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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 19:03

C'est un phénomène particulièrement troublant . 

Il est bien connu qu'après avoir activement transpiré dans une séance de remue oreillers , le male est affigé d'un vice de fabrication qui le pousse à s'endormir quasi instantanément comme un loir à tendance narcoleptique ...
 

... Ce qui est tragiquement incompatible avec le vice de fabrication féminin consistant à après le sexe vouloir déblatérer sur tous les sujets possibles et imaginables , avec un ton anodin démontrant sa volonté de faire comme s'il ne s'était rien passé .
 

Donc un ton passablement vexant , inutile de le dire .
Autant dormir plutôt que s'écorcher les oreilles , donc .
 

Il arrive cependant que dans certaines occasions , le male parvienne à s'abstenir de s'endormir , et que sa brune femelle , positivement ébahie devant un tel défi aux lois les plus intransigeantes de la nature , le regarde alors avec des petits yeux tout ronds à faire passer pour brutal celui (regard) du chat de Shrek , tout en restant pour une fois silencieuse .
 

Et c'est le drame : le male se sent alors obligé de dire quelque chose .
 

Oh , ce n'est pas méchant , et cela ne part pas d'une pas si mauvaise intention que l'on pourrait futilement le croire : après tout , tout le monde conviendra que le silence post sexe est toujours un peu gêné , et  que c'est en plus dans ce gros moment de silence artificiel que la femelle peut juger à quel point son male reproducteur a atrocement transpiré comme un goret . Vouloir détourner l'attention dans ces circonstances relève donc bien de la légitime défense de la part du mâle .
 

Et non , je ne transpire pas parce que je suis gros .
Même lorsque je rationnais le radiateur électrique , qu'il faisait moins 10° Farenheit dans ma piaule et que ma copine d'alors se métamorphosait comme par enchantement en authentique Grizzli , emmitouflée dans 50 épaisseurs de pygams qu'elle l'était (déjà , un pygam , quelle idée . Tsss) , je transpirais pendant l'acte de quoi installer une dizaine de rizières en Andalousie .
 

On ne m'accusera plus impunément de me servir de mon blog pour draguer , c'est sur .
 

Donc , disais-je , le male qui a résisté vaillament à l'irresistible envie de pioncer du sommeil des justes après sa levrette quotidienne hebdomadaire est pris à son tour de l'irrésistible envie d'ouvrir son grand clapet .
 

Sauf que allez savoir pourquoi , l'intellect d'un male post coït ne dépasse que très difficilement le niveau d'une blague du moins drôle des comiques des grosses têtes ...
 

... Comme le montre l'exemple fortuit de Mr N.P. qui s'exclama par un beau soir d'Automne , la voix rauque et essouflée « ... d'où l'origine de l'expression casser le cul ! » en croyant faire une allusion humoristique aux ébats qui venaient de s'achever , réplique détonante qui ne fit pas qu'ouvrir les yeux de sa brune révulsée : Elle les écarquilla .
 

Et le Brun comprit que plus jamais , jamais , il n'aurait intérêt à sortir une réplique idiote juste après l'amour .
 

Ou du moins , jamais en dehors du strict cadre d'une masturbation solitaire , mais on frôle là le hors sujet ...

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 19:28

Y’a des lundi matin comme ca .

L’on pourrait ronronner sous la couette , pendant que mon chat continuerait son petit jeu consistant à tenter de m’arracher le pied d’un coup de griffes bien propre .

Le bonheur , en somme .

Se serait oublier un peu que l’on vit avec une Brune qui se couche tôt , et par conséquent se réveille de la même manière .

« Nico , debout ! J’ai envie qu’on profite de cette matinée , j’ai plein de choses à faire , hiiiiiiii ! »

Je ronchonne sous l’oreiller , tout en réflechissant aux joies si lointaines du célibat . 
 
(…)

Ce qui est marrant avec les filles , c’est qu’elles semblent avoir perdu tout sens commun au moment ou elles ont pénétré dans un magasin de fringues , d’autant plus si leur paye a renfloué récemment leur découvert compte . C’est un peu comme un chat auquel on aurait coupé les moustaches* : une fille lachée aux milieu de juppes , de bottes ou de sacs en parfaite imitation cuir n’a plus du tout le sens de l’orientation , quoique l’on puisse ici parler de pléonasme , mais en plus , elle ne voit plus du tout .

La preuve : elle peut avoir passé au crible une dizaine de fois un rayon et avoir mentalement appris par cœur jusqu’au code barre de chaque article , elle découvrira avec émerveillement et innocence le premier produit du dit rayon que vous extirperiez en disant « tiens , c’est pas mal , ca … »

C’en est à peine croyable , tiens .

En ce qui me concerne , lorsque je pénètre chez Célio dont j’ai fait mon fournisseur attitré depuis 5 ans (ce qui signifie , accrochez vous mes petites lectrices , que je n’ai jamais fréquenté qu’un seul et unique magasin de fringues en 5 ans , si si c’est possible et lachez donc le téléphone de cet exorciste) , j’ai une idée très précise de ce que j’y cherche . Si je suis venu pour un jean , il est absolument et totalement impossible que j’achète autre chose qu’un jean , quand bien même je verrais une veste dont je serais sur qu’elle puisse bien m’aller : au pire , je reviendrais une autre fois .

J’en vois déjà qui tournent de l’œil .

