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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand
  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 18:11
Ca donnera ca comme post pour aujourd'hui ...

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 22:53



J'étais déja fan des ordis , et je ressemblais a ca ...
Ah ... mes jeunes années ...
























Quand je pense que je suis devenu la chose ci dessous , j'ai de violentes envie de meurtre(s) , de voter Bush , fumer et boire (comment ca déjà fait ?) , de jeter mon ordi par la fenêtre , participer à la collaboration avec l'occupant , organiser des pogroms dans les maisons de retraite , rouler en 4x4 , incendier des bus , travailler dans le secteur marketing de l'industrie du tabac , ne plus faire de tri sélectif et de devenir un mac , odieux de préférence ...


Saleté de crise de la vingtaine .


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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 17:15
Un Nico se cache au milieu de cette bande de mouflons , saurez vous le retrouver ?

Epreuve annexe :
- Devinez combien de litres de vin a bu Mme B , ma brillante prof de CP.
- Situez l'année de cette photo . Ceux qui me rajeuniraient sont des amis . Merci .
- Trouvez une raison au fait que la petite fille devant Mme B fasse une telle tronche .
- Dans quelle ville cette photo a t'elle été prise ?
- Analysez les goûts vestimentaires des années 80 . Pourquoi sont ils si monstrueux ? Vous développerez dans un paragraphe de préférence acide et cruel .

L'épreuve est notée sur 10 , gare aux cancres et aux tricheurs .
Pensez a cliquer sur la photo pour l'agrandir . Ce serait con de rater ca ...

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 16:40
Un certain nombre d’enfants se plaignent d’êtres l’enfant unique , et d’ainsi avoir eu leurs parents sur le dos en permanence , certains poussant le vice jusqu'à regretter de ne pas avoir eu une petite sœur ou un petit frère a martyriser , et sur qui laisser tomber la vindicte parentale lorsque ayant renversé le contenu d’un vase plein sur le tapis tout neuf du salon , il apparaissait providentiel de la laisser accuser de cet odieux forfait .

Ceux la ignorent de toute évidence la dureté que de retrouver son quotidien chamboulé par l’arrivée d’un bébé hurlant .

Lorsque Marine est arrivé dans mon quotidien , j’avais 4 ans . Des le départ , cela n’a été que des emmerdes . Alors que nous allions rejoindre ma mère a la clinique , j’avais le malheur de marcher dans une merde encore fumante , l’odeur atroce empestant de ma semelle m’empêchant de percevoir de qui le bébé ou ma chaussure pouvait empester le plus .

L’engueulade de mon père ne m’aidant pas a être objectif sur ce point .

Lorsqu’il fallut ramener la chose a la maison , je tentais d’être conciliant , gentil , enfin j’essayais de ne pas faire d’histoires , bien que je sente outrageusement humiliant que mes parents prennent autant de temps qui m’eut plus justement été consacré a s’occuper de cet être rose et glapissant plus efficace que moi a les réveiller la nuit .

On m’attribue cruellement cette petite phrase « Elle s’en va quand Marine ? » .

(…)

Nous déambulions joyeusement en famille devant le jardin des plantes , bien que j’affiche plus personnellement une humeur assez groumph du fait que mon père joue bêtement avec ma sœur , qui gloussait d’une manière terriblement crispante , simplement parce que mon daron s’amusait a la jeter en l’air et la rattraper .

Et non , je n’étais pas (si) jaloux .

L’acte était il prémédité ? Voulais je a ce point redevenir le fils de mon père ? Pensais je juste vérifier la véracité de la Théorie de l’attraction universelle si chère a Newton ?

Toujours est il que j’ai chatouillé mon père pile au moment ou il avait jeté Marine en l’air .

Ça c’est passé très vite . Mon père dans un geste de réflexe , a resserré les bras autour de lui , et dans un bruit somme toute amusant , ma sœur retomba comme une masse au sol , dans un atterrissage évoquant a l’envie celui d’un Boeing 747 soudainement privé de ses ailes .

Dans une Bd , le « Boum » aurait été très coloré , avec quelques petites étoiles …

Parents , faites gaffe a vos enfants plus unique .

