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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 12:05
Y'a 2 types de Toulousains :

- ceux qui vivent désormais à Paris et dont le quotidien , c'est ...

RER.jpg
















- Et il y'a ceux qui (finalement) sont restés à Toulouse , et dont le quotidien est plutôt proche de ...

P150208_18.39.JPG



















P150208_18.45.JPG



















Mmm . Tout  compte fait , je vais peut-être encore attendre avant d'aller me chercher un appartement logement grenier insalubre 6m² au 7ème étage dans le grand Nord , moi .

C'était un communiqué de l'APLDEIASDTE (Association pour la dépression et l'incitation au suicide des Toulousains Exilés) .
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 15:06
MAJ : Après 3 mois d'attente (au lieu des 3 semaines annoncées par le vendeur), le remboursement de la Parrot Party a finalement bien été effectué par SFR/société Parrot. Incident clos.



Cela faisait 4 ans que je me trimbalais toujours avec le même déchet radioactif téléphone , à savoir un Sony Ericsson T610 , qui comme son appellation l’évoque , avait beaucoup en commun (surtout vers la fin) avec un Terminator .

Particulièrement quand je m’aventurais à bidouiller le fil de son chargeur de mes mains moites .
La vision épique en fait encore cauchemarder ma brune .

Et puis , non content d’aligner un téléphone dont la simple vision (certes anachronique) aurait suffi à convaincre Graham Bell de laisser tomber ses inventions à la noix et de choisir une voie plus sage comme la jardinerie (tiens , oui , pas mal , ca.) , je nourrissais le vice particulièrement pesant pour mes proches d’entretenir une sainte horreur pour la notion de « forfait » .
Décidé à maîtriser vaillamment le contenu de ma bourse (non , pas de jeu de mot Inside !) , j’avais opté depuis belle lurette pour la Mobicarte , qui présentait l’avantage à mes yeux de me permettre de ne payer que quand je le voulais .

Autrement dit , j’ai acheté une mobicarte de 10 euros en 2 ans .
… En comptant large .

Bref , lassé des récriminations de mes proches (« Tu fais chier , tu appelles jamais et quand nous on t’appelle , on tombe toujours sur ton putain de répondeur ») , c’est l’œil décidé et le pas ferme que je prenais la route d’un vendeur agréé .

Et petite parenthèse ceci dit vite fait au passage tant que j’y pense : « Bonjour , vous êtes bien sur le répondeur de Nicopoi , je n’écoute jamais mes messages -quand je les écoute- , mais après tout , vous pouvez toujours essayer , sait-on jamais ? » était un message d’accueil vachement bien .

… Je viens de comprendre pourquoi ma liste d’amis a été divisée par 3 en un an .

(…)

Acheter un téléphone , c’est un peu comme jouer au Poker .

Déjà , de la même manière que tu ne dois pas jouer pas avec ta brune parce qu’elle fait tapis avec une paire de deux et c’est très agaçant de s’être couché avec ta paire de rois dans ces conditions , eh bien tu ne dois pas t’adresser comme cela au premier vendeur venu , oh non , surtout pas .
Si toi aussi , tu étais doté d’un flair proche de celui d’un juge d’instruction chargé du dossier des faux électeurs du Vème arrondissement , alors tu hériterais du seul vendeur de la boutique qui soit également préposé au standard du magasin et qui soit considéré par ses collègues comme une valeur plus sure que Wikipédia .

De toute évidence , mon vendeur devait être diplômé d’un DESS téléphonie mobile .
Rah .

Ensuite , puisque tu ne rentres pas dans une partie sans avoir un minimum de jeux (sauf donc quand tu t’appelles Brune , CQFD) , eh bien tu ne t’aventures pas dans un magasin sans savoir ce que tu veux acheter .

Sinon tu te retrouves dans le second cas avec un Sony Ericsson T610 , et dans le premier cas à la tête de la moitié des jetons de ton homme qui risque de bouder (sexuellement parlant) au moins 2 semaines .

C’est un exemple , hein .

« Bonjour , je souhaiterais prendre un LG Viewty et le forfait qui va avec … »

Le vendeur me jauge , un peu comme si je venais de faire une sur relance avec une paire de trois .
« Désolé , mais nous sommes en rupture nationale de ce téléphone . En revanche , je peux vous proposer le Sous-Merde X2 , vous allez voir il est très …
-Mais non , on a reçu 5 Viewty ce matin , John
! » l’interrompt une collègue qui l’écoutait distraitement .

Il lui lança le regard que l’on lance à celle qui touche son brelan de 2 sur la river .
J’abuse de la situation et je relance . Ben Tiens .

« Ok , parfait , je prends donc le Viewty ! »

De mauvaise grâce , le vendeur s’exécute , non sans répondre au téléphone une demi douzaine de fois sur les 30 minutes qui lui sont nécessaires pour remplir la myriade de papiers probablement destinés à faire une encyclopédie qui contiendra mes coordonnées , ma bibliographie et le contrat par lequel je m’engage à ne pas mourir durant la durée de mon abonnement .

30 minutes auxquelles il allait falloir ajouter 20 minutes , quand il m’obligeait à aller recaver , le distrait que je suis ayant oublié de prendre l’un ou l’autre papier nécessaire .

Un acte de naissance , sans doute . Me souviens plus .

A mon retour , le vendeur tente un immense coup de bluff .
« Je vais vous faire une offre . Je vous propose avec le téléphone le haut parleur que voici , il est Bluetooth et il permet d’écouter la musique directement depuis votre téléphone . Normalement , il vaut 110 Euros . Je vous en rembourse 99 si vous le prenez et … allez , je fais mieux , disons que je vous rembourse 130 Euros . »

J’oublie instantanément que je n’ai absolument aucun besoin de nouveaux haut-parleurs .
Bien joué .

« Vous êtes en train de me dire que si je prends ces haut-parleurs , vous me rembour… vous me payez 20 euros ? » , s’étouffe le Nico incrédule devant cette relance inattendue .

« Oui . » , répond-il sans sourciller . J’observe ses mains . Elles ne tremblent pas . Rah .