Sauf que . Une fille , lorsqu’elle rentre dans un magasin , oublie instantanément la consistance de sa garde robe ; Oublie obstinément qu’elle a déjà 5(0) hauts , 10(0) pantalons , + ∞ de chaussures . Oublie que l’on est en hiver , et que acheter une robe si courte que l’on pourra aisément deviner son adorable fessier n’est pas forcément le plus opportun quand il fait moins 10° dehors . Elle veut acheter . N’importe quoi , du moment que cela pourrait peut-être calmer provisoirement son sentiment de manque .

C’est fou , quand même .

Le Nico que je suis n’a pas honte de porter encore des chemises ou polo que j’ai acheté il y’a 5 ans (zut , je peux être accusé d’homicide involontaire si certaines font un arrêt cardiaque ?) . Une fille préfèrera retourner vivre chez ses parents plutôt que de devoir économiser 50 centimes sur son budget fringues , sachant que la notion de budget en la matière s’apparente plus à la notion Française de Budget que celle de la Suisse .

Je vous dit même pas le déficit budgétaire d’un pays qui serait exclusivement Féminin .

Chez Célio , et sans doute tout simplement dans tout les magasins pour hommes mais mes connaissances sont trop restreintes en la matière , les gérants ont compris depuis belle lurette qu’il ne servait à rien de rallonger artificiellement la durée de fille d’attente , car un homme qui s’est décidé sur son (parfois mais rarement ses) achat(s) n’est déjà plus un client . Il est un débiteur qui attend de régler sa dette .

… Alors que c’est dans la file d’attente des magasins pour filles qu’une brune , elle , est prête aux dépenses les plus pharaoniques , la plus abominable babiole ou le plus inutile des chapeaux trouvant incroyablement grâce à ses yeux …

… Ca y’est , mon réveil mouvementé ET matinal de ce matin est vengé …



* aucun chat n’a été blessé durant la réalisation de ce post . Provisoirement , du moins .

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 14:42

Un témoignage bouleversant d'une lectrice ayant préféré recourir à l'anonymat .


Je le croyais au dessus de tout ça .

Une odeur de fauve en rut, des poils drus, la voie rauque ...
Il y'avait quand même de quoi m'induire en erreur.

C'était mon Rahan à moi, celui qui me dévissait les capsule de bière sans l'aide du tee-shirt; celui qui portait les pack d'eau sans (trop) tirer la langue; celui qui me disait, la voix assurée : « laisse, je vais le faire » quand je m'apprêtait à changer la litière des chats ...

Connaît-on aussi mal l'homme avec qui l'on vit?

Plusieurs indices auraient du me mettre la puce à l'oreille. Tout d'abord, monsieur a voulu se sentir beau lorsqu'il va jouer au tennis. Fini le short ringard et le tee-shirt publicitaire : désormais se sera polo et bermuda branchouille. Selon lui, mieux habillé on joue mieux, parce qu'avec plus la classe on a une plus haute estime de soi.

Si si , il le pense .

L'implication de Nico dans le milieu de la mode étant pour le moins assez « limitée », je le regardais d'un air sceptique fouiller avec frénésie dans l'armoire afin de trouver la tenue mettant le plus en valeur ses biceps et ses mollets. Parce qu'il le vaut bien.

La coquetterie n'étant pas réservée à une élite, je décidais de passer outre.

Ensuite, la visite chez le coiffeur est passée du rang d'annuelle au rang de mensuelle. Et la quantité de gel capillaire dont il use pour cimenter ses cheveux par semaine a dépassé, et de loin, celle d'une classe masculine de seconde et de 1950 en un an, en comptant chichement.

J'ai dès lors toujours un petit peu envie de rire lorsqu'il s'offusque que l'on puisse imposer le port du casque à vélo: en ce domaine, il a déjà pris les devants sur toute réglementation à venir.

Goût pour le défilé sportif, entretien des cheveux : Je commençais à soupçonner quelque chose.

Il passait de trop longues minutes à se regarder dans le miroir : profil gauche, profil droit, profil gauche, tête relevée, tête baissée, profil ... rien qu'à lire c'est chiant , alors quand vous êtes pressée et que vous aimeriez vous redonner un coup de brosse, parce qu'en étant vous une fille se serait déjà plus justifié, ça l'est encore plus.

Je commençais à comprendre.

«  Tu peux m'acheter un bandeau si tu en trouves ? » , me demanda t'il aussi un beau matin.
Un bandeau ? Un bandeau pour les cheveux ? Ouille, j'avais bien compris.

Je restais de longues heures à méditer sur cette question, me demandant gravement à quel usage pouvait être destiné un object aussi peu commun pour un homme à priori normalement constitué : Souhaitait-il faire des tractions dans le salon sur un bras en regardant un film Stalonien ? Voulait-il s'assurer d'avoir un antivol de fortune pour le vélo? Oserait-il le cadeau démodé pour une amie ?

Je procédais à cet étrange achat et eut ma réponse rapidement en voyant le Nico debarquer avec la coiffure de la fille de Navarro, épisode 2.

Je commençais à faire mes valises au cas où.

Prudent ou fourbe, le Nico se tint à carreau pendant quelques semaines, tentant mâlement de recouvrir sa virilé perdue en se faisant une coupe caporal de 2ème classe d'une caserne de Saone et Marne, et en luttant comme aux plus belles heures de la préhistoire avec un vélo non apprivoisé qui lui tint la dragée haute.

Rectification, qui lui tient la dragée haute : je ne savais pas qu'une chaine neuve pouvait se rompre comme ca sans prévenir.
Lui non plus d'ailleurs, du moins jusqu'à avant-hier soir.

