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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 17:55
Je me suis longtemps demandé comment j’avais pu passer une aussi bonne semaine avec Julie a Paris , arrivant a la conclusion que persuadé qu’elle aurait tôt ou tard vent de mes expériences aquatiques avec Cindy , je profitais un maximum de chaque moment en sa -pour une fois- aimable compagnie , sachant que je devrais être prêt a partir en courant des que je verrais son visage se décomposer pendant un coup de fil anormalement long .

Au moins aussi long qu’une douche froide .

(…)

Aout 2003 , Playa d’Aro .

Cela faisait quelques jours que j’étais parti en Espagne pour de nouvelles aventures épiques , coupé de la civilisation et plus particulièrement de la situation légèrement chaotique que j’avais laissé derrière moi , priant entre 2 verres de devenir un Phil Connors dans l’hypothétique espoir de ne jamais voir arriver la fin de la semaine , et donc l’arrivée de mes incontournables démêlés sentimentaux .

Quitte a supporter cette insupportable marmotte .

Pourtant , sans doute lassé de me morfondre en conjonctures diverses et variées sur ce qui pouvait se passer a Toulouse (jusqu'à imaginer une série d’homicides mystérieux signés « la douchicide ») , je m’armais d’un peu de monnaie , d’une petite trentaine de cigarettes , et plus accessoirement d’un peu de courage et me mettais en quête d’une cabine téléphonique .

Certaines personnes ont la qualité rare de savoir s’annihiler royalement leur vacances . Je n’en fait ô combien hélas que trop partie .

« Coucou Julie ! »

Le concert de larmes qui retentit dans le combiné m’informa que l’éventualité envisagée d’une difficulté se faisait plus que jour .

Bon . Ne restait plus qu’a savoir ce qu’elle savait sans en avouer plus , tenter de trouver un moyen de faire passer la pilule de façon si possible diplomatique  .

« Que se passe t’il ? 

- Ne fais pas l’innocent , je sais tout ! Bouhouhou » .

Cela voulait dire qu’elle savait tout .

« Ecoute Julie , j’étais persuadé que tu me tromperais cet été a nouveau , et je voulais être prêt en quelque sortes a avoir une copine pour te remplacer quand tu m’aurais remplacé . »

Réflexions faites , la diplomatie n’a jamais été mon fort .

D’âpres négociations s’engagèrent . Julie voulait que je rentre a Toulouse pour montrer que je l’aimais toujours , mes amis me faisant remarquer gentiment que si je prenais la tangente pour la deuxième année consécutive en cours de vacances , je risquais d’avoir a subir leur mauvaise humeur .

Et accessoirement de ne plus avoir d’amis du tout .

J’arrachais un accord de paix entre les 2 parties (ndrl , quels amateurs ces Libanais !) , obtenant 48h pour aller réparer mes bêtises a Toulouse et revenir sans froisser la susceptibilité de mes amis au demeurant déjà bien atteinte de par mes agissement divers et variés .

Comme par exemple le malheureux non fonctionnement de ma carte bleue qui impliquait que je dépende des leurs , pour la seconde année consécutive …

(Be Continued .)

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 19:58
Lundi soir .
 
J’allais retrouver la Julie , auteur du mail qui avait réussi l’incroyable miracle de me faire entrouvrir les yeux un lundi a 10h du matin sans l’aide d’un café ou du levier d’Archimède , chez tonton ou il était prévu que je passe un brin de soirée en son aimable compagnie .
 
La présence de sa colloc et d’un ami kéké de cette dernière m’apparaissant en revanche nettement , nettement moins aimable .
 
Ces derniers ayant le bonheur de partir prématurément , c’est à dire avant que je me laisse aller a une agressivité sans cesse renouvelée envers les abrutis n’ayant pas compris que les lunettes de soleil le soir sont d’une inutilité qu’aussi inutile que grotesque , je pouvais me rapprocher enfin de la Julie et voir si mes écrits pouvaient réellement compenser par eux mêmes mon apparence physique que sans fausse modestie je qualifierais de banale .
 
Tout commentaire désagréable excèdant mon propre jugement déjà assassin se paierait durement .
 
Ayant compris que j’avais une chance de ne pas me prendre un râteau trop cruel si je me laissais aller a un geste sans équivoque comme et par exemple approcher ses lèvres a moins d’une distance de 2 cm , je tentais une manœuvre sournoise totalement improvisée , en amenant le sujet sur nos tailles respectives .
 
Il me sera quand même arrivé une fois ou deux d’être conséquemment plus grand qu’une copine . Sur 39 fois , ok …
 
« Ce n’est pas possible , on a tant de différence en taille ? Lève toi , je veux comparer ... »
 
La coutume veut que pour comparer on se mette épaule contre épaule . Je me suis plus judicieusement mis en face d’elle pour n’avoir plus qu’a me pencher et l’embrasser .
 
Je le concède : je suis très , très content de moi sur ce coup la .
 
La soirée se prolongeait jusqu'à 4h du matin sur les berges , ou chaque fois que d’aventure j’y pousse mon chemin , ma mémoire m’agresse sauvagement pour me rappeler qu’a tel endroit , j’étais avec telle ou telle copine dans certaines circonstances , parfois outrageusement contestables .
 
Un peu comme quand alors que nous roulions des pelles de plus en plus poussées , Mélanie m’avait dit sans que j’en comprenne l’exacte portée « sort la » .
 
Je m’en voudrais a vie . Fin de la parenthèse .
 
