Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !
Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Il
n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?
Bon, ok, cela devient n'importe quoi sur ce blog, n'empêche que probablement que dans mon délire schizophrène dans
lequel je m'identifie à Gaston Lagaffe, j'ai coché la case "moi aussi, je suis un ami des bêtes".
Le premier qui m'inscrit à Confessions Intimes prend une baffe.
Bref, non content d'être déjà doté de 2 chats roux ronronnants (prononcez très rapidement), un adorable petit chat gris-blanc vient d'élire domicile dans la cour de mon immeuble, il est très
affectueux et semble visiblement perdu, sinon abandonné.
Si l'un de mes petits lecteurs Toulousains voulait adopter le bestiau, il éviterait à un Nico stressé de la vie d'avoir le coeur fendu en 2 chaque fois qu'en rentrant chez lui, il retrouve cette
petite boule de poils ronronnante collée aux jambes comme un vieux malabar mal machouillé (re-prononcez très rapidement).
Et si c'était le propriétaire de la bestiole qui tombé sur cet article m'écrivait, ce serait encore mieux, mais je fais partie des gens qui considèrent que à Lourdes, pour 10 pseudos miracles
validés, il y'a eut 967 accidents de la route mortels.
Après ok, c'était du public de Pascal Sevran, mais tout de même.
Mon mail : Kiforever@hotmail.com
Si vous avez juste une idée de personne susceptible d'accueillir le bestiau, n'hésitez pas plus à lui transmettre mon mail.
Le lundi matin, c'est toujours aussi douloureux de se lever que de marcher pieds nus sur un tapis de fakir rouillé
(et plus sous garantie constructeur, tiens).
Ca, c'est ce qui n'a pas changé depuis mes années fac.
Et qui ne changera pas le prochain quart de siècle, évidemment.
Je me lève tous les matins de la semaine à 8h55, c'est à dire 10 minutes après que mon réveil ait sonné,
donc 10 minutes en retard sur le temps minimal et incompressible qu'il me faudrait pour prendre ma douche, nourrir mon chat qui tente de me tuer en se foutant dans mes jambes quand je lui verse
son miaoumiam qui sent mon arrière grand-mère, et parcourir sur mon vélo les 800 mètres qui me séparent de mon boulot.
Sans parler du fait que mon vélo ne trouve rien de mieux à faire pour me retarder un peu plus que de dérailler
lorsque le feu vient de passer au vert et qu'un bus au format char Leclerc vient de prendre juste derrière moi une accélération de formule 1.
Le lundi donc, arrivé cardiaque à mon poste de travail à 9H39 9H30 précises, ma première activité consiste
à trouver la bouilloire dans la cuisine de mon boulot, chose particulièrement difficile lorsque l'on a les yeux d'un lapin atteint de la myxomatose un lundi matin à 9H40
9H31.
… Mes collègues vont enfin comprendre pourquoi la moitié de la bouilloire est répandue sur le sol chaque
matin.
Mon café chaud, je m'installe devant mon ordinateur portable de boulot, impeccablement rangé en face de moi, ainsi
que devant ce qui fut un temps un quart de la forêt Amazonienne, et qui se présente aujourd'hui sous la forme certes moins glamour de contrats, courriers d'insultes d'avocats teigneux, bref,
plein de petites choses qu'on a pas envie de voir en sirotant son café brulant.
Raison pour laquelle je me plonge en lieu et place dans la lecture attentive de mes mails reçus le
week-end.
... Mails qui contiennent des contrats, des litanies d'injures d'avocats teigneux ET numériques, etc
...
A midi, je sors de la lecture de toute cette prose pour constater que j'ai encore oublié d'organiser mon déjeuner,
alors que la veille je m'étais invariablement juré de le rendre utile en en profitant pour entretenir mon réseau de contact.
En plus, je suis trop sur que Francois F. serait disponible, pris comme ca par surprise un lundi
midi.
