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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 10:17


The Supermen Lovers - Starlight


Un des principaux vices de fabrication m'affectant reste que je ne sais pas tenir ma langue .

Ainsi , lorsque brune me demande gentiment d’aller retirer pour elle un abominable t-shirt vert (quelle abomination !) pour une manifestation culturelle dont le principe même m’échappe complètement (écouter cette gourde de Fanny Ardant lire des textes démodés et rasoirs , est-ce bien sérieux ?) , je ne peux m’empêcher de me laisser bêtement attendrir lorsque j’entends l’un des responsables de l’événement dire assez fort pour que tout le monde ou un Nico (c'est pareil) l’entende :« zut , mais comment vais-je faire si je n’arrive pas à trouver un bénévole pour ce petit travail de rien du tout ? » .

Si un des mes lecteurs aurait à son passif une licence de psychologie , il pourrait toujours la rentabiliser en m’expliquant pourquoi quand je pense dans ma tête « fuit de là , fuit de là , fuit de là » , je ne peux m'empêcher d’ouvrir mon grand clapet pour répondre « allez , je vais vous le faire votre petit boulot … »

Non , parce que franchement , j’avais sincèrement autre chose à faire d’autrement plus intéressant que de me retrouver avec l’obligation de me lever le lendemain à 8h déguisé en Géant Vert demi-portion .

Pioncer joyeusement ? Par exemple .

(…)

Levé à 7h55 du matin , je n’avais fatalement pas le temps de me prendre un café .

Il paraît qu’un certain nombre de personnes arrivent à s’en passer sans pour autant ressembler à un cadavre en décomposition avancée devenu le rendez vous du gratin de toutes les variantes les plus marrantes des mouches du coin .

J'ai énormément de mal à le croire lorsque je me regarde dans la glace le matin .

J’arrivais presque à l’heure (comptons donc 5 min de retard , quart d’heure toulousain non compris évidemment) au lieu que l’on m’avait demandé de hanter , suffisamment ponctuel pour me sentir en droit d’éructer bruyamment à la vue de l’affligeante affluence des autres bénévoles censés coopérer avec moi à l’édifiante tache objet de mon détestable réveil .

Grosso-modo , y’avait autant d’hommes en vert sur place que de bénévoles dans une maison de retraite de Calais au mois d’Août .

Encore un long moment de solitude , que je traversais là .

Alors que j’entamais prudemment une procédure de retraite de type Waterloo , j’étais interpellé par un type visiblement beaucoup plus réveillé que moi , suffisamment en tout cas pour avoir compris en un tour de main qu’il allait perdre le seul bénévole qui ait eut la témérité de venir se jeter dans un attrape couillons au moins aussi grossier que l’emprunt russe qui fit le bonheur des épargnants Français de la belle époque .

Une chose est sure : je serais vieux de quelques années de plus , j’aurais été le seul acheteur d’actions Eurotunnel la veille de leur crash .

« Ah … vous êtes tout ce qu’on m’envoie comme bénévole … » , estima t’il d’un œil tendance méprisant-agacé .

Si seulement j’avais été un peu plus réveillé , en voilà toujours un qui aurait profité d’un voyage gracieux pour l’orbite de Jupiter .

Il sembla d’ailleurs mesurer que mon absence de réaction signifiait bien que son bénévole risquait de tourner de l’œil , pour peu que l’une des paupières qui lui faisaient face en renferment un , oeil .

« Il y’a une cafetière dans la cuisine , en attendant que d’autres bénévoles arrivent , tu peux toujours t’en préparer un … »

A noter que ma conversation n’avait pour l’instant pas dépassé celle de bavard , le muet d’un village à l’ouest du Pecos .

(...)

Une cuisine .

Une cuisine éclairée par des néons , cette odieuse création contre nature inventée par un type aussi dénué du sens de l’esthétisme que de celui du confort . Je découvre enfin , après moult tâtonnements hasardeux et maladroits , quelque chose que mes doigts identifient comme étant une cafetière .

Un vieux filtre usagé l’occupe encore , ainsi que ce qui a du naguère ressembler à une imitation de café soluble de type Lidl . Mais alors , vraiment avec beaucoup d’imagination .

Je me dirige vers des toilettes que j’ai deviné lors de mes investigations précédentes , et j’y verse le contenu du filtre , oubliant qu’une poubelle aurait probablement et plus logiquement fait l’affaire .

Est il utile de préciser que c’est ainsi que je me suis retrouvé à 8h30 du matin , dans des toilettes immondes et qui ne sont pas les miennes , à nettoyer un abominable résidu de café éparpillé un peu partout , dans et hors de la cuvette ?

(…)

Après avoir passé deux bonnes heures à désempiler des chaises , pour former des rangées symétriques imaginées par un type qui avait jugé utile de faire un plan à notre attention (non mais je vous jure …) , moi , et des bénévoles qui avaient fini par se décider enfin à arriver , prenions la direction de la cuisine , afin de faire un sort au café que j’avais lancé quelque heures plus tôt .

Il n’est pas de mot assez fort pour résumer la confusion , le mal être , les pulsions suicidaires , l’envie de mener la révolution en Éthiopie , le désir de me castrer chimiquement ainsi que celle de gâcher une corde de chanvre toute neuve pour priver l’Europe de ma contribution , lorsque empoignant la cafetière , seule me restait en main la poignée , le réceptacle en verre et le café allant s’écraser par terre aux pieds des bénévoles attérés …

Le bénévolat , c’est ma joie .


marathon-des-mots.jpg

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 15:08

Il est un empire du mal absolu contre lequel tout le monde , un jour où l’autre , deversera des tombereaux d’injures bien senties , et qui pourtant , en attirant une nouvelle fois ses victimes en son antre , arrivera -dans un numéro d’hypnotisme a faire pâlir d’envie notre Sarko national lui même- à les rendre à nouveau complêtement fans . 

J’ai bien evidemment nommé cette saloperie d’Ikéa .
 

Je pourrais avoir passé des heures à hurler sur Ikéa parce qu’il manquait la vis , celle qui devait permettre à l’étagère si belle dans les allées « démonstration » de tenir enfin droite , et non pas de ressembler à la tour de Pise mais en plus fade , bref , je peux avoir manifesté des vélléités de créer un mouvement terroriste visant à réduire en cendres Lerberg © , Ivar © , Änga © et autres nuisibles importés de Suède  , je ne saurais pour autant que me laisser ensorceler plus benoîtement qu’un Ulysse par des bêtes sirènes sitôt que que j’aurais posé une tong dans les allées démonstration de ce commerce au moins aussi nuisible que celui du tabac .
 

Qui n’a jamais rêvé de débarquer avec un monte-charge dans le rayon démonstration pour emporter une pièce entière déjà montée ? A part moi ?
 