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 19:15
Dans cette pièce aux couleurs pastel tous les bruits prennent des résonances métalliques aussi nous efforçons nous de parler bas afin d'épargner nos tympans .
Afin aussi de ne pas réveiller le machin bleuâtre qui repose dans une boîte transparente à un mètre de nous.
De temps à autre émane de lui comme un soupir ou un couinement pas insupportable mais pas agréable non plus.

Il est là depuis deux ou trois heures mais déjà nous avons senti que nous allons être obligés de le garder pendant longtemps. Il a raté son arrivée et il faudrait être animé d'une solide mauvaise foi pour le trouver beau: des jambes de grenouille aux pieds retournés, des plaques rouges partout, des cheveux filasses et clairsemés un vague regard avec des yeux qui se croisent en louchant horriblement, seule une infinie tendresse nous le rend unique et adorable.

Avec ça une insatiable faim qui s'accompagne de cris stridents. Une incompréhension (déjà!) de nos besoin en sommeil et en repos et une attitude scandaleusement égoïste. Je suis, nous sommes à sa disposition.

C'était le 1er octobre 1983, dans sa couveuse vitrée Nicolas commençait à nous pourrir la vie.

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 16:20
J’arriverai à Lille vers 10H30 .

J’ai tout prévu . J’ai eu le temps . Je n’irai pas à l’aéroport avec ma voiture : elle pourrait ne pas démarrer , être bloquée par un camion , je pourrai crever , un premier ministre Togolais pourrait décider de faire un méchoui sur la rocade , protégé que serait cet énergumène par son insupportable immunité diplomatique , comme ne manquerait pas de me le faire remarquer le policier qui m’embarquerait après que j’ai joins le dit premier ministre aux saucisses qui grillaient sur son barbecue .

Il parait pourtant que je suis plus patient que mon père . Ça reste a voir .

Je pourrai même glisser sur une plaque de verglas . Avec ma chance , le fait que le thermomètre ne soit pas encore descendu en dessous de la barre des 15° ne saurait être une garantie suffisante . Après tout , il ne faisait pas si froid ce jour ou une improbable plaque de verglas eut le malheur de se trouver sur le chemin de ma parfois contestable conduite . Après les quelques tonneaux que j’avais fait ce jour la , la voiture avait échappée de peu a la casse .

Moi aussi d’ailleurs , après que j’ai du en informer mon entreprise …

J’ai renversé tous mes tiroirs , détruit mes amoncellements de papiers , cartes postales , publicités , horaires divers et autres lettres de service pour enfin trouver les horaires de la « navette » qui va du centre de Toulouse à l’aéroport . Au bout de 20 petites minutes de recherches et d’hurlements hystériques (« Bordel , qu’est ce que j’en ai foutu ??? ») , j’ai fini enfin par mettre la main dessus .

Qu’il s’agisse des tarifs et horaires de l’été 2004 ne m’alarma pas plus que ça : cet autobus passe sous mes fenêtres avec une telle régularité qu’il pourrait servir de chronomètre universel . Au bas mot .

Je prends soin de me coucher tôt , de ne prendre qu’un demi somnifère pour ne pas être assommé demain matin , soit dans 3 petites heures quand mon odieux réveil sonnera . Et il sonnera ! d’abord parce que je l’ai longuement testé (c’est mon téléphone qui fera office de bourreau) , ensuite parce que j’ai demandé à Catherine de régler le sien 5 minutes après que le mien ait réveillé l’immeuble , et moi accessoirement .

Ce n’est pas de la prudence . Appelons ça plutôt un excès de zèle motivé par des expériences désastreuses en matière de réveils matinaux .

Demain matin , je n’aurais pas à repasser par ma chambre après ma douche et risquerais moins de me prendre les pieds dans un inévitable obstacle , ce qui a d’ordinaire l’habitude de réveiller en sursaut Catherine , et accessoirement de la mettre d’une humeur du genre massacrante .

Autant dire que nos petits déjeuner sont régulièrement assombris par ce type d’anecdote .

Je m’habillerai dans le couloir , face aux miroirs géants qui certes ne me flattent guère mais je n’éclairerais pas a giorno pour éviter que l’image renvoyée par les miroirs ne me mette de mauvaise humeur . J’entrerai ensuite dans le salon , empêcherais cet idiot de chat de profiter de l’ouverture de la porte pour filer , et irais dans la cuisine me préparer un petit déjeuner ultra rapide .

