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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 01:13
Un grand avantage du télémarketing était que le boulot , insupportable au possible (j’aurais préféré écouter l’intégrale des vœux de Chirac , c’est dire) générait un turn-over absolument impressionnant , ce qui avait pour conséquence absolument magique de voir arriver chaque semaines de nouvelles filles (le télémarketing est très féminin) et surtout de voir disparaître aussi vite les ex haineuses ou trop attachées .
 
… Voir même les ex haineuses ET trop attachées .
 
C’est ainsi qu’alors qu’il ne me restait qu’un mois a tirer , ayant posé avec fracas ma lettre de démission après qu’il soit apparu au grand jour que les rendez vous que je prenais étaient bidons (je rappelais des anciens clients en leur racontant un bobard hallucinant) , débarquait une Virginie pour laquelle sans doute en raison de son prénom j’avais un a priori plus que favorable .
 
Croyez le , les Virginie ont souvent une tendance a faire mentir plus que de raison ce que pourrait laisser entendre leur angélique prénom .
 
J’invitais rapidement ma nouvelle téléopératrice préférée a venir prendre un verre chez moi (l’essoufflant appartement sur 3 étages déjà évoqué) , invitation qu’elle releva sans trop de difficulté mais elle me compliqua la tache en venant avec une amie , qui en outre d’être particulièrement moins intéressante que la Virginie , risquait d’être la paire de yeux qui me couperait tout élan , aussi prompt soit il .
 
Alors que la soirée avançait , j’avais réussi de toute évidence a faire comprendre a Virginie que je mourrais d’envie de sortir avec elle (en abusant des yeux de Merlan frit , entre autre méthode d’une banalité affligeante)  , mais je n’avais pas franchement trouvé de moyen de passer de la théorie a la pratique .
 
Mais lorsque le boulet eut l’envie de tenter l’ascension des 3 étages pour faire passer une envie pressante particulièrement bien tombée , je faisais vite le calcul dans ma tête qu’il s’agissait de l’unique moment que je passerais seul avec Virginie . Aussi , alors que l’autre en était encore a reprendre un semblant de souffle après avoir passé l’étape du premier étage , je prenais le verre des mains de la belle et l’embrassais , espérant que si une claque suive ce moment délicat , que le son ne raisonnerait pas dans la cour en témoin gênant au possible …
 
… J’ai par la suite eut l’occasion de vérifier que se sont bien en général les Virginie qui sont des copines de lit particulièrement enthousiasmantes . Le fait est que j’ai commencé avec elle ce drôle de concours qui s’instaura entre étudiants de l’immeuble , celui des cris raisonnant le plus longuement dans la cour selon toute probabilité conçue par un ingénieur en son a mon avis particulièrement pervers .
 
J’ai adoré ce jeu .
 
(…)
 
Virginie devait partir quelques jours chez ses parents a la campagne , et moi je devais partir incessamment sous peu pour les Ferias de Bayonne . Aussi avait on convenu de se retrouver aux alentours du 15 Août .
 
C’était 24h avant que je ne rencontre Erika , et que je n’oublie tout aussi rapidement mon potentiel statut de non célibataire .
 
Après quelques jours a ne pas répondre a ses sms dans lesquels Virginie m’informait que je lui manquais , ce qui en soit est une notion que j’ai toujours eut du mal a appréhender car je suis persuadé que les gens ont le sentiment de pouvoir enfin respirer des lors que je suis (très) loin , elle eut l’idée particulièrement saugrenue de m’appeler en numéro caché , et moi , j’ai eut l’idée extraordinairement incongrue de ne pas me méfier .
 
Le sms que j’ai reçu quelques minutes après cet appel disait « Je ne me suis pas trompée , ce n’est pas un problème de portable et c’est bien un salop » .
 
Constat commun , tout de même .

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 00:59

Collège Pierre de Fermat , 1995 .
 
Je n’avais toujours pas compris du haut de mes 12 ans que ma mièvrerie risquait de me porter un préjudice aussi éclatant qu’une victoire de chef d’état Africain ayant au préalable de l’élection fait tâter la vase d’un profond fleuve local a ses sympathiques mais ô combien encombrants opposants …
 
Tout cela pour dire que j’avais quelques années de retard mental sur mes petits camarades . Déjà …
 
Pour rajouter a mon navrant manque de maturité , mon collège avait jugé utile de faire l’expérience l’année précédente d’une classe uniquement masculine (le directeur devait probablement être nostalgique de son bon vieux temps , une raison de plus pour moi de haïr les vieux) , qui aurait pu avoir une touche féminine grâce a une erreur de l’administration si « l’erreur » n’avait pris ses jambes a son coup des la 1ère heure de classe .
 
Il m’arrive aujourd’hui de rêver d’avoir été une « erreur » dans une classe uniquement féminine .
 
Bien qu’effroyablement peu préparé donc a fréquenter a nouveau le sexe opposé , je tombais rapidement sous le charme de Marjorie , ce qui en cette tendre et lointaine époque signifiait que j’envisageais au mieux de lui faire un bisou sur la joue , en priant de pas me faire traiter de vicieux congénital pour cet acte on ne peut plus osé .
 
