Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !
Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision.
Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci
étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?
Je me souviens qu'en 1983 une amie très chère nous avait reçus, mon ex et moi et un couple d'amis pour un dîner expérimental. Par
ce mot entendez que cette amie avait inauguré des recettes rares et compliquées et que nous étions parmi les tous premiers à participer à ces dîners qui seraient appelés à connaître des
successeurs.
Ouf. Fin de l'intro.
Je me souviens de délicates aumonières fermées par une tige de ciboulette et d'un dîner qui avait divinement commencé. Nous étions jeunes, nous étions beaux, nous débutions nos vies de personnes
mariées... c'était le paradis. Jusqu'à ce que l'un d'entre nous, au masculin, parle "du" clip de Michaël Jackson "Thriller" que la télévision diffusait en entier pour la première fois ce soir
là.
Innocente et inconsciente du gâchis sur le point de se produire notre hôtesse se débattait avec ses saumons à l'unilatéral lorsque nous allumâmes la télévision. (sortant de table par la même
occasion).
Peu connu encore, Michaël Jackson annonçait la couleur (si j'ose dire) en prévenant qu'il n'était pas un garçon comme les autres...
Le repas fût sacrifié à l'autel des morts vivants. Notre délicieuse hôtesse consternée de voir ses efforts culinaires réduits à néant fût fâchée mais ne réussit pas à nous empêcher de visionner
dans la foulée les clips de "Beat it" et, je crois, de "Billy Jean".
Un chanteur qui par sa seule apparition réussissait à détruire une telle harmonie était appelé à un grand destin. On l'a vu : il ne nous a pas déçus!
NB : A***. Je suis prêt à reprendre ce repas là où nous l'avons laissé.
Jean Jaurès, c'est à dire l'appartement de mes parents, où j'ai connu un certain nombre de mes conquêtes, est
presque vide. Tout ce qui en faisait l'âme s'est dispersé entre le nouvel appartement de mon padre, celui de ma « mam » et de ma soeur, et la déchetterie de l'ile du ramier.
Sans parler de quelques babioles qui n'ont fait qu'un passage furtif sur le trottoir avant d'atterrir pour quelques temps dans d'autres appartements du quartier Bayard.
Je frémis à l'idée des inepties dont ils seront témoins.
Une bande d'andouilles font actuellement rugir en bas de mon actuel appartement le moteur d'une voiture dont il semblerait évident au premier sous-doué venu que tel un vieillard retrouvé la
bouche ouverte devant le best-of de la chance aux chansons, elle a rendu son dernier soupir.
Probablement amusé devant ce vain acharnement, c'est probablement la raison pour laquelle j'ai finalement reposé la boite d'œufs que je tenais en main.
(...)
7 ans et quelques mois plus tôt.
Ma chambre, vaste euphémisme pour ne pas dire « place de l'étoile de l'appart » (4 portes, faut avouer que question intimité ça en impose drôlement) donnait directement sur les Allées
Jean Jaurès, ce qui me permettait lorsque je me fumais une énième cigarette au balcon d'avoir un panorama privilégié sur les quelques bouts de vie dont les passants me gratifiaient à leur
insu.
C'était particulièrement médiocre, en fait.
Un soir aux alentours de 3h du matin, j'avais eut le vif déplaisir de voir débouler dans un crissement de roues une voiture tellement bariolée que Claire Chazal en passerait presque pour
naturelle, et dans un braquage à faire frémir Rémy Julienne, la voiture allait se garer une quinzaine de mètres sous mon balcon.
En sortait alors une sorte de « Johnny fait moi tout » des temps modernes, qui non content d'avoir l'air passablement con, allait passer les 30 minutes qui allaient suivre à bichonner
sa voiture, tout en faisant hurler la musique toutes portes et fenêtres ouvertes.
Une sorte de « Je vous encule, tas de bourgeois qui dormez » bien convenu.
Mais en plus explicite.
