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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 16:14
Pour être franc , j’appréhendais pas mal l’idée de la collocation . C’est simple : quand j’ai dit a ma banquière qui tentait de conserver son calme pendant que le montant de mon débit clignotait en rouge sur l’écran a coté d’elle que je prenais un T4 a Esquirol , elle a blanchi d’un coup plus vite que de l’argent sale sur un compte monégasque , a pris une voix sentencieuse et compatissante pour me dire " Mr Poirier , je ne vous en demandais pas tant pour réduire vos dépenses " .

 

Venant d’elle , cela voulait vraiment dire beaucoup .

 

Au vu des mines qui pareillement , s’assombrissaient plus vite que l’écran de mon ordi au bout de 30 lamentablement petites minutes d’autonomie de batterie quand j’évoquais ma future collocation , je me suis même souvent senti obligé de me justifier tel un conducteur alcoolique devant un juge désappointé , par des petites phrases comme " non , mais en même temps j’aurais ma chambre isolée , je serais tranquille " , ou encore " oui mais mes collocs bougent plus que moi , je serais souvent seul " .

 

Je n’ai jamais osé avouer que parmi les raisons m’ayant poussé a la colloc (vous voyez ! Encore maintenant , dire " m’ayant poussé " , c’est pas optimiste , on dirait m’ayant poussé dans ma chute , dans la drogue , dans les affres du célibat …) , les moins louables étaient que j’en avais marre de manger des conserves dégueulasses payées 1€50 a Auchan dans un rayon " fauchés , achetez votre pitance ici ! " , ou encore de devoir mettre un halogène dans ma salle de bain pendant 3 mois car pas fichu de remplacer une bête ampoule .

 

Mon ancien proprio m’a regardé bizarrement quand après avoir tripoté un fil , il l’avait fait refonctionner en moins de 30 secondes chrono .

 

Non , rester seul n’était plus possible , a moins de définitivement basculer dans la folie la plus totale . Une année de plus a ce rythme , et je me retrouvais seul a errer dans mon appartement , la barbe hirsute , l’œil hagard , les bras tremblotants le long du corps a murmurer " je ne sais pas changer une ampoule , je ne sais pas changer une ampoule " …

 

Brrr , j’en ai un frisson d’angoisse . Je reviens de loin .

 

(…)

 

Vendredi .

 

Cela fait environ 2 semaines que l’on a arrêté la date de ce soir pour notre crémaillère , et j’ai bien évidemment invité au moins une vingtaine de personnes . Enfin je rectifie : je compte avertir une vingtaine de personnes au dernier moment , ce qui se résumera a un sms bateau envoyé en pagaille au plus grand nombre dans la joie et la bonne humeur .

 

" Coucou ! Crémaillère ce soir a 21H30 au 9 Place Esquirol ! J'espère a tout a l'heure . Nico " . Voilà , franchement je pouvais difficilement faire plus banal , mais ils y verront que du feu . Hop , je clique sur " envoyer " , et on en parle plus .

 

… elle est bien longue la page de confirmation d’envoi a s’afficher . Bon , pas grave , je recommence .

 

Echec envoi . Comment ça échec envoi ? Tu viens de me débiter de 3 euros pour finalement me dire que l’envoi est un échec ? Bon . Ca ne sert a rien de s’énerver , je vais faire l’envoi sms par sms . Voilà , bonne idée tiens .

 

… Reste calme Nico . Ok , j’envoie sans problème des sms depuis des mois de ce système et c’est la raison pour laquelle tu n’as pas repris de portable après l’annihilation du dernier a Bayonne , ok c’est injuste que aujourd’hui ça ne marche pas et cet ordi mérite la peine de destruction , mais est il nécessaire de s’arracher les cheveux ?

 

J’ai décrispé la main qui en se desserrant laissa entrevoir quelques cheveux victimes de ma crispation passagère .

 

Mais j’ai eu beaucoup plus de mal a me calmer , trente minutes plus tard , lorsque d’un cyber café ou j’avais réédité l’expérience , le même message d’erreur s’affichait .

 

Au moins , mon ordi est innocenté . Et sauvé d’une rancunière hostilité ...

 

Il est une règle bien connue a Toulouse , qui est que lorsque l’on a la chance d’avoir une place de parking avant 19h , on en bouge plus , sous peine de devoir tourner pendant des heures comme un gros niais a se maudire d’avoir pris la voiture un vendredi soir . En revanche , est moins connue la règle que votre sœur va avoir besoin du service que vous lui devez depuis des mois et que vous ne pouvez légitimement pas lui refuser le soir de votre crémaillère , qu’elle va vous le demander a 19h01 , et que vous allez vous retrouver bloqué dans les embouteillages de la gare de Matabiau a hurler " qu’est ce que je fous dans cet enfer " pendant que votre ravissante soeurette achète des cigarettes avant que vous ne la déposiez a trou perdu les bains a 20 minutes du centre .

 

Moi aussi je t’aime Marine … (pourquoi n’existe t’il pas une police d’écriture type glaciale ?)

 

Suffisamment échauffé pour la soirée , je décidais de laisser la voiture au parking de Gramont , et d’en profiter pour aller acheter de quoi recevoir dignement nos invités , mes colocataires n’ayant prévu a ma connaissance que du vin en cubi pour les recevoir , ce qui me semblait aussi désastreusement léger que le trou de la sécu . Je me revois encore dans ma tête en train de me dire " ah ah ! vous savez posez un rideau de douche , changer une lampe , retrouver un tire bouchon en moins de 20 minutes sans vous énerver , mais savoir recevoir , ça , vous ne savez pas ! Mouahahaha … " .

 

J’ai fait une drôle de tête quand , rentré transpirant de quoi résoudre les problèmes d’eau dans la Centre Afrique , de la bière , un minable whisky , un honteux Ricard sous le bras et quelques chips achetées a la volée , je suis tombé nez a nez avec des petits fours , toasts au foie gras et bouteilles de vins rouges joliment alignées sur la table du salon …

 

La colloc s’annonce rude . 