Le lendemain , Julie partait pour Paris , non sans avoir répondu a ma question posée négligemment mais avec une envie assez mal dissimulée « ais je une chance de te revoir » par un « oui » répondu avec un sourire trop large pour être honnête …
 
(…)
 
Le reste de la semaine , je passais mon temps a refreiner les exclamations enthousiasmées et autres consternants délires de mes amis ayant eu vent de l’histoire , répétant a l’envie que de mémoire , je n’avais jamais connu une seule relation commencant sur un soir et non suivie d’un deuxième soir consécutif faute d’une compatibilité d’agendas a défaut d’amoureuse .
 
Rien ne me fait plus marrer que les gens affirmant être amoureux d’une personne sans jamais pour autant être sortie avec cette dernière . C’est une conception qui me laisse pantois , pour ne pas concéder narquois .
 
N’imaginant pas un instant une Julie (je concède que j’avais un apriori aussi négatif que positif sur le prénom , bien que cherchant plusieurs fois dans notre soirée a l’utiliser a tord et a travers juste pour le plaisir de le prononcer) attendre patiemment de me retrouver a son retour , je revoyais sans trop d’état d’ame la petite pharmacienne a qui j’avais glissé mon prénom dans son sac dans le train de Bayonne , quelques semaines plus tôt .
 
Si gouverner c’est prévoir , ne pas se retrouver tragiquement célibataire c’est explorer toutes les pistes qui pourraient l’éviter un jour ou l’autre …
 
En l’espace d’une soirée , le mythe de la petite pharmacienne s’érodait plus qu’un bloc calcaire plongé a l’année sous les chutes du Niagara . Elle prenait une entrée a laisser sur sa faim un somalien anorexique et incroyablement difficile , buvait de l’eau et uniquement de l’eau , portait des chaussures ô combien humiliantes puisque me donnant 5cm de moins qu’elle , et enfin , alors que je lui faisais un massage de 2h et que je voyais passer avec un pincement au cœur « le fantasme d’amphi » au bras d’un type insupportable au possible , m’avouait son amour impossible (1 an et demi a soupirer , pour moi c’est impossible , oui) pour le pharmacien d’en face .
 
Je n’ai pas répondu a son sms « il m’a semblé que tu étais crispé sur la fin » …
 
(…)
 
Ce n’est que justice , mais bien que guère étonné , j’ai pu lire ce matin en rentrant chez moi le mail suivant :
 
Je suis désolée .Tu avais raison en disant que je rencontrerai quelqu'un à Paris. Mais pourquoi tout n'est pas comme dans le monde de Martine et surtout pourquoi y'a-t-il des mecs partout ? Toujours est-il que nous avions chacun zéro gramme d'alcool dans le sang la première fois que nous nous sommes embrassés.
En tout cas à bientôt, je ne sais où tout ça va me mener, je continuerai à me délecter de tes posts sur ton blog.
Bises,
ju
 
J’avais anticipé , mais pas assez efficacement , je le concède .
 
C’est con , elle était bien cette Julie . Enfin c’était une Julie , c’est tout …

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 19:56
Samedi soir .
 
Je devais aller retrouver Clémentine a la crémaillère de sa sœur en sortant du boulot , et je devais retrouver un de ses amis pour l’y amener également . Bien évidemment , cela impliquait que je réquisitionne la voiture de mon père , dont je m’empressais de demander la permission purement formelle a 22h . Du soir même , évidemment .
 
« Allo Mam ? C’est Nico …
(voix de mon père derrière) - S’il veut la voiture , dit lui que c’est hors de question ce soir ! »
 
Glups . Le purement formel risquait de devenir problématique .
 
Après 20 minutes d’âpres négociations (tout juste ne menaçais je pas d’aller me prostituer en Russie si je n’avais pas la voiture) , j’emportais une décision qui m’avait coûté une demi centaine de cigarettes fumées rageusement et une demi bonbonne de déo vidée pour faire passer les affres des sueurs froides subitement subies …
 
Cela fait quand même des années que je me répète vainement qu’il me faille cesser cette idiote manie «d’organiser» tout a la dernière minute … pardon , d’improviser , je m’égarais .
 
Après avoir roulé pendant une heure dans une cambrousse a peine pire que la jungle du Vietnam avant sa reconfiguration post Napalm , et bien évidemment après m’être égaré une bonne trentaine de fois dans des directions aussi diverses que consternantes , j’arrivais a la fameuse crémaillère .
 
Le moins fameux restant qu’après une heure sur place a entendre Clémentine parler de nous a l’imparfait , je prenais la tangente sans un au revoir pour ma nouvelle ex belle famille .
 
Inutile d’insister sur le fait que j’étais vert .
 
(…)
 
Dimanche soir .
 
J’ai gardé Eve dans mes contacts messenger pour une raison que je ne m’explique que très difficilement , ou plus précisément , que je ne m’explique pas du tout , Eve étant une des meilleures amies de mon ex Julie , celle dont je disais qu’elle avait plus sa place derrière une caisse de monoprix que dans une fac de droit .
 
Ce n’est que justice : elle m’a littéralement explosé scolairement parlant .
 
Bref , mes rares discutions avec Eve sont aussi cordiales que celles échangées il fut un temps entre Staline et Churchill , Eve m’opposant un mépris n’ayant d’égal l’hilarité chez moi provoquée a la lecture de sa diatribe parfois mesquine , mais pas toujours irréaliste .
 
