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Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com

Les Petites Histoires


Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 02:42

J’ouvre un œil.

Du soleil à travers la fenêtre. Je suis dans un grand lit, moelleux au possible, et la boule de cheveux en bataille de la brune laisse échapper un ronflement silencieux mignon et rassurant.

Tel Jack émergeant d’une cuite pour se retrouver dans une ile tropicale qui abrite des ours polaires (tu t’es vu quand tu as bu dans un avion ?), j’essaye de connecter 3 neurones entre eux pour analyser vaguement la situation.

Trente minutes plus tard (les neurones se font rares par les temps qui courent), j’en suis arrivé à ce constat implacable : putain les aminches, je l’ai fait. Je suis bel et bien à Montréal.

(…)

2 jours plus tôt.

Bon, disons samedi, pour aider le lecteur qui n’a pas son calendrier des PTT sous la main.

A 14h, je ronge mes ongles puis mes doigts calmement, en dévisageant ma montre comme si elle était responsable du fait que mon appartement soit toujours plein moins de 24h avant mon passage au Canada, alors qu’en fait, les Toulousains ont une compréhension très particulière d’une phrase du type  «  par contre, ça m’arrangerait que tu viennes chercher le meuble que tu as réservé avant 11h du mat ».

Pour les non-initiés, une phrase de ce type se lit en Toulousain « C’est chouette, il m’a dit que à 18h, ce serait parfait ».

Je compte facturer mon très probable futur ulcère à la mairie de Toulouse.
En Occitan, si ça peut aider.

Mes darons, qui tentent avec beaucoup de conviction de masquer leur anxiété à H-24 de mon lancement (mais très vainement, il faut bien le dire), passent leurs nerfs à m’aider à descendre meubles et à frotter les murs avec une éponge.

Depuis, notre appart du 6 Place Lafourcade n’est plus un T2 mais un très beau Loft.
Avis aux amateurs.

C’est assez marrant de voir les meubles déposés sur le trottoir (avis aux municipaux, tout ceci n’est que pure fiction évidemment – note de prudence de passage) partir à toute vitesse, des gens se ruant dessus comme si une mine d’or avait été signalée à la cantonade.

Bon dieu, j’avais une mine d’or dans mon appartement. J’en étais sur, damned.

Mathilde, une très chouette amie également venue en renfort, prend la direction des opérations, et non contente de suppléer mes 4 derniers neurones (eh oui, y’en a un qui est mort depuis. RIP) valides, m’empêche très efficacement d’excéller dans mon art de la Nicolade (« Oui allo ? Ah bien sur, je peux être au Danu et place de la Trinité et place Esquirol dans 10 minutes ! ») en me faisant rappeler mes victimes pour les informer de la réalité des choses.

A savoir que même en doublant la vitesse de frottage et en inventant une éponge à rotation thermonucléaire, j’en avais pour au moins 2h de plus pour songer à pourquoi pas me rendre potentiellement disponible.

2h30 plus tard, je suis enfin place des Carmes à beugler pour que quinze andouilles en blanc tatanent avec un peu plus de conviction la gueule de quinze crétins en bleu, pendant que Carole est allée s’assurer que nous n’avions pas irrémédiablement perdu l’amitié de nos amis qui nous attendaient au Danu.

Depuis 2h30, donc.
Mathilde, t’es pas encore totalement parfaite comme Coach.

A minuit, après un dernier verre avec mes amis, et un discours à faire pâlir d’envie William Wallace (« Ils peuvent prendre votre liberté, mais moi j’m’en fous j’serais à l’abri ! »), c’est un retour un peu tristounet jusqu’au 6 Place Lafourcade, avec des haltes régulières pour dire au revoir à ceux des potes qui prennent des directions différentes.

Putain, c’est vachement imagé comme allégorie.
Ok, tout ce post est merdique mais avouez que merde, ce paragraphe vaut bien le Goncourt. Ou du Houellebecq. Enfin, c’est la même chose, vous m’avez compris.

