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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 07:54


Quelques semaines passèrent .
 
Quoique somme toute assez passablement dépité , je gardais un plutôt correct contact avec Sabine , qui , sans que ceci explique cela , avait en sus de ses qualités premières vraiment pas négligeables (intelligente et jolie . Et une paire de seins comme j’en ai rarement vu , aussi) , celle certes secondaire de faire une collocation en compagnie de deux autres filles possédant au bas mot les mêmes qualités premières déjà évoquées .
 
Anachronisme mis à part , le concepteur de l’A380 avait sûrement du rencontrer ces 3 filles le jour ou il a commencé à dessiner sa machine .
 
C’est ainsi que j’allais changer mon fusil d’épaule (j’adore cette expression , si imagée) avec la célérité d’un député UDF aguiché par un portefeuille ministériel , et que j’allais très rapidement m’intéresser aux cas de Mélanie et de Martine , les colloques donc de Sabine .
 
Faut suivre un peu , là-bas au fond .
 
Des deux , j’avais eu un faible immédiat pour Martine , particulièrement depuis le soir ou alors que Elga m’avait gratifié d’une cruauté sans nom (il faut croire qu’elle aura voulu se faire la main sur mes relents de parisianisme avant d’attaquer la capitale elle même) , la seule personne qui m’avait couru après alors que j’étais parti d’un trait bouder ailleurs était cette brune là .
 
J’adore que l’on me coure après , c’est un fait .
 
Cependant , il s’avéra que la Martine avait un copain , et bien que je ne croyais moyennement que ses deux mois de couple ne survivent que très difficilement aux mois de Juillet et d’Août ou ils étaient censés ne pas se voir (sic.) , je n’avais que moyennement envie d’insister , dégoûté par des expériences précédentes ou a trop attendre , j’étais devenu le simple confident à qui celle(s) que je convoitais confiaient leurs états d’âmes , du style « non mais tu vois , hier soir je l’ai trompé (avec un autre -que moi- , ndrl) mais je crois que je l’aime quand même » .
 
Plus jamais , jamais devenir le confident .
Jamais .

Si je vous dit maintenant que je me tournais dès lors vers Mélanie , vous imaginerez dans un raccourci incroyablement hors sujet que je le fis par dépit , ou encore que je le fis parce que j’aurais vendu mon âme , un rein et ma sœur pour une nuit (inutile d’insister : c’est définitivement non) pour ne plus être célibataire , vous seriez manifestement dans l’erreur .

Au paroxysme de ma schizophrénie à laquelle je vais finir par croire à force d’évoquer ce qui n’est à priori qu’une invention de la part de Nic… broumpf , je m’égare , il m’arrive donc de regretter de ne pas pouvoir me « subdiviser » comme les petits globules rouges dans la regrettée série « il était une fois la vie » , série qui me ruina d’ailleurs en achat de bouquins pourris , tout cela à cause d’un timbré du marketing qui eut l’idée de vendre ses fascicules moisis avec des petites figurines .

Pourquoi je disais ca , moi ?
Ah oui .

Donc , il m’arrive souvent de rêver de pouvoir me subdiviser pour avoir le royal luxe de ne pas avoir a choisir entre une ou l’autre fille qui me plairait (et d’un) et avec qui je puisse espérer une issue heureuse , à savoir autre chose qu’une mise en orbite autour de Pluton après un vent légèrement désappointant .

Mmm ? Ah pardon .
Et de deux .

Jugé probablement folklo par Mélanie , mais parvenant néanmoins à l’amuser , j’arrivais je ne sais comment , probablement sur un malentendu , à l’entraîner dans une de mes soirées en compagnie d’un couple d’amis , ce qui n’était pas forcément la plus mauvaise manière d’envoyer un message subliminal si on y réfléchit bien et qu’on ne me juge pas trop sévèrement .

De préférence , disons .

Incroyable naïf , je commençais à rêvasser . A croire que j’avais peut-être une chance de sortir avec une fille bien et qui me plaisais , et qui surtout avait su oublier que je m’étais attaqué quand même et au préalable à ses deux collocs , ce qui était gage de bonne volonté de sa part , disons le .

C’était jusqu'à ce que je me rende compte que ma rêverie nous avait amené au Planet Rock .

Là ou j’avais rencontré Fanny un an auparavant . Celle qui m’avait déprimé 2 semaines plus tôt , au point que je m’étais avalé une dizaine de somnifères histoire de voir si ça faisait quelque chose . Le DJ s’empressa donc fort logiquement de placer « la » musique de Fanny , alors que je tentais encore , avec la difficulté d’un coureur de l’équipe de France non dopé de suivre une échappée dans une pente à 45% , de conserver un sourire de façade …

(…)

15 minutes .

C’est le temps que j’ai tenu , avant de partir en courant de cette boite maudite , abandonnant bien qu’ils n’en sachent rien le couple et Mélanie qui , parait-il , eut du mal à comprendre ma démarche et la cohérence de l’avoir invité pour disparaître subitement sans prévenir .

Bah .