A t'il été traumatisé et jeté définitivement l'éponge ?
Toujours est il qu'hier matin, alors que je vaquais à mes occupations dans la cuisine (occupation consistant essentiellement à repousser les assauts des chats sur la bouffe à portée de patte) , et que j'avais entendu Nico vider la moitié des réserves d'eau de la ville en prenant une douche, me parvint tout à coup de la salle de bain un bruit réellement angoissant.

Ca donnait ca : « brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr »

« Le rasoir électrique. Il utilise le rasoir électrique. Pourquoi utilise t'il le rasoir électrique ? »

S'étant rasé au mach 3 la veille, à part en ayant présumé sur la pousse de ses poils de barbe, le Nico n'avait aucun motif autre que ses sourcils -que je finirais bien par lui épiler un jour ou l'autre lorsqu'il dormira- à user de son rasoir électrique.

Je tentais tout de même d'en savoir plus : « Nico, tu te rases ? »
Réponse très inquiétante : « on peut dire ça , oui ... »

Quand enfin il est sorti de la salle de bains , j'ai vu .

... Si l'une ou l'autre d'entre vous souhaite me débarrasser d'un homme d'une bonne vingtaine d'années, peu servi, aux tendances sexuelles visiblement à définir car on ne se rase pas 3kg de poils pubiens impunément, servez vous : il est à vous.



Ps : Réflexion faite, je le conserve encore un peu, au cas ou.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:40

« Bien , donc vous n'avez pas eu d'accident de voiture depuis que vous avez le permis ... euh , qu'est ce que j'oublie ? Ah oui , voulez vous assurer votre petite amie également ? »

Mon nouvel assureur eut-il été plus grand de 5cm , il n'aurait pas manqué de constater que mes mains avaient soudainement , en se crispant , broyé le papier avec lequel elles jouaient gentiment jusqu'alors ...

Mais ma lividité soudaine suffit toutefois à le convaincre de changer rapidement de sujet .

(...)

Avril 2007

Mon père ayant compris que Brune avait du mal à s'acclimater à l'air Toulousain (faut avouer qu'elle avait tout de meme une tendance masochiste à se retrouver sous chaque mini réplique de la tempête de 99 qui ponctua ce début d'année) , ce dernier m'offrit pour égayer les pensées noires de ma douce (ou ses éternuements) une nuit dans un somptueux hotel paumé en plein Périgord , nuit dont le coût aurait suffi en lui même à rendre les comptes de la sécurité sociale beaucoup plus flamboyant .

Un cadeau gentil donc , sauf qu'il me couta en essence de quoi équilibrer le budget l'éducation nationale pour une demi-décennie .

Mon portefeuille prend de plus en plus l'allure du juge DeMort post rouleau-compresseur , mais en plus fin .

L'hôtel se révelant un véritable petit paradis terrestre éloigné de tout (je n'ai pas entendu parler de Sarkozy pendant 2 jours , incroyable) , brune retrouva son sourire , au moins jusqu'à ce que nous nous soyons retrouvés perdus à 3h du matin dans une nuit Massacre à Tronconneusienne après que j'ai voulu prendre , je cite , un « raccourci » .

Je ne crois pas me souvenir d'avoir jamais rien vu d'aussi blême qu'une brune lorsque son copain fait un demi-tour au milieu de nulle part sur une route de terre du Périgord profond .

Mais il y'a longtemps que je n'ai pas revu « le dentiste » , il est vrai .

(...)

Le lendemain .

Désireux de rattraper ma bévue de la veille , je passais une bonne partie de la matinée à trouver une idée intelligente pour rendre enfin et sacrebleu! son sourire à la brune de mes pensées . Alors , quand après que j'ai conduit quelques minutes , je l'entendais me dire de sa petite voix toute timide « tu me laisserais conduire un petit peu ? » , j'exultais .

L'inconscient , tiens .

Un petit flash-back explicatif s'impose içi . Brune fait partie de ces personnes qui croyaient avoir fait le plus dur quand l'examinateur , après avoir abusé une dernière fois de son terrifiant pouvoir de silence crispé , avait enfin commencé à remplir son foutu petit papier jaune .

J'en ai encore les jambes qui vacillent rien que d'y repenser .

Sauf que plus terrifiant que l'examinateur du permis de conduire , Brune du alors faire face à l'incompréhension parentale lorsqu'elle demanda à profiter de la 307 familiale , et par conséquent , n'a pas accumulé plus de kilomètres en 7 ans de permis qu'un escargot anémique et handicapé .

Y'a des bestioles comme ca qui cumulent , c'est fou .

Brune s'installa au volant . Moins d'une demi heure après (les controles « de routine » : rétroviseurs , ceinture de sécurité , hauteur du siège ... sic) , la voiture démarrait magistralement .

Pour dans un hocquettement d'agonisant s'arrêter un demi mètre plus loin , moteur calé .

« Oulà » , pensais-je aussitôt .

Un demi-moteur noyé sous les redemarrages successifs , la voiture partait enfin , et l'odyssée d'une brune au volant s'inscrivait dans les mêmes lettres de gloire que les plus grandes expéditions militaires de l'armée Française , batailles de Sedan et de Dien Bien Phu comprises , évidemment .

« Mais brune , tourne le volant ! La route tourne !
- Ah oui , d'accord . Oulà , on passe sous un pont étroit la-bas , je fais
quoi ? »

Il faut savoir que l'expression « pont étroit la-bas » désignait en fait un petit pont de pierre de ligne de chemin de fer désaffecté , encore séparé de notre voiture au moment de sa question par une petite distance d'environ 900 mètres .

Environ , hein .
On va pas chipoter pour si peu .

