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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 19:48
Lorsque j’ai pris mon appartement , il est vite devenu un lieu de soirées plus réputées que les orgies Romaines les plus décadentes , ce qui m’a empêché de me reposer plus de 5 minutes consécutives jusqu'à l’arrivée du mois de Septembre et la fuite de mes fêtards contraints par la force des choses de revenir a des activités ridicules au possible .

Par exemple et au hasard comme les études .

Seulement , j’ai épouvantablement mal vécu la période qui s’ensuivit , ou il m’arrivait de passer 3 jours consécutifs chez moi , guettant désespérément mon téléphone et l’improbable appel d’une âme en peine de soirée , et pourquoi pas de ma modeste compagnie .

Passés 4 jours , les résidents de mon quartier tremblaient aux sons des hurlements lugubres parvenant de l’appartement 17 , 14 rue Palaprat …

Aussi , après une brève période d’hésitation -soit 6 petits mois d’altermoiments- , je prenais la décision d’envisager une méthode ressemblant au moins vaguement a une tentative pas trop agressive j’espère du moins pour faire comprendre le plus gentiment du monde a mes propriétaires que je songeais plus ou moins a donner mon préavis .

Il m’a fallu 3 mois de plus pour passer a l’application de cette décision .

(…)

Un Jeudi .

Comme a mon habitude , j’avais préparé un planning que j’avais selon toute probabilité peu de chance de respecter , les plannings que je prépare n’ayant pour vocation que d’être scrupuleusement bafoués .

Un planning ne sert selon moi qu’a se rassurer en fin de journée en se disant que l’on aurait pu faire plein de choses intéressantes si on avait eut plus de motivation qu’un maréchal en retraite . Par exemple .

Bref , je devais donner mon préavis a 17h , me baigner dans la piscine privée a St Cyprien de Virginie a 17h30 , passer a 21h chez mon compatriote de Nico . Simple , efficace , Fonctionnel , ce planning ne me ressemblait pas .

Rien d’étonnant des lors que les choses aillent de travers .

En partant de chez moi les jambes flageolantes a l’idée que j’allais définitivement couper le lien avec le 14 rue Palaprat , je me faisais arrêter par mon voisin qui me faisait remarquer que la connexion wifi marchait aussi bien qu’un char Leclerc en rodage .

Je lui laissais les clés de mon appart afin qu’il puisse réparer le mal et disposer d’une connexion qui ressemble a autre chose qu’un 56K bridé façon 4L .
Arrivé en bas de chez ma proprio , je me mettais en condition .

« Bon Nico , tu sais que tu les adores , que tu leur avais juré la main sur le cœur que tu resterais au minimum 3 ans dans leur appartement pour emporter leur décision et que finalement tu les trahis au bout d’un an , tu comptes par-dessus le marché leur demander un geste sur le prochain loyer , bref , c’est n’importe quoi donc va falloir les prendre par les sentiments . »

Je ne sais pas pleurer a la demande , mais croyez moi que le chat de Shrek est un amateur a coté de la tête contrit que je sais faire instantanément .

« Ecoutez , je vous adore , vous avez été des anges de proprios (hop , vous reprendrez bien un peu de pommade ?) , mais je suis vraiment , vraiment obligé de quitter votre appart . Croyez moi que je le fais a regret (mais pour le plus grand plaisir de mes voisins) mais je n’ai vraiment pas le choix , financièrement je ne tiens plus le coup , mes parents ne peuvent pas m’aider , mes études en pâtissent , je déteste la solitude , je ne me nourris casiment plus … »

Emile Zola et son Germinal peuvent se rhabiller .

Bref , c’est tout juste si ma proprio ne s’excusa pas , allant jusqu'à m’offrir d’encaisser avec un mois de retard les 2 prochains loyers pour m’être agréable .

Et la commençait le bordel .

Premier sms , de Fanny , proposant que l’on ait l’explication que je désespérais d’avoir depuis a peine plus d’une trentaine de jours .

« Excusez moi » . J’envoyais dare-dare le message suivant a Virginie « Je risque d’avoir un peu de retard , ne m’attends pas et rentre chez toi , je suis la dans 1h » .

« Nous disions ? » . Bloum . Interrompu dans mon élan , mon téléphone entame le vacarme que je lui ai assigné comme sonnerie . « Oups , un instant » .
« Nico ? Flo est chez toi en train de lire les discutions enregistrées . »

« … Gulps » .

« Mr Poirier ? Vous êtes tout blanc ?

- Euh rien , un petit soucis » . Doux euphémisme ! J’ai la sale manie d’enregistrer mes discutions , ce qui permet de me marrer gentiment en les relisant lorsqu’une douce prescription recouvre leur contenu , et de m’angoisser atrocement quand la personne qu’il ne faut surtout pas tombe dessus et que les faits litigieux sont d’une actualité plus que criante .

Ce qui bien évidemment était le cas présent .

Arrivaient 2 nouveaux sms qui parachevaient le tableau , un de mon voisin qui me fit penser que mon appartement risquait de subir les dégâts d'une peu subtile vengeance (« je sais tout ») et un de Fanny (« je ne viens que si je suis sure que l’on ne sera pas dérangé ») .

Force m’est de reconnaître que j’aurais finalement préféré donner une demi centaine de fois de plus mon préavis . Enfin , plutôt que de rentrer chez moi …

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 19:43
Après avoir vaguement somnolé trois petites heures , j’ai reçu un appel particulièrement matinal , dont la furtivité n’eut d’égal que le ton glacial de mon aimable interlocutrice . Ça a donné ceci :
« Nicolas , qu’est ce que tu fous ? »
 
Petit hors sujet . L’avantage de mon prénom est qu’il m’a toujours permis de savoir la teneur des intentions de mon interlocuteur , qui malheureusement ne sont pas toujours aussi pacifiques que celle légendaire de la Suisse . Ok , je prenais un exemple extrême .
 
