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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 18:48

Je suis d'une nature terriblement influencable .

Il y'a 1 an et 2 mois de cela , j'avais encore pour regrettable habitude de passer environ ¼ de mon temps à re-re-re-revisionner la série Scrubs , et c'est à cette occasion , après donc avoir re-re-re-revu l'épisode sans doute à ce jour le plus réussi (encore un bisou virtuel à gagner pour celui/celle qui devine à quel épisode je fais allusion , je sais , c'est fou) , que j'avais décidé de moi aussi tel un vil JD me lancer dans la rédaction d'une liste des choses à faire avant mes 30 ans .

Apprendre à nouer enfin convenablement mes lacets arrivait en très bonne position dans cette liste , mais toutefois encore loin , très loin de arreter de trébucher sur un trottoir sur deux .

Je viens de comprendre pourquoi j'ai la cheville gauche dans le même état que le Titanic après sa rencontre avec un glaçon de l'Atlantique Nord .

En tête de cette liste , se trouvait une résolution assez honteuse et qui effraierait mon lectorat féminin qui me prendrait encore à tord pour un romantique , c'est pourquoi avant de l'énoncer , je ferais les annonces légales qui s'imposent , du type n'appelez pas encore votre avocat il n'y pas eu totalement tromperie sur la marchandise , ainsi que non non promis je ne suis pas réellement un beauf .

Etait inscrit donc : « Voir Michael Schumacher rouler au volant d'une formule 1 » .

Et comme il se doit , il y'a 1 an 1 mois et 3 semaines de cela (authentique pour le timing) , Michael Schumacher a donc annoncé qu'il prenait sa retraite définitive de la formule 1 .

Je dois avoir pleuré ce jour là au moins autant que le responsable Marketing de Marlboro .
C'est dire .

(...)

Pourtant , il y'a quelques jours , cette andouille de Schumi a annoncé par surprise son intention de tourner 2 jours à Barcelone , dans le but louable de contribuer au réchauffement climatique de la Planète aider son ancienne écurie à ce faire un peu de pub à bon compte , des fois que la faillite menacerait avec les douloureux mois de l'Hiver .

C'est une petite équipe , du nom de « Ferrari » , si vous connaissez .

En moins de temps qu'il n'en faut à un manifestant d'extrême gauche pour se foutre sur la gueule avec un manifestant d'extrême droite , le voyage pour Barcelone était dare-dare organisé avec science et cohérence planifié à la Nico , ce qui en langage compréhensible des non-initiés signifie que j'avais rempli un sac d'un lot de chaussettes dépareillées à priori propres .

... Planification par ailleurs tellement rapide que Brune en était un peu la dernière informée , ce qui allait un temps soit peu l'offusquer , à tord car il n'y a rien d'infamant selon moi à apprendre après un pote de son copain , ses voisins et ses chats que son homme veut aller faire le mariole en Catalogne .

... Une scène de ménage plus tard , Brune faisait dès lors elle aussi partie de l'équipée .
Je suis d'une nature très concilliante , aussi .

(Be Continued)

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 15:55

K's Choice - Not an Addict


Juillet 2003 .

Ma grand-mère m'ayant fait part de son désir de me prêter sa Twingo avec option pour le don si affinité , il ne s'était incroyablement pas passé plus de temps entre le moment de sa proposition et le moment ou j'avais commandé mes billets d'avion pour Thionville que celui nécessaire pour s'obtenir une disgrâce à la Cour du Roy à la fin de ce bon vieux 18ème siècle .

J'adore ce film , Ridicule .
Force m'est de constater que je m'en suis salement inspiré pour mener ma vie .

Vous diriez : « Incroyablement ? Si on m'avait proposé de m'offrir une Twingo à peine 2 mois après mon permis , je n'aurais moi aussi pas hésité une seconde ! » . Vous oublieriez alors un peu vite une donnée que j'ai énoncé plus haut : ma grand-mère habite à Thionville .

J'ai l'habitude d'user de comparaisons vaseuses et emphatiques , mais il me serait ici absolument impossible de dire des choses comme « Thionville est à l'image de la ligne Maginot dont elle faisait partie : c'est un rassemblement de bâtisses aussi moches que inutilement grotesques » , ou encore « le panorama de Thionville donne une idée très précise de l'esthétique même de la ville : il est essentiellement constitué d'une magnifique vue sur des cheminées de centrale atomique » .

En effet : cette ville est encore plus moche que ça .

Si Thionville donne un avant goût de l'enfer (ou d'un plateau de Pascal Sev... Ok , j'arrête) , j'allais devoir affronter pire que cet ignoble trou perdu . Il faut savoir que ma grand-mère n'ayant pas souvent l'occasion de me voir (plus besoin de préciser pourquoi , donc) , cette dernière à une certaine tendance tout à fait adorable -si si j'en conviens- à vouloir chaque fois que je lui rend visite
me présenter jusqu'au plus parfait inconnu à qui elle aurait l'occasion de dire de sa bonne vieille voix de femme de l'Est « C'est mon petit fils ! » . Que l'interlocuteur soit une de ses dernières amies non totalement encore Alzheimerienne ou l'homme pipi de la gare de Metz , rien à faire : je n'y couperais pas .

Grands-parents , sachez le : c'est totalement insupportable .

