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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 16:56

Mercredi 14.

J'observe d'une terrasse de café l'agitation Parisienne et la tour Montparnasse, dont le bar panoramique est l'endroit idéal pour se gausser de ces andouilles de Japonais qui se la jouent bot-people au sommet de la Tour Eiffel pour une vue imprenable sur des jolies grilles de protection, et également idéal pour se mitonner un petit cancer aux petits oignons en ingérant d'adorables petites particules d'amiante, dont étaient friands les batisseurs de la fin des années 60.

Peut-être finalement que le prix exorbitant du café vise à facturer cette consommation fortuite ?
Bah.

Il est 17h30. Brune et moi devons prendre un avion à partir de Beauvais pour l'Irlande aux alentours de 23h, mais nous nous appretons déjà à nous rendre à la porte Maillot, afin d'y prendre une navette proposée par Ryanair pour atteindre l'Aéroport, navette dont la particularité est de partir de Paris 3h avant le début de l'enregistrement des passagers, qui lui intervient 2h avant le départ de l'avion.

Partir 5h avant le départ effectif de l'avion, pas à dire, la question de la pertinence de prendre l'avion pour se rendre en Irlande se pose.

Dommage qu'il n'existe pas de compagnie de location de trottinette, le choix se serait imposé d'office.

Après avoir pu nous faire une idée, un sac container sur le dos la scoliose, durant 30 minutes de métro aux heures de pointe, de ce que doit éprouver un moine Tibétain face à un char de construction Chinoise, nous arrivons Porte Maillot.

... Et arrivons à négocier avec le chauffeur du car afin qu'il stoppe son engin sans (trop) nous écraser les pieds.

Il faut le savoir donc : le départ de la navette Ryanair, c'est 3h30 avant le départ de l'avion.
Et également : l'amputation des doigts de pieds, c'est couvert par la sécu.

Nous tentons de reprendre notre souffle dans le car, alors que ce dernier fait une moyenne pour traverser Neuilly/La Défense (environ 1500 mètres) au rythme ébouriffant de 1500 mètres à l'heure.
Les incessants marche/arrêts effectués par le chauffeur à priori à jeun -quoique je ne puisse pas le jurer non plus- délocalisent mon estomac du coté de mes oreilles, tandis que ma brune se teinte d'une jolie couleur vert pomme comme j'en avais plus vu sur son minois depuis la fois où elle avait bu une quantité excessive d'alcool pour un être de si petite corpulence.

En même temps, je savais que ce n'était pas raisonnable, ce second verre de rosé.

Après 3h à visiter l'ensemble des banlieues sordides du Nord-Est de Paris et du noeud de voies rapides mais pas trop qui les constituent, nous arrivions effectivement à l'Aéroport International de Beauvais, qui à bien y regarder n'évoque pas tant que cela et quand on y réfléchit murement un Lidl en faillite.

En liquidation judiciaire, à la rigueur ?

Après avoir raqués 5 euros supplémentaires parce que je n'avais pas eu l'intelligence d'imaginer que cela ne suffisait pas de payer une somme suffisante à financer une guerre en Irak mais qu'il fallait aussi informer Ryanair que l'on comptait effectivement utiliser ces billets et non pas faire un feu de cheminée avec, Brune et moi nous asseyons à la table d'un sous-sous-sous self-service aux allures de SAV d'Auchan, et je sors mon Lg Viewty qui fait des photos terribles et d'abord je m'en fous de l'iphone, pour envoyer le message suivant à Mat et Tom, déjà en Irlande et qui pariaient déjà, les médisants, sur la probabilité que je les plante en Irlande.

Il y'a des précédents, il est vrai.
Mais je persiste à dire que je n'avais pas le choix lorsque j'étais parti un samedi matin à 6h après avoir vu quelques heures plus tôt le concert des Red-Hot : Brune m'attendait. Ah !

« Nous sommes à l'aéroport et enregistrés, c'est bon  : nous sommes en Irlande dans 2 heures ! »

J'appuie sur Envoyer.

« Tum-dim-tum ! Le passager propriétaire de la valise rose dans le hall est prié de venir la récupérer »

Message en cours d'envoi.

« Tum-dim-tum ! Le passager propriétaire de la valise rose oubliée dans le hall est prié de venir la chercher de toute urgence ! »

Accusé de réception, message recu.

« Tum-dim-tum ! Les passagers sont priés de sortir immédiatement de l'aérogare (et de se rendre sous la pluie qui redouble,soit, pour marcher pendant 5 minutes pendant que leur ordinateur se prend pour une éponge jusqu'à un hangar à la con où ils risquent bien de passer la nuit, ah ah ah !) ... »

Presque rigoureusement authentique.

(...)

« Nico ? Nico ? Tu me fais peur, cela fait maintenant 30 minutes que tu es dans cette position foetale les yeux vitreux, tu veux pas me parler ? Tu sais, Mat et Tom comprendrons ! Nico ? Nico ? »

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 18:33

Une palpitante aventure de Nicnic et Brunou


Il y'a deux mois de cela, ma bande d'amis habituels et moi faisions le terrible constat qu'il ne nous était plus arrivé de partir en vacances entre nous depuis une période qui à force de s'allonger, risquait de faire réellement ombrage dans les bouquins scolaires à celle que l'on nomme « Préhistoire » .

D'autant que lorsque nous sommes réunis, le film la guerre du feu mérite d'être déclassé au rang de simple documentaire.

Qu'à cela ne tienne ! Grâce à une organisation sans faille dont nous seuls avons le secret (concretement : environ 900 mails échangés aux intitulés divers et variés, comme « Nicolas, tu l'achètes ce putain de billet ? », « Re : Benoît, crois tu qu'il soit pertinent de passer la moitié de notre budget dans la location d'une Ferrari cabriolet ? », ou encore « Re: Fw: Vous me faites chier, j'y vais tout seul si ça continue »), une semaine en Irlande était dare-dare planifiée courant Mai.