Bon, bref, on se retrouve chez nous, et après avoir frotté un peu plus tous les recoins de l’appartement, je m’endort royalement à 4h30 du mat sur le matelas qu’il me reste pour dormir.

Bon ok, comme pendant les 4 années précédentes à l’exception des 3 mois où nous avons dormi sur un lit Ikea qui a vite fini à la déchetterie vu ses airs de World Trade Center post Ben Laden.

Et vice-versa, tiens.

(…)

5h30 du mat.

Oui, une heure après bordel de merde, et vous comprendrez que vous voyez passer des photos de moi en mode zombie sur Facebook.

Je hante l’appartement, à la recherche des dernières pouilleries qui inonderont le trottoir de chez moi, à savoir la vieille télévision que m’avait vendu Alexandra il y’a 6 ans de cela (et qui bizarrement, n’a pas trouvé d’acquéreur quand j’ai tenté de la revendre au même prix que achetée 6 ans auparavant) et une table au moins aussi bancale que la future défense d’un ex présidentiable futur taulard de luxe aux USA.

La présomption d’innocence vaut bien la présomption de culpabilité, bordel de nouilles.

Après avoir descendu les 2 choses à la sueur de mon front et d’avoir fait un tabac torse nu place Lafourcade auprès des débris humains qui quelques heures plus tôt devaient êtres de fringuants adolescents dans la bêtise de l’âge, j’empoignais caisses de matoux (oui, moi quand j’émigre, c’est forcément avec 2 chats sous les bras) et Brune sous le bras, et c’est à bord de la rutilante voiture de mon Daron (rutilante, parce que après 2 passages par le garage en moins d’un mois, forcément que le garagiste a envie de faire un geste en faisant briller la voiture. Après la facture, aussi) que nous prenions la direction de Blagnac.

A l’aéroport, c’était un peu comme dans le Petit Nicolas en vacances, quand il part en colonie et que ses parents ont une saloperie de poussière qui se met dans leurs yeux toutes les 30 secondes.

Sacrément poussiéreux, l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
En plus d’être une saloperie gigantesque mal foutue et totalement disproportionnée, ca fait beaucoup.

Oui, j’allais pas partir sans dire une nouvelle fois le fond de ma pensée pour ce cloaque sans nom qu’est devenu Blagnac.

8h d’avion plus tard, nous débarquions à Montréal-Trudeau aéroport, ou contrairement à la France, on accueille pas les émigrants avec des CRS surarmés aux mines patibulaires mais avec des bienvenue et des grands sourires.

La preuve, c’est avec un grand sourire que la Douanière nous a dit que ne pas déclarer du foie gras, c’est 1200$ d’amende.

Bon, ben va falloir se mettre à la poutine, alors.

Tabernacle, comme on dit dans le buchonois d'ici, tiens.

 

Depart-Avion.jpg

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 16:19
Quel est le but recherché par Lederman, à travers cette action en justice tout de même assez « sévèrement burnée » à l'encontre du réalisateur Antoine de Caunes et les producteurs du film « Coluche, c'est l'histoire d'un mec » ?

Non, il ne recherche pas la lapidation en place publique.
Mais il faut avouer que la question l'erreur était facile.

D'abord, le pourquoi du comment : si Lederman se lance dans une pareille action, c'est qu'il estime avoir de sérieuses chances de gagner, de la même manière qu'il a pu interdire aux inconnus durant des années à jouer ensembles (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Pascal Légitimus n'a pas pu participer à la daube intersidérale qu'est « l'extra terrestre »).

J'en entends déjà parmi vous qui hurlent en disant qu'une phrase comme « C'est l'histoire d'un mec » est d'une banalité tellement affligeante que n'importe qui devrait pouvoir l'utiliser sans histoire.