Pour fêter ma venue , ma grand mère m'amena dans un casino d'une ville Thermale du Luxembourg , afin d'y dîner et de « s'amuser un peu » , dixit ses propres propos .

Ce n'est pas possible ce que j'ai subi .

Après que j'ai été présenté au sommelier , serveur(s) et patron du restaurant que nous ayons dîné tranquillement , nous nous rendions dans la salle de jeu du casino .

Petite précision utile : j'étais encore plus à la dèche financièrement à cette époque que aujourd'hui . Et je l'avoue , j'avais pourquoi pas l'intention de lui demander une « petite aide ponctuelle » afin de m'assurer que mon compte bancaire ne ressemble pas à la fin de l'été au Crédit Lyonnais après le passage de Bernard Tapie .

Fin de la parenthèse .
Début du drame .

Alors que j'en étais encore à tenter de reprendre un semblant de rythme cardiaque normal après que ma grand mère ait sorti une liasse de billets verts à faire passer Bill Gates pour nécessiteux , je devais subir l'ignominie de devoir saisir la dite liasse et d'aller la porter à un guichet ou l'on ne me rendait en échange de mes belles coupures qu'un gobelet de jetons tout moches et usés pas glops du tout .

Je viens de me rendre compte que je ne m'en suis toujours pas remis .

Je l'ai regardé faire . Elle était la , à déverser 1 , 2 , parfois 3 jetons à la fois , passant d'une machine à l'autre , reniflant presque les machines en leur prêtant des vertus de toute évidence impossibles à connaître d'un néophyte ou d'un Nico (quoi pléonasme ?) , se jetant avec un oeil mauvais sur une machine abandonnée par un autre joueur lessivé persuadée « qu'il était fou d'être parti alors que la machine n'avait toujours rien donné » , sic et aie .

Et moi , je faisais la navette entre elle et le guichet où je voyais défiler entre mes doigts le budget annuel du Pentagone en période de guerre froide .

L'horreur , vous dis-je .

La vieille génération voulait-elle faire un exemple sur le représentant de la jeunesse que j'étais , de toute évidence , au milieu de cette bande de vieux séniles cousus d'or mais aux dents qui l'étaient beaucoup moins (cousues) ? Toujours est-il que je n'avais encore pas subi le pire .

Ma grand-mère , échaudée par une série de machines aussi avares en gains que Orange lorsqu'on leur demande si les mois qu'ils ont indûment prélevés seront un jour remboursés , décida de changer de salle , et après m'avoir présenté en chemin à la moitié du personnel du Casino , en dénicha une qui de toute évidence avait été aménagée par un daltonien frustré et unijambiste .

Non , parce qu'une machine à sous dont le levier est une jambe de fille en plastique verte-fluo , ça fait peur quand même .

« Tiens , à toi de jouer Nicolas ! » , dit-elle alors .
Gasp .

C'est ainsi que je me suis retrouvé une heure durant , à tenter de dépenser le plus vite possible de l'argent dont j'aurais drôlement eut besoin , avec ma grand-mère à coté de moi éructant suffisamment fort pour que la moitié du casino ne l'entende (et pour me vriller les tympans , aussi) : « Vas-y , mon petit fils , fait lever la jambe à la fille ! Zut , encore raté . C'est pas grave mon petit fils , recommence . Vas y , fait lever la jambe à la fille . Zut , encore raté . C'est pas grave , recommence , fais lever la j..... »

J'en cauchemarde encore la nuit .

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 17:46
Mais quoiqu'il en soit , c'était bien moi qui hier soir était la plus belle pour aller danser ...

CIMG2114.JPG

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 11:40
« Nico , j’ai des amis Barcelonais qui ont emménagé à Toulouse et font une soirée ! Ils nous invitent , c’est génial , non ? » s’enthousiasma la Brune .
 
« Mmm ? Oui , oui … » répondit sobrement le Nico sans pour autant lever le nez de son Canard Enchaîné .
 
« …Et c’est quand ? » , s’enquit-il , tout de même , pour la forme , quoi .
« Vendredi soir . »
 
Le Journal se froisse violemment sous la pression des mains soudainement raidies du Nico .
 
« Ven… vendredi ? Tu veux dire , le jour de l’ouverture du mondial de Rugby que j’aurais aimé -légitimement- passer avec mes amis ? » m’étranglais-je dans une diatribe désespérée .
 
« Nico , tu ne peux pas me dire tout le temps que tu veux que je me fasse des amis à Toulouse et en même temps refuser de venir à la première soirée que je te propose d’amis à moi … »
 
Indéniablement , le raisonnement se défend .
Mais y’a quand même des drops dans le cul de Barcelonais qui se perdent .
 
 (…)
 
La porte de l’appartement s’ouvre , laissant le champs libre à de la musique électronique qui en profite aussitôt , la fourbe , pour nous agresser les oreilles .
 
Un clone de George Michael , en tenue très moulante et douloureusement rose réfléchissant , se profile dans l’ouverture .
 
Oula .  
 
Nous pénétrons dans les lieux . C’est un très grand appartement , tout blanc , dans lequel visiblement on a recherché à maximiser l’espace en évitant l’achat de tout meuble qui puisse donner l’impression qu’un locataire vive séant .
 
Enfin un cas de personnes ayant vaillamment résisté au virus I.K.E.A. …
Songer à envoyer brune en stage chez ses gens , notais-je aussitôt dans un coin de ma tête .
 