L'après midi, j'épluche enfin le courrier qui fait ressembler mon bureau au pont de San Francisco lors du
tremblement de terre de 1906, et je commence à répondre aux plus urgents, voir même j'empoigne mon téléphone pour déminer de suite le terrain avec l'auteur de la missive incendiaire si je sens
qu'il est à deux doigts d'envoyer l'armée, sinon l'Otan chez nous.
Y'a des nerveux, tout de même.
Quoique théoriquement, je pourrais me permettre de quitter le boulot à 18h sans trop m’angoisser sur une
probabilité plus ou moins forte de devoir aller à court terme me faire expliquer à l’ANPE comment on rédige un CV par une andouille même pas foutue de faire la différence entre un Complément
d’objet direct et indirect (et bim, j’ai insinué le doute en vous d’un coup, là !), ce n’est qu’à 19h les yeux aussi explosés sur mon écran que s’ils avaient fait un séjour au four à
micro-ondes que je pars, histoire d’attraper ma brune à la sortie de son boulot.
Et chaque lundi à 19h, je me dis que j’aurais mieux fait de rentrer direct à la maison plutôt que passer 30
minutes à chercher l’improbable station de vélib qui ne ressemble pas au crâne de Michel Drucker.
C’est fou ce que c’est vide, une station de vélib un lundi à 19h.
Fin de journée donc pour le lundi, la brune et moi ressembleront généralement ce soir là, effondrés sur le canapé,
à 2 croutes de fromage Président dans un frigo dévasté.
Parce que j’ai évidemment oublié toute la journée d’appeler du monde pour sortir ce soir là.
En France, nous entretenons un rapport avec la justice proche de celui qu'entretiennent les hommes avec les sites pornographiques : on adore, mais on se damnerait bien avant de le reconnaître.
... Surtout si la petite amie tend l'oreille lorsque la conversation s'oriente sur ce délicat sujet.
Pourquoi cette comparaison si foireuse que Eolas, en eut-il vent, songerait à me bannir à vie de son inestimable blog ? Parce que la moindre discussion
avec le premier quidam venu vous amènera à vous rendre compte que le droit occupe incroyablement les discussions, même les plus navrantes.
Il est particulièrement éprouvant d'avoir les oreilles qui trainent lorsque l'on prend un café en terrasse.
Dans les discussions, combien de fois avez vous pu entendre cette pitoyable affirmation assénée avec autant d'autorité qu'un uppercut décroché à un arbitre par une star du Catch, « non mais
ça on doit pas avoir le droit ... » ?
Tiens, j'en ai la bave aux lèvres et des convulsions d'épileptiques rien que de la citer, c'est dire.
Et d'ailleurs, pour répondre à cette première affirmation consternante : Il ne faut jamais se demander si « on a le droit de faire quelque chose », mais au contraire, « qu'est ce que
je risque réellement si je fais cette chose, de la part de qui, dans combien de temps ? » . Ah mais.
Et pourtant, ils en ont une peur bleue.
... Peut-être justement parce que bien que le chaland lambda tienne souvent le raisonnement « après tout, si un type est en prison, c'est bien qu'il l'a cherché », ce dernier chaland
n'aimerait pas aller vérifier de plus près en tant qu'invité d'honneur que oui, la prison Française est une horreur sans nom qui ferait hurler d'épouvante le réalisateur de Cannibal Holocaust.
J'en ai la nausée rien que de citer le titre de cette abomination de film, tiens.
Voici quelques infos qui me semblent particulièrement utiles pour ces angoissés de l'assignation qui songent à s'ouvrir les veines dès qu'ils reçoivent un courrier de menaces de poursuites
judiciaires.
