Brune est actuellement à Ikéa . Seule .
... J'ai peur .
Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !
Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?
Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi
Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com


Et voilà , je fais des belles promesses (« vous allez voir ! Un post par jour ! Des réponses aux commentaires immédiates ! Je serais le blogueur du pouvoir de rire ! ») , et résultat , 4 jours plus tard , y'a plus personne .
Faut croire que c'est le prénom qui est affecté d'un vice de fabrication .
Je vous ponds donc dare-dare un post super sympa et méga chouette (si si , j'en suis encore capable) , et je profite sinon de l'occasion pour faire un appel d'offres , à savoir que si parmi mes petits lecteurs il se trouverait quelques uns qui voudraient me proposer de temps à autre leur prose et profiter ainsi d'une audience internationale (Mmm ? J'en fais trop ? Ah . Bon) , et bien je serais heureux de les éditer , à condition bien sur que leurs histoires répondent à l'esprit des lieux .
Mmm ? C'est quoi , l'esprit des lieux ?
Disons que histoires de drague (ou de couple) foireuses et gaffes abominables me conviendront très bien .
Ca , ça c'est l'esprit du blog , les aminches .
Voilà , je me mets donc séance tenante à la rédaction d'un petit post tout choupi , et sinon , en attendant , voici la vidéo d'une pub dont j'étais limite fou amoureux quand elle était sortie (je vous ai déjà fait part de mes années Geek ?) . Je sais pas , c'est le coté tas de nouilles comprenant rien aux ordis qui doit me faire marrer , ça me rappelle les débuts de mon père , lorsque je l'initiais à Windows 95 (NB : jetez un coup d'oeil à ce lien , vraiment !) , et qu'un jour , il m'avait accusé d'avoir , je cite , « perdu sur une disquette l'icône du lecteur Cd-Rom » .
... Y'en a tout de même qui auraient du en rester au stade du Snoopy Tennis , quoi .
Le couple , c'est le moyen ultime de redevenir puceau .
Les quelques années de pseudo célibat qui suivent le dépucelage à proprement parler , c'est à dire ces années où l'on vogue joyeusement de fille en fille sans s'inquiéter outre mesure des conséquences quelles qu'elles soient (par exemple : un sms rageur faussement envoyé par erreur de type : « Je ne me suis pas trompé , il n'a pas perdu son portable et c'est vraiment un enfoiré ») , ont la particularité de forger une expérience , qui permet peu à peu au mâle de se débarrasser des vices de fabrication dont il est affligé à la fabrication .
A savoir , pour le modèle de base :
- Une émotivité proche de celle d'un caniche . Je hais les caniches .
- Une tendance insoutenable au bagayement au moment de parler à quelque chose qui a plus de 5 cm de longueur de cheveux .
- Une abominable manie consistant à se justifier de tout et de n'importe quoi . Je me suis déjà limite justifié d'être né .
- Une méthode de drague qui marche même difficilement sur sa grand mère .
- L'éjaculation précoce . Mais l'expression me semble encore trop gentille pour qualifier un phénomène se produisant alors que le rapport n'a pas duré plus longtemps qu'un come-back des Word Apparts .
Si si , ils ont osé .
- Une manière de faire l'amour qui n'est pas sans rappeler le ballet du lac des cygnes . Y'a t'il quelque chose au monde de plus emmerdant que ses crétins faisant des petits sauts de coté habillés comme des petits spermatozoides ? Hein ?
Bien , je crois avoir déjà bien cerné les caractéristiques du mâle plus puceau mais pas loin .
Venons en au sujet , à savoir , le mâle d'occasion .
C'est du lourd .
Le mâle d'occasion a passé la moitié de sa (jeune) vie à combattre la liste des plaies douloureusement énumérées ci-dessus , parfois avec succès , a connu des rechutes (« non mais je te jure , c'est juste parce qu'on l'a pas fait depuis 48 24h , sinon je tiens plus longtemps ! ») , mais globalement , le jour où il rencontre celle qui sera SA brune , il se sent fin armé .