Je me sens terriblement mal à l’aise . Lorsque Brune avait évoqué l’hypothèse que la soirée soit costumée , j’avais pensé que comme nombre d’initiatives du même genre que j’avais naguère connu , peu de convives s’astreindraient à un devoir de ridicule , et qu’il serait par conséquent regrettable que je me sente obligé de me travestir .
 
Et donc d’être à nouveau le seul ridicule de la soirée , un peu comme la fois ou je m’étais ramené en Tiger Woods dans une soirée costards cravates .
 
Alors , forcément , j’étais très désappointé lorsque je constatais que j’étais de nouveau le ridicule de la soirée quand je me baladais en polo-jean au beau milieu d’une mini gay-pride …
 
(…)
 
Moi , fébrile au milieu de mes chats réveillés en sursaut dans mon appart où je suis rentré précipitamment .
 
Que mettre ? Le thème étant musical , il me fallait trouver de quoi vite me déguiser en un chanteur connu , et de préférence que le déguisement soit suffisamment crédible , histoire que je ne passe pas la soirée à le justifier , un peu comme la fois ou j’avais voulu me déguiser en statue de la liberté et que toute l’école s’était perdu en conjonctures pour essayer de comprendre à quoi je ressemblais .
 
Non , je n’étais pas déguisé en « la mer » . Ca ne veut rien dire , en plus , tas de crétins .
Fin de la parenthèse « j’insulte mes camarades de Cm2 15 ans après » .
 
Me déguiser en grenouille Sirop Nimo ? Trop risqué , et puis je ne suis pas sur qu’au milieu de musique électronique je sois audible en chantant Roger Glover . En Picaros ? Pas sur que Brune n’apprécie que je ressorte les fringues que je portais il y’a 3 ans et qu’elle a délicatement rangé du coté du vide-ordures . En Mike and The Mechanics ? A coup sur je suis célibataire avant la fin de la soirée .
 
« Si seulement je savais où est passée ma veste en cuir … » , maugréais je , pensant que la dite veste suffirait comme déguisement à évoquer tout les pires chanteurs des années 80 .
 
C’est cette dernière réflexion qui me donnait l’idée . Je remisais le sac poubelle duquel je m’apprêtais à sortir mes vieilles fringues , et mettais le nez dans les affaires de Brune . Un pantalon de pygam rouge (sur lequel j’ai décrété un embargo , faut pas déconner quand même) et un débardeur blanc à pois roses allaient me vêtir en moins de temps qu’il n’en faut à un chat pour faire une crise cardiaque en voyant son maître péter une durite .
 
Je n’avais probablement jamais vu de chat aussi choqué que lorsque Tchingo me voyait sortir de la salle de bain , chaussures tailles 45 aux pieds , pygam/débardeur enfilés , poudre bleu vidée sur les paupières et rose à lèvre délicatement écrasé sur et autour de ma bouche …
 
Mais il est vrai que je n’avais jamais vu non plus une rame entière de passagers de métro hilares l’espace de 5 stations .
 
(…)
 
- Ouah , trop fort le déguisement ! Tu ressembles trop à Katerine !
- Mais non , putain ! C’est Mick Jagger ! Mick J-A-G-G-E-R !
 
Je hais les soirées déguisées .

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 16:35

 

 

 

« Libre ! Je suis Libre ! »

Brune partant pour le week-end à Montpellier essayer des habits atrocement monstrueux sur la demande insistante d’une amie à elle peu désireuse d’avoir de la concurrence le jour de son mariage , le Nico se retrouvait l’espace de quelques heures désespérément seul , contraint par la force des choses de passer un samedi soir décadent et arrosé .

Ca a été très dur , laissez moi vous le dire .

J’appelais Mat , tout joyeux à l’idée de faire une soirée entre potes qui finirait honteusement mal , acceptant à l’avance le risque de : finir couvert de feutre , probablement à poil , le boxer calciné dans un coin après qu’un ami ait voulu en tester sa vitesse de combustion , et des photos compromettantes circulant sur le net en moins de temps qu’il n’en faut à une Paris Hilton pour faire la pute pour une marque de détergents (par exemple) .

Mmm ? Ca sent le vécu ? Ben tiens .

« Rrrrmiow ! »

Je surnomme Mat par Matou , d’ou le fait que je fasse la chatte en chaleur quand je l’appelle . CQFD .

« Mmmpff … Nico , on a fait la bringue hier (la soirée ou je me suis couché à 22h07 , ndrl) , ce ne sera pas possible ce soir . »

J’attendais d’avoir raccroché pour feuler , le poil plus hérissé qu’au réveil .
Ce qui n’est pas peu dire .

Restait Jeremy , toujours assez dispo pour sortir , quoiqu’il ait à mon grand regret l’effroyable défaut de systématiquement rester sobre quand je ne suis déjà plus que le reflet d’une bouteille de whisky achetée chez Lidl , et encore .

J’allais le retrouver à son domicile en sortant du boulot (à 22h , putain .) , et nous émigrions vers chez moi , lui une bouteille à la main , la mention « vin de la soif » (authentique) sur l’étiquette laissant augurer un vin prometteur .

… J’ai passé mon début d’après midi à chercher l’adresse mail de Lidl pour leur suggérer d’intégrer ce « grand cru » dans leur catalogue .