J’ai toujours cru que les groupies des
Words Appart , les fans d’un insignifiant insipide dénommé Grégory Lemarchal , ou pire encore , les adorateurs de Pascal Sevran , étaient sans doute ce que l’on pouvait trouver de plus coriaces (et crétins) en matière d’adoration malsaine . 

C’était avant que je lache une brune dans Ikéa , armée d’une carte flambant neuve de crédit frappée du sceau de la marque infâme .
 

Je vais essayer de retranscrire l’état de transe qui l’habitait et dont j’ai à l’occasion appris l’existence .
Avec effroi , je dois dire .
 

« Bon alors il nous faut des couverts , un tire bouchon , et … tiens , des verres ! Ah , et tes casseroles sont nazes , il en faut des nouvelles . Et puis , si tu veux que tes omelettes ne ressemblent plus au no man’s land version 1918 , il faut que l’on rachète des poêles . Tiens , des passoires ? Il t’en faut une . On rachète des oreillers ? Je t’ai dit que je détestais tes draps ? Zut , il faut aussi une étagère pour mettre une (infime , ndrl) partie de mes (innombrables , ndrl et sic) habits . Que dirais tu de changer de canapé ? »
 

Le coup de poêle Ikéa derrière les deux oreilles pour la calmer ayant probablement fleurté avec l’illégalité , je m’abstenais .
 

Mais Dieu sait ce qu’il serait advenu si j’avais déjà décidé d’arrêter de fumer avant ce jour là .
 

(…)
 

Je ne sais pas vous , mais je suis toujours impatient lorsque je décharge ma voiture de la demi-centaine de cartons de meubles ramenés de chez Ikéa . Aaaah , ce qu’il me tarde de voir les belles petites étagères que je me suis acheté , comme mon bureau rendra minable en comparaison celui de la Maison-Blanche lorsque j’en aurais fini !
 

Cette phase là ne dure jamais très longtemps .
Jamais plus que le moment de la découverte du mode d’emploi , quoiqu’il en soit .
 

C’est bien simple , le carton qui me semblait monstrueusement lourd dans l’escalier va systématiquement me donner l’impression d’être paradoxalement devenu trop petit pour contenir la si gigantesque étagère que j’avais convoité , et avant tout début de montage , je me passerais dans ma tête le film du moment où après avoir cherché cette salo**** de fou*** de con**** d’allée 7 pendant une bonne demi heure , j’avais passé pas moins de temps à pleurer comme une fontaine .
 

Le bref moment de jubilation de « ca y’est , je l’ai trouvée ! » , c’était infortunément transformé en un long moment de solitude lorsque je découvrais sur les 10 rayons d’à coté une myriade de déclinaisons incompréhensibles de cette saloperie boisée .
 

Après m’être rémémoré ce sympathique moment , le visage plus tiré que celui d’un ridicule poilu sous un arc de triomphe , je me lançais dans la phase dite de « construction » .
 

Dire que j’adorais jouer aux légos , petit .
 

Sérieusement , j’ai du envisager un moment à faire appel à une grue de chantier . Cette foutue étagère , qui semblait si paisible , amicale même (on me reproche souvent d’appeler amis des personnes qui me piétineraient sans vergogne si le Code Civil le permettait) , devient un monstre sanguinaire au moins aussi abominable que Pol-Pot sitôt que l’on tente de faire tenir à la verticale ses deux colones de support .
 

Faites l’expérience : les deux colonnes retomberont bruyamment par terre lorsque vous tenterez naïvement de poser la première planche .
 

Et si vous n’aviez pas le sentiment que la chute était si bruyante , c’est que le bruit de votre hurlement de douleur quand la planche vous sera retombée sur les pieds aura couvert celui de la chute des colonnes de support .
 

Et du miroir qui était sur la cheminée , accessoirement .

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 15:18


Pink Floyd - Another Brick in the Wall



Il y’a 9 ans de cela , alors que je me complaisais naïvement dans l’age bête , me vautrant pathétiquement dans mes 15 jeunes années que je ne regrette absolument pas (nous avons eu une conversation « sérieuse » avec Brune sur sa très légère contrariété à me voir m'apitoyer sur ma jeunesse perdue) , j’avais passé un séjour sympa à Hossegor en compagnie de ma bande de copains de l’époque .

De l’époque , parce que le séjour n’avait pas contribué à sauvegarder notre amitié , particulièrement après que j’ai ruiné le Ciao
de la sœur du mec qui m'hébergeait .

Comme nous étions jeunes et cons , nous avions dès le premier jour fait honneur aux belles plages de cette partie de la côte Landaise , et par un soleil et une température évoquant mais en plus modérée celle qu’il fait au Sahara Oriental un 15 Août , nous avions passé la journée à bronzer dans la joie et la bonne humeur , de 10h du matin à 18h .

Sans protection solaire , évidemment .

Lorsque je suis rentré chez moi , 4 jours plus tard , ma mère eut un cri d’effroi lorsqu’en croyant ouvrir à son fils , la porte avait ouvert le passage à un martien en phase terminale de la lèpre , des plaques de peau virevoltant dans son sillage .

Sans parler des croûtes , forcément .

(…)

9 ans plus tard .
(J’adore cette manière que j’ai de jouer avec les dates , pas vous ? Hum . Ok . Nico mode autosatisfait Off .)

Brune ayant mis dans la balance sa démission pour obtenir un jour de repos auprès de sa Thénardier , nous avions enfin 24h communes à partager sans IVG (interruption volontaire professionnelle) depuis un temps franchement indécent . Nous avons donc procédé logiquement , et comme tout Français moyen se respectant un minimum : nous avons dilapidés joyeusement 5h de ce temps en voiture .

Je suis presque mur pour vivre à Paris , moi .

A ce propos .
Lorsque l’on vit à Toulouse , on se targue à longueur de journées d’avoir un avantage décisif sur ces imbéciles de Parisiens qui non contents d’êtres à plus de 2h de la plage la plus proche , n’ont pour plage que les sinistres galets d’Etretat , ou les sinistres (et puants) snobs de Deauville .

Puisque les Toulousains ont décidément pour passe temps de me torturer avec leur quotidienne question « Mais ? Vous n’avez pas l’accent d'ici , vous ! » (cela fait 13 ans que je vis à Toulouse , merde , quoi !) , il me semble juste que je rectifie à mon tour leur fierté , moi , le « Parisien » .

Vengeance .
Je t’en foutrais du je ne suis pas d’ici , tiens .