 

Nota Bene : J'ai essayé avec cet article de rectifier le tir sur les différentes récriminations que j'ai pu recevoir ces derniers temps , c'est dur mais j'essaye de revenir plus dans l'auto dérision . Bisous a tous et toutes .

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 16:29
Lorsque j’avais déménagé de Jean Jaurès à Palaprat , j’avais choisi de le faire en pleine canicule la veille d’une épreuve de droit civil de 3h que j’avais révisé jusque la moins de la moitié de la durée de l’épreuve .

J’étais tellement impatient d’occuper mon appartement que , en l’absence d’une voiture pour me faciliter la tache , je m’étais farci le déménagement seul en portant les meubles uns par uns d’un appartement a l’autre .

J’ai perdu 4kg en 2 jours , et fait enfin l’acquisition a cette date de bras a peu près musclés qui m’avaient cruellement fait défaut jusque la .

J’ai bien dit " a peu près " , y aller mollo sur les commentaires acerbes .

(…)

Mercredi .

Quelque chose ne vas pas .

Je viens d’ouvrir un œil , je suis encore dans un coma somnolique tendance profond , mais je sais que quelque chose ne vas pas . Les cadavres de bouteilles et les verres pleins éparpillés dans la pièce n’y sont pour rien : ils datent d’il y’a déjà quelques jours , donc mon mal être ne peut provenir d’une soirée arrosée datant de la veille .

Ni provenir des fortes émanations de whisky que ne manquent pas de diffuser ces quelques verres non vidés .

Il pleut . Il a fait une chaleur dantesque pour un mois d’Octobre la veille , mais la , aujourd’hui , il pleut , cela le jour ou je dois virer l’essentiel de ce qui constitue mon mobilier et l’emmener dans ma nouvelle antre , devant laquelle il me sera bien évidemment impossible de se garer a moins d’une distance de 200 m , distance a franchir donc sous une pluie battante avec une tonne de passants amusés par mes déboires aquatiques .

La journée s’annonce radieuse , tiens .

Je commençais a remplir mes cartons , glissait négligemment dans ma poche arrière de pantalon le coupe ongle que j’avais cherché des mois durant , lorsque tout a coup , le miracle se produit : une éclaircie . Je passais en régime 4ème vitesse , remplissait ma voiture de quoi faire frotter la carrosserie au sol au moindre trou dans la chaussée , et fonçais place Esquirol , ou m’attendaient 2 amis ayant gentiment acceptés de m’y attendre pour m’aider .

Alors que nous avions fait un premier aller retour pour décharger les cartons totalement inutiles et ne contenant que des affaires totalement dérisoires , je revenais a la voiture chercher ma télévision dans l’espoir futile de la ramener sans encombre .

C’était bien imaginé : Noé n’aurait pas construit sa minable arche mais un porte avion s’il avait été le témoin du déluge qui m’est tombé dessus a ce moment la .

Après tout , il paraît qu’on vit pas si mal sans télé .

(…)

Jeudi matin .

Après avoir longuement regardé mon appartement vide de tout objet , et essuyé une larme sur des réflexions aussi saugrenues que " tiens , j’ai fait l’amour avec elle ici " , " j’ai essuyé un râteau avec celle la a cet endroit " ou encore " j’ai été crade quand même de vomir de ma fenêtre " , je prenais la direction de chez mes futurs anciens proprios , avec qui je prenais rdv sur le coup des 16h afin de faire l’état des lieux .

Qui aurait pu prendre le nom de " état de ma moquette " .

J’étais en train d’astiquer nerveusement a la cuillère la plaque chauffante , et de me rendre compte de la bêtise de cette idée au vu des rayures que je venais d’y faire , quand ils arrivaient . A leur mine atterrée devant l’étendue des dégâts , j’imaginais vite que d’avoir passé l’aspirateur pendant 2 heures n’empêcherait pas l’inéluctable , a savoir qu’ils me rieraient au nez lorsque j’évoquerais fut ce un instant la saugrenue idée de récupérer 10 centimes de ma caution .

Ils ne m’ont gardé que 100 petits euros , s’excusant presque de devoir le faire . J’ai hésité sur le moment a leur demander de m’adopter , c’est dire .

J’ai en revanche émit un " glubs " plutôt visible lorsqu’ils m’ont demandé la clef de ma boite aux lettres , clé que j’avais perdu il y’a 4 mois ce qui m’avait naturellement obligé a déglinguer la serrure , l’absence de double impliquant qu’il faille changer la petite trentaine de boites aux lettres dans le hall si je ne la retrouvais pas , a mes frais , bien évidemment …

Et de nouveau cette obnubilante image en tête d’un chèque de caution s’envolant en jouant de la harpe …

 

(…)

Dans la nostalgie de mon nouvel ancien appartement , j’éprouvais soudainement l’irrépressible envie d’un câlin et allait retrouver mon papou pour ce faire , avec également dans l’idée qu’il m’aide pourquoi pas a décharger la voiture pleine a craquer de cartons et conneries diverses .

Si papa , je t’assure que mon idée première était le câlin , pas de te mettre a contribution .

Nous nous apprêtions a rentrer dans la voiture pour aller la décharger a Esquirol , lorsque je passais négligemment ma main sur ma poche arrière pour m’assurer une quinzième fois de l’après midi (673ème fois de la journée , ndrl) que la clef de mon nouvel appartement s’y trouvait bien .

Et c’est la que mon cerveau a noté une anomalie , qu’il n’avait pas détecté les 14 fois précédentes .

Cela ne pouvait pas être la clef . C’etait un objet trop long , a la forme trop rectangulaire . Cette évidence aurait du me sauter a l’esprit si j’en étais doté d’un beaucoup plus tôt , mais le trauma du déménagement m’avait empêché de parvenir a cette conclusion évidente : l’objet dans ma poche arrière était ce foutu coupe ongle , qui avait décidé décidément de me pourrir la vie .