« Mais ! Mais ! Mais ralenti ! » , commenca enfin à s'affoler le Nico .

La voiture s'engouffra à une vitesse démentielle dans l'étroit passage , à priori et au vu de ses dimensions , plutot prévu à l'origine pour ne laisser la place qu'à une 4L roulant au pas d'un canard amputé d'une patte .

Que voulez vous , faut bien renouveler les comparaisons foireuses .

Le Nico est au bord de la crise cardiaque , mais ne sait encore s'il vaut la peine de risquer l'incident diplomatique plutôt que le coffret modèle sapin .

Question prématurée toutefois .
Il ne me suffisait qu'à attendre quelques secondes de plus pour avoir une réponse valable .

« Ah mon dieu , la route tourne ou elle continue tout droit là ? » , s'épouvanta t'elle . 

Pour situer , la route principale virait alors vers la droite , mais une route de moindre importante la prolongeait pour peu que l'on poursuive sa route tout droit , et bien sur que l'on se s'emboite pas avec la voiture arrivant dans l'autre sens par la route principale .

« Aaaah , c'est trop tard !!! » , dit-elle tout en lachant le volant mais en oubliant malencontreusement de freiner , tant qu'à faire .


Je ne crois pas me souvenir d'avoir jamais rien vu d'aussi blême qu'un Nico conduit par une brune .
Pas même un Nico qui aurait vu Le Dentiste ou Massacre à la tronconneuse le même jour .

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 15:51
« Tu es prête ? » , s'enquit le Nico voyant avec force inquiétude et sueurs froides l'heure méchamment défiler . 

Brune et moi avions prévu de compenser en partie notre Été affreusement studieux par un petit séjour loin de Toulouse , notre choix s'étant arrêté sur un petit hôtel d'Ax les Thermes qui nous avait séduit quelques mois plus tôt , lorsqu'après avoir eu l'idée saugrenue de traverser les Pyrénées latéralement et qu'une dizaine de cols nous avait soulevé le cœur plutôt que l'appétit sexuel , nous avions découvert une jolie chambre boisée avec vue imprenable sur les Pyrénées .

Et avions donc fort logiquement retrouvé instantanément l'appétit sexuel monstre nous caractérisant par ailleurs .

Nota-Bene : Non Brune , pas «  en cette lointaine époque » .

« Bon , je prends cette valise , et on décam ... » . Je me glace d'effroi . Un des griffus vient de sortir de la chambre comme s'il avait un Doberman nourri au yaourt aux trousses , une inquiétante expression sur les moustaches de « je me demande tout de même si je viens pas de faire une connerie » .

De toute évidence , pondre un corps visqueux et noirâtre sur ma couverture quelques secondes avant mon départ en était bien une , Léo (nom du chaton coupable , ndrl) .

Et sache bien que si nous n'avions pas été juste au niveau de l'horaire du train , la question de la recette du chaton melba aurait très bien pu être évoquée ...

(...)

Nous descendons du train après 2h de voyage sans histoire , en dehors du fait bien sur que Brune ait frôlé la correctionnelle lorsque son argumentation de « il y'avait trop de monde à la gare pour prendre le billet à temps » avait laissé plutot sceptique le controleur .

C'est incroyablement sceptique , un controleur .

Alors que nous commençons à remonter la rue qui mène au centre d'Ax les Thermes , je m'inquiéte , entre deux bouffées de gasoil lachées par l'un des innombrables poids lourds qui nous frôle toutes les 5 secondes , du fait que la ville me semble incroyablement moins charmante que lors de notre précédent passage .

Mais pourquoi , alors là ?

Je jette un coup d'oeil derrière moi , pour voir si Brune a été écrasée par le dernier semi-remorque partage mon inquiétude . Bien qu'elle tire anormalement la langue et rumine probablement sur ma vaine proposition de prendre un sac et non une valise de 500 kilos , rien ne semble transparaitre de son charmant minois suant 10 litres/seconde tout souriant .

Anticipons , au cas ou .

« Il me tarde que vrrrraoum l'on se fasse le petit vrrrraoum restau de la dernière vrrrraoum fois , on avait très bien diné vrrrraoum et le cadre était vraiment symp ... » .

Mon sang se glace alors que mes yeux constatent qu' à l'endroit ou se trouvait le charmant petit restau , ne se trouve plus qu'un vide béant aux contours de fins du monde ou de plateau de télévision de Pascal Sevran .

Je priais très fort pour qu'un poids-lourd passe opportunément et cache la vue du désastre à Brune .

Nous continuions notre remontée de la ville , et entre deux vrraoum , mon cerveau ne cessait de me tourmenter (j'ai décidé de le considérer comme une antité propre , vu le nombre de fois ou il m'a fait défaut) en m'envoyant aux moustaches à la figure le cruel constat que revenir à Ax était finalement , sur l'échelle des mauvaises idées , plus proche de ma décision de naguère de me raser les poils que de celle qui m'avait poussé à visiter Port La Nouvelle .

Ce qui n'est pas peu dire , j'en ai encore des frissons quand je passe au large de cette abominable ville . Mais me raser les poils reste quand même la référence absolue , désolé , quoi .

Nous arrivons tout de même à l'hotel , où nous recevons un accueil franchement pas si éloigné de celui qui fut réservé à la Grande Armée lors de l'invasion d'Espagne . Soupirant , je préfère ne pas relever pour ne pas embrumer au gasoil envenimer la situation , et Brune et moi montons enfin les quelques marches qui nous séparent de la chambre qui nous rappellera nos débuts enfiévrés , et ...