J'ai attendu. Attendu que ce demeuré insoutenable finisse de faire briller son taudis roulant. J'ai éteint toutes les lumières qui auraient pu dénoncer l'acte qui allait suivre. Qui devait
suivre.
Et de toute façon, fallait bien qu'il paye, cette raclure.
Et puis j'avais pas sommeil, ça tombait bien.
J'ai toujours été une sombre loque dans tout ce qui a été les jeux d'adresse. En fait, j'ai même toujours été une loque, mais le débat n'est pas là donc je m'épargnerais pour ce soir.
Il n'empêche : s'il est bien une fois où j'ai incroyablement été adroit, cela restera cette fois, où à travers la fenêtre que j'avais à peine entrouverte, et à moitié recroquevillé, j'ai envoyé
voler cet oeuf dans une courbe absolument parfaite finissant incroyablement idéalement sur le capot de la bagnole.
Ça a fait Splaf.
Et c'était drôlement chouette.
NB : C'était le post incohérent qui devait sortir un jour où l'autre ...
J'ai beau tourner la chose dans tous les sens je ne sais comment résoudre l'équation de notre journée parisianno-chaintrolaise jeudi.
Je m'explique:
- Air France, pour une fois pas en grève (il n'y a que Sarkozy pour qui les grèves sont "invisibles") présente des tarifs que même Harpagon eût jugé indécents. Question horaires ça pourrait se
faire mais 1000€ (plus taxi ou RER....) c'est vraiment exagéré.
- les low cost: parfaits quoiqu'un peu chers aussi et des horaires moyennement pratiques: on arrive à 10H30 (pour mémoire on a rendez-vous à 9H00) et on repart à 14H34 (on doit être à Chaintreaux
dans l'après midi)
- le train: la SNCF a très peu évolué depuis les heures héroïques de la Résistance. Outre le risque d'entrer en collision avec un camion ou un bus à un passage à niveau (probabilité 1 chance sur
1457865302 mais quand même....), une grève surprise (cf chapitre Air France) des cheminots pour le maintien de leur prime charbon, un train de nuit Toulouse-Paris stoppé à Dunkerque pour rupture de
caténaire due au gel (on est en juillet mais à la SNCF c'est possible) et enfin des horaires et une durée de trajet aussi peu pratiques que longs (5H00 en "TGV" plus de 7H en "pas TGV")
- la voiture : semble la solution appropriée. L'état se "sucre" un peu au passage (impôt pour construire des infrastructures, péages pour les actionnaires des stés d'autoroutes (Thank You Mr
Breton), taxes sur les produits pétroliers (la voiture de chez Avis ne fonctionne pas à l'huile de colza ni au diester), amendes pour les non-respect des vitesses (pour un Paris-Toulouse compter
9H50 soit le temps que mettait la chaise de poste sous Louis-Philippe 1er (grand Roi....), le "Nuts" à 2,30€, le "Nougati" à 1,60€ et les chewing Gums à 3,00€; le 1/2 litre d'eau à 1,20€ et
les prestations de la dame pipi de Chateauroux à 0,20€. Bref un voyage fatigant et ruineux.(Et ne propose pas, comme la dernière fois de pisser dans la boîte à gants: ça a abîmé le CD de Julio
Iglesias que je ne peux presque plus écouter).
Mais c'est la meilleure solution. (la voiture. Tu es à ce que tu lis, oui?)
Je vois un départ vers 22H00/23H00 mercredi, des pauses dodo, une conduite 51/49 (j'aime être majoritaire) et une arrivée dans les embouteillages à proximité de Villejuif aux alentours de 7H04,
soit 2 heures avant le rendez vous.
Toi chiffonné et décoiffé, moi chiffonné seulement (pour être décoiffé il faut un minimum de cheveux et je suis, dans ce domaine au minimum légal).
Tu es OK? tu as des points de vue différents? (tu peux toujours les exprimer mais je ne t'écouterais pas et on fera comme j'ai dit, c'est ça le sarkozysme).
Bisous
Papa
Nota Bene : Je n'aurais pas l'indécence de faire remarquer qu'il a voté des deux mains au second tour l'année dernière.