Nico™ - tu te mets au blog aussi ?
Eve - non pourquoi?
Nico™ - l'étoile a coté de ton pseudo !
Eve - ben non j’ai pas de blog .c’est pas trop mon style de déballer ma vie comme ça...moi!!
Nico™ - lol
Nico™ - facile !
Nico™ - toujours aussi consternée par mon blog ?
Eve - toujours...
Nico™ - lol . au moins tu le lis , tant pis si la consternation reste la même
Eve - bien sur que je le lis!!!
Nico™ - bien sur ???
Eve - je veux voir jusqu'ou tu peux aller!!
Nico™ - cad
Eve - je t'avoue que je survole souvent
Eve - mais de temps en temps je suis impressionnée par ta capacité a enjoliver et romancer les choses
Nico™ - comme ?
Eve - tout
Nico™ - tu me fais rire . bisous
Nico™ - bonne nuit
Eve - tant mieux si je te fais rire..!!
Eve - bonne nuit
 
A coté de ce dialogue , la situation Libanaise apparaît presque radieuse .
(…)
 
Lundi matin .
 
Le Nico se lève . Et comme chaque matin , se jette sur son ordinateur avec l’avidité d’un zombie ayant enfin trouvé comment faire taire la blonde de service et dont on savait des son apparition a l’écran qu’elle subirait une mort ignominieuse avant la fin du film .
 
Je vais finir par inventer le concept de computer-sexuel .
 
Six messages , certains vantant l’élargissement du pénis , d’autres me proposant d’aider un fils de chef diplomate Africain désireux de blanchir un million d’euros sur mon compte et de m’offrir en échange et généreusement une commission aussi rondelette qu’une vulgaire Maïté post digestion .
 
Pas sur que la Bnp ne trouve crédible de voir mon découvert se transformer en un compte mirifique .
 
Alors que j’allais virer toutes ses cochonneries , je remarquais un mail qui apparaissait moins Spam que les autres . En voila le contenu :
 
Bonjour, je m'appelle Julie et je t'écris pour te dire que je suis virtuellement tombée amoureuse de toi en tombant tout à fait par hasard sur ton blog samedi (j'en cherchais un autre, toujours pas trouvé d'ailleurs). Je précise aussi que je n'ai pas l'habitude d'écrire ce genre de message. J'aime beaucoup ta manière d'écrire et ton humour, et tu me rappelles ma propre maladresse, mes déboires avec les mecs, mes galères à la fac, etc. bref la vie banale d'un étudiant rendue trépidante par ta plume !
Je ne te propose pas de boire un verre puisqu'en ce moment tu es avec Clem, bonne continuation pour ton blog et rappelle-toi que "les filles c'est comme des poupées russes..." (je n'ai visiblement pas les mêmes références que toi),
bises,
Julie
 
Je l’ai relu une dizaine de fois pour vérifier qu’il n’y ait pas marqué dans un coin du mail « si vous répondez a ce mail , vous vous ferez automatiquement élargir le pénis et recevrez un virement d’un million de dollar d’un chef Africain bienveillant » .

 
Je ne saurais conclure sur autre chose que le fait que j’hésite a porter plainte pour l’absence de la mention légale dans ce mail « si vous rencontrez cette Julie , elle vous réveillera a 7h du matin le lendemain de votre rencontre pour que vous honoriez votre promesse de lui servir le petit déjeuner au lit » .
 
Bah . Je ferais une sieste cet après midi .

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 19:53
Je crois avoir déjà évoqué ma certaine aversion pour le préservatif , aversion qui n’aurait d’égale celle que je nourris envers , et par exemple , les cellules psychologiques , l’insuffisance de chocolat dans les œufs kinders , et enfin pour me répéter une fois de plus , les programmes de cet imbécile de Sevran .

Il faudrait pour bien faire que je songe a cotiser en vue des frais juridiques que ne me manquera pas d’occasionner le jour ou cet idiot tombera sur mon blog …

Je n’ai finalement , et contrairement a la rumeur que j’ai assez grossièrement entretenu , jamais couché avec ma première vraie petite amie , pour la simple et bonne raison qu’alors que j’avais réussi a trouver l’endroit idéal pour le faire (le lit des parents d’un ami chez qui j’organisais la soirée , je vous accorde que « idéal » n’est finalement peut être pas forcément le terme adéquat) et ce a la dernière minute , je m’étais rendu compte dans le bus qui nous y emmenait que j’avais dans un moment de confusion (chose relativement commune d’ailleurs) oublié les préservatifs…

J’en ai emprunté a une amie qui 5 ans après les faits incriminés n’a toujours pas eu l’occasion d’en essayer pour elle même , la chose certaine étant que je ne savais pas jusqu'à cette nuit la qu’un préservatif puisse périmer .

Autant dire que l’on a rien fait et que je me suis fait larguer 3 jours après .

J’ai su rectifier le tir avec ma seconde petite amie . J’avais assez de préservatifs pour permettre a une armée en campagne de vivre sur l’habitante pendant des années , et je mis a contribution le lit de mes parents , qui je l’espère ne tomberont jamais sur cette dernière réplique , ou je n’ai plus qu’a changer de pays .

Voire de Continent .

(…)

J’ai des principes assez idiots . Si ! Si ! Ainsi , j’ai horreur d’avoir des préservatifs sur moi lorsque je sors avec une nouvelle copine , pour la simple et effroyablement idiote raison que j’aurais peur qu’elle interprète ce geste de précaution élémentaire comme un « j’avais prévu de faire l’amour avec toi ce soir et j’ai tout fait pour » .

Allez comprendre pourquoi , je considère qu’une telle intention ne peut qu’être interprétée négativement .

En sortant avec Clémentine , je me suis douté qu’il me faudrait envisager un jour ou l’autre de ne pas tenir le pari que je m’étais fait , pour être franc pour exorciser ma peur que les faits me donnent raison , de ne pas faire l’amour avant le 1er Janvier 2007 , mais j’ai pensé que la chose ne se réaliserait pas pour autant avant un certain nombre de semaines .