Bref , lorsque quelqu’un m’appelle Nico , je sais que je peux à peu près sans risque décrisper mon poing de la bombe lacrymo planquée dans ma poche et écouter mon interlocuteur en pouvant espérer moins d’une agression verbale a la minute . Le repos , quoi .
 
Mon père m’a longtemps appelé Colas , ce qui généralement signifiait que j’avais fait une connerie « bénigne » , ce qui bien évidemment ne sous entendait pas du tout que la dite bêtise n’avait que peu d’importance , le fait que mon père en faisant une marche arrière arrache la portière de la voiture que j’avais négligemment laissée grande ouverte n’ayant rien de «bénin», mais sous entendait plutôt que la colère immanquablement engendrée par la bêtise était retombée et que je pouvais a nouveau lever les yeux sans avoir peur de me prendre , par exemple , un coup de portière sur le crâne .
 
… Et que je pouvais ranger timidement le petit billet de 50 francs que je tendais timidement pour payer la réparation de la portière .
 
Enfin , et pour conclure ce hors sujet qui aurait pu faire un sujet tout court mais je suis las des critiques non constructives alors chut , lorsque quelqu’un m’appelle « Nicolas » , je sais que a part dans l’hypothèse ou la fin du monde était annoncée dans la seconde qui suivait pour créer un habile contexte de paix universelle , la personne m’ayant ainsi appelée ne peut qu’avoir des intentions manifestement hostiles a mon égard .
 
Fin de la parenthèse , retour a nos moutons . Ou plutôt a mon réveil , douloureux une fois de plus .
 
« Qu’est ce que je fais ? Eh bien étant donné qu’il est 8h du mat , que je me suis couché il y’a 3h et que j’avais sans doute a peu près 3g dans le sang , il est plus que probable que j’étais en train de dormir , du moins jusqu'à ce que tu me réveilles .
 
Et toc . Si tu n’es pas en orbite aux alentours de Pluton après ce vent que tu viens de te prendre dans ta face de sournoise , je ne m’appelle plus Nico .
 
« Ah oui? Ce n’est pas de chance alors, puisque tu travailles a 8h et qu’il est … tiens? 8h17! »
 
Quand je vous disait que les gens m’appelant Nicolas ne cherchent qu’a me nuire …
 
(…)
 
Après avoir passé , donc , un début de journée plus que pénible a répondre a des appels en me demandant s’il n’était pas tout de même encore prématuré d’envoyer les faire part de mon décès , je me rendais vers 13h a la médecine du travail , ou je manquais de faire un arrêt cardiaque lorsque le médecin inscrivait sur sa fiche après m’avoir mesuré « 1m75 » .
 
Ce n’est qu’une fois que j’ai manqué d’entamer un pas de danse exalté dans son cabinet , jubilant de cette nouvelle inespérée faisant un bien fou a mon ego légèrement rudoyé ses derniers temps , que je connaissais une nouvelle infamante désillusion lorsque après vérification , il apparaissait que cette raclure de Docteur avait confondue les chiffres 5 et 3 …
 
« Au revoir Mr Nicolas » . Je ne te le fais pas dire , radasse .
 
(…)
 
Le soir venu , je faisais le tour de mon carnet d’adresse pour trouver d’éventuels candidats a une soirée en ma peut être pas pathétique compagnie mais néanmoins assez particulière présence .
Je suis toujours amusé de proposer ma compagnie a certaines personnes sachant que leur réponse sera toujours négative , du fait qu’il soit toujours comique de voir les trésors d’imagination déployées par celles-ci pour esquiver , paniquées comme jamais et bafouillant une excuse tellement remarquablement non crédible …
 
Bref , j’arrivais a m’assurer la présence de ma Galinette cendrée , de mon compatriote de Nico , de Manon qui ne se remet pas totalement du départ de Matt pour le Canada et dont je suis le mieux placé pour la consoler étant moi-même dans la détresse a la suite de ce départ aussi désespérant que la défaite de l’Espagne en 1/8 de finale , et enfin de ma future ex voisine qui est sans doute la seule voisine qui n’ait pris la décision de déménager en raison de mon voisinage .
 
Tremble Toulouse , j’ai donné mon préavis …
 
Alors que je roulais allègrement vers Fenouillet , Caro me rappelait pour accepter ma proposition de soirée , et je répondais joyeusement que je passais la chercher dans les 15 minutes , son appartement étant sur ma route .
 
 Ce n’est qu’après que j’ai raccroché que la révolte enflait dans la voiture .
 
« Mais Nico , nous sommes déjà 5 dans la voiture ! »
 
J’allais devoir mater cette rébellion . Après tout , les meilleurs capitaines de la Royal Navy avaient aussi connu en leur temps leur part de mutineries …
L’autre Nico allait d’ailleurs venir m’apporter un soutien assez inattendu devant mon embarras a peine plus masqué qu’un emploi fictif a la mairie de Paris .

« Avec des amis et dans ce cas de figure , on avait planqué le 6eme dans le coffre . »
 
Non , réflexions faites , et en souvenir du silence de mort qui suivit cette remarque , cette remarque n’étais pas forcément aussi irréfléchie que l’intervention Américaine en Irak , mais pas si loin de ce degré zéro de la réflexion , tout de même .
Immanquablement , je ne pouvais que lui suggérer de mettre en application cette idée en allant prendre place dans le coffre , ce qui je le concède pouvait paraître déplacé vu que j’avais insisté pour qu’il vienne malgré le fait qu’il ait un exam a préparer pour le lendemain .
 