... Et pas pour la buse du Poitou (sur laquelle j'avais moi même jeté mon dévolu, au demeurant).
>>> 5 Juillet 2008 - Mon grand père est décédé ce matin.
J'ai donc exhibécet article vieux d'un peu plus d'un anet qui décrit sans doute le mieux ce dont je me souviendrais de lui.
Sérieusement , disons le : Sempé et Goscinny ont bâclé leur boulot en oubliant un personnage comme celui-là .
Le grand père du Petit Nicolas , c’est un type dont j’aurais bien aimé hériter au moins l’une de ces qualités : il n’a pas besoin d’avoir la pilosité de
King Kong -mais en plus drue- pour faire viril .
Je suis indéniablement jaloux , donc .
Comme dans toutes les familles , il a été affublé de « pseudos » au gré des humeurs de ses petits enfants , qui dans leur jeune age n’avaient pas peur de
le contrarier avec des sobriquets aussi insolites que Yaya , Tralala (sans doute le plus osé, il n’est vraiment pas du genre à faire tralala) ou encore Palais , quoique ce dernier -émanant de moi-
soit un dérivatif gentillet du premier , beaucoup moins cool et franchement péjoratif dont je l’avais affublé .
D’autant que vu son crâne chauve , l’appeler Balais était particulièrement malvenu .
Palais ? Il a terrorisé tout ceux qui l’ont connu . Né à l’école de « je frappe d’abord , on réfléchira après » , ses histoires de poursuite dans les
jardins de la petite maison de campagne de mon père , qui avait eut la maladresse de rouler avec la tondeuse sur le câble d’alimentation de la dite tondeuse , me font doucement sourire , encore
aujourd’hui .
L’histoire de la fois ou , rêveur (com d’hab) , je lui étais rentré dedans alors que nous étions à vélo , et qu’il n’avait que modérément apprécié que je
lui fausse sa roue de ce fait , me faisant elle beaucoup moins sourire .
Bien qu’elle soit devenue une légende urbaine au sein de ma famille , évidemment .
Lorsque j’étais un petit gamin en culottes courtes , et déjà passionné d’histoire , j’aimais à accompagner Palais (pas à vélo) dans de longues ballades ,
ou il me racontait sur une voix à faire passer celle de Jean Reno pour une de Soprano sa vision de l’histoire , qui , quoique singulièrement viciée par le fait qu’il voue une passion pour le
communisme qui me laisse particulièrement critique (voir narquois) , me donnait envie d’en savoir toujours un peu plus , ce qui revenait tout simplement à rallonger notre ballade de 5 à 6 km , au
bas mot .
Sans doute la raison pour laquelle je refais l’histoire dans ma tête lorsque je déambule seul dans les rues de Toulouse .
Et la raison pour laquelle j’ai un air hébété lorsque l’on m’accoste sans prévenir en pleine rue . Si , si .
La dernière fois que je l’ai vu , je me suis dit au vu de son air diminué et de sa fatigue visible que c’était probablement la dernière fois que je le
voyais , les ressources semblant de toute évidence lui manquer …
(…)
« Tiens au fait , tu ne connais pas la dernière de ton grand père ? » , me demanda mon père alors que je tentais
de ne pas totalement renverser le contenu de ma tasse de café sur ma chemise . « Les médecins lui ont pronostiqué un truc à la tête , quand même pas anodin . Emmanuel l’a fait accepter rapidement à
un hôpital réputé auquel il n’aurait pas eut droit , bref . La nuit précédent l’opération , Palais a décidé qu’il ne voulait plus rester, et à 2h du mat , il se rhabille , commence à partir , se
fait arrêter par l’infirmière hallucinée par l’énergumène .Il aura fallu 3 infirmiers pour qu’il soit
maîtrisé , et attaché a son lit . L’opération a été annulée , et l’infirmier à qui il a cassé le doigt ne devrait à priori pas porter plainte … »
Chouette . Je vais pouvoir me balader avec mon grand père dimanche , moi .
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