Mon père a pris congé de moi et de mes cris hystériques a vider frénétiquement les cartons sur les allées Jean Jaurès a la recherche de ma clef , me faisant remarquer que somme toute , il ne pouvait pas critiquer ayant connu ce type de désagrément un demi million de fois .

J’ai peut être une chance de le battre a moyen terme .

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:24
Mardi après midi .

J’ai eu le sentiment l’espace d’un long et douloureux moment de me retrouver a la place de Gaz , l’organisateur d’un strip-tease navrant dans The Full Monty qui arrivé au but (convaincre ses amis de s’humilier a vie en public , personnellement je n’ai jamais réussi) , se dégonfle et recherche la formule adéquate pour dire sans vexer personne : « désolé , mais finalement j’ai changé d’avis » .

Pas plus que Gaz , je n’ai pas trouvé de formule magique pour dire a l’agent immobilier montrant d’évidents signes de nervosité au moment du règlement de notre dossier (après environ une dizaine de petites difficultés administratives , dont essentiellement quelques menus oublis de ma part ...) que finalement , l’idée de rester dans mon T1 rue Palaprat me semblait pas si mauvaise que cela .

Les gens se vexent si facilement …

(…)
 
Mercredi .

J’ai passé la matinée a faire la revue des différentes possibilités s’offrant a moi , des plus sérieuses aux plus folkloriques . Dire a Clément et Antoine que je ne pouvais pas partir de chez moi car mes chaussures avaient disparues dans l’amoncellement immonde de mes affaires bordéliquement éparpillées ; assener a l’agence immobilière que mes papiers sont truqués et que je n’ai , des lors et bien évidemment , pas de tonton millionnaire comme caution ; partir d’urgence en Argentine faire une enquête sur la reproduction des koalas …

Vous avez bien lu koala , j’avais précisé « même les possibilités folkloriques » .

13h arrivant sans que je sois parvenu a trouver une heureuse conclusion a mes hésitations post signature du bail (j’aurais pu écrire hésitations tardives , mais cela ne m’était pas assez en évidence a mon goût la tardivité de mes hésitations) , et après avoir poussé un soupir de résignation bien contrit , j’enfilais mes guêtres et me mettais en devoir de partir à la chasse aux koalas cartons .

Après tout , mon préavis rue Palaprat n’avait pris fin que 3 jours plus tôt .

Une des sociétés pour lesquelles je bosse étant spécialisée dans la vente de matériel de déménagement , je décidais de passer par leurs services , pensant plutôt naïvement qu’une bonne formule au moment de régler la petite note me permettrait d’avoir une ristourne honnête , et qui surtout me ferait oublier que j’ai fait 15km sous une pluie battante et dans des embouteillages hollywoodiens pour chercher du matériel que j’aurais trouvé a 5 minutes de chez moi .

« Je suis le raseur qui vous appelle le dimanche quand un de vos clients a une question idiote» n’était tout compte fait pas la « formule adéquate » . Les ai payés cher mes cartons .

(…)

Rentré chez moi , je repoussais une dernière fois le fatidique moment . Allez , une dernière cigarette qui va me faire cracher un peu plus mes poumons (je suis malade depuis 2 semaines, une horreur) … Hop , un petit café , qui va me permettre d’aller harceler une dernière fois mes futurs anciens voisins en leur demandant un peu de sucre …

Je gage qu’a l’heure ou j’écris ces lignes , plusieurs bouchons ont sauté rue Palaprat .

Au fur et a mesure que je remplissais mes cartons , je me demandais a quel moment mon appartement ne serait plus mon appartement . Mon ordi emballé , tout était encore normal . Mes 300 quintaux de bouquins empaquetés , Palaprat était toujours Palaprat . Le fond de teint planqué au plus profond d’un carton marqué d’une croix rouge pour que personne d’autre ne l’ouvre , j’étais toujours chez moi .
 
… mais lorsque mon immense Tigrou de 2 mètres de haut (« emprunté » a l’UGC du coin) a pris a son tour place dans ma voiture , la paroi désespérément vide de ce qui fut mon antre ne témoignait que trop que la vie venait de cesser entre ces 4 murs .

 … Moi ? Grandir ? Pour quoi faire ?

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24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 19:11
Lorsque j’étais avec Fanny , et celle ci habitant a Poitiers (ce qui ne simplifiait rien) , il m’arrivait de temps a autre , exclusivement aux alentours de 3h du matin et généralement assez imbibé , de décider a la sortie de la boite que j’avais envie de la voir , la maintenant tout de suite .

Je fonçais alors chez moi , achetais ni une ni deux un billet sur voyages-sncf et me retrouvais , après une nuit blanche dans le train , a Poitiers aux alentours de 7h du matin .

Je passais évidemment le reste de la journée a pioncer chez elle pendant les quelques heures ou elle se devait d’être en cour .

Il m’est même arrivé de passer plus de temps a y aller et en revenir que sur place .

(…)

Juillet .

Je passais la soirée en compagnie de quelques copains , dont des ex d’Elga que par jeu j’appelais alors N°1 et N°2 , le 2ème ayant succédé au premier a une vitesse pas forcément décente , quoique pas non plus imbattable comme l’avait prouvé quelques jours plus tôt le N°3 .

Ah , cette belle saison que l’été …

Nous étions donc en terrasse d’un bar nouvellement ouvert a coté de chez moi , place Nicolas Bachelier , bar qui n’ayant pas sa licence pour servir de l’alcool uniquement , nous avait contraint a acheter 2 misérables tapas devant servir de figurants-justificatifs en cas de descente de l’inspection des fraudes .

Je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi mauvais . Un goût visqueux et de plastique a la fois . J’ai même dans un réflexe de survie vérifié que l’emballage avait bien été enlevé …

Je recommande a ce bar de vite acquérir sa licence alcool . Très vite .