J’envisage avec gourmandise un café et des toasts pour ne pas partir « le ventre vide » comme disait ma mère , et aussi parce que je ne sais pas si la compagnie aérienne qui me transportera m’offrira (ou me vendra, je ne suis pas totalement radin) la « collation » de rigueur , repas a peine digne pour un bagnard , consistant en un mauvais thé et une viennoiserie défraîchie .

J’ai calculé qu’en me levant à 5H45 j’avais largement le temps de tout faire , de descendre le boulevard jusqu’à l’arrêt de la navette et d’attraper celle de la demie ou , au pire , celle qui suivra à 7H . L’embarquement se fait jusqu’à 8H15 et il faut moins de 20 minutes pour relier l’aéroport . 

Tout cela bien évidemment dans le meilleur des mondes .

Ce lundi matin tout se passe bien . Je ne trébuche pas en me levant , la douche est normalement chaude (je ne me brûle pas au 3eme degré pour une fois) , le shampoing « prend » (j’ai une tête normale les cheveux une fois secs) , je ne me coupe pas en me rasant , je réussis à rester raisonnable avec l’eau de toilette et le déodorant ne tombe pas sur le sol , pas plus que son couvercle dans le lavabo (une de mes grandes spécialités) ; l’épreuve du miroir est passée avec succès : je me plais bien ce matin . Pas de mèche en bataille , pas de trou trop voyant dans la chevelure , l’œil est vif , le regard clair et l’allure jeune .

Le nœud de cravate est raté mais somme toute pas pire que d’habitude : tout va bien donc .

J’ai bu mon café sans m’ébouillanter , sans me brûler la langue et sans faire une tache au milieu d’un des motifs de la cravate . Décidément tout va bien ! Naturellement (c’était avant que je trouve une pince spéciale crée à cet effet) , je me suis carbonisé le bout des doigts en retirant les tartines du grille-pain . La confiture de fraise était tellement liquide que j’ai fait une tache colleuse sur la nappe propre et le lave vaisselle était plein à ras bord de vaisselle propre mais pas rangée . Il a donc fallu que je lave tasse, assiettes et couverts .

Les projections d’eau ont heureusement disparu sans laisser de tâches visibles sur la veste .

Ne voulant pas « me mettre la pression » tout seul , j’ai essayé de ne pas regarder par la fenêtre pour ne pas guetter la navette . De toute manière si elle passe devant la maison , il m’est mathématiquement impossible de l’attraper , ce que pourtant je ne pourrais -me connaissant- m’empêcher de faire dans une poursuite grotesque , mais plus cruellement , vaine .

Mon inconscient ? mon sixième sens ? Appelons cela comme on veut , en tout cas il enregistre pourtant que si je n’ai pas cherché à la voir passer , je ne l’ai ni vue , ni surtout , entendue .

Le stress arrive et avec lui l’idée de fuir l’appartement et de me précipiter à l’arrêt du bus . C’est ce que je fais , négligeant d’embrasser ma femme qui somnole encore dans le lit , ce que je lui avais pourtant promis de faire hier .

Elle attendra une semaine de plus , qu’est ce que 7 jours ?

Le soleil n’est pas encore levé , le boulevard est totalement désert , le tabac ouvre : c’est bon , je suis dans les temps . Quand même , la première des 2 navettes possibles devrait passer maintenant . A moins que je l’ai ratée celle-là ? pas grave reste l’autre .

J’attends depuis de longues minutes dans la nuit , ce qui ne serait pas grand-chose s’il ne faisait pas un froid dantesque . La circulation s’intensifie . Les phares m’éblouissent . Et tous les bus de la région semblent s’être donnés le mot et s’arrêtent plus haut au feu rouge . De loin je ne peux voir s’il s’agit de cette navette qui commence tout de même à tarder . Bon , j’ai semble t’il le temps d’aller chercher des billets au distributeur .

Naturellement , il est en panne .

Celui qui est sur le trottoir plus haut fonctionne . Mais me donne un billet de 50€ . A coup sûr le conducteur de la navette me refusera cette grosse coupure , faute de monnaie . Ai-je le temps d’aller à la boulangerie , 50 mètres plus bas sur le boulevard , que j’ai de la monnaie et puisse éviter une incarcération pour homicide sur chauffeur de bus ? Oui , toujours pas de navette en vue .