Bien qu’ayant viré au rouge plus qu’un alcoolique mal repenti pour se faire , je lui avais proposé de se joindre a moi dans la rédaction de mon journal , ce qu’elle acceptait avec un enthousiasme tel que je me permis de réviser mon objectif et envisageais carrément de l’embrasser sur le front .
 
Le Nico se dévergondait plus vite qu’un fonctionnaire enfilant ses pantoufles devant le maillon faible …
 
Nous prenions l’habitude de manger ensemble le mardi midi –jour de rédaction- , j’avais le chic pour nous dégotter de charmants coins qui la ravissaient . Et puis après tout , pour nous a l’époque , manger en terrasse de Mc Donald , c’était l’aventure …
 
Hélas , mon meilleur ami de l’époque , Benoît, me saborda avec autant d’efficacité qu’un ministre candidat au sein d’un gouvernement bicéphale …
 
Bon dieu . Je me souviendrais toujours de ce sentiment d’injustice que j’ai éprouvé en voyant Marjorie me faire des signes marquant un tantinet soit peu sa légère contrariété (elle menaçait de me trancher la gorge , pour résumer) après que Benoît ait fait circuler un papier en Cour de Technologie de l’insoutenable Mme Ribes sur lequel était marqué « Nicolas veut coucher avec Marjorie » …
 
Le plus drôle reste que j'ignorais sombrement ce que pouvait vouloir dire ces quelques mots , c'était me preter plus de maturité que je n'en avais effectivement ...
 
J’ai pris la seule et unique claque de toute ma vie de la part d’une fille a la sortie de ce cour , pleurant de quoi remplir l’Océan Pacifique si besoin était …
 
Que de chemin parcouru depuis …

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16 avril 2006 7 16 /04 /avril /2006 00:54
Pendant une semaine , je faisais cohabiter mes relations avec Julie et Virginie , voyant le jour l'une , dormant avec l'autre le soir venu . N'étant pas a l'époque habitué a me conduire comme la pire des raclures (ce que je fais avec une certaine aisance aujourd'hui) , j'avais un rythme cardiaque aligné sur un rythme de musique techno virulente chaque fois que je me déplaçais en compagnie de l'une dans un lieu un temps soit peu fréquenté , de peur de tomber sur l'autre .
 
Il faut savoir que Julie avait un oncle particulièrement intimidant (et au casier judiciaire aussi chargé qu'un ancien ministre de l'intérieur comme Pasqua , par exemple), qui certes jovial par moments m'avait néanmoins menacé d'un couteau lorsqu'il m'avait recommandé de ne pas la tromper .
 
On réfléchit des lors toujours a 2 fois avant de contrarier sa belle famille .
 
Au bout d'une semaine , je décidais que Julie était devenue de trop -c’est sans le moindre doute de cette époque qu'est née ma préférence pour la nuit- et décidais de l'aider a me quitter , n'ayant pas la force de caractère pour le faire moi même .
Je ne dispose toujours pas a ce jour de cette remarquable faculté .
 
Me souvenant que seule une effroyable goujaterie (j'en avais fait l'amère expérience avec ma première petite amie) permettait d'obtenir un résultat convaincant , je cherchais différentes phrases susceptibles de faire sortir de ces gonds Julie , et arrêtais après moult réflexions mon choix sur «Si tu n'as pas ton bac , je te quitte».

Je persiste a dire qu'elle avait a ces mots claqué ma porte avec plus de puissance que l'explosion d'AZF .
 
Une semaine après , c'était Virginie qui me quittait , m'amenant a faire l'amère mais réaliste constat que je m'étais peut-être un brin emballé , et que je gagnerais a l'avenir a ne pas m'emballer plus vite qu'un maire de Paris persuadé d'obtenir des JO .

 
… Et merde . Il ne me restait plus qu'a trouver un moyen de rattraper ma goujaterie .
 
Je revoyais Julie quelques jours avant la fête de la musique . Bien qu’elle fut (a prononcer a la Woody Allen , caillou …) particulièrement imbibée d’alcool -elle fêtait la fin des épreuves du Bac , qui peut prétendre rester sobre un soir comme ca ?- , deux ou trois bisous furent échangés et me laissèrent penser que mes turbulentes gesticulations étaient définitivement derrière moi .
 
Autant espérer voir George Bush faire un câlin a Saddam .
 
(…)
 
Fête de la Musique , 2003 .
 
N’ayant pas été rappelé par Julie , j’avais décidé de passer la soirée en compagnie de mes amis et de Caroline , une copine d’amphi que pour reprendre mes termes de l’époque « je gardais au chaud » depuis quelques temps afin de ne pas rester célibataire trop longtemps si d’aventure cela venait a redéconner avec Ju .
 
Je pourrais cyniquement appeler ca un placement . Ce serait vulgaire ...
 
En cours de soirée , je recevais un appel de Julie , qui me proposait de la retrouver au port de la Daurade . J’hésitais a la rejoindre de peur de me brûler au 3eme degré avec Caroline jusqu'à ce que cette dernière me propose de m’accompagner puis que se soit mon tour de la suivre voir son ex . Un tel échange de bon procédés ne pouvait que faire l’affaire , me disais je en espérant tout de même que Caro ne passe pas un trop bon moment avec son ex .
… On a déjà vu des rechutes dans de moins propices contextes .
 
