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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 16:28

George Harrison - My Sweet Lord


Peu de personnes , à ma connaissance , peuvent se souvenir du jour où elles se sont dit , ca y’est , maintenant j’en ai marre des conneries . Et si elles s'en souviennent c’est que ce jour est arrivé lorsque leur douce dulcinée est venue leur annoncer , toute papillonante , qu’elle « est enceinte et c’est génial non ? » .

Si elles vous avait vu hébété , la tête de Jack Nicholson sortant de l’acide nitrique devant votre miroir à répéter mécaniquement « c’est génial … c’est génial … c’est génial » , elles auraient peut être compris que vous en étiez au stade d’envisager un job de porte parole de la maison blanche dans les bas fonds de Bagdad plutot que d’envisager une éventuelle paternité .

Inutile de vous dire que je veille au grain pour ne pas me retrouver dans cette effroyable éventualité .

En ce qui me concerne , je me souviens parfaitement du jour où j’ai compris que j’avais peut-être commis une erreur d’appréciation en pensant que le couple n’était synonyme que d’emmerdes et que la vie de célibataire offrait infiniment plus de joyeuseries diverses et variées .

Le constat était somme toute évident , la tête au-dessus d’un seau , pendant que mes amis se posaient la question d’appeler ou non le Samu pour prévénir un hypothétique coma éthylique .

Avant de plonger dans une inconscience plus accentuée que d’ordinaire , mon moribond cerveau avait eu le temps de trouver 2 neurones encore à peu près valides pour m’apporter une réponse plutôt pessimiste sur les vertus du célibat .

Certains osent dire que l’alcool rend con .
En ce qui me concerne , je suis navré de devoir constater que c’est deux doigts dans la gorge que j’ai toujours été le plus intelligent …

(…)

En 1ère année de Fac , il y’a (putain !) 5 ans de cela (ou est le cyanure ?) , je me souviens avoir été marqué plus que de raison par un discours que nous fit le doyen ou un autre imbécile du même acabit de ma fac , discours dont la teneur était : «vous ne réussirez jamais à la fac sans vie sociale : sortez ! Prenez des cafés , amusez vous le soir , rencontrez du monde …»

C’est tout de même triste de se rendre compte avec le recul que le seul conseil que j’aurais jamais écouté était un mensonge éhonté : les seuls abrutis que je connais et qui aient réussis en droit sont les fameux rats de bibliothèques , ces andouilles blafardes dont la seule activité cérébrale , et sexuelle ceci dit en passant , consiste à se masturber intellectuellement sur un Arrêt de la Cour d’Appel de Dijon datant de 1979 .

Ma seule consolation par rapport à mon latent échec en droit est de me dire qu’au même moment , je couchais probablement avec celle qui un jour sera leur femme par la grâce de leur chéquier .

Je deviens mesquin , pas à dire .

Comme je le disais , donc , j’ai passé chacune de mes années de fac à battre des records scolaires de décadence , tentant avec un succès non démenti de battre mes statistiques d’une année sur l’autre , ce qui n’était pas forcément évident lorsque l’on sait qu’en première année , je sortais déjà 4 soirs sur 7 .

Inutile de dire que je parvins non sans rencontrer d’insolubles difficultés parentales à afficher glorieusement un grand chelem au compteur en fin de 3ème année .

Le lundi ? Je faisais honneur à cette glorieuse institution Toulousaine que l’on nomme Chez Tonton , ou j’allais avec bonheur engloutir des litres d’alcools aussi frelatés que le résultat des élections présidentielles US de 2000 . 

Le mardi ? Le Mulligans allait faire fonctionner des neurones toujours moins nombreux , tels d’irreductibles spartiates aux abdominaux un brin vexant pour le commun des Nico , à l’occasion de quizzs qui firent la fortune de Google nombre de fois . 

Le mercredi ? L’idéal pour un verre chez l’un ou l’autre de mes amis , verre qui allait être suivi le plus souvent d’une petite demi douzaine de bouteilles achetées dans des épiceries de nuit si glauques qu’elles en feraient passer Marilyn Manson pour un Boy Scout . 

Le jeudi ? Les soirées Erasmus de l’Adrians , mon repaire à proximité de la Fac , allaient apporter de l’eau à mon moulin pour nourrir mon sac à fantasme de blondes Suédoises ET Tyroliennes . 

Le vendredi ? Je m’arrachais la bouche à boire cette infame mixture que Constante appelle bière , et que je nomme en étant incontestablement plus proche de la vérité « abomination » .

Si tous les Irlandais doivent boire de la Guinness , je comprends mieux que les O’Connels aient immigrés massivement aux USA .

Le samedi , j’allais écraser de mon pas de danse très contestable -et contesté- des pieds au Maximo , à la Bodega , au Purple (pas forcément peuplé que d’abrutis) , j’allais envoyer des regards de haine devant Mr Carnaval (très certainement peuplé d’un ou l’autre type pas forcément triso) , et finissais le plus généralement au Planet Rock , ou mes sauts déjantés provoquaient l’ire de videurs pourtant très tolérants .