« Tapis ! » , s’emporte le Nico , nerveux tout de même en pensant à son compte qui risque de ressembler un peu plus à du Leerdamer jusqu’au remboursement par SFR des dits haut-parleurs …

(…)

Courrier reçu ce matin :

« Madame , monsieur ,
Nous avons bien reçu votre courrier et vous remercions de votre participation à l’opération :
Parrot Party 99€ remboursés 70926 (NB : ils ne pouvaient pas choisir plus ridicule comme nom de haut-parleurs ?)
Toutefois , après vérification des éléments de votre courrier , nous ne pouvons procéder au traitement de votre demande pour la raison suivante :
Vous avez omis de joindre le code barres du pack de téléphone  …
»

Je suis un épouvantable joueur de Poker .

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 00:45
Avec Brune , une génération de restaurateurs ont viré dans la folie la plus totale , et alors que les sirènes de l'ambulance qui les emmenait vers l'asile psychiatrique déchiraient l'air , les hurlements qu'ils poussaient (« mais elle va commander ! Je vous jure , elle va finir par commander ! Aaaaah gnap gloup ! ») ne suffisaient à lui faire lever un sourcil , absorbée qu'elle l'est quand il s'agit de jauger s'il vaudrait mieux prendre la salade aux gésiers ou les tartines de chèvre chaud .

Et bien quand il s'agit de choisir un film à voir au ciné , c'est peu ou prou la même chose .
Mais c'est moi que les ambulanciers menacent de cingler d'une camisole toute neuve .

C'est pourquoi , histoire de gagner encore un peu de temps avant d'affronter ce qui sera probablement mon destin (ne me traitez pas de pessimiste , j'aurais tout aussi bien pu me voir à 50 ans avec un anus artificiel) , je coupais court à toute discussion , ce dimanche soir , et imposait mon choix , à savoir le film où sur l'affiche y'a marqué la guerre des sexes aura t-elle lieu ?

Question d'autant plus étonnante qu'à mon avis , non seulement elle a eut lieu , mais en plus y'a belle lurette qu'on l'a perdu .

Et pour répondre à ta question , non Mat , l'anus artificiel ne passera pas par moi .
Enfin , passer . Tu m'as compris , quoi .

(...)

Brune et moi nous installons dans la salle , et déballons aussi sec les McDoseries que nous avons passé en douce à l'insu des préposés du cinéma , quoiqu'il me semble bien que l'un d'entre eux m'ait regardé de façon plutôt suspicieuse lorsque les glaçons du coca s'étaient entrechoqués de manière fort peu discrète .

Il y'aurait matière à poser le débat de l'insonorisation des glaçons chez Mcdo , mais ne nous écartons pas du sujet si vous le voulez bien .

Après avoir vu défiler les bandes annonces d'une flopée de futurs grands bides du cinéma Français , les lumières s'éteignent , et Brune ouvre un peu plus sa chemise dès fois qu'il me viendrait des idées  lubriques en tête le générique du film commence : Nous sommes là pour voir un film , Brune .

Non mais sans blague .

Une musique de merde . Des plans d'une banalité aussi affligeante que la campagne de l'Ump à Neuilly . Des acteurs qui jouent si mal que je me sens pas mieux que leur performance scénique , et ce n'est pas peu dire . Oulà , fait drôlement chaud ici tout à coup . Vivement que l'histoire commence , j'ai déjà perdu 5 cm sur mon fauteuil . De hauteur , entendons nous bien .

3 minutes de clichés finis ont déjà déroulé .
S'en suit alors le dialogue le plus navrant de toute l'histoire du cinéma Français :
« Vous vous souvenez de la série Dallas ?
- Oh , c'était trop bien !
- Oh non , c'était trop nul !
Dallaaaas , ton univers impitoyableeeuh
! »

C'est bon , j'ai compris , le film est un abominable navet et je vais me faire trucider par ma brune si je lui laisse le temps d'entendre le second couplet .

Brune me lance un regard angoissé .
J'attrape ses affaires et son sac , et nous sortons de la salle assez fort peu discrètement moins de 5 minutes après le début du film .

Nous arrivons à l'entrée du cinéma , où commençaient à somnoler paisiblement les employés .
15 secondes plus tard et après que nous les ayons sorti de leur torpeur (c'est fou tout de même le bruit que peuvent faire 3 glaçons !) , nous sommes déjà en train d'escalader les escaliers qui mènent à la salle où se joue le film Américano-Canadien Juno .

Pour « l'exception culturelle » , on avait suffisamment donné .

(...)

C'est une Brune radieuse qui me sourit quand les lumières de la salle se rallument .
Moi , je finis de discrètement écraser une larme , priant qu'elle n'en ait rien vu .

Boys don't cry , et tout le toutim .

Nous descendons quelques marches , lorsque la brune vire soudainement au blanc .

« Mon écharpe ! Ma superbe écharpe grise en cachemire !
- Ah , celle que tu m'as offert à Noël et que tu portes tout le temps , tu veux dire ?
- Fais pas le malin , c'est pas le moment !
- Ben tiens
. »

Merde , je vois le raisonnement qui se profile . Choix épouvantable de film = départ catastrophique dans le noir = d'où son oubli = c'est ma faute + y'a pas de nutella à la maison pour compenser sa douleur d'avoir perdu l'écharpe = je vais passer une nuit épouvantable (ou chaste , si vous préférez) .

Donc = apocalypse + enfer absolu + damnation éternelle et pour 5 générations .
Il me faut cette écharpe , autrement dit .

Je fonce dare-dare à l'accueil du ciné , re-traumatise les employés qui semblent décidément bien cardiaques , et leur explique ma déconvenue (mais en termes plus vagues , je vais tout de même pas déballer ma vie privée à n'import... oubliez , j'ai rien dit) .