Certes.
Mais dès lors que se serait pour créer une nouvelle œuvre en rapport avec Coluche, et que vous seriez solvable, et que Lederman ait vraiment du temps à perdre, alors vous seriez vous même assignés au Tribunal en moins de temps qu'il n'en faut à un hypocondriaque pour se vacciner contre le tétanos après avoir mangé des épinards avariés.

Et vous perdriez. Très probablement.

Que recherche Lederman, nous disions donc ? A s'opposer à la sortie du film ? Mais grand dieux, les aminches, si c'était le cas, cela ferait bien longtemps qu'il aurait porté l'affaire devant les Tribunaux de la République des copains tout court !

Alors quoi ?
Rien, ou presque : Monsieur Lederman compte très probablement se lancer dans une « négociation privilégiée » avec les auteurs et producteurs du film, cela dès mardi 9h, lorsque le juge aura rendu sa décision, et si cette dernière lui est favorable.

Je n'ai pas dit « chantage ». Du tout.

Réfléchissons à ce qui se passe, dès mardi 9h, donc, si l'affaire est perdue pour les auteurs du film.
Ils ont dépensé plusieurs millions d'euros pour la publicité d'un film devant sortir le lendemain, et dont 500 bobines ont été envoyées aux quatre coins de l'hexagone, avec la fameuse mention en tout début de film « c'est l'histoire d'un mec ».

Donc, inexploitables, et ne pouvant êtres remplacées dans un délai aussi court.

Vous commencez à comprendre pourquoi l'assignation a été si tardive ?

Bref, nous avons des producteurs et un réalisateur bien dans l'embarras, ce mardi 14 Octobre.
En face, un Lederman triomphant, muni d'une décision de justice (une « grosse », comme on dit dans le jargon. Autrement dit, j'ai passé des années à dire « une grasse », par étourderie dont je suis coutumier, hélas) l'autorisant à faire interdire dès le lendemain l'exploitation des bobines comportant la mention « c'est l'histoire d'un mec ».

... Monsieur Lederman aura alors toute latitude pour négocier une « non utilisation de cette grosse », contre pourquoi pas une importante partie des revenus générés par l'exploitation du film en salle.

C'était la rubrique « C'est l'histoire d'un Nicolas se prennant de plus en plus pour un juriste, et ça en devient barbant ... »


Nota Bene : Je recommande à ceux que cela interresserait de jouer à un petit jeu avec moi. Jetez un coup d'oeil à ces 4 jurisprudences en ligne sur Légifrance concernant la maison de production Lederman, et devinez quels artistes sont évoqués par les si charmants X, Y, Z, Monsieur Michel B dit Y ...

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000018790603&fastReqId=675519287&fastPos=1
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000017826953&fastReqId=675519287&fastPos=2
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000007051153&fastReqId=675519287&fastPos=3
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000007045169&fastReqId=675519287&fastPos=4

C'est fou, c'est récent en plus ...

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 14:41
Le carnage a commencé terriblement tôt .

Je ne veux bien évidemment pas parler de celui qui résultat de l’appréhension légitime de ma Brune à prendre l’avion , chose à laquelle elle était aussi habituée qu’à conduire une voiture sans chauffeur d’auto-école à ses cotés , ou dans un même ordre d’idée , accompagnée d’un Nico limite paniquant à la vue de sa brune lâchant le volant tout en hurlant « aaah , c’est trop tard ! »

Il n’empêche , qui eut cru qu’une brune paniquée de prendre l’avion puisse avoir une pareille poigne ?

… Un instant , j’ai l’impression que le greffon de ma nouvelle main part en vrilles ? Ah , non .

Bref , si ma main se retrouvait littéralement aplatie comme un banal juge DeMort au moment du décollage , ce n’était pas le carnage que je voulais évoquer séant .

Parler de notre prise de contact avec le pays de la langue de Goethe , ca , oui , c’était mon intention .

(…)

Déjà dans l’avion , c’est moi qui pour le coup ait commencé à paniquer en entendant les premières bribes de langue Allemande jamais entendues de mes (belles) oreilles , du moins en dehors d’un énième film sur la seconde guerre mondiale , et en dehors des cours d’Allemands qui m’avaient été prodigués au Cm2 .