Une fois que Clément et Jerem avaient passé une bonne heure à flinguer notre samedi soir à étudier consciencieusement leur projet de migrer en Inde cet été , me laissant pendant ce temps la m’emmerder prodigieusement en compagnie de « vin de la soif » , nous prenions la direction du « Pv » , ou selon Clem se trouvait une fille carrément bonne vu son enthousiasme à la retrouver un charmant petit concert .

En partant du principe que mes souvenirs puissent êtres exacts , il me semble qu’après un vif coup d’œil à la salle peuplée de mines patibulaires casquettées beuglant sur des sons s’apparentant de loin , très loin à un commencement de langage primitif , il ne s’était pas passé 6,5 secondes avant que nous soyons repartis pour des contrées moins austères .

Tout en buvant au goulot quelques décilitres de « vin de la soif » , pour se (re)donner du courage , évidemment .

Nous passions devant « pause café » . Là , Clément se faisait happer par un ami serveur , qui nous entraînait dès lors à fêter la fin de son service en nous servant une tournée de bière se mariant franchement difficilement dans mon estomac avec la vinasse détestable et le whisky frelaté que j’avais déjà ingurgité courageusement .
Nous n’allions pas spécialement nous attarder , une vive envie d’aller me pendre me prenant quand j’apprenais que le serveur portant mon prénom mais faisant deux fois ma carrure n’avait que 20 ans .

Heureusement , « vin de la soif » était la .

Nous atterrissions enfin (et donc) au café populaire , lieu témoin d’un nombre considérable de mes débauches passées (et futures , probablement) , et où , au grand dam de Clem et Antoine , j’allais commander une petite caisse (« pour commencer ») de bières afin de démontrer qu’on peut toujours être jeune et frais à presque 24 ans , ben tiens .

(...)

… Je me suis réveillé à 14h50 , les yeux en vrac et la barbe hirsute , à moitié habillé de la chemise de nuit de ma brune .

Je n’avais d’autre choix que d’évoquer cette vision d’horreur absolue pour prouver à cette dernière que non , je ne suis pas sorti avec un transsexuel poilu hier soir et qui aurait porté sa chemise de nuit , mais que c’est bien moi qui l’ait souillé de mes (tendres) poils .

De quoi la rassurer , en somme .




Le couple est la condition de vie la plus effroyable qui soit , à l’exception toutefois du célibat . Churchill
(si si , vérifiez (pas trop) !)

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 15:51


« C’est bizarre , les tapettes à souris sont toujours refermées le matin , mais on a toujours pas réussi à piéger notre petite amie à moustache … »

(…)

Loin de parler d’une charmante demoiselle n’ayant pas entendu parler de la théorie de l’évolution si chère à Darwin , mes collocs faisaient allusion à une charmante souris , qui sut mettre en émoi Clément lorsqu’elle traversa sa chambre , un soir de pleine lune .

Inutile de dire que les tapettes sortirent des tiroirs plus vite qu’un Jack Lang s’exhibant sur un char en pleine Gay Pride .

Pas taper , je n’ai rien contre les homos , comme peuvent en témoigner les trop nombreux amis me rappelant très cruellement la soirée ou en pleine nuit , j’avais en dormant enroulé ma jambe autour de la taille d’un pote rugbyman .

Je regardais sans sourciller Clément et Antoine , un sourire sadique épousant leur visage au moment ou ils posaient machiavéliquement un morceau de Leerdammer sur l’ignoble piège qu’ils destinaient à notre invitée rase moquettes .

Une petite larme tenta de resta planquée dans un coin de mon œil .

(…)

Lorsque j’étais petit , au sens jeune et non pas au sens « moins d’un mètre 73,5555 » , mes parents eurent l’inconscience de m’offrir une adorable petite peluche , dont l’apparence , bien qu’elle soit affublée d’un tablier ce qui ne contribua en rien à ne pas faire de moi un macho mais la n’est pas le sujet , évoquait très vaguement celle d’une souris .

Cette peluche , j’en ai des souvenirs émus . Par exemple , elle m’évoque la première fois de ma vie ou j’ai vu une paire de fesses de filles . Je devais avoir 7 ans , j’étais en colonie au ski , et probablement parce que cette vision m’avait troublé (« mon dieu , on dirait un camembert blanc ! ») , j’avais égaré ma souris en peluche , ce qui me provoqua une crise de larmes monstrueuses quand je devais me résoudre à partir sans l’avoir retrouvée .

Je perdais déjà tout à l’époque .

Au fil des années , j’allais d’ailleurs perdre un nombre considérable de fois ma souris , mes parents devant soit très régulièrement rebrousser chemin en catastrophe pour retourner à l’hôtel ou nous avions dormis , le fait que nous ayons déjà fait 200 kilomètres n’y changeant rien , soit , au-delà d’une distance raisonnable , appeler l’hôtel qui me l’envoyait alors par colis postal , mes cris de douleur ne cessant toutefois pas avant que ma chère souris ne dorme enfin à nouveau avec moi .

S’aventurer à dire que je suis destiné à passer ma vie à dormir avec des souris serait particulièrement déplacé de votre part .

Des fois , l’ignoble se produisait . La souris disparaissait sans laisser d’adresse , et au bout de 48h de douleurs diverses et variées pour moi et les oreilles de mes infortunés parents , ces derniers prenaient la direction du magasin qui la vendait , et me ramenaient à la maison un nouvel exemplaire de la peluche , inventant une touchante histoire de fugue de ma créature .

