffisantes.

Quelque soit l’heure à laquelle je doive me lever, j’ai toujours du mal à m’effondrer de sommeil avant 3h du mat.

Ce qui pose problème quand j'ai du me lever à 5h, comme ce jour là.

Des crétins que j’ai envie de baffer soufflent bruyamment, croisent leurs bras en signe de molle protestation contre cette atteinte à leur emploi du temps qui leur est faite, oubliant un peu rapidement tout de même que derrière la subtile notion d’accident de personne, c’est un pauvre type qui doit avoir ces abattis répartis un peu partout aux alentours d’un passage à niveau qui ne saura même pas si le plan de relance aura une efficacité ou non sur notre économie moribonde.

Le pauvre, tiens.

(…)

Je débarque à Paris avec 3h de retard, d’autant plus affamé que mon appétit à été injustement aiguisé par la promesse du plateau repas offert par la SNCF, plateau repas qui aurait donné un haut le cœur à père dodu, qui serait pourtant en mal de faire le difficile quand on voit l’odeur de cadavre en décomposition qu’on respire lorsque l’on ouvre ses foutues boites de Nuggets.

C’est dire.

Des 3h d’avance que je m’étais prévu pour arriver à l’heure à mon rdv, il n’en restait plus que 10 minutes de retard, ce qui avait pour effet sur moi de me transformer en parfait petit parisien instantanément.

... Autrement dit, j’ai bousculé tout le monde dans le métro, lancé des regards de haine à ceux qui trainaient à gauche dans l’escalator, et remonté l’avenue des Champs-élysées, où j’avais mon rendez vous, comme si je me baladais dans les rues de Aulnay-sous-bois avec un t-shirt « j’adore Jean Marie Lepen ».

J’ai rarement couru aussi vite.

J’arrive en bas de l’immeuble où je me devais d’aller, et me retrouve devant une secrétaire qui ne connait ni d’Eve, ni d’Adam, encore moins Mr Leblond et son avocat d’affaires, un maître de conférence qui a même son groupe de fans sur Facebook. Tant pis, je fonce quand même au 4ème étage comme le message sur mon répondeur me recommandait de le faire, et me retrouve dans un bureau d’affaires  qui aurait conduit tout droit son détenteur à la Bastille si la monarchie était toujours d’actualité.

Heureusement, quand on voit la tête des descendants royaux, on peut légitimement se douter qu’il n’y a que peu de risque que la monarchie redevienne tendance en France.

Je me dirige vers les 3 greluches qui végètent elles aussi derrière un bureau.

« Mr Leblond ?
- Oui, c’est dans le bureau à droite, ils vous attendent. Je vous apporte un café ?
»

Je me dirige vers le bureau, et durant les 3min qu’il me faut pour l’atteindre (rarement vu des bureaux aussi grand !), je me concentre posément et sans inutile considération personnelle sur mon rendez vous.

Ca a donné ca, en gros :
« J’ai la trouille, j’ai la trouille, non je n’ai pas la trouille, si j’ai la trouille, mais non, et puis zut, j’ai appris à gérer les discussions avec ce genre de personnes, suffit juste de jamais baisser les yeux, de parler calmement même si je ne suis pas calme, de ne pas se laisser impressionner et ne pas pleurer comme à l’époque du Cm2 quand mon odieuse prof me faisait remarquer devant toute la classe que j’avais déciment du mal avec la concordance des temps … »

Soyez franc, vous n'eussiez pas remarqué ?

« Monsieur Nicopoi, bonjour, je suis la pers -vous voulez un café ?- sonne que vous avez eu au télépho - avec ou sans sucre ?-ne, Mr Leblond »

Ca y’est, je suis déjà perdu.
Où sont mes mouchoirs, déjà ?

(…)

Le lendemain, aux alentours d’une heure à laquelle je me couchais il n’y a pas encore si longtemps, je me retrouve à nouveau sur le quai d’une gare, celle de Montparnasse, à me retrouver avec une foule d’imbéciles à dépasser comme à Mario Kart -les plus vieux jouant les bananes- ceux qui se dirigent aussi vers les types de la SNCF aux allures patibulaires et armés de terrifiants lecteurs de codes barre.

