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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !

Mercredi 17 juin 2009
Depuis une semaine, j'ai accolé à mon titre ronflant et prétentieux de responsable juridique d'OB celui de pédant et sulfureux responsable éditorial. Cela consiste à faire beaucoup de choses dont, entre autre, trouver des blogueurs pour faire des éditos sur des sujets d'actualité de leur ressort, et, dès fois qu'ils viennent à manquer, préparer moi même un édito, dès fois que je veuille me lancer dans la confusion des genres.

Et pour l'édito qui va paraitre incessement sous peu sur le Bac, que j'ai passé avec autant de succès il y'a 7 ans que Pyrrus n'a écrasé les Romains à la bataille d'Héraclée en - 280, bataille qui tirerait son nom contrairement à la légende non pas du lieu où elle se produisit, mais de la tête que fit l'aide de camps de Pyrrus en meme temps qu'il agitait la main genre épaté, en disant "Hé, raclée ..."

Oui, j'ai honte.

Voici donc cet édito, que vous n'auriez jamais du voir.
Je tiens à dire au passage que Tom a sérieusement contribué à assumer une part de son ridicule.





Demain, ce sont un peu plus de 600 0000 lycéens qui devraient à leur tour connaître cette très particulière sensation de « au secours, je veux m'enfuir de là » lorsque assis derrière leur bureau, ils verront entrer dans leur salle d'examen une personne munie de l'enveloppe contenant le premier sujet de la première épreuve du BAC.

Sans parler de ce qu'ils éprouveront lorsqu'ils auront le fameux sujet directement posé sur leur table.

Ce stress, subit tous les ans par les candidats, est particulièrement entretenu par les générations déjà passées par les affres du Bac (probablement pour se venger d'avoir connu elles mêmes ce bizutage). Durant ces dernières semaines, elles n'auront pas manqué de marteler aux lycéens des grandes vérités telles que « tu dois avoir ton Bac », « aujourd'hui on ne peut rien faire sans le Bac », ou encore la remarque effroyablement vexante par anticipation : « de toute façon, aujourd'hui, le Bac ils le donnent... »

Et je m'adresse là directement aux candidats de demain : faire manger vos fiches de révision à l'auteur de ces répliques n'est pas une solution.

Non, et cent fois non, le Bac n'est pas donné. Il exige encore et toujours une maîtrise du stress, de la concentration, du travail… et du sang-froid, car, quand on a les yeux rivés sur leur trotteuse, on se demande, au fur et à mesure des épreuves, comment fait le voisin pour noircir autant de brouillons, s’il est normal d’avoir terminé de répondre aux questions en 1h au lieu de 3 et enfin si on arrivera à recopier le brouillon de 6 pages dans les 15 dernières minutes.

Seuls conseils utiles aujourd’hui : détendez-vous dans cette ultime journée, arrêtez de programmer vos calculatrices scientifiques (et oui, on l'a tous fait…), et prenez un bon bol d'air frais avant les épreuves de demain.
Bon courage à tous !

Nicolas - OB

Note : Profs, Instits, si vous avez publié sur le sujet du Bac, faites vous connaître en commentaires !De même, nous recherchons des contributeurs pour un édito sur la fête de la musique. Candidats au Bac, s'abstenir, vous avez des révisions à terminer, vous.


Par Nicopoi
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Samedi 21 février 2009


« Suite à un accident de personne sur la voie, notre train restera arrêté en gare de Marmande pour une période indéterminée. »

Je remue sur mon siège, sortant vaguement de mes rêveries commencées lorsque j’avais assis mon cul dans ce fichu TGV, quelque part aux alentours de 6h du mat. Mon ordinateur posé devant moi continue à faire défiler les mp3 alors que les écouteurs trainent depuis déjà longtemps par terre, c'est-à-dire le moment où les heures de sommeil emmagasinées dans la nuit qui a précédé se sont avérées nettement insuffisantes.

Quelque soit l’heure à laquelle je doive me lever, j’ai toujours du mal à m’effondrer de sommeil avant 3h du mat.

Ce qui pose problème quand j'ai du me lever à 5h, comme ce jour là.