Il devait être quelque chose comme 2h du matin , quand je recevais un sms de Clem , partie sur Albi 2 jours plus tôt . Ayant passé la soirée a déblatérer sur les couples et a rigoler sur la chanson d’Anais avec mes amis , mon premier réflexe a la réception de son message ne pouvait qu’être de lui répondre quelque chose dans l’humeur du moment .

" J’aimerais passer cette soirée avec toi " était des lors une réponse plutôt appropriée .

Après quelques messages de plus qui en arrivant faisaient sonner mon téléphone d’une mélodie aussi harmonieuse qu’une batterie de cuisine tombant sur un sol de zinc , et commençaient des lors a mettre légèrement sur les nerfs mes compagnons de table , il me devint vite évident que tant que a avoir la tête a Albi , autant y amener aussi le reste du corps .

" Euh … vous allez me tuer , mais je vais vous laisser .

- Hein ? Pourquoi ?

- Je vais aller retrouver Clem .

- Je croyais qu’elle était repartie a Albi ?

- Ben oui , pourquoi ?

- Mais ? Il est 2h du mat ?

- Pas grave , de toute façon je n’ai pas sommeil …

- Roh , ça c’est du Nico . Mais tu sais , tu as tord , il faut pas être aussi docile avec les filles !"

Cette dernière remarque étant de N°2 , celui qui venait de se faire larguer quelques jours plus tôt , je lui accordais autant de valeur qu’a un dicton de Vladimir Rousskof de Pologne émis sous l’emprise de l’alcool .

Et me retrouvais dans ma voiture quelques minutes plus tard , a rouler comme un dératé vers Albi .

Je suis arrivé la bas vers 3h et quelques du matin , et suis reparti 4h plus tard , n’ayant pu prévenir comme de juste mon père de mon équipée noctambule , et ce dernier pouvant avoir besoin de la voiture dans la matinée . D’ailleurs , quand bien même j’aurais pu le prévenir , cela aurait donné quelque chose d’assez gratiné . Imaginez un peu : " Papa , je vais rejoindre ma copine a Albi a 2h du mat , je n’ai presque pas bu et ne boirais presque pas (bien sur …) et après avoir passé la nuit a me balader dans la ville et a faire le couillon , je rentrerais pour 8h du mat sans avoir dormi . Cela ne te dérange pas ? " .

Le drame reste que la ou ma douce et inquiète maman aurait déjà signé le papier d’admission a l’hôpital psychiatrique , mon père m’aurait prêté sa carte bleue pour le péage et l’essence .

Allez vous étonner que je ne sois pas (toujours) normal …

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 16:08
C’était d’une remarquable gentillesse . Mais d’un irréalisme aussi touchant de naïveté que la décision de vaincre le chômage en 100 jours .

 

Quelques mois après que j’ai brillamment obtenu mon permis en moins de 3 fois (j’avais déjà performé avec le code , validé dans les mêmes conditions) , ma grand-mère me proposait de me prêter sa Twingo pour l’été , de manière a ce que je puisse élargir mon champs d’action (ou de nuisance , selon les points de vue) .

 

Je persiste a prétendre que la soudaine augmentation des accidents de la route cette année m’est absolument non imputable .

 

Ma grand-mère habitant a Thionville , qui n’est pas forcément la ville la plus atrocement hideuse de l’Est (elle est plutôt la ville la plus moche de France , tout simplement) , je devais me rendre sur place pour récupérer la Twingo , puis enchaîner sur un petit séjour Parisien . Le voyage finalisé , le premier geste de ma grand-mère fut de prendre une lourde assurance a mon nom , comprenant toute la panoplie d’assurances diverses et variées la plus conséquente qui puisse exister .

 

L’option assurance Tsunami Asiatique aurait existé qu’elle aurait signé des 2 mains .

 

Aller a Thionville me donna déjà un aperçu du degré sur l’échelle de Nicolade (moins connu que l’échelle de Richter , mais parfois plus renversant) ou je me situais en ce mois de Juillet 2003 . Alors que je recherchais un responsable de l’aéroport de Toulouse Blagnac pour lui signifier de virer pour faute grave l’informaticien incompétent qui avait oublié de signifier l’aire d’embarquement de mon avion , celui-ci me fit remarquer calmement que je me basais pour accabler la terre entière de tout mes maux sur mon billet d’avion . De retour .

 

C’est depuis cette date que je prends systématiquement mes retours a une heure inférieure a celle de mon départ .

 

J’arrivais a Roissy avec 2h de retard et 60€ de moins sur mon budget initial (c’est cher un billet d’avion acheté a la dernière minute …) , ce qui me laissais un temps ridiculement faible pour attraper un RER , arriver gare du Nord , trouver la gare de l’Est , attraper mon train a la volée et ainsi éviter de retirer 40€ de plus a mon budget en l’achat d’un nouveau billet de train .

 

Si j’étais quelqu’un de moins distrait , mon compte serait ultra bénéficiaire .

 

Ma grand-mère m’attendait avec un sourire radieux sur le quai de la gare de Metz . Après quelques minutes d’effusions , elle me proposait de prendre les commandes de la voiture et de lui montrer un peu ce dont j’étais capable .

 

Dans mon empressement a lui montrer ce dont je suis capable , je n’avais pas vu arriver la voiture derrière nous lorsque je tentais de sortir du stationnement . L’accident a été évité de justesse dans un freinage incroyablement désespéré , le moteur calant et la voiture s’immobilisant dans un spasme d’agonie .

 

On a passé 2 heures a Metz a marcher un peu , le temps nécessaire a ce que ma grand-mère retrouve l’usage de ses jambes devenues étrangement flageolantes , et un début de sourire qui avait disparu au moment de ma manœuvre , disons litigieuse …

 

Ok , j’avais montré ce dont j’étais capable .

 

Ma grand-mère m’accompagna finalement jusqu'à Paris , la couleur plutôt pale de son visage cachant difficilement l’inquiétude palpable qui hantait son esprit . Je pense que c’est d’ailleurs et fort heureusement cette inquiétude qui l’empêcha de sentir l’odeur de brûlé qui émana de la voiture pendant quelques minutes , alors que je m’escrimais a la rassurer tout en roulant joyeusement sur le périphérique .