« Excusez moi , j'ai perdu mon écharpe !
- Elle est grise ?
- Oui !
- Elle est plutôt douce ?
- C'est exactement cela !
- Elle est imbibée de parfum Fahrenheit et de l'odeur des Camels Mediums
?
(C'est la retranscription presque rigoureusement authentique du dialogue de ce soir , je vous jure ...)
- Oui , oui , bon dieu vous me la donnez cette foutue écharpe ? »

Je suis radieux . Je tends l'écharpe dans mes mains , l'oeil humide , la musique de Link ayant trouvé un quart de coeur dans la tête . Brune , qui était partie rechercher l'objet de sa contrariété dans la salle (on parle pas de moi là , faut suivre , quoi !) , arrive . Je lui tends l'écharpe .

« Mais ce n'est pas celle là ! La mie... tienne est en cachemire ! Tu reconnais même pas ton cadeau de Noël ? »

... La prochaine fois , on se fera la soirée Capital .
Point .



Et histoire de commencer la semaine de bonne humeur ...
Voiçi de quoi vous mettre en "appétit" .
Enfin façon de parler : faut bien avouer que la Marmite , c'est pas loin sur l'échelle de l'abominable du gout de l'endive au jambon , tiens .


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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 19:46
Au lycée , il y'en a une par classe .

La fille avec laquelle tout le monde aimerait sortir . Un peu décalée , un peu plus rigolote , un peu plus énigmatique ... et toujours , de loin la plus jolie . 
Dans ma classe de première , elle s'appelait Camille .

... Et j'ai passé l'année à lui courir après . Enfin , si on peut appeler ça comme ça . Car il y'a une règle de base qui prévaut en matière de drague , pour tout bon lycéen timide qui se respecte : on ne drague pas . On fait des sous-entendus tellement vagues que le père Fourras passerait en comparaison pour quelqu'un de franchement direct ; on organise des soirées où bien évidemment vient la terre entière , et parfois plus , sauf celle que l'on espérait y voir . On tente de paraître un peu plus sûr de soit et séduisant qu'on ne l'a laissé paraître jusque là , et paf .
On sort (presque) sans faire exprès avec une amies de la Camille .

Et on se retient de s'auto-étriper quand on l'entend après vous dire « c'est trop bien , je suis trop contente pour toi ! » 

Avec difficulté , il va de soit .

(...)

Fan d'Eric Clapton au point que ma soeur devient limite épileptique lorsque raisonnent les premières notes de My Father's Eyes , j'avais sautillé un petit peu partout de facon pas forcément cohérente lorsque j'avais appris , ce mois de Novembre 2000 , que ce dernier allait faire un concert à Toulouse .

Probable que son producteur était bourré lorsqu'il avait réalisé l'agenda de la tournée .

Ni une ni deux , j'avais acheté 2 places , comptant attribuer l'une d'elle à mon père de manière à ce que nous vivions ce concert historique (moi ? M'emporter ? Comme si c'était mon genre) ensemble .

... Mais forcément , mon sang n'a fait qu'un tour lorsqu'ayant évoqué ingénument avec Camille le fait que j'aille voir le Dieu de la guitare , cette dernière me regardait avec des grands yeux brillants comme m'en fait Léo quand je me dirige vers le paquet de croquettes Whiskas , et me répondait , d'une petite voix toute douce :
« Oh , c'est génial , j'aurais bien aimé y aller moi aussi ! »


... Honnêtement , qui n'aurait pas répondu instantanément et d'une voix balbutiante « Glubs ! Ca tombe bien , j'ai une place en trop ! » ???

Et puis après tout et quoiqu'il en dise , mon père n'a pas eu trop de difficulté à acheter (cher) une troisième place : pas de quoi renier notre lien filial comme il menaca de le faire un peu à la vite , donc .

Sont bien insensibles aux histoires de coeur lycéennes , ses darons .

(...)

Le soir même , Concert-2H .

Le Nico frétille d'impatience , ce qui se traduit par une tendance extrême au bond de lapin en salon (sous l'oeil médusé de l'autorité parentale) , et compte depuis déjà une bonne demi-heure les minutes qui le séparent de l'heure à laquelle il doit joindre la Camille pour lui donner un point de rendez vous avant le concert .

Pas qu'il se fasse tout un film sur le déroulement de la soirée , mais un peu tout de même , quoi .

Il empoigne le téléphone fixe . Fixe , parce que à l'époque , le téléphone portable était un luxe que l'inexistence du droit au découvert rendait fatalement impossible .

A la différence majeure d'aujourd'hui , donc .

« La ligne de votre correspondant est occupée . Veuillez renouveler votre appel ultérieurement . »

Allons bon . Pas grave , le Nico , point du tout perturbé par le contretemps , va s'allumer une cigarette sur le balcon , non sans avoir esquissé un nouveau saut de lapin se faisant .

2ème essai
« Tut , Tut , Tut , Tut , Tut , Tut ... »
Vous l'aurez compris : Tut , quoi .

C'est ce jour-ci que j'ai expérimenté le concept de 2 cigarette fumées à la fois .

Oh , et puis plein de concepts tout court , vu qu'à chaque nouvelle tentative , cette poufiasse de voix enregistrée m'enjoignait de renouveler mon appel (« mais tu crois quoi sinistre buse ? Que je comptais envoyer un télégramme ? ») , ou le téléphone sonnait dans le vide , plus sobrement .

N'empêche , cela m'a guéri du bond de lapin .
Au moins 3 semaines .

(...)

J'ai passé le concert avec un type que je ne connaissais pas , et à qui j'avais vendu la place en catastrophe à un prix grotesque , parce que la demoiselle n'a jamais répondu au téléphone lorsque je tentais de la joindre désespérement (et frénétiquement , vous l'aurez compris) pour lui donner rendez vous sur place .

J'ai beaucoup médité sur le concept de défenestration lorsqu'elle m'a dit le lendemain , des trémolos vachement émouvant dans la voix , « C'est con , j'ai raté ton appel à 10 minutes près et après j'ai cherché à te joindre mais tu n'avais pas de portable ... »

Le lycée , c'était vraiment que des années de merde , en fait .

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 11:06

Et voilà , je fais des belles promesses (« vous allez voir ! Un post par jour ! Des réponses aux commentaires immédiates ! Je serais le blogueur du pouvoir de rire ! ») , et résultat , 4 jours plus tard , y'a plus personne .

Faut croire que c'est le prénom qui est affecté d'un vice de fabrication .