La révolte prenant une ampleur sans nom , je me voyais contraint de serrer les dents et d’accepter d’amener a bon port mes passagers , sous peine évidente dans le cas contraire de connaître le sort ignominieux du Capitaine Blight , débarqué de son Bounty sans trop comprendre ce qui lui arrivait .
 
Les 15 minutes annoncées a Caroline menaçaient déjà d’êtres allègrement pulvérisées . Ce n’était qu’un début .
 
(…)
 
J’avais regardé comment aller a Fenouillet de façon aussi furtive que inutile , notant vaguement quelque part dans mon crâne que la ville se situait du coté de Beauzelle .

C’était oublier l’enfer que constitue cette foutue ville dortoir , dont le maire a de toute évidence décidé de faire des drastiques économies en évitant soigneusement de doter la ville publique d’un éclairage public , et de ô combien inutiles panneaux de signalisation .
 
J’ai cru devenir fou .
 
De ronds points en ronds points , j’alternais les changements incohérents de directions , incrédule devant l’absence apparente de toute vie humaine dans ce village grotesque , tentant de rester de marbre devant l’impatience et l’ironie grandissante de mes passagers consternés de la galère dans laquelle je les avais entraîné , mais gardant malgré tout très difficilement mon calme lorsque demandant mon chemin a une conductrice , celle-ci me répondait n’être pas du coin , puis lorsque je rééditais ma question a des piétons , ils étaient Anglais et se demandaient -a juste titre- si je n’allais pas prendre la succession de Jeanne d’arc .
 
Désolé pour l’image , mais c’est un torrent de sueur froide qui inonda mon front lorsque a un bar ou j’allais faire part de mon embarras , l’employée me regarda avec des yeux atterrés quand je lui demandais si j’étais loin de Fenouillet , la pauvrette prenant une voix douce sans doute pour me calmer et me sortant un dérangeant au possible « Oula … vous en êtes très loin… »
 
Je la regardais avec les jambes de plus en plus flageolantes me dessiner un plan sur une feuille A4 qui faillit ne pas suffire …
 
Et Caroline qui toujours attendait .
 
Après avoir failli embrocher une bande d’éboueurs dont le camion menaçait de me pousser définitivement dans l’hystérie la plus complète en occupant la totalité de la route , nous arrivions enfin sur Fenouillet .
Et la , j’ai définitivement basculé dans la crise de nerfs .
 
Des rues sombres , sans une âme , a tel point que l’un de mes passagers ne se rendant pas compte que ça remarque mettais en péril sa vie et celle de ses petits camarades avança la question « Etes vous surs que la féria commençait ce soir ? » .
 
Sentant que je n’allais pas pouvoir éviter la case « je hurle dans ma voiture pour me vider les nerfs » , je larguais en rase campagne mes passagers en leur affirmant qu’ils n’étaient pas loin de la féria , et partait dare-dare dans l’intention d’aller chercher Caroline .
 
C’est après avoir roulé -et vidé mes nerfs- une dizaine de minutes que je me suis rendu compte que je les avais lâché sans doute un peu loin de la féria , c'est-à-dire a sans doute une dizaine de kilomètres de cette dernière …
 
J’ai envoyé de pieuses excuses a Caroline , et suis retourné chercher mes amis .
Nous avons bu notre premier verre a 23h52 .
 
Comme l’a cyniquement résumé l’autre Nico , il devait être possible d’arriver plus rapidement, mais a la condition d’y aller sans moi …

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 01:09
Alors que j’étais encore habillé chez Sergent Major et que ma voix ne se distinguait que très difficilement de celles des Snorkis (bebetes dont j’ai très mal supporté la disparition de France 3) , j’avais eu un moment de gloire lorsque accompagnant une amie de ma grand mère , ou pour être précis une personne que ma grand mère espérait voir coucher son nom sur son testament , j’avais été chargé de choisir le vin qui serait englouti le soir même et que j’avais manifesté une tendance précoce a un avoir un sérieuse appréciation sur la qualité de tel ou tel vin .
 
Mon grand père aurait confié un jour que nous avions d’évidentes prédispositions a l’alcoolémie dans la famille …
 
(…)
 
J’avais organisé pour ma petite amie d’alors un réveillon a St Larry , qui en plus de menacer de devenir plus coûteux que la réalisation d’un barrage sur le Mékong , promettait d’être particulièrement épique , le Nico nourrissant sans l’avouer l’objectif d’avoir a nouveau des relations sexuelles avec sa petite amie , relations qui avaient été plus nombreuses en 2 mois de couple que sur les 8 mois qui avaient suivis après .
 
Ne me demandez pas comment il est possible de ne faire l’amour qu’une fois en 8 mois , je serais incapable de revivre une chose aussi ignoble .
 
Me doutant que les dépenses pharaoniques engendrées par la location a la dernière minute d’une chambre d’hôtel en pleine saison touristique ne suffiraient a attendrir ma copine , ou tout du moins me donner l’autorisation d’espérer en un heureux dénouement d’ordre sexuel , je décidais de rajouter l’aléa « alcool » dans le théorème et d’acheter une bouteille de champagne , ce qui en soit peut être considéré comme une marque de faiblesse .
 
Je le concède , j’étais désespéré .
 
Quelques jours avant de partir , je prenais donc la direction d’une boutique Nicolas , boutiques qui n’ont pas contribué a me donner une réputation de sérieux , a juste titre , il est vrai . Je commençais a promener un œil expert sur les bouteilles , essayant de ne pas des lors attarder trop mon regard sur le prix qui menaçait de porter le coup de grâce a un compte en banque qui n’en menait pas large , déjà .
 
Après maintes hésitations , je me dirigeais vers le vendeur .
 