« Merde , c'est pas la même chambre ? »

Zut , j'ai pensé à voix haute .

Franchement et pour peu que mes souvenirs soient exacts (demandez à mon cerveau , j'ai décidé de le snober en ce qui me concerne) , je crois que la chambre d'hopital qui était la mienne à la clinique Ambroise Paré était loin d'être si inesthétique en comparaison que la chambre de l'hotel d'Ax qui nous était cette fois proposée .

Et pourtant , le souvenir de l'odeur d'urine du vieux reste étroitement associé au souvenir de cette chambre d'hopital , ce qui n'est pas peu dire .

Ce n'est que lorsque Brune et moi avions cherché la salle de bain , et compris que non , les portes coulissantes contre le mur n'étaient pas décoratives mais planquaient bel et bien d'un coté une cabine de douche , de l'autre une cuvette de WC , que la décision était enfin prise de déserter au plus vite ce Trouville sur Pyrénées .

Concrêtement , nous étions dans le train du retour une heure après notre arrivée , donc .

Les souvenirs , c'est plus ce que c'était .



Où étaient les souvenirs purs? En presque tous se fondent les impressions d'autres époques qui s'y superposent et leur donnent une réalité différente. Il n'y a pas de souvenirs, c'est une autre vie revécue avec une autre personnalité qui résulte pour partie de ces souvenirs eux-mêmes. On n'inverse pas le sens du temps à moins de vivre les yeux fermés, les oreilles sourdes.

Signé : ce niais de Vian .

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 11:26
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Ce mail m'ayant mis de très bonne humeur , un vrai post suivra d'ici quelques minutes ...
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 11:58
Un texte incroyablement satirique de Brune .


Qui n'a jamais révé d'un petit bond dans le temps, du temps où les tours jumelles étaient encore debout, Mitterrand président et où les femmes n'avaient pas encore le droit de vote? Et bien, vivre avec nico, c'est un voyage temporel perpetuel. 

Je m'explique. 

La musique qui émane de l'ordinateur provient toujours de chanteurs morts, démodés ou express (par express j'entends les chanteurs a chanson unique , comme " born to be alive" , "over my shoulders"...). La discographie de nico est figée dans du béton, elle n'a jamais bougée depuis 1985. Même avec le shuffle , Nico sait quelle va être la prochaine chanson tellement il les a ecouté dans tout les sens

... et le pire , c'est que nous aussi. 

Autres chose qui vous ramène a la préhistoire avec un nico, c'est la technologie des années lointaines. Vous lui amenez un bon dvd et oh... mais... il est bien gros l'orifice de ton lecteur... ce ne serait quand même pas... NOOOOONNNNN!!!!! Et oui le seul français enfin, le seul être humain possédant encore un magnétoscopoe c'est lui. La super nintendo et la bonne centaine de jeu affiliés aussi... 

Vivre avec nico , c'est vivre parmis les boites vides. Par exemple , nico trouve les boite de parfum jolies, c'est pour cela qu'il se sent obligé de consacrer une etagère entière pour ces emballages d'Hugo boss défraichies et qu'il se sent encore plus obligé de les mettre en valeur par des boites vides de series limitées de whisky ou autres téquila (les seules jamais achetées par sa personne ne provenant pas de Lidl , j'imagine. Alors, faut bien les montrer...). 

Fait-il cela en vue de garantir une provision de boites vide pour les parfumeur en cas de vaches maigres ou projette-t-il simplement d'ouvrir un musée de l'emballage cartonné? La question reste en suspend.

Vivre avec nico , c'est aussi l'entendre tout les matins dillapider la nappe phréatique pour se, je cite,  "passer la tête sous l'eau". Le nico ne se lavant les cheveux que 3 fois par mois et  n'ayant pas découvert le gel douche , je n'ai toujours pas compris l'utilité de ces douches écologiques (sic) ...

Vivre avec nico, c'est vivre avec un look. Veste trop large façon années 90's ( si vous ne vous souveniez pas, visionnez les premiers episodes de "beverly hills"...), col du polo relevé, summun de l'élégance, et surtout tee-shirt publicitaire: nico est en effet une vrai publicité mouvante pour les bars toulousain, taille XXL svp pour que l'annonce "la bière est fraiche chez tonton" soit bien visible. 

Au grand regret de la brune que je suis, fallait-il le préciser.

Vivre avec nico, c'est vivre dans un monde qu'on aurait aimé que imaginaire, un monde nicolite où les sales de bains se nettoieraient toutes seules, où les fringues s'étendent en boules, les draps se changent tout les 6 mois, et où la serviette de bain... comment ca, on ne garde pas la même toute sa vie? 

Dans son monde, la creme fraiche remplace l'eau, le gruyere le pain, le gros ventre les abdos. 
Brrr .

Vivre avec nico, c'est surtout et enfin vivre avec un exagéré de la politesse. Si vous croisiez un jour un gars qui vous demanderais "euh ... s'il vous plait... pourrais-je me permettre de vous demander votre feu afin d'allumer ma cigarette, je suis navré j'ai oublié le mien à la maison, sinon je ne vous aurais pas importuné... je le tiendrais du bout des doigt je vous jure!" , ben c'est lui. Alors que vous vous vous direz "non mais c'est quoi ce mec", normal, mais lui passerez quand même votre briquet (au cas ou, on ne sait jamais comment se comporte ce genre de cinglé type), lui, concluera l'affaire par un "c'est adorable merci beaucoup vous m'avez sauvé la vie". 

Vous aviez Nadine de Rotchsild, j'ai Nico P.