Ils ont accepté -une fois- un ami à moi en claquettes , c’est dire .

Le dimanche , c’était mon antre , le bar La Maison , qui allait me voir récupérer des forces pour la semaine à venir , à moins que je ne sois accompagné , mais je risquerais à approfondir de passer pour prétentieux , sinon pour totalement imbuvable .

... Je ne saurais que trop recommander aux dragueurs en herbe Toulousains d’inviter un dimanche soir au bar La Maison celle qui pour un prétexte ou un autre aurait pu les interresser .

Aussi bien pour un pretexte ou un autre , cela pourrait sans le moindre doute devenir interressant .

(…)

Toute cette période de joyeuse décadence me manque .

Mais , et c’est ce que j’ai compris ce soir de Juin 2006 alors que je mimais à la perfection ce bon vieux Louis XVI se demandant le 21 Janvier 1793 comment il avait pu se retrouver la tête au dessus d’un panier , rien ne vaut décidement ces réveils , à mon grand dam très matinaux mais passons , ou après avoir fait un check up de ma mémoire pour vérifier que je ne sois pas encore totalement Eilzeïmerien , je me retourne , et passe quelques minutes à ballader mes yeux des épaules aux fesses nues de ma brune encore endormie , tout en me demandant comment le looseur pathétiquement névrosé que j’étais à réussi à attirer une aussi bien dessinée demoiselle dans son lit .

Et l’y retenir , qui plus est .

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 13:49


Dans une majeur partie des cas , les gens ont le manque d’originalité de faire des rencontres d’une banalité affligeante , par exemple devant un coca légèrement aromatisé au whisky payé 10 euros dans un lieu insalubre se voulant boite de nuit , ou à l’occasion d’une beuverie immonde dans l’appartement poussiéreux d’un Nico quelconque mais doté d’ami es .

Si je vous disait qu’un jour , un pote d’un pote m’avait avoué me préférer à son pote (vous suivez ?) , pour la raison assez déconcertante que « je présentais l’avantage d’être toujours entouré de filles » .

Il est chauve ET en fac scientifique .
Ceci expliquant cela , donc .

En ce qui me concerne , je dois bien reconnaître que fidèle à mes principes , j’ai rarement su faire simple en matière de conquête sentimentale , ma rencontre avec Brune en étant d’ailleurs à ce titre l’illustration assez parfaite .

Pour faire simple , je l’ai attirée sur mon blog après qu’elle ait lu mes péripéties sexuelles racontées sur le blog d’une fille (que j’avais elle même dragué sur son blog , sic) , puis l’ai incitée à venir à Toulouse , ou nous sommes sortis ensembles à la fin d’une journée sans histoire , en omettant bien sur que son ex l’appelait toutes les 2h , ce qui est rarement de très bon augure lorsque l’on souhaite éviter des emmerdes désagréablement prévisibles .

Pour finir de brosser ce charmant tableau , Brune habitait à Barcelone , soit à quelques 450 kilomètres de Toulouse tout de même , dans un charmant T2 , qu’elle habitait avec son ex , mais qui ne l’était pas (son ex) lorsqu’ils l’avaient emménagés .

Ah , et ils dormaient toujours dans le même lit .
Sic .

Que croyez vous qu’aurait fait une personne saine d’esprit , dotée d’une logique implacable et sachant reconnaître une situation merdique au premier regard ? Elle aurait demandé l’asile politique à la Corée du Nord plutôt que de se lancer dans les bras minés de Brune , et dans un conflit quasi nucléaire avec l’ex .

J’ai donc et bien évidemment supplié Brune de tenter l’aventure avec moi .

(…)

Ce fut un conflit sanglant , laissez moi vous le dire .

Lorsque l’ex apprit mon existence , un blocus continental fut entrepris contre les forces démoniaques que je représentais à ses yeux , et Brune fut privée de tout moyen de communication susceptible de lui permettre d’échanger avec moi les mots doux que j’avais très spontanément nourris à son égard .

Particulièrement dès le moment ou l’on avait couché ensemble , en fait .

Mais telle l’Angleterre desserrant l’étau napoléonien (l’asile , c’est encore loin ?) , une vive ténacité et -surtout- des litres de café me permirent de parler en cachette à ma brune , le matin dès 8h alors qu’elle était à son boulot .

Moi , levé à 8h , je me permets de souligner l’ineptie flagrante à laquelle mes sentiments m’ont poussé .

J’allais sauvagement contre attaquer en suggérant à ma brune de se faire loger par un ami , ce qu’elle fit un temps , qui dépassa somme toute et en exagérant à peine la durée de vie de cet insecte idiot nommé éphémère .