« Bonjour , je souhaitais acheter du champagne , et je pense que je vais prendre du … « Taytinejeure » .
- Euh ? Pardon ?
- Eh bien oui , j’ai vu que vous en aviez , vous ne connaissez pas le Taytinejeure ? (Dit le Nico , un brin moqueur devant l’ignorance du vendeur face a lui)
- Je suis désolé , mais je ne vois pas . Vous pouvez me montrer la bouteille que vous avez vu ?
- Gnnn … (le Nico , un brin exaspéré par tant d’incurie)
 
Je montre la bouteille au vendeur . Et la , c’est le drame … ce qui ne l’empêche d’ailleurs d’exploser d’un rire aussi tonitruant qu’humiliant . Surtout humiliant d’ailleurs .

« Ah ! Mais c’est une bouteille de Taittinger que vous voulez ! »
 
Tout a mes réflexions intérieures , j’avais prononcé le nom de la marque a l’anglaise , oubliant que le champagne venait généralement de contrées plus francophones …
 
Je n’ai plus refoutu les pieds dans cette boutique en 3 ans .

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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 01:02
J’ai toujours eu un faible pour les bigorneaux , qui étaient ma consolation d’avoir été réveillé un dimanche matin par un violent et insupportable George Harrison passé sadiquement par mon père a un volume défiant toute concurrence .
 
Comprenons nous bien : Harrison n’a pas chanté que d’insupportables airs aussi harmonieux qu’une batterie de casseroles tombant sur un carrelage mal accordé , mais être réveillé en sursaut par ses vocalises disgracieuses n’est pas un sort que je souhaiterais a Saddam , Kim Jong Il , voir éventuellement les copains de mes ex .
 
J’ai bien dit éventuellement .
 
Mes parents désespérant de ne pas me voir aussi souvent chez eux que l’on ne voit d’espaces d’immaculés sur ma pauvre moquette , ils réussirent a m’attirer un dimanche midi chez eux sur la promesse hypothétique de bigorneaux , ruse aussi déloyale qu’appétissante .
 
J’ai au moins eu le loisir de me réveiller sur ma musique a moi , la vie est faite de petites victoires …
 
(…)
 
A l’époque des faits , mon portefeuille hurlait plus de douleur que d’accoutumée , les vacances d’été venant de s’achever et les premières assassines factures liées au coût de mon appartement tombant aussi durement dans ma boite aux lettres que le World Trade Center après le passage malheureux d’un avion égaré .
 
C’est de cette période que date ma phobie des boites aux lettres …
 
Contraint a réduire drastiquement mes dépenses , je me devais de rivaliser d’imagination en recettes de coquillettes , a ne plus commander que des demi au lieu de pintes et a me coller des patchs au lieu de fumer des cigarettes .
D’y repenser , un frisson me parcourre .
 
Cette diète budgétaire me poussa également a patienter plus que de raison pour prendre une mutuelle , ce qui en soit ne m’apparaissait pas comme la pire des mesures , a comparer de l’obligation de ne boire que des demi .
 
(…)
 
J’en étais encore a jeter un coup d’œil affamé sur les bigorneaux responsables de l’écourtement de ma matinée de sommeil , quand je m’apercevais qu’il me manquait cruellement une aiguille pour pouvoir faire subir un sort a ces mollusques invertébrés (je suis fan du Capitaine Haddock) .

Après un vif détour par la boite a couture de ma pauvre maman et donc après avoir mis sans dessus dessous la chambre de mes parents pour retrouver la dite boite , je mettais a exécution mes menaces mollusquicides .
 
… « Gloups » .
 
Une improbable malchance et un bigorneaux a la consistance sans doute trop caoutchouteuse ont voulu que l’aiguille reste figée dans le bigorneau au moment ou je l’avalais sans doute trop goulûment , trop heureux de mettre fin a mon régime coquillettes …
 
J’ai passé 10 minutes le nez collé au sol a fouiller chaque millimètre carré du salon a la recherche de l’aiguille , espérant qu’une illusion d’optique m’ait fait perdre de vue la chute au sol de la cause de mon désarroi en lieu et place d’une chute dans mon estomac qui n’en demandait pas tant .
 
J’ai stoppé les recherches lorsque ce dernier a commencé a me piquer plus que la fois ou j’ai mangé un piment rouge aussi inconsciemment que douloureusement …
 
(…)
 
J’ai passé quelques jours , que je vis défiler en heures , a sentir cette fichue aiguille faire la visite du proprio , angoissé et inquiet mais refusant les propositions de mes parents de m’amener faire un contrôle a Rangueil , préférant prendre le risque d’une digestion difficile a avouer que j’avais dans un but d’économie peu louable préféré économiser sur le budget mutuelle …
 
Harrison n’était pas si indigeste , réflexions faites .

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 00:57
J’ai toujours eu une vocation de meneur , étant a l’origine dès la seconde de nombreuses après-midi cinéma ayant émaillé l’année et qui ont cimenté mon groupe d’amis , bien que je le concède Mariane n’ait pas survécu a la certes difficilement soutenable séance « le dentiste ».

Personne ne peut m’en vouloir d’avoir fermé les portes a clés pour éviter qu’elle ne s’échappe , je savais qu’elle risquait d’appréhender ce type de film puisque devant ce faire opérer des dents de sagesse le lendemain …
 
Ma vocation a rencontré une petite contrariété lorsque Thomas est rentré dans « le groupe » , l’année suivante .
 
Un film a fait une brève apparition il y’a quelques temps de cela dans lequel Villeret était « l’antidote » , le type qui permettait a une autre de ne plus bafouiller , dire de bêtises et agir inconsidérément .
Thomas est l’inverse pour moi .
 
J’ai en tête l’image du héros des dieux sont tombés sur la tête , les connaisseurs sauront apprécier l’idée que je me fais de l’effroyable caricature que je suis en présence de Thomas (et en règle générale aussi , accessoirement) .
 