Dans l’inconsciente ignorance de la sourde colère montant en moi , la boulangère met fort logiquement un temps infini à servir une cliente qui semble vouloir acheter des viennoiseries pour une petit demi centaine de personnes .

Je sors précipitamment de la boulangerie , mon sac de voyages est affreusement lourd (« une collection d’enclumes » dirait Nicolas) et s’accroche partout . L’abri de bus est plein de personnes dont l’inquiétude se traduit par un recours anormal et précipité à la lecture de l’heure sur leur montre ou leur téléphone . Un gigantesque camion s’est garé en double file devant nous et nous masque la circulation . Même plus moyen de guetter l’autobus .

Et l’heure qui tourne plus vite qu’un concorde avant un petit incident pneumatique . En comptant machinalement dans ma tête , je me rends compte qu’à moins que la navette arrive dans les 3 ou 4 minutes qui arrivent , mon arrivée à l’aéroport avant la fin de l’embarquement tient de la gageure tendance  insurmontable .

Il faisait peut être froid , mais d’un coup l’atmosphère ambiante m’apparaît celle d’un sauna . Déréglé .

Un taxi ! appeler un taxi ! C’est jouable . J’appelle la centrale de réservation : ils sont naturellement débordés . Je repars vers la Place Wilson , alors qu’il fait maintenant jour . Le sol humide luit tristement . Et toujours ce sac pesant plus lourd que jamais . Alors qu’il traîne toujours une meute de taxis autour de cette foutue place , ils sont aujourd’hui aussi nombreux que des témoins a un procès Corse .

Rarement vu cette place aussi vide .

Je repars en sens inverse vers l’arrêt du bus . Il y a foule maintenant . Un jeune couple m’interroge quant aux taxis et semble anéanti par ma réponse . Ils disent avoir un billet d’avion  non remboursable et une correspondance à Paris pour rejoindre un voyage organisé . Les langues se délient . La colère monte .

Quelques minutes encore et la révolution Bolchevique apparaîtra en comparaison a peine plus agitée qu’un bal populaire .

La navette arrive enfin : elle est bondée . L’opération de chargement prend un temps fou . Le conducteur semble faire durer à plaisir l’encaissement de chacun des passagers . Il nous apprend avec désinvolture que la cause du retard est une panne survenue à 2 autres navettes qui ont désorganisé le planning de la compagnie .

Et le mien , lui fais je remarquer sur un ton plutôt glaçant .

Il confirme ce que tous nous redoutions : non , il est impossible qu’on soit à l’aéroport dans le temps record de 15 minutes . La circulation fait maintenant des thromboses , l’arrêt suivant est l’occasion de faire monter un million de personnes plus lourdement chargées que les Rois Mages . Nous sommes tassés dans une chaleur et une buée pénibles .

Nous repartons avec la même vitesse ridicule . Il aurait probablement été difficile de collectionner plus de feux rouges . Notre chauffeur fait des politesses aux camions qui se garent sur le marché. Il laisse passer les crispantes vieilles dames qui traversent n’importe où avec leur ridicule chariot de courses d’où émergent déjà des branches de céleri .

A 8H20 est-il indispensable d’aller acquérir du céleri ?

A l’arrêt Compans-Caffarelli , je sais que c’est fini : Il y a 2 avions pour Lille aujourd’hui , je viens de rater le premier et le second sera probablement aux alentours d’une heure indécemment tardive . C’était mon premier jour de travail , mon nouvel employeur va pouvoir être fier de son nouvel employé , si ponctuel …

Je respire une fois sorti de cet enfer roulant et décide d’appeler mon boss pour lui éviter l’aéroport de Lille Lesquin . Le ton plutôt sec de ce dernier me laisse supposer qu’il ne goutte que très modérément la notion de ponctualité Toulousaine .

Je ne savais pas qu’on pouvait avoir un tel panel d’insultes en stock aussi tôt le matin .

Sympathique matinée , vraiment .



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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 16:19
Vu le succès remporté par le paternel , je lui fais une dernière fois honneur avec ce dernier "scan" ...

Ps : et je n'ai surtout pas eu le temps d'ecrire un article digne de ce nom de la journée . Me rattraperais demain ...