Encore un qui porte bien son nom , tiens .

Bien que nos 3 premiers mois ne soient qu’une longue succession de mes allers retours sur Barcelone , et que j’épuisais à ce faire presque autant ma monture (une 306 rouge , soyons modernes quand même) que la patience de ma banquière , il me fallait lancer une véritable offensive pour conquérir définitivement et sûrement ma brune , qui quoique consciente de ma candidature au poste de soupirant en chef , n’était pas loin de penser que le plus simple resterait quand même de prolonger sa guerre des roses avec son ex une dizaine d’années de plus , juste comme ça pour voir .

Je lui ai dit que je l’aimais Place Vendôme , à Paris , un soir de Novembre 2006 .
Et ma candidature a été retenue .

Ben tiens . Quand même , quoi .

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 19:58


Lorsque l’on est jeunes et beaux , et que notre âge insouciant nous permet de courir au grand air aux milieux des chevaux dans une prairie verte et sans trop de lapins (je nourris une phobie du lapin . Non , je rigolais) , lorsque l’on sort avec une fille , le seul , unique et paisible objectif qui prévaut est « battre mon record de temps passé avec la précédente » .

Ce qui est rarement difficile lorsque l’on a pas passé le cap de la semaine .

Par la suite , et parce que les petits cons ne savent pas rester sagement à une taille décente et se sentent obliger de dépasser le mètre 73.5 ce qui m’énerve mais passons , vient un jour ou des envies lubriques viennent occuper notre esprit , trépidant dans notre maladif cerveau de façon plus éloquente qu’un banc de cgtistes barbus sur des rails un jour de rentrée scolaire .

Pour causer vulgairement : on songe à la possibilité de faire soi même des galipettes , et non plus se contenter de regarder en boucle la scène de cul du « nom de la rose » .

J’adore ce film , au passage .

Naïvement , j’ai longtemps cru que le couple n’était dès lors que la reproduction à l’infini de ce concept naïf et lycéen (quoi pléonasme ?) que je m’en étais fait : des relations courtes , sans grand lendemain , se terminant parfois autrement que dans le sang -mais parfois seulement- , n’ayant aucune conséquence sur ma vie et sur celle de mes désespérées conquêtes .

Grosso modo , je ne faisais que passer , en somme .

J’ai commencé à me rendre compte que quelque chose avait changé avec Erika . Pardon . Je rectifie : Erika m’a amené à penser qu’il était sur terre une race d’êtres masochistes et probablement martiens , qui loin de profiter de la vie au jour le jour (carpe diem et compagnie , quoi) , s’emmerdait à réfléchir sur des concepts aussi barbants que Marcel Proust , que je salue au passage , concepts tordus que sont « que vais je faire plus tard » et « ais je envie de me marier , avoir des enfants , et avec cette personne ? » .

Non mais sérieux , y’en a je vous jure .

Avec Fanny , je me suis aperçu , sans pour autant devenir un des crétins torturés évoqué ci dessus , que si je ne me posais pas encore la question « serais je encore avec elle la semaine prochaine ? » , qu’il était peut-être un brin idiot de rester avec une fille qui me plombait assez régulièrement le moral , bien qu’elle avait je le concède la charmante habitude de tenter de sourire entre 10 crises de larmes .

Environ .

Aujourd’hui … Alors que mes collocs m’annonçaient , il y’a un mois de cela , qu’ils comptaient mettre fin à cette joyeuse épopée qui fut la nôtre pour des raisons obscures qui sont les leurs , la raison première du coût de la colloc me semblant finalement assez surprenant lorsque j’apprenais leur désir de refaire une colloc en septembre avec un autre 3eme larron -que moi , vous l’aurez compris- , je me retrouvais confronté à la question de prendre ou pas un appartement avec Brune .

Ne videz pas votre verre de whisky dans l’évier , vous avez bien lu .

L’appartement est trouvé . Le dossier , bien que j’ai du y retourner une demi centaine de fois , est déposé . Le bail est signé . La copine est bien disposée .

Et moi ?

… bon dieu , j’ai peur .

Je suis foutu , les gars .
Et le pire , c’est que je suis content de l’être .

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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 17:56



Bien que je sois encore à 8 mois de battre ma durée maximale de vie trépidante en couple , ce qui déjà à ce niveau relève de la performance olympique sachant ma propension à foirer des histoires biens quoique je persiste à souligner que larguer Fanny était vraiment de la légitime défense (c’était ca ou je devenais aussi bon vivant que Laurent Fabius , le choix n’était pas franchement cornélien , dès lors) , il me semble nécessaire à ce jour de faire le point sur quelques bizarreries couplesques que les célibataires endurcis auraient tendance à oublier un peu vite .

Mais que les maqués ont indéniablement bien en tête , eux .
Pauvres de nous , tiens .