 

Je persiste a dire qu’il n’étais pas évident de constater que le frein a main n’était pas totalement desserré .

 

(…)

 

Lorsque je lui ai rendu la voiture , 3 mois plus tard , la vitre électrique passager ne fonctionnait plus (http://nicopoi.over-blog.com/article-2852857.html) , ce qui lui assura un voyage Toulouse Thionville assez délicat , particulièrement chaque fois qu’elle arrivait a un péage .

 

L’idée de m’offrir une voiture ne lui est plus jamais venu a l’esprit .

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 18:00

Au Cm2 , ma classe comme un certain nombre d’autres faisait un pèlerinage hebdomadaire dans une piscine municipale , pèlerinage que j’abhorrais au plus au point car doté d’une timidité maladivement excessive , je ne supportais pas de me changer (et donc me retrouver un quart de seconde a poil ) devant mes petits camarades , et j’appréciais encore moins la salubrité de la piscine que nous fréquentions .

Je n’ai jamais trouvé de rat mort a la surface de l’eau , mais c’eut été envisageable .

C’est là-bas que j’ai choppé cette fichue maladie . Il m’aura fallu une décennie , et un blog poussé tellement dans l’ironie au 795ème degré que mes lecteurs ont toujours un doute sur l’authenticité de mes élucubrations (ce qui m’arrange bien , s’ils savaient que tout ce que je raconte est rigoureusement authentique les infirmiers de l’asile seraient déjà en train de toquer a ma porte) , pour enfin arriver a en parler .

Vais peut être me resservir un verre de vin avant de continuer . Gloubs , ça va mieux .

J’ai donc choppé dans les eaux insalubres de cette piscine un " champignon " , quoique sincèrement et vu le temps qu’il m’a fallu pour m’en débarrasser , je serais tenté de dire qu’il devait y’en avoir plusieurs , fut ce sur une surface de 5cm sur 4 .

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Cette saloperie se logea sous mon pied droit , et prit un malin plaisir a y rester un nombre conséquent d’années , malgré traitements et médicaments en tout genre qui se révélèrent d’une efficacité aussi relative qu’un panneau interdiction de fumer au milieu d’un congrès de l’industrie du tabac .

C’est depuis cette époque que je voue d’un mépris rancunier les médecins .

Dès lors , je nourrissais un complexe (entre autre) sur mes pieds , qui se rendit mesquinement responsable du fait que je porte des chaussures des villes a et sur la plage en été , que je porte des chaussettes lorsque la mode soit aux tongs (qui me parurent longtemps comme un paradis inaccessible) , et que mon armoire de fringues soit occupée sur une surface plus que conséquente par des paires de chaussettes .

Epaisses , de préférence .

Après quelques années de botanique sous mon pied , l’infamie cessa . Mais je ne sus enregistrer l’information . Imaginez ! Pendant des années , parfois en plein cour , j’avais été pris de démangeaisons atroces et passé des heures entières avec les traits déformés , a prier que la fin des cours intervienne au plus vite que je puisse foncer me planquer dans les toilettes les plus proches pour , enfin , me gratter le pied .

Des mois après l’extinction du dernier champignon , a chaque coup de stress , je continuais a être pris d’une frénésie , qui laissa parfois (ou systématiquement , au choix) dubitatives quelques copines , frénésie qui me poussait a foncer vers la salle de bains la plus proche pour me gratter le pied .

J’ai acheté ma première paire de tongs l’année dernière . Et il pourrait neiger au mois d’Aout , je vous assure que pour rien au monde , je ne les quitterais avant Octobre …

Tiens ? On frappe a ma porte ...

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 17:54

Un lundi soir .

2h du matin . Impossible de trouver le sommeil , j’ai certes passé une soirée relativement calme par rapport a mes standards habituels (soit des soirées agitées , accompagné d’une dizaine de personnes minimum) mais j’ai un sentiment étrange qui me tiraille , comme l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important a faire et qui somme toute aurait pu revêtir une importance toute relative .

Bon dieu . J’ai compris : j’ai oublié de manger de la journée .

 

Je sors de chez moi avec l’intention d’aller piller le Kebab du coin , mais celui-ci , contrairement a toutes les fois ou il m’a implicitement provoqué en m’aguichant aux moyens d’odeurs au delà de déloyales alors que je sortais de boite , est évidemment fermé . Qu’a ne cela tienne , direction l’avenue Bayard , l’antre des insomniaques .

Et des séniles en mal de putes , ce qui heureusement n’était pas mon cas .

 

J’engloutissais en un temps frisant la démence un américain honteusement gras a souhait et qui me fera saliver dans quelques dizaines d’années quand mon ventre grassouillet me rappellera douloureusement que ce temps est révolu , tout en me retenant d’étrangler les deux raclures de kékés méprisant le pauvre type travaillant de nuit pour nourrir des abrutis de cette engeance la .

Personnellement , je n’aurais eu aucun état d’âme a détourner le grill de son sens premier . C’eut été pour une bonne cause .

Alors que je rentrais tranquillement en coupant le quartier maudit , j’entendais , dans un fracas équivalant a peine celui d’une vulgaire usine chimique en bord de rocade , un volet exploser puis voyait un type a la mine plus qu’intimidante sortir de la fenêtre avec une expression a faire frémir d’angoisse Mac Tyson lui même .

Je n’ai jamais compris l’antipathie de ce dernier pour les oreilles .

Ayant prudemment continué mon chemin en prenant un regard censé décourager toute velléité agressive de la part du briseur de volets ou d’un autre idiot du genre (ben oui , même moi je sais qu’il faut passer par les portes !) , je tombais nez a nez avec une femme complètement paniquée , un téléphone a la main et me répétant " police , police ! " .