Ou du moins pas avant notre première cuite commune .

Néanmoins , le souvenir vivace de ma cuisante nuit en compagnie de ma première copine demeurait , aussi lorsqu’il était prévu que Clémentine passe sa première soirée chez moi , je mettais a profit les quelques minutes que j’avais , au demeurant aussi pléthoriques que le nombre de politiciens non véreux , pour me mettre en quête de préservatifs , chose dont j’ai absolument horreur car je me sens horriblement gêné les quelques secondes ou l’on attend bêtement que cette machine insoutenable délivre sa marchandise .

C’est a dire les secondes nécessaires a comprendre qu’il faille tirer sur la petite poignée un peu plus bas .

Cette précaution s’avéra bien sur inutile ce soir la . Ce n’est que le lendemain , alors que j’avais respecté ma règle «pas de préservatif pour ne pas faire calculateur» , que je manquais de m’étrangler en entendant Clémentine dire a ses amis qui prenaient congés de nous : « Barrez vous qu’on puisse enfin faire l’amour tranquillement » .

Encore une fois ou j’ai cru devenir fou .

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 19:51
Mercredi .

Belle journée ! Je me lève enthousiaste comme jamais , traîne a peine moins de 15 petites minutes sous la douche , songe a me raser pour la première fois depuis plusieurs mois , néglige la moitié de mon café , bref , je suis dans un état dans lequel je n’ai plus été depuis …

Merde , je ne me souviens plus .

Bon , je concède que mon enthousiasme a ses limites , et que même si je suis plus que décidé a ranger mon appartement , je rencontre une certaine difficulté a passer a l’acte pendant les quelques heures qui défilent plus bêtement cet après midi qu’une armée Française pathétiquement connue pour ces échecs retentissants dans le monde entier .

Jamais vu une après midi passer aussi vite .

Alors que j’en étais a acheter du papier d’Arménie pour masquer les odeurs diverses et variées hantant mon appartement depuis une période récente de laisser aller ayant entraîné l’apparition de moisissures dans des bols attendant d’êtres lavés depuis quelques semaines , mon téléphone émettait l’odieux son de réception d’un message .
Et je reposais sobrement le papier d’Arménie .

Il faut savoir qu’un second rendez vous ne se confirme pas , il s’infirme . Des lors , le message que m’envoyait Clémentine ne pouvait qu’odieusement violer ma bonne humeur , bien que sur un ton passablement gentil elle me proposait malgré tout de reporter le restau initialement prévu au lendemain pour une raison aussi futile que le peu de suite dans les idées de son auteur envers ma personne ainsi induites .

Alors que moi , ma débordante imagination fonctionnait déjà a plein régime .

Reporter un rendez vous revient généralement a l’annuler . C’est vrai ! Pourquoi aurait on plus d’enthousiasme le lendemain pour une chose qui nous barbait au possible la veille ?
J’attendais toute la journée du lendemain le message d’annulation , qui arriva sous ces termes :
« Salut Nico , j’ai bien eu ton message . Je sais que c’est décevant mais ça me gène puis je le sens pas donc je ne vais pas venir . Me manque le grain de folie , je me dégonfle . Merci quand même , passe une bonne soirée » .

Elle aurait tout aussi bien pu dire « Tu es bien gentil mais non . Bye ! » …

Sachant qu’au moment ou je recevais ce foutu message , j’étais a mon bureau surchauffé , que les appels pleuvaient de plusieurs téléphones a la fois , que ce sms certes bien gentil venait de provoquer une certaine tension que mes interlocuteurs ne pouvaient pas ne pas remarquer (« Vous allez me l’épeler votre putain de nom ! ») , j’ai posé les téléphones , inspiré un grand coup et fait le point .




« Ok , ça fait plusieurs mois de célibat , de faux plans , d’illusions aussi douloureusement fausses que les chutes qu’elles ont entraîné , j’ai enfin rencontré une fille originale et je viens de me faire expédier plus vite qu’un préfet congédié pour avoir vérifié qu’une paillote soit réellement si inflammable que ça … Stop . C’est trop » .

J’appelais dare-dare la Clem .

Après 10 minutes d’un plaidoyer plutôt mal aisé en raison de la difficulté a plaider une cause aussi désespérée que la mienne , et également de la difficulté a méconnaître les regards assassins provenant du coté de mes collègues de travail , j’obtenais de Clem qu’elle vienne prendre un verre furtif en ma compagnie .

De toute façon , c’était soit furtif , soit elle venait en armure d’époque renforcée .
J’en étais encore a esquisser une forme de sourire lorsque raisonnait de la rue un capharnaüm a peine plus supportable que Pascal Obispo dans ses bons jours (je persiste a affirme que j’écoute « tomber pour elle » uniquement par délire personnel) , vacarme qui m’angoissa au possible .

« Quel con ! Donner rendez vous place du capitole un soir de concert ! Crétin ! Abruti ! Pauvre type ! »
Je suis rarement tendre avec moi-même …

Pourtant , Clémentine flairant que je n’avais que pu faire erreur lorsqu’elle se vit entourée de vieux exhibant leur graisse sur des airs de sombre java , me rappela , ce qui me permit de corriger mon erreur et de l’inviter en terrasse du Cardinal , que j’ose toujours fréquenter malgré le nombre incalculable de verres que j’ai pu y casser par le passé .

Le présent n’est jamais très loin du passé non plus .

Commençait la conversation . N’ayant été accueilli que par une inévitable bise sur la joue , il me fallait me montrer sous un jour plutôt positif , ce qui n’était pas facile en ayant encore dans la tête les inepties raisonnantes des idiots auxquels , je persiste a le dire , il faudrait songer a inventer le « permis de passer des appels » .