Je me souviendrais toujours de cette petite envie de me pendre discrètement lorsque après m’être senti effroyablement humilié quand Thomas m’avait dit « Nico , tu es un boulet , fais gaffe en ouvrant la portière » , j’avais effectivement dans un geste rageur censé marqué ma contrariété ouvert la dite portière un brin brusquement , enfin suffisamment pour teindre de la couleur de sa voiture le mur de granit voisin , a moins que ce ne soit l’inverse .
 
Après être sorti avec mon fantasme de seconde , Thomas a fait une sortie discrète du groupe , ayant intégré une école aussi militaire que prolifique en soirées d’ivrognes …
 
(…)
 
Mardi soir .
 
Je pensais avoir esquivé avec un réel succès toute probabilité de devoir me rendre a la soirée de Thomas , qui ne pouvait selon toute éventualité bien mesurée que mal finir pour ma pomme .
Accepter de me faire détrousser comme un pigeon par Alexandra au Poker m’apparaissait a coté comme un plan de soirée idyllique , au bas mot .
 
Benoît n’a rien trouvé de mieux que convier Thomas a se joindre a la partie de Poker .
 
Je jure sur ma vie que j’aime bien ce type , mais j’ai passé une soirée entière a serrer les dents , quand après m’avoir plié au bout d’un nombre effroyablement réduit de tours , déjouant au passage les lois de la probabilité en abattant une paire de deux se mariant avec bonheur avec le deux déjà présent sur le tapis -faisant de ce fait terriblement ombrage a ma pourtant jolie paire de 8 servie d’une main- , j’ai du écouter toute la soirée sans broncher plus qu’une mule particulièrement docile Alexandra s’extasier devant le Tom sur des « toi , tu en as » , « lui , c’est un bon joueur » , etc et autres amabilités .
 
Ces derniers jours sont particulièrement éprouvant pour mes nerfs terriblement mis a l’épreuve …
 
(…)
 
Après cette débâcle quasi aussi désastreuse qu’une dissolution manquée , je me retrouvais embarqué pour la soirée chez Tom que je pensais quelques regrettées heures plus tôt avoir esquivé avec succès .
 
Je me suis fait comme de juste massacrer a la tranchette , un jeu dont nous avons malheureusement fait une regrettable habitude , consistant a boire chaque fois qu’un idiot plus habile a mis une pièce dans un verre , n’étant pas bien évidement personnellement a proprement parler quelqu’un de particulièrement habile .
 
Alors que j’étais gentiment aussi imbibé qu’une éponge oubliée sur une plage après un ras de marrée typé Asiatique , j’ai décidé de m’en aller , bien que Ben ne semble selon toute évidence pas disposé a me suivre .
 
C’est arrivé en bas de l’immeuble que j’ai compris que les choses risquaient de ne pas êtres aussi simple que je ne l’avais au préalable et naïvement envisagé …
 
Je suis tombé nez a nez avec une barrière particulièrement décourageante , assez en tout cas pour me faire passer pour un nain n’ayant pas fini sa croissance .
Disons 2m73,5 , soit un mètre de plus que moi , et mon vélo , accessoirement …
 
A ce moment la , me sont revenues en tête toutes les brimades , remarques gentiment méchantes mais hautement vexatoires du Tom , et j’ai commencé a frissonner en pensant a celles dont j’allais être gratifié si j’entamais une piteuse retraite .

Aussi ais-je agis le plus logiquement du monde : j’ai entrepris d’escalader la barrière , mon vélo sous le bras …
Je vous l’accorde : ma logique n’est pas toujours raisonnable . Et cohérente , aussi …
 
Commence alors l’aventure d’un Nico perché a 2m de haut , qui après avoir réussi a hisser son vélo a une hauteur somme toute assez décourageante pour une personne douée de raison , se retrouve attaché a , dans l’ordre : une grille , un câble de frein de vélo bien évidemment complètement enroulé a une pointe , et a un baladeur mp3 faisant certes beaucoup de bruit mais étant beaucoup moins coopératif pour se détacher de mon vélo …
 
J’ai vu le moment ou j’allais laisser accroché mon vélo en haut et changer d’identité , de ville et de vie , pour faire court .
 
Bien que je n’ai retenu cette hypothèse au souvenir de l’heure de gloire que m’avait fourni mon vélo sur la route de Bayonne , il me faudra peut être reconsidérer l’option changer de ville , Thomas m’ayant promis de faire ma légende a son école .
 
Le sobriquet de « l’alpiniste » a été retenu me semble t’il .

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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 15:58

« Idiot ! Sombre Idiot ! Mais quel con ! Mais quel impuissant ! Mais quel abruti ! Ce n’est pas possible , enfin ! Seul , chez une fille , lumière tamisée a 2h … pardon , 3h du matin ! Et rien !
Comme un con , j’ai regardé cette idiotie de série grotesque comme le niais que je suis , sans rien faire , sans rien tenter , « sans » ! Enfin je suis définitivement devenu aussi pitoyable qu’une grenouille passée par les cuisines d’un grand restaurant ou quoi ? »

 

Ça , c’est moi en train de tirer un bilan de ma soirée …

 

Bon . Reprenons . Avant d’en arriver a hésiter entre me fracasser le crâne contre un mur d’une petite ruelle sombre ou attendre que le type a la mine patibulaire venant vers moi le fasse a ma place au cas ou il apprécierait mal que je ne lui donne pas le petit euro symbolique que je trouvais la volonté de lui refuser (j’ai toujours rêvé d’avoir une mort digne de figurer en tête d’un journal , « mort pour un euro » étant tout a fait a ma convenance …) , j’avais passé la soirée avec une amie connue a la fac .