... D'où le fait qu'il ne s'explique que très difficilement les motivations qui ont pu , après pourtant et déjà un an et demi de joyeux ébats sexuels endiablés , le conduire un drôle d'après midi de Février à prononcer , en plein acte , une phrase aussi étonnante que « Excuse moi , je risque d'être un peu long à venir ... »
La castration chimique , c'est où ?
je trouvais que les derniers posts donnent une image pas forcément très positive de ma brune , alors je ressors de derrière les fagots (ou plutôt de ce blog , que j'avais ouvert discrêtement pour éviter d'attirer l'attention de l'ex de Brune , qui ne connaissait alors mon existence ...) ces deux articles , qui datent de notre rencontre , il y'a ... fffiu ! Longtemps .
... Mais pas assez .
Je t'aime à la folie , ma brune .
Ps : je vous fignole un post croquignolet , en attendant .
Assez de miaivrerie , quoi .
J’ai souvent souligné a quel point il existait selon moi plusieurs catégories de filles . Les premières , sont celles qui ne laissent pas un souvenir impérissable , particulièrement 30 secondes après leur avoir dit au revoir . Viennent ensuite celles qui me charment et avec qui je sors pour peu que j’en ai la possibilité .
C'est-à-dire une fois sur cent , approximativement .
Et il y’a les inaccessibles . Ces filles qui sont exactement ce que l’on pourrait passer une vie a rechercher , parfois a draguer mais bien évidemment toujours vainement , et a côté desquelles je passe généralement en évitant d’attarder trop mon regard pour éviter de souffrir en me disant que de toute façon , je n’aurais aucune chance .
Le réalisme évite souvent de sombres râteaux .
(...)
Alors que j’en étais a la 20eme relecture -et le sourire aux lèvres- de l’article plutôt bienveillant qu’avait écrit Nina sur notre sulfureux week-end , je remarquais un commentaire d’une de ces lectrices : « J'veux le même week end ! Ca fait trop longtemps que ça ne m'est pas arrivé ! S’il était aussi bon au pieu que galant ... tu me donne son msn...! » .
En moins de temps qu’il n’en faut a un hypocondriaque extrémiste pour avaler son premier médicament de la journée , je l’avais dors et déjà rajoutée dans la liste de mes contacts .
Chose étonnante , je fus choqué par notre première discution . Elle avait visiblement le sentiment que j’étais un type enchaînant les filles de la même manière que je bois du coca-cola (une dizaine de canettes a moitié pleines traînent un peu partout dans mon chez moi) , c'est-à-dire sans l’once d’un sentiment et en allant directement a l’essentiel .
De ses propos , je me vis l’espace d’une rêverie transformé en spermatozoïde sur pattes .
Il est possible que je sois sorti effectivement avec un certain nombre de filles , mais j’ai horreur de l’image de tombeur . C’est vrai ! Etant doté d’un manque d’assurance Niagara Fallsiens , je me retiens , chaque fois que je drague une fille , de partir en courant , et prie pour qu’elle ne relève pas trop l’effroyable nervosité qui me ronge .
Le tombeur n’a selon moi pas ce genre d’attitude . C’est une opinion .
Aussi essayais je rapidement de rectifier cette piètre image qu’elle pouvait se faire de moi , au point que vexé dans mon estime personnelle , je me mettais en tête qu’avec elle , ma seule priorité serait d’être un type bien , quitte a ne pas sortir avec elle si la possibilité se présentait .
Je lui ai même proposé de lui payer l’hôtel pour lui éviter de dormir en ma dangereuse compagnie lorsque l’idée de sa venue fit son chemin .
(…)
Mardi matin .
Je me réveillais en sursaut a 8h du matin , la chanson que j’avais programmé en réveil déchirant la pièce , mes tympans , et probablement et comme toujours , ceux de mes voisins . Une fois constaté que mon agonie n’était pas si violente que ça , je me mettais en devoir de ranger mon appartement , afin de faire bonne impression a mon invitée .
Elle ne saura jamais , du moins jusqu'à ce qu’elle lise ses lignes , a quel point le sol d’une salle de bain puisse être dégueulasse dans l’appartement d’un Nico .
Je ne l’avais même pas vu sur photo plus grande qu’un timbre post . Aussi , et alors que je me dirigeais vers la gare , je cherchais les différentes excuses politiquement correctes que je pourrais lui sortir en temps voulu , au cas somme toute envisageable ou j’aurais affaire a une copie conforme d’Yvette Urner .