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 10:24


« J’aimerais trop te présenter Sabine , tu vas voir , vous êtes trop pareils , ca devrait trop coller entre vous ! »

A l’évidence , aucune fille n’a jamais eu à subir l’affront d’entendre de la bouche d’un mec une telle tirade hors sujet , alors qu’elle-même avait des visées plus que ostentatoires sur le mec auteur d’une si navrante réplique .

Sinon , les filles sauraient à quel point sitôt le premier moment de solitude venu , un mec ayant eu a entendre de telles inepties -sans sourciller pour ne pas trahir son désarroi interne , évidemment- ne peut que se frapper la tête -violemment- contre l’innocent mur ayant eut le malheur de se trouver là , tout en hurlant « bon dieu , c’est pas Sabine que je veux , c’est toi !  Bordel ! »

La drague est faite de ces longs moments de rumination solitaire .

C’est ainsi qu’en ce mois de Juin 2006 , je me retrouvais à draguer par défaut l’amie de celle qui me plaisait réellement , ce qui pourrait apparaitre pathétique , enfin encore plus disons , si je ne précisais tout de même que pour une « par défaut » , Sabine était vraiment bien .

Et puis de toute façon , j’ai horreur d’endosser le brassard de loseur , et à l’évidence , sortir avec Sab était bel et bien un défi que m’avait lancé Elga , doutant de façon délibérément blessante de mes prétendues vertus de séducteur .

A moins qu’il ne s’agisse d’un moyen de se débarrasser d’un boulet de moi pour avoir moins d’état d’âme à sortir avec mon voisin de pallier , hypothèse également envisageable .

Hautement .

Cependant , un célibat persistant et quelques râteaux cumulés ici ou là faisaient que j’avais alors un moral de vainqueur proche de celui que l’on pourrait légitimement attendre d’un Michel Blanc concourant à un concours de coiffure Free Style , et très rapidement , j’allais moi-même asphyxier toutes mes hypothétiques chances de sortir avec Sab en lui déclarant sur un ton anodin devant un verre , Place du Capitole , que « elle me plaisait beaucoup » .

Sic.

… Encore une fin de soirée que j’allais passer à me fracasser la tête contre les murs de chez moi tout en me hurlant «Pauvre type ! Pauvre naze ! On ne drague plus comme ca depuis la maternelle !»

C’est ce qui est marrant avec le célibat , on a vite l’impression de redevenir puceau .
C’en est touchant , tiens .

Navrant ? Aussi , oui .

(Be Continued)

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 11:17

 
« Alors tu es sur Nico ? Tu ne veux pas passer le nouvel an à Marseille avec nous ? » , s’enquit ma douce maman , une légère anxiété dans la voix .

 

Non , je ne veux pas passer le nouvel an à Marseille . J’en ai assez du nouvel an en famille , assez de ses soirées à attendre minuit comme le graal , en m’étant au préalable rasé toute la soirée (et sans pour autant songer à devenir président , en plus) en regardant les sempiternels programmes médiocres au possible de la soirée .

 

Et puis , May Aurore m’a proposé de la retrouver dans la soirée . Soit .

 

C’est ainsi que ce 31 Décembre 1999 , je laissais partir pour la première fois de ma vie mes parents sans moi , mon père , qui avait été mon principal soutien auprès de ma mère quand j’avais fait valoir qu’à 16 ans , je pouvais me débrouiller tout seul , me faisant au fur et à mesure que l’heure de leur départ approchait , une tête de plus en plus rembrunie , comme s’il se rendait compte tout à coup que j’étais sérieux quand j’affirmais mes velléités d’indépendance .

 

Ma relation avec mon père à toujours été construite sur un paradoxe à rendre ce pauvre Freud perdu en conjonctures contradictoires et pléthoriques (« Mais … mais … c’est impossible ! Tout ce que j’ai écrit s’effondre avec ces deux la ! » , dit le sieur Freud alors qu’on lui passe la camisole de force) .

 

La porte refermée , je respirais un grand coup , à ma fenêtre .

J’étais libre .

Et , ne me restais plus qu’à arriver , enfin , à joindre May .

 

Après tout , il n’y avait pas lieu de s’inquiéter qu’elle ne répondre pas à mes (nombreux) appels depuis deux jours …

 

(…)

 

Le soir arriva .

 

Toujours dans l’attente d’un rappel de May , j’étais parti m’acheter de quoi me faire un réveillon sympa , histoire de ne pas non seulement me retrouver seul , mais en plus le ventre vide .

 

C’est ainsi que je m’achetais royalement 2 bouteilles de coca et des Kinders à profusion .

 

De plus en plus fébrile au fur et à mesure que l’heure passait , j’éprouvais soudainement le besoin de partir prendre l’air , et par une température pas forcément aussi frigorifique qu’en Antarctique à l’ère glacière , j’allais me promener sur les berges de la Garonne , ou j’allais sobrement déambuler tout en chantonnant « Streets of Philadelphia » , pas forcément chose aisée en claquant des dents .