Je suis très impressionnable.

J’arrive enfin dans mon compartiment, que j’ai réservé en première classe, et exténué, je m’affale sur mon siège, ravi d’avoir constaté que la rame était à peu près vide. Je ferme les yeux, et prie pour arriver à dormir jusqu’à Toulouse, ce dont j’ai vaguement besoin après la nuit blanche que je viens de passer en compagnie de mon ami Tom à jouer à un vieux jeu de Geek, Civilization 2.

Perturbant comme jeu : on a fait exploser à nous deux assez de bombes atomiques pour que mon opinion sur Staline en soit passablement remont...

« Gwendoline, vient, j’ai trouvé un compartiment libre ! Non, ne crie pas ! Tiens, je te pose ton jeu qui fait du bruit quand tu en remues les pions, ah non ! tu n’avales pas ! Oulala, tu fais beaucoup de peine à maman … »

Le train était direct jusqu’à Toulouse.

(…)

Cela a été un long, long retour, pendant lequel j’ai du essentiellement me concentrer sur la manière la plus intelligente de rester calme, autrement dit, de ne pas exploser en hurlant « mais bordel, mais il y’a une seconde classe pour des raseurs comme vous ! ».

Histoire surtout de ne pas devenir définitivement, moi aussi, un crétin …


NB : Ca y'est, la brune a dépassé les 100 visiteurs par jour ! Certains diront que c'est son style beaucoup plus clair et incroyablement moins fumeux que le mien qui fait son succès, j'aime à croire qu'il ne s'agit là que de médisances perfides qui me font doucement ricaner (Zut, Patrice Allègre n'est plus dans l'annuaire ?) et pour le prouver, paf, je vous incite à aller voir sa dernière publication, dans la joie et la bonne humeur. C'est ici, tiens :
http://mespetitsboulots.over-blog.com/

Il n'empêche, ceux qui me critiquent ne sont que d'infâmes raclures.



Partager cet article

Repost0
11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 16:52

Mesdemoiselles,
n'en jettez plus, oui, je sais, ma cruauté n'a d'égale que ma paresse à écrire de nouveaux articles, sans parler d'articles de qualité, à savoir ceux qui raconteraient mes turpitudes de naguère, lorsque j'étais beau et jeune et que les demoiselles s'arrachaient ma vertu avec cris et fracas.

Mon psy m'a recommandé la méthode coué.

Mais halte là ! Moi je dis, il faut savoir soigner son lecteur, aussi, je vous offre royalement (si, si, j'insiste) ce lien vers un site qui vous permettra de ne plus faire perdre à votre copain pourtant sacrément patient perdre votre temps inutilement chez le coiffeur un samedi, à trop hésiter sur la manière de devenir une fille commune aux cheveux courts.

On répète après moi : la coupe au carré, c'est le mal.

Donc hop, c'est la maison qui offre.

Et non, personne ne me paye pour cet article.
Leur logiciel est simplement génial, il concoit encore que je puisse avoir les cheveux jusqu'aux fesses.

Magique, vous-dit je.



NB : au lieu d'hurler d'horreur, cliquez sur la photo, on verra bien si vous ferez mieux.


Partager cet article

Repost0
9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 13:32

Vendredi soir.

Brune et moi nous rendons à l'anniversaire d'un copain, qui en arrivant à réunir une quinzaine de personnes sur une superficie d'appartement peut-être suffisante pour y faire rentrer une fraction de village schtroumpf, accomplit un second tour de force au moins aussi impressionnant que celui consistant à avoir attiré une quinzaine de personnes dans le quartier St Cyprien.

Les Toulousains ont la même furieuse envie de traverser la Garonne pour se rendre à St Cyprien que les Ouest-Berlinois ne sautaient de joie à l'idée de traverser le check-point Charlie pour aller faire du tourisme sur la Karl-Marx Allée.