Le fait que nous arrivions chacun sur place à plusieurs journées d'intervalles et en des endroits différents important peu, dans le fond.

Si, si, Mat.

Sauf que. Parmi les différentes petites tares qui font mon charme (ou que l'on change de trottoir lorsque l'on m'aperçoit au loin, également, soit), j'ai developpé un don inné pour , à partir d'une situation à priori simple (si,si, Mat bis) , obtenir un résultat au moins aussi imbuvable qu'un whisky coca trainant sur un rebord de fenêtre un dimanche matin de lendemain de fête.

Je finirais bien par savoir quel est le sinistre crétin qui s'est servi de ce gobelet comme d'un cendrier.

En l'espèce, la complication allait prendre l'apparence peu anodine du visage de ma brune, qui prit une teinte écarlate limite inquiétante lorsque j'évoquais comme ça à brule pourpoint l'idée vague et potentielle que je parte seul dans un pays éloigné quelques jours avec mes 3 meilleurs amis mecs.

Faut-il que les filles s'angoissent facilement, tout de même.

Une négociation et demi plus tard, ma brune avait obtenu le droit -d'un commun accord et certainement pas en usant déloyalement de la menace d'une arme de type magnum calibre 45- d'acheter elle même un billet d'avion, et contacté une sienne amie habitant Dublin, ce qui lui permettrait ainsi de disposer d'un endroit stratégique pour surveiller sans avoir trop l'air d'y toucher et de pas trop loin les activités de son homme.

Même si le procédé était un peu voyant, comme ne manquèrent pas de le faire remarquer à juste titre et de concert Mat, Ben et Tom, dans une nouvelle série de mails aux intitulés pas franchement élogieux envers ma virilité.

Note personnelle : si, j'ai des couilles, tas de médisants.
... C'est justement toute l'origine du problème.


Bref, vous me direz, « soit, ta copine a dans la douceur la plus exquise exprimé le désir d'être associée en partie à votre équipée masculine, où est le drame ? », tas d'anxieux notoires que vous êtes.

J'y viens.

Il se trouve que si organiser un voyage 2 mois à l'avance a le mérite d'en rendre entre autre le coût plutôt avantageux, cet aspect là (avantageux) reste pour le moins théorique et plus que sujet aux aléas les plus bénignement contrariants.

... Le fait que l'on trouve un nouveau travail durant ces 2 mois et que l'on aura dès lors du mal à faire accepter à ses nouveaux patrons, sans passer par la case « j'ai été viré d'un job avant même d'y rentrer en fonction », l'aspect somme toute anecdotique de notre envie de partir en vacances, bref, ce fait là faisant dès lors et bien évidemment partie des aléas que l'on puisse raisonnablement considérer comme bénignement contrariants.

Ou dit autrement : « Et meeerde ».

Après avoir réussi à raisonner Mat afin qu'il ne se fende pas d'un communiqué de presse rageur à l'attention des deux autres (« Rw : Nico continue ses plans foireux ») , acheté un nouveau billet pour la modique somme de mes reins -avec le coeur en option-, et calmé ma brune se rendant compte tout à coup qu'elle allait partir en Irlande sans moi, j'arrivais par le biais de sournoiseries dont j'ai le secret à insinuer dans l'esprit de mon boss que me laisser partir au moins du mercredi soir au samedi serait une idée judicieuse qui contribuerait à la l'accroissement de la compétitivité de son entreprise.

... En d'autres termes, je l'ai supplié si pitoyablement que l'image de sérieux que je tentais de me forger jusque là ne vaut depuis pas plus qu'un paillasson usé positionné à l'entrée d'un local à poubelles.

Contrariante, tout de même, cette tendance à passer pour un crétin que je développe depuis la fac le lycée le collège oh et puis merde .


(Be Continued)


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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 15:17

Lorsque je me suis couché , ce vendredi soir , j'avais il faut bien le reconnaître une semaine peu commune dans les pattes .

En premier lieu , et je le rappelle une énième fois , je travaille depuis maintenant 3 ans (plus en fait mais je me sens tellement honteux vis à vis des fonctionnaires que j'ai facilement critiqué durant mes années d'égarement à droite que je n'ose encore assumer la longévité de mon petit CDI) dans un centre de réception d'appels , ce qui n'est pas du télémarketing -et je tape à la petite cuillère jusqu'à ce que mort s'en suive le premier abruti qui refait cette regrettable confusion- , à des horaires peu commun , soit du vendredi au lundi de 16h à 23h .

La dépêche , n'ayant réussi à m'identifier clairement , me surnomme l'égorgeur des crétins qui souhaitent à tords et à travers « bon week-end » .

En second lieu , et parce que je suis quelqu'un de retors qui se fait chier dès qu'on lui demande de rester sagement en place plus de 3 secondes , j'ai cru bon de débuter , sitôt revenu de Berlin , un stage dans une boîte Toulousaine , qui , s'il se passe dans des conditions qui feraient passer Kim Jong Il au Capitalisme en signant des deux mains (des locaux dans un petit manoir -mon rêve- , un billard -mon fantasme- et du café Nes soluble à volonté : mon rêve de fantasme .) , n'en rajoute pas moins de 30h de travail supplémentaires dans mon emploi du temps , 30h qui se casent idéalement le lundi matin , les mardi mercredi jeudi entiers , et enfin , le vendredi matin .

... Le premier qui me demande « et tes jours de repos , c'est quand ? » , je lui offre une notoriété nationale en tant que premier sinistre crétin victime du défenestreur de ceux qui posent des questions à la con .