J’aurais cité Sevran pour peu qu’il ressemble un peu plus a une fille .
« Glubs » . Jamais de ma vie me suis-je senti aussi minable qu’en cette seconde la , cette fameuse seconde ou j’ai compris que c’était elle .
Pour le coup , s’il y’avait un thon dans l’assistance , c’était bien moi .
Cette fille était la perfection incarnée . Rimbaud l’eusse t’il vu qu’il aurait cessé dans l’instant ses pédérasteries (regarder les inconnus pour confirmation de l’existence de ce terme puis jouez au Scrabble : vous allez faire un malheur) . Cette fille était la perfection incarnée donc , disais je : brune , un peu plus petite que moi , un visage angélique , des yeux de biche , et une peau d’une tendresse si apparente qu’il me fut difficile de ne pas la mordre au moment de lui faire la bise .
C’eut été du plus mauvais effet , vous en conviendrez .
Je l’emmenais prendre un petit déjeuner place du Capitole . Puis un verre place St Sernin . Et l’entraînais a Caliceo , ou je mourrais de la voir dans un maillot de bain qui aurait il été transparent ne m’aurait pas permis d’admirer plus ses admirables lignes , sur lesquelles je tentais de ne pas trop m’appesantir .
Déjà que j’avais une difficulté monstre a ne pas me sentir a l’étroit dans mon maillot de bain …
Nous allions ensuite nous attarder a mon salon de thé , ou je passais plus de temps a boire ses paroles qu’a goutter mon pourtant divin crumble aux pommes . Et toujours cette petite voix dans ma tête qui me disait « Oublie , tu n’as aucune chance … » .
Et puis nous prenions la direction des berges de la Garonne , ou nous nous étonnions du manque de fréquentation de ses dernières , déduisant que les Toulousains n’avaient qu’un penchant immodérément modéré pour le soleil .
Au bout de 15 minutes a transpirer comme des couillons , nous allions rejoindre les Toulousains qui avaient brillement choisi de rester a l’ombre …
J’était la , sur ce banc , avec sa tête sur mes genoux , l’envie folle de l’embrasser , d’enfin sentir sa peau contre la mienne , de sentir son odeur , faire subir un sort a ses oreilles et pourquoi pas son cou …
J’ai tenu 30 secondes avant de l’embrasser .
FlashBack - 22 Septembre - Ma Nuit avec Elle .
(Fiiiuuu , c'est ... c'est moi qui ai écrit c't'article ???)
Cela a commencé a Calicéo .
Elle était la , a m’accompagner dans son maillot de bain qui sans doute dissimulait certaines de ses divines formes au regard des autres , mais qui ne pouvait , le pauvre , pas grand-chose contre mes yeux qui le transperçait , moi qui m’étais promis de n’avoir aucune velléité autre que amicale pour elle , pour achever de vaincre ses dernières réticences a venir .
En même temps , je ne pouvais pas prévoir que c’était mon fantasme qui débarquerait de ce train .
Je me suis retenu toute la journée d’avoir le moindre geste qui puisse être considéré comme équivoque , mais il y’eut tout de même ce moment ou je l’attirais contre moi alors que nous nous baignions , et me plaçant derrière elle , je lui massais la nuque d’une main tandis que de l’autre je la retenais par la taille contre moi . Ce fut la première fois que je la collais de près , mais ces quelques secondes avaient suffi a créer une dépendance .
Arrêter la cigarette serait d’une facilité déconcertante a coté de cette dernière .
(…)
Je l’ai embrassé sur ce banc , sur les bords de la Garonne . Quelques dernières réticences la retenait , mais je savais que de toute façon , il était déjà trop tard a ce moment la pour que je puisse -fut ce un bref instant- envisager de passer a coté d’une histoire avec elle . Je ne voulais même pas baiser , coucher , « niquer » avec elle .
Tout ce que je voulais , c’était faire l’amour avec elle .
Alors que nous rentrions main dans la main chez moi , mon rythme cardiaque s’accélérait a en donner une crise cardiaque a un coureur marathonien chevronné , tellement heureux d’être avec elle , et en même temps déjà triste a l’idée qu’elle reparte le lendemain .