Donc , Toulouse est , il est vrai , a 1h et quelque des plages les plus proches . Ainsi , au bout d’une heure de route , vous aurez le bonheur de bronzer à Narbonne plage , cette charmante ville de littoral au adorables relents de centre commercial bétonné , animation au micro comprise dans le prix , évidemment . Pour une heure quinze de route , vous pourrez apprécier le délicat panorama de Port la Nouvelle
, paysage fait de superbes raffineries pétrolières , incroyables pétroliers naviguant sans trop polluer au large et au sein de la ville par le biais de canaux ou les rats ne pullulent pas à toutes les saisons . Et comble du luxe , pour une heure trente de route , vous aurez la joie et la chance de profiter des magnifiques plages du Cap d’Agde , ville bâtie dans les années 50 à une époque où l’on devait croire possible de reproduire Manhattan sur les rives de la Méditerranée .

Peut-être les Toulousains y réfléchiront ils à deux fois avant de me refaire l’affront de me traiter de Nordiste .

Ayant décidé de faire mon Parisien , j’acceptais l’idée de perdre , donc , un peu plus de temps enhammam
306 pour goûter la joie d’une vraie plage , et c’est ainsi que Brune et moi atterrissions à Leucate , ville encore dénuée de béton il y’a peu , c’est à dire avant qu’un Maire débile décide de refaire la place centrale du centre ville sur le modèle du parvis de La Défense .

Et après on ose juger les Nordistes , non mais je vous jure .

Après avoir patienté 20 minutes de plus sur le goudron d’un abominable parking de centre commercial , le temps que la pizza rustique que nous avions commandée cuise , et après nous êtres cramés les pieds aux troisième degré sur un sable probablement fourni par Brandt à la commune de Leucate , nous nous affalions sur le sable de la plage avec une lourdeur qui serait à peine égalée par celle de Bigard .

Pardon , nous avions , avant de provoquer un tremblement de terre de magnitude 7 , trempés ce qui restait de nos moignons de pieds dans la mer , le temps de faire baisser de quelques centimètres le niveau de l’eau , quoi .

On ne m’ôtera pas l’idée de la tête que l’on ferait moins de ramdam sur le réchauffement climatique , si tout le monde s’amusait ne serait ce qu’à rentrer un orteil dans le glaçon méditerranéen .

Bref . Sur ces entrefaites , et après avoir passé un brin de crème solaire sur les parties les moins chiantes à tartiner de nos corps blanchâtres , Brune et moi allions nous livrer à une de nos joies favorites .

… Ce que l’on peut ronfler fort sur une plage Méditerranéenne .

(…)

5h après .

Je crois bien que quelque chose me remue , mais il est trop tard , qu’on me laisse agoniser en paix . Ma gorge est aussi sèche que mon front est mouillé de sueur . Deux neurones tentent d’amorcer une réflexion pour comprendre comment on a pu me rentrer dans un crématorium pendant mon sommeil .

Un neurone arrive à commander une paupière , lui ordonnant sèchement de s’ouvrir .

« Nico , réveille toi , il est 18h ! »

Mmm ? Tiens , nos bruyants voisins à chapeaux ridicules ont mis les voiles . La plage s’est étonnamment dépeuplée , sans doute se sont ils tous empressés de rentrer pour ne pas rater la demi heure de pub précédent le croulant Poivre .

Je me retourne .
Et c’est le drame .

« Ouaille ouille aie aie aie ! ! ! » , informa le Nico à l’ensemble de la région Languedoc Roussillon .

(…)

Une chose est sure , j’étais pas encore poilu à 15 ans .
Sinon , et même 9 ans après , je me serais souvenu que les poils des jambes n’ont jamais , jamais arrêté le moindre rayon de soleil .

Ouille . 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 17:31

 
Top Gun - Thème



Il est un fait avéré qu’au Lycée , j’ai à peu près accumulé toutes les (més)aventures possibles et (in)imaginables pour passer pour le parfait premier détraqué .

Le ton de l'article est donné , je crois .

En dehors de cela , ou du moins dans sa triste continuité , je dois avouer que je rajoutais à une liste d’avanies sans nom , un certain goût pour un look certes affirmé , mais qui n’aurait pas dépareillé en milieu rural au début des années 50 .

Et pas forcément du XXème siècle .

Ainsi , j’ai mis un certain nombre d’années pour oublier une regrettable habitude que j’avais pris , consistant à mettre un T-shirt (moche) en dessous d’une chemise (abominable) , tout en prenant bien évidemment le soin de non seulement laisser ouverte la chemise (que l’on puisse aussi admirer le T-shirt , tiens) , mais en plus , de la rentrer dans le pantalon .

Pour mieux imaginer l’horreur , je vous recommande de revisionner un épisode d’Hélène et les garçons .

Étant de nature influençable , particulièrement en matière de mauvais goût , j’avais décidé un jour de copier mon doux papa dans une de ses pratiques les plus abjectes . Non content de porter des chaussures de ville que renierait un sénateur proche de la retraite (ou de passer l’arme à gauche , mais pléonasme) , j’avais la fantaisie de prendre la direction d’un maréchal-ferrant
cordonnier , et de faire poser sur mes talons … des fers .

Les quelques jours qui passèrent avant que mes chaussures prennent la direction du vide ordure , de véritables émeutes eurent lieues à mon Lycée lorsque certaines âmes trop sensibles paniquaient en croyant qu’un Cow-Boy avait élu domicile en ce sinistre lieu .

Les nombreux morts (de rire) laissés dans mon sillage , sans doute .

Dans la liste des génocides au bon goût que j’ai pratiqué , il y’aurait aussi le port prohibé de gants en cuir à mettre à mon actif . Je persiste , d’ailleurs , encore aujourd’hui à dire qu’ils étaient beaux à l’origine , et que n’étant pas un être superficiel qui se détourne des choses sitôt qu’elles sont altérées (mon fétichisme ne me l’autorise pas , tout simplement) , je ne pouvais me résoudre à jeter mes gants lorsqu’ils avaient pris l’apparence , de loin et en louchant , d’une serpillière Lidl passée à la foreuse automatique .

Je suis un sentimental , c’est tout .

Reste que si j’ai fait ici l’évocation de ce à quoi peu ressembler le néant absolu (ou l’appartement de Pascal Sevran , horreur) dans un numéro de contrition très difficile et que je tiens à mettre en valeur , c’est pour mieux faire l’apologie de ce que j’estime être un élément vestimentaire
très esthétique , contrairement à ce que pourraient laisser croire les nombreuses injustes attaques dont il a fait l’objet .

Ma veste en cuir , quoique assez lourde pour expliquer ma scoliose
très aggravée , est très jolie , et ne ressemble absolument pas à celle que portait Tom Cruise dans Top Gun , sorti en 1986 .

Et si elle y ressemblait , ce ne serait que pour apporter la preuve une fois de plus que les années 80 étaient très en avance sur leur temps .

(…)

Cette veste en cuir m’évoque définitivement , la larme à l’œil , cette période lycéenne que je détestais jusqu'à ce que j’ai mis les 2 pieds à la Fac et particulièrement cette fois , où mes potos et moi devisions tranquillement dans le petit jardin au milieu du lycée et proche de la machine à café , et où je passais par conséquent la majorité de mon temps .