Il se trouve , que nous autres , hommes , adorons par dessus tout , c’est bien connu , les petites soirées ciné , agrémentées d’un mignon repas romantique avant ou après , et surtout , nous adorons prodiguer de doux massages tout décontractant pendant des heures durant , ne laissant à la place du dos , des épaules , du cou , des fesses et des jambes , sans oublier les pieds de nos douces copines , qu’une zone de sérénité n’ayant rien à envier à la douceur de vivre de la chambre d’un sénateur au crépuscule de sa carrière .

Célibataires , ne vous pendez pas tout de suite .

Sauf que . Il arrive que les forces démoniaques , Satan , le mal absolu , des ultras de l’ump , bref , toutes les plaies de la terre déboulent cyniquement dans le petit monde d’un couple , sous la forme d’une bande de joyeux drilles nommés communément « potes de lycée » , peu habitués -les enfoirés- à ce que vous soyez indisponible , disposé que vous l’avez toujours été aux murges les plus décadentes .

C’est vrai , si si .

Hors , il se trouve que ce débarquement de l’apocalypse est souvent , étonnamment , assez mal vécu par votre mie , peu encline à comprendre que vous puissez de la façon la plus déroutante qui soit être quelque peu enclin à vous joindre à cette nouvelle forme de croisade du mal sur terre (entre autre) .

Dès lors , ce sont souvent des scènes atrocement déchirantes que doivent vivre les infortunés maqués . Pris dans l’étau insoutenable de leur brune d’un coté , du rhum tequila vodka de l’autre , n’importe quel autre male compatissant les soutiendrait , et comprendrait que « ok , on peut choisir la douceur d’une nuit romantique parce que c’est ce qu’on préfère (malgré tout) » , mais que « l’attrait d’une nuit légèrement plus mouvementée sonnait (toutefois) quand même agréablement à nos oreilles » .

Sauf que nos brunes sont étrangement peu réceptives à ce dernier argument .

Si , et par malheur , vous montriez fut ce plus d’un quart de demi seconde pour répudier sans ambiguïté vos amis , les congédiant comme les malpropres qu’ils sont , ces cloportes infâmes , et si , oh grand dieux inconscients que vous êtes , vous ne donniez pas parfaitement l’illusion que cette décision est totalement la votre , et qu’elle ne vous a par conséquent pas été du tout imposée sous la torture (« plus de bisous pendant un mois sinon ! ») , alors non seulement vous auriez congédié les forces du mal sans faire un brin de chemin avec elles (ce qui est toujours rageant) , mais en plus , votre incroyable volonté et sagesse auraient été versés en pure perte (ce qui est encore plus rageant) , la colère de votre brune s’additionnant à la perte définitive et irrémédiable de la soirée câlin que vous aviez in extremis privilégiée .

Et la traiter de chieuse (dans votre tête) n’y changerait rien , en plus .

Voyez célibataires , voyez donc les affres douloureuses par lesquelles , si votre insignifiante vie sociale ne vous avait agréablement épargnés (tas de veinards) , vous auriez pu passer , ces soirs de désespoir où agrippés à votre balcon , vous auriez pleuré de rage de passer une soirée lamentable sur votre canapé pendant que votre brune bouderait dans votre lit , et que vos amis boiraient sans vous de quoi faire passer Gargantua et Jean Louis Borloo pour des amateurs …



Nota Bene : Et le pire dans tout ca , c’est que autant j’ai pu affabuler sur la nuit de désespoir , autant je risque de passer quelques nuits monstrueusement chastes quand ma brune aura lu ses quelques lignes …

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 09:50


Mardi après midi .

« On devrait peut-être mettre de la crème solaire , quand même … »

Faut avouer que pour un mardi après midi , la question semblerait un brin déplacée , sachant que la majorité de la France travaille ou s’époumone sur le résultat de la présidentielle au sein de lugubres bistrots .

Mais vu que nous étions en train de cramer au bord d’une piscine d’un hôtel trois étoiles paumé en pleine campagne du Périgord , la question de ma brune relevait d’une certaine pertinence , je dois dire .

« Peut-être » , fis je en portant mon verre de champagne aux lèvres .

(…)

Nous nous baladions joyeusement dans les petites rues de Bergerac , tout contents de cette journée de luxe que nous passions loin des turpitudes de la vie Toulousaine , plus précisément à des années lumières de la terrasse du Cardinal place Wilson , ou , mon café avait pris une petite saveur amère quand ma banquière était venue interrompre ma rêverie pour me dire bonjour .

La peur de ne pas être crédible la prochaine fois que je lui dirais avec force et conviction que je fais tout pour résorber mon découvert , sans doute .

Ayant fait le tour des restaurants , nous envisagions de prendre une bière pour décider sereinement qui de « la cèpe angélique » ou du « civet parfumé » allait nous voir s’asseoir à leur table .

La vie pose des choix cornéliennement cruels parfois , c’en est étourdissant .