Je retrouvais donc mon ex , ou ma copine , ou ma presque ex , enfin je ne savais pas trop quel était notre statut , la seule chose me venant a l’esprit en la voyant étant que j’avais été le dernier des imbéciles de la quitter pour deux mots qui faisaient défaut a mon orgueil , ma conscience en partant du principe que j’en avais encore une a l’époque , mon idéal de couple , enfin bref , toutes ses conneries …
 
De ma vie , je n’ai plus jamais ressenti autant de passion , douceur et d’amour que dans le bisou du Port de la Daurade , ce 21 Juin 2003 aux alentours de 22h et quelques .
A coté , les 2 cons sur leur paquebot sont de minables imbéciles qui méritaient bien de barboter dans une eau aussi glacée qu’inhospitalière .

Fin de la phase douce , retour des emmerdes .
 
Julie devant retrouver ses amies , j’allais chercher Caroline pour exécuter ma part du contrat (l’emmener a son tour voir son ex , il y’en a qui ne suivent pas …) . Ayant été témoin de la scène , elle me disait alors « vous étiez trop mignons tous les deux ! Pourquoi ne restes tu pas avec elle ? » .

Déduisant dans un premier temps que j’avais réussi a me brûler définitivement avec Caroline , j’en déduisais quasi aussi instantanément que de toute façon , je n’en avais plus rien faire , que j’étais amoureux de Julie et qu’il n’était que temps d’arrêter les bêtises . Définitivement .
 
Sur ces sages paroles , j’entreprenais de retrouver Julie dans une masse grouillante de fêtards imbibés, sur fond de musique bal musette dont les auteurs eurent la chance que je sois dans les meilleures disposition du monde pour ne pas avoir a craindre que j’exécute sans sommation les auteurs de ce vacarme sans nom .
 
Je tombais nez a nez avec Johanna , une de ses meilleures amies , qui par un bref dialogue réussit a me faire passer de l’état de la plus complète jovialité a l’état de terroriste aigri susceptible de nourrir les inquiétudes légitime d’un minable groupe jouant sur le port de la Daurade .
Voici la formule magique de cet étonnant revirement jurisprudentiel :
« Ah Nico , tu tombes bien , Julie est sortie avec un type hier soir et il nous colle comme ce n’est pas possible , tu peux nous aider a nous en débarrasser ? » .
 
Elle n’avait pas fini sa phrase que j’étais parti dans la foule a le recherche des futures victimes de ma colère démesurée .
 
Je suis resté la , quelques instant , a les foudroyer d’un regard noir , les muscles tendus prêt a sauter a la gorge du sale type qui venait de par sa simple existence de donner une saveur nauséabonde au meilleur moment de ma vie .

C’est a ce moment la que Julie m’a vu , et cessant instantanément toute minauderie avec l’autre , pris le risque de s’approcher a moins de 5 mètres de moi .
 
… Au vu de ma tête de fou/maniaque/tueur récidiviste/évadé de prison quand je suis réellement en colère , c’était courageux de sa part .
 
« Ecoute Nico , c’est ta faute aussi , tu m’as pas donné de nouvelles et je croyais qu’on était plus ensemble … Nico ? Tu m’écoutes ? Pardonne moi , tu sais , je t’aime…
- Non . C’est toi qui va m’écouter . J’ai moi aussi rencontré une fille , Virginie , j’ai couché avec elle , et c’est aussi pour ca que je t’ai quitté . Maintenant je ne veux plus jamais entendre parler de toi , jamais ! »
 
Mes jamais ne durent incontestablement jamais longtemps .
 
3 jours après , je la regardais a distance place Jeanne d’arc , planqué derrière le bâtiment en triangle qui parce qu’en travaux offrait une vue imprenable tout en m’offrant une planque inespérée , quitter l’autre (j’avais prétendu avoir inventé Virginie sous le coup de la colère …) , me justifiant auprès d’une passante édifiée par mes petits cris de joie et mes sautillements dans tous les coins par une phrase dont j’ai le monopole de conception :
« Je saute partout parce que je suis en train de regarder celle que j’aime quitter un autre parce qu’elle m’aime » .
 
Encore une fois ou j’ai du éviter l’asile de peu …

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 00:53
Il fut un temps ou je m'attachais a des symboles dérisoires , dont j'ai appris par la suite a quel point il pouvait être dangereux de s'attacher a leur exécution .
 
En 9 mois avec Julie , j'avais du lui dire environ 947,5 fois que je l'aimais , mais n'avait eut droit en retour qu'a de vagues formes de sentimentalisme exprimées avec moins de conviction qu'un prêtre réticent a donner sa bénédiction a un avortement .
 
Churchill n'était pas plus démonstratif envers Staline , et pourtant dieu sait si je méritais plus de retour d'affection que le moustachu ...
 
(...)
 
Obtenir de Julie qu'elle me dise qu'elle m'aime devint mon obsession , fixant a répétition des ultimatums que même Daladier aurait trouvé insultant .
Au bout d'un certain temps et d'un nombre incalculable de tentatives aussi désespérées qu'inefficaces , mes demandes s'espacèrent , et je ne tentais plus que sporadiquement d'obtenir une victoire aussi improbable que futile .

Surtout futile , en fait .
 