Ce qui contraignait nombre d’exs à prendre des rallongements pas possible , à leur grand dam .

Alors que nous parlions d’un sujet vague et dénué de tout intérêt (le conseil de classe du lendemain , me semble t’il) , Thomas stoppait net la conversation en s’écriant tout à coup « Nico , tu fumes !
» .

Je regardais dubitativement ma cigarette , et lui rétorquais gentiment que certes , mais que cela faisait tout de même un an que je m’adonnais à cette pratique honteuse , entre autre devant lui .

« Non , non , tu n’as pas compris , tu fumes ! Vraiment !
» .

Un nuage de fumée susceptible de faire oublier celui de Tchernobyl s'échappait de ma veste . .

… Décapiter sa cigarette , laisser le bout incandescent tomber dans la poche avant de sa veste modèle Top Gun peut nuire à la santé du Cuir . 



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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 11:54

Dans la liste non exhaustive de mes effroyables défauts , liste malheureusement en perpétuelle évolution -à la hausse , évidemment- , il en est un qui à le don de pousser mes amis au bord de la crise d’hystérie , sinon à la tendance psychopate animé de pulsions réellement sanguinolentes .

Je suis aussi souvent ponctuel que dans le positif sur mon compte bancaire .

Pour illustrer , j’étais à -1200€ aux dernières nouvelles (il y’a 15 jours , donc) .

Alors imaginez ma ponctualité .

Mon problème n’est pas tellement que je sois incroyablement volatile , à savoir , que je puisse changer 6 fois de directions avant de me décider enfin sur ce que je veux faire , pour finalement aller prendre un verre avec un improbable ami en me disant " bah , ca pourra attendre demain " .

Non . Mon vrai problème , celui qui explique que je sois perpétuellement en retard , et qui par sa nature justifie à mon avis que mes amis ne me détestent pas encore (tous) , est que je souffre d’un mal abominable , une tarre congénitale dont je n’ai jamais réussi à me libérer , un peu comme le parti socialiste avec ses membres trotskistes .

Je ne sais pas dire non .

Horrible . Les gens passent leur temps à me solliciter , quand ce n’est pas moi qui le fait , pour des choses que je sais pertinement ne pas pouvoir faire dans les temps , sinon faire tout court . Mais moi , invariablement , je me retrouve systématiquement à les écouter émettre leur demande , sans sourciller , et quand du fond de mes trippes remonte un " non " qui se voudra aussi clair que le non Français à une Constitution Européenne , un sourire béatement crétin illumine mon minable visage , un oui honteusement coupable m’échappant invariablement .

Can do , sir ! " .

Un vrai petit soldat . Avec le meme QI , évidemment .

(…)

Travaux pratiques .

Imaginons que vous deviez récupérer le chat de Brune , directement importé de Barcelone (et dire que certains se font livrer des cloppes ! Moi c’est une boule de poils rouquine , que l’on me livre) . Il vous faudrait donc pour bien faire rester disponible aux alentours de 13h , l’heure prévisible d'arrivée des amis Barcelonais qui devaient me ramener la dite bestiole . Que faire pour vous rendre cette journée apocalyptique ?

Ok , le fait que les amis vous rappellent pour vous dire " on est en retard , on ne sait pas quand on arrive " est un bon début , mais un peu indépendant de votre volonté . Trop facile , donc .

Prenez un café avec Mat . Lorsque vous saurez qu’il part 3 jours , vous abandonnant lachement à la morne vie Toulousaine , forcément , vous ne saurez que pédaler dans la choucroute et émettre des propositions délirantes , comme et par exemple de faire un Tennis à 20 km du centre ville aux alentours de 17h30 .

Surtout que vous n’avez pas de raquette de tennis .

Can Do ! " , ce ne sera pas un problème .

Tiens ? Agnès vous appelle ? " Nico , il fait trop beau , et je ne trouve personne pour m’accompagner ! Je t’en supplie , tu veux bien venir avec moi à la piscine ? " . Il est 14h30 . Le temps de la retrouver ? 15h . Le temps d’être dans l’eau ? 15h30 . Le chat arrive quand ?

Alors là ! Se serait un problème ? Mais non , voyons !

Can do ! "

Vous avez fait mourir de rire toute la piscine de Ramonville en vous balladant en maillot le téléphone portable à la main (dans l’attente de l’appel des livreurs de félins) , quand enfin , le téléphone sonne . " Nous sommes arrivés ! Tu peux être là dans combien de temps ? " … Logiquement , annoncez 20 minutes .

En effet , si vous aviez annoncé 50 minutes , le fait que :

- vous soyez dans l’eau au moment de l’appel ,
- que le casier refuse de s’ouvrir ,
- que l’employé de la piscine doive le défoncer à coups de maillets ,
- que vous tombiez en rade d’essence ,
- qu’une remorque parte dans une embardée angoissante sur le périph juste devant vous suffise à créer un climat de psychose sur tout ce qui s’apparente à du goudron ,
Bref , tout cela pourrait faire que vous arriviez à l’heure , et non en retard , conformément à votre sulfureuse réputation .

Justifiée , de ce fait .

Voilà , c’est fait . Vous suez dans votre Sauna en forme de 306 , les voitures devant vous roulent moins vite qu’un escargot tétrapleugique , et le chat miaule à fendre le cœur de Michèle Alliot Marie . Vous êtes donc prêts à répondre à l’appel de Mat , déjà impatienté de toute évidence , au vu de la voix roque émise par le combiné .

Qu’est ce que tu fous ? Il est 17h40 , et je poireaute sur le parking de la fac de médecine "

Il faut savoir que ce parking est aussi sympathique que le le port du Havre touché par une marée noire .

J’arrive ! Je suis là dans 20 minutes ! " .

Can do , va .

Forcément que Mat ne pouvait que partir furieux lorsque , enfin arrivé sur place aux alentours de 18h15 , je lui avouais d’une petite voix qui se voulait appitoyante :

" Au fait , il ne me reste plus qu’à trouver une raquette … "

Can Do .
Abruti , va . 

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 09:24

Seal - Crazy


« ... Bien, je vais vous faire un virement pour vous rembourser votre ordinateur à partir de sa valeur à neuf, monsieur. »

Bon dieu, pourquoi je ne me suis pas fait voler mon ordi plus tôt ?
Pense moins fort, il pourrait t’entendre.

« Alors vous me virez 999 euros ? », demande le Nico aux yeux rivalisant soudain sans difficulté avec ceux du chat potté de Shrek.

Le 3 de la série est un navet au fait, mais ne nous égarons pas.

Je sens que l’opérateur que j’ai en ligne a du se mordre violemment les lèvres pour éviter de m’éclater de rire au nez, ce qui aurait fait tout de même mauvais genre .