Il vaudrait mieux du moins , avant que je ne sois atteint du désir irrésistible de partir en chasse de la vieille s’inquiétant de ne pas recevoir Capitole infos a 21H59 .

Ça s’engageait plutôt mal . Comme beaucoup des filles que j’ai pu rencontrer , Clem a une opinion sur les mecs plutôt tranchée (donc toujours et encore comme les filles qui m’ont connues) , dans le sens que nous ne valons dans sa considération a peine plus que la Seine comme espace de baignade , après ou avant une banale promesse d’un Chirac ou autre .

Notre verre expédié , je l’entraînais chez moi , espérant secrètement qu’une a l’autre bouteille de vin ne vienne a bouts de ses réticences , sans pour autant qu’il ne soit nécessaire de déclarer que je sois incapable de faire quoique se soit sobre avec quelqu’un de sobre (ce qui serait médisant mais pas forcément faux dans le fond , on procède tous ainsi) , ou encore d’appeler Police Secours pour attentat a la pudeur .

Je l’ai embrassé alors que nous n'avions pas fini la deuxième bouteille , c’est dire .

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 19:51

Samedi .

Je suis passé chez Virginie , histoire d’enfin récupérer un short de bain que j’avais négligemment oublié chez elle il y’a 2 ans , une fois ou alors qu’elle m’avait invité a venir savourer sa piscine privée , l’idée d’un bain de minuit dans le plus complet respect des règles y attenant s’imposa a nous .

Dans la confusion du moment , je pensais plus a me débarrasser de vêtements qu’a m’en embarrasser , ma légendaire distraction ne pouvant pour une fois être mise en cause .

Bref , j’en profitais pour entamer une conversation avec Virginie , le sujet revenant le plus souvent depuis -drame- qu’elle ait décidé de se racheter une conduite en ne sortant qu’avec un homme a la fois et donc mettre fin a nos ébats innocents … de tout sentiment , étant donc ma propre vie sentimentale .

« Vi , je crois que j’en ai définitivement ras le bol . Je n’arrive plus a séduire , je suis trop hétéro pour envisager une reconversion et je ne me vois pas partir dans les ordres . Alors premièrement je jure que se sera abstinence au minimum jusqu’au 1er Janvier 2007 , et deuxièmement il ne me reste plus qu’a partir dans le journalisme a l’étranger et faire des reportages au Liban dans l’espoir de faire les gros titres quand on verra ma photo avec un terroriste derrière moi une scie a la main … »

Après avoir manquée de s’étrangler en entendant cette réplique a laquelle elle était nullement préparée , Virginie s’offusqua , protestant que quelques mois de célibat ne justifiaient peut être pas que je renie tout espoir de conquête féminine .

Preuve que le message était mal passé , je recevais le soir même un mail d’elle avec les adresses de bars échangistes Toulousains .

Bah , ça partait d’une bonne intention , de sa part .

(…)

Mardi soir , Le Mulligans .

J’étais accompagné d’une crème de fille , avec qui seulement aurais je passé une après midi supplémentaire que je n’aurais su lui demander autre chose que son envie pour les 20 prochaines années a venir , et pour commencer . Heureusement pour mon vœux de chasteté (rectification : malheureusement) , la divine blonde repartait le lendemain , ce qui me permettait de ne pas trop m’attacher a l’une des filles les plus enthousiasmante qu’il m’ait été donné d’apercevoir ses 22 dernières années .

Elle était blonde , évidemment .

Avant de rejoindre des amis déjà présents sur place , nous avions comme de juste vidé une demi bouteille de vodka , Pauline (c’était son prénom …) assurant la contradiction de mes parents me donnant un peu de leçon de morale (« ne la corrompt pas ! ») en me faisant remarquer , je cite « que l’on sentait pas assez l’alcool » , lorsque je grimaçais rien qu’en trempant les lèvres . Sic .

Quand je vous disais qu’elle était parfaite .

Alors que je commandais la première des carafes de bières qui égayèrent la soirée , une fille au comptoir m’en demandait le coût . Après avoir répondu avec trop de spontanéité pour ensuite essayer l’espace d’un instant d’apparaître pour un buveur de coca cola , je liais conversation avec la jeune fille , lui faisant remarquer que son équipe (2 personnes dont elle) risquait de mordre la poussière face a l’implacable organisation de la notre .

Et de l’efficacité de google associée a l’appel a un ami , aussi .

Bref , a raconter des conneries , je me sentais certes pousser des ailes , mais mes amis frisaient a l’étage la déshydratation . Aussi me fallait il aller les rassasier régulièrement , tout en ne manquant pas de faire le détour par la table ou c’était assise ma jolie inconnue .

Et la intervient le Mont-Blanc magique .

Je crois m’être longuement étendu sur ma veste Esprit , mais le Mont-Blanc , je n’ai pas fini de déblatérer dessus . Ce stylo est ma nouvelle croyance , j’ai écrit le mot a ma petite pharmacienne avec , passé avec les oraux dont au passage je le précise je ne regarderais pas les résultats avant le 15 Aout , et j’ai écrit mon téléphone sur un carton de bière a mon inconnue avec , lui proposant au passage de l’inviter au restaurant le lendemain . Bafouillant la seule réponse concevable (« Euh …je vais réfléchir ! » , ce qui correspondait évidement a « non mais tu n’es pas totalement tarré toi ? ») , je lui rétorquais une réplique dont j’ai hélas et trop souvent le secret :
« Ecoute , tu aurais tord de refuser ! Dans le pire des cas , tu auras fait un petit restau sympa et tu pourras t’en sortir d’une simple bise sur la joue , des lors pourquoi dire non ? » .