Je vous ponds donc dare-dare un post super sympa et méga chouette (si si , j'en suis encore capable) , et je profite sinon de l'occasion pour faire un appel d'offres , à savoir que si parmi mes petits lecteurs il se trouverait quelques uns qui voudraient me proposer de temps à autre leur prose et profiter ainsi d'une audience internationale (Mmm ? J'en fais trop ? Ah . Bon) , et bien je serais heureux de les éditer , à condition bien sur que leurs histoires répondent à l'esprit des lieux .

Mmm ? C'est quoi , l'esprit des lieux ?
Disons que histoires de drague (ou de couple) foireuses et gaffes abominables me conviendront très bien .

Ca , ça c'est l'esprit du blog , les aminches .

Voilà , je me mets donc séance tenante à la rédaction d'un petit post tout choupi , et sinon , en attendant , voici la vidéo d'une pub dont j'étais limite fou amoureux quand elle était sortie (je vous ai déjà fait part de mes années Geek ?) . Je sais pas , c'est le coté tas de nouilles comprenant rien aux ordis qui doit me faire marrer , ça me rappelle les débuts de mon père , lorsque je l'initiais à Windows 95 (NB : jetez un coup d'oeil à ce lien , vraiment !) , et qu'un jour , il m'avait accusé d'avoir , je cite , « perdu sur une disquette l'icône du lecteur Cd-Rom » .

... Y'en a tout de même qui auraient du en rester au stade du Snoopy Tennis , quoi .


IBM - Ca imprime pas !?

Avouez tout de même que les vendeurs d'anti-virus inventaient déjà n'importe quoi dans les années 90 pour vendre leur camelote pourrie qui sert à rien ...
Un virus d'internet dans l'imprimante ... Ah ah . N'importe quoi .

Pourquoi pas un icone de lecteur Cd-rom perdu sur une disquette , tiens .
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 21:02

Le couple , c'est le moyen ultime de redevenir puceau .

Les quelques années de pseudo célibat qui suivent le dépucelage à proprement parler , c'est à dire ces années où l'on vogue joyeusement de fille en fille sans s'inquiéter outre mesure des conséquences quelles qu'elles soient (par exemple : un sms rageur faussement envoyé par erreur de type : « Je ne me suis pas trompé , il n'a pas perdu son portable et c'est vraiment un enfoiré ») , ont la particularité de forger une expérience , qui permet peu à peu au mâle de se débarrasser des vices de fabrication dont il est affligé à la fabrication .

A savoir , pour le modèle de base :

- Une émotivité proche de celle d'un caniche . Je hais les caniches .
- Une tendance insoutenable au bagayement au moment de parler à quelque chose qui a plus de 5 cm de longueur de cheveux .
- Une abominable manie consistant à se justifier de tout et de n'importe quoi . Je me suis déjà limite justifié d'être né .
- Une méthode de drague qui marche même difficilement sur sa grand mère .
- L'éjaculation précoce . Mais l'expression me semble encore trop gentille pour qualifier un phénomène se produisant alors que le rapport n'a pas duré plus longtemps qu'un come-back des Word Apparts .
Si si ,
ils ont osé .
- Une manière de faire l'amour qui n'est pas sans rappeler le ballet du lac des cygnes . Y'a t'il quelque chose au monde de plus emmerdant que ses crétins faisant des petits sauts de coté habillés comme des petits spermatozoides ? Hein ?

Bien , je crois avoir déjà bien cerné les caractéristiques du mâle plus puceau mais pas loin .
Venons en au sujet , à savoir , le mâle d'occasion .

C'est du lourd .

Le mâle d'occasion a passé la moitié de sa (jeune) vie à combattre la liste des plaies douloureusement énumérées ci-dessus , parfois avec succès , a connu des rechutes (« non mais je te jure , c'est juste parce qu'on l'a pas fait depuis 48 24h , sinon je tiens plus longtemps ! ») , mais globalement , le jour où il rencontre celle qui sera SA brune , il se sent fin armé .


... D'où le fait qu'il ne s'explique que très difficilement les motivations qui ont pu , après pourtant et déjà un an et demi de joyeux ébats sexuels endiablés , le conduire un drôle d'après midi de Février à prononcer , en plein acte , une phrase aussi étonnante que « Excuse moi , je risque d'être un peu long à venir ... »

La castration chimique , c'est où ?

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 16:31

je trouvais que les derniers posts donnent une image pas forcément très positive de ma brune , alors je ressors de derrière les fagots (ou plutôt de ce blog , que j'avais ouvert discrêtement pour éviter d'attirer l'attention de l'ex de Brune , qui ne connaissait alors mon existence ...) ces deux articles , qui datent de notre rencontre , il y'a ... fffiu ! Longtemps .

... Mais pas assez .
Je t'aime à la folie , ma brune .

Ps : je vous fignole un post croquignolet , en attendant .
Assez de miaivrerie , quoi .



J’ai souvent souligné a quel point il existait selon moi plusieurs catégories de filles . Les premières , sont celles qui ne laissent pas un souvenir impérissable , particulièrement 30 secondes après leur avoir dit au revoir . Viennent ensuite celles qui me charment et avec qui je sors pour peu que j’en ai la possibilité .

C'est-à-dire une fois sur cent , approximativement .

Et il y’a les inaccessibles . Ces filles qui sont exactement ce que l’on pourrait passer une vie a rechercher , parfois a draguer mais bien évidemment toujours vainement , et a côté desquelles je passe généralement en évitant d’attarder trop mon regard pour éviter de souffrir en me disant que de toute façon , je n’aurais aucune chance .

Le réalisme évite souvent de sombres râteaux .

(...)

Alors que j’en étais a la 20eme relecture -et le sourire aux lèvres- de l’article plutôt bienveillant qu’avait écrit Nina sur notre sulfureux week-end , je remarquais un commentaire d’une de ces lectrices : « J'veux le même week end ! Ca fait trop longtemps que ça ne m'est pas arrivé ! S’il était aussi bon au pieu que galant ... tu me donne son msn...! » .

En moins de temps qu’il n’en faut a un hypocondriaque extrémiste pour avaler son premier médicament de la journée , je l’avais dors et déjà rajoutée dans la liste de mes contacts .