Bref , ce vendredi , lorsque vint le moment de verser les croquettes de la brune puis d'aller border les chats , ou l'inverse mais je suis fatigué alors bon , j'aspirais légitimement à ce que mon lendemain matin ressemble à une grasse matinée comme on en a rarement vu ailleurs que dans un Walt Disney réputé .

Quoique soit , je sois légèrement plus poilu que la belle au bois dormant .
Faut-il que vous érgotiez , tout de même ...

(...)

Samedi matin , donc .

8h30 .

« To Makeee , a Moun-Tainnn , Offf ... Your lifeee , is just , a choiceee ... »

C'est une chance que mon nouveau portable ne se soit pas trouvé à proximité du lit , sinon il aurait connu le même destin que nombre de ceux qui l'ont précédé : un baptême de l'air suivi d'un atterrissage djihadien contre le mur d'en face .

J'ai un budget réveils matin qui tend à s'approcher de celui de la Corée du Nord en matière d'armements .

Passé les quelques secondes de traumatisme , durant lesquelles je m'apprête à improviser une nouvelle rhérotique pour convaincre ma brune que je suis gravement malade et que je ne peux donc pas me rendre au boulot , je me rappelle que je ne travaille pas ce matin , et que je suis censé faire la grasse matinée .

Une expédition punitive contre le réveil-matin plus tard , je me rendors paisiblement entre les draps , la montagne de cheveux bruns ronflant (bruyamment) à coté de moi prouvant que ce faux réveil n'était qu'anecdotique , tout compte fait .

Quoique le réveil-matin pourrait être en droit de vouloir commenter cette notion d'anecdotique .
S'il le pouvait encore , évidemment .

Alors que je commence à me rendormir , un mini courant d'air atteint mon pied droit , annoncant à mon cerveau comateux que quelque chose à soulevé la couverture , et s'est engouffré dans la brêche . Bah , je suis trop fatigué pour m'en inquiéter .

A tord .

Grrrrifff !

Je n'ai plus de doigts de pieds . Plus de pieds . Plus de nerfs . Mon corps n'est plus que douleur , un torrent de larmes me montant aux yeux , tandis que mon oesophage déglutit difficilement la langue que mes dents ont tranché par pur réflexe au moment ou elles se sont brusquement ressérrées .

Ou autrement dit :
Mon chat vient de me dire bonjour , et qu'accessoirement il ne serait pas contre que nous évoquions le sujet du salariat en croquettes .

En bon employeur , je n'hésite pas dès lors à aborder bien volontiers le sujet .
Après avoir exposé les difficultés de la conjoncture actuelle ("tu comprends , nous sommes samedi matin et il est 8h45 quand je comptais ne pas être réveillé avant 11h ...") , le chat se voit offrir tout de même une belle prime : une avance sur un vol plané au dessus d'un nid de Sheba .

... Mais sans Sheba .
Non mais quoi , 8h45 ! Sale bête , va .

Tout en me demandant si brune m'aimera toujours lorsqu'à son réveil , elle constatera que son Nico est devenu unijambiste , je tente de retrouver le sommeil , très difficilement évidemment , mon organisme croyant à tord que réveillé comme je suis , cela ne peut que signifier qu'il doive se préparer à une nouvelle journée de travail délirante .

Il n'est pas encore totalement habitué , faut dire .
Pensez : 24 ans à ne rien foutre , normal qu'il soit choqué .

Je commence à me rendormir . La couverture me semble l'endroit le plus confortable du monde , et je commence à arriver à faire abstraction des ronflements de la perruque brune à coté de moi .

Je m'endors .

... C'était oublier un peu vite que la sonnette de notre appartement n'a rien à envier à celles qui avertissaient la population de l'imminence d'un bombardement durant la guerre de 39/45 .

(...)

"Oui bonjour , c'est la poste , j'ai un colis pour v...
- Putain de bordel de merde , quel est le connard qui me lève à 9h15 du mat un samedi ,
fais chier , merde quoi
!"

(...)

... Quelque chose me dit que Brune va attendre encore longtemps son ordinateur acheté sur Fnac.com ...



A propos :
J'ai décidé qu'à partir de maintenant , je ferais systématiquement en fin d'article la promo de 2 des internautes qui m'auraient laissé leurs gentils commentaires .
Alors aujourd'hui , se sera le tour de :

Eirona : son blog est ici >
http://eironeia.over-blog.com/
Sophie : son blog est là > http://sofi3d.over-blog.com/

Et sinon , jetez un coup d'oeil à l'émission de culture pub de cette semaine .
La première (pub) est ... magique :

http://www.culturepub.fr/emissions/emission-2008-03-17.html

prunelletel.jpg

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 15:43

« Nico , j'ai froid aux pieds » .

Ce qui est marrant avec ma brune , c'est que depuis 1 an et demi , elle est devenue mon second cerveau (les médisants diront premiers) , au point que lorsque quelqu'un me demande si je suis disponible pour faire jusqu'à la plus débile des activités (« Nico , on se prend une bière en bas de chez toi ? ») , je prends un air vaguement désemparé (les médisants diront « naturel ») et , haussant les épaules , les sourcils et les bras dans une moue dubitative , je réponds invariablement « vois avec Brune , je sais plus du tout si nous avions quelque chose de prévu à ce moment là ... »

Ce qui signifie beaucoup plus concrêtement : « je sais très bien que nous avions quelque chose à faire à ce moment là , mais tu auras peut-être plus de chance que moi d'attendrir ma brune et de la convaincre de renoncer au Calicéo que nous avions prévu ... »

Encore une fois autrement dit : « Aucune chance . »

Bref , si ma brune est devenue en quelque sorte et au fil d'expériences parfois hautement douloureuses (comme la fois ou je l'ai rejoins pour une semaine à Barcelone avec pour seul bagage de rechange 1 paire de chaussettes ET un calecon . Que je portais déjà ...) ma moitié avec participation minoritaire sur celle qui me reste encore (de moitié) , il se trouve qu'à titre personnel , et sans doute parce que l'on ne peut pas s'occuper de son Brun et penser pour soit , la petite brune aurait tendance à s'égarer de temps à autre dans ses propres choix personnels .