Je recevais 30 secondes après le sms « Au fait , moi c’est Clémentine » .

Elle n’a pas cherché a m’éviter quand après qu’elle soit sorti du bar , je lui avais couru après et sans presque trop lui demander son avis sur la question (« Désolé , mais j’ai décidé de ne plus rien regretter ! ») , je l’embrassais .

Au registre des répliques qui tuent après le premier bisou , Clémentine inscrivit sa page , avec cette phrase qui restera dans mes annales a coté de « et la langue , non » :
« Le restau , tu me l’as proposé pour avoir une copine ou pour niquer ? »

Le drame reste que je ne me souviens plus de ma réponse .

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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 19:46
Lundi Matin .
 
Réveil en sueur a 12h (du matin) , avec la vague hésitation de laisse tomber cette semaine a Hossegor , que je commence enfin et logiquement a appréhender .
 
Le stress avant le repos , un classique du genre .
 
La veille , j’ai fait ce que toute personne qui n’a pas préparé sa valise , pas récupéré son billet de train , est crevée plus qu’un pneu passé sur un tapis de fakir , bref , fait ce que toute personne raisonnable n’aurait pas manqué pour toutes les meilleures raisons du monde : le dernier soir des férias de Fenouillet .
 
Ceux qui avaient pensé « dormir » n’ont de toute évidence pas lu le reste de mon blog .
 
Pour ce qui est de faire ma valise , ce fut court mais bref . J’attrapais a la volée brosse a dent , short de bain (dans un premier élan j’avais écrit maillot mais j’ai préféré ne pas laisse de place a un doute qui eusse t’il été un temps exprimé m’aurait porté un préjudice terrible) , chargeur de portable et bouquin , et fourrais tout ça pêle-mêle dans un sac a dos …
 
… Et pas une valise ! J’en laisse certaines méditer la dessus … merci .
 
13h15 . Bon , je n’ai pas le temps de faire ma vaisselle , un coup d’eau fraîche sur les tasses moisissant dans l’évier et on dira que ça tiendra la semaine .
Après tout , certaines attendent bien depuis un mois , alors une semaine de plus …
 
13h20 . Plus que quarante minutes pour être a la gare . Gare … gare … Ah ! Tant que j’y pense , je vais aller récupérer maintenant mon billet qui lui aussi doit commencer a moisir dans ma boite aux lettres . A propos , ou ais je foutu la clé ? Non , pas sur le bureau … pas sur l’étagère … dans un pantalon ? non plus …
 
Bon . Ça se complique .
 
Après avoir calmement retourné mon appartement (« Bordel ! Ou se trouve cette foutue
clé ! ») , manqué de m’en prendre a mon innocente sœur en lui aboyant de peu charitables invectives (« mais si , bordel ! les poches du pantalon blanc , tu as mal regardé enfin !!! ») , cherché un objet susceptible de pulvériser ma boite aux lettres objet de ma légère contrariété (« qu’ais je fait de ma massue ??? ») , je me résolvais a une capitulation honteuse au possible .
 
Et retournais sur Voyages Sncf commander un nouveau billet .
 
Je songe a suggérer la création d’une carte « Nico Sncf » . La carte 12-25 n’est plus assez avantageuse pour moi …
 
(…)
 
Je retrouvais a la gare Elga , qui faisait partie de l’aventure , et dont je ne saurais jamais si elle fut a l’origine du voyage parallèle et improvisé de Ben et les autres , qui étrangement allèrent camper a moins de 100 mètres de notre lieu de vacances a nous .
 
J’ai beau ne plus avoir de visées autres que purement amicales (les connaisseurs sauront apprécier la portée de ses quelques mots innocents) , j’avoue qu’il me fallut 48h pour me résoudre a laisser les intrus venir perturber mes vacances .
 
Et 24h de plus pour me résoudre a les voir sans ma batte de base-ball .
 
Bref , assis dans le train , je commençais a souffler enfin et a tenter d’approcher vaguement d’une notion dont on m’a vaguement parler , le « laisser aller » , notion dont je le concède il me reste encore beaucoup a apprendre .
 
C’était jusqu'à ce que je vois ma « petite pharmacienne » .
 
… On a tous des boutiques ou l’on traîne plus longtemps et plus volontiers que dans d’autres , pour des raisons aussi variées que la marchandise proposée (comme le torréfacteur de la place Victor Hugo) , la clientèle rencontrée (faire semblant de chercher des fringues pour une copine chez Mango a ses avantages . Si ! Si !) ou tout simplement , pour l’adorable silhouette de la préposée de l’autre coté du comptoir .
 
Je suis pas loin d’être devenu hypocondriaque a faire des aller retour a ma pharmacie .
 
J’ai cru définitivement basculer dans la folie la plus totale . J’étais la , assis dans ce train surchauffé et puant , bloqué par Elga qui me fermait l’accès au couloir et dans l’impossibilité d’enfin approfondir un flirt de quelques mois en ayant une occasion inespérée de passer un moment avec ma petite pharmacienne pour la simple et insupportable raison que j’étais accompagné !
 
Un petit sourire de la convoitée suffit a me convaincre que je n’avais pas le droit de merder une nouvelle fois , ou que le séjour en asile ne serait plus une fiction mais une réalité a venir plus que probable , sinon tout simplement certaine .
 
J’attendais patiemment que Elga s’endorme et que ma pharmacienne en fasse autant , et dans un geste d’une rare précision , d’autant plus que j’en étais l’exécutant , j’enjambais Elga , arrivait a la hauteur de la pharmacienne et glissait plus que promptement un petit mot a travers une fente de son sac que j’avais au préalable repérée .
 