Chose étonnante , je fus choqué par notre première discution . Elle avait visiblement le sentiment que j’étais un type enchaînant les filles de la même manière que je bois du coca-cola (une dizaine de canettes a moitié pleines traînent un peu partout dans mon chez moi) , c'est-à-dire sans l’once d’un sentiment et en allant directement a l’essentiel .

De ses propos , je me vis l’espace d’une rêverie transformé en spermatozoïde sur pattes .

Il est possible que je sois sorti effectivement avec un certain nombre de filles , mais j’ai horreur de l’image de tombeur . C’est vrai ! Etant doté d’un manque d’assurance Niagara Fallsiens , je me retiens , chaque fois que je drague une fille , de partir en courant , et prie pour qu’elle ne relève pas trop l’effroyable nervosité qui me ronge .

Le tombeur n’a selon moi pas ce genre d’attitude . C’est une opinion .

Aussi essayais je rapidement de rectifier cette piètre image qu’elle pouvait se faire de moi , au point que vexé dans mon estime personnelle , je me mettais en tête qu’avec elle , ma seule priorité serait d’être un type bien , quitte a ne pas sortir avec elle si la possibilité se présentait .

Je lui ai même proposé de lui payer l’hôtel pour lui éviter de dormir en ma dangereuse compagnie lorsque l’idée de sa venue fit son chemin .

(…)

Mardi matin .

Je me réveillais en sursaut a 8h du matin , la chanson que j’avais programmé en réveil déchirant la pièce , mes tympans , et probablement et comme toujours , ceux de mes voisins . Une fois constaté que mon agonie n’était pas si violente que ça , je me mettais en devoir de ranger mon appartement , afin de faire bonne impression a mon invitée .

Elle ne saura jamais , du moins jusqu'à ce qu’elle lise ses lignes , a quel point le sol d’une salle de bain puisse être dégueulasse dans l’appartement d’un Nico .

Je ne l’avais même pas vu sur photo plus grande qu’un timbre post . Aussi , et alors que je me dirigeais vers la gare , je cherchais les différentes excuses politiquement correctes que je pourrais lui sortir en temps voulu , au cas somme toute envisageable ou j’aurais affaire a une copie conforme d’Yvette Urner .

J’aurais cité Sevran pour peu qu’il ressemble un peu plus a une fille .

« Glubs » . Jamais de ma vie me suis-je senti aussi minable qu’en cette seconde la , cette fameuse seconde ou j’ai compris que c’était elle .

Pour le coup , s’il y’avait un thon dans l’assistance , c’était bien moi .

Cette fille était la perfection incarnée . Rimbaud l’eusse t’il vu qu’il aurait cessé dans l’instant ses pédérasteries (regarder les inconnus pour confirmation de l’existence de ce terme puis jouez au Scrabble : vous allez faire un malheur) . Cette fille était la perfection incarnée donc , disais je : brune , un peu plus petite que moi , un visage angélique , des yeux de biche , et une peau d’une tendresse si apparente qu’il me fut difficile de ne pas la mordre au moment de lui faire la bise .

C’eut été du plus mauvais effet , vous en conviendrez .

Je l’emmenais prendre un petit déjeuner place du Capitole . Puis un verre place St Sernin . Et l’entraînais a Caliceo , ou je mourrais de la voir dans un maillot de bain qui aurait il été transparent ne m’aurait pas permis d’admirer plus ses admirables lignes , sur lesquelles je tentais de ne pas trop m’appesantir .

Déjà que j’avais une difficulté monstre a ne pas me sentir a l’étroit dans mon maillot de bain …

Nous allions ensuite nous attarder a mon salon de thé , ou je passais plus de temps a boire ses paroles qu’a goutter mon pourtant divin crumble aux pommes . Et toujours cette petite voix dans ma tête qui me disait « Oublie , tu n’as aucune chance … » .

Et puis nous prenions la direction des berges de la Garonne , ou nous nous étonnions du manque de fréquentation de ses dernières , déduisant que les Toulousains n’avaient qu’un penchant immodérément modéré pour le soleil .

Au bout de 15 minutes a transpirer comme des couillons , nous allions rejoindre les Toulousains qui avaient brillement choisi de rester a l’ombre …

J’était la , sur ce banc , avec sa tête sur mes genoux , l’envie folle de l’embrasser , d’enfin sentir sa peau contre la mienne , de sentir son odeur , faire subir un sort a ses oreilles et pourquoi pas son cou …

J’ai tenu 30 secondes avant de l’embrasser .


FlashBack - 22 Septembre - Ma Nuit avec Elle .
(Fiiiuuu , c'est ... c'est moi qui ai écrit c't'article ???)


Cela a commencé a Calicéo .

Elle était la , a m’accompagner dans son maillot de bain qui sans doute dissimulait certaines de ses divines formes au regard des autres , mais qui ne pouvait , le pauvre , pas grand-chose contre mes yeux qui le transperçait , moi qui m’étais promis de n’avoir aucune velléité autre que amicale pour elle , pour achever de vaincre ses dernières réticences a venir .

En même temps , je ne pouvais pas prévoir que c’était mon fantasme qui débarquerait de ce train .

Je me suis retenu toute la journée d’avoir le moindre geste qui puisse être considéré comme équivoque , mais il y’eut tout de même ce moment ou je l’attirais contre moi alors que nous nous baignions , et me plaçant derrière elle , je lui massais la nuque d’une main tandis que de l’autre je la retenais par la taille contre moi . Ce fut la première fois que je la collais de près , mais ces quelques secondes avaient suffi a créer une dépendance .

Arrêter la cigarette serait d’une facilité déconcertante a coté de cette dernière .

(…)

Je l’ai embrassé sur ce banc , sur les bords de la Garonne . Quelques dernières réticences la retenait , mais je savais que de toute façon , il était déjà trop tard a ce moment la pour que je puisse -fut ce un bref instant- envisager de passer a coté d’une histoire avec elle . Je ne voulais même pas baiser , coucher , « niquer » avec elle .

Tout ce que je voulais , c’était faire l’amour avec elle .