 

Une chose est sure , le nombre de témoins de la scène avoisinait zéro , quoique je crus bien apercevoir un manchot émerger quelques secondes de la flotte …

 

A 23h30, après avoir passé l’appel hypocrite de rigueur à mes parents (« C’est génial , tout va bien , ca va être une soirée fantastique ! ») , je prenais la direction de la place du Capitole , ou une foule assez dense se massait , attendant un feu d’artifice censé marquer le passage à l’an 2000 et qui se résuma , en fin de compte , à 3 pauvres pétards aussi impressionnants que Douste-Blazy en orateur à la tribune de l’Onu .

 

C’est aux alentours de minuit vingt que mon téléphone allait -enfin- sonner .

 

« Nico ? C’est May ! Bonne année ! »

Calme toi Nico , ne montre pas que par sa faute , tu es en pleine soirée loose et que ton passage à l’an 2000 ressemble à tes cinq années de solitude du collège …

« Hey ho , May ! Bonne année ! » (Bon dieu , comment enchainer intelligemment ?) « Dis moi , j’ai envie de marquer le coup et d’aller faire la tournée des boites (excellent , je ne sais pas d’où je sors ca !) , tu es partante ? 

- Désolé Nico , on est quelques uns chez moi et on est pas très motivés pour sortir . Au fait , tu sais quoi ? Le mec dont je t’avais parlé , ca y’est , je sors avec lui ! Génial , non ? »

 

(…)

 

Je me suis sobrement couché , ce soir du 1er Janvier 2000 , aux alentours de 2h du matin .

 

Non sans avoir au préalable vidé les bouteilles de coca , et fait un sort aux Kinders , engloutis en un temps odieusement indécent …

 

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 20:51


Il y’a longtemps , très longtemps , dans une hélas pas lointaine Galaxie …

J’avais 17 ans , et si déjà j’étais angoissé par un nombre de questions existentielles aussi conséquent que franchement , dérisoirement prise de tête , une de ces questions me taraudait avec plus de virulence qu’une plaie ouverte à la hauteur de l’intestin grêle d’un hypersensible .

 

" Bon dieu , mais quand me ferais je enfin dépuceler … "

(…)

Ce soir là , un couple en fin de vingtaine avait prêté à l’une de mes amies un appartement du coté de la place des Carmes , et pour nous , petit lycéens encore très loin d’imaginer d’avoir potentiellement notre propre appartement un jour (nous en étions plutôt encore à l’époque du " Dad , je peux rentrer après 1h du matin ? ") , ce prêt faisait figure de paradis sur terre .

Au bas mot .

Branle bas de combat . Nos téléphones respectifs se transformèrent en standards tendance cellule de soutien psychologique , chacun se faisant passer l’information que ce soir , c’était le moment ou jamais de faire une vraie soirée , avec du monde , de l’alcool et des lits au cas ou la combinaison des deux premiers paramètres aurait été concluante .

Sauf que .

Sauf que les lycéens , avant même d’êtres devenus des étudiants , sont déjà des emmerdeurs . " Oui , mais j’ai un contrôle à réviser pour la semaine prochaine " , " Non mais tu comprends , mes parents ne sont pas méga enthousiastes " , ou le encore plus classique " J’ai la flemme de sortir " .

C’est ainsi qu’en fin de compte , nous nous retrouvions que 4 pelés mais à priori zéro tondus (je ne pratiquais pas encore à l’époque la persécution de poils, ndrl) , soit Stéphanie , dont l’abondante poitrine et la conversation intéressante (rayez la mention inutile) en avaient fait mon fantasme de seconde , Sarah , avec qui j’aurais vraiment aimé sortir jusqu’au jour ou j’apprenais que j’étais en concurrence sur ce point avec Mat (c’est donc Ben qui est sorti avec elle , normal) et Charlotte … la sœur de Sarah .

Une description de l’énergumène s’impose . Lourdement .

Charlotte , bien que d’une gentillesse hors du commun , avait le " léger " désavantage d’aborder joyeusement la vingtaine avec probablement un peu plus de 5 fois son poids . Ok , ce n’est pas bien de juger les gens sur leur apparence , mais je dois bien dire que malgré tout , sortir avec Charlotte serait revenu à sortir deux fois avec Sarah , et encore , en prenant vraiment le risque de vexer cette dernière sur son propre gabarit .

Franchement , j’ai toujours l’impression lorsque je re-re-regarde Jurrasic Park , que ce qui va sortir de la foret et qui effraie tant que ça Elie et Muldoon n’est pas un T-Rex , mais Charlotte .

Facile , je sais .

(...)

La soirée passa . Vint le moment ou nous déclarions tous avoir sommeil , et surtout , le moment de la répartition des lits .

Evidemment , je me suis retrouvé a devoir partager le mien avec Titi Sarah Charlotte .

Alors que j’en étais encore à ruminer à quel moment j’avais pu si lamentablement me foirer pour me retrouver en si méchante posture , Charlotte défaisait le lit , et c’est alors une vision assez déroutante qui s’offrit à nous .