Voila le contenu du petit mot :
« Serait il possible de se revoir
- non pas dans un train crasseux au possible
- non pas derrière un comptoir gênant
Mais plutôt derrière un café ? Nico - 06.74.09.42.** »
 
Elle a vu mon petit mot 10 minutes après être descendue a Lourdes . Et m’a répondu 1 minute après , provoquant chez moi une poussée de joie mal contrôlée qui m’attira les regards désapprobateurs de la passagère derrière moi qui apprécia modérément que je défonce mon siège de coups de poings libérateurs …
 
NicK is BacK …

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 19:41
Juin 2003 .
 
Pour tout dire , je n’étais pas franchement dans les meilleures dispositions du monde pour aborder la soirée organisée par Théa , venant d’avoir un entretien avec mon nouveau futur ex employeur , entretien qui certes n’avais pas tourné a la baston façon étal de boucherie mais les propos venimeux échangés laissaient déjà présager la guerre froide qui ne manquerait pas de s’en suivre .
 
J’aurais pu retenir l’image plus parlante certes de l’orgie sanglante de la fin de Braindead , j’ai hésité .
 
Bref , je pensais au moins passer une bonne soirée en compagnie de Julie , avec qui je m’étais remis après une énième dispute quelques jours plus tôt , ce qui était devenu d’ailleurs une manière comme une autre pour nous de casser la routine du couple .
 
Je dois dire que j’ai été particulièrement désappointé quand pour seul accueil j’avais droit a une a peine (dés)agréable esquisse de « bonsoir » . Reflexions faites , désagréable peut se placer derrière le terme esquisse , au choix .
 
Ayant pris pour habitude de ne plus m’en étonner , nous prenions la direction de la soirée de Théa , qui dois je le rappeler était une ex avec qui j’entretenais des rapports alors encore ambigus , suffisamment du moins pour que Julie tout en arborant des sourires de façade lui trouve haineusement toutes les disgrâces physiques possibles et i(ni)maginables . Sans parler des attaques sur l’aspect moral , bien évidemment .
 
Et pour être franc , j’adorais -et attisais- cette jalousie .
 
Arrivé sur place , je me laissais aller a un instinct je le reconnais primaire en me jetant sur les boissons , le résultat inévitable étant que je retrouvais ainsi particulièrement «joyeux» quelques secondes après notre arrivée . Pour ma défense , je dirais que ma démarche n’était pas la -uniquement- alcoolique , mais de façon je le concède beaucoup plus surprenante , plus stratégique . 
 
Ok , j’ai toujours aimé défendre les causes indéfendables , a commencer par les miennes …
 
Pour avoir une chance de passer une bonne soirée,  l’idéal reste de faire boire a outrance les autres pales types ayant eut la désobligeance de ne pas mourir de la grippe aviaire (ou autre bricole) et de répondre par conséquent idiotement présent a la dite soirée , les envoyant ainsi ad patres rendre tripes et boyaux , et regretter la mort douce d’une insignifiante grippe aviaire .
Dans le même ordre d’esprit , faire picoler gentiment les filles permet d’obtenir plus facilement des douceurs qui si elles avaient été quémandées dans la sobriété la plus absolue n’auraient values que des regards lourdement désapprobateurs , sinon des plaintes pour harcèlement sexuel .
 
Un impératif toutefois : ne pas boire trop soit même ou le risque serait grand que dans une regrettable erreur d’appréciation , l’on fasse boire trop les filles et roule des pelles aux types . A méditer .
 
Cette petite parenthèse étant refermée , je m’apercevais rapidement que j’avais perdu de vue Julie , de regrettables expériences passées m’ayant appris qu’un court instant d’inattention pouvait être la cause de violentes démangeaisons au crane , du coté des cornes .

Je n’étais que très moyennement étonné quand je la retrouvais dans une autre pièce en train de minauder avec un abruti riant bêtement . Je ne manquais pas alors de lui faire part de mon étonnement grandissant .
 
« Julie , ôte moins d’un doute , nous sommes toujours ensembles ? »
 
La question peut paraître étonnante , elle était loin d’être superflue …
 
« Non . »
 
Dont acte .
 
Après un premier temps de réflexion dubitative aboutissant a la conclusion que dans le fond François Ferdinand avait été la cause d’une guerre mondiale pour moins que ça , je décidais dans un second temps de partir en chasse a mon tour pour ne pas apparaître forcément comme le dindon de la farce lorsque Julie serait sortie avec le glousseur hideux .
 
Ok , tout le monde dénigre les personnes apparaissant fut ce un furtif moment comme concurrentes …
 
Alors que je devais encore en être a de sombres réflexions (« ou ais je rangé ma batte de base-ball bon dieu ? ») , j’éprouvais soudain une gène particulièrement incommandante , pour ne pas dire tout simplement insoutenable .
Je venais de faire les frais d’un jeu improvisé consistant a vider un tube entier de lait concentré dans un endroit a insolite , comme et par exemple mon caleçon .
 
L’inconsciente auteur de cette attaque infâme finissait sous la douche quelques secondes après . C’est ainsi que j’ai connu Cindy …
 
Je viens de comprendre pourquoi je n’arrive plus a trouver de copine : j’ai eu la chance jusqu’ici de plaire a celles avec qui j’allais sortir , alors que aujourd’hui je ne leur plais que quand je suis sorti avec elles , ce qui est problématique disons le clairement .
 
Ou ais je rangé cette foutue corde ?
 