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 10:03

The Righteous Brothers - Unchained Melody



Février 2007

« Jean , j'ai un petit problème pour mercredi 14 et jeudi 15, j'ai des exams blancs à la fac qui risquent d'êtres peu compatibles avec le stage . Mais promis , je reviens vendredi frais et dispo , vraiment ! »

C'est fou ce qu'il peu y'avoir d'examens blancs pendant la St Valentin .

Mais convenons tout de même que je pouvais difficilement avouer à mon maître de stage qu'à choisir entre me faire braire plus qu'à une messe en latin devant un ordinateur d'un bureau mal chauffé , et passer un petit moment romantique avec ma Brune dans une petite ville Espagnole nommée Vic , j'avais choisi le délicieusement agréable plutôt que l'insoutenablement barbant ...

(...)

Après avoir flagorné pendant une bonne après-midi dans une chambre d'hôtel aux tarifs franchement pas si proches de ceux pratiqués au Hilton en période de fêtes de Noël , Brune et moi décidions de franchir une étape décisive dans notre relation .

Oui , prendre un bain à deux en est une , je suis désolé d'insister .

Pendant que les chutes du Niagara se déversaient dans la baignoire , je rassemblais tout les petits accessoires qui pourraient se révéler utiles pour rendre nos ablutions plus coquines .
C'est ainsi que je nous mettais à portée de main de quoi saouler un régiment de Polonais , dans l'espoir fou que l'alcool aidant , des ébats aquatiques pourraient se rajouter au programme .

Le film du dimanche soir de M6 a joué un rôle prépondérant dans ma culture sexuelle .
Ce qui explique infortunément que mon cerveau ne soit qu'un concentré de clichés sexuels niais .

Après quelques minutes et quelques verres ingurgités à une vitesse démentiellement démente (sic.) , je réfléchissais à la meilleure manière d'aborder la question de l'aspect sexuel du bain . En effet , et contrairement à ce que pouvait laisser croire cette gourde de Loana , aucune fille n'aime les rapports aquatiques , pour la simple et effroyable raison que la présence d'eau rend le rapport aussi agréable pour elles que la masturbation pour un homme à l'aide d'une râpe à fromage .

Rouillée .

Mais alors que je réfléchissais à ces basses considérations , je me trouvais soudainement aussi à l'aise dans l'eau bouillante de mon bain qu'un crabe dans une casserole . Un torrent de sueur s'échappait de mon front , suffisant pour faire craindre un débordement de la baignoire , et des pulsions nauséeuses remplaçaient franchement pas agréablement les sexuelles qui les avaient précédées .

Un bref coup d'oeil à Brune m'avertissait qu'elle se trouvait elle aussi plus au bord de la cuisson à point que de l'excitation pré-coïtale .

Alors , le fait que le rideau de douche s'effondre lorsque , dans un mouvement instinctif mais un peu brusque , nous tentions d'échapper à la noyade éthylique , franchement , n'a pas été du tout la raison pour laquelle nous n'avons plus jamais pris de bain ensembles depuis .

Le fait que j'ai passé une bonne heure d'un soir de St Valentin à tenter vainement de le remettre en place est en revanche plus discutable , j'en conviens .


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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 16:45


Michael Bolton - When a Man Loves a Woman


Samedi matin .

Pour un certain nombre de personnes , il apparaîtrait plus logique après un concert des Red Hot Chili Peppers , après 4 h de sommeil et 5 h dans un TGV anémique (non mais sérieusement , Louis XVI aurait dédaigné de le prendre pour sa fameuse fuite à Varennes) de rentrer chez soi prendre la douche qui a fait défaut ces (quelques) derniers jours .

C’est bien evidemment la raison pour laquelle j’ai pris 10 minutes à peine après mon arrivée à Toulouse le seul train qui arrive , sans forcer , à être plus lent que le tapis roulant de la station Montparnasse .

Histoire d’égayer les 2h30 de train qui me séparaient de Mazamet , cette ville qui n’évoque pas forcément l’antiquité Grecque mais en plus rétro , j’avais jugé utile de ne pas acheter de billet .

Résultat garanti : j’ai passé dès lors 2h29 à me provoquer des crises cardiaques à chaque sortie du controleur de la cabine du pilote , c’est à dire à chaque fois que le train s’arretait dans des gares à faire passer celle de Canfranc

Pourquoi 2h29 ? Parce que c’est bien évidemment lorsque le train ralentissait pour rentrer en gare de Mazamet que ce crétin de controleur a jugé utile de sortir sa poinçonneuse .

J’te l’aurais transformé en poinçonné des Lilas , celui la !

(…)

A priori , mon arrivée tardive avait au moins un avantage , loin d’être négligeable : j’évitais avec soulagement d’avoir à affronter une cérémonie religieuse dont la simple évocation me donnait des crampes à la machoire .

C’est bien simple : approchez moi d’une Eglise et je hurle plus spectaculairement que Damien , de La Malédiction

Sauf que . Excusez moi de le dire , mais un mariage , contrairement aux idées recues , c’est aussi chiant qu’un discours de politique générale prononcé par un bègue narcoleptique . 
Entre la mariée probablement trop imbibée de niaiseries Américaines , persuadée que la raison d'être de cette journée est d'avoir enfin LE prétexte idéal pour humilier ses amies en les habillant le plus grotesquement possible , et le rassemblement de vieux croulants à faire passer la « nuit des morts vivants » pour une aimable comédie sentimentale , il était difficile de réprimer l’envie de fuir loin , très loin de là .

Comme par exemple dans un bureau du juge des divorces .