Alors que nous rentrions main dans la main chez moi , mon rythme cardiaque s’accélérait a en donner une crise cardiaque a un coureur marathonien chevronné , tellement heureux d’être avec elle , et en même temps déjà triste a l’idée qu’elle reparte le lendemain .

Je n’ai jamais nié cette infernale tendance a voir ce foutu verre a moitié vide .

Je ne sais plus comment ça a commencé . Elle a du me laisser voir son cou une fois de trop , et j’ai voulu l’y embrasser , sans savoir ensuite m’arrêter . L’oreille droite allait subir le même sort , et ayant horreur de faire des jaloux , j’allais très rapidement jeter un coup d’œil du coté de la gauche .

Et un petit coup de langue , aussi .

Ce sont des moments ou le temps galope lorsque l’on croit que qu’il s’est brusquement arrêté . Chacun de ses vêtements qui s’ôtaient semblaient prendre des années a atterrir a l’un ou l’autre recoin de ma pièce , jamais très loin toutefois de l’endroit ou l’un ou l’autre de mes propres vêtements avait déjà atterrit .

Son soutien gorge ne m’opposa qu’une pale résistance , mais j’ai passé des années a m’entraîner a l’enlever d’une main sans que l’autre sans aperçoive .

On obtient beaucoup de ce genre de petit talent .

Comme toute fille qui se respecte , elle n’aimait pas ses seins . Je les adorais du moment ou il s’offraient a ma vue . J’ai souvent du mal a refréner un petit rire au moment ou j’approche pour la première fois ma main de ces derniers , me souvenant de ce film ou un « novice » se faisait expliquer qu’il n’était pas franchement recommandé de les malaxer façon pâte a modeler .

Personnellement , ma préférence irait pour de simples effleurements de la main droite du sein droit pendant que j’embrasse de mes lèvres chaque centimètre du gauche .

Et vice versa .

Arrivé a ce stade , j’étais au comble d’une excitation qui ne pourrait trouver son terme que quand je lui aurais enfin fait l’amour , mais ce corps aux formes si parfaites ne méritait pas le moindre acte bâclé , et je voulais passer suffisamment de temps a la regarder , si parfaite dans ses moindres détails .

Quitte a ce que mon érection chaque minute plus violente me fasse horriblement souffrir . C’est douloureux en activité ces machins la , si si !

Je me plaçais derrière elle . Il est parait-il est plus conventionnel pour une première fois de commencer face a celle que l’on va pénétrer , mais elle , je voulais que mes lèvres puissent continuer a lui sucer son cou , les oreilles , passer mes mains sur ses hanches , sur ses jambes si fines , pendant qu’enfin je la pénétrerais .

Cela arriva , enfin ou déjà .

Au moment ou je venais pour la première fois en elle , j’allais doucement , sachant qu’il n’est jamais agréable pour une fille d’être pénétré pour la première fois comme s’il s’agissait de la dixième . Et puis aller doucement procure un plaisir certes infime a ce que peuvent procurer des poussées plus brutales , mais au point de vue des émotions , l’on en viendrait a murmurer vite des mots d’amour .

Quitte a retarder les poussées brutales pour quelques minutes plus tard .

A chaque mouvement de mes reins et des siens , je ne me lassais pas de la regarder , et je le concède , de faire comme tout bon mec obnubilé par l’acte , de me regarder aller et venir en elle . C’est toujours un spectacle excitant et fascinant , et cela me rappelle toujours le « petit Nico » quelque peu frustré qui a 16 ans sur son lit se promettait en s’endormant qu’il aurait une pensée pour lui même quand il ferait , enfin , l’amour .

J’ai respecté ma promesse , « Nico » .

Beaucoup de filles se demandent , de la même manière que nous les mecs mais pas forcément dans les mêmes termes (toujours l’ignoble syndrome « alors heureuse ? » … je me suis a titre personnel fait un devoir de ne jamais poser la moindre question après avoir fait l’amour) , si elles sont « un bon coup , ou pas » .

Pour moi , la réponse a cette question est d’une simplicité remarquable .

Un bon coup est une fille qui malgré mon épuisement manifeste et le fait que je doive passer un examen le lendemain matin (c’est un exemple , bien sur) , me pousse a me réveiller dans mon sommeil pour veiller sur le sien , réveils mi rêves mi réalité , ou je l’embrasse dans le dos tout en passant ma main sur ce corps nu et brûlant couché contre de moi .

Je ne sais toujours pas comment j’ai laissé ce divin corps dormir pendant que j’allais a mon examen , le lendemain matin …


Nota Bene d'un 1 an et demi plus tard :
(Mesdames , Messieurs , Bonjour , la compagnie Air Nico-je-déballe-ma-vie-sexuelle-sur-internet vous souhaite là bienvenue à bord , il fait actuellement 90°C en cabine , pour prendre un peu d'air , les issues se trouvent sur le coté , n'oubliez pas d'ouvrir les hublots avant de sauter ...)

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 14:13

Hier soir , 18h

« Donc nous sommes d'accord Nico ? Tu t'occupes bien d'acheter une plante pour Caro , nous n'arriverons pas les mains vides pour sa crémaillère ? » , s'enquit brune pour la 7ème fois en autant de minutes .

Brune a la regrettable habitude de se répéter autant qu'une chanson de Vanessa Paradis .
Ce qui est d'autant plus inutile que 30 secondes plus tard , l'information raisonne autant dans mon cerveau que les hurlements d'un bègue aphone dans une pièce capitonnée d'hôpital psychiatrique .

Ayant pris congé de ma brune partie visiter un appartement en compagnie d'une sienne amie ayant requis son assistance , des fois qu'elle ait des velléités suicidaires très prononcées au cas où le dit appartement se révélerait une énième fois au moins aussi charmant qu'une décharge publique à proximité de Tchernobyl , je prenais moi la direction de la place des Carmes , dans l'intention de prendre un apéro récompensant justement mes rudes efforts de la journée achevée .

... C'est vrai quoi , c'est crevant de bouquiner en bronzant sur le capot de sa voiture , paumé en pleine campagne ...