Par exemple lorsqu'elle compte visiter Paris et Berlin à pieds , avec une paire de talons .

... Heureusement , je ne suis pas du tout quelqu'un de moqueur .

« Ah ah ah , c'est bien fait pour ta poir... pomme , a t'on idée de vouloir s'habiller comme une Marylin Monroe qui aurait raté sa couleur pour faire des kilomètres de marche à pieds ? »

Pas du tout moqueur , vous dis-je .

(...)

Samedi , matin .

Je me réveille les jambes explosées par les centaines de kilomètres parcourus dans Berlin Est et Ouest , que l'on aurait d'ailleurs du plus justement nommer Berlin Pôle Est et Berlin Pôle Ouest pour donner une meilleure idée des distances qui se démultiplient dans ce labyrinthe géant .

C'est bien simple , j'ai eu l'impression au milieu de certaines avenues d'être un morceau de sucre au milieu d'un gobelet géant de café substance marron non identifiée made in Starbuck .

Je cherche dans la poche du sac à dos que j'ai organisé scientifiquement une paire de chaussettes propres Brune et lui demande si « elle sait ou sont les paires de chaussettes propres ? » .

Je vous le concède , c'est devenu assez grave , tout de même .

« Et je suis désolé Nico , je pensais t'avoir pris assez de paires , mais la dernière n'en était pas une et je n'ai qu'une chaussette propre à te proposer ... tu vas devoir remettre une sale d'hier . »

... Certaines âmes sensibles ne peuvent rester plus de 2 secondes devant des films comme Alien , Le Dentiste , Braindead , ou encore le très relevé Hostel . D'autres ne peuvent plus se baigner sans sueurs froides et palpitations d'un cardiaque enfermé dans un caisson de basse géant après avoir vu les dents de la mer . D'autres encore ne peuvent plus regarder une glace au chocolat sans avoir envie de se défaire de leur intestin grêle en le vomissant après avoir vu le buzz crade actuel du net , « 2 girls 1 cup » .

C'est carrément dégueu .

Moi , rien de toute cela ne m'impressionne vraiment (et puis de toute facon , je reste toujours là ou on a pied donc peut pas y'avoir de requins en dessous de moi , mon psy me l'a dit , alors hein) , mais j'ai en revanche une irrésistible envie de défenestration lorsque c'est la seule alternative qui s'offre à moi , avec celle qui consisterait à remettre un doigt de pied dans une chaussette qui a déjà mariné une journée entière dans une chaussure vieille de 3 mois avec laquelle je viens par ailleurs de parcourir en long et en large Berlin et Paris .

Non Fabien , ce n'était effectivement pas ton confit de canard qui sentait le camembert , ce samedi midi au resto .

(...)

Un compartiment première classe , de la liaison rapide de nuit Paris-Toulouse passant par Brives la Gaillarde et Chateauroux la Berrichonne .

Ca s'invente pas , tout de même .

Je suis coincé . Brune à la tête sur mes genoux , et ronfle dort paisiblement , ce qui est à la fois une chance et un problème d'ordre majeur . Une chance , parce que dormant , je peux espérer qu'elle ne sentira pas trop vite l'odeur qui commence à flotter autour de nous .

Un malheur , parce que je ne peux pas m'eclipser discrêtement pour me réfugier dans un compartiment vide , où je pourrais à l'abri des regards (hautement) désapprobateurs glisser mes pieds par la fenêtre et diminuer substantiellement l'odeur atroce qui en émane .

Substantiellement , j'ai bien dit .

Ca y'est , mon voisin de droite , un homme de la cinquantaine genre cadre sup , a senti . A priori , et quoique cela ne tardera guère , il ne sait pas d'où l'odeur vient . Si je sais qu'il a senti , c'est juste que je le trouve juste un peu plus jaune que jusqu'alors .

Merde , s'il était déjà jaune , c'est qu'il avait déjà senti , alors .

Je remue , mal à l'aise , sur mon fauteuil ; brune râle un peu , et tout en continuant à dormir , sa main se rapproche ostensiblement de son nez .

Elle est en première ligne , faut dire .

Je me dégage de sa jolie chevelure , et non sans lui arracher une bonne touffe maladroitement (au moins , je sais qui de nous deux finira chauve la première ...) , je me dirige vers les toilettes . Chaque pas est un supplice au pays du gluant , du moite et du microbe que même dans il était une fois la vie , t'en voyait pas des aussi méchants .

Et paradoxalement , j'ai l'impression que mes pieds brulent littéralement , un peu comme si je les avaient plongé dans une cocotte minute .

Non , finalement , pas paradoxalement , alors .

J'arrive enfin aux toilettes . Comme toutes celles des trains , elles sont archi dégueues , ce qui ne serait rien si en plus , on était pas aussi projeté d'une paroi à l'autre tel un vil moustique sur un pare-brise en été .

Mes pieds me brulent .
Je me sens crade .
Je donnerais n'importe quoi pour que mon cerveau puisse oublier fut-ce 3 secondes les liquides gluant qui font un remake de Stalingrad dans ma chaussure .

... je considère alors d'un oeil humide la cuvette , quelques centimètres en dessous de moi .

(...)

Un nuage limite radioactif s'est échappé derrière moi , alors que je sortais de la pièce .
... Ma salle de bain , chez moi , à Toulouse .