Faites moi penser à un jour vous raconter l’histoire de l’oisillon qu’on avait recueilli , et qui un jour ou j’étais absent , avait été réclamé par ses parents pigeons venus le chercher .

J’ai enfin compris ce qui avait réellement du arriver à l’oisillon , il y’a 1 an seulement .
Fin du énième hors sujet .

Un jour , l’abominable se produisit . Après une nouvelle perte de ma peluche , ce qui m’amène au passage à penser que j’étais quand même prédestiné à perdre ma carte bleue 6 fois par an et en moyenne , le magasin qui la vendait était en rupture de stock , stocks que le chéquier de mes parents avait du probablement faire fondre comme neige au four à micro ondes .

Je viens de comprendre l’origine des ennuis financiers de mes parents à l’époque .
Zut , encore un hors sujet .

Rien . Rien , aucune levrette , aucune fellation , aucune partie de jambes en l’air sous une douche brûlante et avec un peu de Connells 74’ 75’ en fond sonore , rien ne me laissera jamais un souvenir plus impérissable que cette journée de Novembre 94 , ou alors que nos cartons étaient à peine arrivés à Toulouse , et nous avec , je trouvais en vitrine d’un magasin de peluche près de la place St Georges ma chose , mon enfance , ma créature , ma Nini .

Nota Bene : Je ne dis pas non à la douche brûlante , toutefois .

(…)

Clément et Antoine dorment du sommeil des justes , ou presque .

Je me sirote doucement un petit lait chaud dans la cuisine , tout en pensant à cette enfance , jeunesse qui finalement me manque tant , moi qui petit n’attendait qu’une chose , avoir enfin un jour « ma » carte bleue , et ne dépendre de personne pour gérer ma vie .

Je suis tellement déçu .
C’est pas si chouette , la carte bleue .

Il est tard . Demain , une nouvelle journée à la con m’attend , et je sais que les chieurs , raseurs , et autres mesquineries de la vie quotidienne tenteront en vain de venir à bout de mes dernières réticences à passer à l’age adulte .

Je pose mon verre dans le lave vaisselle , comme un grand . Je range le lait , évitant par anticipation de m’attirer le courroux de mon colloc . Terrible effort , donc .

J’éteins la lumière de la cuisine .

Non sans avoir donné un grand coup de pied dans le piège à souris , afin de laisser à ma petite amie moustachue une nuit de répit de plus . Comme la veille , d’ailleurs …

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 14:12


Comme cela a pu transparaître dans mes derniers écrits avec plus de visibilité qu’une explosion d’usine chimique a quelques kilomètres d’un centre ville , cela fait quelques temps que je suis perturbé par un nouveau registre de questions existentielles, qui , si elles ne sont pas aussi tordues que celles que j’avais il y’a encore peu (« Comment vais-je traverser une grille de 3 mètres de haut avec mon vélo ? ») , n’en sont pas moins insoutenables .

« Comment ais je pu passer d’une cuisine au beurre , à l’huile et la crème fraîche 100% matière grasse à une cuisine raffinée et peu calorique ? » , croyez le , ça me perturbe .

Ce qui est insupportable lorsque l’on est en couple , du moins lorsque l’on s’appelle Nico et que d’une certaine manière , l’on a appris à s’attacher à ses gaffes quotidiennes , c’est que justement , les dites gaffes , par un phénomène aussi inexpliqué qu’angoissant , s’amenuisent , devenant aussi rares qu’une idée intéressante , originale et non démagogique dans un programme de candidat à la présidentielle .

C’est dire à quel point je deviens un type banal .

(…)

Il y’a un an de cela , j’avais arrêté mon blog , que je jugeais décidément trop néfaste pour mes vains et futiles espoirs de conquêtes féminines , ce qui était un constat pas nécessairement idiot , quoique la conclusion que j’aurais pu tirer aurait plus logiquement du être « arrêter de donner l’adresse de mon blog a celle que je veux séduire » plutôt que « dégommer mon blog » .

Le Nico est excessif , c’est bien connu .
Peu réfléchi ? Aussi , oui .

Sauf que . Un beau soir de Mai , je m’étais retrouvé infortunément face à celui qui est mon poison violent , mon tortionnaire, celui dont la simple présence a toujours suffit à me rendre aussi empoté et pathétique qu’une blonde tentant d’échapper à un tueur sadique dans un teen movie américain .

Et fort logiquement donc , après cette soirée passée en compagnie de Thomas , j’avais trouvé tellement matière à déblatérer dans mon blog que j’avais repris mes navrantes élucubrations en moins de temps qu’il n’en faut à un boulimique pour vomir son quart de pomme journalier .

Pas de jugement hâtif les aminches !
… Les pommes , c’est carrément indigeste .

Vous comprendrez des lors que hier soir , et après une dizaine de jours à avoir boudé mon blog , je n’avais d’autre choix que d’accepter d’aller voir mon bourreau pour enfin , me reprendre en main , et retrouver la hargne qui me faisait défaut pour reprendre la direction de mon clavier .

Bon dieu , j’en viens à comparer Thomas à ce bon vieux général Massu , qui avait en son temps su trouver les mots juste pour remonter De Gaulle lorsque avait éclaté cette bonne vieille kermesse dite de Mai 68 …

Il est vrai que Massu n’est pas réputé pour avoir été particulièrement aussi tendre que ce niais de bibi phoque , lors de ses menues « activités » Algériennes .