Le couple faisait il usage de tippex pour repeindre les murs de sa chambre ? Le voisin du dessus stockait il des quintaux de peinture blanche dans la pièce du dessus , malgré un plafond peu hermétique ? Des schtroumfs sortant de chez le blanchisseur avaient ils tenu congrès ?

Toujours est il qu’il fallait être particulièrement observateur pour savoir que la couleur d’origine des draps était rouge , et non rouge à pois blancs …

 

Charlotte passa la soirée à chercher divers prétextes pour se dénuder un peu plus .

Et moi , pour tenir en équilibre le plus au bord possible du lit …

 

 

Réflexions faites , je n’étais plus si pressé de devenir (un peu) moins puceau .

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 19:07


Il est un domaine dans lequel j’avoue prêcher méchamment , pour la simple et bonne raison que doté somme toute d’une certaine sensibilité et surtout d’angoisses violentes à l’idée d’être à l’origine , sous quelque forme que se soit , d’un frémissement de larme , fut il causé par la fumée d’une simple et innocente cigarette , j’ai horreur de faire du mal à une fille .


C’est donc fort logiquement la raison pour laquelle je ne sais pas rompre avec une fille .

(…)

Déjà , faisons le tour de la panoplie complète s’offrant à celui ou celle qui brûle de répondre à l’andouille qui l’enquiquine avec ses niais « je t’aime » un dur mais poli « c’est gentil » . Cette panoplie , en cette époque joyeusement technologique , est constituée de divers éléments bien distincts dont une revue immédiate dans la joie et la bonne humeur s’impose :

> le téléphone portable , permettant l’appel assassin comme le montre l’exemple ci dessous :
« Je suis désolé , mais je ne vais pas être très disponible ces prochains jours …
- Ah ? C’est à dire ?
- Grosso modo pour les 70 prochaines années . »
Un vif raccrochage ne saurait que trop être recommandé a cette dernière réplique .

> le sms , court et précis , n’invitant pas à une réponse aussi futile qu’inutile .
« Coucou c’est moi . Désolé mais je crois que je ne supporte pas ta nouvelle couleur de cheveux . Adieux . »
L’avantage de cette méthode est indéniable , puisque reportant en plus la faute sur les épaules du ou de la largué(e) . S’abstenir si le futur ex conjoint est chauve .

> le mail . La dessus , je ne saurais que trop recommander d’envoyer le dit mail de l’ordinateur du futur largué , de manière à ce que la haine qu’il éprouve à sa lecture soit décuplée à l’idée qu’il ait été trahit aussi par son propre matériel . Pour le contenu , une brève consultation de mes archives a suffit à retrouver cette petite perle , d’une efficacité redoutable .
je suis désolée de te dire ça comme ça mais en fait ce matin j'étais sérieuse quand je disais qu'on ne se verrais plus. je sais pas comment te l'expliquer. en fait ça fait plus de 2 ans qu'on se connaît et je t'aime bien mais si je devais avoir des sentiments amoureux envers toi je pense que je les aurais déjà eu. j'y ai bien pensé cette nuit (d'ou ma sale tête de ce matin!) et voila. par contre je suis sure qu'il doit y avoir une fille dans ton entourage qui doit rêver de sortir avec un mec qui s'habille comme un vieux de 40 ans et qui est stressé par la vie!!!

Je me trouve d’un coup une force mentale impressionnante de ne pas avoir viré a l’homosexualité la plus totale après avoir lu ce mail .

> Reste enfin la méthode Nico .

(...)

Février 2006 .

Cela faisait maintenant plusieurs mois que les engueulades avec Fanny se succédaient avec plus d’entrain qu’une chanson d’Ozone , et que les déprimes passagères de ma blonde ne laissaient la place qu’a ses violents excès de jalousie qui auraient emporté l’enthousiasme du plus déterminé .

Ce qu’à l’évidence , je n’étais plus , mais vraiment plus du tout .

Pendant les vacances de Février , elle s’installa chez moi , et la cohabitation se faisait chaque jour plus difficile , Fanny faisant des choses aussi exaspérantes que nettoyer ma vaisselle que j’avais pris l’habitude de laisser traîner 2 (dizaines de) jours durant , passer l’aspirateur , ou encore m’imposer , et la on touche à l’atteinte frontale aux droits de l’homme , de me coucher avant minuit .

Cela ne pouvait raisonnablement plus durer .

Un beau matin , au bord de la crise de nerfs , j’appelais ma douce maman pour un repas avec elle , laissant Fanny à la maison au prétexte que je ne « voyais jamais ma maman et que j’avais envie de ces quelques minutes seul avec elle » .

A mon lectorat féminin : que votre homme vous sorte ça et vous pouvez commencer à envisager de boucler vos valises . Et formater son disque dur , par vengeance anticipée , aussi .

Le repas m’apaisait , ce dont profitait pernicieusement ma douce maman , me faisant remarquer que somme toute , j’étais peut être un peu difficile , qu’il fallait être patient , que ce n’était pas si grave que ma copine range ma chambre et me contraigne à me coucher tôt , que ses regards désapprobateurs n’étaient peut être pas si insupportables et qu’après tout , elle était blonde .