Foutre mes pieds dans la cuvette des WC d'un train ?
Non mais vous me preniez pour qui ?

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 18:03

L'une des plus grandes tares de ma modeste existence (non , ne vous demandez surtout pas combien de posts ont commencé de cette manière : ce serait constater que j'ai décidément beaucoup de défauts) reste que je suis de ceux qui , considérant un mur de briques , l'attaquent à coup de tête sans se rendre compte qu'il aurait suffit de le contourner 3 mètres plus loin .

J'ai même inventé une variante : je suis généralement également le constructeur du mur .

(...)

Probablement épuisé par les 2 journées éprouvantes que je venais de passer , ces terribles mardi et mercredi (je me suis levé aux aurores , genre 12h30 . Environ) , j'ai ce jeudi bondi sur mes jambes armé de grandes intentions , décidé à prouver à la face du monde ébahi que , nom d'un bonhomme de moins d'un mètre 73.555 (petit , donc) , je suis quelqu'un qui sait profiter convenablement de ses jours de congés .

... Oui , je travaille effectivement du Vendredi au Lundi de 15h à 22h .
Non , je ne sais décidément pas faire comme tout le monde .

C'est pourquoi j'empoignais , vigoureusement décidé , mon flambant neuf téléphone , celui pour lequel j'en suis déjà à une lettre d'insulte à Sfr parce qu'ils veulent pas me rembourser mes haut-parleurs qui ne servent à rien mais passons , et je tentais de joindre Mat , sur que ma proposition d'aller faire du Karting le ferait sauter au plafond et permettrait de lui faire oublier (en partie) le coup du laser-quest de quelques semaines plus tôt , quand je lui avais fait dilapider le peu de son temps libre dans un obscur labyrinthe avec de la marmaille gloussante de moins de 10 ans .

Et non 8 , comme il l'avait prétendu un peu facilement .
Je tenais à le préciser .

« Vous êtes bien sur le répondeur de Mat , je suis à mon travail actuellement et non Nico , tu m'oublies pour tes propositions d'après-midi inoubliables ... »

Mes amis sont d'une mesquinerie sans nom , vous en conviendrez .

(...)

Brune ayant appris à cause de sites internet totalement irresponsables (Mappy , je ne vous félicite pas) que Ikéa se trouve sur la route du Karting , je n'allais avoir , à l'emmener ainsi avec moi dans le lieu le moins romantique qui soit à 150km à la ronde , aucune difficulté réelle , sinon celle consistant à rester ferme et autoritaire lorsque brune me suppliait de la laisser succomber aux sirènes d'Ikéa .

Ulysse aurait fait d'incroyables économies en boules quiès si la centralisation automatique avait existé à son époque .

Après seulement une demi-centaine de ronds points qui ont teinté le visage de ma brune d'une couleur qui n'évoque pas si mal le maquillage du Joker dans le Batman de Burton , nous arrivons , enfin .

Une bande de scouts désoeuvrés (pléonasme) joue à la marelle sur la piste .

Brune vire au rouge .

Et je suis décidément noir chaque fois que je pense à proposer quelque chose à Mat .



Epilogue :

Le Nico , honteux et confus , fut contraint pour l'apaiser d'amener sa Brune à Ikéa , où un heureux concours de circonstances (une amie de la brune au moins aussi hystérique qu'elle lorsque perdue au milieu de rayons de Desastrün et autres Calamitengrüds) lui permis de prendre furtivement (et non pas fourbement , comme aurait un peu vite dit Brune) la poudre d'escampette .

... Tout de même , pour une piste ouverte normalement 7j/7 , j'ai décidément une certaine facilité à tomber sur le 8ème jour ...

Mainverte.jpg

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 00:45
Avec Brune , une génération de restaurateurs ont viré dans la folie la plus totale , et alors que les sirènes de l'ambulance qui les emmenait vers l'asile psychiatrique déchiraient l'air , les hurlements qu'ils poussaient (« mais elle va commander ! Je vous jure , elle va finir par commander ! Aaaaah gnap gloup ! ») ne suffisaient à lui faire lever un sourcil , absorbée qu'elle l'est quand il s'agit de jauger s'il vaudrait mieux prendre la salade aux gésiers ou les tartines de chèvre chaud .

Et bien quand il s'agit de choisir un film à voir au ciné , c'est peu ou prou la même chose .
Mais c'est moi que les ambulanciers menacent de cingler d'une camisole toute neuve .

C'est pourquoi , histoire de gagner encore un peu de temps avant d'affronter ce qui sera probablement mon destin (ne me traitez pas de pessimiste , j'aurais tout aussi bien pu me voir à 50 ans avec un anus artificiel) , je coupais court à toute discussion , ce dimanche soir , et imposait mon choix , à savoir le film où sur l'affiche y'a marqué la guerre des sexes aura t-elle lieu ?

Question d'autant plus étonnante qu'à mon avis , non seulement elle a eut lieu , mais en plus y'a belle lurette qu'on l'a perdu .

Et pour répondre à ta question , non Mat , l'anus artificiel ne passera pas par moi .
Enfin , passer . Tu m'as compris , quoi .

(...)

Brune et moi nous installons dans la salle , et déballons aussi sec les McDoseries que nous avons passé en douce à l'insu des préposés du cinéma , quoiqu'il me semble bien que l'un d'entre eux m'ait regardé de façon plutôt suspicieuse lorsque les glaçons du coca s'étaient entrechoqués de manière fort peu discrète .

Il y'aurait matière à poser le débat de l'insonorisation des glaçons chez Mcdo , mais ne nous écartons pas du sujet si vous le voulez bien .

Après avoir vu défiler les bandes annonces d'une flopée de futurs grands bides du cinéma Français , les lumières s'éteignent , et Brune ouvre un peu plus sa chemise dès fois qu'il me viendrait des idées  lubriques en tête le générique du film commence : Nous sommes là pour voir un film , Brune .