Premièrement, beaucoup des personnes qui menacent de porter plainte, comme c'est par exemple fortuit le cas de Orange envers Free, ne passent en fait jamais à l'acte. Une myriade de dictateurs
en herbe passent leur temps à pousser des jérémiades et menacer la terre entière de poursuites extravagantes, mais une fois les micros de journalistes pas très regardant retirés, les assignations
mettent un temps étonnant à arriver (certains les attendent toujours X années après les faits ...), et quand elles arrivent, il est même courant que l'affaire n'aille pas jusqu'au procès, le
demandeur ayant la faculté de retirer sa plainte sans dommage.
... C'est par exemple le cas d'un président de la République dans une histoire de Sms, qui une fois que les médias avaient relayé sa plainte pour diffamation, a pu tranquillement retirer sa plainte, le défendeur ayant fait des vagues excuses sans pour
autant renier l'info passée.
Ensuite, assignation ne vaut pas condamnation, loin s'en faut. S'il y'a de quoi paniquer lorsque l'on lit les conclusions de la partie adverse, qui si elles étaient suivies par le juge conduirait
le défendeur à devoir payer à son poursuivant de quoi financer la reconstruction du World Trade Center, dans les faits, le juge rabaisse ces demandes à des sommes infiniment plus raisonnables, en
prenant en compte -en cas de condamnation- les revenus de la partie qui succombe, comprenez, qui perd le procès.
Ainsi, quand un comique qui a fait de sa profession de ridiculiser des gens sur la voie publique attaque un site comme Dailymotion, il réclame plusieurs millions d'euros, que le juge se fera un
plaisir de ramener à une somme avoisinant quelques centaines d'euros, si condamnation il y'a, évidemment.
... Intéressez vous à l'actualité juridique du droit sur internet, et vous vous rendrez compte que sont les comiques les plus légers avec le droit à l'image qui sont les plus prompts à saisir tous
les tribunaux de France et de Navarre.
Tiens, une autre légende probablement entretenue par les mauvaises séries, américaines ou françaises : une bonne partie de la population semble persuadée que lorsqu'une personne perd un procès,
elle doit payer ce à quoi elle a été condamnée, son avocat ET l'avocat de la partie adverse triomphante.
C'est monstrueusement inexact, à tout le moins, particulièrement incomplet.
Lorsque l'on perd un procès, le juge indique les motifs de cette défaite, et chiffre les dédommagements pour chaque motifs, à condition que l'avocat adverse en ait fait la demande et surtout, il
n'attribue jamais plus que ce qu'à réclamé l'avocat pour le motif : c'est aussi pour cette raison que les avocats annoncent des demandes de dédommagement astronomiques, ils laissent ainsi le choix
au juge de fixer son prix à l'intérieur de la fourchette qu'ils lui ont proposé.
... Ce qui n'empêche pas des journalistes un brin niais de titrer « Société X se voit réclamer 1 trilliard en Justice par société Y ! ».
Concernant les frais d'avocat, ils sont visés par l'un de ces motifs énoncés par le juge, c'est à dire que le juge va estimer quelle somme aurait été raisonnable pour assurer sa défense, et dire
que la partie triomphante ne pourra réclamer plus que cette somme à la partie adverse sur ce point (dans les décisions de justice, il s'agit le plus souvent du motif terminant par « sur le
fondement de l'article 700 du (N)CPC »).
En fait, ce point est réellement important puisqu'il signifie qu'il ne sert à rien de se lancer dans une course aux armements en avocats et prendre les 25 meilleurs (j'ai failli dire les plus murs,
sic) du moment pour s'assurer une victoire qui serait en plus financée par le perdant : le gagnant devra assumer les honoraires de ces 25 super-avocats, qui lui couteront beaucoup plus
cher que ce qu'il aura gagné au perdant.
Une victoire à la Pyrrhus, en somme.
Tout cela pour dire donc que non, il ne faut pas songer à chercher sur Ebay des pilules de Cyanure lorsque l'on reçoit une assignation, rien n'est grave et même que si tout se passe bien, la partie
adverse sera ridiculisée par la décision de justice répondant par la négative à ses demandes et la condamnant à vous verser des indemnités, décision de justice que vous pourrez même vous payer le
luxe sous certaines conditions de publier sur internet histoire de bien enfoncer le couteau dans la plaie ouverte affectée de gangrène gazeuse.
