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Dimanche 11 février 2007
Un texte de plus de Mandy
 

Sortir avec un bi, c’est cool.


Déjà il faut réussir à l’avoir, y a le côté aventure, défi, conquête. Normal, y a deux fois plus de concurrence aussi, mine de rien. Il faut se battre. Eh oui, un garçon qui est à nos pieds dès la première seconde, prêt à se plier à nos quatre volontés et à déclarer sa flamme à la première occasion, ça n’a aucun intérêt, c’est beaucoup trop facile, au mieux on l’utilise quelque temps, au pire on le rejette misérablement. Alors que le bi, une fois qu’on l’a eu, on peut s’encenser fièrement : " c’est moi qui l’ai eu, c’est moi qu’il a préféré, avant toutes les autres, et avant TOUS les autres ". Grosse bouffée d’auto-satisfaction et croissance époustouflante du taux de confiance en soi. Aaah, ça fait du bien au moral de sortir avec un bi.


Et puis sortir avec un bi, ça fait très tendance aussi, ça entraîne forcément des réactions ; les plus admiratives (" Félicitations, beau tableau de chasse ", " Cooool ! "), les plus écoeurées (" Ah non mais vraiment, mais comment tu fais ? "), les plus sarcastiques (" Hun hun alors tu te prends des censuré ?! "), mais une chose est sûre ça ne laisse pas indifférent. Alors quand on sort avec un bi, on s’en vante, et on a bien raison, et oui, encore une fois, c’est bon pour le moral et pour l’ego toute cette attention soudaine que l’on porte à nos mœurs sexuelles.


Ensuite, le bi assume parfaitement sa part de féminité. Il va comparer la taille de ses cuisses à celle de son pote (tout de même, je dois avouer que cette conversation que j’ai surprise malgré moi m’a parue fondamentalement irréelle), faire des commentaires sur les boucles d’oreilles et les serre-têtes des copines, remarquer les nouvelles chaussures et voire même la nouvelle ombre à paupières. C’est un peu comme un copain-copine. Sortir avec un bi, c’est cool, et c’est divertissant.


Mais attention au revers de la médaille. On l’oublie toujours celui-là, mais ça serait tellement moins amusant sinon. Parce que la principale caractéristique du bi c’est quand même son instabilité. Il est indécis, confus, indéterminé. Il hésite, il est n’est émotionnellement pas équilibré, et ça se sent. Il souffre d’une cyclothymie exacerbée – pire que le pire des cyclothymiques, et je sais bien de quoi je parle – entre amour passion et indifférence glaciale. Alors en fin de compte sortir avec un bi, c’est peut-être cool mais c’est aussi très compliqué (je sais on pourrait croire que je me contredis, mais la phase compliquée, c’est motivant au début, mais C’EST TOUT). On ne sait jamais à quoi s’attendre, ni comment réagir, ni où se placer (et loin de moi tout jeu de mots ou idée mal placée). Et ça, c’est fatigant à la longue.


Enfin, quand on dit " bi ", on pense " sexuellement ouvert d’esprit ". Alors là pour le coup je me suis profondément fourvoyée. Totalement faite avoir. Ou il y a eu erreur sur la marchandise, ou alors y a une étape que j’ai pas du savoir déchiffrer dans le mode d’emploi. Faudra qu’on m’explique le phénomène un jour. Donc sortir avec un bi, ça peut paraître cool, mais ça ne l’est pas autant qu’on voudrait le laisser croire.


Au moment où j’écris l’indifférence glaciale a pris le pas – et bien comme il faut – sur la passion initiale, et j’attend patiemment (patiemment c’est synonyme de péniblement ?) qu’il ait les couilles de me dire que c’est fini.


C’est pas très très grave, je commence à avoir l’habitude de ce genre de situations maintenant, ça en devient presque répétitif.


Mais oui, j’en trouverai un bien.

J’en trouverai un bien…

par Kane publié dans : Autour du Blog
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Dimanche 11 février 2007
Un texte de Mandy (ca va finir en clan des vipères assassines si ca continue ...)