Faut bien avouer que les mamans savent toucher la corde sensible .

Je rentrais donc chez moi sensiblement remonté , prêt à faire des concessions et à amender ma mauvaise humeur , me résignant à l’idée de ne plus voir traîner de la vaisselle sale chez moi , et à supporter à vie une petite amie dont la déprime perpétuelle aurait tôt ou tard raison de ce qui me restait de bonne humeur .

(…)

Elle s’était teint en rousse pendant mon déjeuner .
Je l’ai quitté 30 minutes plus tard . Par msn messenger ...

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 22:43


Après que Théa m'ait quitté , un jour de grêle , grenouilles et de marée noire en ce mois apocalyptique de Février 2002 , il passa d'abord une première période pendant laquelle je confondais oreillers et mouchoirs , tout en continuant à harceler la demoiselle pour la supplier de revenir sur sa décision, que après tout , "rien n'était pas si grave" et "tu verrais j'ai changé je suis plus le même" .

L'argument étonnamment n'eut pas la portée espérée après trois jours de rupture .

Lorsque Théa se trouvait mon successeur quelques temps après , le fait qu'entre autre j'ironise méchamment sur son prénom (Tanguy , tellement rid... je m'égare) et que je supporte mal l'existence d'un successeur , ayant comme tout mâle normalement constitué un sentiment étrangement crétin de possession pour une ex que je n'avais jamais possédé (sic) , je me mettais en tête de reconquérir la belle , sinon de pourrir la vie à l'odieux personnage coupable d'empiéter sur mon espace personnel .

Au registre de la bêtise humaine , il n y'a pas plus con qu'un ex , Nico ou possessif exproprié .
Alors quand on cumule ...

J'avais appris par une indiscrétion de la belle qu'elle skiait du coté de Ax Bonascre en compagnie de son copain , ce qui avait nourri en une seule indiscrétion 2 jalousies méchamment exacerbées . Il n'en fallait pas plus pour que le Nico , toute affaire cessante , enfile sa combinaison de ski , à savoir un jean , des gants en cuir et un blouson à la marque aussi infâmante que ridicule (Décathlon c'est déjà pas top , mais Quechua c'est pas humain) , et planifie en ce beau milieu de semaine un aller retour pour une station de ski choisie de façon totalement aléatoire .

C'est dès lors et donc bien évidemment fortuitement que je me retrouvais à Ax Bonascre .

(...)

Un froid à faire regretter (amèrement) la banquise à un ours polaire .

En tout cas , suffisant pour que je me rende compte que les gants en cuir , aussi "classe" que cela puisse être , quoiqu'il puisse y avoir matière à débat lorsque portés sur une piste de ski , ça ne soit pas si top que ça pour prémunir tout risque de voir transformer ses pauvres petites mains en moignons bleus donnant un avant-goût des joies de l'arthrose plus connues généralement par le public de Pascal Sevran .

Je n'ai jamais réédité cette erreur , les gants étant de toute façon irrémédiablement bousillés après cette journée sordide .

Le froid aurait pu être , cependant , le problème majeur , si je n'avais pas eu la sottise , comme vous pouvez le lire à la description de mon équipement , de ne pas emporter de lunettes , ce qui posa problème avec des rafales gelées qui non contentes de me faire ressembler à un Panda sur skis , me donnaient à peu de chose près une visibilité semblable à celle d'un hibou aux alentours de midi quinze paumé du côté du périphérique intérieur .

J'arrivais à me dégotter des lunettes en troquant mon permis de conduire contre celles d'un technicien de remontées , assez éberlué par ma proposition , l'allure globale du panda personnage qui lui formula cette étrange requête , et la chute que j'avais fait pour arriver à me sortir de la file d'attente , n'ayant pas vu ces bêtes cordes qui ne servaient à mon humble avis a pas grand chose au vu du peu de pingouins sur les pistes .

Je viens de comprendre où j'ai égaré mon permis .

Je passais ainsi la journée à faire le tour de la station , tentant entre deux nappes de brouillard de repérer la Théa , un difficile sourire radieux pas toujours suffisant pour faire fondre la glace crispant mon visage a l'idée de sa tête lorsqu'elle me verrait . Mais après plusieurs heures de recherches désespérées infructueuses , je devais me rendre à l'évidence que rien ne serait possible dans ce blizzard sans l'aide technologique de mon portable , pour peu qu'il fonctionnât encore .

"Théa ? C'est Nico ! Tu vas rigoler , je suis à Ax ..."
Le glubs que me renvoyait le combiné me faisant comprendre que non , elle ne rigolait pas . Mais passons .
" On fait une descente ?"
"Je suis désolée , mais on a décidé aujourd'hui vu le temps d'aller faire des courses en Andorre ... "

Disons que cela a jeté un froid entre nous .


Ps : un grand merci a Shaya pour sa correction de mes navrantes fautes ...