Des crétins que j’ai envie de baffer soufflent bruyamment, croisent leurs bras en signe de molle protestation contre cette atteinte à leur emploi du temps qui leur est faite, oubliant un peu rapidement tout de même que derrière la subtile notion d’accident de personne, c’est un pauvre type qui doit avoir ces abattis répartis un peu partout aux alentours d’un passage à niveau qui ne saura même pas si le plan de relance aura une efficacité ou non sur notre économie moribonde.

Le pauvre, tiens.

(…)

Je débarque à Paris avec 3h de retard, d’autant plus affamé que mon appétit à été injustement aiguisé par la promesse du plateau repas offert par la SNCF, plateau repas qui aurait donné un haut le cœur à père dodu, qui serait pourtant en mal de faire le difficile quand on voit l’odeur de cadavre en décomposition qu’on respire lorsque l’on ouvre ses foutues boites de Nuggets.

C’est dire.

Des 3h d’avance que je m’étais prévu pour arriver à l’heure à mon rdv, il n’en restait plus que 10 minutes de retard, ce qui avait pour effet sur moi de me transformer en parfait petit parisien instantanément.

... Autrement dit, j’ai bousculé tout le monde dans le métro, lancé des regards de haine à ceux qui trainaient à gauche dans l’escalator, et remonté l’avenue des Champs-élysées, où j’avais mon rendez vous, comme si je me baladais dans les rues de Aulnay-sous-bois avec un t-shirt « j’adore Jean Marie Lepen ».

J’ai rarement couru aussi vite.

J’arrive en bas de l’immeuble où je me devais d’aller, et me retrouve devant une secrétaire qui ne connait ni d’Eve, ni d’Adam, encore moins Mr Leblond et son avocat d’affaires, un maître de conférence qui a même son groupe de fans sur Facebook. Tant pis, je fonce quand même au 4ème étage comme le message sur mon répondeur me recommandait de le faire, et me retrouve dans un bureau d’affaires  qui aurait conduit tout droit son détenteur à la Bastille si la monarchie était toujours d’actualité.

Heureusement, quand on voit la tête des descendants royaux, on peut légitimement se douter qu’il n’y a que peu de risque que la monarchie redevienne tendance en France.

Je me dirige vers les 3 greluches qui végètent elles aussi derrière un bureau.

« Mr Leblond ?
- Oui, c’est dans le bureau à droite, ils vous attendent. Je vous apporte un café ?
»

Je me dirige vers le bureau, et durant les 3min qu’il me faut pour l’atteindre (rarement vu des bureaux aussi grand !), je me concentre posément et sans inutile considération personnelle sur mon rendez vous.

Ca a donné ca, en gros :
« J’ai la trouille, j’ai la trouille, non je n’ai pas la trouille, si j’ai la trouille, mais non, et puis zut, j’ai appris à gérer les discussions avec ce genre de personnes, suffit juste de jamais baisser les yeux, de parler calmement même si je ne suis pas calme, de ne pas se laisser impressionner et ne pas pleurer comme à l’époque du Cm2 quand mon odieuse prof me faisait remarquer devant toute la classe que j’avais déciment du mal avec la concordance des temps … »

Soyez franc, vous n'eussiez pas remarqué ?

« Monsieur Nicopoi, bonjour, je suis la pers -vous voulez un café ?- sonne que vous avez eu au télépho - avec ou sans sucre ?-ne, Mr Leblond »

Ca y’est, je suis déjà perdu.
Où sont mes mouchoirs, déjà ?

(…)

Le lendemain, aux alentours d’une heure à laquelle je me couchais il n’y a pas encore si longtemps, je me retrouve à nouveau sur le quai d’une gare, celle de Montparnasse, à me retrouver avec une foule d’imbéciles à dépasser comme à Mario Kart -les plus vieux jouant les bananes- ceux qui se dirigent aussi vers les types de la SNCF aux allures patibulaires et armés de terrifiants lecteurs de codes barre.

Je suis très impressionnable.

J’arrive enfin dans mon compartiment, que j’ai réservé en première classe, et exténué, je m’affale sur mon siège, ravi d’avoir constaté que la rame était à peu près vide. Je ferme les yeux, et prie pour arriver à dormir jusqu’à Toulouse, ce dont j’ai vaguement besoin après la nuit blanche que je viens de passer en compagnie de mon ami Tom à jouer à un vieux jeu de Geek, Civilization 2.