C'est dans ce contexte de misère sentimentale que je revoyais Virginie .
Virginie m'avait été présentée par Livia , une collègue de l'OFUP . Plus qu'intéressé par Livia , je changeais plus vite mon fusil d'épaule qu'un fonctionnaire gouvernemental en période d'occupation lorsque quand nous allions chercher Virginie a son domicile , elle m'en faisait un bref descriptif qui aurait suffit de par son contenu a rallumer la libido d'un comateux déclaré mort cliniquement .
 
... Je n'ai plus jamais été intéressé par Livia des mon premier regard décoché a cette créature blonde qui a depuis enchanté nombre de mes nuits . Et jours , plus rarement cependant .
 
Il m'a fallu cependant faire mes preuves avec Virginie , qui pouvant tourner la tête du premier Brad Pitt venu n'allait pas se jeter a la mienne .
C'est un fait : je ne suis pas aussi bien que Brad Pitt .
 
Ayant été plus que dédaigné par Virginie ce premier soir , j'attendais 6 mois pour la rappeler , et j'eus la surprise qu'elle accepte mon invitation a prendre un verre .
 
Voilà pour le contexte . Venons-en aux faits ...
 
(...)
 
Vendredi , une fin d'après-midi ensoleillée place St Sernin .
 
J'avais la veille le visage qui c'était décomposé plus vite qu'un cadavre de gazelle en pleine savane lorsque j'avais lu le sms que m'avait envoyé Virginie , sms qui m'annonçait dans des termes plus qu'explicites que le bon moment de la veille m'avait offert le droit de visiter son lit , entre autre .
... déjà a l'époque je faisais tout pour obtenir une chose que je regrettais une fois obtenue .
 
En effet , j'étais toujours avec Julie et bien que celle-ci ait été d'une fidélité aussi rigoureuse que la ligne Maginot , je ne l'avais pas trompé moi même , étant particulièrement accroché en plus des symboles dérisoires a des principes moraux désuètes .
 
C'était ma tendre jeunesse , tout ca ...
 
J'ai passé 2 heures a tenter de faire dire a Julie qu'elle m'aime , la questionnant plus qu'un bourreau Nazi particulièrement zélé , tentant de lui faire formuler ses 2 putains de mots dont j'avais éperdument besoin pour pouvoir renoncer a retrouver Virginie le soir même , comme j'en avais -ô divine et vicieuse providence- la royale possibilité .
... Je n'ai pas eut droit a plus qu'un certes gentil mais si insuffisant « je suis bien avec toi » .
 
J'étais dans le métro m'emmenant a Virginie cinq minutes après avoir raccompagné Julie a son bus .
 
(Be Continued .)

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 00:52
Je pense m’être assez régulièrement extasié sur le fait que ma fac soit essentiellement peuplée de filles , mais j’évoque beaucoup plus difficilement la difficulté de rencontrer ces dernières en milieu moins hostile .
Par exemple le soir devant un verre .
 
L’essentielle majorité des filles a qui j’ai eut la chance de parler a UT1 (certains attendent encore…) ne m’ont parlé qu’a la veille d’examens pour me demander si a tout hasard il ne me dérangerait pas de leur prêter mes cours , mais fuyant ensuite mes propositions de soirées aussi vite qu’un banquier monégasque a l’évocation d’un contrôle fiscal .

Je ne me connaissais pas une tête de fonctionnaire …
 
(…)
A force de me déboîter la tête a observer l’amphi , j’ai fini par « la » remarquer . Une jolie brune a l’air sympa , ne dépassant pas le 1m73,5 comme j’ai pu agréablement le constater en passant par inadvertance a proximité d’elle .
 
Je suis passé maître dans l’art de provoquer les situations inadvertantielles (terme qui vaut de loin abracadabrantesque , sans parler de pschit …)
 
Je dois dire que contrairement a certaines apparences effroyablement trompeuses , je suis resté sur certaines phases de la séduction aussi doué qu’un puceau mal dégrossi , particulièrement celle ou l’on tente de lier conversation avec celle qui vous a tapé dans l’œil .
… J’ai passé 6 mois a jeter des regards dans sa direction , qui vu qu’elle les a relevé n’ont pu qu’êtres interprétés comme un étrange strabisme ou la preuve que je suis un idiot sans cervelle .
 
J’espère on ne peut plus vainement qu’elle ait retenu la solution du strabisme .
 
(…)
 
J’ai cru devenir fou (enfin un peu plus que je puisse déjà l’être) quand j’ai vu qu’elle était dans mon td d’anglais cette année . J’ai pensé qu’en connaissant au moins son prénom , j’allais avoir une chance d’être un peu moins médiocre que Ross ne l’avait été , lui , avec sa Rachel .
 
Elle s’appelle Rachel , bonne observation de votre part .

Il y’a quelques semaines , après avoir vu les td défiler les uns derrière les autres sans que je n’ai esquissé la moindre tentative aussi désespérée qu’elle soit (après tout , Napoléon aussi a connu de pitoyables déconvenues en Russie …) , j’ai décidé de tenter le tout pour le tout en allant voir Rachel a la sortie du td .
J’ai laissé passer deux Td de plus avant de mettre en application cette décision …
 
(…)
 
« - Rachel !
- Pardon ? (dit-elle , hésitant visiblement a sortir son gaz lacrymo en me voyant courir derrière elle)
- Oui , je … broumph … voila , je ne sais pas si tu as remarqué que je te regarde depuis 1 an (dans ma tête : idiot ! Tu vas passer définitivement pour un timbré !) … pardon quelques temps … et … hum … je me demandais … si je pouvais te proposer de prendre un verre ? »
En fait , j’avais baissé les bras au moment ou j’avais articulé mon premier mot (vaste performance en soit , d’autant que mes jambes semblaient me lâcher …) et c’est a peine si je l’ai entendu me répondre poliment « oui » , de toute façon je n’ai jamais osé aller la revoir .
 