J’ai été terriblement décontenancé de constater que 1° les Allemands ne passent pas leur temps à hurler comme des forcenés 2° ne chantent pas des petites chansons évoquant le parcours d’un capitaine imaginaire au moins aussi sympathique que le captain igloo .

Lorsque l’avion a enfin atterri à Berlin , l’appréhension n’a disparue que pour laisser place à une franche angoisse .  Et si les Allemands ne parlaient pas un mot d’Anglais ? Et si mon Anglais aussi boiteux qu’un unijambiste parkinsonien n’était pas compris ? Arriverais-je à masquer mon désarroi à ma brune , incapable de comprendre une phrase d’Anglais qui ne fasse pas partie intégrante des paroles de Hello Goodbye des Beatles , si le patron de l’hôtel est un tueur fou et qu’il nous a laissé que 5 secondes pour partir de l’hôtel avec l’intégralité de nos abatis ?

Cette dernière pensée me rassurait : au moins , en cas de problème , je n’aurais qu’à laisser brune en couverture (« ne bouge pas , je reviens ! ») le temps de joindre l’ambassade de France .

… à Bohn .

A l’aide d’une signalétique très claire faite à l’attention des débiles ou touristes Français (quoi , pléonasme ?) , nous arrivions à quitter l’aéroport de Schoenefeld , à trouver sans trop de difficulté le train qui devait nous amener dans le centre ville (« Sorry , Do you know what is the good train for Berlin ? - Désolé , nous sommes Français comme vous et n’en savons rien … ») , et 20 minutes plus tard , après avoir pu légitimement nous interroger durant le trajet sur le fait que Easyjet ait ou non mentionné que ses vols sont en réalité des voyages dans le temps , nous débarquions enfin dans le centre de Berlin , à « AlexanderPlatz » .

… Et il fallut à brune faire montre une nouvelle fois d’une poigne d’acier (m’en fous , deux mains en moins chez moi , faudra pas qu’elle s’étonne si ses seins venaient à se sentir seuls les 3 prochaines années !) pour empêcher le Nico de remonter illico dans le train du retour .

Parce que les aminches , laissez moi vous dire que AlexanderPlatz , et plus généralement , ce que l’on appelait Berlin-Est jusqu’à ce que ce que le mur de Berlin ne prenne l’allure de la ligne Maginot , cela surprend tout de même un brin .

Même que ca picote .

Des Gigantesques immeubles de béton armé , à faire passer La Défense pour un modèle de ville écologique ; des bâtiments subsistant de la seconde guerre mondiale , traces de balles en prime , tellement noirs que l’on se croirait dans une ville charbonnière du Pas de Calais ; des avenues tellement larges que même moi , je n’arrivais pas à me casser la figure sur les bordures de trottoirs , tout simplement parce que pour atteindre le bout du trottoir , il m’aurait au moins fallu une boussole !

J’étais pas dans mon élément , quoi .

(…)

Brune et moi , après 35 minutes de marche dans un froid sibérien , arrivons à l’hôtel .

Gutentack , euh , i’m sorry , doyouspeakinglish  ?

L’employée me regarde bizarrement .
Ce en quoi je ne la comprends que trop bien , du moins à posteriori .

Yes , what can I do for you ?

Sauvés , une langue amie , pensais-je furtivement entre deux souffles où je tentais de prendre un rythme cardiaque proche de la normale .
35 minutes à porter la collection d’altères de Brune , ca fatigue .

Euh , We have a reservachion at the name of Poi-rier .
- ok … mmm … sorry , how do you write your name ?
- bon , so it’s Pi-Ow-i-ere-i-euw-ere , like , euh , you know , an arbre fruitier .


Que se soit en Allemagne ou ailleurs , il faut absolument que j’arrête de présenter ainsi mon (détestable) nom .
Parce que là , probablement que je ne suis pas passé une nouvelle fois loin de l’asile .