(…)

Hier soir , donc .

Thomas organisait une crémaillère , ce qui promettait d’être l’occasion en or pour moi de trouver un moyen à bon compte de me rendre ridicule , devant une assemblée de témoins prête au moindre signal à se gausser bruyamment sur l’être insupportablement tragique que je suis .

Ca partait bien , je dois dire . Avec l’art et la manière , je devenais très rapidement le lourd qui parle de politique et gesticule sur le balcon , quelques bonne âmes s’épuisant à tour de rôle auprès de moi à m’entendre rabâcher des futilités dont dans le fond , tout le monde se fout , à commencer par votre humble serviteur .

Le fait que j’ai aucune pièce d’identité , suite à la désopilante perte de mon portefeuille , pour voter demain y étant peut être pour quelque chose .

Hélas . C’était sans compter sur Thomas , ce fourbe . Sans doute jaloux de l’insolente réussite que j’affichais à me rendre ridicule , celui-ci reprit les choses en main , posant devant l’assemblée médusée avec ce qu’il convient de nommer une « bite en plastique » colée au front , tout en tenant de façon on ne peut plus sommaire une poupée gonflable aussi excitante que , et par exemple , Arlette Laguiller en tenue de soubrette .

Bon dieu , je viens d’imaginer Arlette Laguiller en soubrette .
Brrrr .

Je reprenais le flambeau du pathétique en chef en faisant accidentellement tomber ma cigarette allumée , qui commença à consumer mon jean au moins une dizaine de secondes avant que la douleur , devenue insupportable , n’éveille mes soupçons? Thomas me mettait échec et mat en virant tout le monde de sa crémaillère au prétexte franchement déconcertant que , je cite car vous pourriez ne pas me croire , « ses voisins se plaignaient du bruit » .

Je me relis , je suis encore incrédule .

Thomas . L’homme qui m’a volé , usurpé , dépouillé de ma réputation de meneur , d’organisateur de soirées , d’homme «indispensable» (si si !) dans mon groupe d’amis , me repoussant au rôle de sinistre bouffon en chef , Thomas , est devenu un colloc , raisonnable et monstrueusement sobre , effrayé par les cris d’une mégère hurlant sur son balcon «c’est pas bientôt fini ce bruit» , quand ma réaction serait encore aujourd’hui de répondre à cette sinistre dinde « Et alors ! Ton célibat ou ton chat, ta vie pathétique dans un immeuble de seconde zone et ta solitude monstrueuse ne t’empêchent pas déjà de dormir? Ca me semblerait plus cohérent , époustouflante connasse ! » .
Thomas , le Thomas , mon tortionnaire , mon Massu , Thomas est un étudiant fini .



Moi pas .

Et c’est fou ce que j’ai de nouveau envie d’écrire , tiens .

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 14:46


J’ai toujours aimé les gares .

Il y’a dans une gare , une ambiance toujours assez particulière , une impression d’anachronisme constant auquel se mélange avec une certaine facilité mon éternelle nostalgie pour les ambiances rétro . Lorsque je flâne sur le quai , j’imagine , rêve debout en évitant toutefois de heurter plus d’un passager à la seconde (vaste utopie) , à ces millions de personnes qui ont débarqué de leur train , à leur histoire , aux soulagements qu’ils allaient éprouver , aux ennuis sans fond qu’ils allaient tenter de résoudre dans une folle course contre la montre …

J’avoue extrapoler : tout le monde n’accumule pas les emmerdes comme je le fais avec bonheur .

Lorsque ce matin là , je passais quelques minutes à observer son train partir , train qui quoique arborant une apparente forme de modernité , ne sut s’empêcher dans son accélération de provoquer sur un aiguillage le même grincement hideux qui m’aurait rendu coupable d’assassinat de prof ne sachant pas manipuler une bête craie , j’étais pris d’un lourd sentiment de solitude , et , quoiqu’ils puissent légitimement douter , au vu de l’heure effroyablement matinale qu’il ne s’agisse pas d’un martien vêtu de ma peau qui débarque et non leur affectueux Nico , je décidais de rendre visite à mes petits parents .

Lorsque l’on prête une oreille discrète aux actualités , et que l’on a passé les informations routinières du type 100 irakiens en moins par ici , une compagnie pétrolière a (sur)multiplié ses bénéfices par là , on peut se rendre compte dans des petits reportages tout ce qu’il y’a de plus anodins qu’une foule de chercheurs désœuvrés est payée à expérimenter , analyser les données les plus crétines (« c’est une information qui vise le prix Nobel : se frotter avec sa serviette trop fort à la sortie de la douche peut déclencher un cancer . Un reportage de … ») lorsque personne n’a encore aujourd’hui songer à élucider cette question éprouvante :
Pourquoi le simple fait de passer la porte de chez ses parents suffit a vous faire perdre instantanément 15 ans ?

… Freud ? Qui est-ce ?