« Ah ! Par contre , il faudrait que je retire du liquide , je n’ai plus un centime » , m’avançais je inconsciemment .

Le pouls s’accélère . Les battements de paupières croissent à un rythme susceptible de flinguer la dernière opération de Mickael Jackson . J’envoie une main molle et moite se diriger sans conviction vers ma poche .

Après avoir fait hystériquement mes 4 poches pour enfin en extirper ma carte bleue , la moitié du travail est accomplie . Reste le plus dur .

Vite , trouver un sujet bateau que ma brune ne voit pas mon anxiété .

« Il a fait très beau aujourd’hui ! » , dis je en tapant très vite mon code .
« L’appareil t’affiche code faux ... » , me répondit elle indéniablement trop aux aguets .

Zut .

« Ah , je n’avais tapé que 3 numéros (damned !) . Oui , donc je pense que le petit restaurant serait … »

Opération refusée .

« serait … » , tentais je de poursuivre sans trop transpirer bruyamment .

Opération refusée .

« vraiment … » , tout en démolissant de coups de doigts frénétiques les touches du clavier de l’appareil malveillant .

Opération refusée .

« adéquat et … Putain de distributeur de merde de mes deux ! Tu vas me le filer mon fric ! »

J’inspire . J’expire . L’image de ma banquière ricanante , s’esclaffant dans un grand rire glaçant , appuyant sur la touche « rejeter cruellement » de son ordinateur à chacune de mes tentatives , cette image abominable empli mes yeux dissimulant que trop difficilement mon angoisse .

Faut avouer que sans un centime sur moi , dans un hôtel de luxe à 300 kilomètres de chez moi et avec dans mon réservoir d’essence à peine de quoi remplir un quart de Zippo , la panique pouvait sembler légitime .

Et l’ironie du sort évidente , aussi .

(…)

« Bonjour , nous … aimerions savoir … si vous prenez la carte bleue , mais surtout si vous accepteriez surtout que l’on vous paye à l’avance … j’ai un doute sur le fonctionnement de ma carte bleue » , tentais je d’exprimer sans trop de bafouillements .
« Désolé , mais nous ne prenons pas la carte bleue … »

Clignote dans ma tête , comme un néon rouge écarlate , affichant son insoutenable sentence :
« Opération Refusée ! » .

Sans doute la raison pour laquelle les gens ne crament pas au bord d’une piscine du Périgord , un mardi après midi …
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 17:23


Au registre des questions parfois saugrenues pouvant de temps à autre écorcher les oreilles d’un mec avec plus de succès qu’un album de Michel Sardou , il en est une qui me semble terriblement injuste , parce que du fait qu’elle soit posée , elle suppose que votre moitié semble fortement douter de votre sincérité amoureuse , ce qui est un manque de reconnaissance indigne dès lors que vous , vous venez dans un incroyable élan de gentillesse daigner d’aller lui chercher ce verre d’eau qu’elle vous a demandé tout de même un peu tardivement .

Surtout lorsque l’on sait que de par la physionomie de votre collocation (si vous vivez en colloc , c’est un exemple…)  , cela implique se peller le cul à 3h du mat , les 45 longues secondes de traversée de la frigorifique cage d’escalier qui sépare votre chambre du reste de l’appartement .

Une sorte de mise en quarantaine , en somme .

« Tu es content d’être avec moi , ou d’avoir une petite amie ? »

Je me le mets en Nota Bene : je viens de trouver un stock inépuisable de posts à faire pour les prochaines semaines années.

(…)

Mai 2006 .

Cela faisait maintenant quelques mois que je me complaisais dans le célibat , savourant tous les jours un petit peu plus les plaisirs que procure un mode de vie ne reposant pas sur un rapport typé commission parlementaire rendu quotidiennement à heures fixes le parfois crispant appel du soir de 2h minimum (bon dieu , si quelqu’un avait l’idée de lancer un site internet : 1001 idées de choses à dire au téléphone pour ne pas se faire braire , il ferait fortune) et sur les engueulades à répétition … bref , que du bon .

Bien que ce mode de vie me soit effroyablement préjudiciable pour l’harmonie de ma musculature bicepciale (sic.) , soit .

Il y’avait une fille avec qui j’avais pris l’habitude de minauder à la fac , qui sans pour autant valoir mon véritable fantasme d’amphi , m’offrait la possibilité de façon assez récurrente de la draguer sans que j’ai pour autant l’impression de me métamorphoser aussi instantanément en trisomique tendance 21 ayant une certaine indisposition pour l’élocution nette et sans bavure .

A la différence donc du comportement que j’avais à mon grand regret adopté ,  la fois ou je m’étais enfin décidé à aller parler à mon « fantasme d’amphi » .

La seule . Fois .