(…)

Les voyages à l’étranger , c’est en tout cas l’occasion idéale de mettre à l’épreuve son anglais et de vérifier que les 14 facilement obtenus à la Fac étaient des 14 d’estime plus que de réalisme .

Non , parce que je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai pu me débrouiller pour que nous nous retrouvions avec une chambre à 2 lits séparés par un gouffre au moins aussi abyssal que celui qui constitue l’intérêt majeur des chutes du Niagara .

Le ton du séjour était donné .

Reichstag.JPG
Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires

Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 17:48

Ce qui est marrant , lorsque j'achète des billets de train/d'avion sur internet , c'est que je suis incroyablement surexcité , comme pris par une transe rendant limite religieux le moment où fievreusement , je lis les numéros de ma carte bleue pour valider mon achat , un peu à la Indiana Jones soupesant mentalement une (moche) statuette incas .

Les relevés de banque s'accumulant dans ma boite aux lettres étant autant de fléchettes démontrant que j'ai très mal soupesé l'état de mon compte .

Avec Brune , en Décembre de l'année dernière , y'a eu un jour comme cela où nous sommes littéralement devenus fous . Ayant eu confirmation de la royale possibilité faite à nous de disposer en Février de 5 jours de congés , consécutifs qui plus est , nous nous sommes ni une ni deux mis sur internet , et avons fait sauter les serveurs des SNCF/Easyjet et consorts , à envoyer des requêtes tellement farfelues que je suis sur qu'à l'heure actuelle , les bureaux d'études des dites sociétés envisagent sérieusement la création d'une ligne Toulouse/Vladivostok .

Désolé les gars , je comprends que les milliers de requêtes que vous avez recu vous aient induit en erreur . Mais Brune et moi , nous ne sommes définitivement pas doués pour saisir des horaires sur vos foutus sites .

Notre choix , donc , c'est finalement arrêté sur « passer ces 5 jours à Paris » .
Mais considérant que ce choix manquait singulièrement d'originalité , nous avons alors de suite refait chauffer carboniser la carte bleue , et avons dans la joie et la bonne humeur décidé de pimenter le coup en rajoutant au programme 2 jours à Berlin , comme ca , pour voir .

Si je vous disais que j'ai recu un appel de ma banquière limite angoissée , persuadée que je m'étais fait pirater ma carte ...

(...)

Mercredi 27 Février .

Alors que le téléphone de brune vient littéralement de voler d'un bout à l'autre de l'appartement (il avait été désigné à la courte-paille pour servir de réveil) , et que je tente vainement d'ouvrir un oeil , comme littéralement collé à la paupière par une super glue qui serait au moins aussi forte que celle qui fit raler mon père quand j'en avais fait usage à 7 ans pour coller un poster au mur , je médite sombrement sur l'inconscience qui me caractérise , par exemple les fois où j'achète un billet d'avion pour Berlin qui nécessiterait que je me lève à 4h du mat pour être à temps à l'aéroport .

Au vu du cours en bourse du téléphone portable , pas sur que cela valait la peine d'économiser 4 euros en snobant le billet d'avion de 9h du mat .

Un abominable café sans sucre avalé (donc abominable parce que sans sucre mais ce n'est pas faute d'avoir retourné la cuisine pour en trouver que j'ai été confronté à ce terrible état de fait) , Brune et moi nous retrouvons sur le Boulevard du Montparnasse à trainer la langue et tirer le sac qu'elle nous a préparé , suffisamment rempli pour me laisser supposer qu'elle pensait que nous ne ferions pas que visiter Berlin , mais plus probablement contribuer à la reconstruction de la ville .

J'ai été terriblement surpris de ne pas y trouver de briques , lorsque je l'ouvrais quelques heures plus tard . Probablement ais-je été induit en erreur par le poids de ces 2 manteaux de rechange .