... En 1970.

Après avoir déballé nos 2 bouteilles de Muscador, un odieux pétillant vachement bon dont la quantité de cadavres accumulés devant notre porte -en attendant le très hypothétique jour où nous nous déciderons à aller au recyclage- tendrait à démontrer que nous en sommes complètement fans, et après avoir compris que les autres avaient été beaucoup moins originaux en ramenant du vrai champagne au format décomplexé, nous nous installons dans l'appartement de l'ami, qui tout à sa joie d'avoir touché ses premiers salaires, en a oublié que l'on ne pouvait pas faire asseoir une dizaine de copains sur un écran plasma, fut-il assez imposant pour servir de Iphone-géant au Gargantua du défunt parc d'attractions Mirapolis.

On s'est assis sur le polystyrène de protection du-dit écran plasma.
... Pendant toute la soirée, ca a été par conséquent le cirque Pinder et ses incroyables équilibristes.

Très rapidement, et malgré le fait que nous buvions dans une décadence totale les quelques centilitres de champagne que je n'ai pas renversé à l'ouverture de la bouteille, j'en viens à me faire la réflexion intérieure que je revis là une soirée étudiante comme nous en faisions dans mon studio de Palaprat, quelques années plus tôt.

... Sentiment particulièrement exacerbé par le fait que rond comme des ministres de l'écologie, nous allions quelques heures plus tard traverser une partie du Pont Neuf en caleçons, par un temps à rendre un Ours Polaire particulièrement frileux.

... Et encore plus tard, lorsque nous nous retrouvions à comploter fiévreusement -et ivres morts, soit- devant ce bar crétin de crétins imbus d'eux mêmes qu'est la Couleur de la Culotte après s'en êtres fait jeter piteusement une première fois.

Aux témoins de cette soirée là : on avait pensé à se rhabiller au moins, avant de faire notre première tentative d'entrée dans le bar ?

(...)

Samedi.

Conformément à ce que j'avais annoncé pour faire rageusement bisquer Manon, mon amie qui fait des études de médecine depuis 10 ans et qui semble en avoir pour encore la même période à râler contre des gardes payées le Smic d'un Éthiopien, brune et moi nous levons honteusement aux alentours de 13h du matin.

Les médisantes diront même 13h01m30 secondes.
Tout de même, le « déjà ? » était un brin cruel, brune.

Et mérité ? Soit.

Après avoir résisté vaillamment à la tentation d'empoigner ma tondeuse électrique suites aux quelques remarques désobligeantes que j'avais pu subir la veille sur l'état de ma chevelure (« gras », c'était cruel, les aminches. Pas ma faute si je transpire de quoi remettre au niveau 0 la mer morte lors d'un partie de squash, quoi !), je craquais noblement en ne m'engouffrant que chez le 10ème coiffeur devant lequel je passais en moins de 3 rues parcourues.

Les Toulousains ne sont pas des adeptes du crâne rasé : nuance, ils ont une industrie du cheveux à faire tourner au moins aussi grosse que celle de l'aéronautique.

Lorsque je ressortais de chez le coupe-tiffs, j'avais la démarche d'un canard après une séance de gavages en vue des fêtes de noël, passablement étourdi par le « conseil l'air de rien » qui venait de m'être fait d'aller consulter un dermato, « parce que avec un peu de chance, vous pourriez gagner une ou deux années, après tout, vous êtes encore relativement jeune ... »

Lorsque vous apprendrez qu'un communiqué de l'ETA, de Corsica Corsica et d'action directe revendiquera l'attentat du coiffeur du boulevard de Strasbourg à Toulouse, ayez la gentillesse de ne pas rétablir la vérité auprès de l'AFP.

Avouez tout de même que y'a des bombes qui se perdent quand on se fait traiter de futur chauve, quoi.