Je réfléchissais encore a la manière la plus diplomatique de lui faire comprendre que le combiné qu’elle me tendait n’avait rien d’un portable qu’elle avait disparu dans une ouverture d’un bâtiment en construction sans demander ses restes .

 

Oula , dans quelle merde je m’étais encore fourré .

Je rangeais prudemment le téléphone de la fille dans ma poche quand je voyais un nouveau type s’approcher de moi . Hésitant entre lui dire ou se planquait la fille s’il avait l’amabilité de ne pas trop me taper , de lui jeter le téléphone au nez , ou tout simplement attendre qu’il manifeste un brin ses intentions , j’optais pour cette dernière attitude , affichant néanmoins ma figure " dissuasive " , histoire de décourager ses potentielles velléités guerrières .

J’essaye de trouver une comparaison pour décrire ma mine . Aucune autre ne me vient que celle du petit boxeur limite triso se faisant rétamer dans Million Dollar Baby .

Tout cela s’averra de toute façon bien inutile , le type étant aussi bourré qu’une urne électorale en République Démocratique du Congo . Je l’envoyais chier méchamment après qu’il m’eut demandé si je n’avais pas vu sa voiture , puis me mettait en quête de la demoiselle histoire de lui rendre son fichu téléphone , que je puisse rentrer chez moi et quitter ce quartier de fous .

 

Pas que je ne me sente pas dans mon élément , mais quand même .

Je m’aventurais dans le bâtiment en construction , pas franchement enthousiasmé d’être a la recherche d’une pute , même si ce n’était que pour lui rendre quelque chose lui appartenant , motif légitime -bien que surprenant- en soit . Normal : on n’est jamais ravi d’être redevable d’une pute .

Aie , je ne voulais pas lâcher le mot .

Complètement paniquée , la brune eut du mal a sortir de sa cachette , malgré le fait que je la rassure en lui affirmant que le malfaisant avait pris la poudre d’escampette . Sa défiance me fit penser qu’elle ne devait pas me considérer comme un rempart potentiel contre une agression du bonhomme , ce que je trouve hautement vexant quoique potentiellement réaliste .

Lorsque enfin j’arrivais a faire sortir de son antre la " demoiselle " , passaient pile a ce moment la deux cyclistes qui me lancèrent un regard hautement désapprobateur . Non pas que leur aide soit forcément d’une quelconque utilité , mais je me mettais en devoir de leur expliquer la situation .

J’allais pas laisser croire que je m’étais tapé une pute , fut ce par des inconnus .

 

Tout a coup , arriva la cavalerie , ou pour être rigoureusement exact un véritable régiment de policiers en civil et autre cow-boys qui auraient arborés les lunettes de soleil s’il n’avait pas été 4h du mat . " Enfin ! " me disais je , j’allais pouvoir prendre congé et les laisser se débrouiller avec la te-pu .

Toujours aussi optimiste le Nico . Le premier agent arrivé a ma hauteur m’attrapa le bras , en même temps qu’il sortait de sa poche une paire de menottes …

Plus jamais , jamais , je ne chercherais a bouffer de nuit .

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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 17:53

Alors que finissais la dernière épreuve des examens de Juin , je fus pris d’un coup de fatigue monstre qui se traduisit par une dépression nerveuse , me conduisant un jour de surcharge morale a délirer pendant 30 minutes devant mon docteur médusé et qui me prit de force un rdv dans une clinique spécialisée ou passa en son temps une des folles qui firent passer Toulouse et Baudis pour une ville digne de l’Yonne et d’Emile Louis .

Le croirez vous : sitôt que j’avais repris mes esprits 24h plus tard , j’ai annulé le rdv , soucieux d’épargner mon image déjà suffisamment égratignée , disons le .

Cette dépression nerveuse se traduisit également par des rêves plutôt folklo , du moins a l’image de leur auteur . Un matin de réveil fait de sueur et d’effroi , mon premier geste était d’écrire le rêve un brin Tex Averien cause de mon tourment . Je vous laisse juger …

… Du moment que je ne me retrouve pas avec un nouveau rdv a décommander chez les fous .

(…)

Tout avait commencé alors que je dormais du coté de la Muette a Paris . Déjà , le rêve sombrait dans l’irréel , puisque me faisant pioncer a une heure a peine tardive , chez mes grands parents dont j’avais visiblement fait l’acquisition de leur logement .

J’avoue avoir songé a remonter sur Paris mais de la a virer mes grands parents de chez eux , faut pas déconner non plus .

J’étais sorti violemment de mon rêve (ce qui me confirme qu’il ne sert a rien de dormir la nuit si c’est pour être réveillé a tord et a travers …) par un coup de feux tiré dans la rue . Habitué par mon père a des réveils quasi militaires (rectification : militaires tout court , George Harrison vaut bien un clairon de fanfare) , je me levais a une vitesse qui aurait fait passer pour unijambiste Speedy Gonzalez et son insupportable " aribariba ! " elle même , bref suffisamment pour voir un type s’enfuir , laissant un autre agoniser dans une marre de sang .

Le tout rendant relativement peu crédible la thèse du suicide .

Alors que je déposais au commissariat du coin , les policiers entreprenaient de fouiller le cadavre devant moi . Alors qu’un policier extirpait un sachet de drogue de la veste maculée de sang de la victime , tout ce que je trouvais a dire devant des policiers passablement consternés était " quel dommage , une si jolie veste " .

Je songe a revendre ma veste Esprit , elle me tourne trop la tête .

C’est a ce moment la que le rêve commençait a déconner , ou du moins a partir vraiment en vrille . Déjà , tout autour de moi évoquait que j’avais voyagé dans le temps . Je veux bien que le 16eme arrondissement soit un rien rétrograde , mais de la a ce que je sois entouré de voitures époque Bonnie and Clyde et que je me sois métamorphosé en jumeau de Sonny Corleone , c’était peut être aller un peu loin dans l’arrière gardisme .

 

C’est a cet instant la de mon rêve que je me demandais s’il n’était pas aventureux , sinon idiot, d’avoir témoigné dans une affaire de meurtre maffieux .