Non mais sans blague .

Une musique de merde . Des plans d'une banalité aussi affligeante que la campagne de l'Ump à Neuilly . Des acteurs qui jouent si mal que je me sens pas mieux que leur performance scénique , et ce n'est pas peu dire . Oulà , fait drôlement chaud ici tout à coup . Vivement que l'histoire commence , j'ai déjà perdu 5 cm sur mon fauteuil . De hauteur , entendons nous bien .

3 minutes de clichés finis ont déjà déroulé .
S'en suit alors le dialogue le plus navrant de toute l'histoire du cinéma Français :
« Vous vous souvenez de la série Dallas ?
- Oh , c'était trop bien !
- Oh non , c'était trop nul !
Dallaaaas , ton univers impitoyableeeuh
! »

C'est bon , j'ai compris , le film est un abominable navet et je vais me faire trucider par ma brune si je lui laisse le temps d'entendre le second couplet .

Brune me lance un regard angoissé .
J'attrape ses affaires et son sac , et nous sortons de la salle assez fort peu discrètement moins de 5 minutes après le début du film .

Nous arrivons à l'entrée du cinéma , où commençaient à somnoler paisiblement les employés .
15 secondes plus tard et après que nous les ayons sorti de leur torpeur (c'est fou tout de même le bruit que peuvent faire 3 glaçons !) , nous sommes déjà en train d'escalader les escaliers qui mènent à la salle où se joue le film Américano-Canadien Juno .

Pour « l'exception culturelle » , on avait suffisamment donné .

(...)

C'est une Brune radieuse qui me sourit quand les lumières de la salle se rallument .
Moi , je finis de discrètement écraser une larme , priant qu'elle n'en ait rien vu .

Boys don't cry , et tout le toutim .

Nous descendons quelques marches , lorsque la brune vire soudainement au blanc .

« Mon écharpe ! Ma superbe écharpe grise en cachemire !
- Ah , celle que tu m'as offert à Noël et que tu portes tout le temps , tu veux dire ?
- Fais pas le malin , c'est pas le moment !
- Ben tiens
. »

Merde , je vois le raisonnement qui se profile . Choix épouvantable de film = départ catastrophique dans le noir = d'où son oubli = c'est ma faute + y'a pas de nutella à la maison pour compenser sa douleur d'avoir perdu l'écharpe = je vais passer une nuit épouvantable (ou chaste , si vous préférez) .

Donc = apocalypse + enfer absolu + damnation éternelle et pour 5 générations .
Il me faut cette écharpe , autrement dit .

Je fonce dare-dare à l'accueil du ciné , re-traumatise les employés qui semblent décidément bien cardiaques , et leur explique ma déconvenue (mais en termes plus vagues , je vais tout de même pas déballer ma vie privée à n'import... oubliez , j'ai rien dit) .

« Excusez moi , j'ai perdu mon écharpe !
- Elle est grise ?
- Oui !
- Elle est plutôt douce ?
- C'est exactement cela !
- Elle est imbibée de parfum Fahrenheit et de l'odeur des Camels Mediums
?
(C'est la retranscription presque rigoureusement authentique du dialogue de ce soir , je vous jure ...)
- Oui , oui , bon dieu vous me la donnez cette foutue écharpe ? »

Je suis radieux . Je tends l'écharpe dans mes mains , l'oeil humide , la musique de Link ayant trouvé un quart de coeur dans la tête . Brune , qui était partie rechercher l'objet de sa contrariété dans la salle (on parle pas de moi là , faut suivre , quoi !) , arrive . Je lui tends l'écharpe .

« Mais ce n'est pas celle là ! La mie... tienne est en cachemire ! Tu reconnais même pas ton cadeau de Noël ? »

... La prochaine fois , on se fera la soirée Capital .
Point .



Et histoire de commencer la semaine de bonne humeur ...
Voiçi de quoi vous mettre en "appétit" .
Enfin façon de parler : faut bien avouer que la Marmite , c'est pas loin sur l'échelle de l'abominable du gout de l'endive au jambon , tiens .


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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 22:54
Novembre 2007

Boutique Mont Blanc , rue Alsace-Lorraine .

« Bonjour , mon stylo est quelque peu abîmé , disons que c'est ma petite amie qui me l'a retrouvé en kit dans un pot à crayons ... c'est un cadeau de ma tante , quoique l'appellation coup tordu familial serait plus adaptée puisqu'elle me l'a offert pour faire bisquer mon père ... »

Le vendeur a le plus grand mal à s'empêcher de bailler .
En venir au fait , comme j'aurais du le faire 30 secondes plus tôt si je n'étais pas né avec un cerveau d'occasion .

« ... je le trouve quelque peu abîmé , vous pourriez me le remettre en état ? Et si vous pouviez me remettre une cartouche , je ne dirais pas non ... »



... Voilà , madame ma banquière , vous savez désormais tout sur cette facture de 80 euros fort peu opportune je vous l'avoue à la veille des fêtes de noël et des achats susceptibles de couvrir (en partie) les frais de bouche de l'Elysée qui y sont traditionnellement liés ...

Revendre mon stylo pour rembourser (les agios de) mon découvert ?
... Euh , alors je vais maintenant vous raconter comment je l'ai perdu 20 jours plus tard ...



Petite annonce personnelle :
Perdu Mont-Blanc refait à neuf y'a peu et ayant servi essentiellement à écrire des inepties .
Pour éviter toute contamination , il est fortement recommandé de s'en débarrasser auprès du webmaster de ce site . Forte récomp... forts remerciements .

L'objet est celui que l'on voit sous la photo ci-dessous .
Si par contre vous trouvez l'humain que l'on voit derrière , sans hésitation , jetez le .