J’ai depuis un regard vitreux en amphi . Et en td d’anglais …

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 19:45
Ayant commencé mon second semestre de 1ère 2me année aux alentours du mois de Mars (en plus de mettre un certain temps a récupérer de mon opération , j'étais aussi assidu a mes cours qu'un député n'est présent dans sa circonscription) , j'avais raté les premiers td de droit des affaires , ce qui en soit pouvait aisément se justifier par le fait que mon chargé de td était aussi engageant qu'un Coréen du Nord mal luné .
 
Une petite description de Milou (comme nous l'appelions affectueusement) s'impose .

Milou , c'était le genre de type qui certes aidé par son apparence de gladiateur chevronné était capable de vous terroriser d'un simple sourire , cette dernière expression de visage constituant l'exception au principe , c'est a dire un regard noir a vous glacer le sang , pour peu que vous ne vous soyez pas coupé les veines pour échapper a ce face a face glaçant .
 
Doté d'un certain cynisme , Milou prenait un malin plaisir a laisser ses malheureux étudiants (en particulier moi , ndrl) sur des charbons ardents , vous laissant vous enferrer dans de misérables et piteuses démonstrations pour finalement opiner de la  tête , et lâcher un infernal « Mmm ... oui ... c'est pas mal ... Mais ce n'est pas ça du tout . Quelqu'un d'autre ? » .

Je cherche encore aujourd'hui une autre raison que son petit mètre 98 pour déculpabiliser de ne pas lui avoir sauté a la gorge ...
 
Il est vrai qu’a se faire massacrer avec périls , on fait triompher l'ennemi sans gloire . Mais on se fait massacrer tout de même ...
 
(...)
 
Bref , je mettais un certain temps avant de me décider a pointer mon nez a ce td , et étant franchement hors délai , Miloudi acceptait de me reprendre uniquement a la condition que je vienne faire meuble au cour désert du vendredi 17h .

Contrairement a beaucoup , je trouvais l'horaire moins atroce qu'un lundi 8h , par exemple . C'est vrai ! Qui peut raisonnablement prendre l'apéro a 9h30 du mat ? Tandis qu'a 18h30 ...
 
J'ai ainsi fait la connaissance de Jess , qui passablement amusée par ma flagrante incompétence en droit des affaires me soufflait des réponses plus susceptibles de me faire passer de la dernière a avant dernière place des étudiants totalement déconsidérés aux yeux du chargé de td .
Pas une mince affaire , un vrai petit miracle qu'accomplit la Jess ...
 
Charmé , je quittais le td naturellement plus imbibé de l'envie de la revoir que de jurisprudence commerciale .
 
Décidé a séduire Jess , j'arrivais la semaine d'après armé d'une main de bonnes intentions et de l'autre de mon td préparé . Je voulais apparaître studieux et sérieux , histoire d'avoir une chance de lui plaire .

C'est ainsi que je relevais le défi de Milou(r) (notez le brillant jeu de mot sachant qu'il s'agit probablement du seul chargé de td de l'histoire d'ut1 qui fasse de la boxe) et tentais courageusement a plusieurs reprises de monter a l’assaut de Milou et d’éviter tant que possible ses railleries (« vous vous en approchez Mr Nicopoi … mais vous en êtes encore très loin . ») .
 
Ma déconfiture a au moins eu le mérite de la faire rire , toujours ça de pris .
 
(...)
 
A la fin du TD , j’ai pensé qu’il me fallait absolument agir pour ne pas me retrouver pris au piège de la règle de 2 qui me revient assez régulièrement dans la tête … je m’explique :
Pour avoir la moindre chance avec une fille qui me plait , je n’ai droit qu’a deux moments passés avec la convoitée pour sortir avec elle , sinon au 3ème elle découvre mon impressionnant panel de tares et devient dans le meilleur des cas une amie , mais dans le cas le plus fréquent elle s’étrangle en m’apercevant a distance et tente par une manœuvre dilatoire de prendre une nouvelle trajectoire qui soit loin , très loin de la mienne …
 
Je m’y fais , bien que je vive mal cette infamante malédiction …
 
Bref , conscient qu’il y’avait urgence a agir , mais également conscient que dans certains cas (environ une très petite centaine de fois) il m’était arrivé de me viander avant même que la règle de 2 se soit appliquée , je cherchais un moyen de lui proposer de prendre un verre avec moi sans que j’ai trop l’air d’un con dans le cas d’un refus net et sans appel .
 
« C’est fou , nous nous croisons tous a la fac mais personne ne sait rien sur personne et tout le monde retourne dans son coin le vendredi soir , y’a-t-il quelqu’un que ça énerve et qui très accessoirement viendrait prendre un verre avec moi ? » .
 