Mes déambulations en compagnie de ma brune, pour se détendre un peu après l'infamie, allaient nous conduire place Arnaud Bernard, où j'allais avoir le plus grand mal à justifier ma haine des comportements populeux, et plus particulièrement, celui qui consiste à regarder un pompier monter sur une échelle pour évacuer les éventuels occupants d'un immeuble en feu, et espérer comme la masse de crétins le nez en l'air que l'on verra un type sauter par la fenêtre et repeindre le trottoir en s'écrasant quelques mètres plus bas.

Ne niez pas, pourquoi les badauds regarderaient une simple bête fumée monter d'un immeuble, sinon ?

Notre route allait enfin nous amener de nouveau à la Place St Pierre, où nous allions constater sobrement que la seule chance de trouver une moyenne d'age chez Tonton (le bar qui dépucelle l'estomac de la jeunesse Toulousaine) proche de nos aspirations (c'est à dire, au moins supérieure à 18 ans. Environ, hein, nous ne sommes pas si difficiles) était de venir effectivement à 18h, à l'heure d'un match de rugby.

40 minutes plus tard, et alors que la moyenne prenait de rudes coups à chaque nouvelle entrée d'un puceau en puissance dans le bar, nous prenions la tangente.

La soirée du samedi allait se poursuivre sur une orgie de Fajitas et de vodka, suivie d'un déplacement à la crémaillère déguisée d'une amie, que nous honorions de notre courte présence par une participation enthousiaste (de toute façon, que se soit pour se déguiser en aventurier à fouet ou non, toute occasion de sortir ma vieille veste en cuir est notoirement enthousiaste) et par l'apport de 2 bouteilles d'un mousseux particulièrement bon.

C'est certain, le Muscador ne connait pas la crise, à Toulouse.

A 2h du mat, la brune dormait du sommeil des justes.
... tandis que épuisé par les dernières 45minutes, je tentais de refroidir ma langue encore fumante sur le bac à glaçons du congélateur.

Sic et serviteur, merci.

(...)

Le dimanche, le réveil était encore une fois à une heure si avancée de la journée que la Manon avait probablement du finir sa garde du matin.

Du moins, l'ais-je espéré pour toi, lorsque je baillais devant Le Grand Journal, vers 12h30 ...

Après avoir harcelé de sms tous mes voisins pour leur demander vainement s'il ne leur restait pas un vague litre de lait (je compte militer activement pour que tout les appartements neufs soient livrés en série avec robinet d'arrivée de lait chaud. Ou de café au lait. Ou soyons fous, de café au lait avec 3 sucres, s'il vous plait.), la journée passait doucement jusqu'à ce que l'heure d'arrêter de se prendre avec ma brune des tôles administrées avec violence par une IA en forme même le dimanche ne vienne, et nous prenions la route du Cinéma Gaumont de la place Wilson.

... Comme en avaient eut l'idée à peu près les 9/10 de la ville et de sa banlieue.
Il devient décidément très difficile d'être original un dimanche grisâtre.

Nous sommes ressortis de la salle, où nous avons vu « Les Noces Rebelles », bon film que je subodorais pourtant et à tord de n'être qu'un prétexte pour réunir à nouveau Caprio/Winslet dans une voiture (s'il y'a toujours bien du cul à l'écran entre eux, il est tout de même satisfaisant de voir qu'il arrive même aux plus bellâtres niais d'entre nous de se prendre un « déjà ? » bien senti. Lui.), complètement déphasés, presque prêts à jeter des pavés sur le premier représentant de l'ordre que nous rencontrerions, fut-il un sénile gardien de jardin public.

Nous avons passé le dimanche soir à nous imaginer quitter le pays.

... mais en attendant que nous allions refaire le monde à Berlin ou Montréal, c'est à Dublin que nous irons passer un week-end moins « conventionnel », en Mars ...

On refait le monde comme on peut.


NB : Traduire "Revolutionnary Road" par Les Noces Rebelles ?
Etonnez vous de l'effroyable réputation des facs de lettres, après ca ...