... Ca y'est, je repense à Cannibal Holocaust.
Berk.
Je me dirigeais en compagnie de Mat de la première table encore disponible de la Place St George et qui n'appartienne pas à cet escroc et où l'on est servi comme un violeur multirécidiviste en
prison de bar « le Braveheart » (certains noms ont été modifiés très subtilement pour protéger l'anonymat des bars qui se croient sur les Champs-Elysées, à tort), lorsque je
passais devant un groupe de personnes que j'ai vaguement connu à la fac de droit, vaguement parce que je n'étais pas leur plus grand fan. La réciproque était par ailleurs tout aussi vraie.
C'est marrant de se dire des kékés qu'ils finissent tôt ou tard par devenir de la petite bourgeoisie.
Pendant que Mat se tenait raisonnablement à distance, ayant lui l'intelligence de savoir reconnaître un sourire narquois qui prépare un échange assassin « l'air de rien », je me montrais
beaucoup plus téméraire, et avec l'innocence de l'agneau se dirigeant vers un plat de sushis périmé depuis un mois, je montrais patte blanche en serrant la main qui m'était hypocritement
tendue.
Mon coté maso, probablement.
« Hey, Poi-rier. »
Je n'ai jamais été appelé par mon nom que par des personnes masquant très difficilement une ironie à peine masquée à mon endroit.
« ... Grand Nicolas ... », poursuivit-il.
Mon blog. Le sourire hypocrite n'était qu'un moyen de m'attirer à leur table, histoire de pouvoir me faire déblatérer sur mon blog et pouvoir se foutre de mon pif une fois que je me serais éloigné
(voir même avant, en fait), un peu comme le ferait ce pâle type de Brochant un mercredi soir avec ces potes, sans se rendre compte que dans le fond, le plus grotesque reste le crétin qui s'habille
comme un Mickey de parade à Eurodisney pour aller taper dans une petite balle blanche en poussant des gros rires gras sur une blague qui aurait fait frissonner d'horreur Bigard.
Le sport des truffes, tiens.
« Ouais. », j'ai conclu, avant de tourner les talons, indifférent, pour aller vérifier en compagnie de Mat si la bière n'était pas plus fraiche ailleurs.
Il m'aura fallu 10 ans pour comprendre ce qui me manquait pour me foutre royalement des remarques acrimonieuses qui ont commenté, un jour où l'autre, ma personnalité il est vrai parfois
déroutante.
... Une petite amie de rêve, un boulot génial et avoir écrasé le nez de quelques avocats devant des juges du Tribunal de Grande Instance de Paris.
Ça valait le coup d'attendre.
Ps : Non, je n'arrête plus ce blog. Je publierais quand je pourrais et sur des sujets moins
« perso » que avant, mais dans le fond, ca reste mon « chez moi », et après tout, ce sera normal si cela ne ressemble plus au blog du début : on change tous.
Et j'aurais économisé un psy grâce à ce post pour être ainsi capable de rajouter : "heureusement".
Ps 2 : non, j'ai tout de même plus de cheveux et moins de ventre que Villeret dans le Diner de Cons.
Ah, mais.
Brune et moi nous rendons à l'anniversaire d'un copain, qui en arrivant à réunir une quinzaine de personnes sur une superficie d'appartement peut-être suffisante pour y faire rentrer une fraction
de village schtroumpf, accomplit un second tour de force au moins aussi impressionnant que celui consistant à avoir attiré une quinzaine de personnes dans le quartier St Cyprien.
Les Toulousains ont la même furieuse envie de traverser la Garonne pour se rendre à St Cyprien que les Ouest-Berlinois ne sautaient de joie à l'idée de traverser le check-point Charlie pour aller
faire du tourisme sur la Karl-Marx Allée.
... En 1970.
