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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 20:52

J'ai toujours eu horreur de la cantine.

Elle est d'ailleurs à l'origine de l'un de mes premiers souvenirs dans la catégorie « traumatisme qui me fait hérisser le poil dès que j'y repense ». La cantine de ma maternelle (oui, je peux très bien me souvenir de la maternelle sans pour autant penser à régler mes impots sur le revenu avant la mi-Septembre) avait servi un plat tellement immonde (genre variante de l'endive au jambon, mais en bouillie) qu'en sortant de table, j'en avais, passablement irrité, décidé d'être odieux avec le premier abruti qui vienne me titiller sur la couleur de mon tricycle (j'habitais alors une banlieue de Paris très bourge aux maternelles très cossues).

Manque de bol, c'était alors mon père, qui avait consacré toute sa pause de midi à traverser Paris pour venir me voir, qui avait écopé.

Inutile de dire qu'il n'a par conséquent plus jamais consacré sa pause à traverser Paris pour venir me voir depuis ce jour là.

Puisqu'on parle du Padre, je tiens à évoquer un point qui me tient particulièrement à coeur avec les parents qui lisent ce blog, les futurs parents ou ceux qui le sont et qui ne le savent pas encore.

J'ai toujours la peur de voir débarquer une ex suivie d'un gamin se ramassant sur la dernière marche de mon escalier.

Un point je disais, donc , que je voulais évoquer. Bougres de parents, comment voulez vous qu'un enfant normalement constitué, et à fortiori mais c'est un exemple, gaucher inversé à tendance droitier maladroit, puisse apprécier la cantine, lorsque vous usez de l'inscription à cette dernière comme d'une menace si « le carnet n'est pas terrible » ? Hein ?

D'ailleurs, la notion de carnet pas terrible me semble trop vague pour être honnête.
C'est pourquoi j'irais en appel mais un peu tard contre cette décision de m'avoir inscrit à la cantine au CE1.

Question de principe.

La cantine, c'est bien simple, j'y repense chaque fois que passant à proximité d'une forme marron tendance jaunatre, voir même que je passe en plein dedans ce qui est toujours désagréable surtout lorsque c'est le jour où je porte des tongs, l'odeur émanant de la substance à terre (ou de mes doigts de pieds, donc) arrive à mes narines.

Je viens de comprendre l'origine de l'expression « un souvenir cuisant ».

Le problème avec la cantine, ce n'est pas que l'on vous y servait de la merde : mais c'est aussi que l'on vous obligeait de la manger. C'est en effet entre ces tables octogonales, sur lesquelles tronaient des carafes dans lesquelles un crétin avait toujours mis du sel/du poivre/du pain voir les 3, que circulaient les pires tortionnaires que l'éducation nationale ait jamais enfantée: les surveillants de cantine.

On a tous le souvenir d'un surveillant de cantine qui nous a obligé à finir un steak au gras/un gras au steak quelque part dans notre tête.

Du moins ca m'arrange de le penser, cela me ferait mal d'être le seul à avoir subi les violences alimentaires répétées des sbires des pires cuisiniers que l'on ait vu depuis ceux travaillant chez Flunch.
 
... Brune est fan de Flunch.
Beuh.

Il n'y a qu'un souvenir lié à la cantine qui me fasse gentiment sourire. Enfin deux si on prend en compte la fois où au lycée, alors que ma toute nouvelle copine rigolait de moi en disant que j'avais aucune chance de découvrir son nom un jour, son nom clignotait derrière elle sur l'écran de contrôle de présence de la cantine. Mais donc, le seul souvenir véritablement potable qu'il me reste de la cantine, ce sont ces verres.

Mais oui ! Ces verres duralex, dans lesquels tous les gamins se sont amusés à lire leur age en ricanant de celui qui avait un age inférieur au sien, même que maintenant dans la vraie vie, c'est l'inverse !

Ces verres étaient donc l'une des rares raisons valables de se poiler à la cantine, même entouré d'endives au jambon. Eh bien quand je vois que l'entreprise Duralex fait faillite, je me dis que franchement, l'avenir s'annonce pas rose pour nos (futurs) bambins, tiens.

M'enfin, m'en fous, je veux pas de gamin, alors hein ...



Ps personnel : Eric, ce texte date de 2008, j'ai eu le temps de changer d'avis et ce n'est pas parce que tu lis ces lignes que tu n'aurais jamais du voir (je croyais légitimement qu'en 2020, internet serait démodé) que tu échapperas à la cantine.