NB2 : La version courte de ce post, c'est sur le blog de Brune qu'il faut la lire :
http://mespetitsboulots.over-blog.com/article-27720106.html



Partager cet article

Repost0
2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 14:34

Ce qu'il y'a d'insoupçonnablement terrifiant dans le fait d'avoir soufflé 25 bougies (c'est une métaphore : essayez de faire tenir 25 bougies sur un gâteau, vous n'arriverez qu'à vous cramer la main à chaque allumage de bougie et à transformer votre charlotte aux fruits en cire à la charlotte), c'est que chaque jour semble poindre le bout de son nez pour vous confirmer toujours un peu plus que vous avez définitivement basculé de l'âge de « à une chance de devenir ... » vers le beaucoup moins glorieux « franchement, il faudrait être sacrément crédule pour y croire encore ! »

Et j'ai beau être aussi naïf qu'une ménagère endurcie à l'art ménager, ça devient de plus en plus difficile d'y croire.

Tu regardes 5 minutes une émission aussi bénignement bâclée que Capital, et bim ! Tu apprends que le mec qui a fondé son site internet à l'age de 20 ans ne s'est pas contenté, lui, de faire de la (moche) figuration sur l'article paumé au cœur de « La Dépêche », mais a capitalisé dessus et est 4 ans plus tard à la tête d'une entreprise d'une trentaine de salariés.

Et ce n'est pas par pure mesquinerie de jaloux compulsif que je commenterais la chose par une désagréable remarque du genre « et d'abord, ca se voyait comme les yeux au milieu de la figure que tu n'allais pas lui envoyer un mail d'excuse à ton client pas content, raclure. »

Mais tout de même.

Durant toute la période qui a précédé mon entrée à la fac, j'avais une très claire opinion (ce qui mérite d'être souligné, étant notoirement connu pour être aussi embrouillé qu'une explication d'ancien ministre mis en examen devant un juge d'instruction) sur ce que pourrait être cet étrange concept peu développé ou mal dans une émission de téléréalité sponsorisée par manix, bref, cet étrange concept de « réussir sa vie ».

Ayant au préalable et (très, si si !) habilement écarté l'idée que cela puisse passer par participer à une émission dans laquelle on me verrait devenir tout blanc quand un idiot tout rouge (la crème solaire, connaissent pas ?) se frotterait (très hypothétiquement, j'insiste) à ma brune, j'en viens à poser plus sérieusement la question, à savoir « quels pourraient bien êtres les objectifs d'un Nico dans la force de l'âge, pas encore méchamment grassouillet et encore chevelu, damned ? »

Oui, vous avez bien lu, non grassouillet et chevelu. Tas de médisants, va.

Le fait est que je sais plus, dans le fond, ce que je ne veux pas que ce que je veux. S'il a pu m'arriver dans de lourds moments d'égarements que le whisky ne saurait excuser totalement m'imaginer en sauveur du monde à la John Connor, j'ai du me rendre à l'évidence et constater tristement que le jour du jugement dernier ne viendrait pas, ce qui me retire d'un coup et cruellement ma vocation première.

Et pourtant, dieu sait que j'ai des palpitations au cœur chaque fois qu'une sirène m'arrache les oreilles le premier mercredi du mois à 12h, tiens.

... Je le rappelle au cas où, ce blog est h-u-m-o-r-i-s-t-i-q-u-e.
Et puis de toute façon, j'aurais du mal à sauver le monde avec ma brune et mes deux chats sur les bras, alors hein.

Revenant donc de cette vision apocalyptique que le désastreux Gorbatchev a pour le moment fortement compromis, il m'a fallu donc en arriver à éliminer ce que je ne voulais pas :
- des gamins avant mes 25 30 35 à définir ans.
- perdre mes cheveux, prendre du poids.
- avoir une copine qui me casserait les pieds et qui serait même pas proportionnellement jolie, pour compenser.
- avoir une banquière stressée et pointilleuse.
- vivre seul ou à deux dans un hlm de banlieue sordide.
- trouver rigolos Dechavanne et Ruquier.
- avoir peur de sortir le soir parce que « c'est dangereux, on pourrait se faire agresser ».
- enfiler un jaune fluorescent au fauteuil passager de ma voiture. J'ai des poussées de haine chaque fois que je constate qu'un crétin a fait pareille ignominie, de façon totalement crétine et irréfléchie. Tas de moutons, va !
- avoir peur de mon proprio.
- considérer que le ketchup et la mayo constituent un mélange étrange tout de même, fut-ce dans un Kebab.
- croire sur parole une émission qui me dit que boire du red-bull, c'est dangereux, bouh pas beau !
- régler mes impôts locaux en même temps que tout le monde, sans une sécurité d'originalité au moins égale à 3 mois.