Ceci étant , et je vais emprunter la plume "eau de rose" mais que personne m’en veuille ah mais , Brune était délicieusement ravissante , aussi paradoxal que cela puisse être , affublée de sa robe vert pomme pas mûre exigée par la mariée .

Benoit et Matt : n’y songez même pas , hors de question que je sois en vert pomme pas mûre à votre mariage . 
Fin de la parenthèse .

Aussi , et dès lors que je voyais Brune , je dois bien concéder que j’étais pris de violentes pulsions que la morale réprouverait en dehors du cadre sacro saint du mariage . Pour parler clairement , j’aurais bien fait un sort à la demoiselle d’honneur , chose facilitée par le fait qu’il s’agisse de ma brune . 

Et après tout , quoique je joue sur les mots , je restais dans le cadre d’un mariage , non ?

C’est ainsi que le sourire lubrique aux lèvres et le jean devenu trop étroit , je m’éloignais avec Brune des festivités franchement aussi discrêtement qu’un Eric Besson du parti socialiste .

Ce qui était oublier un peu vite que la campagne n’est pas pour rien ma bête noire . Entre le paysan à l’air pas barroque en vadrouille , les jeunots aux boutons plus mûrs que le vert de la couleur de la robe de Brune , jusqu’aux bêtes vaches hautement déstabilisantes à vous fixer de leurs yeux glaubuleux , il faudrait s’appeler Nico pour conserver une once de libido .

Ce qui n’était pas le cas de Brune , dont acte .
Argh quand même , ceci étant .

Le Nico allait tenter une nouvelle approche quelque peu subtile , plus tard dans la soirée . Après avoir vérifié que les convives s’imbibaient sérieusement d’alcool , j’entrainais Brune dans une chambre à priori déserte (le souvenir de Hugh Grant attéré par les rugissements des mariés en plein coït restant bien présent en tête) , et tentait d’exciter la belle quelque peu refroidie par la proximité assez certaine de ses amies d’enfance .

C’est fou comme les gens ont des principes étonnants .

« Mais non , personne ne nous a vus , et puis , ce serait un comble que quelqu’un rentre dans la piè… »

La lumière venait de s’allumer , une amie de Brune faisant fort à propos une irruption fracassante dans la pièce .

« … et donc je disais que oui je pense que le mieux est de rentrer demain à 11h , qu’en penses tu Brune ? » , récitais-je avec une voix plus fausse que celle que j’utilisais quand mon père me demandait si le bulletin de notes était arrivé .

Damned . Encore raté .

(…)

Encore plus tard dans la soirée .

J’ai entrainé Brune à nouveau dans la fameuse chambre , tout en ayant vérifié cette fois qu’elle n’ait pas jeté des petits cailloux derrière elle , des fois qu’elle ait abusé des lectures de contes de Perrault .

Faut vraiment s’appeler Nico pour lier une histoire de cul aux contes de Perrault .

La chambre est aussi romantique que la déchetterie en bordure des charmantes allées du Mirail . Les bruits des convives  qui festoient abominablement tout en buvant de la sangria dont la simple vue donne des hauts le cœur , sont aussi érotiques qu’un tableau noir sur lequel on prendrait plaisir à faire crisser une craie .

Mais j’ai envie d’elle . Ses cheveux relevés , son absence de soutien gorge et ses adorables petites fesses mises en valeur par une robe un poil trop serrée -mais verte- décuplent l’attraction terrestre au point que les habits tombent à terre plus vite que la navette Columbia le 1er Février 2003 .

Sans doute parce que j’ai du me faire dans la tête ce rapprochement que j’ai eu droit à la même désintégration .
Encore une fois sous la forme de l’amie de Brune , rentrée une nouvelle fois inopément dans la pièce …

Je hais la campagne .
Je hais les mariages .

Spip.JPG

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 16:09

C’était un dessin de Gotlib qui me faisait hurler de rire .

Une sorte de « parallèle » entre d’une part le réveil d’un père de famille par son hurlant mouflet impatient de voir la grande muette défiler (l’armée , pour parler proprement) , et entre le réveil au clairon du troufion de base par un adjudant en chef n’ayant rien à envier à Attila .

Figurez vous que j’ai eu droit à un combiné des deux ce matin .

« Nico , Nico , debout , on déménage , on a plein de choses à faire ce matin , l’assurance d’habitation , appeler l’agence , faire des cartons , retrouver Audrey , on y arrivera jamais , hiiiiii ! »

« Groumph . » , acquiesça  mollement le Nico à la barbe hirsute .

(…)

Il fut une époque où des esprits naïfs pensaient pouvoir prédire le temps à partir de critères franchement aussi objectifs qu’une Georgina Dufoix , tels qu’une bête grenouille croassant sur son échelle , ou encore une hirondelle myope volant au ras du sol bêtement .

Non mais sérieusement , vous ne croyez pas qu’on fumait pas que de la Malboro à l’époque ?

Permettez moi de vous dire qu’il existe aujourd’hui des critères autrement rigoureux , qui permettent sans le moindre doute de prédire le temps avec autrement plus de crédibilité que Nostradamus ou l’illuminé donnant son nom à une marque de parfum , ce qui démontre au passage que j’ai encore de la marge en matière d’égocentrisme (pas vrai Paco ?) .

Donc : Pour savoir s’il va pleuvoir et ce malgré que l’on soit un 2 Juillet , renseignez vous pour savoir si un Nico à prévu de déménager d’Esquirol pile ce jour là . Rassurez vous : la pluie ne durera heureusement qu’un temps extrêmement limité .