Perturbant comme jeu : on a fait exploser à nous deux assez de bombes atomiques pour que mon opinion sur Staline en soit passablement remont...

« Gwendoline, vient, j’ai trouvé un compartiment libre ! Non, ne crie pas ! Tiens, je te pose ton jeu qui fait du bruit quand tu en remues les pions, ah non ! tu n’avales pas ! Oulala, tu fais beaucoup de peine à maman … »

Le train était direct jusqu’à Toulouse.

(…)

Cela a été un long, long retour, pendant lequel j’ai du essentiellement me concentrer sur la manière la plus intelligente de rester calme, autrement dit, de ne pas exploser en hurlant « mais bordel, mais il y’a une seconde classe pour des raseurs comme vous ! ».

Histoire surtout de ne pas devenir définitivement, moi aussi, un crétin …


NB : Ca y'est, la brune a dépassé les 100 visiteurs par jour ! Certains diront que c'est son style beaucoup plus clair et incroyablement moins fumeux que le mien qui fait son succès, j'aime à croire qu'il ne s'agit là que de médisances perfides qui me font doucement ricaner (Zut, Patrice Allègre n'est plus dans l'annuaire ?) et pour le prouver, paf, je vous incite à aller voir sa dernière publication, dans la joie et la bonne humeur. C'est ici, tiens :
http://mespetitsboulots.over-blog.com/

Il n'empêche, ceux qui me critiquent ne sont que d'infâmes raclures.



Par Nicopoi
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Samedi 13 décembre 2008




« Désolé monsieur, mais vous n'allez pas pouvoir rentrer avec votre bouteille d'eau dans le Tribunal ... »


Le lundi matin à 9h du mat, j'ai beau ne pas être réveillé et être entouré de Japonais qui croient utiles de photographier du policier dans l'exercice de ses fonctions, je me rends tout de même compte lorsque l'on me fait une remarque d'une futilité qui ne le cède qu'à l'absurde.


« Mais … pourquoi ?

- Elle pourrait vous servir de projectile.

- … Si j'ai bien compris, je peux rentrer avec mon ordinateur portable qui posé sur un levier suffirait à projeter en orbite de Pluton une rame entière de TGV et qui pourrait assené dans la nuque d'un avocat à le rendre vaguement modeste, mais la bouteille d'eau évian, ce n'est pas possible.

- Euh, non. Ceci étant, si vous comptez assommer un avocat, je me permets de vous avertir charitablement que la période de la chasse n'est pas encore ouverte.

- Bien vu. Dommage ... »


Sur ces entrefaites et après ce dialogue pas totalement fictif, je prenais la direction du café situé sous les marches du Palais, non sans m'être demandé, durant les quelques secondes nécessaires pour traverser la cour très exposée ce jour là à un petit vent de type sibérien, si les scénaristes du jour d'après n'avaient pas fait le même chemin lorsqu'ils avaient imaginé leur concept de vortex à température très négative.


Faut avouer que oser la petite chemise sous une veste légère un 8 Décembre à Paris, c'était tout de même très optimiste.


Je viens de comprendre pourquoi cela fait 4 semaines que j'ai une toux de leucémique du poumon.

Oui je sais, ça n'existe pas, c'était pour faire imagé.


Après avoir savouré un petit chocolat chaud tout en relisant mes notes et en écoutant les avocats autour de moi s'échanger des informations qui auraient pu me permettre de dévaliser ce jour là la bourse de Paris, si du moins je n'avais pas par moment une mémoire de poulpe ayant subi une ablation du cerveau, je prenais la direction de la 17ème chambre.


Oui, 17ème chambre, parce qu'il y'en a beaucoup.

Pour ce faire une idée, le TGI de Paris ressemble beaucoup à une boite de nuit qui proposerait plusieurs salles à thème.


N'empêche que perso, je regrette de n'y avoir jamais trouvé la chambre 80.

Mais passons.