Je n’ai jamais nié cette infernale tendance a voir ce foutu verre a moitié vide .
Je ne sais plus comment ça a commencé . Elle a du me laisser voir son cou une fois de trop , et j’ai voulu l’y embrasser , sans savoir ensuite m’arrêter . L’oreille droite allait subir le même sort , et ayant horreur de faire des jaloux , j’allais très rapidement jeter un coup d’œil du coté de la gauche .
Et un petit coup de langue , aussi .
Ce sont des moments ou le temps galope lorsque l’on croit que qu’il s’est brusquement arrêté . Chacun de ses vêtements qui s’ôtaient semblaient prendre des années a atterrir a l’un ou l’autre recoin de ma pièce , jamais très loin toutefois de l’endroit ou l’un ou l’autre de mes propres vêtements avait déjà atterrit .
Son soutien gorge ne m’opposa qu’une pale résistance , mais j’ai passé des années a m’entraîner a l’enlever d’une main sans que l’autre sans aperçoive .
On obtient beaucoup de ce genre de petit talent .
Comme toute fille qui se respecte , elle n’aimait pas ses seins . Je les adorais du moment ou il s’offraient a ma vue . J’ai souvent du mal a refréner un petit rire au moment ou j’approche pour la première fois ma main de ces derniers , me souvenant de ce film ou un « novice » se faisait expliquer qu’il n’était pas franchement recommandé de les malaxer façon pâte a modeler .
Personnellement , ma préférence irait pour de simples effleurements de la main droite du sein droit pendant que j’embrasse de mes lèvres chaque centimètre du gauche .
Et vice versa .
Arrivé a ce stade , j’étais au comble d’une excitation qui ne pourrait trouver son terme que quand je lui aurais enfin fait l’amour , mais ce corps aux formes si parfaites ne méritait pas le moindre acte bâclé , et je voulais passer suffisamment de temps a la regarder , si parfaite dans ses moindres détails .
Quitte a ce que mon érection chaque minute plus violente me fasse horriblement souffrir . C’est douloureux en activité ces machins la , si si !
Je me plaçais derrière elle . Il est parait-il est plus conventionnel pour une première fois de commencer face a celle que l’on va pénétrer , mais elle , je voulais que mes lèvres puissent continuer a lui sucer son cou , les oreilles , passer mes mains sur ses hanches , sur ses jambes si fines , pendant qu’enfin je la pénétrerais .
Cela arriva , enfin ou déjà .
Au moment ou je venais pour la première fois en elle , j’allais doucement , sachant qu’il n’est jamais agréable pour une fille d’être pénétré pour la première fois comme s’il s’agissait de la dixième . Et puis aller doucement procure un plaisir certes infime a ce que peuvent procurer des poussées plus brutales , mais au point de vue des émotions , l’on en viendrait a murmurer vite des mots d’amour .
Quitte a retarder les poussées brutales pour quelques minutes plus tard .
A chaque mouvement de mes reins et des siens , je ne me lassais pas de la regarder , et je le concède , de faire comme tout bon mec obnubilé par l’acte , de me regarder aller et venir en elle . C’est toujours un spectacle excitant et fascinant , et cela me rappelle toujours le « petit Nico » quelque peu frustré qui a 16 ans sur son lit se promettait en s’endormant qu’il aurait une pensée pour lui même quand il ferait , enfin , l’amour .
J’ai respecté ma promesse , « Nico » .
Beaucoup de filles se demandent , de la même manière que nous les mecs mais pas forcément dans les mêmes termes (toujours l’ignoble syndrome « alors heureuse ? » … je me suis a titre personnel fait un devoir de ne jamais poser la moindre question après avoir fait l’amour) , si elles sont « un bon coup , ou pas » .
Pour moi , la réponse a cette question est d’une simplicité remarquable .
Un bon coup est une fille qui malgré mon épuisement manifeste et le fait que je doive passer un examen le lendemain matin (c’est un exemple , bien sur) , me pousse a me réveiller dans mon sommeil pour veiller sur le sien , réveils mi rêves mi réalité , ou je l’embrasse dans le dos tout en passant ma main sur ce corps nu et brûlant couché contre de moi .