J'ouvre ma boite aux lettres avec des gants de démineur Afghans.

Vous noterez tout de même que les aspirations somme toute pas si gamines de cette liste non exhaustive ne touchent que très peu au domaine au professionnel. Cela peut s'expliquer ainsi : j'ai eu trop le temps -lorsque mes perspectives de carrière s'apparentaient à celles d'une huitre périmée au fond du bassin d'Arcachon un soir de marée noire- de me résigner à l'idée qu'il me faudrait peut-être mentir toute ma vie sur le fait qu'au fond, « j'étais heureux avec mon petit smic à mi-temps qui me permettait une fois par an de m'acheter un nouveau jean chez Célio, si les soldes étaient particulièrement hardcore ».

J'ai toujours eu un don pour dramatiser.

Aujourd'hui, je suis limite angoissé à l'idée que justement, je m'estime au moins à court terme sur des rails de TGV survitaminé à l'électricité d'EPR concernant la carrière professionnelle : tout simplement, parce que dans le fond, ca m'arrangeait de pouvoir me dire que je n'avais besoin de penser à rien d'autre que sortir du bourbier sans fond dans lequel je stagnais il y'a encore de cela un an, wahou seulement !

Pourquoi cela m'arrangeait ?

Parce que si j'ai un boulot super chouette comme j'ai toujours rêvé d'en avoir un, et bordel de nouilles chinoises que l'on ne peut manger proprement avec des baguettes : quel fichu objectif je vais bien pouvoir me mettre en tête (et accessoirement, dans celle de brune) dans les prochains mois autre que « tiens au fait, si j'avais un Nico jr, arriverais-je à le garder à peu près entier un an ou deux et arriverais-je à faire jouer la garantie constructeur passé ce délai ? ».

Moi, je trouve ça tout de même flippant, quoi.


Note : Ce post n'a pas du tout été conçu pour obtenir d'un juge une condamnation à la stérilisation au fil de fer barbelé (rouillé), quand bien même je flipperais comme un malade depuis que je me suis rendu compte que quand je disais innocemment et en rigolant à 18 « moi, j'aurais pas de gamins avant d'être vieux, genre 28 29 quoi », eh bien j'avais pas mesuré à quelle vitesse 28 29 ca t'arrivait vite dans la tronche tout de même, tiens.

Rah.


... »

Partager cet article

Repost0
2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 11:23
Oui, bon, pas besoin de sortir les poupées vaudou, je sais bien que je ne tiens pas ma promesse d'un post un jour sur deux !

En attendant, et pour combler les carrences notoires de son brun, la brune publie à tour de bras, elle ...
Alors bon.

Mais je publie moi dans la journée, promis.
... Promis sur la tête de mon CV.





Si je n’ai toujours pas décroché le boulot du siècle, c’est aussi parce que je ne brille pas toujours de mille lumières lors de mes entretiens d’embauche.

Parfois je m’aventure à rajouter çà et là une petite exagération sur mon CV, ce qui convertit le  PACK OFFICE : euh…. un peu Word et je connais EXCEL de nom  en Maitrise parfaite du pack office (...)


Partager cet article

Repost0
30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 14:15
... Et ce n'est pas cette vidéo qui risque d'y changer quoique se soit.
Jamais vu des chats aussi neurasthéniques !

Enfin, en dehors des miens, évidemment.