La 17ème chambre est spécialisée dans les délits de presse, et vu que la presse a fini par comprendre que les salariés à leur boulot ne peuvent pas lire discrètement leurs journaux en papier qui font trop de bruit (inventer le papier insonorisé, c'était si compliqué ?) et publie par conséquents ces canards de plus en plus souvent sur le net (ce qui permet donc aux salariés d'être vachement crédibles quand il prennent des allures très sérieuses à scruter ainsi leur écran de pc), la 17ème a étendu assez largement son champs d'intervention à tout ce qui concerne de près ou de loin internet.


Et c'est chouette, parce que j'adore l'un de ses juges, et c'est justement celui devant lequel je passe ce matin.


C'est bien simple, ce juge est un peu le prof fétiche que l'on a tous eu un jour ou l'autre au Collège. Genre, celui vaguement sévère mais sympa, qui trouvait un bon mot pour faire rire la classe lorsque l'on tentait de le prendre pour un couillon lorsque l'on tendait fébrilement un mot d'excuse de l'infirmerie monstrueusement antidaté, en tout cas largement antérieur à l'heure du contrôle qu'on venait de sécher.


Monsieur Galaup, vous restez mon dieu et maître.

Non, Galaup, c'était le prof de techno du collège, pas le juge. Bref.


Je rentre donc dans la salle d'audience. Très grande et pas foncièrement moche si on aime les boiseries du 18ème siècle mais ce n'est pas mon cas donc bof, le moindre pas y raisonne violemment d'autant que je n'ai toujours pas trouvé de solutions pour concilier les notions de chaussures de villes et de chaussures qui ne font pas le bruit des éperons d'un cowboy martelant un sol en fibres de zinc et de verre, et qu'elle est presque vide, occupée par seulement deux avocates qui s'affairent.


Je subodore qu'elles sont les méchantes-méchantes qui attaquent ma gentille entreprise.

Je les déteste instantanément, donc.


Oui, j'ai un incroyable don pour détester les gens à la demande.


Tout en m'installant à mon tour, je les observe en train de déballer leurs plaidoiries, et voyant apparaître sur l'un des dossiers déballés le nom de l'actrice qui n'assume plus d'avoir dans sa jeunesse présenté d'étonnantes dispositions pour le nu intégral, et qui est donc la raison pour laquelle je suis au tribunal ce lundi matin, je me décide à aller tout de même dire bonjour aux avocates.


… Et puis, ça me permettra éventuellement de regarder du coin de l'œil si y'aurait pas une pièce ou l'autre dans leur dossier dont je n'aurais pas connaissance et sur laquelle je pourrais vite préparer une défense.


Oui, j'ai aussi le bonjour très intéressé.


« Bonjour, vous venez pour Edith Piaf ? »


Certains noms ont été modifié pour les besoins du récit.


« Oui, vous êtes l'avocat d'Edith ?

- Ah non, ce n'est pas vous ?

- Ben non, nous représentons la société attaquée par Edith.

- Ah mais d'accord, Edith a attaquée plusieurs sociétés ! C'est laquelle la vôtre ? Ah ah c'est drôle tout de même. Et c'est quoi votre petit nom ? »


J'ai un don incroyable pour faire ami ami avec les gens que je détestais virtuellement quelques secondes plus tôt.


Et ok, je n'ai pas demandé son petit nom à l'avocate.

C'était pour imager la scène, quoi. Com d'hab.


… Je le précise, on se fait défenestrer par une brune pour beaucoup moins que cela.


Les portes de la salle s'ouvrent bruyamment, pour laisser le passage à l'avocat qui a jugé utile d'attaquer la moitié de la France pour une banale histoire de photos même pas ôlé ôlé.


Pas que je parle en connaissance de cause, mais tout de même.


J'ai beau chercher, je ne vois pas d'autre moyen de décrire l'impression qui fut la mienne sur le moment, autre que de dire que j'eus l'impression de voir débarquer l'intégralité du cabinet d'Ally McBeal : un avocat suivi de ses acolytes (avocats ? Potentiellement si les muets peuvent l'être, je ne les ai pas entendu de la matinée), tirant en valises dégorgeant de dossiers de quoi faire nourrir des volontés suicidaires au plus papivore des bureaucrates.


Le juge rentre à son tour dans la salle.