« mpffff … non, nous déduisons 10% de la valeur du bien par an. »

Ma tête se transforme instantanément en surcalculateur IBM plus dopé qu’un cycliste dans l’Alpes d’Huez.

« Cela veut dire que vous allez me rembourser 999 euros moins 25% ? Donc environ 750 euros ? », interroge le Nico au visage déjà quelque peu rembruni .

Cette fois j’en suis sûr, il se marre avec ses collègues. Sans doute a t'il mis le haut parleur, et je suis la distraction d’une bande d'hindous mesquins oubliant l’espace de quelques secondes qu’il n’auront pas les moyens à la fin de la journée de s’acheter leur (demi) ration de coquillettes. Certainement que je finirais sur le « best-of cas sociaux » qui circulera sur l'intranet de Axa Assurances. Qui sait.

« mpffff … Non, nous comptons 10% par année entamée , donc nous ne vous remboursons que 700 euros ... »

Argh.

« … Enfin, sans compter la franchise de 170 euros, évidemment … »

Je déteste les hindous mesquins.

(…)

S’il est avéré que je passe clairement moins de 2 minutes trente dans un magasin de fringues, sachant que d’ailleurs je vais rarement -c’est à dire jamais- ailleurs qu’à Célio, et que ces 2 minutes trente ne me laissent guère le temps d’essayer les habits que j’achète (« on verra bien »), il en va toutefois très différemment lorsque je suis à la recherche d’un nouvel ordinateur.

En gros, j’ai fait une dizaine de boutiques, essoré autant de vendeurs à poser des questions farfelues, à me faire faire des devis dont je savais qu’ils feraient du bordel dans ma corbeille avant même qu’ils soient couchés sur le papier, et j’ai finalement atterri à la Fnac ou je savais intimement dès le départ que se serait là que j’achèterais mon petit PC à moi tout choupi.

Toute ressemblance avec une fille dans l'exercice de son activité quotidienne serait due à un hasard des plus déconcertant .

Ca y’est, je sens encore que je vais me faire traiter de je ne sais quoi, tiens.

Ce qui est marrant à la Fnac, c’est d’observer le manège des vendeurs, fonçant d’un point à un autre du magasin sans autre but apparent que d’orchestrer un ballet odieusement ringard, vêtus qu’ils le sont de leurs vestes qui l’air de rien, n’ont rien à envier question fantaisie à l’accoutrement des Picaros.

En revanche, il est à noter que la Fnac est le lieu d’une guerre sans merci : n’avez vous donc jamais remarqué la traque qui s’organise pour arriver à attraper un vendeur déjà coincé par un autre prédateur plus rapide que vous ? Alors que le pauvre vendeur tente désespérément de faire comprendre à ce premier client que non, il ne sera pas possible de faire rentrer une cartouche de jeux Amstrad dans un Lecteur Cd Rom, les autres chasseurs, dont je faisais partie, se positionnaient autour du duo,  les yeux affamés, les jambes tendues, prêts à bondir sur le pauvre petit vendeur sans défense pour lui porter l’estocade sitôt qu’il se serait libéré de l’abruti ci-dessus nommé.

Manque de bol, un prédateur plus rapide que moi allait lui sauter dessus une seconde plus tôt que moi.
J’aurais été un pitoyable lion dans la savane.

(…)

24h plus tard.

J’exulte. Après avoir sauté partout dans mon appartement affreusement vide, je me suis lancé dans un rite affectif, prêt à rouler des pelles à la petite chose à boutons qui brille de tout ses éclats, enfin sortie du vilain  carton ou elle ne semblait que m’attendre.

Au cas ou vous auriez un doute : je parle bien d'un ordinateur, pas de ma Brune.
Elle n'a pas de boutons , elle . Son moindre défaut ?

Je commence à installer mes petits petits mp3, mes photos narcissiques, mes petits programmes, et … et …

« Windows a du s’interrompre immédiatement pour ne pas endommager votre matériel. (Ps : allez vous pendre, pauvre mec.) »

C’est dans ce genre de moments difficiles que mes colères sont spectaculaires.
Heureusement, aucun téléphone portable n’a volé par la fenêtre ce jour là.

Pour une fois.

Je retourne à la Fnac. Le responsable du SAV n’est heureusement pas effleuré par l’idée qu’il soit possible de rendre HS un ordinateur tout neuf en moins de 24h -son fils ne s’appelle pas Nicolas, assurément-, et décide de me remplacer, je cite, « l’appareil défectueux ».

Un instant, j’ai craint d’être empaqueté/affranchi comme une étudiante de Nanterre, et envoyé en SAV du coté de Taiwan.

Je rentre chez moi , mon nouvel ordi² (sous copyright nicolien, ndrl) sous le bras. Un constat m'afflige plus rapidement qu'une détonante invention nommée TVA sociale : l'abominable appareil, bien qu'il soit sorti du même moule que le précédent, est effroyablement lent.

Je commence à être pris de convulsions creutzfeld jacobiennes .

... Qui ne seront toutefois rien en comparaison des symptômes qui m'affecteront lorsque je me rendrais compte que la batterie de mon ordinateur est restée sur le premier modèle , celui que le vendeur a déjà du retourner au constructeur , quelque part du coté de l'Asie mineure ...

Maudit . Je suis maudit .

gotlib-7-1.jpg

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 12:03


Jennifer Paige - Crush


Existe t'il une formule diplomatique idéale et opportune qui reviendrait , grosso modo , à dire avec tact et délicatesse à sa charmante brune que l'on aimerait bien profiter des 24h de repos dont on dispose miraculeusement pour aller se rotir à la plage , tout en sachant pertinement que la brune ne sera pas du voyage , employée qu'elle l'est par une employeuse aussi concilliante que le baron Antoine Ernest Seilleres ?

En ce qui me concerne , je n'ai rien trouvé de mieux que " Ne t'inquiète pas , je serais rentré pour 20h " .

Et tant pis si cela revenait à passer plus de temps à suer à gros bouillons dans ma 306 qu'à me dorer la pillule à Leucate plage , tiens .

J'ai toujours eu une aversion profonde pour les disputes stériles .
Ceux qui penseraient que je n'ai plutot pas le courage pour les affronter seraient mauvaises langues .

Ou des ex .

(...)

L'autoroute reliant Toulouse à la Méditerranée se caractérise essentiellement par une donnée très précise : elle est effroyablement chiante . 
J'ai longtemps cherché des moyens d'égayer ces 150 insoutenables kilomètres me séparant du soleil et de la plage , mais en dehors de la fois ou je me suis retrouvé embarqué sur cette chienlit goudronée parce que j'avais raté la dernière sortie du périphérique avant le péage , passant de ce fait une heure enjouée à renouveller mon répertoire d'insultes et jurons abominables , bref , en dehors de cette fois la , j'avoue n'avoir jamais trouvé le moindre intéret aux bêtes panneaux sur le coté s'extasiant sur le parallélisme entre le canal du midi et cet enfer routier .