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20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 15:57
Lorsque j'habitais chez mes doux parents , pour peu que je rentre a une heure plutot tardive (cad 6 jours sur 7 , ndrl) , je me retrouvais avec des petits mots sur mon lit qui avaient indéniablement leur charme .

Je vous laisse en juger ...












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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 19:51
Inutile de dire que ma première tentative fut donc un échec aussi royal que le débarquement de la baie des cochons , la médiatisation en moins toutefois .
Il me fallait rebondir après cet échec lamentable . J’ai heureusement cet été là développé mon impressionnante capacité a encaisser sans trop broncher .

… Cela m’a pris quand même plus de temps pour ensuite apprendre a rebondir .
 
Je devais encore en être a ruminer sur la colline d’en face quand est arrivée « Zeta-Jones » , jolie brune ayant une apparente ressemblance avec la créature de « My Shoes , Please » .
Je concède avoir oublié son prénom , mais j’avoue me souvenir de cette impression que j’ai éprouvé en la voyant …
Le loup de Tex Avery est un amateur a coté de ce que je fus .
 
Rebelote . Je tentais de plaire a la Zeta de mes rêves , mais cette fois je n’étais plus seul sur le coup …
 
Il y’avait 2 autres Nico salariés . Un Nico , ce n’est pas toujours supportable , mais 3 , je soupçonne un certain nombre de vacanciers d’avoir abrégés leurs vacances en raison cette inconcevable réunion (sauf peut être dans l’imaginaire d’un auteur déjanté de science fiction décidant un beau jour de trashéiser son registre) .

Le premier Nico était un paysan du coin qui eut du mal a croire quand je l’en informais qu’il y’avait une vie au delà de Pamiers , et le second était un couillon qui faisait partie de ceux qui 2 ans auparavant avaient exploré les fameux « coins pas sombres » de Montagnac .
 
Dois je préciser que je le détestais ?
 
(…)
 
Je sais manquer cruellement de crédibilité mais je pense sincèrement que j’avais une chance avec le clone particulièrement réussit de Zeta (j’ai de plus en plus souvent l’impression en me relisant de faire du « Michel Blanc » , croyant conclure plus que de nature …) . Bien que cela puisse apparaître comme difficilement concevable , j’étais le mieux des 3 (les autres avaient le désavantage sur moi d’une acné juvénile particulièrement virulente , pour ne pas dire que ça suintait tout court . Beaucoup .) et les 2 autres Nico avaient une conversation assez engagée -certes- , mais uniquement pour commenter la couleur du Muscat .
C’est a Montagnac que je m’engueulais (mais oui ! Souvenez vous …) avec un vieux débris du journal Le Monde sur Nietzsche , pour replacer dans le contexte …
 
Une fête de village approchait , et je savais que se serait l’occasion que nous attendions entre Nico pour sauter sur la belle .
… C’est bien évidemment le moment ou mes parents insistèrent méchamment pour que je les rejoigne au Cap d’Agde .
 
J’ai passé sans doute une des pires après midi que l’on puisse passer sur une plage , me morfondant a contempler impuissant ces putain de minutes qui filaient a une vitesse absolument consternante , pressentant que chacune me rapprochait d’un désastre Trafalgarien que je ne pourrais éviter loin du front ...
J’arrivais sous un prétexte fallacieux a convaincre mes parents qu’un impératif hors du commun me contraignait a repartir le soir même pour Montagnac .
 
Arrivé a Toulouse , j’hésitais longuement entre convaincre l’ETA et quelques vagues Corses indépendantistes que la gare Matabiau serve d’arsenal destiné a les combattre , ou égorger moi-même uns par uns les agents SNCF pour me venger d’avoir raté ma correspondance (la dernière , bien évidement) pour Pamiers .
 
Lorsque je suis arrivé aux aurores le lendemain , j’ai faussement tenté de me convaincre qu’après tout il ne s’était peut-être rien passé en mon absence , en venant presque a me dire que je préférerais infiniment me faire virer a l’arrivée pour avoir par une manœuvre maladroite vidé la piscine qu’un autre Nico que moi ait attenté a la dignité de Zeta-Jones .
 
Qui a dit que les mecs ne savaient pas se faire des vacheries au moins aussi bien que les filles?
 