Après avoir déballé nos 2 bouteilles de Muscador, un odieux pétillant vachement bon dont la quantité de cadavres accumulés devant notre porte -en attendant le très hypothétique jour où nous nous
déciderons à aller au recyclage- tendrait à démontrer que nous en sommes complètement fans, et après avoir compris que les autres avaient été beaucoup moins originaux en ramenant du vrai champagne
au format décomplexé, nous nous installons dans l'appartement de l'ami, qui tout à sa joie d'avoir touché ses premiers salaires, en a oublié que l'on ne pouvait pas faire asseoir une dizaine de
copains sur un écran plasma, fut-il assez imposant pour servir de Iphone-géant au Gargantua du défunt parc d'attractions Mirapolis.
On s'est assis sur le polystyrène de protection du-dit écran plasma.
... Pendant toute la soirée, ca a été par conséquent le cirque Pinder et ses incroyables équilibristes.
Très rapidement, et malgré le fait que nous buvions dans une décadence totale les quelques centilitres de champagne que je n'ai pas renversé à l'ouverture de la bouteille, j'en viens à me faire la
réflexion intérieure que je revis là une soirée étudiante comme nous en faisions dans mon studio de Palaprat, quelques années plus tôt.
... Sentiment particulièrement exacerbé par le fait que rond comme des ministres de l'écologie, nous allions quelques heures plus tard traverser une partie du Pont Neuf en caleçons, par un temps à
rendre un Ours Polaire particulièrement frileux.
... Et encore plus tard, lorsque nous nous retrouvions à comploter fiévreusement -et ivres morts, soit- devant ce bar crétin de crétins imbus d'eux mêmes qu'est la Couleur de la Culotte après s'en
êtres fait jeter piteusement une première fois.
Aux témoins de cette soirée là : on avait pensé à se rhabiller au moins, avant de faire notre première tentative d'entrée dans le bar ?
(...)
Samedi.
Conformément à ce que j'avais annoncé pour faire rageusement bisquer Manon, mon amie qui fait des études de médecine depuis 10 ans et qui semble en avoir pour encore la même période à râler contre
des gardes payées le Smic d'un Éthiopien, brune et moi nous levons honteusement aux alentours de 13h du matin.
Les médisantes diront même 13h01m30 secondes.
Tout de même, le « déjà ? » était un brin cruel, brune.
Et mérité ? Soit.
Après avoir résisté vaillamment à la tentation d'empoigner ma tondeuse électrique suites aux quelques remarques désobligeantes que j'avais pu subir la veille sur l'état de ma chevelure
(« gras », c'était cruel, les aminches. Pas ma faute si je transpire de quoi remettre au niveau 0 la mer morte lors d'un partie de squash, quoi !), je craquais noblement en ne
m'engouffrant que chez le 10ème coiffeur devant lequel je passais en moins de 3 rues parcourues.
Les Toulousains ne sont pas des adeptes du crâne rasé : nuance, ils ont une industrie du cheveux à faire tourner au moins aussi grosse que celle de l'aéronautique.
Lorsque je ressortais de chez le coupe-tiffs, j'avais la démarche d'un canard après une séance de gavages en vue des fêtes de noël, passablement étourdi par le « conseil l'air de rien »
qui venait de m'être fait d'aller consulter un dermato, « parce que avec un peu de chance, vous pourriez gagner une ou deux années, après tout, vous êtes encore relativement jeune
... »
Lorsque vous apprendrez qu'un communiqué de l'ETA, de Corsica Corsica et d'action directe revendiquera l'attentat du coiffeur du boulevard de Strasbourg à Toulouse, ayez la gentillesse de ne pas
rétablir la vérité auprès de l'AFP.
Avouez tout de même que y'a des bombes qui se perdent quand on se fait traiter de futur chauve, quoi.