Non mais sérieux , combien de personnes lisent le panneau "St Férreol , partage des eaux" , et n'ont jamais pour autant juste tourné la tête pour vérifier si c'était vrai ? Hein ?

J'arrivais à Leucate avec à peine 2h de retard sur l'horaire initialement prévu -la routine , donc- , et retrouvais Jeremy qui n'avait pas , contrairement à une idée recue , totalement mangé la table de son appartement à attendre mon arrivée pour déjeuner .

Mais un cas de cannibalisme à bien failli se produire dans le Languedoc Roussillon , ce jour là .

" Bon , au moins tu es la , on va passer une bonne petite journée et on pourra prendre un apéro sur la plage ce soir . " , soupira Jeremy .

Aie .

" Et Brune , a quelle heure arrive t'elle ? "

Ouille .

" je … je propose qu'on commence par parler des sujets qui ne fachent pas , je ne suis pas totalement sur que tu sois pret à entendre ce que j'ai à te dire ... " , balbutiais je plus livide qu’un De Caprio marinant bêtement au milieu de glacons sans raison apparente , en plus .

Ce n'était qu'après 10 minutes de torture intensive , minutes qui m'avaient vu menacé de consommation par le nez de calamars baignants dans une huile on ne peut plus douteuse , que je me résolvais à avouer l'intenable vérité .

" Je-n'ai-pu-venir-qu'en-jurant-d'être-rentré-ce-soir-mais-pour-m'excuser-je-vous-invite-à-aller-faire-du-karting-mais-ne-tapez-plus-s'il-vous-plait ! " , hurlais le nico terrifié par l’abominable poulpe seché .

Encore un insoutenable cas d'atteinte aux droits de l'homme , tiens .

C'est ainsi que je sacrifiais 2 des 5h dont je disposais pour vérifier que le sable n'ait pas changé de couleur par rapport à l'année précédente , en me rajoutant une nouvelle centaine de kilomètres dans les pattes sous un soleil de plomb , lorsque nous cherchions vainement une piste de karting que je voyais beaucoup , beaucoup moins près de Perpignan que cela .

Il est vrai que je ne voyais pas Perpignan si près , si près des Pyrénées non plus .

(...)

Le soir venu .

Je passe une bonne demi heure à me ronger les ongles les doigts -voyant l'heure tourner et pensant à la douce mélodie que je risque d’entendre jaillir de mon portable lorsque Brune comprendra la teneur exacte de mon retard- , pendant que Jerem et un de ses amis rangent l’appartement dans une sorte de crise d’hystérie qui , un court instant , me rappelle les retours de week end de mon doux papa .

C'était très impressionnant à voir .

Avec seulement 2 petites heures de retard sur l'horaire benoitement envisagé lorsqu'il s'agissait d'apaiser une Brune en furie , et alors qu'il ne me reste que des moignons là ou naguère j'avais de jolis petits doigts bien dessinés , nous prenons la route de Toulouse .

Quelques minutes passent avant que je ne remarque que , disons , un certain malaise semble avoir pris d'assaut la bonne humeur de mes compagnons de route .

Disons le nettement , ils ont virés au vert .

"Nico , ta voiture vibre ..."

Les gens sont médisants tout de même .

Une 306 toute rouge qu'elle en ferait palir une Ferrari , et on ose faire le difficile ? Franchement , les pirates en foutaient par dessus bord pour moins que ca . 

Si seulement les pirates avaient possédé une 306 .

Etant quand même foncièrement honnête , sauf peut être en dehors des fois ou je suis à la Fnac et que j'explique au suspicieux vendeur que ce n'est tout de même pas ma faute si l'ordinateur est déjà unitilisable après une journée Place Esquirol , je concèderais que ma voiture , depuis 6 mois , avait une très légère tendance à vibrer plus qu'une groupie des Worlds Apart sitôt que l'on dépassait les 90,2 Kilomètres heures . 

Je vous laisse donc imaginer à 130 km/H sur Autoroute . 
Un A380 au décollage sur les pavés de la Place de la Concorde eut paru - en comparaison- plus sécurisant .

Mais bon , comme je le disais à Jerem qui passa le voyage à s'imbiber d'alcool dans l'espoir que la douleur serait moins cuisante en cas d'accident , il n'y avait franchement pas de quoi paniquer .

Après tout , ce n'est pas comme si mon père avait constaté que les bandes de roulement des deux roues arrière étaient à l'agonie et au bord de la rupture ...

Gaston.jpg

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 18:58


Lorsque je rencontrais Brune il y’a 9 mois de cela , l’une de mes premières préoccupations , priorités et envies était de l’emmener dare-dare à Calicéo , ce paradis sur terre n’ayant rien à envier à un Neverland où le capitaine crochet aurait enfin empaillé ces criards de mioches abrutis , ou aux jardins de l’Elysée enfin débarrassés de Bernadette Chirac .

Et non , le but de la manœuvre n’était absolument pas de l’apercevoir quasi nue avant l’heure .

Comme si c’était mon genre , tiens .

(…)

9 mois plus tard .

L’accès aux bassins de Calicéo étant aussi onéreux que l’ensemble du programme spatial Apollo , Brune et moi nous décidions , sur les conseils dithyrambiques d’une amie , d’aller jeter un coup d’œil du coté de la piscine de Colomiers .

A propos , un petit Flash-back s’impose .

Vous souvenez vous de cette histoire que je vous narrais naguère , sur cette abominable calamité de l’éducation nationale que j’avais prénommé « Heir Julia » pour son sens de la courtoisie n’ayant rien à envier à celui de Bernardo Guy ? Parfait . Un jour , cette garce se mit en tête de m’humilier une nouvelle fois en me faisant cette remarque saugrenue :
« Senor Nicopoi , vous vous doutez que j’ai eu à votre propos (au conseil de classe , sic) des mots dithyrambiques … a propos , selon vous , cela signifie que j’ai dit quoi de vous , lorsque je dis dithyrambique ? »

Ne connaissant pas la signification de ce terme , et vu l’habitude de cette givrée à m’incendier d’injures , c’est tout naturellement que je répondais :
« Eh bien je suppose que cela veut dire que vous avez dit de moi que je suis un crétin fini , ne connaissant rien à rien , un menteur , un hypocrite et un faisant ? »

Rires dans la classe .
Tas de morveux .

« Non , dithyrambique signifie élogieux , Senor Poirier . Mais comme c’était ironique , vous étiez dans le vrai . »

Je déteste le dithyrambisme .
Fin de la parenthèse .