Jess a été la seule a accepter l’invitation , les « alibis » témoins de la scène semblant comprendre a ma façon insistante de regarder Jess en parlant que contrairement aux apparences trompeuses induites de mes élucubrations , ils n’étaient absolument pas conviés a se joindre a moi .
 
C’est fou , personne ne sait rien sur moi mais juste a me croiser a la fac les gens comprennent comment je fonctionne …
 
J’ai présenté Jess a mes parents alors que nous ne sortions pas encore ensembles , mais j’avais du faire le détour par Jean Jaurès pour récupérer les clés de la voiture . De négociations il n’y eut pas , mon père a l’excellente habitude de sentir les cas de force majeure et mon sms avait été suffisamment clair pour qu’il perçoive qu’un refus de sa part serait susceptible de m’envoyer devant un juge réclamer une pension alimentaire jusqu'à la fin de mes études …
Je ne suis pas pour autant forcément un fils indigne . J’ai mes priorités , c’est tout .

(…)
 
J’invitais Jess a dîner a la Bodega . Cela pouvait apparaître un choix loufoque , d’autant que les derniers souvenirs que j’y avais été en compagnie d’une petite amie n’auraient du selon toute logique ne m’inspirer qu’une envie d’éviter l’endroit : une fois j’avais évité de justesse d’être cocufié devant mon nez (j’avais une expression de visage tellement féroce qu’il n’eusse pas été judicieux de sa part de répondre aux sollicitations de Julie , particulièrement en forme ce soir la) , une fois apprenant a la fin de la soirée que j’avais été effectivement cocu , mais je ne pouvais pas non plus tout le temps surveiller Julie (avec le recul , il est hallucinant de voir comme j’ai été marqué par cette fille qui pourtant m’en a fait plus baver que mon Bac . Ok , je sais , mauvais exemple …) .

En tout cas , sortir avec Jess a la Bodega avait presque un goût de revanche eut égards a ses avanies passées . Un moyen de laver l’affront , disons .
 
Je suis resté avec Jess un mois .
Le temps de me rappeler qu’elle allait partir en Irlande , et surtout que je m’étais moqué de tous mes amis qui avaient eut des relations a distance …
 
J’ai pris le parti depuis de moins critiquer les autres couples de peur d’un cruel retour de Boomerang …

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 20:14
Janvier 2005 .
 
Le mois de Janvier est un mois difficile pour tout célibataire ayant passé les fêtes de Noël a regarder des couples s’embrasser de façon aussi niaise qu’enviable .
Surtout enviable en fait … d’où drame .
 
J’étais dans une de ces périodes de célibat désespéré ou quoi que vous fassiez , toutes les filles que vous rencontrez deviennent des amies mais fuient plus rapidement que Speedy Gonzales si vous tentez ne serait ce que gentiment d’être plus entreprenant .

Généralement , ce type de période succède a une rupture scandaleuse…ment outrageante , pour la simple et bonne raison que vous avez le moral dans les chaussettes et que le sexe opposé a notre instar fuit comme la peste les dépressifs complaignant .
 
Et moi , j’ai mis quelques mois a récupérer de mon dernier rdv avec Erika ou après m’avoir laissé croire qu’elle allait revenir , j’avais appris qu’elle m’avait remplacé une semaine après m’avoir quitté pour son maître de stage de 28 ans (probablement même qu’elle m’avait remplacé avant de me quitter , je ne le saurais heureusement jamais) …
… Il est vrai que je ne pouvais pas lutter , la .
 
M’en fiche , il perdra ses cheveux avant moi , toujours ça de pris .
 
Bref , acculé a un célibat désespérément sans fin , et surtout sans espoir d’en sortir par une méthode « traditionnelle » (« Nico , je te présente Livia une amie d’enfance , elle adore les bruns de 1m73.5 aux yeux gris le matin et bleus le jour , est insomniaque et rêve de rencontrer un type déjanté … ») , je me résolvais a … m’inscrire sur Meetic .

Prière de ne pas rire trop bruyamment ….
 
Il est marrant ce site , quoique l’on ait l’impression de donner dans l’eugénisme au moment de renseigner les critères auxquels devraient correspondre les malheureuses qui souhaiteraient vous rencontrer …

Ce qui me fait marrer , c’est que qui oserait se qualifier dans sa présentation de « thon » aux cheveux courts habillé en survêts et maniaque de la bière ?
Tout le monde sur ce genre de site enjolive une réalité qui a priori ne peut être glorieuse , sinon pourquoi passer par internet pour rencontrer quelqu’un ?
 J’ai ainsi sympathisé avec une Pauline . J’ai commencé a parler avec elle sur msn , et le courant passant bien , lui proposais le deal suivant : « on se rencontre , on prend un verre que l’on se plaise ou non et si l’on se plait on enchaîne sur le ciné » .
Aaaaaaah … le romantisme des rencontres online …
 
Je lui avais donné rdv devant le bar « la maison » . Je me postais de l’autre coté de la rue , adoptant une pause décontractée et rêveuse , afin qu’elle ne soit pas sure qu’il s’agisse de moi en arrivant et que je puisse m’éclipser discrètement au cas ou je serais en présence manifeste d’un thon . Pas frais , en plus .
 
... J’ai cherché la caméra quand j’ai compris que c’était elle . Une fille jolie , donnant une impression de douceur et pleine de charme . Pour le coup , j’ai même été emmerdé parce que j’ai finalement craint que se soit moi qui fasse un peu léger , et qu’elle ne détale en priant que je ne l’ai vu .
 