 

J’aime beaucoup cette fille comme amie (si ! si !) , je n’ai en général jamais d’idée déplacée en sa compagnie (cas de figure aussi rarissime que la modestie chez un kéké , par exemple) , bref , je suis innocent de tout crime dont on puisse vouloir m’inculper comme le disait le regretté Louis XVI , qui au passage aurait eut moins d’emmerdes s’il avait plaqué son job pour bosser chez Abatis .


C’était une remarque personnelle .

 

Simplement , sans doute l’influence des histoires des uns et des autres ou le fait que dans mon effroyable crédulité j’en vienne a croire que ce qui se passe dans les films américains soit réaliste (« tu montes prendre un verre » ne veut absolument pas dire en France -jusqu'à preuve du contraire- « j’ai envie de toi grand fou » , a mon grand regret) , je m’en suis voulu d’avoir même pas esquissé la moindre velléité , disons -par exemple bien sur- d’ordre sexuelle .

 

Après avoir racketté le boulanger de garde de la place Jeanne d’Arc d’une cigarette sur laquelle je tirais rageusement en me maudissant d’avoir offert mon avant dernière cloppe a un ami qui l’a prise quasi a contrecoeur , je tentais de trouver un moyen de me convaincre de ne pas me castrer définitivement , tentant de comprendre comment j’avais eu un certain nombre de fois le culot de oser et un incroyable certain nombre d’autres fois eut l’absence d’une once de prétention de virilité .

 

J’était ainsi perdu dans mes réflexions quand j’apercevais en bas de chez moi une camionnette rouge , mon instinct surentraîné me faisant deviner avant que se soit humainement possible de le voir qu’il s’agissait de pompiers . Sans doute un peu précipitamment , je réfléchissais déjà a la meilleure manière d’annoncer a mon père un retour honteux a Jean Jaurès (« tu vas rigoler , mon appart a brûlé ! Ça rime en plus ! ») .

 

Constatant l’absence de fumée a la hauteur de mon appartement , je déduisais dans un premier temps que ce ne serait pas pour cette fois que j’aurais l’immense plaisir de faire jouer mon assurance incendies , et dans un second temps considérait l’œil noircit de la fille qu’entouraient les types du samu et qui tentaient de lui faire comprendre « que ce n’était de toute façon pas un mec bien pour elle dans ses conditions » …

 

C’est le genre de petits trucs qui font relativiser vos propres pitoyables échecs personnels .

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10 avril 2006 1 10 /04 /avril /2006 00:51
On ne peut pas dire que je sois quelqu’un de foncièrement sale . Non , non , je ne le permettrais pas au nom des douches de 15 minutes qui m’ont valu un appel angoissé et soupçonneux de ma propriétaire , que j’ai su habilement calmer en lui rappelant que la petite fuite sur mes WC (que j’avais mis 2 mois a signaler , quand même) devait probablement être  la cause de ma consommation excessive , qui certes aurait pu en elle même expliquer l’assèchement de la Mer d’Aral .
 
… Quand je suis sous la douche , au bout d’un certain temps je me dis « dans 30 secondes je sors » et entame alors le sinistre compte a rebours . Sans doute un bug de ma part , arrivé a 10 j’ai une tendance récurrente a repartir de 30 …
 
Je fonctionne également sur ce système au réveil le matin …
 
(…)
 
Cela faisait plusieurs jours que je repoussais l’inévitable moment ou je rangerais mon capharnaüm d’appartement , découragé a l’avance a la vue du spectacle tchernobilien qu’il présentait depuis quelques temps , c’est a dire depuis environ 3 semaines .

Il fallait bien que je me décide , la moquette devenait douloureuse sous le pied … je dois préciser que 3 semaines correspondent vaguement a 3 verres cassés a différents endroits de la pièce , et que j’ai la flemme de dégainer l’aspirateur pour des accidents aussi anecdotiques .
 
Bref , d’humeur joyeuse et le pas ferme , j’attrapais l’aspirateur et me mettais en devoir de faire subir un sort a ma moquette .
 
(…)
 
« Tiens ? C’est quoi ce truc ? » . Une petite roue vient de décider de faire sécession avec le reste de l’aspirateur .
Je souris . Ou croit-elle aller celle la ? Sortant mon petit manuel du parfait petit Abraham Lincoln , d’une main ferme je ramène la dissidente dans le droit chemin …
 
En moins de temps qu’il n’en faut a un député pour voter la confiance sur un 49-3 , la petite roue repart a l’autre bout de la pièce , décidée a jouer sa partition qui de toute évidence est très différente de celle que je compte lui imposer .
 
Bon . Inspire . Expire . Courage Nico , tu ne pouvais pas prétendre a une victoire aussi facile , c’était tellement prévisible …
 
Après m’être rendu compte de la totale inefficacité de l’aspirateur sans cette petite roue (ne collant plus au sol , plus d’aspiration du tout) , et après avoir poussé un hurlement de colère a faire trembler l’immeuble sur ses bases , je jette un coup d’œil plus long sur le mécanisme plutôt rudimentaire servant a accrocher la petite roue , et en vient a supposer en moins de temps qu’il n’en faut a un sourd a reconnaître un La dièse d’un Si bémol qu’il me faut trouver un moyen de coller cette putain de roue .
 
(…)
 
« - Oui ? (ma voisine , celle a qui j’ai planté l’ordinateur pendant 2 mois)
- Bonjour , aurais tu du scotch a me prêter ?
- Bien sur . Dis , c’est toi que j’ai entendu hurler il y’a quelques instants ?
- Hum … oui , une petite contrariété … (il faut que je donne mon préavis avant de passer définitivement pour un fou dans cet immeuble …) »
 
(…)
 
Ok , maintenant trouver un moyen d’immobiliser cette saloperie de roue . Après une première tentative infructueuse ou en voyant la chose rouler de l’autre coté de la pièce j’ai cru que j’allais tenter de battre un record de lancer d’aspirateur par la fenêtre d’un deuxième étage ,  et une deuxième ou j’obtenais un résultat pitoyable malgré le fait que j’ai vidé le rouleau de scotch de ma voisine , je jetais l’éponge .
 