C’est ainsi qu’un beau soir , je parvenais à attirer en mon antre la demoiselle avec qui j’avais pris l’habitude de minauder , lui proposant une soirée divx (légaux , évidemment) qu’elle accepta avec un enthousiasme somme toute honorable , bien qu’a mon humble avis , elle en avait peut être fait un peu trop pour une telle soirée en dégainant le débardeur ET la jupe .

Et on accuse les mecs de faire trop de rentre dedans , tiens .

Et c’est là que l’absurde se passa . Nous étions l’un à coté de l’autre , à une distance qui ne demandait visiblement qu’à être raccourcie , et nos sujets de discutions étaient si équivoques que cités une fois à la télévision , ils auraient suffit à faire classer la chaîne en X jusqu'à la nuit du jugement dernier , et pourtant , un cataclysme dans mon cv de séducteur à la noix , une tache indélébile dans mon CV de miteux casanova se produisit .

Ou plutôt ne se produisit pas : je ne fis strictement rien .

Drame . Je sentais bien que je risquais de m’en vouloir les soirs de solitude à venir , sans parler de mon bras droit qui risquait de faire grève devant un tel manque de coopération de ma part pour lui alléger son lourd fardeau (sic) , mais rien à faire , je n’arrivais pas à me décider à lancer les effusions baveuses et braderies de fringues en tous genres , parce que comme le crétin que j’étais (comment ça « suis » ?) , je venais tout à coup de me dire que j’étais quand même vraiment pas si mal seul .

… Inutile de dire que l’histoire se termina en cunnilingus et autres affinités dès lors que, sans que je demande rien à personne , elle avait soudain prononcé la formule magique « moi en ce moment , je ne recherche que des aventures , j’ai tout sauf envie d’un copain … »

 

 

 

Moralité : lorsque l'on a décidé d'avoir une petite amie à long terme , c'est que l'on en a , vraiment , vraiment , envie . 


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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 13:14


Les filles sont drôles parfois .


Alors que j’en suis encore à reprendre mes esprits , toujours sous le coup de la séance de remue oreillers qui vient de s’achever , il est certain que l’objectivité qui sera la mienne lorsque l’on me pose une question disons personnelle ne sera pas , pour être franc , rigoureusement fiable , d’autant plus lorsque le sujet pourrait prêter à une dispute de couple pour peu que ma réponse n’ait pas satisfait les exigences de son implacable émettrice .

Ce qui pourrait en plus compromettre une hypothétique réplique de remue oreillers .
Faut pas déconner , non plus .

« As-tu été comme ca avec tes ex ? »

Bon dieu , la question piège par excellence . Que voulez vous répondre à une vacherie pareille ? Déjà , analysons la question en elle même . Dès lors qu’une petite amie parle à son copain de ses ex , oula , faut faire gaffe : même Talleyrand y réfléchissait
à deux fois avant de bredouiller une esquisse de réponse à sa maitresse du moment .

C’est dire .

Les ex , c’est le sujet qui vous fout une petite amie en rogne en moins de deux , si votre réponse ne comporte pas les formules apaisantes (et encore) du style « c’était moins bien parce que … » , « j’étais pas amoureux d’elle en fait » ou encore , très efficace : « tu sais , j’ai l’impression de jamais avoir eu réellement de copine avant toi » .

Ce blog sera bientôt rebaptisé « Le Petit Judas mais en Plus Grand » ou je ne m’y trompe pas .

Continuons l’analyse de la question . D’ailleurs , peut-on réellement parler de question ? Il apparait plus que évident qu’il serait plus suicidaire de répondre « oui , j’étais mielleux et intentionné , et je me souviens même qu’avec Gertrude (c’est un exemple) , on faisait plus souvent l’amour qu’avec toi » , que et par exemple , Taiwan déclare la guerre à la Chine .

N’empêche que ca aurait de la gueule .
Pas la guerre nucléaire , hein . L’autre .

Puisqu’il apparait évident , donc , que cette question est une question fermée , à laquelle toute autre réponse que « bien évidemment que non , tu penses ! » aurait des conséquences aussi fâcheuses que regrettable , ce qui serait bête à un moment pareil , pourquoi nos dulcinées s’entêtent-elles ?

Je vous le demande , tiens . Hop .

Voilà , j’avais donc envie de faire remarquer l’absurdité de cette question , et faire aussi observer -avec bienveillance- que nous autres mecs (ca y’est , je vais encore me faire taper dessus) , nous avons la délicatesse d’omettre de la poser , vous évitant ainsi de vous étrangler d’angoisse en l’entendant alors que savouriez quelques secondes plus tôt un massage des pieds qui vous aurait presque fait ronronner .

Et sinon , pour répondre à une question personnelle qui m’a été posée :
« Bien évidement que non , tu penses … »

Sic.

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 13:30


Sans doute la raison pour laquelle je pionce joyeusement jusqu'à midi en temps normal .