Pour aller de Toulouse à Colomiers , il existe deux possibilités :
- prendre sagement sa voiture , et y arriver en 10 minutes ;
- croire que Toulouse est une grande ville , que la ligne C de métro existe réellement alors qu’il ne s’agit que d’une vague correspondance d’un train de banlieue insalubre -toutes les heures environ- , débarquer en plein cagnard au milieu de nulle part dans un concert de circulation automobile insoutenable . Durée de trajet : une heure trente .

Si vous cherchez encore la solution privilégiée par un Nico , cela signifie que vous n’avez découvert ce blog il n’y a que quelques secondes , ou que vous n’avez pas scrupuleusement suivi les recommandations de votre médecin lorsqu’il vous a dit « attention , c’est sérieux ! Un diabète , on ne rigole pas avec … » .

Très sérieusement , je me demande ce qui est passé par la tête de l’abruti qui un jour s’est assis à sa table à dessins , et qui m’a pondu ce capharnaüm dantesque que l’on nomme gentiment Colomiers . C’est bien simple , Colomiers donne l’impression d’être un Mc Drive géant , un no man’s land où la simple idée à voix haute exprimée de se déplacer à pied pourrait paraître asociale .

L’enfer , vous dis je .

Le Nico ayant une tendance à vouloir paraître galant , je m’étais senti obligé de proposer de porter le sac de piscine que ma brune avait eu l’outrecuidance de vouloir soulever jusque là , au risque d’endolorir ses petits bras chétifs mais tout doux , si si .

… Non mais sans blagues , j’ai cru me décrocher la mâchoire plus sûrement que la fois ou Clément avait tenté de m’initier à sa science de la muscu .

En ce qui me concerne , il n’est pas rare que je me rende à la plage ou à la piscine en nonobstant qu’une serviette pourrait pourquoi pas et potentiellement me servir . Alors pensez vous : quand je pense effectivement à en prendre une , qui n’ait pas -qui plus est- servie plus de deux mois , c’est jour de fête .
Imaginez dès lors la stupéfaction d’un Nico suant le Pacifique , qui s’étant interrogé sur ce qui pouvait peser autant dans le sac de piscine préparé par sa brune , découvre en tentant de garder son calme : du gel douche , des vêtements propres de sa brune , deux serviettes propres pour la piscine , et la même chose pour la douche

J’en suis encore coi .
Et transpirant , aussi .

(…)

"Je passe , ou je ne passe pas ?"

Parmi les phobies qui sont les miennes , il en est une que j’ai nourri depuis mes 10 ans et les quelques années qui suivirent et que je passais à me gratter les pieds au sang parce qu’un sale type avait contaminé la piscine ou nous rendions avec mon école .

J’ai nommé ce chaudron de l’infamie , ce bouillon d’hépatites en tout genre que l’on appelle sobrement pataugeoires .

Sur la pointe des pieds et les poils hérissés à donner des bouffées d’angoisses à un hérisson , je traverse la flaque , non sans un haut le cœur bien ressenti . Heureusement , l’eau glacée du premier bassin dans lequel je m’enfonçais ensuite allait très vite détourner mon attention , non sans douleur d’ailleurs .

Si quelqu’un recherchait un raccourci pour l’Arctique …

Maussade et regrettant amèrement mon Calicéo à moi que j’aime , je décidais toutefois d’aller me détendre un peu en prenant la direction du toboggan , considérant qu’après tout , il n’y a pas d’age pour faire le con . Je jetais toutefois un regard inquiet au drôle d’énergumène faisant la queue derrière moi , ce dernier ayant une propension assez bizarre à fixer le vide tout en prononçant à répétition un mot pas très -selon moi- explicite .

Ca donnait ça : « Gnu … gnu … gnu … »

Bah . Je montais l’escalier assez vite , et arrivé en haut , m’engageais dans le toboggan confiant et tranquille .

… Je n’avais pas glissé 7 mètres que j’entendais derrière moi un bruit sourd , et des « gnu … gnu … gnu … » raisonner triomphalement dans le toboggan …



Ce furent les secondes les plus angoissantes de ces 7 dernières années .

Et je compte prendre un abonnement à Calicéo . A l’année .

gnu.png

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 11:31


« Nico , tu as déjà fait de l’auto stop ? » , me demanda t’elle ingénument .

L’embardée que la voiture faisait instantanément , et l’expression terrifiée qui coloria mon visage lui apportèrent un semblant de réponse .

(…)

Septembre 2004

Cela faisait déjà 3 jours que je faisais les vendanges en compagnie de Clément , dans un coin si retiré de la civilisation que je m’attendais tous les soirs en tentant de m’endormir à ce que les vikings débarquent joyeusement , sinon Attila lui-même .

Mon mal être était particulièrement accentué par le fait que je découvrais par ailleurs les joies des « a coté » des vendanges , à savoir cette étrange et lancinante sensation provoquée par le moindre mouvement du dos , sans parler de la terreur provoquée par l’objet tombé au sol , à la simple idée qu’il va falloir le ramasser .
C’est d’ailleurs a ce type de détail que l’on reconnaît quelqu’un qui a fait les vendanges , à cette étrange façon de ramasser les objets en utilisant tout le catalogue de contorsions possibles et (in)imaginables pour se baisser sans se pencher d’un quart de poil .

Je n’ai jamais été poignardé , mais je ne sais que trop depuis ce sombre mois de Septembre 2004 à quel point César n’est pas si à plaindre que ça .

Chochotte , tiens .

Bref , lorsque le dimanche se décida enfin , c’te feinasse , à pointer le bout de son nez , je disposais de toutes les raisons les plus sérieuses pour pioncer joyeusement , et rêver pourquoi pas de greffe de colonne vertébrale et de castration de viticulteurs .

Sauf que . Entre autre de mes nombreuses tares , il en est une qui arrive à me faire lever un dimanche matin à 6h , quand bien même il me faudrait pour cela me traîner à quatre pattes en gémissant à chaque mouvement dépassant les 10cm/heure .

Véridique .

Voyez vous , j’exècre les beaufs qui beuglent ignoblement devant 22 abrutis visiblement non dotés du sens de l’orientation vu leur propension à changer de direction toutes les 5 secondes .
De la même manière , j’ai une tendance à considérer que si le rugby peut être marrant une fois ou l’autre à suivre , particulièrement quand Paris Toulouse gagne , suivre tous les matchs avec la concentration d’un courtier sur les variations du cours d’Eurotunnel me semble aussi réverbatif , que disons le , passablement crétin .

Mais j’aime la Formule 1 .      
Nico , ou l’art de perdre tout son lectorat féminin en un post .

C’est ainsi que ce dimanche matin là , je me traînais péniblement jusqu’à la télévision à une heure indécemment matinale , tout à l’espoir que mon pilote fétiche gagne enfin son premier grand prix . Logiquement , j’ai effectivement jeté mon dévolu sur le pilote le moins prometteur de ses 30 dernières années , j’aurais probablement mal vécu de soutenir un gagnant .