NB : Cliquez sur Play, c'est du temps réel.
Oui, on arrête pas le progrès.

NB2 : Non, cela va être dur de les adopter, ils sont en Californie ...



Cliquez ici pour le plein écran ...


Maj :
900 personnes en train de regarder des chats pioncer.
Et on s'étonne que se soit la crise, tiens.

Partager cet article

Repost0
30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 14:04
Non mais tout de même, toute une promo d'étudiants de sciences sociales même pas bourrés qui s'enthousiasment sur l'un des plus grands tubes des années 90 (je sais, j'ai toujours su faire dans le nuancé), vous ne pouvez que reconnaître que ca en jette.

Et ils sont Français, en plus.


... Encore toutes mes excuses à celles et ceux que j'ai sorti du lit hier soir aux alentours de 23h30, en leur faisant cette petite demande incongrue au télephone, à savoir "s'ils pouvaient m'enregistrer vite vite vite le concert de Mike and The Mechanics sur Iconcert qui passe la en direct vite vite vite hiiiiii !".

Dans le genre groupie, j'ai là encore 20 ans de retard bien mesurés, tiens.

Partager cet article

Repost0
28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 09:22
Je viens de tomber sur cette petite vidéo qui me rappelle douloureusement que :

- je n'ai pas pris de douche ce matin, un plombier patibulaire devant venir me faire la peau nous rétablir l'eau coupée depuis que mes voisins ont découvert que leur plafond menacait de s'effondrer-menu.
- je n'aurais pas été contre roupiller encore un peu.
- c'est une illustration de l'expression d'avoir la tête dans les nuages ? Dans les oreillers, peut-être ?
- No milk today, my love has gone away, the bottle stands for lorn, a symbol of the dawn.
- Non, je ne me suis pas fait larguer, juste que quand je ne peux pas prendre de douche, j'ai cette chanson dans la tête, et oui ca n'a aucun rapport.
- Bah.


Partager cet article

Repost0
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 10:50
Pas plus tard que le 11 Janvier, j'écrivais un petit article pour raconter mon incroyable don à se retrouver dans les pires cataclysmes météorologiques, quoique l'on puisse au moins m'accorder que j'ai échappé avec brio (avec qui ?) au Tsunami de 2004.

En revanche, je concoure toujours pour participer au Big One de Los Angeles.

Bref.
Où en étais-je ?

Ah, oui.

Devinez la maman de qui vient d'appeler pour délivrer ce si on y réfléchi bien rigolo message, à savoir « Nico, c'est trop le bordel, je suis partie vendredi soir pour Biarritz afin d'y passer le week-end, et ... »


... Rigolez pas trop, parce que si les lignes ferroviaires ne sont pas vite rétablies, va me falloir me rendre à Biarritz.
Et je vous dit même pas la tête des Biarrots lorsqu'ils verront arriver une troisième catastrophe en moins de 3 jours, tiens.

Oui, j'ai bien compté : la tempête, ma môman, moi. Ça fait bien 3, tas de médisants.


NB : La Brune persiste et signe sur son blog (mespetitsboulots.over-blog.com), lisez donc son dernier article sur son blog avant qu'elle ne devienne célèbre, histoire de pouvoir dire fièrement et la larme à l'oeil lorsque cela arrivera (dans quelques semaines ? Mois ?) : "La Brune ? J'y étais".

Le parrallélisme entre Austerlitz et un blog, avouez qu'il fallait oser.



Partager cet article

Repost0
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 16:59

Depuis quelques temps, lorsque je croise dans la rue ces espèces d'êtres bizarres à la coupe militaire sur le coté et chevaline sur le dessus, je ne peux pas m'empêcher de réprimer un violent haut le cœur, rien qu'à l'idée qu'ils doivent selon toute probabilité graviter autour des 16 ans, et que ma foi, c'est l'âge à partir duquel j'ai connu une bonne partie de mes amis d'aujourd'hui.

Et quand rentré à la maison, je regarde une photo de cette époque, je me dis que la vache, on revient de loin, tout de même.