Parisiens , moi aussi je vous aime .

Je retrouvais donc Manon , la petite amie de Mathieu depuis 4 5 6 la fin de la guerre de cent ans merde je sais plus , étudiante en médecine de son état , zombie halluciné et hululant à fendre le coeur de Christine Boutin chaque fois que l'on parle de soirée .

C'est terrifiant à entendre , vous l'aurez compris .
Non Manon , pose ce scalpel ! Argh!Glup!crrrouick ...

(La suite de l'histoire est narrée à titre posthume , Nico n'ayant pas survécu à la main vengeresse du Zombie de la place des Carmes . Signé : Brune)

C'est ainsi que nous prenions un premier verre en terrasse , un soleil couchant nous dorant la pilule , un air chaud s'engouffrant dans nos chevelures folles et non je ne suis pas du tout dégarni sur le coté , un clochard aux airs de George Harrison dans sa période hippie (pléonasme , soit) me lâchant 2 litres de bave (authentique) sur la main tremblotante avec laquelle je tentais désespérément d'allumer la cigarette qu'il me collait au visage .

Je reviens , je suis pas encore sur de m'être assez lavé les mains .
Et je n'ai pas encore vomi mon estomac , mais cela ne tardera pas .

... Ou en étais-je ? Ah . Oui .

Après deux premiers verres en terrasse et Mat nous ayant rejoint , nous prenions la direction du London Town , dont l'Happy Hour est l'occasion de s'interroger légitimement sur ce que seraient les tarifs en non-période d'Happy Hour .

Et vous allez voir que l'on m'accusera encore d'être médisant , tiens .

Alors que je sortais du bar pour fumer une cigarette , je reconnaissais à l'extérieur mon ancien voisin de mon actuelle adresse , et je faisais alors ce que toute personne fait lorsqu'elle rencontre quelqu'un avec qui elle n'a jamais parlé lorsqu'elle avait au moins quelque chose de banal commun , comme par exemple habiter le même immeuble : j'ai sorti une effroyable banalité sans intérêt .

« Tiens salut ! Alors , vous êtes partis sans prévenir , on a même pas eu le temps de vous dire au revoir ... »

Non mais franchement .
C'est vrai que lorsque l'on quitte un immeuble , on fait tous les paliers pour dire « salut , je quitte l'immeuble , je suis ravi de pas t'avoir connu ... »

Quoique visiblement décontenancé par l'abominable platitude intellectuelle de ma délirante réplique sans nom , il me répond , un sourire jaune au coin de la lèvre (merde , où ais je foutu mon « l'anatomie pour les nuls » ?) :
« Oui , j'ai quitté vite l'appartement et la fille avec qui j'étais »

... je vous jure que durant les 4 secondes qui suivirent , j'ai cru entendre un corbeau .
Si si , j'vous jure .

« Ah euh désolé » , réponds piteusement le Nico , réponse d'autant plus grotesque qu'il n'y a que peu de cohérence à s'excuser de quelque chose dont on est pas responsable mais il m'arrive de m'excuser auprès de ma cuillère quand je la fais tomber , alors bon , question cohérence ...

A l'intérieur du bar , la cloche de la fin de l'happy hour raisonne . L'ex voisin rompt le silence en souriant plus franchement , et rigole en lâchant « bah , c'est l'immeuble qui est maudit , sans doute ... »

Mat sors la tête par la porte entrouverte du bar , le téléphone portable à la main .
« Nico , y'a t'a moitié qui semble avoir quelque chose à te dire ... »

C'était une manière de présenter la chose .
A l'attention de ceux qui s'étonneraient de ma surdité ces prochains jours , qu'ils ne m'en veuillent pas , mes tympans n'ont pas survécu au « quelque chose à te dire » de ma brune ...

« Nico , tu fais chier ! Mat m'a dit que tu n'avais pas acheté les fleurs , tu comptes le faire quand ? Je t'ai passé les sous en plus ! »

Je jette un regard angoissé sur ma montre . 20H .

(tout ce qui suit est à imaginer avec en fond sonore la musique de Benny Hill)

Je détale tel un lapin poursuivi par le syndicat des chasseurs bourrés (ok , encore pléonasme) , à la recherche d'un magasin de fleurs encore ouvert . Celui où je pensais aller s'avère n'être qu'un salon de coiffure , je me demande l'espace d'un quart de seconde comment j'ai pu confondre les deux , le temps en fait d'avoir pivoté sur un petit saut carpé , puis je refonce dans la direction opposée .

Tout cela est à lire très vite , vous l'aurez compris .
 
J'arrive à Montceau fleurs , boutique traditionnellement ouverte très tard .
Et comme traditionnellement cela se produit en pareille situation , la boutique est -lorsque j'y arrive transpirant comme un chameau- aussi obscure que les intentions de la BNP vis à vis de la société générale .

... Putain de corbeau , tu vas te taire ?

Je rejoins Mat qui finit d'acheter des bouteilles , et qui devient aussi blanc que de la Smirnoff lorsqu'il me voit sans fleurs dans les mains .

« Nico , t'es foutu » , lâche t-il tristement avec son (très) célèbre sens de la nuance .

Loin de moi l'idée de vouloir paniquer , mais je commence effectivement à me sentir aussi à l'aise qu'un homard dans un bain-marie . Je sombre dans le n'importe quoi même , par exemple lorsque je demande au gérant du petit casino du coin « s'il n'aurait pas la plus débile des fleurs à vendre , par pitié ? » .

Entre deux crises de fou rire , ce dernier arrive tout de même à placer 3 mots cohérents pour me faire comprendre qu'il y'a peut-être encore une chance avec le fleuriste de la rue Pharaon .

J'y fonce dare-dare .
Tiens , le corbeau semble avoir été rejoint par deux autres ?

La commerçante est en train de fermer le rideau de fer de son magasin , ce qui n'augure pas forcément rien de très bon quand à mon affaire , quoique je commence à sentir vaguement le roussi (en sus de la transpiration de mammouth , évidemment) .