Ça n’a pas tardé . Sitôt m’étais je posé cette lourde question existentielle hélas un brin tardive, que je voyais 2 tueurs courir dans ma direction en sortant des sulfateuses qui promettaient de salir ma ves… pardon , de me mettre a la mode gruyère . Allez savoir pourquoi , ils étaient chinois .

 

Je laisse a mes rêves l’entière responsabilité de tout préjugé raciste .

Dans un espoir un brin vain , la seule chose que je trouvais a faire était de me jeter dans la voiture et de me protéger avec un des coussins de mon canapé , celui de la rue Palaprat pour le coup … Commençait alors l’exécution , pas banale puisque mes tueurs tout en tirant dansaient comme des indiens , sur un pied , mais surtout , en chantant le générique du dessin animé " Tortues Ninja " .

Mes rêves ne m’épargnent guère .

Alors que les balles me transformaient en puzzle de mille pièces , je me souviens qu’en mon for intérieur je faisais le constat pas banal de n’éprouver aucune douleur , me posant encore une fois (ça m’arrive souvent dans mes rêves déjantés) la question marrante au possible " alors c’est ça mourir ? " .

Autant vous dire qu’a ce moment la , la seule chose qui m’importait était que l’autre cesse enfin de me bassiner avec son " tor-tues nin-ja , tor-tues nin-ja " .

Lorsqu’ils eurent enfin fini de me tirer dessus , a court de balles ou de paroles sans nul doute , je me disais " je suis vivant ! " et faisais semblant d’être mort pour éviter un hypothétique coup de grâce .

C’est 10 secondes avant que le deuxième Chinois dise a celui qui m’avait canardé : " il respire encore " .

Je ne saurais jamais si dans l’esprit de mon rêve , c’était l’entonnement du second " tortues ninja " ou les balles qui avaient raison de ma pauvre carcasse …

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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 17:12

Sans doute la première fois depuis une demi décennie que je me réveille en sursaut et alors qu’il fait jour .

Et également que la combinaison de ces 2 raisons est la raison de mon indéniable mauvaise humeur .

Le bruit crispant au possible d’une personne me parlant sur msn m’a sorti de mon comas somnolique (pas encore dans le petit Robert , ne vérifiez pas) , cette personne n’ayant de toute évidence pas conscience que son acte malheureux ne puisse que provoquer chez moi une furie disproportionnée par le fait d’avoir été réveillé a une heure indécemment matinale , soit 8h30 du matin .

Colère disproportionnée aussi du fait que j’ai aussi et accessoirement raté mon train , 1h30 plus tôt .

Après m’être expédié un café que je qualifierais modestement de " corsé " (donc café qui aurait pour effet sur le plus endurci de mes lecteurs de le rendre insomniaque une petite dizaine de semaines) , j’inspectais le site de la Sncf en m’étranglant sur le coût prohibitif de ma panne de réveil , remplissais vaguement mon sac a dos du minimum syndical nécessaire pour que je ne fasse pas les gros titres du journal local de Port la Nouvelle (" un inconscient retrouvé mort de froid en plein mois d’Aout ") et prenais enfin la direction de la gare avec donc seulement 2h de retard sur l’horaire benoîtement envisagé la veille .

C'est-à-dire 4h plus tôt , lorsque j’avais envisagé de dormir un peu , quand même .

Dans le cas d’une nuit passablement raccourci , j’ai curieusement de façon assez récurrente la gorge aussi sèche que mon portefeuille , aussi éprouvais je sur le quai l’irrépressible besoin d’assécher un peu plus ce dernier en me ruinant a acheter quelque chose qui me rafraîchisse , comme par exemple une bouteille d’orangina vendue a un prix défiant toute concurrence de tout épicier en situation de monopole au milieu du Sahara .

… Comment ça " modifiez votre sélection " ? Et d’un , tu ne me parles pas comme ça , et de deux , je m’en fous , je vais prendre la deuxième colonne d’oranginas …

" Modifiez votre sélection " .

Bon . Inspirer un grand coup . Ne pas s’en prendre futilement a cette sombre raclure de machine de merde , et opter pour de l’ice tea . Oui , c’est ça , je vais prendre de l’ice tea , bonne idée tiens .

… Je me suis explosé la main de colère contre la vitre du malfaisant appareil lorsqu’il m’affichait a nouveau " modifiez votre sélection " .

Les yeux exorbités , a la recherche d’un employé de la Sncf a étrangler , je devais faire appel a tout mon self control pour résister a la tentation d’écrire là , sur le quai , un bouquin qui prônerait la révolution du prolétariat contre la dictature des machines et l’extermination de ces dernières , d’autant que l’ignoble robot dans deux ultimes provocations , refusa de me rembourser , puis fit tomber sans que je ne lui ai rien demandé une bouteille d’un liquide a la saveur insipide au possible , soit une bouteille d’Evian .

Enfin pour la saveur insipide , je ne fais que présumer puisque la bouteille resta bien évidemment coincée a peine hors de portée de mes doigts …

(…)

Dans le train .

Après avoir du céder la place que j’avais initialement choisi à une pitoyable mémère tenant dans sa main un roquet ridicule au possible , bavant et tirant la langue , parfois les 2 en même temps , et après avoir résisté a l’incroyable tentation , encore une , d’envoyer valdinguer la potiche et sa créature par la fenêtre au risque non négligeable de mécontenter WWF , je tentais de me calmer et de lire consciencieusement mon bouquin .

C’était sans doute beaucoup demander .

Arrivaient les contrôleurs pour leur premier passage . Je ne suis pas foncièrement honnête , mais ayant horreur de devoir m’expliquer avec un contrôleur devant d’autres passagers qui ne peuvent s’empêcher d’écouter et prendre une mine désobligeante (" ah , ses jeunes ! ") , aussi décidais je d’aller trouver les contrôleurs et de leur expliquer subtilement ma présence dans ce train avec un billet pour un autre quelques heures plus tôt .