Je sortais un peu plus tard dans la soirée avec Cindy , ce qui me valait de ne plus passer du tout pour le dindon de la farce , mais surtout , me faisait passer ma dépendance de la Julie , quoique hélas je n’en étais pas encore totalement conscient , allant même jusqu'à m’amuser particulièrement cyniquement de la voir se rabattre sur un gros roux , le ricanant ayant eu le mauvais goût de la laisser en plan en prenant un départ aussi précipité que goujat .
 
Sans doute une des meilleures soirées de ma vie .

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5 juin 2006 1 05 /06 /juin /2006 19:33
Pour n’importe quelle personne normalement constituée , rédiger un sms est la chose la plus simple du monde .
Il n’en va pas aussi naturellement lorsque l’on s’appelle Nico , et que votre nom est une source d’hilarité le plus souvent mal retenue pour ceux qui l’entendent pour la première fois .
 
Ceux qui l’entendent la seconde fois ne se retiennent tout simplement plus .
 
Avant d’écrire un sms , se déroule normalement un temps de réflexion , terme dont non seulement je ne suis pas sur d’avoir appréhendé toute la portée mais dont je ne suis pas sur non plus d’en avoir jamais osé l’application . Comme le disait assez justement le type qui me retira d’extrême justesse des mains une débroussailleuse qui risquait de faire double emploi , « quand on ne sait pas , on ne fait pas » .
 
Bref , le temps de réflexion consiste pour moi a imaginer toutes les bonnes raisons pour ne pas envoyer le message inconsidérément envisagé . Cela donne ceci :
- « Non , tu es grotesque . »
- « le 04 Juin 2006 , Nico obtient le titre de ridicule en chef »
- « A quoi bon ? »
- « Envoyer l’ordi voler par la fenêtre parce qu’il ne passe que des chansons a la con n’est pas une solution non plus . »
 
En somme , toutes ces petites réflexions internes qui revalorisent votre ego malmené .
 
Après cette étape nullement insignifiante , intervient le temps de la rédaction . Entre l’impression de s’humilier et celle d’en dire trop , le juste milieu est généralement une utopie que même les plus jusqu’aux boutistes communistes trouveraient hors de portée .
 
Ce qui n’est pas peu dire .
 
Intervient enfin la phase la plus importante . Alors que vous venez d’appuyer sur la touche envoi de votre fichu portable , un ami qui vous parlait pendant que vous étiez tout a vos farouches démêlés avec votre portable hausse le ton sur un air embarrassé et vous informe que « tiens , au fait , j’ai croisé S******** en ville , elle était avec un type en train de faire les boutiques de lingerie fine » .
 
… Plus qu’a appuyer en urgence sur « annulation de l’envoi » et envoyer votre pourtant très neuf portable voler de l’autre coté de la pièce …

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 19:31
Juin 2001 .
 
Devant revoir Mélanie K pour la première fois depuis la soirée qui m’avait donné un a priori plus que favorable pour les « filles en jupes courtes et bottes noires remontant aux genoux » , j’avais eu l’idée on ne peut plus saugrenue qu’organiser la seconde rencontre au sein d’un stade rempli de supporters du Stade Toulousain délirants pouvait être apprécié par ma douce et charmante nouvelle copine .
 
C’était oublier que les filles aiment généralement autant le rugby que je ne passe de soirées transcendantes devant du patinage artistique .
 
(…)
 
Je devais retrouver Mélanie Place du Capitole , et ayant le malheur d’arriver en avance (j’ai appris avec les années a intégrer dans ma notion de temps la demi heure toulousaine –ceux qui comptent en quart d’heure sont des niais-) , je ne résistais qu’un temps vaguement furtif a l’envie de m’allumer une cigarette , ce qui était une prise de risque au vu de l’opinion sur la cigarette de Mélanie (« Hors de question ! ») .
 
L’intransigeance de Juppé sur son plan serait passée pour de la couardise en comparaison de celle de Mélanie sur la cigarette . Mais circonstance atténuante , il est plus dur pour un homme politique d’être droit dans ses bottes qu’une fille .
 
Croyant agréablement ruser en me munissant d’une boite d’orangina que je vidais a la vitesse grand V pour faire passer l’haleine de chacal méchamment mais souvent associée a l’odeur de cigarette , j’avais a peine le temps de respirer que j’apercevais la Mélanie débouler au coin de la place . Ouf , il était moins une .
 
« Ouch . Tu as fumé , toi » .
 
... Et merde . Plus qu’a acheter une deuxième cannette …
 
(…)
 
J’ai constaté assez vite a la mine particulièrement déconfite de Mélanie que j’avais beau lui expliquer les règles du rugby , elle semblait plus se faire braire qu’un député pendant l’examen d’un projet de loi sur la réglementation de la chasse aux escargots dans le Périgord .
 
Pardon , des escargots femelles myopes et orphelines .
 
J’ai eu beau chercher , je n’ai trouvé qu'une seule solution pour lui faire passer moins douloureusement l’après midi , c’est a dire que l’on a laissé un brin de coté le match et que pendant que les supporteurs hurlaient de quoi faire passer Beethoven pour une personne douée d’une capacité auditive hors du commun , moi j’ai passé le plus long moment de ma vie a jouer a Demon vs Heartbreaker .
 
Dans la soirée , un type qui m’était aussi inconnu que le soldat du même nom m’abordait dans la rue pour me faire remarquer que j’avais eu « drôlement faim pendant le match » .
 
Une manière comme une autre de se sentir vengé de l’inoubliable « Et la langue , non ? » .
 
Nota Bene : je n'ai appris que 2 ans plus tard que la remarque sur ma faim n'était pas si anodine , le type m'ayant dit ca étant un ami du copain officiel de Mélanie , dont j'ignorais alors l'existence ...
 
Encore un agneau , celle la ...

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