Le lycée, plus je m'en éloigne (notez bien que je ne dis pas encore la même chose de la fac, alors qu'il s'agit là encore bel et bien d'une période honteusement révolue), plus j'y repense non sans une certaine tendresse, ce qui peut sembler paradoxal de la part de quelqu'un ne manquant jamais une occasion d'aller s'y « soulager » en revenant de la Place St Pierre, rite immuable auquel nous sacrifions d'ailleurs régulièrement avec mes amis.

C'est dit le plus innocemment possible, mais petits lycéens de Fermat : ne vous appuyez jamais au grand portail vert.

... Ou l'on pourrait voir réapparaître des épidémies de type Peste noire dans la ville rose incessement sous peu, disons.

« Tuer le lycée », expression qui mériterait d'être aussi largement consacrée que celle visant le père, j'avais commencé à le faire dès ma dernière année dans ses locaux. Je pourrais même remonter plus loin, c'est à dire au jour où une CPE qui m'avait pris en affection m'avait donné le plus singulier conseil que puisse asséner une CPE à un lycéen s'angoissant à la vue de ses notes dépassant que très rarement la température de l'eau sous la banquise : « Nico, après tout, tu t'en fiches de tes notes, il n'y a plus de barrages qui puissent te contraindre de redoubler (j'étais en première), il te faudra juste avoir le Bac dans 2 ans, point barre ! ».

... Ma vie ne serait plus jamais la même.
Sans parler de mes résultats à venir, qui virèrent d'indécents de médiocrité à consternant de nullité en moins de deux.

Ceci étant, je n'ai jamais aussi bien « tué » le lycée que lorsque j'ai mêlé cette antre du non-dit bien pensant, où l'on pouvait se ramasser une heure de colle pour un bisou de couloir avec un peu trop de langue, bref, cette maison n'illustrant que trop bien le foyer du bon petit diable (ce nul bouquin que l'on s'est tous tapés en primaire, rah !) et dirigée par la main de fer d'une femme aussi glamour et joyeuse qu'une mère Térésa engagée dans les Marines.

Je suis devenu terriblement nuancé, décidément.

C'est ainsi que au cours de l'année 2002, j'allais passer les quelques jours qui servent théoriquement à réviser le Bac (tout au long de mes études, ma notion de révision s'est le plus apparentée à la notion de « première lecture découverte, la veille de l'épreuve aux alentours de 3h du mat ... ») à trainer au lycée avec ma blonde d'alors, qui en plus d'être ma « première », avait l'exquise qualité d'être l'illustration parfaite de la personne n'ayant pas froid aux yeux.

J'ai ... beaucoup appris à son contact, pour rester toujours en termes courtois.

En salles d'études, au rez de chaussée, j'allais particulièrement réviser les sciences physiques, lorsque j'allais découvrir les joies de, hum, les révisions « survolées » à deux de la mécanique des fluides.

Ce qui amena la (jolie) blonde a ce sobre constat qui restera gravé à vie dans ma mémoire :
« C'est que c'est puissant, ces trucs là ! »

Vu que nous ne sommes plus à proprement parler en très bons termes, elle ne pourra contester cette affirmation particulièrement flatteuse à mon endroit.

Le mur, lui, serait un témoin beaucoup plus loquace.

Cependant, l'apogée de mes révisions et de la destruction du mythe du lycée à inciter Michael Scofield de laisser son frère faire joujou avec la prise électrique plutôt que d'y mettre les pieds, reste le jour où nous nous rendîmes à la salle 301, le numéro d'une salle désignant fort ironiquement comme dans un hôtel l'étage à laquelle elle se trouve.


... Je ne me suis jamais, jamais, jamais remis (totalement) de la crise de fou rire qui m'a pris lorsque je recevais, quelques jours plus tard, le SMS suivant :
« Je suis en philo, salle 301. Cela fait tout de même bizarre de voir ma prof poser sa main là où j'ai posé mon cul ... »

... Hum, euh. Je suis confus.


Partager cet article

Repost0