Ce matin , je me suis levé avec une motivation sans faille , décidé à démontrer à une pote que l'homme moderne sait écumer les marchés , le pas assuré et l'œil expert , largement suffisant en tout cas pour dissuader l'escroc de service de lui refiler sa botte de poireaux (des légumes ! Beurk) pour une somme qui suffirait en elle même à annuler la dette du tiers monde .

C'est un exemple , hein .

Ce qui compte lorsque l'on fait des courses , c'est d'avoir un objectif , et d'avoir la volonté de fer nécessaire pour ne pas se laisser dérouter par les vils marchands qui lorgnent votre portefeuille avec une voracité non démentie . Et une fois même que l'on c'est fixé cet objectif , il faut avoir en plus l'incroyable fibre de la concurrence , c'est à dire refuser de se laisser embarquer dans l'achat d'un produit , pour se rendre compte non sans une certaine amertume que 3 mètres plus loin , le même était proposé à une somme dérisoirement faible .

C'est à ce genre de sombre découverte que je profère généralement mes plus beaux jurons .

Ce matin (je sais pas ce que j'ai avec le C aujourd'hui , ca commence a faire beaucoup d'entames avec cette lettre ! ... Excusez moi , je m'égarais) , dans un moment d'illumination , ou plus sûrement lorsque mon estomac désespérément vide allait me tirailler plus violemment que les chevaux qui écartelèrent William Wallace , je me mettais , naïvement , à crier à la cantonade :
" Tiens , et si on ramenait du marché un poulet ? "

Cela (NB : bordel ! Encore !) paraissait simple , sympa , et tout , quoi .

Bref , alors que nous arrivions aux environs du marché (c'est à dire que nous n'y étions pas encore , je le précise) , mon amie , par l'odeur alléchée , sembla prête à céder aux avances de la première rôtisserie que nous rencontrions . Heureusement , le Nico avisé sut dire avec fermeté :
" Ca va pas non ? On trouvera des poulets beaucoup moins chers au sein du marché même , et puis il y'a du monde qui fait la queue , et puis après tout , on va pas se trimbaler sur le marché avec le poulet dans les bras ! "

L'homme viril et autoritaire avait parlé .
La Brune acquiesça , visiblement soumise .

Ce que c'est bon d'être -de temps en temps- l'homme viril et autoritaire ...

Nous empruntions la rue menant au marché , rue ayant l'incroyable particularité d'offrir une agression de clochard au mètre carré (" T'as pas cent euros à me dépanner ? Radin ! Tu pourrais finir à la rue toi aussi ! ") , ainsi qu'une odeur de merde tous les 10 centimètres qui assaille le museau de façon si charmante , sans parler bien évidemment de la vue des dites merdes , qui m'inspira d'ailleurs la réflexion pas forcément si saugrenue , que , si les dinosaures ont peut-être disparu de la surface de la terre , il doit bien en rester quelques spécimens en activité à Toulouse .

" C'est des gros tas de merde " , paraphrasais-je le médusé professeur Malcom .

Au sein du marché , de nouveau devais-je m'appliquer à repousser fermement les suppliques de mon obligée , me suppliant de faire la queue à une nouvelle rôtisserie , craignant naïvement que l'offre ne vienne à se tarir . Moi , purement fidèle à la théorie de ce bon vieux Alfred (Marshall) sur l'offre et la demande , je haussais les épaules , considérant qu'il ne valait pas la peine de perpétuer plus cette bonne vieille tradition française bien encrée depuis 1940 des files d'attentes , et que l'on saurait bien dénicher un poulet ailleurs , et sans attendre .

Lorsque , après 30 minutes de joyeuses déambulations au milieu des betteraves et des radis , et voyant l'heure tourner , nous nous dirigions enfin vers une rôtisserie , j'éprouvais un soudain et terrible mal être lorsque j'entendais le vendeur demander au client me précédant :

" c'est à quel nom que vous avez réservé votre poulet ? "

(...)

Pas de quoi en faire tout un plat , la saucisse de canard , seul denrée à priori comestible que j'ai finalement pu nous dénicher en catastrophe , était vraiment bonne .
Et mon invitée m'a somme toute assez vite pardonné d'avoir oublié que l'ennui , avec les hommes , c'est surtout quand ils croient avoir raison qu'ils ont tord ...

Marshall était un effroyable théoricien .


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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 18:17

 

Durant de longues années, la préparation des vacances de ski posait un insupportable cas de conscience à mes parents , tentant par tout moyen possible et i(ni)maginable - le recours au 49-3 de la constitution a un temps été envisagé - de retarder le moment ou le séjour serait évoqué , sachant pertinemment que le lieu de vacances posé , la première question qui viendrait de mes petites lèvres encore innocentes à l'époque serait "et comment y va t'on ?"


L'infernal gamin ne supportait pas la voiture .
Mes parents ont souvent soupiré d'envie devant The Omen , et l'adorable -comparativement- petit Damien .

(...)