Il faut que j’écrive quelque chose… moi ! Drôle d’idée en tout cas. Il va  de soi que pour faire une telle requête il vaut mieux ne jamais avoir lu une de mes copies d’exam où les mots s’embrouillent et les phrases refusent à se former. Ca doit avoir un rapport avec le papier à petits carreaux copyright « Académie » et le coin noir qu’il faut abondamment léchouiller afin de garantir l’anonymat. Pas sûre que leur méthode soit fiable à 100% (mes doutes ayant une fâcheuse tendance à augmenter avec les années) mais l’ « Académie », ça se respecte. Quoiqu’il en soit c’est perturbant.


J’arrête là les inepties, il faut que j’écrive quelque chose. Blog du Nico, de quoi parler sinon du Nico (c’est la mode de mettre des articles définis devant les prénoms maintenant, ça fait très italien..), et c’est un sujet apparemment inépuisable et aussi varié que les parfums d’alcopops en Angleterre.

Et là, problème : qu’est-ce que je sais vraiment ? Pas grand-chose de plus que les posts que je lis assidûment (Bon, OK, j’avoue, une fois de temps en temps quand j’ai vraiment rien à faire d’autre qu’errer dans les limbes de l’internet, les yeux rouges et la bouche légèrement entrouverte d’ennui, la bave au coin des lèvres).

Et voilà, j’ai trouvé de quoi parler : ou comment je suis me suis retrouvée par les voies les plus obscures et entremêlées dans un appartement toulousain qui s’est révélé être celui-là même de Nico (ou de ses parents, en l’occurrence).

Oui, parce que là, le 15 juillet, « How I Meet Her », c’est moi. Non, pas LA « her », mais les 3 lignes furtives, là, au milieu :

Mardi soir , Le Mulligans .

J’étais accompagné d’une crème de fille , avec qui seulement aurais-je passé une après midi supplémentaire que je n’aurais su lui demander autre chose que son envie pour les 20 prochaines années a venir , et pour commencer . Heureusement pour mon vœux de chasteté (rectification : malheureusement) , la divine blonde repartait le lendemain , ce qui me permettait de ne pas trop m’attacher a l’une des filles les plus enthousiasmantes qu’il m’ait été donné d’apercevoir ces 22 dernières années .

Elle était blonde , évidemment .


C’est gentil « la divine blonde », légèrement surdosé, mais gentil.  On n’imagine pas tout ce qui peut se passer quand on va se présenter aux oraux du Capes. La peur au ventre même pas pour l’examen en soi, mais pour le plan hébergement trouvé par ma mère (oui, j’ai très peur des plans souvent foireux de ma mère) chez la sœur d’une de ses amies… J’aime pas vraiment me faire imposer chez des pauvres inconnus qui n’ont certainement pas mérité un tel châtiment. Mais c’était sans savoir que ces gens-là avaient déjà à disposition leur propre châtiment dans sa vingtaine !

Et c’est ainsi que j’ai trouvé une sorte d’alter ego masculin qui, semble-t-il, est aussi maladroit que moi, aussi malchanceux, et pourtant toujours aussi léger et enthousiaste. J’ai sauté la case « alcoolique », ça se dit pas. Ah si, ça se dit ? Soit. Alcoolique alors, qui m’a fait en un jour seulement découvrir la ville, monter sur le toit des Galeries Lafayette (c’était les Galeries Lafayette ?) avec vue panoramique, manger la meilleure tarte au citron de la région, boire un thé au bar à narghilés, faire une pause cigarette sur les bords de la Garonne, et tout ça par 40 degrés sous ventilo, avec des ampoules aux pieds pires que les stigmates du Christ (preuve en est que j’ai encore des cicatrices de ces ampoules dues à un caprice « JE VEUX CES CHAUSSURES ! »). Et pour finir la soirée en beauté, un pub irlandais (non, je n’ai aucune relation obsessionnelle avec les îles britanniques, je le jure), avec aller-retour en vélo. Surprise, je n’ai pas fait de vélo depuis le collège et je me retrouve avec un très haut taux d’alcoolémie à pédaler les cheveux au vent, toute joyeuse, un goût de vacances (et de vodka, accessoirement) dans la bouche, merci Nico.

Sympa le Capes. J’aurais dû le représenter.

Mandy

par Kane publié dans : Autour du Blog
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