Il jette un regard surpris sur l'Everest de dossiers que déballe McBeal (certains noms ont été modifiés pour … etc.).


Je relis nerveusement mes dernières notes.


… La vache, j'ai la même peur qui me broie les tripes et me démolit les jambes que lorsque en amphi, les sujets d'examen commençaient à être distribués ...




Par Nicopoi
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Mardi 7 octobre 2008
Nom Prénom
Adresse
Tel portable
Num Client



Recommandé RAR numéro XXX


Toulouse, le 07 Octobre 2008

Au Service Résiliation


Bonjour,

Je vous informe par ce courrier que le contrat me liant à votre société prendra fin à compter du 30 Octobre 2008.

Client de votre société depuis 1 an, j'ai été privé -durant la seconde partie de la journée du lundi 6 Octobre 2008- de toute possibilité d'émettre et recevoir des appels en raison d'une défaillance généralisée de votre service, impossibilité totalement incompatible avec ma fonction et mon activité professionnelle. Ayant choisi de faire appel à votre réseau en raison de sa prétendue qualité et de l'assurance qui m'avait été donnée par l'un de vos revendeurs agréé qu'un tel incident ne se produirait pas, je constate que votre obligation de résultat, similaire à celle qui a été reconnue pour les fournisseurs d'accès à internet par la Cour de Cassation le 8 Novembre 2007, n'a pas été respectée, et en tire les conséquences en résiliant mon contrat.

Cordialement,

Signature


Adresse SFR :

SFR service résiliation
TSA 21114
57757 Metz Cedex 9


NB : Pensez à récupérer très vite le code EMEI (auprès de SFR si vous ne l'avez pas déjà), nécessaire pour changer d'opérateur. Enfin, bloquez bien toute opération auprès de votre banque, et attendez vous à recevoir des courriers bidons genre "Instrum Justicia" à tire larigot pendant quelques semaines ...


Par Nicopoi
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Lundi 6 octobre 2008

Justice - Never Be Alone



Si vous aussi venez d'apprendre par un de vos amis que vous étiez totalement injoignable depuis le début de l'après-midi, pas de panique : vous êtes tout simplement un client SFR, et vous venez pourquoi pas de toucher le gros lot.

Rater des sms foireux de vos amis n'aura jamais été aussi plaisant.

Gros lot disais-je ? Ah, oui. Sachez que dans une décision maintenant très célèbre, la Cour de Cassation, plus haute juridiction civile du pays, a énoncé très récemment que les Fournisseurs d'accès à Internet ont une obligation de résultat dans la délivrance de leur service, ce qui signifie très concrêtement que leur service ne doit jamais faillir.

A la différence de l'obligation de moyen, qui impliquerait elle que les FAI devraient simplement faire en sortes que leur réseau soit peu ou prou sécurisé.

Bref, du vent.

En quoi, toi, abonné de SFR pas content, devrais tu te sentir concerné par une obscure décision d'une Cour très parisienne et pas glamour pour un poil (d'hermine) ?

Simple, et pour 2 raisons très similaires, en fait :
- Ton téléphone est ton outil principal de connexion à internet, ton opérateur a un rôle de FAI pour ce qui concerne l'accès internet à partir de ton mobile (même si les Illimitycs, tu as compris depuis longtemps que c'était pas glop du tout), donc il a failli, donc tu es en droit de résilier ton contrat.
- La charge qui pèse sur un FAI ne peut par similarité dans l'activité qu'être identique à celle qui pèserait sur un opérateur, donc si SFR ne peut te permettre de passer des appels en ce beau lundi de crach boursier, eh bien c'est une faute grave qui justifie que tu résilies ton abonnement.

Et bim dans la tronche du méchant opérateur.
Ah, mais.

Bon, c'est pas tout ca, mais ma lettre de résiliation envoyée (et l'ordre donné à ma banque de ne plus laisser passer un seul paiement à SFR, ne surtout pas oublier), je me prendrais bien un Iphone, moi.


Ce post est un violent hommage à Mr Gare, royal prof de civil en ma lointaine première année de Fac ...
Le premier qui demande si c'était il y'a 25 ans prend une baffe.


Par Nicopoi
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4 ans que je déblatère ...

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