Jeudi. Lendemain de St Valentin. 

Je poiraute sur un quai d'une gare Espagnole aux apparences pas forcément si éloignées du mur de l'Atlantique , mais en plus moche .
Il fait froid . Peut-être supporterais je un peu plus ces températures somme toutes clémentes pour un mois de Février , mais un haut le coeur général provoqué par l'apparition des quelques pulls que je me suis moi même acheté (les autres ayant finis comme de juste à la poubelle), j'ai décidé de faire la grêve de la petite laine et de me contenter d'une chemise et petite veste .

Le rythme de mes claquages de dents me fait amèrement réfléchir sur la justesse de ma bouderie .

Une voix baragouine dans un haut parleur grésillonant un charabia espagnolique qui ne ressemble strictement à rien , bien que je doive bien reconnaître ne pas être aidé par la "qualité" des quelques cours que me prodiguèrent les quelques professeurs chargés d'appliquer un programme absurde apprenant aux élèves à analyser la grammaire d'un texte du 17ème siècle sur un poulet refusant de se faire cuire quand les mêmes cours étaient plus avares d'explications pour apprendre aux bambins comment demander son chemin , perdu , par exemple , dans un quartier glauque de Barcelone .

En revanche , dire "el pollo no es accuerdo con el menu del restaurante" , pas de problème .

Le train arrive . Je grimpe dedans avec un empressement coupable , pour m'affaler sur le premier siège venu . J'ai évidemment oublié de m'emporter un bouquin avant de partir , et plutôt que de me résigner à 5h de voyage d'un emmerdement aussi prononcé qu'un discours de politique générale au perchoir de l'assemblée nationale , je ressors le canard enchaîné de la veille , que je n'ai après tout lu que 3 fois à l'aller .

Pas sur que je sois interrogé en Juin sur les petits mots doux que s'échangent les politiques , mais je suis armé pour .

Le train part .
Passé quelques minutes à m'ennuyer prodigieusement , je m'endors .

(...)

"charabia charabia charabia Tour de Carol charabia charabia estacion charabia mueve truc-bizarre Barcelone"

Méchant réveil en sursaut . Des gens descendent du train . Beaucoup d'autres rentrent . Je tente de décoller de sa paupière mon deuxième oeil . Et de calmer mon coeur visiblement parti pour battre au guiness des records les performances d'un moteur de formule 1 , ce qui s'avéra beaucoup plus difficile que ma recherche deux jours plus tôt du financement de ma saint valentin .

La barre était haute , donc .

La sonnerie de fermeture des portes retentit . Je panique . J'essaye d'analyser en un quart de seconde ce que je n'ai pas compris sur le quai de la gare deux heures plus tôt . Et mon oeil enfin décollé remarque le geste d'un des voyageurs descendu sur le quai , extrayant une cartouche de cigarettes de son sac . Une cartouche de cloppes ! Un Français ! Les Français sont descendus du train !

... je manquais de me faire empaler par les portes façon vil guide d'indiana jones alors que je sautais sur le quai .
Et me tordais la cheville , pour l'anecdote .

(...)

Une demi heure plus tard .

Le second train dans lequel j'avais embarqué arrivait a La Tour de Carol , bled paumé ressemblant vaguement a Ouradour sur Glane sans pour autant avoir connu le passage des Allemands , du moins à ma connaissance .

Le Nico , jovial d'être rentré au pays , quoique légèrement boiteux , passe une tête par la porte , et hume joyeusement l'air un peu plus réchauffé que sur le quai de la gare de naguère .
Ce moment paisible dure en tout et pour tout quelques secondes , le temps pour mes yeux enfin opérationnels -ou malheureusement- de lire le panneau d'affichage , mentionnant le départ pour Toulouse dans les 2 minutes à venir passage aux toilettes non compris , ainsi et surtout d'intégrer que le moyen de transport proposé ... est le car .

"Glups" , fit le Nico .

Je consacrais 10 secondes à réfléchir à la route qui m'attendait , tentant tant bien que mal de calmer mon estomac commencant à se révolter par anticipation au moins aussi violemment que mon coeur pour les mauvais traitements subis , analysant le moindre virage qui m'attendait , tournant à une couleur bien blanche chaque fois qu'une courbe bien sentie prenait d'assaut mon esprit déjà bien confus .

C'est long , 10 secondes .

J'ai été malade comme un chacal . La route menant au tunnel de Puymorens n'était pas longue , à peine un quart d'heure en fait , mais je devenais un peu plus vert à chaque minute écoulée , et je commençais à croire que ma dernière heure était venue , lorsque se profilait enfin à l'horizon l'entrée du tunnel .

(...)

Le car , dans un magnifique coup de volant du tortionnaire chauffeur , prit la route de droite .
Celle passant par le col ...

 

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 00:12
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .
Les filles sont folles .

Désolé , je tente de me détendre .

Ca ne marche pas .
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