Je ne sais toujours pas comment j’ai laissé ce divin corps dormir pendant que j’allais a mon examen , le lendemain matin …
Nota Bene d'un 1 an et demi plus tard :
(Mesdames , Messieurs , Bonjour , la compagnie Air Nico-je-déballe-ma-vie-sexuelle-sur-internet vous souhaite là bienvenue à bord , il fait actuellement 90°C en cabine , pour prendre un peu d'air , les issues se trouvent sur le coté , n'oubliez pas d'ouvrir les hublots avant de sauter ...)
Hier soir , 18h
« Donc nous sommes d'accord Nico ? Tu t'occupes bien d'acheter une plante pour Caro , nous n'arriverons pas les mains vides pour sa crémaillère ? » , s'enquit brune pour la 7ème fois en autant de minutes .
Brune a la regrettable habitude de se répéter autant qu'une chanson de Vanessa Paradis .
Ce qui est d'autant plus inutile que 30 secondes plus tard , l'information raisonne autant dans mon cerveau que les hurlements d'un bègue aphone dans une pièce capitonnée d'hôpital psychiatrique .
Ayant pris congé de ma brune partie visiter un appartement en compagnie d'une sienne amie ayant requis son assistance , des fois qu'elle ait des velléités suicidaires très prononcées au cas où le dit appartement se révélerait une énième fois au moins aussi charmant qu'une décharge publique à proximité de Tchernobyl , je prenais moi la direction de la place des Carmes , dans l'intention de prendre un apéro récompensant justement mes rudes efforts de la journée achevée .
... C'est vrai quoi , c'est crevant de bouquiner en bronzant sur le capot de sa voiture , paumé en pleine campagne ...
Parisiens , moi aussi je vous aime .
Je retrouvais donc Manon , la petite amie de Mathieu depuis 4 5 6 la fin de la guerre de cent ans merde je sais plus , étudiante en médecine de son état , zombie halluciné et hululant à fendre le coeur de Christine Boutin chaque fois que l'on parle de soirée .
C'est terrifiant à entendre , vous l'aurez compris .
Non Manon , pose ce scalpel ! Argh!Glup!crrrouick ...
(La suite de l'histoire est narrée à titre posthume , Nico n'ayant pas survécu à la main vengeresse du Zombie de la place des Carmes . Signé : Brune)
C'est ainsi que nous prenions un premier verre en terrasse , un soleil couchant nous dorant la pilule , un air chaud s'engouffrant dans nos chevelures folles et non je ne suis pas du tout dégarni sur le coté , un clochard aux airs de George Harrison dans sa période hippie (pléonasme , soit) me lâchant 2 litres de bave (authentique) sur la main tremblotante avec laquelle je tentais désespérément d'allumer la cigarette qu'il me collait au visage .
Je reviens , je suis pas encore sur de m'être assez lavé les mains .
Et je n'ai pas encore vomi mon estomac , mais cela ne tardera pas .
... Ou en étais-je ? Ah . Oui .
Après deux premiers verres en terrasse et Mat nous ayant rejoint , nous prenions la direction du London Town , dont l'Happy Hour est l'occasion de s'interroger légitimement sur ce que seraient les tarifs en non-période d'Happy Hour .
Et vous allez voir que l'on m'accusera encore d'être médisant , tiens .
Alors que je sortais du bar pour fumer une cigarette , je reconnaissais à l'extérieur mon ancien voisin de mon actuelle adresse , et je faisais alors ce que toute personne fait lorsqu'elle rencontre quelqu'un avec qui elle n'a jamais parlé lorsqu'elle avait au moins quelque chose de banal commun , comme par exemple habiter le même immeuble : j'ai sorti une effroyable banalité sans intérêt .
« Tiens salut ! Alors , vous êtes partis sans prévenir , on a même pas eu le temps de vous dire au revoir ... »
Non mais franchement .
C'est vrai que lorsque l'on quitte un immeuble , on fait tous les paliers pour dire « salut , je quitte l'immeuble , je suis ravi de pas t'avoir connu ... »
Quoique visiblement décontenancé par l'abominable platitude intellectuelle de ma délirante réplique sans nom , il me répond , un sourire jaune au coin de la lèvre (merde , où ais je foutu mon « l'anatomie pour les nuls » ?) :
« Oui , j'ai quitté vite l'appartement et la fille avec qui j'étais »
... je vous jure que durant les 4 secondes qui suivirent , j'ai cru entendre un corbeau .