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 16:11

No One Is Innocent


Mai 2004 .


J’avais connu quelques mois plus tôt une fille de l’unef , Céline , qui lors d’un colloque animé sur les retraites , m’avait particulièrement crispé par ses accents guerriers outrageusement revendicatifs , particulièrement au moment de me rabrouer lorsque je lui faisais remarquer gentiment qu’a mon sens , réformer les retraites était une nécessité pour que lorsque notre génération dans un temps très , très , très lointain soit vielle (mais alors vraiment très très lointain) , nous puissions espérer ne pas avoir a demander l’aumône devant la Fnac des le 3 du mois , 2 jours après avoir touché notre pension de retraite .

J’ai une vision du futur toujours un peu noire , je le concède .
L’idée d’être vieux , sans doute .

J’avais compris a mon grand étonnement , quelques jours plus tard après qu’elle m’ait gratifié d’un pourtant désagréable « sale capitaliste » , plus odieux a mon oreille qu’un banal « j’ordonne , il exécute » lâché par un président sans doute levé de mauvais poil , que malgré notre différent d’ordre politique , la demoiselle avait un faible pour moi qu’il ne serait sans doute pas trop difficile de transformer , en dehors toutefois de la manifestation ou nous nous trouvions , d’autant que nous étions tout deux dans des camps opposés , et visiblement pas loin de rallumer le concept de guerre civile sanguinolente si le temps se maintenait .

De toute façon , je la perdais de vue lorsque la place du Capitole se vidait en moins de 15 secondes , après qu’une bombe lacrymogène intelligemment lancée par un intelligent CRS (virez le intelligent de trop , plusieurs solutions envisageables) avait fait disparaître veaux vaches et manifestants .

Sauf votre humble serviteur , évidemment , jamais en retard pour prouver que telle la garde , le Nico ne se rend pas .
… même si ses yeux transformés en bouillie canine par les gaz ne peuvent en dire autant .

(…)

En ce mois de Mai 2004 , ma relation avec Mariana , la première des deux mexicaines que j’ai connu (j’ai toujours eu un penchant pour l’ibérique , allez savoir pourquoi) était de façon assez notable sur le déclin , ce qui pouvait selon toute vraisemblance s’expliquer par le fait que en 3 mois , je n’avais pu espérer l’ombre d’une fois coucher avec elle .

Pas que ça ait son importance , mais quand même .

Ce soir la , j’avais eu une explication assez orageuse au téléphone avec elle , m’emportant au point de l’accuser de ne savoir faire appel a moi que lorsqu’elle en avait besoin , ce qui d’une certaine manière avait le don de m’exaspérer au plus haut point .

D’autant qu’un Nico contraint a l’abstinence , ça s’irrite vite .

Nouvellement célibataire donc , j’allais retrouver Clément , qui ignorais encore dans sa joyeuse innocence de l’époque qu’il aurait a me subir en colloc , puis nous nous dirigions vers l’université , ou devait être projeté le « baron de Munchausen » , dans un cadre d’une soirée étudiante allumée et alcoolique , ce qui n’est pas forcément un pléonasme .

D’autant que le terme d’allumer s’appliquait en l’occurrence a la bobine du film , qui dans un sinistre grondement prit feu avec plus d’enthousiasme que les lèvres de Mariana au bout de quelques secondes de projection .

Mon lyrisme devient cruel , par moments .

Cependant , j’avais le plaisir a cette soirée de retomber sur la fameuse Céline , et l’absence a priori (on est jamais sur dans une soirée pareille , d’autant que j’y étais présent , ce qui n’est jamais rassurant) de fumigènes pouvait me permettre d’espérer de ne pas finir seul la soirée .

Et lorsqu’elle m’a proposé de la raccompagner chez elle , je me suis permis d’espérer que mes 3 mois d’abstinence touchaient a leur fin …

(…)

« Tu sais quoi ? » , demanda t’elle d’une petite voix caline .
« Groumph ? » , articula le Nico , encore un peu dans les vaps post-coït .
« La première fois que l’on s’est vu , c’était il y’a 6 mois non ? Et bien tu m’as tout de suite séduite » , lâcha t’elle un peu naïvement .


Je n’ai jamais répondu a son sms du lendemain , dans lequel elle me disait «  un petit bisou juste pour le plaisir , a ce soir ! » …

J’avais entre-temps rencontré Jess .
Qui m’a , elle , tout de suite séduit , pour le coup …

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 16:31

Au préalable , je me permettrais de signaler vigoureusement que certaines inepties qui pourraient apparaître dans mes élucubrations suivantes doivent nécessairement êtres attribuées a un manque de lucidité passager provoqué par des substances pas forcément licites .

Non monsieur le commissaire , j’avais dit pas forcément .

(…)

Lors d’une séparation aussi joviale que l’exécution de ce pauvre Saddam avec une ex que j’avais pourtant aimé , des mots méchants furent échangés avec une telle vigueur qu’il fut très rapidement évident que le Rubicond était définitivement franchit , et que dès lors il n’y avait plus qu’a enterrer pour de bon les derniers soubresauts affectueux qui nous animaient encore , cela par un conséquent répertoire d’aimables vacheries sans nom .