Non mais tu as vu ton carnet de note ? Hein ?

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Published by Nicopoi
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commentaires

Tata Huguette 29/04/2008 13:30

A la cantine de mon CES (car ça s'appelait comme ça à l'époque - que tu ne peux connaître mon cher Nico - tu permets que je t'appelle Nico), y avait des centaines voire des millions de fourchettes plantées au plafond. Et je me revois, engouffrant dans ma cavité buccale la merdouille cantinesque, les foufours au dessus de la tête, genre épée de Damoclès.

Nicopoi 07/05/2008 16:32


Des ... des fourchettes au plafond ?

Je me souviens des cartouches d'encre vide, mais ca !


Lly 28/04/2008 22:00

Meilleur et pire souvenir de la cantine : le concours de buveurs d'eau. Quelque chose comme une vingtaine de litres pour 5 enfants de 10 ans, ça fait beaucoup. La partie "pire" fut l'après-midi où l'instit nous empêcha de sortir pour "évacuer". On en pleurait presque.

Nicopoi 07/05/2008 16:33


Tortionnaire sadique, tiens.
Il avait pas fait Dien Bien Phu ?


pau 28/04/2008 12:32

Haaa les verres duralex et les surveillantes revêches..  Toute une époque ! en ma qualité d'enfant charmante au demeurant mais assez pointilleuse en ce qui concernait l'alimentation (càd, refusant de bouffer un magma inidentifiable), j'ai mené au bord de la folie quelques unes de ces rombières rancies, ce qui peut être considéré en soi comme un acte de salubrité publique.La pire s'appelait Jeannette. Il y a des prénoms qui vous prédestinent.

Nicopoi 07/05/2008 17:22


"rombières rancies" ...

J'adore .

Non, tout le commentaire en fait ^^


Shaya 28/04/2008 10:42

Pour la crainte des marmots indésirés, USE A CONDOM.Horreur, pire que le nu à chaussettes : TU PORTES DES TONGS?! Biiiingggg perte de dix millions de points de sex-appeal (Brune, désolée).Et pour Duralex, c'est tout un pan de notre culture qui s'en va.

Nicopoi 07/05/2008 17:33


Attends , pense que j'aurais pu porter des espadrilles !
^^


Foxy 27/04/2008 22:30

Et bien moi, mon pire souvenir alimentaire de la cantoche que l'on m'a forcé à enfourner c'est des courgettes farcies... L'horreur! j'en pleurerais rien que d'y repenser...C'est d'autant plus comique qu'aujourd'hui je mange des courgettes au moins une fois par semaine, et même avec plaisir... J'adorais le rituel des verres Duralex.D'autre part, je constate que tu prévois de donner le prénom de mon amoureux à ton fils, c'est pas une mauvaise idée, si on considère qu'il est la personne que je connaisse la moins difficile au niveau bouffe, ça peut servir car va savoir ce que la cantine mettra dans l'assiette de nos bambins en 2020...

Emil 27/04/2008 10:59

Mais il y avait aussi les assiettes, avec en dessous la marque écrite en bleu ou en noir, et suivant la couleur, l'âge écrit sous le verre c'est celui auquel on allait se marier ou mourir. Quand j'y repense c'était quand même un rituel compliqué.Et y'avait aussi les prières pour pas être celui qui allait devoir nettoyer la table et plonger sa main dans le seau rempli de mieux-vaut-pas-savoir-quoi baignant dans une eau brunâtre.

Nicopoi 27/04/2008 16:04



C'est fou tout de même comme les gosses peuvent êtres procéduriers !

Bon dieu, le coup du nettoyage de la table ... C'était au moins aussi abominable qu'aller aux WC de l'école en fin de journée.

Ce qui n'est pas peu dire.



Coupe_Kolonel 27/04/2008 06:46

Oh bon sang, j'ai l'impression de me voir dans ce post... Les verres Duralex, le pain, les endives au jambon...Je me rappelle de mes douloureuses oreilles lorsque la cantinière claquait la porte pour nous faire taire, gueulant d'une voix suraigüe "Vous allez vous la fermer ?", ce qui était finalement, assez comique. Et un prétexte pour recommencer la bataille de mie de pain.

Nicopoi 27/04/2008 16:09


Je vois que tes cantinières avaient autant de douceur en elles que les miennes ...
Qui aurait pu croire que tant de frustrées bossent dans la restauration publique ?