Autant pour moi : 15 Euros de redressement , sachant que si j’étais resté sagement a ma place je n’aurais au final jamais été contrôlé , ma subtilité a finalement achevé mes dernières velléités de me calmer .

Bref , j’arrivais a Port la Nouvelle dans de fort peu douces dispositions , qui n’allèrent pas d’ailleurs en s’améliorant lorsque sous mes yeux incrédules , je découvrais un paysage apocalyptique . J’ai cru débarquer au milieu de champs pétrolifères , de Hlm en tout genres dignes des barres du Mirail et Reynerie combinées …

J’ai passé la première heure a déambuler en me retenant a chaque pas de ne pas reprendre le train aussi sec . Je n’ai réussi a rester qu’en le prenant avec humour , m’amusant a m’émerveiller faussement devant le spectacle : " Oh ! Une raffinerie ! Aaah ! Une grue ! Tiens ? des pétroliers !!! " .

Bon dieu , que foutais je dans ce vide ordure urbain .

Espérant tout de même qu’il existe une plage au milieu de l’un ou l’autre dépôt de mazout , je demandais mon chemin au huit a huit ou je m’achetais un de ses misérables trucs appelés a tord sandwichs et que si j’étais député je déclarerais contraire aux conventions de Genève . Dans un premier temps , l’employée eut visiblement le plus grand mal a se retenir de partir dans un fou rire , puis me demanda " mais … vous n’êtes pas a pied tout de même ? " .

Soit . 45 petites minutes a déambuler a pieds pour atteindre cette foutue plage , ça valait pas la peine de se foutre de moi , sombre caissière .

Et soit , pour bronzer , il eusse fallu que je ne me retrouve pas dans une tempête de sable digne de celle dans laquelle se retrouve piégé tintin aux pays de l’or noir . J’ai inventé le concept de bonhomme de sable , quand après avoir dormi 2h , je me réveillais avec 10cm de sable sur moi , sans parler des kilos ingurgités bien malgré moi .

Je suis rentré le soir même . Et ai royalement snobé le contrôleur …

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 19:57
Mercredi .
 
J’avais pris la ferme résolution de dormir plus que d’accoutumée , a savoir donc plus de 6h en une seule nuit , ce qui en soit méritait de figurer au guiness des records .
 
Je précise : c’est la résolution qui méritait d’y figurer , de toute façon il eut fallu pour que je dorme plus de 6h que je ne sois pas réveillé en sursaut par mon téléphone et la Elga a l’autre bout de la ligne ne se rendant pas compte de mon impuissance a communiquer a des heures aussi outrageusement matinales que 13h30 du matin .
 
De toute façon Ben sonnait 10 minutes plus tard . Les matins ne sont plus ce qu’ils étaient .
 
Réveillé et donc dans les pas forcement meilleures dispositions du monde , il me fallait la cigarette accompagnant le caf … le thé puisque je n’ai plus de café , enfin n’importe quoi qui se fume , ma moquette n’étant pas assez propre pour que j’envisage de me fournir sur elle .
 
J’ai hésité .
 
Après avoir vainement fait une dizaine de fois les poches de mes derniers pantalons , je me rendais a l’évidence et dégainais ma carte bleue pour aller faire subir un sort au distributeur malencontreusement placé en bas de chez moi , ce qui n’aide en rien a freiner mes ardeurs dépensières totalement inconsidérées .
 
Du moins jusqu'à ce que mes yeux exorbités lisent « opération refusée par votre banque » .
 
(…)
 
Il est vrai .
 
Il est vrai que cela ne pouvait durer indéfiniment , que de ne pas connaître la position de mon compte 3 mois durant , pour la simple et excellente raison que n’ayant pas retrouvé la clef de ma boite aux lettres , je n’avais accès a mes relevés de compte qui de toute façon auraient fini indifféremment a la poubelle , bref , tout cela n’était peut être pas l’attitude adéquate pour éviter de se retrouver avec un compte a faire peur a un Tapie lâché par le Crédit Lyonnais .
 
En même temps , est ce ma faute si ma banque a la faiblesse de m’autoriser un découvert de 800 euros ?
Il me fallait rectifier le tir . La boite aux lettres allait être la première victime , et cracher dans un sombre fracas métallique (celui d’une serrure sautant sous mes coups vengeurs) son immonde flot de lettre inutiles en tout genre : factures , billets sncf périmés , lettre de relance de la Caf et de la sécu …
 
J’aurais du attendre 2 mois de plus .
 
J’allais ensuite voir ma charmante banquière , et sur un ton rassurant lui assurais de très rapides arrivées d’argent frais diverses et variées , qui sans êtres dans les faits totalement inexistantes , risquent d’être au moins 300 Euros moins élevées que celles dithyrambiquement annoncées .
 
Je crois avoir fait une tragique erreur en lui donnant l’adresse de mon blog .
 
Je me rendais enfin a la gare , avec le vague espoir de me faire rembourser le billet de train dont je n’avais pu faire usage 3 semaines auparavant . Après tout , il n’y a pas de raison que je ne fasse pas contribuer la Sncf au financement de mon absence de cerveau .
 
« Bonjour ! J’ai commandé il y’a 3 semaines un billet que je n’ai jamais reçu , j’ai du en racheter un , et ce n’est finalement qu’aujourd’hui que j’ai reçu le premier billet … »
 
J’ai un talent inné pour les pieux mensonges .
 
« Vous avez le second billet que vous avez du acheter ?
- Gulps » .
 
Me demander a moi si j’ai gardé quelque chose . J’ai eu envie de lui expliquer que je perds 6 carte bleues par an , 4 clés par semaines , que je suis un désastre ambulant et que … tiens mais j’y pense , j’ai vu traîner un vieux billet de train dans mon portefeuille …
 
Ça m’était jamais arrivé .
J’ai donc 18 Euros et vingt centimes a dépenser ce soir . Ouf .

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