Si si , j'vous jure .
« Ah euh désolé » , réponds piteusement le Nico , réponse d'autant plus grotesque qu'il n'y a que peu de cohérence à s'excuser de quelque chose dont on est pas responsable mais il m'arrive de m'excuser auprès de ma cuillère quand je la fais tomber , alors bon , question cohérence ...
A l'intérieur du bar , la cloche de la fin de l'happy hour raisonne . L'ex voisin rompt le silence en souriant plus franchement , et rigole en lâchant « bah , c'est l'immeuble qui est maudit , sans doute ... »
Mat sors la tête par la porte entrouverte du bar , le téléphone portable à la main .
« Nico , y'a t'a moitié qui semble avoir quelque chose à te dire ... »
C'était une manière de présenter la chose .
A l'attention de ceux qui s'étonneraient de ma surdité ces prochains jours , qu'ils ne m'en veuillent pas , mes tympans n'ont pas survécu au « quelque chose à te dire » de ma brune ...
« Nico , tu fais chier ! Mat m'a dit que tu n'avais pas acheté les fleurs , tu comptes le faire quand ? Je t'ai passé les sous en plus ! »
Je jette un regard angoissé sur ma montre . 20H .
(tout ce qui suit est à imaginer avec en fond sonore la musique de Benny Hill)
Je détale tel un lapin poursuivi par le syndicat des chasseurs bourrés (ok , encore pléonasme) , à la recherche d'un magasin de fleurs encore ouvert . Celui où je pensais aller s'avère n'être qu'un salon de coiffure , je me demande l'espace d'un quart de seconde comment j'ai pu confondre les deux , le temps en fait d'avoir pivoté sur un petit saut carpé , puis je refonce dans la direction opposée .
Tout cela est à lire très vite , vous l'aurez compris .
J'arrive à Montceau fleurs , boutique traditionnellement ouverte très tard .
Et comme traditionnellement cela se produit en pareille situation , la boutique est -lorsque j'y arrive transpirant comme un chameau- aussi obscure que les intentions de la BNP vis à vis de la société générale .
... Putain de corbeau , tu vas te taire ?
Je rejoins Mat qui finit d'acheter des bouteilles , et qui devient aussi blanc que de la Smirnoff lorsqu'il me voit sans fleurs dans les mains .
« Nico , t'es foutu » , lâche t-il tristement avec son (très) célèbre sens de la nuance .
Loin de moi l'idée de vouloir paniquer , mais je commence effectivement à me sentir aussi à l'aise qu'un homard dans un bain-marie . Je sombre dans le n'importe quoi même , par exemple lorsque je demande au gérant du petit casino du coin « s'il n'aurait pas la plus débile des fleurs à vendre , par pitié ? » .
Entre deux crises de fou rire , ce dernier arrive tout de même à placer 3 mots cohérents pour me faire comprendre qu'il y'a peut-être encore une chance avec le fleuriste de la rue Pharaon .
J'y fonce dare-dare .
Tiens , le corbeau semble avoir été rejoint par deux autres ?
La commerçante est en train de fermer le rideau de fer de son magasin , ce qui n'augure pas forcément rien de très bon quand à mon affaire , quoique je commence à sentir vaguement le roussi (en sus de la transpiration de mammouth , évidemment) .
« Bonsoir , j'ai promis une dizaine de fois à ma petite amie que je m'occuperais d'acheter des fleurs pour une crémaillère , et je n'en ai rien fait ... pourriez vous m'éviter la décapitation , je paierais le double par pitié s'il vous plait ? »
... L'orchidée au prix d'un Mont-Blanc , je m'en souviendrais , tiens .
C'est sur : un de ces jours , je serais aussi célèbre que la vieille qui crie dans la rue « dieu est bon et va tous vous punir » ...
Nota Bene :
Parce que je ne suis jamais avare de conneries , laissez moi vous remettre à l'esprit l'excellente vidéo ci-dessous ... toute ressemblance avec des Nico , Ben et Mat dans une voiture serait incroyablement paradoxale .
http://youtu.be/SpwK3vFGJp0