C’est un fait . Je peux avoir du prendre des décisions terribles durant les deux dernières semaines . J’ai pu me comporter en adulte (si si !) , subir des dîners mondains , faire l’amour et pas forcément que dans un lit , envisager de me passer sous un bus histoire de voir si mon cerveau tourmenté arrêterait au moins 5 secondes de me traumatiser , bref , je peux avoir une vie solide et bien construite , mais , que je passe la porte de chez mes parents , et je redeviens instantanément le Petit Nico qui suscite l’hilarité de tous lorsqu’il déblatère innocemment sur un film de caméscope que j’ai omis de brûler , malencontreusement .

Je finirais bien par tous les avoir .

Ce phénomène s’est d’autant plus amplifié que depuis que je suis parti de chez mes parents , je ne m’y pointe plus que très rarement , ce qui contrairement à ce que les mauvaises langues veulent bien dire , n’a rien à voir au fait qu’il me suffise d’un voyage par semaine pour pouvoir utiliser à bon escient la bonne volonté de ma douce petite maman et de sa machine à laver (sic) , mais tout simplement que cette cure de jouvence que j’y fais , si elle est atrocement agréable , ne rend que plus désagréable le retour à la réalité , à savoir le moment ou je repasse la porte de chez eux dans l’autre sens , et que je redeviens « grand » Nico (si mon mètre 74 ose ainsi s’exprimer) , confronté à sa vie et ses angoisses .

Tandis que si je reste dans le monde hostile tout le temps , je n’ai pas à accuser ce type de contrecoup .
CQFD .

Quand j’arrive à la porte du bas , je glisse une première clé tout en me remémorant toutes les fois ou je le faisais avec une certaine appréhension . Le carnet de notes est il arrivé ? Et pourrais l’intercepter , ou papa a t’il déjà mis la main dessus et s’apprête a faire de même sur moi sitôt que j’aurais passé la porte ? Vais je coucher avec la fille qui m’accompagne , et surtout , comment éviter demain que Marine n’ouvre la porte de ma chambre un peu trop brusquement pour l’empêcher de tomber nez à nez (enfin question de point de vue) avec les fesses de ma copine ?

Quand je vous dit que je me pose toujours plein de questions saugrenues .

La montée de l’escalier ? Le temps pour moi de me souvenir en souriant des folles courses dont il a été le témoin , lorsque celle qui m’accompagnait , tout à coup enjambait les marches avec une célérité démente , et que je faisais exprès de ne pas la rattraper et donc perdre , car dans les cas inverse , une soupe à la grimace de l’autre allait me gâcher au moins le début de la soirée …

J’ai aujourd’hui , à force de perpétuer ce souvenir , acquis une réputation démente de type montant un escalier plus vite que l’éclair .

Ca y’est Alexandra , tu sais maintenant pourquoi je montais ton escalier en moins de 19 secondes .

Il y’a quelques semaines de cela , j’avais passé vaillamment ses deux étapes Flashback obligatoires , et j’arrivais enfin à l’appartement de mes parents . Je poussais doucement la porte , me doutant que l’heure très matinale de ma visite pouvait faire que je sois le premier de la famille à être debout .

Une fois n’est pas coutume .

Pas un bruit . Une obscurité totale dans l’appartement , la même impression qu’éprouvait l’équipe de secours accourant à l’aide de tintin et de ses joyeux potes dans « on a marché sur la lune » , celle d’un palais du sommeil ou le temps s’est figé juste comme ca , pour voir .

Comme 3 ans plus tôt , je marchais sur la pointe des pieds , sélectionnant minutieusement les lattes de plancher grinçant le moins , exercice que je constatais beaucoup plus facile à faire sobre comme à l’instant présent , plutôt que légèrement éméché , vers 3h du matin les années précédentes .

Cet exercice périlleux allait me prendre tout de même 2 minutes pour faire 3 mètres , tout en ayant doucement refermé la porte d’entrée , une abomination sans nom grinçant sur le dernier millimètre de fermeture , inexorablement .

J’ouvrais enfin doucement la porte de ma chambre .

Le noir total baigne la pièce . J’en connais le moindre recoin , cette chambre que j’ai aimé et honnis à la fois , ou j’ai aimé , pleuré , rêvé , gaffé , bref , ou le Nico a poussé , sans doute dans un confort trop cotonneux pour que je puisse un jour appréhender réellement ce qu’est la vie en dehors du cocon familial .

J’ai essayé de reproduire cette chambre dans mes nouveaux appartements .
Vainement .

Quelqu’un respire . Je ne le vois pas : je sais qu’il est la . Dans ce qui était mon lit , un intrus à oser y prendre place , et me remplace , moi , occupe mon rôle d’éternel dormeur , sitôt que j’ai le dos tourné et que je tente de faire face à ma vie et au monde extérieur .

C’est insupportable .

Mesquin , je songe à réveiller ce qui doit être un ami de ma sœur , décidé à lui montrer qu’il est chez moi , que personne ne me remplacera jamais , que j’ai beau payer des factures Edf , j’en reste pas moins l’éternel adolescent qui vit dans cet espace , présent ou pas , peu importe .

Je fais craquer une latte de plancher . Intentionnellement , évidemment .

« Nico ? C’est toi ? »

Horreur . L’inconnu . Celui qui me remplace . Celui qui me réveillait . Celui qui s’indignait de mes siestes à rallonge (2h de l’après midi , indécent c’était , selon lui) . Celui que , chaque fois que je l’observe à la dérobée , me renvoie par notre troublante ressemblance le reflet de ce que je serais dans 30 ans , au moins physiquement .

Mon père .