J’ai passé 45 minutes a passer l’aspirateur avec le petit embout , celui qui permettrait a peine d’aspirer le contenu d’un verre a Tequila …
 
J’attendrais 4 semaines avant de recommencer .

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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 19:28
Prologue
 
« Nico , c’est bizarre , tu as une petite boule la qui est pas normale ?
- Pas normale ? Après m’avoir accusé d’avoir les cotes bizarres , maintenant j’aurais une petite boule pas normale en bas du dos ? Je te trouve un peu cruelle par moments … »
 
Fin du Prologue .
 
Quelques mois plus tard …
 
Dimanche matin . J’avais dormi sur le canapé de Constance , canapé qui a une petite chance d’être un jour considéré par un historien particulièrement indulgent comme moins pire qu’un lit de détenu en Corée du Nord .
 
Je me suis réveillé avec l’impression que quelqu’un m’avait tapé a coups de pick-up dans les fesses pendant toute la nuit , ce que je trouvais particulièrement injuste parce qu’après tout , je venais déjà de retrouver mon téléphone baignant dans une marre non identifiée probablement a l’origine de son disfonctionnement , alors bon …
 
Je vous l’accorde : « alors bon » n’est pas un argument très probant .
 
Etant venu en voiture , il m’a fallu conduire de St Michel a Jean Jaurès dans des conditions qui feraient frémir les signataires des conventions de Genève : quasi debout , hurlant de douleur a chaque imperfection de la chaussée responsable du moindre tressauti de la suspension .

J’ai connu des moments plus désagréables . Ils ne sont pas légion pour autant …
 
C’est bien évidemment le lendemain alors que je pouvais a peine bouger que j’ai eut le plaisir d’entendre a mon réveil sur mon répondeur -je suis a force de malédictions devenu prévoyant en gardant mes anciens téléphones , prêts a reprendre du service plus vite qu’un GI au QI plus élevé que ses petits condisciples (genre 40 ou 50 , ndrl)- le message suivant :
« Bonjour , Anne de Contactel , nous aimerions savoir si vous êtes toujours intéressé par le poste » .
Je n’ai pu que sourire en hurlant de joie pour que l’on puisse distinguer de mon hurlement régulier depuis la veille . Fallait quand même que je marque le coup …
 
Alors que je descendais les allées après avoir tenté chez moi de me donner une apparence correcte pour être sur que cette fois le job ne m’échappe pas , j’éprouvais tout a coup une … gène pour le moins curieuse , que je pensais ne plus éprouver depuis que j’avais soufflé 4 bougies sur mon gâteau annuel …
Une horreur . J’ai passé l’entretien d’embauche avec un sourire a peine moins forcé que la ligne Maginot (je sais , il faut que j’arrête avec mes comparaisons) , priant surtout pour que l’implosion de la « boule pas normale » ait été définitive .
 
C’était sans doute se montrer un brin optimiste .
 
(…)
 
Jeudi , j’arrivais a mon rdv avec un médecin spécialisé , inquiet mais surtout au bord de la névrose , ayant pour rajouter a ma tension « naturelle » (on m’a déjà demandé si je suis Parkinsonien …) également cessé de fumer depuis 2 semaines . Déjà que je suis pas calme en temps normal , alors la dans cet état j’ai senti une once d’hésitation de la part de la secrétaire de l’accueil au moment de m’orienter . Je n’ai pas du passer loin du service psychiatrie …
 
Je pense pouvoir dire honnêtement (ce qui n’implique pas que je ne le sois pas -toujours- en règle générale -honnête-) que je ne suis plus pudique depuis ma première nuit avec Julie , mais il me reste un certain nombre d’interdits sur lesquels j’avoue être d’une rigidité Villepinesque .
Montrer mon cul a un médecin en fait partie .
 
Je n’ai jamais prétendu que mon blog serait toujours de bon goût …
 
Bref , après que j’ai failli a mon serment de rendre visite aux poissons de la Garonne plutôt que de laisser a un homme -fut il médecin- fourrer son visage a moins de 20cm de mes fesses, le dit médecin engageait le dialogue , ce qui n’était en soit pas une mauvaise idée car je risquais a tant serrer les dents de toutes me les faire sauter …
« Bien , c’est un kyste !
- Ah … c’est déjà sympa de savoir comment l’appeler …
- Bon , il va falloir opérer .
- (Nico -10cm sur son siège) euh , oui , comment dire , je viens de débuter un job et je vais m’en faire virer si je prends un congé maladie après 3 jours de boulot … est ce qu’il est possible de faire une simple anesthésie locale ?
- Non , il faut une anesthésie générale (pas conciliant le docteur …)
- (Nico -20cm sur son siège) gnnn … soit (Beh tiens , il croyait quoi ? Qu’il me saperait le moral comme ça ? Ah ah ! Il en faut plus pour atteindre un Nico !) . Il faut que je prenne mes dispositions avec mon boulot , il est possible de planifier l’opération pour … je sais pas moi , pour dans un mois ?
- Non . Je vous opère demain … »
 
Réflexions faites , il n'en fallait pas tellement plus pour atteindre un Nico …

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27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 19:26
Ma chambre servant également de bureau a mon père (en plus de servir de lieu de passage , de vestibule , ect) , j’ai du un certain nombre d’années me lever a des heures honteusement ridicules (9h du matin parfois , le drame) , ce qui était a mon avis la cause essentielle de mon incroyable consommation de café .
 