Arrivés en bas de la Tour , j'ai la naïveté de faire des signes de mains aux taxis qui passent autour de nous , probablement plus occupés à prouver que Sami Naceri n'était qu'un amateur plutôt qu'à charger banalement des passagers .

Attali , je t'ai compris .

Au bout d'un petit temps , nous nous rendons compte qu'un groupe de taxis est stationné à proximité de l'endroit où nous sommes (en train d'essayer de récupérer le sac à dos , déjà enfoncé 2 mètres sous le sol après que je l'ai bêtement posé à terre , le temps de souffler un peu) , et nous nous dirigeons , soulagés de notre bonne fortune , vers les conducteurs , visiblement en train de débattre d'un sujet vachement intellectuel .

« Non mais j'te jure , lui aussi il l'a tirée ! » , entends-je arrivé à proximité .

... Réflexions faites A'ti , est-ce bien raisonnable de les multiplier , ces gus là ?

« 
Bonjour , nous souhaiterions nous r... 
- Quand même , quelle salope !
- ... rendre ...
- Tout de même , le Nicolas , il se fait pas chier !
- ... à ...
- Ouais , Carla c'est du chaud . T'as vu les photos sur le net ?
- ... Orly
 »

En moins d'une seconde et demie , un chauffeur a coupé net à la discussion avec ses collègues , rentré notre sac dans le coffre et fait vrombir le moteur du taxi .

... Alibaba et les 40 voleurs eut-il été rédigé dans les années 2000 , que la formule Sésame ouvre toi aurait laissé place nette à la plus moderne « Je me rends à Orly ... »

(...)

Pour l'écrivain fou qui se mettra à la transcription , qu'il songe à remplacer aussi « voleurs » par taximen . Parce que bon , j'ai toujours pas compris comment l'on a pu passer , à 150 mètres du terminal , de 13 euros à 22 .

Je suis plus que volontaire pour préfacer l'oeuvre , j'ai une furieuse envie d'y développer la notion de « bonne poire » ...

(Be Continued)


Nota Bene : Et oui , vous l'aurez constaté , toujours pas d'histoire de cul . J'ai pensé que j'arriverais beaucoup plus à retenir votre attention si je me la gardais à la fin des narrations Berlinoises .

L'intuition masculine , disons .

A propos , loin de moi l'idée de vouloir sauter partout , mais Google m'attribue aujourd'hui la 3ème place des Nicolas ... Bon , voilà , on s'en fout , et puis après tout ...

Rah ah ah ah , je suis le maitre du monde-uh ! 
... oups , ca m'a échappé .


NicGoogle.JPG

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 16:46
Eh bien non , non , vous ne saurez pas tout de suite les péripéties de l'aventure de l'inséparable duo .
C'est votre faute , je suis vexé comme un pou que mes histoires de pieds aient fait un bide .

Vous avez vu , vous avez vu ? Un jeu de mot !
Pfff , rien ne vous faire rire , tiens .

Bref , et parce que je suis pas du tout un blogueur qui tombe dans la facilité pour faire remonter ses statistiques (que je ne regarde même pas , c'est bien simple : je ne passe même pas 2 heures par jour à vérifier si elles ont changé ou pas !) , je ne vais pas du tout faire un post facile où je parlerais une énième fois de cul . Na .


... Mmm ? Quoi ? Seulement 500 visiteurs hier ???


... Ok , après tout , y'a que les cons qui ne changent pas d'avis .


Nota-Bene :

Considérez la photo suivante . Pensez-vous que ...

a) le comédien puisse arguer que "Marion Cotillard a remporté un Oscar , alors y'a pas de raison que je puisse pas en gagner un moi non plus" ?
b) les Allemands seraient en droit de raccompagner vivement à la frontière un crétin qui fait le con dans un mémorial ?
c) que même dans Derrick , on voit pas autant d'action ?
d) que ca se voit vachement pas que c'est le bras de l'étranglé qui l'étrangle ?
Merci d'avance .


Damned.JPG
Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
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