Je crois bien me souvenir que j’avais donné son téléphone a un certain nombre d’amis en leur disant , sans les prévenir qu’il s’agissait d’une ex , que c’était une fille facile et qu’ils auraient tord de ne pas l’appeler .

J’étais jeune et con , hein .

Par la suite , je forçais sa messagerie en répondant a sa question secrète , réponse sournoisement obtenue en téléphonant a son aimable beau-père qui ignorait a tord notre douce guérilla .

C’est ainsi que je me mettais aussi a dos mon ex futur beau-père .

Seulement , les filles sont d’une cruauté absolue . Pour répondre a mon indélicate -il est vrai- intrusion dans sa messagerie privée , la demoiselle attaqua odieusement sous la ceinture , en personnalisant a mon intention sa question secrète , misant de toute évidence sur un manque d’originalité de ma part lorsque je voudrais commettre une nouvelle forfaiture .

« Pourquoi Nicolas ne sera jamais un bon coup ? » .
J’en déglutis encore difficilement aujourd’hui .

Attaqué sous la ceinture . L’acte lâche , tiens . « Et comment d’abord aurais je pu être un bon coup , hein ? Je n’avais connu que toi ! Tu parles d’une référence ! » . C’est a peu près dans ces termes que je l’insultais , ou plutôt l’inconscient écran d’ordinateur qui avait délivré l’insolent message , enrageant et trépignant , atteint dans ma virile vanité outragée .

(...)

5 ans se sont écoulés depuis , je crois .
La majeur partie de mes souvenirs relatifs a cette copine ont disparu dans les tréfonds de mon affligeant cerveau …

… Mais encore aujourd’hui , aussi avancée que puisse être la nuit , il m’arrive de pianoter nerveusement , cherchant une nouvelle réponse a cette foutue question secrète , recherchant désespérément la réponse à « pourquoi Nicolas ne sera jamais un bon coup ? » , humilié a chaque essai infructueux , priant de trouver enfin cette foutue réponse , juste pour la connaître .

Et surtout , pouvoir -j’espère- me dire que je me suis amélioré depuis …


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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 16:35
En Juin de 2006 , je venais de traverser 4 terriblement douloureux longs mois de célibat , chaque réveil me rappelant plus douloureusement qu'un rappel d'EDF carabiné que ma décision de quitter Fanny en Février , certes murement réfléchit au moins une demi douzaine de secondes , était a l'origine de la période d'abstinence que je subissais , et qui disons le ne m'enthousiasmait guère .

L'érection du matin, ce n'est pas qu'une légende .

Sauf qu'un Nico n'ayant pas sa dose de câlins, ca déprime sec. De jour en jour , je me trouvais de plus en plus moche , de plus en plus con (si si , c'est possible) , en venant même a craindre dans mon désarroi spiritique (cf Skippy le grand gourou) que le plan de carrière que m'avait prédit mon père un jour de mauvaise humeur , donc de quotidien , ne se fasse tout les jours plus concevable .

"Tu finiras pousseur de caddie" ... j'en suis encore à grelotter d'effroi lorsque j'en vois tristement errer sur le parking sinistre d’Ikea .

Tout se désarroi fit que j'en vins a faire ce que fait en pareil cas tout homme normalement constitué , dans un élan désespéré et désespérant , surtout désespérant en fait .
Je me mettais en tête que j'avais fait une connerie de quitter mon ex, qu'elle n'était après tout pas si chiante que ca, que c'était moi qui avais déconné, que ah la la j'étais nul mais que j'allais réparer mes bêtises .

Sic.

Lorsque je revoyais Fanny quelques jours après ces amères réflexions , ces dernières se murent définitivement en un mirage haddockien , et nourris par mes consternants regrets , j'entamais alors le bal désespéré de la repentance , tentant par tout vil rabaissement possible et (in)imaginable de renier les raisons pour lesquelles il y'avait eut rupture , affirmant avec une conviction non démentie , quoique avec le recul qualifiable de grotesque , que j'avais déconné mais attention que j'avais changé et que tout allait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si j'avais droit a une seconde chance .

Pourtant j'étais à jeun, me semble t’il. Comprends pas .

C'est ainsi, bref, que je décrochais quelques bisous volés, mais il fut toutefois convenu par la demoiselle étonnamment encore méfiante, que l'on ne ressorte pas encore ensemble, que je fasse mes preuves .

... Le fait que je rencontre alors deux autres filles ayant le bonheur de ne pas faire la tête d'un Bacri particulièrement en rogne 4 min 59 sur 5 allait poser des lors un cas de conscience quasi insurmontable. Le mirage disparu plus vite qu'il n'en faut a un exhibitionniste pour prendre son pied dans une maternelle, et je commençais vite à me poser la question si je m'étais pas un peu emballé, tiens .

Putain d'érection du matin .