Aussi , lorsque a une soirée une amie d’un ami (je le précise avant de passer pour un mauvais ami) annonçais son intention de sous louer son appart pendant l’été , je sautais sur l’occasion aussi vite qu’un député se voyant proposer un portefeuille de ministre .
Ceci pour dire qu’elle n’avait pas fini sa phrase que j’avais accepté l’offre …
 
Pour faire une brève présentation de l’appartement , il s’agissait d’un T3 près de la place St George , dont la particularité était qu’il offrait d’impressionnantes opportunités de glissades mortelles pour tout Nico en pleine possession de son inénarrable malchance , entre l’escalier en colimaçon (l’appart était sur 3 étages) et parquet ciré . Trop .
 
J’ai compris ne pas être totalement fait pour la vie en appartement quand a mon premier réveil, j’ai non sans difficultés (cad raté quelques marches , prévisible) descendu l’escalier et constaté l’étendue des dégâts de la soirée de la veille : Même les Allemands auraient reconnu avoir vu petit avec la Normandie en comparaison …
 
J’ai pu réviser certaines notions de physique élémentaires avec cet appartement , constatant avec étonnement qu’un paquet de gruyère laissé 2 semaines dans le frigo prend une petite couleur verdâtre qui bien qu’originale ne semble guère engageante , que des pâtes malencontreusement oubliées dans une casserole donnent d’adorables petits champignons dont je ne connaîtrais hélas jamais les effets ou non hallucinogènes (le tout ayant fini comme il se doit au vide ordure) , et enfin qu’une tasse de café a 5cm d’un mur peut en étant percutée d’un simple petit coup de pied maladroit projeter du café sur 2mètres de hauteur .
… pour être honnête , j’aurais préféré ne pas en savoir autant sur la physique élémentaire …
 
C’est malencontreusement alors que j’occupais cet appartement que j’ai été saisit d’une maladie héréditaire , la Nicolade , cad que je passais ma journée a attendre le moment ou j’allais commettre une connerie , qui hélas intervenait quoiqu’il arrive (comme la fois ou j’ai renversé une rivière de cire en voulant bouger une bougie qui , je cite , « risquais de tomber ») fut il 23h59 .
De telles prédispositions a la maladresse donnaient des regards angoissés a mes malheureux visiteurs , je me souviendrais toujours de l’expression de visage de Matthieu quand je fis passer une tasse de café brûlant au dessus de son visage tourmenté . Il n’avait pas tord , j’ai renversé le contenu de la tasse 3 sec après .
 
Sans doute l’origine de l’expression « j’ai eu chaud » .

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 20:07
Bien que je répugne a l’avouer depuis que j’ai appris que se sont surtout les homos qui les aiment (je ne suis pas homophobe , mais j’ai la phobie de passer pour un homo) , je suis un inconditionnel des chats . N’y voyez pas la l’explication de l’énorme Tigrou qui occupe un mur de ma chambre , nous parlons ici de chats .

Mon premier chat … a eut la malchance de croiser la route d’un Barzoï , un chien ayant l’apparence de Lassie (le bestiau fidèle) mais qui eut également l’effroyable mauvais réflexe de scier l’arrière train de ma pauvre Bagheera …
Ça risquait de lui manquer , on a du l’euthanasier .

J’avais beaucoup d’affinités avec mon second chat , Mia . Il s’est trouvé que mon père ne lui trouvait pas les mêmes qualités (rectification : il ne lui en trouvait aucune) , et qu’une guerre larvée s’installa entre eux . Mia signa sa perte le jour ou elle se soulagea sur l’oreiller de mon paternel , qui embarqua dare dare la créature sous le bras pour lui faire découvrir les plaisirs de la vie dans une cage de la SPA .
L’intervention in extremis de Julie permit de sauver la bête et de l’envoyer vivre des jours plus paisibles du coté d’une ferme du Massif Central …
Un dimanche matin douloureux (c'est-à-dire succédant comme de juste a un samedi soir arrosé) , j’arrivais a entrouvrir difficilement un œil lorsque ma sœur déposait une boule de poils sur mon lit . La responsabilité de lui trouver un nom m’incombant , je ne cherchais pas loin et décidais de l’appeler Smirnoff , imaginant avec plaisir le jour ou mon père crierait son nom dans la cour de l’immeuble …

Lorsque j’ai pris mon appart , j’ai vaguement hésité a prendre un chat , la faible superficie de mon appartement me faisant cependant craindre que la bestiole m’assigne en justice pour non respect des conventions de Genève . Souhaitant faire un test avant de m’engager (on devrait toujours avoir cette possibilité …) , je sautais sur l’occasion quand une amie me demandait de lui garder son chat .

La cohabitation se passait plutôt bien , mis a part que l’adorable boule de poils s’amusait a semer aux quatre coins de mon modeste chez moi les verres de mon jeu d’échec (non , non , vous savez toujours lire) quand il ne contribuait pas a pulvériser tout simplement les verres que je n’avais moi-même anéantit dans de rares instants de maladresse . Gentil chat …

(…)

Le matin , j’ai besoin de 2 choses afin d’avoir une vague , vraiment vague chance de ressembler a un humain aux yeux d’un myope insomniaque : un café , et une douche chaude .
Aussi , lorsque je suis sous ma douche , il pourrait y’avoir une réplique de Katrina dans la pièce d’a coté , je n’en aurais cure et me mettrais un peu plus d’eau dans les oreilles pour ne pas entendre les hurlements des victimes désemparées .
Mais quand cette ignoble raclure de chat est venue gratter dans sa caisse et m’a gratifié d’une horreur aussi sombre que nauséabonde , j’ai cru que mon agonie serait sans fin , d’autant que l’odeur portée par les vapeurs d’eau chaude avait dépassé les limites de l’insupportable .

Suis pas si mal seul dans mon appart , tout compte fait .

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