(…)

J’ai mis plusieurs mois à me remettre de cet étrange scène ou , dans un concours de circonstance matinal , le fils allait se retrouver dans le rôle du père , ce dernier réduit au rôle du Petit Nico que je fus et qui s’éveillait en sursaut comme s’il s’excusait d’avoir dormi , il y’a de cela 3 ans , déjà . 

Et tout a commencé sur le quai d’une gare …

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 19:48
J'ai eu le véto au tel ...
Bref :


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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 09:53


«
Bonsoir , je voudrais savoir à quelle heure s’est terminée la soirée Blog sur Garonne ? » , demanda le Nico essoufflé , ce soir là vers 1h du matin …

« aux alentours de minuit trente , monsieur » .

 

Damned .

 

Je me doutais qu’il serait vain d’espérer qu’un ou deux blogueurs aient eu l’amabilité de croire en ce fameux quart d’heure 4 h toulousain , mais bon , dans un élan d’optimisme , j’avais bravé la pluie fine et glacée qui s’abattait sur la ville pour jeter un coup d’œil à cette soirée dont j’avais prévu de faire partie .

 

Mauvaise synchronisation , en somme .

 

Alors que je rentrais dépité chez moi , je repérais une petite forme blanche au sol , et mon œil habitué à s’attendrir devant les boules de poils en tout genre (sic) , je commençais à sourire bêtement devant ce petit chat qui … qui …

 

« Bon dieu , qu’est ce qu’il a ce chat ? »

 

La bestiole était allongée sur le sol , et si elle remuait , il semblait évident que son arrière train avait subit une contrariété , probablement sous la forme de la roue d’une sombre raclure de conducteur n’ayant même pas songé à s’arrêter à la vue de son « méfait » .

 

Le Nico oublie tout . Oublie que sa petite amie l’attend chez lui et qu’elle risque de croire qu’il n’a pas tenu scrupuleusement sa promesse de ne jeter qu’un simple coup d’œil à sa soirée , oublie de massacrer ses cons de passants qui en voyant la pauvre bête font « tiens , un chat » et continuent leur route en riant bêtement , oublie sa répulsion envers ce qui porte un béret ridicule et une matraque et fonce vers la voiture de CRS stationnée sur la place .

 

Ce que l’on ne ferait pas pour une boule de poils en détresse .

 

« Bonsoir (dit-il sur un ton passablement paniqué) , je sais que ce n’est pas votre travail , mais il y’a une pauvre bête qui git sur le trottoir et visiblement souffre , sauriez vous au moins ce que je peux faire pour l’aider ? »

 

J’évitais de me laisser aller à une violente diatribe lorsqu’un policier , pour montrer qu’il ne partageait ma conception de l’assistance aux chatons en danger , faisait mine de me prêter son pistolet pour achever la bête .

 

Mais il ne m’aurait vraiment pas déplu de lui voler dans les plumes , à ce poulet là .

 

Après être foncé me chercher un sac que je garnissais de serviettes , j’allais chercher ma voiture garée à 15 minutes de là (le temps pour moi de ressembler définitivement à une poule mouillée) , et attrapant le chat avec le peu de douceur qui me sied encore , je fonçais chez le vétérinaire le plus proche .

 

« Accroche toi mon chaton , tu vas voir , je t’amène chez quelqu’un qui va prendre soin de toi , tu ne mourras pas cette nuit , hein dit ? Je vais m’occuper de toi … »

J’arrivais assez vite à la clinique vétérinaire .

 

« Bonsoir , je suis la personne qui a passé 3 appels paniqués tout à l’heure ! »

J’ai la regrettable habitude de ne pas savoir me présenter simplement .

« Posez le chat là »

J’avais un haut le cœur quand ce con de véto auscultait le chat en le prenant sans ménagement par la peau du cou .

« Mmm , il a l’air mal en point . Pas de tatouage , mais à priori , il a des proprios , même s’ils ne semblent pas trop s’en préoccuper . Vu qu’il faudrait l’opérer et que cela coute cher, ca m’étonnerait qu’ils ne se manifestent pour le sauver . »

Nico se sent les jambes bien flasques , et la voix un peu plus fluette que quand j’avais 7 ans et que je chantais mieux que ces culs de choristes .

« Combien couterait l’opération ? Je peux me débrouiller ! »

Le vétérinaire me regarda froidement .

« Ecoutez , il y’a des dizaines de chats non blessés à la SPA . Ceux la valent plus la peine qu’un chat mal en point … »

 

Eh bien , non . Ce chat a été écrasé par un fils de p*** qui n’en a rien eut à faire de voir cette pauvre bête blessée , et a laissé cette boule de poils paniquée et pleurant (ca pleure un chat , si si) sous la pluie , croyant sans doute qu’elle allait y passer cette nuit (la chèvre de Mr Seguin ne savait elle pas qu’elle allait mourir , alors un chat ? Pourquoi pas ?)

 

Je veux sauver cette bête . Et je la sauverais .

 

Ps : j’accepte les chèques de 10 à 30 centimes d’euro (par exemple) pour financer l’opération « félin cassé » … Envoyez vos pièces jaunes (de toute façon , Bernadette ne les mérite pas) au 9 place Esquirol - Toulouse (ordre : Nicopoi) , la survie d’un félin en dépend peut-être .

Et les nerfs d’un Nico ami des chats , aussi .

 

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