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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand à Montréal
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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 17:54

Un lundi soir .

2h du matin . Impossible de trouver le sommeil , j’ai certes passé une soirée relativement calme par rapport a mes standards habituels (soit des soirées agitées , accompagné d’une dizaine de personnes minimum) mais j’ai un sentiment étrange qui me tiraille , comme l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important a faire et qui somme toute aurait pu revêtir une importance toute relative .

Bon dieu . J’ai compris : j’ai oublié de manger de la journée .

 

Je sors de chez moi avec l’intention d’aller piller le Kebab du coin , mais celui-ci , contrairement a toutes les fois ou il m’a implicitement provoqué en m’aguichant aux moyens d’odeurs au delà de déloyales alors que je sortais de boite , est évidemment fermé . Qu’a ne cela tienne , direction l’avenue Bayard , l’antre des insomniaques .

Et des séniles en mal de putes , ce qui heureusement n’était pas mon cas .

 

J’engloutissais en un temps frisant la démence un américain honteusement gras a souhait et qui me fera saliver dans quelques dizaines d’années quand mon ventre grassouillet me rappellera douloureusement que ce temps est révolu , tout en me retenant d’étrangler les deux raclures de kékés méprisant le pauvre type travaillant de nuit pour nourrir des abrutis de cette engeance la .

Personnellement , je n’aurais eu aucun état d’âme a détourner le grill de son sens premier . C’eut été pour une bonne cause .

Alors que je rentrais tranquillement en coupant le quartier maudit , j’entendais , dans un fracas équivalant a peine celui d’une vulgaire usine chimique en bord de rocade , un volet exploser puis voyait un type a la mine plus qu’intimidante sortir de la fenêtre avec une expression a faire frémir d’angoisse Mac Tyson lui même .

Je n’ai jamais compris l’antipathie de ce dernier pour les oreilles .

Ayant prudemment continué mon chemin en prenant un regard censé décourager toute velléité agressive de la part du briseur de volets ou d’un autre idiot du genre (ben oui , même moi je sais qu’il faut passer par les portes !) , je tombais nez a nez avec une femme complètement paniquée , un téléphone a la main et me répétant " police , police ! " .

Je réfléchissais encore a la manière la plus diplomatique de lui faire comprendre que le combiné qu’elle me tendait n’avait rien d’un portable qu’elle avait disparu dans une ouverture d’un bâtiment en construction sans demander ses restes .

 

Oula , dans quelle merde je m’étais encore fourré .

Je rangeais prudemment le téléphone de la fille dans ma poche quand je voyais un nouveau type s’approcher de moi . Hésitant entre lui dire ou se planquait la fille s’il avait l’amabilité de ne pas trop me taper , de lui jeter le téléphone au nez , ou tout simplement attendre qu’il manifeste un brin ses intentions , j’optais pour cette dernière attitude , affichant néanmoins ma figure " dissuasive " , histoire de décourager ses potentielles velléités guerrières .

J’essaye de trouver une comparaison pour décrire ma mine . Aucune autre ne me vient que celle du petit boxeur limite triso se faisant rétamer dans Million Dollar Baby .

Tout cela s’averra de toute façon bien inutile , le type étant aussi bourré qu’une urne électorale en République Démocratique du Congo . Je l’envoyais chier méchamment après qu’il m’eut demandé si je n’avais pas vu sa voiture , puis me mettait en quête de la demoiselle histoire de lui rendre son fichu téléphone , que je puisse rentrer chez moi et quitter ce quartier de fous .

 

Pas que je ne me sente pas dans mon élément , mais quand même .

Je m’aventurais dans le bâtiment en construction , pas franchement enthousiasmé d’être a la recherche d’une pute , même si ce n’était que pour lui rendre quelque chose lui appartenant , motif légitime -bien que surprenant- en soit . Normal : on n’est jamais ravi d’être redevable d’une pute .

Aie , je ne voulais pas lâcher le mot .

Complètement paniquée , la brune eut du mal a sortir de sa cachette , malgré le fait que je la rassure en lui affirmant que le malfaisant avait pris la poudre d’escampette . Sa défiance me fit penser qu’elle ne devait pas me considérer comme un rempart potentiel contre une agression du bonhomme , ce que je trouve hautement vexant quoique potentiellement réaliste .

Lorsque enfin j’arrivais a faire sortir de son antre la " demoiselle " , passaient pile a ce moment la deux cyclistes qui me lancèrent un regard hautement désapprobateur . Non pas que leur aide soit forcément d’une quelconque utilité , mais je me mettais en devoir de leur expliquer la situation .

J’allais pas laisser croire que je m’étais tapé une pute , fut ce par des inconnus .

 

Tout a coup , arriva la cavalerie , ou pour être rigoureusement exact un véritable régiment de policiers en civil et autre cow-boys qui auraient arborés les lunettes de soleil s’il n’avait pas été 4h du mat . " Enfin ! " me disais je , j’allais pouvoir prendre congé et les laisser se débrouiller avec la te-pu .

Toujours aussi optimiste le Nico . Le premier agent arrivé a ma hauteur m’attrapa le bras , en même temps qu’il sortait de sa poche une paire de menottes …

Plus jamais , jamais , je ne chercherais a bouffer de nuit .

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Published by Kane - dans Nico Lagaffe
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