Mes déambulations en compagnie de ma brune, pour se détendre un peu après l'infamie, allaient nous conduire place Arnaud Bernard, où j'allais avoir le plus grand mal à justifier ma haine des
comportements populeux, et plus particulièrement, celui qui consiste à regarder un pompier monter sur une échelle pour évacuer les éventuels occupants d'un immeuble en feu, et espérer comme la
masse de crétins le nez en l'air que l'on verra un type sauter par la fenêtre et repeindre le trottoir en s'écrasant quelques mètres plus bas.
Ne niez pas, pourquoi les badauds regarderaient une simple bête fumée monter d'un immeuble, sinon ?
Notre route allait enfin nous amener de nouveau à la Place St Pierre, où nous allions constater sobrement que la seule chance de trouver une moyenne d'age chez Tonton (le bar qui dépucelle
l'estomac de la jeunesse Toulousaine) proche de nos aspirations (c'est à dire, au moins supérieure à 18 ans. Environ, hein, nous ne sommes pas si difficiles) était de venir effectivement à 18h, à
l'heure d'un match de rugby.
40 minutes plus tard, et alors que la moyenne prenait de rudes coups à chaque nouvelle entrée d'un puceau en puissance dans le bar, nous prenions la tangente.
La soirée du samedi allait se poursuivre sur une orgie de Fajitas et de vodka, suivie d'un déplacement à la crémaillère déguisée d'une amie, que nous honorions de notre courte présence par une
participation enthousiaste (de toute façon, que se soit pour se déguiser en aventurier à fouet ou non, toute occasion de sortir ma vieille veste en cuir est notoirement enthousiaste) et par
l'apport de 2 bouteilles d'un mousseux particulièrement bon.
C'est certain, le Muscador ne connait pas la crise, à Toulouse.
A 2h du mat, la brune dormait du sommeil des justes.
... tandis que épuisé par les dernières 45minutes, je tentais de refroidir ma langue encore fumante sur le bac à glaçons du congélateur.
Sic et serviteur, merci.
(...)
Le dimanche, le réveil était encore une fois à une heure si avancée de la journée que la Manon avait probablement du finir sa garde du matin.
Du moins, l'ais-je espéré pour toi, lorsque je baillais devant Le Grand Journal, vers 12h30 ...
Après avoir harcelé de sms tous mes voisins pour leur demander vainement s'il ne leur restait pas un vague litre de lait (je compte militer activement pour que tout les appartements neufs soient
livrés en série avec robinet d'arrivée de lait chaud. Ou de café au lait. Ou soyons fous, de café au lait avec 3 sucres, s'il vous plait.), la journée passait doucement jusqu'à ce que l'heure
d'arrêter de se prendre avec ma brune des tôles administrées avec violence par une IA en forme même le dimanche ne vienne, et nous prenions la route du Cinéma Gaumont de la place Wilson.
... Comme en avaient eut l'idée à peu près les 9/10 de la ville et de sa banlieue.
Il devient décidément très difficile d'être original un dimanche grisâtre.
Nous sommes ressortis de la salle, où nous avons vu « Les Noces Rebelles », bon film que je subodorais pourtant et à tord de n'être qu'un prétexte pour réunir à nouveau Caprio/Winslet
dans une voiture (s'il y'a toujours bien du cul à l'écran entre eux, il est tout de même satisfaisant de voir qu'il arrive même aux plus bellâtres niais d'entre nous de se prendre un
« déjà ? » bien senti. Lui.), complètement déphasés, presque prêts à jeter des pavés sur le premier représentant de l'ordre que nous rencontrerions, fut-il un sénile gardien de
jardin public.
Nous avons passé le dimanche soir à nous imaginer quitter le pays.
... mais en attendant que nous allions refaire le monde à Berlin ou Montréal, c'est à Dublin que nous irons passer un week-end moins « conventionnel », en Mars ...
On refait le monde comme on peut.
NB : Traduire "Revolutionnary Road" par Les Noces Rebelles ?
Etonnez vous de l'effroyable réputation des facs de lettres, après ca ...
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