« Bonsoir , j'ai promis une dizaine de fois à ma petite amie que je m'occuperais d'acheter des fleurs pour une crémaillère , et je n'en ai rien fait ... pourriez vous m'éviter la décapitation , je paierais le double par pitié s'il vous plait ? »


... L'orchidée au prix d'un Mont-Blanc , je m'en souviendrais , tiens .

C'est sur : un de ces jours , je serais aussi célèbre que la vieille qui crie dans la rue « dieu est bon et va tous vous punir » ...


Nota Bene :
Parce que je ne suis jamais avare de conneries , laissez moi vous remettre à l'esprit l'excellente vidéo ci-dessous ... toute ressemblance avec des Nico , Ben et Mat dans une voiture serait incroyablement paradoxale .

 

 

http://youtu.be/SpwK3vFGJp0

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 22:54
Novembre 2007

Boutique Mont Blanc , rue Alsace-Lorraine .

« Bonjour , mon stylo est quelque peu abîmé , disons que c'est ma petite amie qui me l'a retrouvé en kit dans un pot à crayons ... c'est un cadeau de ma tante , quoique l'appellation coup tordu familial serait plus adaptée puisqu'elle me l'a offert pour faire bisquer mon père ... »

Le vendeur a le plus grand mal à s'empêcher de bailler .
En venir au fait , comme j'aurais du le faire 30 secondes plus tôt si je n'étais pas né avec un cerveau d'occasion .

« ... je le trouve quelque peu abîmé , vous pourriez me le remettre en état ? Et si vous pouviez me remettre une cartouche , je ne dirais pas non ... »



... Voilà , madame ma banquière , vous savez désormais tout sur cette facture de 80 euros fort peu opportune je vous l'avoue à la veille des fêtes de noël et des achats susceptibles de couvrir (en partie) les frais de bouche de l'Elysée qui y sont traditionnellement liés ...

Revendre mon stylo pour rembourser (les agios de) mon découvert ?
... Euh , alors je vais maintenant vous raconter comment je l'ai perdu 20 jours plus tard ...



Petite annonce personnelle :
Perdu Mont-Blanc refait à neuf y'a peu et ayant servi essentiellement à écrire des inepties .
Pour éviter toute contamination , il est fortement recommandé de s'en débarrasser auprès du webmaster de ce site . Forte récomp... forts remerciements .

L'objet est celui que l'on voit sous la photo ci-dessous .
Si par contre vous trouvez l'humain que l'on voit derrière , sans hésitation , jetez le .

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 09:54
Avec Mat , ce n'est jamais facile .

Maintenant que l'eau a coulé avec les cochons et que j'ai gardé sous les ponts , nous nous connaissons par coeur .

... Malheureusement pour moi , parce qu'il est par conséquent doté maintenant d'un 6ème sens pour repérer mes propositions foireuses , dont je suis coutumier , il est vrai .

Je persiste à dire que je ne pouvais pas savoir que la piste de karting serait fermée LE jour de l'année où j'ai essayé de t'y entraîner , Mat .

Téléphoner avant de faire 30 bornes ? Ah . Euh , oui .

(...)

Mercredi , j'ai senti que le Mat était dans de bonnes dispositions à mon égard . L'intuition , et tout ca . Enfin , surtout le fait que je l'ai entendu la veille me dire « tiens , je suis libre aux alentours de 12h normalement ... » . C'est bien simple , j'en sautais de joie sur ma chaise , au point que ma brune sans doute vexée qu'un homme me fasse cet effet là en a pris la mouche .

Sont susceptibles , tout de même .

J'avais particulièrement à coeur de montrer à Mat que j'étais toujours l'organisateur d'évènement à renommée internationale de naguère , c'est à dire avant que je ne me dote d'un bide à faire frémir Depardieu de jalousie et d'une bande de chats plus organisée que la pègre de Chicago des années 30 .

Mais comme je l'ai évoqué plus tôt , organiser quelque chose de chouette à Toulouse , c'est au moins aussi facile que de skier sur du goudron en Picardie : plus facile à dire qu'à faire .

C'est pourquoi j'entraînais le Matou , en désespoir de cause je l'avoue , au Laser Quest du coin .
Le laser quest , c'est très particulier : c'est une sorte de labyrinthe plongé dans le noir et assourdi d'une musique techno totalement insoutenable , dans lequel on jette une vingtaine de personnes harnachées comme à l'escalade de cibles électroniques sur lesquelles elles vont joyeusement tirer au pistolet laser , ce qui provoquera l'immobilisation momentanée du joueur touché , qui ne pourra refoncer à la curée qu'une fois ces cibles redevenues actives .

Oui , c'est comme vous l'aurez compris un jeu hautement intellectuel .

Alors que nous étions dans le métro qui nous amenait vers le lieu de nos futurs exploits , Mat sembla soudainement pris du syndrome « Oula , n'aurais je pas un peu oublié que c'est Nico qui s'occupe de tout ? » , et d'une voix fiévreuse , s'enquit de si je m'étais posé la question « tiens , est ce que le laser quest est ouvert le mercredi après midi , au moins ? »

Question légitime .
J'en ai dégluti difficilement jusqu'à la station Gramont , tiens .

Arrivés en fin de compte à l'accueil du laser quest , nous ne nous étonnons pas du regard sceptique que nous lance la caissière , et payons dans la joie et la bonne humeur notre droit à s'étriper électroniquement . Étonné de l'absence d'autres joueurs , je lui demande l'air de rien si d'autres personnes sont prévues sur la session de jeu à venir .

« Euh ... oui oui , un groupe de jeunes est inscrit , ils ne vont pas tarder à arriver ... » , lâche t-elle furtivement tout en encaissant très rapidement nos billets , comme soudainement (très) inquiète .

Le « groupe de jeunes » pousse les portes de l'établissement .

Mat me lance ce regard que je connais par coeur , que l'on pourrait traduire par « putain , je me suis encore fait avoir avec tes conneries ... »

... Faut tout de même bien avouer que question sensations fortes , j'ai potentiellement connu plus excitant que me retrouver à tirer sur des gamins de 10 ans (dont un en fauteuil roulant) un mercredi après-midi .

Mat en a massacré 130 .
Tsss . Pas franchement glorieux , tiens .

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