Alors que j’entamais le nettoyage de la petite centaine de couverts ayant servi au premier service du petit dej , Nico le paysan venait me trouver , le sourire « tu vas morfler raclure » irradiant son visage . Je me retenais difficilement de lui envoyer valser dans le nez une tasse , attendant d’avoir quand même au cas ou confirmation de l’inévitable …
N le P : Tu n’aurais pas vu Nico ?
N. P. tout court : Non , je devrais ?
N le P : Ah merde . Alors tu n’aurais pas vu non plus Zeta ?
N. P. tentant de poser calmement le couteau qu’il nettoyait : Non plus , je devrais ?
N le fils de P. : Fais chier . Si tu les croises , dit leur que je les cherche . Tu es au courant qu’ils sortent ensembles ?
 
… J’ai décidé d’entamé ma première grève de la faim après avoir entendu ces derniers mots .
Je n’ai pas mangé pendant 10 jours , jusqu'à ce qu’une Bertolino pas née de la dernière pluie m’en fasse passer l’envie en me ramenant environ 5kg de Kinders .
 
Il fallait au moins ça .

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 19:49
J’ai mis un certain temps a cesser ma crise d’hystérie . Le temps en fait de me rappeler pour quelles raisons j’avais voulu venir a Montagnac .
 
Je concède lorsque j’ai particulièrement le moral et que je suis absolument certain de ne pas le penser totalement que je suis quelqu’un d’effroyablement superficiel . J’ai heureusement pour moi été jusqu'à mes 19 ans quelqu’un de vraiment gentil (je lâcherais le terme de « brave » si toute tendance masochiste ne me répugnait , ô divine providence …) mais malheureusement quelques jours après j’étais déjà devenu au niveau rapport hommes/femmes le plus parfait crétin .
 
Je ne me sens pas hélas le droit de dire aujourd’hui que ma jurisprudence ait terriblement évoluée …
 
Bref , assez palabré . La seule raison aussi inavouable soit elle pour laquelle j’ai été m’enterrer dans ce trou perdu a des heures pleines de toute forme primitive de civilisation , était que je voulais finir l’été un peu moins puceau que je ne l’avais commencé .
Et mes souvenirs vieux de 2 ans de jeunes idiots baisant dans tous les recoins pas forcément sombre de la maison n’avaient pas plus d’ancienneté dans ma tête qu’une dizaine de minutes . Moins 9 minutes .
 
J’ai une mémoire affligeante de par son contenu …
 
Ceci étant , j’aurais pu ! J’y ai tellement cru que j’ai été incroyablement crédible par la suite quand j’ai raconté mes exploits sexuels et saisonniers , mon imagination débordante me servant a point nommé les détails qui malheureusement m’avaient fait défaut sur le moment .
C’est ainsi que Constance croyait encore il y’a moins de 15 jours que je m’étais fait dépuceler sur une table de ping-pong …
 
Pour être franc , je n’aurais pas été contre . J’avais fleurtouillé avec la fille de vacanciers qui semblait ne pas s’être rendu compte de mon inexpérience manifeste , du moins jusqu'à ce qu’il me faille passer de l’étape « je te séduis avec succès » a l’étape « Ça , c’est un bisou pour commencer … » .

Il m’arrive encore aujourd’hui de m’étonner d’avoir eut un certain nombre de conquêtes , d’autant que je pense encore aujourd’hui ne savoir répondre a la 1ère étape que par une étape inédite et très personnelle dite « Je me viande incroyablement alors que je n’avais plus qu’a t’embrasser » .

C’est ainsi que la partie de ping-pong achevée joyeusement aux alentours de 3h du matin n’aboutit sur rien d’autre qu’une petite balade au clair de lune ou je ne su que proférer que des banalités susceptibles de tout , sauf me permettre d’espérer le moindre bisou aussi chaste soit il , et que ma proposition de bain de minuit qui avait fait l’espace d’un instant croire a ma convoitée qu’elle n’était pas tombée forcément sur un niais fut forcément compromis quand les autres employés refusèrent de libérer la piscine pour donner une infime chance a mes improbables ébats nocturnes .
 
Probable que peu pensaient que j’arriverais a surmonter mon incroyable inexpérience , alors se priver de piscine pour un puceau en manque … c’était beaucoup demander .
 
Les gens ne sont pas coopératifs .
 
(Be Continued)

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