(Be Continued)

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 16:44
J’ai longtemps cru détenir le monopole du bordel rue Palaprat , a tel point que lorsque mon voisin ami - j’en avais plusieurs , mais la plupart m’accordaient de sombre regards lorsque j’avais le malheur de les croiser après une soirée somme toute bénigne (soit la musique au maximum jusqu'à 4h du mat , maximum …) - arrivait au bout de la rue et qu’il entendait la musique hurler , il en déduisait logiquement que finalement il n’allait pas se coucher de suite et venait des lors s’incruster a ma soirée .

Et ainsi , lui aussi connaissait les affres des regards assassins des autres voisins le lendemain .

(…)

Un Lundi Matin Palapraïen .

Je me réveille , comme a mon habitude les yeux plus déconfits qu’un empereur moustachu et ridicule a Sedan , ma barbe a moi aux accents père-noëlien de par sa longueur me démangeant atrocement , une haleine de chacal a un stade avancé de l’agonie émise a chaque bouffée de ma –déjà- première cigarette , a faire frémir d’indignation l’inventeur du parfum Eau de Rochas lui même , ce qui n’est pas peu dire .

Beaucoup de filles se sont retrouvées célibataires le 25 Décembre après avoir eut le malheur d’offrir cette horreur .

Un café . Mon instinct , bien que réduit a une partie incongrue et théorique de mon être déconfit , me commande de tendre la main vers le pot de café , dans l’espoir que la dose gargantuesque que je me servirais aura soit raison de mes paupières opposant une résistance a rendre ridicule le plus héroïque des Aubrac venu (la barre n’étant pas haute , il est vrai) , soit raison des dernières palpitations de mon cœur , enfin terrassé .

Ca fait de longues phrases même a peine réveillé , un Nico .

… Horreur . Plus efficace qu’un café de ma douce et adorable grand mère , ce qui m’apparaissait pourtant inconcevable le jour ou j’avais hésité a sauter de son balcon tel Lebrac buvant la soupe aux épices de Gaston , l’ignominie absolue vient de me faire ouvrir grand les yeux au moins ¾ de secondes bien comptées .

Plus de café .

Que n’ais je point tant bu que pour voir cette infamie , comme aurait dit l’autre .

D’un pas décidé , je partais errer dans les couloirs de mon immeuble , collant mon oreille de porte en porte , a la recherche du moindre signe de vie , ou plus particulièrement du doux son de la cuillère d’un de mes voisins cognant dans une tasse de café bien chaude , l’idée fixe en tête de défoncer sa porte a coup de genoux s’il le fallait pour en avoir juste une goutte a me mettre sur le palais .

L’idée que la vision d’un Nico uniquement en caleçon et les cheveux en pagaille puisse les tenter d’appeler Police Secours ne me venant pas un instant a l’esprit .

Finalement , c’était la porte la plus proche de mon appartement qui allait donner un écho favorable a ma requête , une brune se dessinant dans l’encadrement de la porte , a la mine enjouée et me donnant ma ration vitale de café avec un petit sourire sympa pour mon ego qui m’inspira dans mon agonie d’émergement matinal le sentiment que si son copain n’était pas mon voisin , je serais venu plus souvent lui demander du café , juste comme ça pour voir …

Mais bon , mieux valait éviter un supplément de conflits de voisinages , tant qu’a faire .

(…)

2 jours après .

Dans un soucis d’amabilité , j’invitais le dit voisin a prendre un verre chez moi , le fait que je présume son homosexualité , l’hétérosexualité de son amie et que je sois célibataire depuis plus de 3 mois n’ayant évidemment rien a voir avec cette invitation fortuite .

Pensez vous .

" Au fait , Charlotte aurait bien aimé que tu lui demandes plus que du café lundi . " me dit-il tout a coup sans que j’ai rien demandé , moi qui suis innocence et désintéressement même .

" Tu … tu peux me répéter ça ? " demanda le Nico pas encore sur de ce qu’il avait entendu , et surtout soucieux qu’une erreur de compréhension ne soit a l’origine de son assassinat lorsque le voisin se serait rendu compte que j’avais cru comprendre qu’il m’invitait a coucher avec sa copine .

" Beh écoute , je crois que si tu veux coucher avec elle , n’hésites pas a aller lui redemander du café en caleçon , ça ne l’a pas laissé insensible … "

Je me retournais plusieurs fois pour vérifier qu’une caméra cachée ne soit pas en train de guetter ma réaction .

" Mais … tu … tu n’es pas avec elle ? " demandais je innocemment , appréciant sans doute de passer pour le naïf de base type princesse Sarah qui n’a rien vu venir , quand la situation était devenue aussi limpide qu’il n’était évident que la méchante marâtre allait brimer cette niaise de Sarah .

" Moi ? Enfin Nico, je suis homo ! En fait , on est trois a coté , moi , une copine lesbienne , et Charlotte , la seule hétéro du lot . Alors tu comprends bien qu’elle s’ennuie un peu … " .

… J’ai bien compris , oui .

Et j’ai comme de juste couché avec elle 2 jours après .

Café , c’est trop fort pour moi .


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