Question de principe .

J’allume la télévision .
Crishhhhhhhhhhhhhhh .

« Oups . » , commentais-je sobrement .

Détail amusant , et tout à mon étourderie , j’avais oublié que cela faisait plusieurs jours que nous étions contraint de suivre les inépties de M6 en lieu et place de celles de TF1 , tellement plus ludiques , la télévision de Clément n’ayant probablement pas voulu cautionner que l’on prépare notre cerveau à de la « disponibilité » pour coca cola .

J’aimerais tout de même que l’on m’explique en quoi regarder 10 poufs jouer à « baise mi et baise moi » sur une île serait censé me donner envie d’acheter du coca . Mais je suis sceptique de nature .

Catastrophe . Le Nico en panique commence fort logiquement à se beugler dessus et à se traiter de tous les noms d’oiseaux habituels en récompense de son éternelle étourderie .
Puis , dans un moment de colère vindicative , enfile les chaussures qui traînent à sa portée , visiblement pas les siennes mais il s’en fout , et d’un pas décidé , part en chasse d’une télévision plus coopérative .

Mes plus grandes folies sont les plus spontanées .
C’est d’ailleurs mon drame .

Sauf que . Le village ou je me trouvais comptait probablement moins de villageois que Verdun en 1917 , statistiques peu flatteuses qui chutaient encore violement si on prenait par méchanceté le sadisme d’en retirer les moins de 80 ans .

Alors la télévision , vous pensez .

Mais j’avais décidé que , lorsque l’un des ouvriers agricoles me retrouverait le lendemain agonisant entre 2 grappes de raisin après que je me sois ouvert les veines pour oublier fut ce l’éternité la douleur remontant de mes reins , que ce matin la , j’aurais au moins eu le réconfort que je m’étais promis , à savoir observer 20 abrutis tourner en rond .

Nico , ou l’art de trahir ses convictions pour conserver son lectorat féminin .

C’est ainsi que je me retrouvais un dimanche matin à marcher au milieu de nulle part , sur une route de campagne probablement oubliée des cartes à l’échelle 1/1 , 10 bornes me séparant du village le plus proche et doté avec un peu de chance d’un bar pas trop rustique ou les paysans auraient la gentillesse de ne m’égorger qu’après que j’ai pu voir mon grand prix .

10 bornes . Sous un soleil naissant et déjà chaud . Sans que j’ai pu boire mon café vital . Alors que j’avais la gorge plus sèche que ce qui doit rester de Jeanne Calment .

Je ne pouvais que lever le pousse lorsqu’une voiture arrivait à ma hauteur .
L’inconscient , tiens .

« Bonjour , je vais au village le plus proche .
- Monte .
»

Court , clair et concis .
Ca a failli être le résumé de ma vie .

J’étais monté dans l’ignominie suprême . Alors que la portière avait à peine claquée , je me demandais s’il ne serait plus sage de sauter par la fenêtre . J’étais tombé sur des « raveurs » effroyablement maussades , sans doute délogés par une compagnie de CRS pendant la nuit . Leurs chiens , bavant et grognant , semblaient tout en me dévisageant se poser la question de la comestibilité d’un Nico . La techno pulsait dans l’air vicié de la carlingue , une odeur d’un peu de tout me provoquant un début de nausée que la conduite sportive sinon suicidaire du chauffeur ne calma franchement pas ...

(…)

La campagne , c’est le mal .
Avec les vendanges et le stop , donc .

moteur.jpg

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 09:52

L’avantage de la collocation , c’est que l’adage « rien ne se perd , tout prend forme » fait merveille avec beaucoup plus de clarté qu’une opération de chimie de seconde , opérations auxquelles je n’ai d’ailleurs jamais rien compris mais ne nous égarons pas .


Et foutez moi la paix avec mon adage , je ne fais qu’adapter .

Ainsi , en rentrant du boulot hier soir , je tombais nez à nez avec mes deux collocs goguenards , Clément ayant à priori raconté mes folkloriques aventures de la veille , à savoir que j’avais probablement du prendre un verre de trop et que j’avais dès lors rencontré la fatigue très tôt .

Du moins , cette version là m’aurait arrangé .
Comme de juste , il y’avait pourtant une version longue que ma mémoire avait jugée utile d’effacer .

« Au fait Nico , que t’es t’il arrivé ce matin ? »

Merde . Je n’ai pas du être assez rapide pour me planquer sous la couverture quand il a ouvert ma porte .

« Je peux tout expliquer » , mentais je avec conviction . « Voyez vous , j’ai du avoir envie pour une fois d’aller aux toilettes en pleine nuit , et j’ai du chercher dans mon sommeil le premier vêtement qui me tombe sous la main , et donc j’ai …
- Non non , on voulait dire , tu te souviens que ce matin tu es passé par nos chambres ?
- Pardon ? »

Pause . Je pense qu’il est utile pour une meilleure compréhension du texte d’évoquer la physionomie de notre appart . Projo Robert !

Esquirol-1.JPG

Sur ce remarquable dessin bâclé sous paint , vous pourrez admirer la façon dont se présente notre petit T4 de 110 m² . Constatez comme nous avons un grand salon ! Notez l’harmonie des pièces ! Remarquez la proximité affichée de Clem et d’Antoine !

… ne soulignez pas trop cruellement la mise en quarantaine du Nico .

Bref . Comme sur les paquets de céréales que nos yeux fixent comme une télévision haute définition le matin , amusez vous sur ce premier plan à trouver le chemin le plus logique et cohérent que devrait prendre un Nico pour satisfaire une envie pressante aux alentours de 7h30 du mat après une nuit de débauche .

C’est parti .

(…)

Ca y’est ? Voyons ce que vous avez répondu .

Esquirol-2.JPG

Ah ah . Non , sérieusement , je sais que le niveau du blog ne vole pas haut , mais je suis quand même plus complexe que le paquet d’une boite de chocapics .

Allons Allons .

Donc , la bonne réponse était :

Esquirol-3.JPG

Evidemment .

Retour à la conversation des collocs .

« … Mais … mais … non , vous , vous avez rêvé ? » , s’épouvanta le Nico devant le récit de ses exploits matinaux .
« Beh on s’est demandés . Mais bon , on avait nos portes ouvertes , et on avait tout les deux le souvenir de cette drôle de silhouette nous dévisageant bizarrement , et puis , tu as laissé ouvert nos portes , et d’ailleurs tu as repris ce même itinéraire au retour … »

Gulps . Bon dieu , je suis somnambule . J’ai décidément toutes les tarres possibles et imaginabl…

« D’ailleurs , c’était quoi ce que tu portais ? C’était rose je crois … »

Leurs rires du moment où ils ont compris que je portais la nuisette de Brune raisonnent encore dans l’appartement .

La colloc , c’est éprouvant .

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