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 09:54
Avec Mat , ce n'est jamais facile .

Maintenant que l'eau a coulé avec les cochons et que j'ai gardé sous les ponts , nous nous connaissons par coeur .

... Malheureusement pour moi , parce qu'il est par conséquent doté maintenant d'un 6ème sens pour repérer mes propositions foireuses , dont je suis coutumier , il est vrai .

Je persiste à dire que je ne pouvais pas savoir que la piste de karting serait fermée LE jour de l'année où j'ai essayé de t'y entraîner , Mat .

Téléphoner avant de faire 30 bornes ? Ah . Euh , oui .

(...)

Mercredi , j'ai senti que le Mat était dans de bonnes dispositions à mon égard . L'intuition , et tout ca . Enfin , surtout le fait que je l'ai entendu la veille me dire « tiens , je suis libre aux alentours de 12h normalement ... » . C'est bien simple , j'en sautais de joie sur ma chaise , au point que ma brune sans doute vexée qu'un homme me fasse cet effet là en a pris la mouche .

Sont susceptibles , tout de même .

J'avais particulièrement à coeur de montrer à Mat que j'étais toujours l'organisateur d'évènement à renommée internationale de naguère , c'est à dire avant que je ne me dote d'un bide à faire frémir Depardieu de jalousie et d'une bande de chats plus organisée que la pègre de Chicago des années 30 .

Mais comme je l'ai évoqué plus tôt , organiser quelque chose de chouette à Toulouse , c'est au moins aussi facile que de skier sur du goudron en Picardie : plus facile à dire qu'à faire .

C'est pourquoi j'entraînais le Matou , en désespoir de cause je l'avoue , au Laser Quest du coin .
Le laser quest , c'est très particulier : c'est une sorte de labyrinthe plongé dans le noir et assourdi d'une musique techno totalement insoutenable , dans lequel on jette une vingtaine de personnes harnachées comme à l'escalade de cibles électroniques sur lesquelles elles vont joyeusement tirer au pistolet laser , ce qui provoquera l'immobilisation momentanée du joueur touché , qui ne pourra refoncer à la curée qu'une fois ces cibles redevenues actives .

Oui , c'est comme vous l'aurez compris un jeu hautement intellectuel .

Alors que nous étions dans le métro qui nous amenait vers le lieu de nos futurs exploits , Mat sembla soudainement pris du syndrome « Oula , n'aurais je pas un peu oublié que c'est Nico qui s'occupe de tout ? » , et d'une voix fiévreuse , s'enquit de si je m'étais posé la question « tiens , est ce que le laser quest est ouvert le mercredi après midi , au moins ? »

Question légitime .
J'en ai dégluti difficilement jusqu'à la station Gramont , tiens .

Arrivés en fin de compte à l'accueil du laser quest , nous ne nous étonnons pas du regard sceptique que nous lance la caissière , et payons dans la joie et la bonne humeur notre droit à s'étriper électroniquement . Étonné de l'absence d'autres joueurs , je lui demande l'air de rien si d'autres personnes sont prévues sur la session de jeu à venir .

« Euh ... oui oui , un groupe de jeunes est inscrit , ils ne vont pas tarder à arriver ... » , lâche t-elle furtivement tout en encaissant très rapidement nos billets , comme soudainement (très) inquiète .

Le « groupe de jeunes » pousse les portes de l'établissement .

Mat me lance ce regard que je connais par coeur , que l'on pourrait traduire par « putain , je me suis encore fait avoir avec tes conneries ... »

... Faut tout de même bien avouer que question sensations fortes , j'ai potentiellement connu plus excitant que me retrouver à tirer sur des gamins de 10 ans (dont un en fauteuil roulant) un mercredi après-midi .

Mat en a massacré 130 .
Tsss . Pas franchement glorieux , tiens .

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 15:32

Avant-propos

C'est marrant tout de même , ces articles qui apparaissent à retardement ...
Quoi ? Vous me soupconnez de mentir sur les dates ?
Ah ah , allons allons , nous sommes en pleine science fiction , là ...




Toulouse , c'est sympa .
... Quand on connaît la ville depuis moins de 14 ans .

Passé ce délai , la ville vous apparaît dans toute son abominable horreur : un centre-ville minuscule à faire hurler de rire les lilliputiens , un reste de ville à faire passer l'Andorre pour un continent et une activité de nuit qui ne ferait pas d'ombre aux plus grandes boum organisées au Groenland courant Janvier .

On y aurait récemment aperçu Patrick Sabatier en guest-star , c'est dire .

Alors , lorsque l'on se retrouve mis en demeure par sa brune , soudain devenue sceptique sur l'honnêteté de vos propos de naguère (« tu verras , tu ne regretteras pas Barcelone , Toulouse est au moins aussi sympa ! ») , de trouver quelque chose donc de « sympa » à faire , je vous laisse imaginer le calvaire enduré par un brun pour lui proposer quelque chose de « sympa » à faire .

Pour un peu , j'aurais préféré faire Dj d'une Boom Groenlandaise , tiens .

(...)

Dare-dare , la brune était embarquée à bord de l'inusable ou presque 306 , et nous prenions la route d'un coin Toulousain super sympa (dixit le Nico enthousiasmé) , la zone verte de la ramée .

... Le Nico n'a pas encore compris que ce n'est pas du tout parce que l'on a apprécié un parc à 11 ans que le phénomène perdurera 14 longues et douloureuses années plus tard .

Déjà , une chose est sure : le type qui a dessiné les routes autour de la zone verte de la ramée n'a absolument pas décroché son BEP Sim City . C'est bien simple , le meilleur GPS au monde serait bon pour l'asile si on réclamait ses services dans une zone aussi tordue .