Elle est restée .
 
(…)
 
Nous sommes sortis ensembles 2 semaines .
Elle m’a quitté un mercredi après m’avoir proposé le mardi de passer la nuit avec elle le vendredi .
 
Toute la cohérence féminine en une seule phrase …

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 20:28
La raison essentielle pour laquelle je paye un loyer de 420€ par mois alors que j’habite a 500 mètres de chez mes parents est que je n’avais pas a proprement parler chez eux une chambre .
 
Il y’a quelques années de cela , mes parents avaient jeté leur dévolu sur l’appartement de Jean Jaurès et n’ayant que 14 ans , j’avais logiquement été parqué dans la même chambre que ma sœur . Après tout , j’avais redoublé ma 4ème , je méritais bien cette sombre punition …
 
2 ans après et sans doute parce que mon père avait du avoir l’effroyable mauvaise idée de soulever mon matelas (aussi , quelle idée !) , il fut décidé pour la préservation de l’innocence de ma petite sœur (qui aujourd’hui en sait plus que moi) que j’emménage la pièce qui servait de bureau a mon père jusque la . Un exil Napoléonien en somme .
 
Je dois dire que j’ai toujours eu du mal a considérer cette pièce comme une chambre . Une porte donnait sur la cuisine , une autre donnait sur le hall d’entrée , une autre encore sur le salon , une (pour la route) donnait sur le couloir menant a la chambre de ma sœur et a la salle de bains … on rentrait dans cette chambre plus facilement que sur la Place du Capitole …
 
(…)
 
J’étais avec ma petite amie de l’époque , et n’ayant plus 14 ans depuis longtemps , nous étions en train de faire les « galipettes » que l’on peut raisonnablement apprécier en couple , d’autant que nous étions seuls , mes parents étant partis a leurs activités respectives .
 
J’étais totalement dans mon « sujet » quand mon oreille a enregistré un pas rapide dans l’escalier … j’ai jeté un coup d’œil rapide et angoissé sur ma montre , l’heure était ridiculement matinale . Je me suis alors dit que j’étais décidément un maso de m’en faire , personne ne pouvait rentrer a cette heure ci …
 
Chbloum ! La porte d’entrée de l’appartement c’est ouverte comme si elle avait été défoncée par un Tricératops mal réveillé . J’ai alors compris que mon père venait de rentrer , et je me suis félicité d’avoir eu la prévoyance de fermer toutes les portes de ma chambre .
 
… J’étais encore dans mon « sujet » quand mon père est rentré dans ma chambre en disant « Eh bien Nico , tu dors enc…. Oups , pardon » .
 
C’est pour ce genre de petites raisons que j’ai du prendre mon appart …

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 20:22
Il y’a un an de cela , nous avions été Ben et moi prendre un verre au Café Popu , que je considère comme un des derniers bastions de la décadence bohème , et accessoirement l'endroit idéal pour ne pas culpabiliser d'avoir bu un verre de trop en voyant d'autres mecs parfois plus pleins que le compte de Bill Gates . Tout ce que j’aime donc .

Après avoir descendu le premier verre , nous avions fort logiquement commandé une petite quinzaine d’autres (je ne sais toujours pas qui a eu le 15ème , question existentielle s’il en est) et étions donc dans un état d’ébriété assez avancé . Je serais tenté de dire "la routine en somme" , mais j'aurais peur de baisser dans l'estime des lecteurs qui ne me connaissent pas personnellement , sachant que c'est déjà fichu pour les autres .
 
C’est en tout cas peut être pour cette raison que j’ai jugé opportun de me relasser mes chaussures en plein bar surpeuplé , et que j’ai ainsi bousculé ma voisine … qui … ouah ! Avait eut décidément le tord de se mettre a l’abris de mon regard jusqu'à ce moment la .
 
J’ai bien évidement immédiatement cherché quelque chose d’intelligent a lui dire pour m’excuser de l’avoir légèrement bousculé avec mon relaçage intempestif et quelle se soit ainsi renversé un demi verre de bière sur son haut .

Ça a du donner quelque chose comme ceci :
« Je suis désolé , mais pour me faire pardonner j’éviterais de te proposer de lécher ton haut jusqu'à ce qu’il soit sec » …
 
J’ai alors fort logiquement oublié le Ben qui s’effondrait de l’autre coté de ma table , et commencé a parler avec la jolie blonde , une dénommée Eli n'ayant jamais été poursuivie par un Vélociraptor , elle .
 
Comme elle était accompagnée de 2 types , je m’assurais rapidement par de subtiles manœuvres (« j’espère que tes potes ne vont pas se vexer que je te réquisitionne ainsi ! ») qu’aucun d’eux ne soit un obstacle , comprenez par la que je ne risque pas de me retrouver avec le nez fracassé a la sortie du bar en ruminant amèrement s'il avait été intelligent de draguer sous le nez du copain .
 
Ceci étant , je ne sais pas si je me serais arrêté pour autant (Audiard avait remarqué a juste titre que les cons osent tout , c'est même a cela qu'on les reconnaît) . Elle avait un petit dos-nus rouge , qui ne tenait visiblement que grâce a une ficelle si fine que je pensais pouvoir en venir a bout assez facilement , ce qui n’est pas peu dire (je ferais bien du hors sujet en parlant de ces foutus soutiens-gorge que nous sommes censés enlever d’une main sans sombrer dans le ridicule …) .
 