Pile la durée de chargement d’une 306 .
Par exemple , hein .

Dans le même ordre d’esprit , pensez à vous habiller très léger -et ce malgré des nuages omniprésent- si vous deviez vous promenez aux alentours de midi : il est très probable qu’un Nico de vos connaissances sera pile à ce moment là en train de suer de quoi ramener la Mer Morte à un niveau positif , en portant un (des nombreux) sac de fringues de son adorable Brune .

Nota Bene : suis je le seul mec à être pris de frénésie meurtrière lorsque j’entends ma brune dire sur un ton larmoyant « snif , je n’ai plus rien à me mettre » et qu’un bref coup d’œil vers le placard de la dite brune montre qu’il risque de céder d’un instant à l’autre dans un fracas de fin du monde sous le poids des affaires emmagasinées ?

Merci d’êtres virulents . Fin de la parenthèse .

En parlant de poussées de violences brutales , il est deux autres choses qui me poussent hors de mes gonds plus sûrement que Jean Francois Coppé tentant de faire croire en son inexistante modestie :

- Le fait de revenir à l’ancien appart -persuadé que mon sacrifice n’aura pas été vain et que lorsque ma brune me retrouvera agonisant au sol , elle verra que j’aurais au moins presque achevé le déménagement- , et de découvrir que je n’ai pas fait un quart de l’ignoble besogne .
- Le fait d’aller fièrement montrer mon agonie et ma sueur à ma brune à son travail , et avant que j’ai eu le temps de dépenser mes dernières gouttes de salive , l’entendre me dire , des petits papillons s’envolant de son cou et une fraicheur de Ushuaïa Noix de coco embaumant la pièce , « pffiu , je suis si fatiguée … »

… Loin de moi l’idée de préméditer mon coup , mais les cartons vont voler bas ce soir .

Bonus

Oulà , c’est quoi ce numéro ?

08 , c’est généralement et le plus souvent des mauvaises nouvelles qui auraient rendues le terme de Trafalgar agréable à l’oreille de Napoléon . Bon , écoutons mon répondeur .

« O-Ran-Ge , bon-jour . Vous avez - 9 - nouveaux messages . »

Une petite explication s’impose . Un des rares vices dont je ne sois pas affublé est que je ne fais pas partie des imbéciles qui privilégient l’option « parler bêtement au téléphone au quidam dont on se fout éperdument quand on prenait à l’origine un verre avec quelqu’un qui est parti furieux à force d’attendre » .

Non , moi je suis le mec parti furibond à force d’attendre . Nuance .

Des lors , l’annonce de mon répondeur ne pouvait pas ressembler à autre chose que : « Vous êtes bien sur le répondeur de Nico . Je n’écoute jamais mes messages , alors évitons de perdre du temps et ne laissez que votre prénom , si je vous rappelle vous aurez déjà de la chance . »

Je viens de comprendre pourquoi je perds en moyenne une vingtaine d’amis par an .

« 1er Message : Bonjour Nico , c’est Pap… - message supprimé . Second Message : Nico , j’ai un prob… - message supprimé . 3ème message : Au secours Nico c’est une question de vie ou de … - message supprimé . 4ème mess… »

Passons un voile pudique sur ce charnier téléphonique , si vous le voulez bien , et passons à ce qui nous intéresse .

« Dernier message : Bonjour Mr Nicopoi , ici Bnp Paribas , j’aimerais vous parler pour un problème de retraits bancaires , rappelez moi , c’est urgent .. »

Glups .

Dans ma tête :
« Ne panique pas . Ils ne peuvent pas encore savoir que tu viens de faire 3 chèques de 500 euros . Alors quoi ? Que me veut-elle , cette mégère ? »

La meilleure défense reste l’attaque , c’est bien connu .

Tout va bien . Je suis calme . Je pense à quelque chose d’apaisant au hasard , comme et par exemple l’explosion en pleine émission du micro de Pascal Sevran au nez du navrant ainsi nommé .

Je souris .
Parfait , je suis prêt à affronter ma banque .

« Bonjour , vous avez essayé de me joindre ? » , s’enquit le Nico sur un ton voulu innocent mais pas loin quand même de celui de Jacques Mellick dans un bureau de juge d’instruction .

« Oui , bonjour Mr Nicopoi , j’ai une question toute simple à vous poser , avez vous tenté de retirer de l’argent en Italie hier et avant-hier ? »

Et le pire , c’est que même là , la crainte de mon hypothétique schizophrénie m’empêchait de lui répondre franchement .
Ce que c’est que de ne pas être sur de soi …

« A priori non , mais ne me demandez pas de le jurer ! » , répondis je maladroitement .

Quelques -longues- secondes de silence allaient mal dissimuler son dépit .
Encore un boulet , l’entendais-je penser trop fort .

« Bien » reprenait-elle donc , « Je pense que vous êtes la victime d’une malveillance (nuance : victime tout court , mais je ne l’interrompais plus . Pour le moment) , et votre carte bleue semble avoir été piratée … »

Youpi , exultais je bruyamment dans ma tête .

« Génial ! Enfin pardon , je veux dire , donc , bref , ma copine ne se trompait pas lorsqu’elle disait que le relevé de compte qu’elle avait fait avec ma carte lui avait donné un résultat bizarre ! Je savais bien que j’avais pas pu dépenser autant ! Ils m’ont volé beaucoup ? »

Un ange passe .

« Monsieur Nicopoi , aucune opération des pirates n’est passée , je les ais toutes bloquées … »

A part ca , ca ne fera donc que la 4ème carte bleue de l’année .
Le concours continue , donc . 

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