Et oui , je sais qu'un GPS n'est pas un objet vivant .
... A l'inverse d'un distributeur de billets .

Ensuite , non content d'avoir menti sur son cv tel une vile Dati , ce même type est un corrompu de base , c'est sur : je ne vois tout simplement pas d'autre explication pour justifier la présence d'un dos d'âne au mètre 73,5 qu'il ait touché des pots de vins très conséquents du fabricant .

Encore deux abrutis qui mériteraient bien de faire un stage en prison russe de Tchétchénie .

Après donc 45 bonnes minutes à transpirer comme un goret chaque fois que je devais rassurer ma brune en lui disant « non non , mais ne t'inquiètes pas , nous sommes bientôt arrivés » et autant de temps à ruiner ma pauvre 306 sur chaque dos d'âne (il faut absolument que je trouve le téléphone de Vladir) , nous arrivions enfin dans la partie « ludique » de la base verte de la ramée .

Quoique sur le moment , le doute était permis : parler de décharge de la ramée me sembla tout à coup beaucoup plus en adéquation avec le carnage visuel qui s'offrait alors à nous .

... Une herbe si jaune qu'elle aurait suffit à convaincre du jour au lendemain George Bush à devenir un leader en matière d'action contre le réchauffement climatique ; Des vendeurs de trucs graisseux à priori mangeables si l'on a des velléités suicidaires poussées , et c'est un spécialiste du croque-monsieur noyé "enrichi" à la crème fraîche qui vous le dit ; de la marmaille glousseuse hurlant dans tous les coins , se bousculant devant les voitures du parking où de toute évidence devait se tenir un sitting de chauffards en mal de jeux de massacres .

30 secondes plus tard , j'avais piteusement engagé la marche arrière , et bégayait à ma brune un truc du genre « ah ah ah où avais je la tête ce n'est pas là où je voulais t'emmener ... »

... il était temps , la brune était sur le point de rentrer en éruption de type Piton de la Fournaise .

45 dos d'ânes plus tard (non mais m'enfin , quoi !) , nous arrivions de l'autre coté du lac bordant la base de la ramée , et lorsque je voyais que j'allais m'engager sur une nouvelle route à dos d'anes , je jetais littéralement la voiture sur le coté , prétextant que « après tout , c'était joli ici , si on marchait ? »

Il faisait beau . L'air tiède de la mi-journée inondait nos poumons , tandis que les oiseaux gazouillaient en rythme sur le bruit des voitures escaladant les dos d'ânes de la route (très) proche de nous ; Ici et là , pionçaient doucement quelques idiots vacanciers visiblement non dérangés par l'incroyable accumulation de déchets en tous genre et de merdes de chiens dispatchées exclusivement sur notre trajectoire , sans raison apparente qui plus est .

Un nuage de fumée commence à se dégager au dessus de la chevelure de ma brune .
Nous battons prudemment à nouveau en retraite jusqu'à la voiture .

Alors que l'Amazone s'ouvre un nouveau bras sur mon front , et que ma voiture agonise un peu plus sur chaque nouveau dos d'âne , je tente de rassembler mes esprits , et décide de prendre la direction du golf de la Ramée , considérant en fin de compte que prendre un verre en terrasse d'un coin de ce genre permettrait de respirer à peu près , et qui plus est loin des détritus .

Je suis décidement d'un naturel très foncièrement optimiste .

Nonobstant que nous sommes habillés d'une manière qui contraste quelque peu avec les endimanchés que nous rencontrons à l'entrée du golf , nous traversons le bar où rigolent paisiblement 2 chefs d'entreprise probablement occupés à se raconter leurs exploits de la semaine (« je l'ai fait en 3 coups ! - nooon ? - Si si , je te jure , en 3 coups il pointait à l'Anpe ! ») , et nous installons au milieu de la terrasse , où nous commandons royalement 2 verres de vin vendus au prix d'un vignoble Bordelais bien exposé .

Fallait au moins cela pour souffler un peu , comme je l'ai déjà expliqué à ma banquière .

Ca y'est , il fait beau , l'air n'est plus vicié par la moindre odeur , pas le moindre bruit de suspension susurrant la complainte du condamné , on peut se déten...

« Mes très chers amis , je vous prie de bien vouloir venir vous réunir sur la terrasse pour que nous organisions la remise des prix de notre charmante petite compétition ah-ah-ah ... »

Ah ah ah , qu'il disait .

Une foule tout droit débarqué de Neuilly sur Seine (bon dieu , ils existent donc à Toulouse ?) vient prendre d'assaut la terrasse , tandis que les quelques tables qui étaient occupées à coté de nous se vident de leurs occupant , partis chercher eux aussi l'une ou l'autre de leur récompense pour leur "prouesses" de l'après-midi .
Des têtes de coincés comme on en voit qu'à Capital s'auto-congratulent bruyamment avec des sourires atrocement pas complice , des applaudissement plus mielleux que ceux d'un plateau de Drucker fendent l'air , tandis que des rires hypocrites saluent les saillies vaguement humoristiques de l'organisateur qui se croit drôle . A tord .

Brune ne sait plus où se mettre , ce qui est étonnant parce que toutes les tables exclusivement autour de nous sont absolument et totalement libres .

Et je songe à émigrer au Pérou , histoire de voir s'ils n'auraient pas besoin d'un constructeur de dos d'âne la-bas , tiens .


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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 20:55

Tout à l'heure , dans un bar , au moment de payer le café .

" ... il est vachement flatteur votre miroir , c'est un amincissant ?"


... Bon dieu , que j'en ai marre de partir sur la pointe des pieds d'endroits où je me suis ridiculisé à vie ...




Nota Bene : j'ai passé la semaine à cracher mes poumons , mais je re-publie demain .
Normalement .

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