Vint la fermeture du bar , moment apocalyptique s’il en est car généralement , je me retrouve dans ce cas a dire « bonsoir » et le fantasme de ma nuit disparaît sans laisser d’adresse , ou un faux numéro si j’ai de la chance .
 
J’ai réussi a l’entraîner chez moi , ou devrais je dire chez mes parents , en compagnie de ces 2 amis . J’ai passé une difficile demi heure a me demander comment me débarrasser d’eux , tout en me rapprochant de Eli , qui , par des regards appuyés et des frôlements de main aussi démonstratifs qu’un Colin Powell au Conseil de l’ONU , me faisait comprendre que je ne lui étais pas indifférent .
 
Je continuais a chercher dans ma tête une méthode pour délasser son haut , au cas ou …
 
Le miracle se produisit . Lassés de parasiter ma soirée , les deux indésirables décidèrent de rentrer chez eux et la belle me proposa de dormir chez elle . Si toutes les décisions que l’on doive prendre pouvaient êtres au facile que d’accepter d’accompagner une jolie blonde chez elle , j’aurais moins souvent les jambes aussi flageolantes qu’une gelée anglaise . Périmée .
 
Je l’ai raccompagnée , et j’ai fini rapidement dans son lit . Alors qu’une séance improvisée de massages dans son dos se transformait en bisous appuyés , dans ma tête , je hurlais « Rah ah ah , je suis le maître du monde ! Qui veut me défier ? Rah ah ah !!! » ...
 
(...)
 
Son téléphone a vibré . Un sms assassin et vengeur d’un des 2 potes d’Eli , dont le contenu était le suivant : « ça y’est , ta niqué ? » .
 
(...)

… J’ai finalement passé une nuit de désespoir a ne rien faire , avec a coté de moi une jolie blonde …

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 20:12
C'est fou comme 30 secondes dans une vie peuvent amener quelques années plus tard a agir inconsidérément ...

Alors que je devais frôler les 7 ans et que je n’avais qu’a peine troqué ma peluche Nini (une souris que mes parents ont du racheter une dizaine de fois , je l’oubliais partout) contre une Game Boy première génération (c’est sans doute ce que l’on appelle l’évolution , ndrl) , nous avions été invités chez des amis de mes parents qui avaient réussi a avoir une fille sur un coup de chance (ils avaient du s’y reprendre a plusieurs fois quand même) .
 
Je n’avais pas a l’époque cette étrange réputation de prédateur qui me colle de façon totalement injustifiée depuis quelques années , ce qui fit que j’eusse le privilège de dormir dans la chambre de la demoiselle , qui faisait allègrement 6 ans . Bien comptés …
 
Aaaaah … ce bel age ou petits garçons et petite filles répètent innocemment -et bêtement , aussi- ce qu’ils entendent dans les séries Z …
C’est ainsi que cette nuit la , Camille me dit avec sa petite voix zozotante (il devait lui manquer une dent ou deux)  « j’ai un amoureux , il est actuellement dans ma chambre » .
C’est mignon la jeunesse …
 
J’ai été horriblement désappointé le lendemain de voir que finalement la Camille préférait tenir compagnie a ma sœur plutôt qu’a moi et a ma Game Boy .  Ca valait bien la peine de me dire que j’étais son amoureux , tiens …
 

Les années passèrent .
 

J’avais beau avoir 17 ans , je n’avais pas tellement plus de maturité cet été la que lors des 17 précédentes années , mais j’avais en tout cas lâché ma Game Boy , ce qui en soit ne pouvait qu’être une bonne chose . 
Cet été la , je revis par un hasard déconcertant la fameuse Camille (qui ne zozotait plus ou presque) , et bien que mon premier mouvement fut de me sentir attiré par sa cousine (qui avait le même chapeau que Madonna dans « don’t tell me » , mais aussi d’autres arguments non négligeables) , le « j’ai un amoureux dans ma chambre » se mit idiotement a raisonner dans ma tête : pas que je lui accorde la moindre importante , mais surtout que j’avais une revanche a prendre sur ce bide du passé .
 
Si seulement je pouvais formater ma mémoire …
 
J’arrivais a l’attirer (sans jeu de mot) sur Toulouse quelques mois plus tard , pour les vacances de la Toussaint . Dieu msn messenger était passé par la au préalable , et comme tout bon mec qui se respecte , je m’étais laissé aller a accorder quelques importances a des allusions vaseuses que nous avions pu faire , et j’avoue que mon imagination avait tourné a plein régime sur un certain nombre de détails relatifs a sa venue : ou elle dormirait (autrement dit dans mon lit) , comment je la draguerais (sous entendu : en un tour de main , toujours dans ma tête je le reprécise) , ect …

(…)
 
Elle a passé son séjour dans la chambre de ma sœur , et ces 2 andouilles se sont liées pour me trouver tout les sobriquets synonymes de macho possibles et imaginables .
 
Que je ne mette pas la main sur le connard a l’origine de la théorie sur l’effet papillon , il n'aurait plus la possibilité de se poser la moindre question existentielle .

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